Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. J'ai voulu l’enlever mais l'option "supprimer la mise en forme d'origine" truc ne s'est pas affichée.
  2. Je viens de regarder L'Homme irrationnel, de Woody Allen. C'est assez déconcertant Un vrai film nihiliste. J'ai éclaté de rire lorsqu'Abe Lucas regarde ses étudiants et s'exclame: "So much of philosophy is just verbal masturbation."
  3. C'est un auteur vraiment intéressant (certes pas lorsqu'il cause de psychanalyse ou du fait que l'URSS n'était pas du vrai socialisme, mais bon personne n'est parfait).
  4. L'insubordination n'est pas ce que j’appellerais une vertu militaire. De plus il faut faudrait examiner la chose au cas par cas. Désobéir à une autorité illégitime sur la base de principes moraux stables est un comportement moral. Désobéir ponctuellement parce que tu penses être plus le malin que le calife n'est guère admirable. Bref, il faut examiner les motivations des actions pour juger.
  5. Ce ne sont pas forcément de mauvais conseils (brûler tel œuvre d'art pour X raisons), du moment que les individus les appliquent à leurs propriétés privées. Les biens publics sont d'une nature distincte, leur usage doit être soumis à un choix collectif (qui peut par exemple être de les privatiser pour renflouer l’État, comme le suggère @Tramp). Dès lors, une minorité qui attaque un bien public au nom de ses convictions particulières bafoue la délibération démocratique, viole la Loi et trouble l'ordre public.
  6. 1): La destruction de biens publics est illégale. 2): Encore faudrait-il que Rommel fût courageux ; or des philosophes ont critiqué dès l'antiquité qu'on puisse être authentiquement courageux en servant une cause mauvaise (c'est le fameux problème du rapport entre vertus particulières et vertu générale).
  7. Autrement dit ni la philosophie, ni la démocratie ne sont acceptables. Car si tous les principes sont des évidences indiscutées, il n'y a nulle besoin d'une recherche, ni d'un débat public. Il y a donc plus de pluralisme, il suffit de s'en remettre à la tradition. On est alors dans une société hétéronome: https://fr.wikipedia.org/wiki/Cornelius_Castoriadis#H.C3.A9t.C3.A9ronomie_sociale
  8. Tout à fait, et même si cette affirmation se voulait philosophique et non scientifique, elle aurait toujours de bonnes chances, soit de ne rien vouloir dire, soit d'être fausse: "En réalité, le souci du bien de l'autre n'est ni une condition nécessaire ni suffisante de l'amour. Il ne suffit pas de se soucier du bien d'une personne pour l'aimer (on peut se soucier du bien des autres par devoir, sans les aimer). Il n'est pas nécessaire de se soucier du bien d'une personne pour l'aimer (on peut faire du mal à ceux qu'on aime)." (Ruwen Ogien, Philosopher ou faire l'amour, Éditions Grasset & Fasquelles, Le livre de poche, 2014, 234 pages, p.96) "Une réflexion philosophique approfondie pourrait nous montrer que l'amour n'a pas tant d'importance, ou, plus exactement, pas autant que d'autres idéaux comme la liberté ou le bonheur avec lesquels il peut entrer en conflit." (ibid, p.127) Moralité: Ricard n'est ni scientifique ni philosophe, c'est un curé et on ne peut visiblement pas en attendre quelque chose de rationnel.
  9. De toute façon la science ne peut pas dire qu'un élément X (émotion ou autre) "rend la vie meilleure", parce que c'est une interrogation qui fait intervenir des jugements de valeur, qui a une visée normative et non compréhensive. Elle relève de la philosophie et non de la science. La science peut seulement dire que X accroît par exemple Y, non qu'il est bon qu'il est soit ainsi ou que Y soit désirable.
  10. "La spiritualisation de la sensualité s’appelle amour : elle est un grand triomphe sur le christianisme." (Le Crépuscule des idoles, "La morale en tant que manifestation contre nature", §3).
  11. Article intéressant sur la robotisation de la guerre: https://www.contrepoints.org/2017/08/17/296806-robots-armes-autonomes-lart-de-guerre-mutation
  12. Je tiens à rappeler qu'avant Internet, on pouvait s'exprimer publiquement dans la rue, tel Diogène Sartre sur son fameux tonneau. Dire que les réseaux sociaux ont retiré aux "élites" le monopole de la parole publique est absurde. Ils ont simplement démocratisé la parole médiatique.
