Nihiliste frustré

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  1. Si on parle au niveau de l'espèce, et bien on a juste une espèce qui est devenue plusieurs espèces (et qui c'est donc éteinte en tant qu'espèce). Si on parle au niveau individuel, les enfants d'un même géniteur peuvent ne pas avoir la même génitrice et réciproquement. Ensuite la sélection naturelle favorise certains lignages et en élimine d'autres. Si bien qu'en ce qui concerne l'espèce humaine, Ève a précédé Adam de 90'000 ans. On date le plus récent ancêtre patrilinéaire commun grâce à la comparaison du chromosome Y de plein de garçon (transmit uniquement de père en fils) ainsi que la plus récente ancêtre matrilinéaire commune avec l'ADN mitochondrial (transmit uniquement depuis la mère).
  2. La dette est une obligation. Quand on oblige la génération suivante à travailler plus et/ou consommer moins, on l'endette. Et je parle d'une vraie obligation hein, à base de pistolets chargés, de cages avec des gens dedans, toussa.
  3. 8h - 12h : Abattre le cheptel d'écolos ; 12h - 14h : Privatiser la Sécu ; 14h : Boire un canon ;
  4. Tramp parlait d'une règle de trois. Alors soit tu es en train de dire que la règle de trois fonctionne, ce qui est une énorme connerie, soit ton propos ne veut rien dire.
  5. Bienvenue. J'imagine que tu dois t'intéresser à l'agriculture indoor. T'as étudié la facette économique ?
  6. Dans les cas extrêmes, il y a souvent de bonnes âmes pour aider sans avoir à violer les libertés de qui que soit. On ne peut pas être généreux avec l'argent des autres, c'est même profondément égoïste de se donner bonne conscience en envoyant le fisc racketter l'ensemble de ses compatriotes, surtout quand ce rackette créer du chômage, augmente le pouvoir de l'Etat et met en opposion les intérêts des contribuables et ceux des nécessiteux. Tu as tort de faire confiance aux hommes de pouvoir, et tu as encore plus tort de ne pas faire confiance en la générosité des gens. Bienvenue.
  7. Et les musulmans jettent leurs voitures volées n'importe où. En plus c'est complètement irrationnelle la musulmanie, ça interdit plein de trucs, l'esthétique est dégeulasse, le tout pour un high inexistant.
  8. Les fumeurs payent déjà leurs impôts comme tout le monde et ils ne coûtent pas plus cher que les obèses, les motards qui finissent handicapés, les séropositifs, les alcooliques, les sportifs qui se blessent régulièrement, les gens qui font des gosses, ceux qui vivent très longtemps, ceux qui font de longues études, etc... Par ailleurs, entre "il faudra de toute façon des taxes (pour le régalien)" et "il faut financer la Sécu", il y a un putain de fossé de 14 km ! La police doit être financée par tous ceux qui en bénéficient. Bientôt tu vas nous dire qu'il faut fermer les frontières plutôt que d'autoriser les immigrés à travailler, réduire les allocs chômage plutôt que les cotisations ou le SMIC, etc... C'est désespérant.
  9. En y réfléchissant, il me semble qu'une telle éthique est bancale. Premièrement parce que la sélection naturelle s'applique à toute chose, c'est une loi naturelle qui s'impose sans qu'il y ait besoin que des humains la fasse respecter (tout ce qui est a forcément été sélectionné). Elle s'applique aux théories biologiques tout autant qu'aux éthiques. Deuxièmement parce que choisir, c'est renoncer : agir de quelque manière que ce soit implique de violer cette éthique, puisque ça revient à préférer cette action plutôt qu'une autre (et une action consiste souvent à mettre en place une contrainte). Ça correspond en quelque sorte à un scepticisme extrême (toutes les propositions se valent, sauf la présente proposition). C'est un peu comme réduire toute la biologie à la théorie de l'évolution. Cela dit, intégrer un tel principe dans un corpus éthique, comme règle ou comme simple argument reste intéressant. Par exemple, ça pourrait me permettre de réduire la place que prennent l'humilité et le pragmatisme dans mon propre positionnement.
