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Contenu populaire

Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 15/06/2015 dans toutes les zones

  1. 23 points
    L'amour de la liberté est décidément à géométrie variable. C'est remarquable tous ces gens qui sont déjà prêt à s'accommoder (quand ce n'est pas la souhaiter) d'une présidence MLP. En trouver sur ce forum, curieusement, ne m'étonne pas. Si cela continue, je crois que je vais aller voter (moi qui ne votait plus) au second tour pour Emmanuel Macron. Sans aucune illusion (je n'en ai plus depuis longtemps sur les politiques) mais, merde, quand on est libéral on ne saurait envisager même une seconde que MLP c'est la même chose ou qu'il n'y a rien à craindre et autres billevesées.
  2. 16 points
    Oui enfin fillonistes fanatisés... Pourquoi pas centristes radicalisés ? Réseaux dormants MRP ? Lecanuetistes embrigadés ? Sections d'assaut séguinistes révolutionnaires ? Escadrons de la mort molletistes (j'en ai plein d'autres) ? FInfo n'est pas le seul à dire ce genre de conneries, j'ai lu un propos similaire dans Le monde (on imagine les jeunes fillonistes en chemises brunes, avec des drapeaux à sourcils gammés). Je ne crois pas cependant que ça soit de la mauvaise foi de la part de la classe ergotante, depuis que j'ai vu sur BFM TV une journaliste expliquer sérieusement que la police tirait dans la foule à coups de rafales de kalashnikov... Je crois qu'ils n'ont pas tous la lumière à tous les étages.
  3. 15 points
    La politique française, c'est 66 millions de Français qui jouent, mais c'est l'ENA qui gagne toujours à la fin.
  4. 14 points
    Juste un point au niveau de l'UE : - Pour simplifier, quand la France sera plus libérale que l'UE, alors il faudra quitter l'UE. Le faire avant/maintenant serait une erreur. - l'UE a peu d'éléments libéraux : la PAC (1/3 de son budget) ne devrait pas exister et les fonds structurels (le budget pour développer les zones pauvres en Europe, 1/3 du budget) devrait être amputé de moitié dès maintenant pour ne financer que des projets trans-nationaux et pas des projets purement nationaux, voire devrait être zappé tout court. Dans le 1/3 restant, il y a à boire et à manger niveau libéral*. - mais l'UE a le marché commun et la libre-circulation des personnes. Et ça, d'un point de vue libéral et économique, c'est sa killer app. Sans l'UE, la France à 65 millions de consommateurs potentiels. Avec le marché commun, elle en a 500 millions. Imbattable. - donc il faut rester dans l'UE et garder l'euro le temps que la France se transforme en liberland (impôt sur le revenu flat tax à 10% et sur les sociétés à 10% comme en Bulgarie, TVA au minimum européen à 15%, dépasser le niveau de l'Irlande, des Pays-Bas, de l'Estonie, de Malte et Chypre au sujet de la facilité de créer et gérer un business, respecter les libertés civiles mieux que la Finlande, etc.) puis quitter les deux si le pays peut/veut aller plus loin (genre devenir un paradis fiscal). - Vous vous doutez bien qu'une révolution libérale de cette taille en France n'est pas exactement en vue en ce moment. Donc quitter l'UE n'est pas la priorité. La priorité, c'est réformer le pays. *Edit : j'ajoute que l'UE a bien d'autres défauts, à commencer par ses politiques d'harmonisation, ses institutions consultatives (il faudrait zapper d'un grand éclat de rire ces grands machins inutiles que sont le Comité des Régions et le Comité économique et social par exemple), son administration sur-payée (bien trop payée même en prenant en compte le fait que beaucoup sont hautement qualifiés), etc.
  5. 14 points
    Incroyable mais vrai, des gens qui en ont assez depuis des années de se faire traiter de fachos par l'intelligentsia journaleuse, les professeurs de leurs rejetons, les fonctionnaires au global qui ne sont pas foutus de leurs rendre les services (ça va du train en retard aux formulaire b147 pour ton passeport perdu...) pour lequel ils payent des impôts, ont osé faire comprendre qu'ils en avaient assez. Ils ont choisi un candidat à la primaire du parti auquel ils adhèrent. Candidat que ces mêmes journalistes persistaient à considérer comme un outsider parce que leur chouchou (potentiellement le plus proche de leur camp politique à eux, et surtout celui qui leur assurait que le système allait bien continuer de la même façon avec le même lait qui sortirait des même jolies mamelles) ne pouvait décemment pas ne pas être élu. Victoire, ces déçus et désabusés d'une société qui n'a de cesse de les comparer à des nazis. Nombre d'entre eux ont sans doute des choses plus dures que nous autres. Nous autres, nés dans les années 70 80, on a réussi à gentiment les éviter mais on aime bien les ressortir pour se faire peur. Un peu comme des gamins en layette rose aiment se raconter des contes avec un gros méchant loup quand le crépuscule arrive. Bref, ils ont réussi à faire passer le candidat que cette intelligentsia déteste. Sauf que voilà l'intelligentsia continue de vouloir présenter ce candidat (politicien malhonnête certes mais qui, o grands dieux, qui croit encore qu'il existe des politiciens honnêtes ?) comme l'horrible et indicible nouveau chancelier de 1933. En sus, ils ressortent et amplifient toute potentielle rumeur et/ou affaire sordide d'argent détourné ou emploi fictif possible, et au passage si on peut rappeler que ceux qui le soutiennent sont des nazillons en puissance et des gros méchants qui ne pensent qu'au vil capital, c'est encore mieux. Bien sur un article pour rappeler l'histoire de Mazarine Pingeot, des emplois fictifs de la mairie de Paris, sous Chirac, sous Delanoë ou sous Hidalgo, ça demanderait autrement plus qu'une simple carte de journaliste à brandir dans un meeting. Ça demanderait du fond, de la recherche d'archives, ça demanderait de prendre le risque de mal de faire voir de la classe politique qui leur fournit leur subvention. Du coup ils vont aux meetings faire des grands reportages sur ces gens de la France d'en bas, qu'on ne comprend pas très bien car ils sont un phénomènes de gentils benêts, regroupés tous ensemble alors que "on vous a bien démontré que votre candidat était tropporrible pas sympa pourquoi le soutenez vous encore ?" Alors oui tu m'étonnes que quand ils vont dans ces meetings, ils ne sont pas toujours vus en odeur de sainteté. Voir que certains qui ont la coupe plus pleine que d'autres aient pu être plus agressif. Sans justifier l'agression, c'est un peu comme si le bon élève de la classe allait foutre une tarte à cet autre élève qui n'arrête pas de l'emmerder depuis leur première année de CP alors qu'ils sont aujourd'hui en CM2. Ok c'est pas bien et la violence ne résout rien mais bon hein. Trop c'est trop parfois. Je ne suis pas sur de qui minimise les faits quand on voit la réalité de la vie du Français lambda depuis des années entre Gérard qui paye des impôts depuis qu'il a commencé à travailler et Journaleux qui vit de ces impôts pour faire des articles merdax et orientés en méprisant bien Gérard qui ose ne pas voter pour la tribu des jaunes mais celle des bleus. Ensuite, oui bon, un journaliste a eu un bobo par un militant a la con. Trop dure sa life quoi. Sinon moi je suis tombée sur le trottoir dans la rue la dernière fois et j’ai un bobo au genou. Vous me donnerez un pansement et me ferez un article s'il vous plait ? Edit : orthographe mobile + retravail d'écriture car bon, quand je m'énerve, j'écris des phrases bien trop longues.
  6. 14 points
    Ouais, j'ai lu ça ce matin et j'en revenais pas de la condescendance. Ces types sont DIRECTEMENT responsables du Trumpisme et du Lepenisme. Ces connards imbus d'eux même qui prennent tout ceux qui ne pensent pas comme eux pour des sous merdes. Des colons de l'intérieur qui se croient civilisés (merci Flashy pour la très bonne image que ça représente) face aux barbares qu'il faut snober et écraser si possible. Les aventuriers du rail progressistes qui ne voient aucun soucis à plaquer leurs lubies et leurs jugements mentaux sur la société par la force, parce que ses acteurs sont trop cons pour le faire eux même. Bien fait pour leurs gueules, dommage qu'ils n'apprendront jamais.