  13. Bienvenue @Bellune D'où vient ton pseudo au fait ?
  14. L'article est aussi caricatural et paresseux que tout ce qu'on peut lire en langue francophone sur la question. De toute évidence l'auteur n'a pas lu Rand, sinon il ne jouerait l'un contre l'autre les concepts classiques d'altruisme et d'égoïsme, mais plutôt la tripartition: égoïsme, égoïsme rationnel, et altruisme. Il ne pourrait pas dire que l'objectivisme implique "de ne pas se soucier des autres", s'il avait lu ne serait-ce que le début de La Vertu d'égoïsme, qui suggère justement de qui et comment nous devons nous préoccuper. Dieux du ciel, quelle idée horrible, la civilisation va disparaître... Et le pompon est atteint lorsque: Donc être un grand philosophe ne demande pas de comprendre des problèmes philosophiques et de leur apporter des solutions innovantes, ni de raisonner correctement, mais avant tout de "l'empathie" et de "l'amour"... Bien bien, ça explique beaucoup de choses sur l'état de la philosophie française alors...
  15. Cette info ne concerne pas Asselineau, le bon fils pour la poster est donc celui-ci: Et sinon, oui, les seigneurs des souris qui règnent à Bruxelles assument parfaitement de dépenser l'argent des impôts des Etats membres en propagande affirmant leur propre utilité. J'avais déjà traduit un article (britannique, ce peuple intelligent) critiquant le procédé il y 2 ans: http://oratio-obscura.blogspot.fr/2015/06/bourrage-de-crane-bureaucratie-et.html
  16. Ou encore une consommation physique du contenu...
  17. Et après on s'étonne que la popularité du président soit en baisse... Non mais franchement... Les journaleux du Monde vont pouvoir nous pondre le tome 2: Un Président ne devrait pas faire ça.
  18. Excellent @Nigel (avec une musique dynamique et tout ^^).
  19. Tout à fait. On est dans la "culpabilité" par association au carré. Le genre de pratiques détestables qui entretiennent un climat politique de suspicion générale. Mais les journalistes adorent parce que tu produis du "contenu" (n'appelons pas ça de l'information) rapidement: calomnie, publication de la réponse du ministre qui "a régi", ensuite tu fais durer le truc encore deux trois jours avec des "proches du ministre qui ont confié leur malaise"... Et pendant ce temps-là, on ne parle plus du fond.
  20. Quel professionnalisme ! Un gars dit un truc sur Twitter et ça devient une "information"...
  21. Perso je commande incessamment sous peu Nos ancêtres les Gaulois, de Jean-Louis Brunaux.
  22. Au P.C.F les militants ont désormais des cours de "féminisme inclusif égalitaire" obligatoires. Je le sais de source sûre. Niveau imaginaire symbolique, l'URSS ne fait plus vraiment rêver (il n'aura fallu que plus d'un quart de siècle après la chute du mur, on progresse). Par contre il faut soutenir la voie vénézuélienne vers le socialisme, menacée par les impérialistes sournois.
  23. Sur quel sujet ?
  24. Tout à fait. Ne pas sous-estimer le rôle de la peur dans le phénomène (à l'inverse du communisme, qui est perçu comme plus positif parce qu'il joue sur des affects joyeux: l’avènement d'un monde meilleur, l’émancipation de l'homme, la fin de la misère et de l'exploitation, l' "Homme nouveau", etc.). Et comme dirait l'autre, la peur mène au dark side. « Rien de plus faux que de considérer Hitler et ses associés comme des nationalistes ordinaires ou même comme des racistes ordinaires. Leur imagination était obsédée par un mythe très spécial : ils étaient convaincus que la « juiverie internationale » se livrait à un effort gigantesque et secret pour dominer et enfin détruire le monde. Et ils se voyaient vraiment comme des sauveurs désignés par Dieu pour délivrer l’humanité aryenne, qui seule compte, de ce péril monstrueux. » -Norman Cohn, Les fanatiques de l’Apocalypse. Courants millénaristes révolutionnaires du XIème au XVIème siècle, Bruxelles, Editions Aden, coll. « Opium du peuple », 2011 (1957 pour la première édition anglaise), 469 pages, p.415.
  25. Ce n'est pas la meilleure des lectures si on veut avoir une connaissance scientifique de l'histoire -ce qui est évident puisque Bainville n'est même pas historien de formation, mais journaliste. En dépit de quoi il y a des intérêts autres. 1): Tu peux tomber sur une interprétation intéressante même si les faits sont moins bien connus, voire déformés, interprétation qui n'a pas forcément survécu chez des auteurs plus récents, et pas forcément parce qu'elle est éronnée, mais parce qu'ils ont pu ne pas avoir l'idée ; 2): comme le livre de Bainville a eu du succès, sa vision de l'histoire a influencé d'autres personnalités, et il est important, en termes d'histoire des idées, de comprendre les filiations intellectuelles, quand bien même les idées en question seraient fausses ; 3): le style ou même une formule, une manière de camper un événement ou une personnalité, a une valeur en lui-même, une valeur esthétique, mais dans les meilleurs cas également pédagogique, puisque certaines images peuvent utiles pour faire comprendre rapidement des réalités complexes, ou au moins les introduire.