Cara

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  1. @Lancelot la phrase suivante définit la limitation du champ d'action. Je pense pas que ce soit redondant pour tout le monde. (pardon, par rapport à ce qui suit, j'ai mal compris le message)
  2. "n'est légitime que dans la mesure où" laisse entendre que tout Etat serait légitime à partir du moment où... Même si la phrase suivante contredit cette impression, je ne pense pas qu'elle soit bonne à laisser passer. Une formulation type "[le pouvoir politique] n'est légitime que pour défendre" (à améliorer peut-être) serait plus juste. Le "s" à "individuelles" est juste, l'enlever c'est dire que la responsabilité est individuelle, mais que la liberté ne l'est pas.
  3. C'est même très vague là... Je ne peux pas dire ce qu'il est le moins dangereux de faire, mais là si vraiment il faut prendre cette position je pense qu'il faut au moins mieux définir "idéologie dangereuse", pour fixer des limites.
  4. +1 pour la dernière.
  5. En l'occurrence le gars en question défendait un point du programme de MLP (s'assurer plus strictement de la conformité des écoles privées avec les valeurs de la république, je ne me souviens plus de la formulation), et c'est bien l'islamisme qui l'inquiétait. La liberté d'interprétation que laisse l'expression "valeurs de la république", par contre, pas du tout. Pour lui, il n'y avait rien de dangereux à donner à l'Etat le contrôle de l'éducation... Je ne sais vraiment pas quoi répondre à ça. Les gens craignent plus l'influence d'une minorité qu'un lavage de cerveau légal, obligatoire et généralisé. Du coup, quoi répondre, je dirais qu'un risque d'enfermement dans une condition/communauté/idéologie quelconque est préférable à l'assurance d'un enfermement collectif dans un même système de pensée. C'est simple, dans le premier cas ce n'est qu'une possibilité et on pourra toujours partir, dans le second c'est garanti et il n'y a nulle part où aller, sauf à s'expatrier. Et puis laisser de la liberté aux établissements c'est remettre les décisions éducatives entre les mains des parents ; quel parent a une si faible confiance en ses capacités de décision qu'il préfère que l'Etat choisisse à sa place ? (je ne suis pas sûre de vouloir savoir) Je crains de polluer le fil.
  6. Je ne sais pas si ça va ici ou dans "apprentissage et formation continue", c'est peut-être un tout petit détail mais : Pas de conditions d'accès à l'examen du DAEU Actuellement les conditions sont : Ça ne peut que pénaliser les décrocheurs.
  7. Réponse d'un non libéral avec lequel je parlais de ça il y a quelques jours : "mais si l'Etat ne contrôle pas l'école, qui va le faire ?" Kassad, je trouve ça logique que ce soit binaire puisqu'il s'agit de montrer qu'on a (ou non) acquis des compétences, et pas à quel point on les a acquises... Par contre, tu penses vraiment que ça plairait ? J'ai l'impression qu'on pourrait trouver ça élitiste, même si en parallèle ce "diplôme" n'aurait rien à voir avec une condition d'accès à quoi que ce soit.
  8. A laquelle je ne réponds que pour moi-même.
  9. D'accord avec @Nick de Cusa, mais il faut différencier les méthodes des domaines d'apprentissage. Les méthodes utilisées sont dépassées depuis longtemps, en revanche les domaines les plus importants (langues, calcul) sont aussi les plus anciens, et nécessaires tant qu'on utilise des chiffres et des mots. Je doute que ce soit dépassé dans cinq ou dix ans. Après ça se joue dans la façon de le présenter. Je suis d'accord avec ce qu'a dit @Kassad, mais ça a le défaut de faire très vieux-jeu, certificat d'études...
  10. @L'affreux moral colle mieux. Je ne dirai plus philosophique, ça fait abstrait et ça donne l'impression que la réalité n'a pas d'importance ^^
  11. Ah, mince, tu veux que je change ? A mes yeux, subordonné à la liberté "philosophique" (à prendre comme "générale") plutôt qu'accessoire, et pas accessoire du tout. Mais la liberté "philosophique" implique directement la liberté "économique". C'est le manque de liberté tout court. Je ne sais pas si tu donnes un sens erroné où si c'est moi qui l'ai lancé... Et pour répondre à ta question, bien sûr, oui, la levée de ces contraintes, mais pour des raisons "philosophiques". Je vais essayer de m'expliquer. La séparation philosophique/économique était très maladroite et peu pertinente. Ce que j'ai voulu dire, c'est que par exemple lever des contraintes économiques doit se faire pour des raisons "pilosophiques" (défense des droits fondamentaux) avant de se faire pour des raisons "économiques" ; çàd (mais il s'agit là d'une perception et probablement d'une mauvaise définition de ma part) en justifiant par "parce qu'il découlerait de cette levée une plus grande prospérité". Parce que pour moi, justifier le bien-fondé d'une action par son (hypothétique) résultat n'est pas la bonne approche. La défense de la liberté se justifie d'elle-même avant tout ; et dans un second temps, quand on a les connaissances nécessaires pour argumenter dans ce domaine (ce qui n'est pas mon cas), pour la prospérité qui en découle. Mais elle se défend bien sûr autant en économie qu'ailleurs. Je ne voulais certainement pas séparer deux aspects ou en renier un, surtout en m'y connaissant si peu.