  7. 14 points
    Evidemment que Finkie allait se faire sortir de là. C'est quand meme super bien joué parce que ça permet de montrer quand même toute la connerie haineuse de ce mouvement. La belle gauche progressiste, ses idées de tolérance, qui promeut un mouvement citoyen, "spontané" pour dialoguer en toute sérénité et se "réapproprier" la politique mais qui, place de la République (hein, quand même, c'est pas place Stalingrad), gueule au fasciste sur un philosophe qu'ils n'ont pas lu mais que grâce au bouche à oreille et à Youtube, ils peuvent classer dans le camps du mal et dès lors, le rejeter avec force violence verbale. Je vous garanti que je vois bien grâce à Facebook qu'ils viennent de se mettre à dos toute la gauche-centriste qui était déjà échaudée par les dégradations. Légitimité - 8000, epic troll, merci Finkie.
  8. 14 points
    Interdiction d'avoir des passagers *et* covoiturage obligatoire. Ne nous laissons pas intimider et dépassons les contraintes archaïques de la soi-disant logique, afin d'avancer toujours plus avant, là où la main de l'Homme n'a jamais mis le pied !
  9. 13 points
  10. 13 points
    Un retour de boomerang qui me fait marrer. Les parisiens vont comprendre de quoi je parle, les autres vont peut-être devoir googler. Le siège du PCF parisien est un gouffre financier pour le parti qui est déjà au bord de la faillite. Et j'apprends par un ami militant, qui fait partie des gens qui voudraient le bazarder, que le PCF ne peut faire aucun travaux à bon marché, pas même changer la moindre chaise, parce que ces connards l'ont fait inscrire comme patrimoine. Du coup, il faut rafistoler les chaises par des artisans et ça coute une blinde (500€ la chaise), ce bâtiment doit engouffrer des milliers d'€ annuellement alors "la propriété c'est le vol" et si ces débiles n'avaient pas laisser l’État s'occuper de leur bien en le patrimonialisant, ils n'en seraient pas là. Karma is bitchez
  11. 13 points
    Plus le score de le Pen sera élevé plus l'offre politique tendra vers plus d'autoritarisme. Franchement avoir choisi Fillon pour son libéralisme supposé et ne pas vouloir voter pour Macron face à le Pen c'est proprement hallucinant.
  12. 13 points
    Fillon = Couturier = Hugo Boss = Nazi. Je dis ça, je dis rien.
  13. 13 points
    Bousculades, hein. L'article, bien qu'écrit par les scribouillards habituels déjà pas du tout biaisés, réussi le pari de fournir quelques informations qui corroborent tout à fait ce que plusieurs ont dit ici : "Ce comportement, s'il n'est pas majoritaire, témoigne néanmoins du climat qui règne désormais dans les meetings du candidat de la droite. Une ambiance en tout lieu opposée à celle qui existait lors de la primaire. D'affables et courtois, certains militants sont devenus hostiles, méfiants voire agressifs à l'encontre des journalistes." a/ on a bien des militants excédés par l'attitude de certains journalistes alors qu'ils étaient affables et courtois avant. On ne se demandera pas pourquoi, et surtout pas le journaliste. La remise en question, ce n'est pas pour eux. b/ le terme de bousculade est employé ici : "Les micros et les caméras sont en nombre, les militants LR et les opposants "anti-Fillon" aussi. "C'était la bousculade"" - impossible d'interpréter ça comme "on a bousculé des journalistes sciemment" dans ce contexte, à moins d'une mauvaise foi crasse. c/ un cas clair de violence : "C'était au moment où Fillon est arrivé. Un homme m'a attrapé, tordu le bras puis a voulu prendre mon micro avant de finalement me pousser" . Nous avons donc 1 cas, sur 1 journaliste, par 1 type, qui était élu de surcroit (bref : un politicien - qui s'étonnera ?) d/ tout le reste, c'est "muh feelings" heurtés. Le journalisme sur terrain hostile n'a qu'à bien se tenir. Bien évidemment, ma conclusion reste la même : c'est globalement con et inexcusable de s'en prendre physiquement à des journalistes. JB a raison en disant que si des "libéraux" le faisaient, on aurait tout intérêt à le dénoncer. Bien évidemment. Mais jusqu'à preuve du contraire, en envoyer paître est tout à fait légal. Les siffler aussi, même si ce n'est pas très agréable pour eux. Ça fait partie de la liberté d'expression que ces derniers devraient s'empresser de défendre et non utiliser à géométrie variable. Et surtout, en fait d'agression, on trouve surtout une poignée de cas (je suis gentil) qu'on pourra retrouver pour tous les partis (typiquement, des militants mélenchonouillistes qui tapent des journalistes du Fig, ça doit se trouver). En revanche, je trouve extraordinaire la capacité de cette profession (ou, en tout cas, des spécimens rapportés par l'article) à complètement occulter leur part de responsabilité dans ce retour de bâton : ils observent que l'attitude des militants et sympathisants a fondamentalement changé, pouf, d'un coup, à la suite d'un travail tout à fait exemplaire de la presse (au sens littéral), mais surtout, surtout, ils n'essayent pas de comprendre pourquoi, n'essayent pas d'expliquer, se contentent de condamner et de ne surtout rien corriger à leur attitude. A force de mépriser les gens, de tenter de les manipuler, de faire de la propagande au lieu d'informer, ils finissent par se prendre un retour de bâton et là, les petits flocons pleurnichent "muh feelings". En fait, ce morceau de fil me pousse à résumer ça dans un prochain billet, tiens.
  14. 13 points
    Prétendre que l'origine du problème est spécifiquement dans l'Islam, c'est s'interdire de résoudre quoi que ce soit. Il y a un milliard et demi de musulmans et ils vont pas devenir bouddhistes d'ici la fin de l'année. Ne rien résoudre, c'est d'ailleurs spécifiquement l'objectif de ceux qui soufflent sur les braises de l'islamophobie et dont l'avenir politico-professionnel s'alimente à la hausse de la violence entre les communautés. Islamistes et islamophobes travaillent main dans la main pour s'assurer une guerre de civilisation qui leur offrrira une rente très matérielle. Donc, si on veut bien être sérieux cinq minutes, on connait le terrorisme depuis des millénaires. Toutes les religions et idéologies politiques ont été convoquées. Depuis les juifs dans Massada jusqu'aux catholiques dans Belfast, on a eu du terrorisme communiste, fasciste, nationaliste, autonomiste, religieux et sectaire. On n'arriverait pas en faire la liste de mémoire. On a même connu du terrorisme libertarien ! Est-ce que l'attentat d'Oklahoma City était guidé par une violence interne à la doctrine libertarienne ? Les libertarianophobes pourraient défendre aisément cette thèse... Aujourd'hui, le terrorisme à la mode, c'est le terrorisme musulman. Évidemment que "l'Islam a quelque chose à voir" mais vouloir y trouver la source du terrorisme actuel, c'est comme chercher l'origine de l'acte de Mc Veigh dans les écrits de Rothbard. Ce n'est pas très éclairant sinon quant à l'attitude malveillante de l'analyste vis-à-vis de son outgroup. Les causes du passage à l'acte terroriste sont bien plus déterminées par le caractère individuel, la frustration sociale, les enjeux géopolitiques, les intérêts financiers de groupes politiques constitués. À coté de ça, l'Islam donne juste la couleur particulière du moment. Il n'y a que ceux qui regardent l'extérieur des choses qui s'y arrêteront. Et le terrorisme islamiste se règlera par les trois types d'actions qui on permit de régler tous les autres terrorismes. 1) Mitiger les risques par des opérations de police et de renseignement. Il n'y a pas de racisme ou d'islamophobie a dire que les milieux islamistes radicaux doivent être mis sous surveillance. 2) Ouverture de discussions avec Daesh. Malgré les prétentions contraires des gouvernement, on négocie avec les terroristes, toujours, dans tous les cas. On leur met la pression d'un coté (bombardements, etc) et on leur laisse une porte de sortie de l'autre. 3) Reconnaissances des problèmes objectifs d'existence de populations qui se tournent vers le terrorisme et ouverture à des moyens d'expression et de développement qui ne passent pas par la lutte armée. De façon évidente, la mentalité islamophobe empêche de mettre en place ces solutions. Même dans son aspect répressif, elle est contre-productive parce qu'elle alimente l'exaspération des jeunes musulmans et les poussent dans les bras des terroristes. Le but de Ben Laden et compagnie n'était pas de détruire les États-Unis, ils n'en avaient pas le quart du tiers des moyens. Leur but, c'était de faire monter le sentiment anti-musulman en occident pour polariser les positons et attirer les musulmans modérés vers leur camp. Opération parfaitement réussie.