  10. Non. Le droit ne traite que des choses les plus graves, la justice s'appliquent aussi aux choses les plus anecdotiques. Une telle capacité de synthèse mérite amplement une mention ultra-bien.
  11. Je parlais spécifiquement de la cohérence de l'utilitarisme. Je ne voulais pas partir dans cette direction mais ici l'utilitarisme est une déontologie particulière, fondée sur la règle "maximise l'utilité". Ça permet de clarifier un peu le problème mais ça déplace la discussion sur un conflit entre plusieurs déontologies (et c'est une foutue discussion) alors que nous traitons ici de méta-éthique. En ce qui concerne la règle qui veut que l'utilité de chacun a la même valeur a priori, elle ne me parait pas centrale dans la définition de l'utilitarisme, contrairement à la maximisation de l'utilité (individuelle ou collective, subjective ou objective), mais je suis peut-être à côté de plaque. La troncature est franchement sale. Dans le message que tu cites, je précisais que je résonnais dans l'incertitude (qu'il s'agisse du consentement présumé du propriétaire mais aussi l'incertitude sur la moralité de mon acte elle-même). Dans d'autres messages, je précise que je ne raisonne pas comme si je possédais la vérité absolue et que l'intuition a une place. En l'occurrence je pense qu'il s'agit de la minimiser autant que faire se peut. Et dans ce cas particulier, j'admet que l'intuition qui me pousse à mettre fin au massacre me parait plus solide que les principes qui sont les miens. Tu trouves ça arbitraire et donc problématique ? Et bien moi aussi, et c'est bien pour ça que je consacre du temps à réfléchir à ces questions. Ma position est toute entière résumée par le fait que les principes sont perfectibles. Ce propos avait une dimension rhétorique, il faudrait le reformuler ainsi "comme les conséquences ne sont pas le principal facteur, blablabla". En fait j'ai du mal a imaginer comment un humain pourrait faire quoi que ce soit sans les relativisations que j'ai exposée et expose à nouveau dans ce message, et ce quelque soit ses partis pris (à moins d'être nihiliste au dernier degré). Je comprends qu'un débat théorique se passe volontiers de ce genre de pragmatisme, mais c'est précisément de la pratique dont nous traitons. Bisous.
  12. Okay, c'est juste une question de vocabulaire. Il me semble que le terme se cantonne habituellement au descriptif (désigne uniquement des théories en biologie, en sociologie ou autre). Ce que tu décris correspond à une prescription. Prescription avec laquelle j'ai tendance à être d'accord, à ceci près que parmi les solutions en question, j'intègre des éthiques diverses et variées, déontologiques donc. Cela dit dans mon cas, c'est plus de l'humilité qu'une éthique en soi (à nature humaine constante, si je connaissais la meilleure solution, je considérerais que l'appliquer partout serait une bonne chose).
  13. Oui, c'est parce que notre ami est sorti du bois que le vocabulaire change. Et l'évolutionnisme n'est pas normatif. Un conséquentialisme, ce serait de vouloir laisser faire l'évolution, et ce parce que ça produit de bonnes choses.
  14. Juste pour info, les mots utilité et subjectivité m'apportent énormément d'information sur ton positionnement, plus que tes formulations précédentes et citations d'auteurs. J'imagine qu'on peut être utilitariste sans pour autant reconnaître cette règle, particulièrement quand on se réfère au marché plutôt qu'à la démocratie. L'utilitarisme classique ne me parait pas plus objectif que cohérent (en général ça s'arrête bien avant ce genre de règle mais plutôt sur des intuitions, des évidences, l'opinion majoritaire, etc..), mais une version libérale peut à mon avis être théoriquement satisfaisante. Le problème est alors dans la possibilité technique d'agréger les préférences subjectives, de prévoir les conséquences des actions, de calculer l'utilité agrégée, etc... Le principe de non-agression est largement moins utopique que tout ce bousin, qui en général sera implémenté sous la forme de "ouai bah dans un premier temps il faut que le gouvernement gère les hôpitaux et puis après on verra". Mais c'est encore loin d'épuiser la facette philosophique du problème.