  12. "notamment entre les hommes et les femmes", ce que ça peut m'énerver. Et je suppose qu'il intervient aussi dans l'évaluation de l'instruction à la maison, du coup. Domaine 1 : les langages pour penser et communiquer Domaine 2 : les méthodes et outils pour apprendre Domaine 3 : la formation de la personne et du citoyen Domaine 4 : les systèmes naturels et les systèmes techniques Domaine 5 : les représentations du monde et l'activité humaine Il y a des choses qui me semblent essentielles, mais c'est surtout un point de vue personnel : Le bon apprentissage de la langue française, que je mettrais presque dans le domaine 3. Si elle doit etre enseignée, c'est avant tout parce qu'elle permet à tous de communiquer dans le territoire, que c'est la langue de l'administration etc. D'ailleurs je pense qu'une bonne façon de valoriser une plus grande autonomie pédagogique des établissements serait de mettre en avant la possibilité d'enseigner les patois, par exemple : c'est quelque chose qui tient à coeur de beaucoup de monde. Donner tous les outils nécessaires au développement d'une pensée critique, devenue encore plus importante avec internet. Ca concerne aussi bien les outils pour apprendre que la formation du citoyen, et je pense que c'est un point qui mérite d'être approfondi, voire créé vu où ça en est actuellement (je pense à ce que font Hygiène mentale et Mycéliums par exemple, mais de manière plus large, pas seulement sur le paranormal) Avant de parler de ce qui garantit la liberté et l'égalité, ça pourrait être sympa de s'attarder sur ce que sont (et ne sont pas) la liberté et l'égalité, c'est un gros point. La liberté implique la laïcité, non ? C'est important de le mentionner, mais ça ne peut l'être qu'en sous-point du gros point "liberté", pour garder une hiérarchie logique. Idem pour l'égalité homme-femme, et toutes les questions de discrimination qui ne méritent pas de faire les gros titres, ce ne sont que des thèmes à la mode, le seul gros titre devant être "égalité pour TOUS". Pour moi l'éducation civique est importante, c'est une question de transparence : une sorte de "voici comment ça marche" et "vous êtes ici" Il y a aussi la question de l'informatique à l'école (primaire, collège, lycée, université) sur laquelle il faut se positionner. Il s'agit moins de se dire pour ou contre que de définir une hiérarchie des apprentissages, avec tout ce qu'elle peut avoir d'arbitraire et d'éphémère... Pour définir un socle commun il faut trouver un moyen de séparer clairement les enseignements fondamentaux de ceux qui sont accessoires. Je dirais que les enseignements fondamentaux sont ceux qui permettent à l'individu d'accéder à une autonomie d'apprentissage et une liberté de pensée (quelqu'un de plus intelligent que moi a certainement déjà cherché à définir ça, si vous avez une citation ou un conseil de lecture je suis infiniment preneuse), et les accessoires tous les autres. Les enseignements fondamentaux sont aussi ceux dont la maîtrise permet à l'élève d'accéder de lui-même aux accessoires (tout spécialement aujourd'hui avec google, d'où les fondamentaux : formuler une requête grâce à la langue, trier le vrai du faux). Pour moi le socle commun devrait être le plus mince possible en se limitant aux fondamentaux (en gros lecture/écriture, anglais, calcul, pensée critique + "comment le pays fonctionne", à discuter), mais en redonnant le maximum d'importance à ces fondamentaux. Et j'insisterais quand même sur la pensée critique, avec un encouragement à la remise en question, j'ai l'impression que ça manque cruellement en France et la réflexion fait la différence entre un cours qu'on retient et un autre où on dort. En dehors de ça, laisser toute latitude aux établissements permettrait (pour des arguments positifs, dans un désordre absolu) : Une plus grande personnalisation à la classe où à l'élève, à travers les sujets aussi bien qu'à travers les approches. Les points suivants découlent de celui-ci. La valorisation du patrimoine local à travers par exemple l'apprentissage des patois, des cours de sport et de biologie plus vivants grâce à l'étude du milieu local (celui-ci pouvant être facilement retourné, mais "un cours vivant" est très positif). La personnalisation et la proximité entre l'étudiant et le sujet étudia permet logiquement une meilleure appropriation du sujet et des concepts : on apprend mieux. Non pas une école qui "forme", mais une école qui offre à chacun les outils pour se former. Pas un moule pour l'esprit, mais (métaphore à compléter)... C'est une liste très limitée, et je n'ai aucun exemple de fonctionnement à l'étranger à utiliser comme argument, mais je suis certaine qu'ils sont faciles à trouver...
  13. Fatalement. Je ne vois pas de limite (incitation à la violence ?) qui ne serait pas subjective ; mais au final ce sont les parents qui décident, ils peuvent changer d'école, le lavage de cerveau n'est au moins ni uniforme ni obligatoire.