  15. 13 points
    tous ces glands qui défendent la foret primaire n'y ont jamais mis les pieds, sinon ils seraient revenus en chialant et en bénissant les béton et les insecticides. Connards d'occidentaux bourgeois de m**.
  16. 12 points
    La vraie opposition a été laminée, emprisonnée, tuée ou s’est enfuie. Et puis, oui les gens veulent du socialisme car les 3 premières années du règne de Chavez ont été spectaculaires: il a dépouillé tous les gens riches puis les moins riches et, avec l’aide des ressources pétrolières, sa politique a considérablement améliorée le sort des plus pauvres. Le problème, admirablement résumé par Thatcher : « Le socialisme ne dure que jusqu'à ce que se termine l'argent des autres. », est que le miracle ne dure qu’un temps. le nombre d’entreprise a été divisé par deux, la rente pétrolière s’est écroulée faute d’investissement et il n’y a plus de riches à dépouiller. Mais les gens sont nostalgiques des premières années Chavez.
  17. 12 points
    C'est un pur truc d'élites intellectuels, urbanisés et conscientisés, d'un progressisme béat qui impose ses comportements et sa morale sur le déroulement spontané sur les interactions humaines. C'est d'une violence symbolique terrible envers les classes populaires qui se retrouvent dès lors rembarrées au rang de réacs ou conservateurs, puisqu'ils ne maitrisent pas les codes et ne les appliquent pas par défaut. Je me suis amusé ce WE avec mes amis d'enfances, qui sont ouvriers ou "petits" employés, à leur parler de ça. La plupart ne savaient pas que ça existait et tous se demandaient si les z'élites zélotes n'avaient rien d'autre à foutre de leur temps, en particulier à l'université ("c'est pour ça qu'on te paye ??"). Le fait que ça vienne, encore une fois, de la gauche rajoute une double couche de n'importe quoi. Ca devient difficile de résister à ça dans l'université, tous les mails qui passent à la communauté doivent etre dans ce bordel, j'ai envoyé un mail à tous les mémorants, j'ai reçu des "plaintes" (auxquelles je n'ai pas répondu bien entendu). J'ai une revue qui demande que tout l'article soit écrit en inclusif. Je ne donnerai pas suite non plus (de toute façon c'est une revue de 5ième division totalement nulle). On est quelques-uns à résister dans mon labo. Et comme par hasard, on est justement le petit groupe suspect de scientisme, ceux qui se moquent des tartuffes des sciences sociales, des "machins studies", ceux qui demandent de mettre fin à la métaphysique sociologique, qui réclament des faits et des arguments. Les emmerdeurs de service en conférences ou en séminaires (ce qui n'empêche pas les deux collègues que j'ai en tête d'être des marxistes pur jus, mais "à l'ancienne"). Y a une vraie guerre qui s'installe autour de ce truc, assez violente dans les propos tenus.
  18. 12 points
    Bien sûr qu'il ne s'agit pas de faire de l'épuration sauvage et méthodique. Mais il faut garder à l'esprit qu'à droite et à l'extrême-droite on a le même type de réflexions, et qu'on vient délibérément faire de l'entrisme chez les libéraux. A force on ne sait plus très bien qui récupère qui, et ma sensation c'est que la droite xénophobe parvient à mieux à récupérer des libéraux que l'inverse. S'il te plait, un peu d'honnêteté. Block et Rockwell ont soutenu Donald Trump de façon enthousiaste, pas seulement du bout des lèvres. Sachant que le programme de Trump était un des plus anti-libéraux depuis longtemps aux US, et qu'il y avait à côté de lui un candidat libertarien 100 fois plus proches des fondements de la philosophie libérale, je ne vois pas comment qualifier leur soutien à Trump autrement que d'une radicalisation. Je ne suis pas un très fin connaisseur de l'oeuvre de Rothbard, mais pour ce que j'en ai lu je l'aurais mal vu soutenir Donald Trump, de près ou de loin. Maintenant j'aimerais préciser un point : je peux parfaitement comprendre l'inquiétude de toute une partie du pays face à la progression d'une influence musulmane en France. J'ai vécu la majeure partie de ma vie dans une ville d'immigration, et pour ne pas devenir raciste il faut souvent se faire violence et se rappeler ses principes, se souvenir qu'il n'y a pas plus antilibéral que la généralisation et le jugement collectif. Mais quand on entend la gauche nous expliquer que l'immigration musulmane ne pose guère plus de problème que les vagues précédentes d'européens, on ne peut pas les prendre au sérieux car la réalité est malheureusement toute autre et crève les yeux, du moins là où je vis. C'est un problème complexe, et d'après moi ça tient beaucoup au fait que le système social français favorise l'oisiveté, la victimisation sociale, souffre d'un laxisme judiciaire évident, et récompense de manière générale le fait de faire des enfants même quand on en n'a pas du tout les moyens. La volonté de domination des musulmans se ressent parfois très concrètement, et leur racisme n'a rien à envier à celui des blancs. Cette réalité m'attriste profondément et d'un point de vue personnel elle ne m'amène nullement à remettre en cause la libre circulation ou quoi que ce soit. Mais la nier en bloc c'est se discréditer totalement, c'est faire un magnifique cadeau au FN. C'est pourquoi il me semble que pour maintenir une libre-circulation sans inquiéter les classes populaires qui sont les premières à voir leur environnement se dégrader plus ou moins vite et à souffrir d'une violence que vous avez peut-être du mal à imaginer, mais que je ne connais que trop bien, il est important de dénoncer les politiques de mixité sociale forcée, et de revendiquer le droit pour ceux qui le souhaitent de ne pas tolérer certains signes de radicalisation religieuse dans les lieux privés à usage public. Par exemple si un restaurateur, un hôtelier, un bailleur privé ou un propriétaire de boîte de nuit veut discriminer sur des critères religieux, ou simplement à la tête du client, il doit pouvoir le faire. Je ne soutiendrai jamais l'officialisation d'un mode de vie par l'Etat (la France c'est vivre comme-ci ou comme ça), mais dans une société libérale il faut donner les moyens à chacun de choisir à son niveau le mode de vie et de relations sociales qu'il souhaite promouvoir. Je n'ai aucune illusion, même si ces conditions existaient on ne convaincrait jamais le français lambda du caractère illégitime et injuste d'une politique publique d'immigration, mais ça me semble néanmoins compatible avec des principes libéraux. Entre l'angélisme total et la xénophobie aveugle il existe un juste milieu. Encore une fois je ne parle que pour mon expérience de vie dans le Sud de la France, je ne doute pas qu'ailleurs la cohabitation se passe peut-être beaucoup mieux. Mais ici c'est vécu comme une guerre de civilisation des deux côtés, et ça se ressent de façon croissante.
  19. 12 points
    Quand il avait été élu, j'avais pris le parti de le considérer aussi fin que Ben 16. Depuis lors, il a montré avec une constance remarquable qu'il n'était qu'un gauchiste avant d'être pape, ce qui est une erreur dramatique pour une Eglise qui n'a vraiment pas besoin de ça. Demandez vous d'ailleurs pourquoi JP 2 a été à ce point adulé, alors que, pour le coup, il n'a jamais caché son anti-communisme : JP 2 se comportait comme le chef des Cathos, Ben 16 comme un théologien hors pair, alors que François 2 n'est qu'un leader politique. C'est consternant.
  20. 12 points
    Exactement le danger dont nous prévenait Hayek il y a 40 ans: les experts dans une chose qui, nimbés d'autorité indûe, pontifient sur tout autre chose.
  21. 12 points
    Je suis quand même assez atterré de voir des libéraux (pas ceux d'ici, la réflexion me vient plutôt en regardant ma page fb), faire l'apologie de l'ancien garde des sceaux, jusqu'à la présenter comme une sorte de chevalier blanc attachée à l'état de droit et au progrès social. Beaucoup de libéraux sont des bavards moralisants sans cervelle qui sont aussi serviles moralement et politiquement que leurs concitoyens, et qui préfèrent rester à wonderland plutôt que de se pencher sur le pedigree du personnage. @h16 : je pense que Taubiroute est une sorte d'idéologue sans idée. Parmi les nuisibles politiques, elle appartient à cette espèce qu'on nomme en science politique "entrepreneur politique" ou "entrepreneur identitaire" : elle fait carrière depuis le début en collant à une cause identitaire en particulier afin d'obtenir une rente politique. Elle a commencé à droite, puis s'est rapprochée de la gauche quand elle a commencé à peser électoralement (le moment PRG face à Jospin, rétrospectivement, était un épreuve de force : il s'agissait de montrer au PS qu'elle pouvait mobiliser et "vetoer" le ps si elle le voulait). Ses différentes initiatives concernant les lois mémorielles, c'est dans la même veine : pourquoi vouloir inscrire dans la loi ce genre de choses ? Là encore, il faut que certains reviennent sur terre : c'est d'abord de la politique, pas de la morale ou de l'histoire. Il s'agit d'abord de satisfaire l'ego de sa clientèle, ensuite de la ferrer en posant la première pierre à un système de réparations sur fond de culpabilité mémorielle. Si la France est coupable des crimes de colonialisme, etc, l'Etat doit donner des sous, et ces sous doivent aller dans les popoches des clients, et ces clients auront tout intérêt à soutenir le politicien qui leur permet d'avoir les sousous. C'est un bizness model extrêmement répandu en politique (il suffit de remplacer la clientèle visée par un autre type de clientèle). La personne qui me fait le plus penser à Taubiroute en fait, c'est Robert Ménard, qui essaie de faire un peu la même chose à droite : capitaliser sur le ressentiment pour ensuite obtenir des postes en politique.
  22. 12 points
    Il me semble que ton analyse pêche (encore) par idéalisme, et ce sur plusieurs points : le premier, avant même de s'intéresser au contenu d'un livre qu'il n'a probablement pas écrit, porte sur le rôle de ce genre d'essais dans une campagne politique en France. Depuis plus de trente ans, le personnel politique français est dressé pour gagner des élections pour ensuite une fois élu ne rien faire, ou faire ce que fait fort mal actuellement le président de la république, entretenir et rétribuer des clientèles électorales. L'immobilisme de la classe politique va de pair avec une certaine professionnalisation, voir une certaine endogamie de la profession. Si le camarade Fillon n'est pas énarque, il est issu d'une autre filière tout aussi vérolée, endogame et incompétente, celle des collaborateurs parlementaires, permanents politiques devenus élus, et ayant suffisamment grenouillé dans les combines d'appareil pour se maintenir à la tête d'une formation politique. Fillon est sans doute quelqu'un de très stable dans la vie privée, mais cela n'a qu'une incidence mineure dans la vie publique. Cet ancien séguiniste devenu sarkozyste et qui maintenant se découvre un tantinet libéral a un passif qui parle pour lui : c'est une girouette qui n'a fait que suivre le vent, ce qui en dit long sur ce qu'il ferait une fois élu (la même chose que ses adversaires, à quelques détails près). Cette précision me permet de revenir au statut de l'essai politique au sein de la campagne : ce genre apparaît au moment de la campagne en général un peu avant, et disparaît quelques semaines après : qui se souvient du manifeste de Chirac sur la France pour tous ? des écrits de Wauquiez sur la "droite sociale" dans commentaire ? Des livres d'entretien de Sarkozy ? Pas grand monde et cela pour une raison, il ne s'agit pas de programmes d'action mais d'attraper les électeurs comme des mouches sur une bande collante. Il faut toujours garder à l'esprit qu'il y a asymétrie entre l'électeur et le politique : l'électeur peut être trompé une fois en se laissant prendre à ce genre de techniques, ce qui n'a pas d'incidence immédiate dans sa vie quotidienne, tandis que l'homme politique est un professionnel qui augmente ses chances d'être élus. L'incitation à raconter n'importe quoi pour être élu est forte sans pour autant être sanctionné pour ce genre de procédé pendable (la preuve, Fillon peut se présenter comme une alternative convenable après trente ans de girouettisme militant). En d'autres termes, je pense que tu prends encore trop au sérieux les écrits des politiques. En France, ça n'a pas pour rôle de défendre un programme d'actions, c'est un élément de communication comme passer à la télé. Je pense qu'il serait plus prudent de garder nos distances avec ce monsieur, le risque étant de se laisser prendre au même piège que le sarkozysme : surfer sur le sarkozysme pour porter les idées libérales a eu comme effet boomerang de nous accoler à des pratiques qui n'ont pas grand-chose à voir avec le libéralisme politique. Maintenant, je suis tout à fait conscient que l'horizon politique en France ne permet pas d'envisager de grandes réformes libérales, mais je n'ai pas l'impression qu'on puisse voir dans ce personnage plus de réformisme, même marginal, que dans les faits et gestes de Juppé, Le Pen, Sarkozy, ou je ne sais qui. L'époque est assez triste pour celui qui veut s'engager.
  23. 12 points
    Les critiques du système monétaire actuel font rarement référence à un autre système monétaire qui a pourtant existé dans beaucoup de pays. C'est le système de la banque libre, du Free Banking. Des systèmes monétaires voisins du Free Banking ont existé pendant des périodes totalisant 600 ans d'expérimentation satisfaisante. Ainsi 120 ans en Ecosse de 1715 à 1845, ou bien 7 ans en France de 1797 à 1804. La banque libre est la meilleure formule pour une monnaie saine et stable. En Free Banking, des monnaies concurrentes sont émises par des banques. Chaque unité de monnaie est alors une promesse commerciale ordinaire, c'est un contrat qui oblige la banque sans obliger l'utilisateur de monnaie. Cette promesse commerciale peut être complexe, bien plus complexe que la promesse de livrer un gramme d'or au guichet de la banque. En Free Banking, chaque banque émet sa propre monnaie. Cette monnaie est fondée sur des titres cotés sur un marché organisé, cotés sur des marchés organisés. Ces marchés organisées assurent qu'un tel titre aura une bonne vendabilité, ou une bonne liquidité. Ainsi chacun peut acheter une prime pour se couvrir du risque de variation de cours entre deux monnaies, et pour des échéances lointaines. En Free Banking, le coût de production d'un prêt bancaire est un coût formé de l'addition de plusieurs coûts. Ainsi le coût d'immobilisation d'un certain capital jugé suffisant pour garantir la liquidité de la promesse. Ainsi un autre coût de production d'un prêt bancaire sera la valeur de la prime de risque de variation de la valeur de monnaie par rapport à d'autres monnaies. On peut aussi ajouter le coût du risque qu'un client rembourse mal son emprunt, comme n'importe quelle autre banque proposant des prêts bancaires. Le Free Banking propose ainsi une réponse fondée uniquement sur des mécanismes de marchés aux questions monétaires arbitrées actuellement par les experts d'une Banque Centrale. Les quantités de monnaies prêtées sont limitées par la valeur des capitaux immobilisés et qu'on aura pu rendre plus liquides. Et les taux d’intérêt sont guidés par des marchés de prime de risque entre les monnaies. Le coût du capital immobilisé en Free Banking est un coût qu'on pourrait croire minimal, voire inexistant, dans un système de Banque Centrale. C'est une illusion d'imaginer que le coût de production de la monnaie de Banque Centrale serait moindre. En effet, les coûts directs et indirects du monopole monétaire existent. Un prétendu avantage de la monnaie centrale était d'éviter l'immobilisation d'un stock d'or. Les errements monétaires actuels et leurs conséquences économiques montrent que ce coût de fonctionnement d'un système de Banque Centrale a été sous évalué. Une théorie mériterait d’être proposée pour établir le coût supplémentaire invisible, et a priori, que produirait nécessairement un système de Banque Centrale. Cette théorie serait fondée sur le coût de l'interdiction faite aux concurrents de produire et sur le risque que l'Etat abuse pour s'endetter.
  24. 11 points
    La moderation recrute, envoyer vos CV et lettre de motivation en MP a @Librekom Le nombre de postes ouverts est peut etre egale a zero, peut etre pas, on ne sait pas encore, mais j'ai bien envie de savoir qui a envie de participer et pourquoi et selon les profils et motivations que lón recoit, je deciderais en concertation avec l'equipe existante de qui sera recrute ou pas. Le but est de trouver des gens motive, et passione, pour faire respecter la charte du forum et l'animer comme il le merite
  25. 11 points
    C'est hautement contre-productif de libéraliser en sabrant les dépenses sociales en premier. Il faut d'abord libérer l'économie, virer de la règlementation, laisser les gens faire de petits business. Ensuite l'aide sociale.
  26. 11 points
    A seulement 270 sièges près, Jean-Luc Mélenchon était premier ministre.
  27. 11 points
    C'est touchant d'entendre les représentants de tous les partis vaincus se pencher avec attention sur le taux d'abstention. C'est encore plus touchant de les voir s'inquiéter d'une concentration des pouvoirs entre les mains du président. C'est beau la lucidité des opposants. Dommage qu'elle ne dure que le temps de l'opposition.
  28. 11 points
    Quelque chose me chiffonne depuis quelques temps. Il est admis dans bien des médias et jusqu'à ce forum que le mouvement En Marche serait quasi-sectaire et que Macron jouerait au gourou (je n'ai encore vu ou lu aucune preuve convaincante de cela) mais peu de personnes se penchent sur le culte que vouent les fans de Mélenchon à leur jedi de candidat. En fait, je n'ai pas discuté une seule fois avec un fanatique de Macron. Toutes les personnes que je connais qui le soutiennent en parlent comme un moindre mal, un mec qui a les moins mauvaises idées, le message le plus positif, etc. Tandis qu'il est impossible de discuter avec un futur électeur de Mélenchon. Ces gens sont complètement à côté de la plaque, imperméables aux faits et à la raison et se comportent comme de vrais petits bullies soviétiques.
  29. 11 points
    Bisounours > se faire péter les rotules ça fait mal. Tramp > les gifles aussi ça fait mal. Bisounours > oui mais ça fait moins mal. Tramp > les deux font mal. Bisounours > oui mais quitte à choisir je préfère prendre une gifle. Tramp > mais ça n'a aucun sens de vouloir prendre une gifle. Bref. Don't feed the Tramp.
  30. 11 points
    Le vrai problème qui devrait être évoqué (et discuté), me semble-t-il, c'est de savoir qui va mettre la main à la poche dans cette affaire : autant une chaîne franco-allemande ne pose pas de problème parce que l'Allemagne est une démocratie libérale, autant demander la création d'une chaîne franco-algérienne revient à donner au pouvoir politique en place à Alger une tribune et une visibilité en France (oui, parce que les capitaux totalement privés et indépendants de la clique stalinienne de Bouteflika, ça me paraît difficile à trouver). Enfin c'est à mon avis comme ça que la question se poserait si cette histoire n'était pas autre chose qu'un truc dont on n'entendra plus parler une fois la campagne politique passée...
  31. 11 points
    J'ai une meuf tout ce qu'il y a de plus adorable, gentille, jamais chiante, volontaire, toujours de bonne humeur, pas intrusive, qui aime ses espaces de liberté et sait m'en laisser, elle me casse pas les couilles pour des enfants ou la maison, je fais ce que je veux, je décore comme je veux et j'écoute la musique que je veux. Et elle adore faire l'amour, elle dit jamais non. Si je me casse au sport 3x par semaine et qu'en plus je répète avec mon groupe, elle dit rien, de toute façon, elle a cours de peinture. Quand je lis ce forum j'ai l'impression que 75% des mecs ici choisissent des dragons puis viennent pleurnicher ici. Larguez vos gonz' et trouver une meuf bien, merde.
  32. 11 points
    «Tuer un prêtre c'est profaner la République». Indépendamment de l'absurdité historique de cette affirmation, le choix de mots est vraiment idiot : il faut savoir, la République est quelque chose de sacré qu'on peut profaner, ou c'est laïc? Ou alors c'est sacré parce que le prêtre est sacré et on profane le sacré de la République à chaque fois qu'on profane ce qui est sacré pour une religion? Qui a le droit à rentrer au patrimoine sacré de la République alors? Je comprends plus rien.
  33. 11 points
    Quel serait le problème avec la pureté idéologique ? Le libéralisme n'est pas une auberge espagnole, pas plus que n'importe quelle autre théorie politique du pouvoir. Il se trouve qu'il existe certains fondamentaux du libéralisme qui ne peuvent être évacués par quelques tours de passe-passe sophistiques. La liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression ont toujours représenté le socle fondateur de toute idée libérale. Et la liberté s'entendait dans tous les sens depuis la liberté religieuse jusqu'à la liberté de presse en passant par celle de circulation, de réunion, d'association, etc. À l'époque où le libéralisme avait du poids et pouvait peser sur la politiques des pays occidentaux, cette liberté de circulation n'a jamais fait problème ni été remise en cause. On a rappelé qu'avant la Première Guerre mondiale, on se déplaçait en Europe sans passeports et sans contrôles frontières. Et l'empire russe, qui fermait et contrôlait ses frontières et imposait aussi bien le passeport pour ses nationaux en interne que pour les étrangers, était perçu comme particulièrement rétrograde et despotique sur ce point. Dénaturer le sens profond du libéralisme n'est certainement pas la meilleure manière d'en diffuser les idées au 21e siècle. Car, tant qu'à courir après des adhérents supplémentaires en trahissant les idéaux libéraux, pourquoi se limiter à l'évacuation de la liberté de circulation ? On devrait pouvoir également faire de jolis scores auprès des intolérants si l'on passait à la trappe la liberté religieuse. Il devrait même avoir moyen de séduire nombre de personnes tentées par les idées gauchistes si l'on se montrait plus souple quant à la protection de la propriété ou la libre disposition des revenus et de l'épargne. Pourquoi les libéraux, par "pragmatisme", devraient-ils seulement tenter de séduire les xénophobes et pas ceux qui estiment que l'État devrait avoir un rôle bien plus important que celui de simple veilleur de nuit ?
  34. 11 points
    c'est peut-etre aussi un mec de droite qui vit en banlieue pavillonnaire, a de grosses lunettes cubofluides des 90s, connait du "monde" a la mairie de Chevilly-les-poutres et se tripote sur les images hot de Encarta 98 en cd-rom. Il defend la prohibition des armes, possede en secret un mauser et se rejouit quand son voisin se fait cambrioler par les racailles de Sucy-en-Fougne, la cite d'a cote
  35. 10 points
    Pour parler de la pédagogie, je vais utiliser une analogie qu'il faudra ensuite savoir dépasser : l'opposition conservatisme/progressisme. La pédagogie traditionnelle est née aux alentours du XVIIe siècle, quand il a fallu commencer à enseigner à des groupes d'individus (par opposition au préceptorat). En pratique, ce sont des ordres religieux qui prennent cette activité en main (par exemple les jésuites). Tout ce qu'on imagine aujourd'hui est issu de là, les républicains reprendront le modèle à peu près tel quel : enseignement magistral, centré sur l'enseignant, qui présente un savoir sans forcément chercher à conceptualiser ce qui va se passer dans la tête de l'apprenant (plutôt : dit comme ça, c'est anachronique). Aujourd'hui, suivraient les séries d'exercices et l'évaluation sommative (la note) avant que le cycle ne se répète. Attention, si c'est une pratique qui n'est pas théorisée comme on l'entendrait aujourd'hui, des personnes de qualité s'y intéressent, réfléchissent et écrivent des choses de grande valeur. Par exemple, les douze vertus du frère Agathon valent le détour et leur lecture peut s'actualiser sans trop de problème ! https://fr.wikipedia.org/wiki/Frère_Agathon Mais pour faire simple, on va dire que cette pédagogie traditionnelle ne prétend pas s'appuyer sur une démarche scientifique, systématique et rigoureuse. Elle est le fruit d'une tradition qui émerge peu à peu des pratiques. (Ce qui ne veut pas dire qu'elle n'a pas "découvert" des principes valables). Voilà nos "conservateurs". Dans une bonne histoire il faut un antagonisme, et toujours pour simplifier on va le personnifier par notre ami Jean-Jacques Rousseau (un casting de qualité, c'est important). Il représentera le progrès Progrès. Le grand ancêtre du constructivisme. On va condenser sauvagement : le constructivisme considère que la pédagogie doit se recentrer sur l'apprenant. En effet, le savoir "passerait" mieux dans son esprit si c'est celui-ci qui lui donne forme de manière active en l'interprétant, à travers des expériences réelles, l'exploration de ses centres d'intérêt, et non pas sous une forme pré-établie par la maître. Au tournant du XXe siècle, ce courant va prendre des couleurs et des prétentions scientifiques. La figure incontournable de cette tendance est https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Piaget (Je passe tous les Montessori, Freinet et compagnie…) Il faut comprendre que l'idée est bonne : s'intéresser plus systématiquement aux processus internes à l'apprenant est forcément une piste valable. Mais le constructivisme n'arrivera jamais à se constituer en véritable science (à l'exception de l'approche cognitive). Mon avis (qui n'engage que moi) : les différents courants n'ont jamais réussi à se détacher d'une vision romantique de l'enfant et à séparer un discours qui mélange beaucoup de choses différentes en hypothèses distinctes et clairement formulées qui puissent être testées. Bon j'ai vraiment résumé sauvagement, pour vous donner une idée du nombre de courants qui peuvent exister : Finalement, quel est le fond du problème ? C'est que ce foisonnement d'approches, d'Agathon à Piaget, n'est jamais testé rigoureusement. Pourtant, même si le sujet est intrinsèquement complexe (l'est-il plus ou moins que la nutrition ou le climat, qui sait ?), il est assez naturel de s'inspirer de la médecine (études épidémiologiques, cliniques, principe du double aveugle). Pour départager les chapelles, pourquoi ne pas comparer in vivo les résultats obtenus, comme quand on teste un nouveau médicament ? C'est exactement ce qui va se développer à partir des années 50 dans le monde anglo-saxon (en France, les sociologues, de Bourdieu à Boudon, ont tué l'idée dans l'œuf en développant la thèse de la prépondérance écrasante du milieu socio-économique. Side-note : C'est peut-être pour ça que les profs dépriment en France, tout le monde croit qu'en gros ils ne font aucune différence). L'idée : Les études de niveau 1 (équivalent des études épidémiologiques) : on va observer les enseignants en classe, on évalue les élèves, on invente des instruments de mesure, on établit des statistiques, on fait émerger des corrélations et on formule des hypothèses. Les études de niveau 2 (équivalent des études cliniques) : on teste rigoureusement les hypothèses selon des expériences aux protocoles rigoureux, avec des groupes témoins etc mais à petite échelle. Et on ajoute les études de niveau 3 (pas d'équivalent dans la recherche médicale, à ma connaissance) : on reproduit à grande échelle (par exemple dans un nombre conséquent d'écoles) pour être certains que les résultats établis auparavant se mesurent toujours, qu'on a pas oublié certaines variables, ou certaines interactions que la réalité comporte et pas le "labo". Je résume : toutes les études montrent grosso-modo la même chose, une pédagogie explicite est de loin la plus efficace. Au lieu d'essayer de tout (mal) synthétiser, je renvoie à l'article Wikipédia qui est bon : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pédagogie_explicite On retiendra comme significatif : Les sciences cognitives (la seule branche scientifique du constructivisme) expliquent finalement très bien l'échec du constructivisme pédagogique (mémoire de court terme, mémoire de long terme, architecture du cerveau). Exemple : la méthode syllabique est supérieure à la méthode globale, même pour les enfants favorisés. Elles éclairent ce que les études de niveau 3 ont systématiquement établi (dont le projet Follow Throught, la plus gigantesque jamais menée dans le domaine des sciences de l'éducation). Un nom émerge : Rosenshine, qui synthétisera tout ça en y ajoutant les résultats d'autres études qui s'étaient intéressées aux pratiques des "bons" profs et les avaient comparées à celles des "mauvais" (je ne détaille pas mais tout ça est évidemment défini avec précision). Finalement, on peut dire que la pédagogie efficace qui se dégage de ce gigantesque chantier intellectuel est une pédagogie qui n'est centrée ni sur l'enseignant, ni sur l'apprenant, mais sur le processus de compréhension lui-même. Elle garde certains aspects de plusieurs des courants (voir la première vidéo) mais elle abandonne assez nettement l'idée de confronter directement l'apprenant à des situations complexes (à cause de la charge cognitive). A mon avis, c'est en particulier à cause de ce dernier point que les constructivistes (qui sont pour beaucoup d'entre eux des progressistes romantiques) n'ont jamais pu accepter ces résultats et soit les ignorent, soit les contestent. Mais ils ont toujours été reproduits et les critiques ont toujours été adressées plutôt correctement par les chercheurs concernés. En France, comme je l'ai déjà souligné, et en caricaturant, la sociologie a tué la recherche en éducation. Donc en gros la plupart des intervenants ne savent même pas que ces études et cette approche expérimentale existent. Il faut aller chez les canadiens (Bissonnette, Gauthier, Richard) pour trouver du francophone de valeur qui reprend la méthodologie et la synthèse de Rosenshine. Il faut ajouter (je pense) l'idée que les statuts et l'histoire de l'enseignement dans notre pays font qu'il est difficile d'envisager une approche neutre et professionnelle : on parle encore de "vocation" (en fait tout le vocabulaire religieux a été plus ou moins conservé tel quel), on refuse de considérer qu'il puisse exister un aspect technique au boulot de prof, on croit qu'il y a autant de pédagogies que de personnalités. Bref, on est clairement dans l'approximatif et la sentimentalité (y compris voir surtout dans le milieu). Par ailleurs, comme je le disais sous forme de boutade, le système scolaire français reste quand même fortement teinté par le modèle des grandes écoles et l'idée de sélection par concours. Alors savoir si les maths ou le latin sélectionnent vraiment les gens les plus intelligents/efficaces est un autre débat (personnellement, je suis plutôt sceptique), mais je veux juste souligner l'idée que lorsqu'un cursus est pensé essentiellement en vue d'un examen/concours qui déterminera l'avenir d'un individu en le classant, on a pas trop le temps de fignoler l'aspect conceptuel des contenus : faut ingurgiter et recracher le format précis qui est attendu du candidat mieux que les autres, point barre. (Là on s éloigne du sujet initial et je conçois que ça se discute). Pour terminer, à propos du post de @Jean_Karim : tout ce que je décris n'est pas propre à la France. Les Etats-Unis, qui sont le berceau de l'approche scientifique de l'évaluation des méthodes pédagogiques, regorgent tout autant que la rue de Grenelle de constructivistes "éclairés" qui "savent" (études de niveau 0 dans la typologie précédente). J'ai plein de blogs comme ça dans mes favoris. Même dans ce domaine, on est à la bourre : la réforme de Najat n'a rien inventé du tout ! La différence c'est qu'au moins, aux USA, il y a une certaine conscience qu'il existe des alternatives et un débat public minimal existe. En France ça reste très clivés conservateurs (à la Brighelli) contre progressistes (à la Meirieu). Le débat public existe mais il n'est pas de très haute volée (toujours les mêmes arguments des deux côtés, répétés en boucle, et personne pour mettre en avant une méthode de départage qui pourtant existe, bon sang !) Quant au génocide arménien, moi aussi j'ai déjà utilisé des activités inductives : elles sont intéressantes quand elles correspondent à des idées déjà un minimum familières aux élèves. On ne travaille pas les mêmes choses. L'exemple du génocide arménien ne nécessitait pas de concept nouveau que les apprenants devaient maîtriser au préalable, ou de méthode d'analyse exotique -> pas de surcharge de la mémoire de travail -> ça marche ! La même chose avec la découverte des puissances en maths en quatrième et c'est la catastrophe ! (je sais j'ai testé). M'enfin là je parle sous le contrôle de Jean-Karim, je ne suis pas prof d'histoire. De manière générale, plus un savoir est structuré selon un ordre logique issu d'une longue histoire d'accumulation de connaissances et de méthodes et/ou plus il est abstrait, plus la pédagogie explicite est nécessaire. Bon il faudrait encore parler de plusieurs choses (sur le constructivisme et son imitation du chercheur professionnel appliquée à l'élève, sur les maths modernes, l'épistémologie et l'histoire des mathématiques comme source d'inspiration en didactique - là il y a tout un courant français qui est excellent, pour le coup) mais je crois que mon post est déjà beaucoup trop long.
  36. 10 points
    Il y a un moment les gars, ce serait pas mal d'utiliser le rasoir d'ockham pour expliquer certaines choses. Un type qui paye régulièrement pour éviter des poursuite pour agression sexuelle, c'est sans doute qu'il a un problème avec les femmes...
  37. 10 points
    Mais pourquoi LR plus que d'autres? Si LR doit reprendre la main, je préférerai qu'il y arrive en convainquant les gens de faire mieux que Macron. Pas par dépit. Ainsi tu pourrais souhaiter la réussite de Macron tout en attendant la reprise en main de LR. Cela me paraît plus sain. Pour souhaiter un échec des ses adversaires, il faut faire partie des apparatchiks qui prendront les bonnes places. Mais pour toi comme pour moi, qu'attendre d'un échec autre chose qu'un appauvrissement?
  38. 10 points
    Comme c'est impossible, le libéralisme passera par la trappe et ne restera plus que l'autoritarisme. Autant je comprends que l'on puisse être, à titre personnel, libéral et conservateur (je le suis), autant c'est absurde de mélanger les genres au niveau politique. Il est en effet évident qu'imposer son conservatisme n'est pas libéral. Par conséquent, le conservatisme politique n'est rien d'autre qu'un autoritarisme, autrement dit de la tyrannie.
  39. 10 points
    Pour moi qui ne savais pas bien ce qu'était un troll ...J'ai vu Le Pen et j'ai compris ! Agressive et vulgaire dès les 5 premières minutes, toujours la technique du grand sourire entendu quand elle n'a pas d'argument, et elle en a eu peu. Toujours les mêmes "éléments de langage", répétés sur à peu près tous les sujets. On dit que Macron n'a pas de prog, mais il en a toujours plus que Marine, et il maîtrise manifestement mieux ses dossiers. Je ne sais pas comment Macron a réussi à ne pas lui casser la gueule, mais il y est arrivé et ce n'est pas un mince accomplissement. J'ai bien aimé quand Macron a dit : "Vous pensez que la France n'est pas capable d'exister dans l'Europe, que la France n'est pas capable d'exister dans la mondialisation. Vous proposez un prog de défaite et moi je propose un prog de conquête." Et j'ai bien aimé aussi quand il a dit que la France doit d'abord faire ses réformes, et que l'euro n'y est pour rien. J'ai aimé qu'il réponde toujours aux questions posées. Chez Le Pen, je n'ai rien aimé. Une tête à claque, une emmerdeuse.
  40. 10 points
    Je suis complétement atterré quand je vois autant de 25-30 ans actifs, souvent avec des études, souvent un boulot, un minimum en phase avec la technologie et le monde moderne, voter pour merluche, convaincus qu'ils vont sauver le monde de l'horreur et des banques. Y compris des putains d'ingénieurs franco-canadien de 40 piges (sisi) Je pense sincèrement qu'un gros paquet d'entre eux n'ont pas lus son foutu programme ou/ni sérieusement réfléchi à ce que ça impliquait. C'était un vote émotionnel. En plus ça dérapait en permanence en effet de groupe des que tu tentais d'en parler. C'était impossible d'en placer une. Et les antifas de service n'aidaient pas. Je crois que personnellement c'est bien la première fois que je vois en vrai à quoi ressemble un mouvement politique frôlant franchement le fanatisme, l'absence totale de recul et de réflexion sur le monde réel et l'embrigadement. Ça me donne une très vague idée de ce qu'un allemand pas nazi devait vivre dans les années 30 ou un mec pas coco devait ressentir face à des "intellos" maoistes. Ambiance.
  41. 10 points
    Je pense que c'est un tort, très répandu ici chez les anarcaps comme chez les autres, de ne pas avoir la subtilité de différencier le sain exercice qui consiste à se projeter dans un monde sans état et ce qu'il est possible de faire. Chacun peut placer le curseur où il veut et si on a bien compris que le salut ne viendrait pas des 11 guignols candidats, en étant réalistes et honnêtes deux secondes, on est obligé de constater que 40% de mesures étatistes, c'est énormément moins que toutes les propositions de tous les candidats réunis depuis 40 ans dans un pays fondamentalement étatiste et centralisé, ce qui est très défavorable aux thèses qui nous sont chères. La France l'a déjà fait. Elle a les moyens de devenir plus libérale. Mais aucun pays au monde ne deviendra jamais anarcho-capitaliste. Le mieux qu'on puisse espérer, c'est la minarchie. Ce qui est tout de même pas entièrement improbable, c'est de finir avec quelque chose qui se rapproche du libéralisme classique, qui ne préconise pas l'absence d'état. 40% parti de là ou on est, c'est plus de 2 fois moins. 2 fois moins d'état qu'en France en ce moment, c'est déjà un rêve humide dans la plupart des pays du monde et je dis ça depuis la Suisse, qui n'est quand même pas connue pour être une resucée de l'URSS. Sachons raison garder. Ca ne nous force pas à renier nos principes. Concentrons-nous sur la mise en place des conditions qui permettront de s'en rapprocher au maximum.
  42. 10 points
    Bon, assez rigolé. Tu vas me faire le plaisir d'arrêter de nous étaler tes préjugés infondés et de te documenter, et notamment de lire attentivement le rapport, publié il y a un ou deux ans par l'Académie des Sciences et l'Académie de Médecine, intitulé "Les Causes du cancer en France". Tu y apprendras que la plupart des cancers sont dûs au tabac, à l'alcool, au syndrome métabolique (obésité-diabète-inactivité) et à l'exposition aux UV entre autres. Tu y remarqueras que les cancers dûs aux polluants dans la population générale représentent moins de 1 % de l'ensemble des cancers (et encore dans une hypothèse catastrophiste : le chiffre le plus probable est sans doute autour de 0,2 %). En d'autres termes, l'écrasante majorité des cancers a pour cause non l'environnement mais le comportement choisi par chacun. Évidemment, je conçois que la thèse "la faute à l'environnement" soit plus séduisante parce qu'elle déresponsabilise les gens. Or, la plupart des cancéreux ont pour ainsi dire choisi leur cancer (ou plutôt, ils ont délibérément choisi de jouer à la roulette russe, et ils ont perdu). Ça ne veut pas dire qu'il ne faille pas avoir de compassion envers eux ni qu'il ne faille pas faire preuve de charité et de générosité à leur égard, au contraire. Ça veut dire qu'il faut impitoyablement combattre les gens comme toi qui cherchent à les déresponsabiliser et qui les incitent par là-même à continuer à se vautrer dans les vices et erreurs qui ont favorisé leur cancer.
  43. 10 points
    Mon père était à la manif. On leur collait un drapeau français d'office dans les mains à l'entrée. La manif était super encadrée et super organisée, et des cadres du parti était là. Ça n'est pas qu'une manif de petits vieux fan de Fillon, c'est une démonstration de force - réussie - de l'entourage de Fillon au reste du parti pour montrer leur base militante et leur détermination. Mais c'était aussi une manif de la base. Que mon père, qui n'a jamais milité pour un parti politique, qui n'est pas démocrate et qui ne se déplace pas toujours pour voter, soit allé manifester est déjà une anomalie. Que les gens de droite modérée se déplacent pour manifester... C'est la preuve qu'ils sont excédés par le matraquage médiatique et l'abandon des cadres de leur propre parti, et qu'ils comptent se faire entendre et ne pas se faire voler leur voix. D'après ce que mon père retient de l'ambiance sur place, 1) les esprits étaient tendus et en colère pour le deux poids deux mesures entre lui et les autres candidats (ou le coiffeur et autres joyeusetés de Hollande) 2) s'ils font mine de le remplacer par Juppé les 2/3 des électeurs de Fillon voteront Marine, parce qu'ils seront franchement pas contents.
  44. 10 points
    J'espère que si ça arrive il se prenne une grosse branlée par ce que remplacer un quasi mis en examen par un vrai repris de justice ça ne manque pas de sel quand même.
  45. 10 points
    Voilà comment je vois les choses. Le "peuple de droite" en a eu marre de vivre sous la "domination" de l'ordre "gauchiste" via les journaux, le cinéma, la télé, l'école, l'Etat-providence et aussi au sein même des lois américaines. Face à ça, un jour, Ron Paul est arrivé avec le libertarianisme. Son message pouvait se résumer ainsi : "Je vous offre l'opportunité de vous séparer de cet ordre que vous détestez, et ceci en offrant la liberté à tout le monde." Ce message a séduit beaucoup de monde "marqué" à "droite", et Ron Paul a pu incarner un certain "populiste de droite" d'un genre nouveau - comparé aux populismes européens. Sauf que voilà, le succès n'a jamais été au rendez-vous, et l'ordre gauchiste a continué de se répandre. Vint alors Trump, et un nouveau message : "Il est pratiquement impossible et même inutile d'essayer de faire sécession de l'ordre dominant, mais j'ai une solution ! Il suffit de le changer pour qu'il nous correspond ! A nous ! Les gens de "droite" !" Les libertariens "de droite" ont donc laissé tomber leur éthique libérale pour rejoindre le camp Trump / Alt-right. Et pire, ils ont gagné l'élection. Ce qui les conforte ainsi dans leurs choix stratégiques. Ces anciens libertariens n'ont jamais été de "vrais libertariens". Ils défendaient la vision juridico-politique libérale uniquement dans le but de servir leur intérêt, leur désir de vivre dans un monde qui leur ressemble, homogène, conservateur, traditionaliste, etc, on va dire "de droite" pour aller vite. Mais voilà, quand une opportunité plus alléchante s'est trouvée face à eux pour atteindre ce fameux monde, ils ont vite laissé tomber le libertarianisme car celui-ci ne possédait plus aucune utilité à leurs yeux... Et c'est ainsi qu'on se retrouve avec une fuite des libertariens vers l'alt-right trumpiste. Il suffit de voir les commentaires sous la vidéo de Julie - dont on peut pas vraiment soupçonner qu'elle attire l'alt-right -, pour voir cette fuite. En un sens, c'est une bonne chose, car seuls les "vrais" resteront. Et cela permet de voir quelles sont nos réelles forces après tant d'années post-Paul. Mais cela signifie qu'on a pas réussi à défendre notre vision éthique des choses. Seules les conséquences de cette éthique ont séduit, pas l'éthique en soi. C'est une défaite de ce point de vue pour les libertariens US...
  46. 10 points
    Le problème de l'appel à l'exclusion et à la purge, c'est qu'on sait où ça commence, mais on ne sait jamais quand ça finit ni jusqu'où ça peut aller. Qualifier de faux libertariens Hoppe et Block par exemple me semble complètement à côté de la plaque : ce sont des libertariens, il n'y a aucun doute là-dessus, dont il se trouve qu'ils se plantent sur un point (important) de doctrine. Autant qualifier de faux libertariens Milton Friedman parce qu'il croyait qu'une banque centrale pouvait gérer convenablement l'offre de monnaie, ou Frédéric Bastiat parce qu'il était partisan de grands travaux publics. Tout ceci nous montre qu'il faut savoir faire preuve non seulement de jugement et de discernement, mais aussi de flegme et de sang-froid face à l'adversité. Oui, il est de notre rôle de dénoncer les nazis, les fascistes et les racistes qui se font passer pour libertariens, tout en gardant le dessus du point de vue de l'image et de la morale. Et il est aussi de notre devoir d’accueillir les libéraux qui expriment des craintes face à des tendances actuelles, qui surréagissent aux évènements, ou même qui se prononcent sur des sujets où ils ne sont pas compétents ; les accueillir pour les rassurer, pour les calmer, pour leur expliquer parce qu'il y a sans doute une réponse libérale à ce qui les trouble. Et par dessus tout, ce que nous devons faire, c'est de savoir distinguer les uns des autres : éviter à la fois d'épargner des coupables et de sacrifier des innocents, et dans le processus, ne jamais faire preuve d'hystérie. L'hystérie, c'est la réaction de celui qui préfère se voir classer par autrui dans le camp du Bien plutôt que de voir le Bien triompher dans les faits ; et ça en dit assez long sur celui qui en fait preuve.
  47. 10 points
    la plupart des commentaires, surtout en France, que je lis, sont "oui mais le taux de mortalité infantile était plus bas que Washington, les gens avaient accès à des soins gratuit et le taux d'alphabétisation était important". Ca montre bien que les gens auront ce qu'ils mériteront, et ça sera pas libéralisme. Ils préfèrent être un chien qu'un loup chez Lafontaine, ils sont près a accepter une dictature sanglante et la pauvreté généralisée si on leur fait croire que "les soins sont gratuits". MAIS QUELS SOINS putain de connards de merde dans un pays qui crève la gueule ouverte. Le plus risible est ceux qui mettent, je l'ai lu, dans la même phrase "au moins ils n'ont pas le CETA et c'est le blocus américain qui les a appauvri". Donc je résume, le commerce entre ETats c'est mal mais c'est le manque de commerce qui les a appauvri. Vous n'aurez que ce vous méritez, bande de crabes, en 2017 et en 2022 et en 2027, en France comme en Belgique. Vive le PTB.
  48. 10 points
    Rien à voir. Là, il s'agit d'un mec au P.S qui se dit libéral. Ce n'est donc pas le dévoiement d'un parti censé être libéral mais une (légère) inflexion vers le libéralisme d'un parti qui se qualifie de socialiste. C'est donc bon à prendre puisque l'on y perd rien.Je note par contre que certains ici ne veulent pas entendre parler de Macron mais essayaient de nous vendre leur soupe pas fraîche (je parle de Fillon) il y a peu,
  49. 10 points
    Si après tout ce temps, tu n'as pu trouver que ce bout de phrase anecdotique, non contextualisé, on peut dire que ton argument d'autorité tombe bien à plat pour démontrer que Hayek rejetait ou minimisait le caractère fondamental de la liberté de circulation dans la théorie libérale. Ceci dit, il est temps, une fois pour toute, de dégonfler cette encombrante baudruche du "pragmatisme". Surtout quand ce dernier sert de porte d'entrée arrière aux racistes et autres xénophobes. Le pragmatisme, ce n'est pas un courant ni un mode du libéralisme. Le libéralisme pragmatique, ça n'existe pas. Pas plus que le christianisme pragmatique ou le marxisme pragmatique. Le pragmatisme est un mode d'action, pas une pensée politique. Pour un libéral, être pragmatique, ce n'est pas remettre en cause le caractère fondamental de la liberté en général et de la liberté de circulation en particulier dans la théorie libérale. C'est, par exemple, voter pour un parti qui aurait un programme politique offrant le plus de propositions libérales par rapport aux autres partis, mais qui malheureusement serait en retrait sur la liberté de circulation. Pour un parti politique qui se voudrait libéral, être pragmatique, ce n'est pas présenter un programme politique proposant des mesures limitant la liberté de circulation pour essayer d'appâter un électorat frileusement xénophobe. C'est, par exemple, mettre momentanément en parenthèse cette revendication essentielle de la théorie libérale lors de négociation avec d'autres partenaires politiques, au niveau national ou international, comme monnaie d'échange en vue de faire avancer d'autres propositions libérales. Bref, pour un libéral, le pragmatisme ne consiste pas à édulcorer ou à trahir les principes fondamentaux du libéralisme, en ce compris la liberté de circulation, pour complaire à des gens intellectuellement méprisables. Il consiste, au contraire, à les réaffirmer avec une force contondante. Afin de pouvoir, au niveau du jeu politique, négocier l'application concrète d'un maximum de propositions libérales. Le libéral qui s’assiérait à la table de négociation avec une position minimaliste passant à la trappe des principes fondamentaux du libéralisme n'obtiendra strictement rien, se fera dévorer tout cru par ses adversaires politiques et sa trahison n'aura servi en rien la cause de la liberté. Le déshonneur et la défaite. Mais bon, c'est pas comme si ce n'était pas la voie empruntée par de prétendus libéraux depuis des décennies, avec les magnifiques résultats que l'on connait.
  50. 10 points
    Salut Gio, On ne se connait pas et rien ne me laisse penser qu'on puisse être amis, cependant je suis récemment tombé de nombreuses fois sur les traces de tes joutes rhétoriques autour du principe des documentaires et ça m'a en quelque sorte scotché. A te lire, j'ai vu quelqu'un de religieusement convaincu sur ce qui caractérise un documentaire. J'ai eu aussi le sentiment que tu avais passé des années et des années à te construire une armure sémantique impénétrable pour ton égo, cet armure étant le nombre de documentaires de ta médiathèque. Bref, je ne suis pas là pour t'offenser gratuitement mais pour t'interroger par simple et honnête curiosité. De ce que j'ai lu, tu vis dans un violent ressentiment vis à vis de ce que tu regrouperais sous le terme "reportage". Pourquoi toi personnellement tu vis avec cette colère ? Qu'est ce qui se passe dans ta vie, qu'est ce qui s'est passé dans ta vie pour que tu puisses accorder autant d'importance à ce combat idéologique manichéen et ancestral ? De mon point de vue, on dirait que tu fais une croisade, un truc avec lequel tu vis tous les jours, et pour ça je me base uniquement sur ton utilisation du topic Les documentaires pour ou contre le capitalisme. Il n'y a pas de piège. Je n'ai pas d'église à défendre, je veux juste voir plus clairement comment ton esprit fonctionne. C'est qu'il m'a semblé, de manière générale, que tu ne sortais pas en dehors des railles. Je n'ai vu aucune place au doute, à la remise en question, à l'autocritique pourtant nécessaire pour aller plus loin. Voilà, Ultimex
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