Aller au contenu

Kassad

Habitué
  • Compteur de contenus

    8 100
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    4

Tout ce qui a été posté par Kassad

  1. Petits problèmes de math

    Ah oui on peut gagner un peu de côté pour optimiser plus !
  2. Hey ça CRASH !

    Le meilleur moment pour une action peut être (et encore faut voir pourquoi elle décroche) : car derrière il reste une entreprise. Derrière le BTC il n'y a que le consensus. Si le crash est l'illustration de la perte de ce consensus que BTC vaut quelque chose il ne reste rien, même pas les murs à vendre. C'est un peu comme le mariage moderne vis à vis du mariage comme il était vécu avant : un élément stabilisateur de la société, une technique pour transmettre la propriété à travers les générations etc. Aujourd'hui comme il est vu de manière romantique, et donc quasiment uniquement basé sur des sensations (l'amuuuuur comme chantait johnny), quand ce dernier s'atténue c'est le divorce. Et puis la question qui tue est celle du timing : si je pouvais savoir quand les crash se terminent je serais plus riche que Jeff Bezos en quelques décennies.
  3. Hey ça CRASH !

    Je ne suis pas aigri du tout ! Vu la tournure de la conversation sur les crash etc. je vois que c'est surtout pas le moment de mettre des ronds dans le nourrain. A la limite ce qui me chagrine le plus est que comme j'ai connu BTC du début j'aurais pu miner et créer de l'argent à partir de quasi rien. Juste d'un point de vue intellectuel je m'en veux d'avoir raté ça : transformer la recherche d'un hash en argent puis en objet ça m'aurait vraiment fait kiffer.
  4. Hey ça CRASH !

    La réponse est : arrête de rêver et met toi à bosser. Si par ailleurs tu as un coup de bol (type loto) qui te permette de prendre ta retraite à 33 ans alors, avoir travaillé avant et savoir la valeur de l'argent te sera utile pour ne pas te retrouver en slip une fois ta fortune amassée.
  5. Petits problèmes de math

    J'y arrive en 3.4875 heures
  6. Il y a déjà des fils sur l'intelligence artificielle, les robots et autres innovations des technologies de l'information et de la communication. Ce sont surtout des fils qui portent sur des aspects techniques. Je voudrais ici en ouvrir un sur les implications philosophiques et politiques des IA, plus précisément des succès des IA. J'ai le sentiment diffus que les récentes avancées des IA (dans la prise de décision, l'imitation de l'humain pour la construction de faux messages etc.) risquent de jouer, mutatis mutandis, au niveau politique ce que les succès de la science ont eu en politique : typiquement le constructivisme. Les approches scientistes de l'histoire, de la politique, ont suivi les succès de la science. D'une part il s'agissait de voler le prestige d'un domaine ayant le vent en poupe et d'autre part il y avait la composante grégaire, on fait les trucs à la mode, (il y avait peut être aussi du vol de concept). En ce qui concerne l'IA j'ai peur que les succès de cette dernière (au sens large : j'inclus le data mining dans le tas) accouchent d'une vision du monde plus utilitariste qu'actuellement. Si cette approche matérialiste (on fait un truc parce que ça marche) fonctionne bien dans un monde clos (typiquement les échecs : depuis les IA beaucoup de préceptes académiques sur comment "bien jouer" ont été battu en brèche) je redoute son application dans un monde ouvert, où par définition définir le "bien" ou le "mieux" pour la société n'est pas vraiment possible. Je ne vois pas encore d'expression théorique de cette tendance, mais elle se sent bien dans les discours politiques : l'idéologie joue beaucoup moins, Macron se présente comme le président de "ce qui marche" etc. Bref je me demande si cette approche informatique, sans âme et purement comptable, ne va pas déboucher a termes sur des théories politiques résolument utilitaristes. On a vu les dégâts que le scientisme, ou le réductionnisme, ont pu faire politiquement (sans bien sûr rejeter l'idée scientifique qui est excellente) au XX° siècle. Actuellement le scientisme (le fait de pouvoir tout déduire d'un ensemble de règles immuables et simples) perd du terrain tous les jours (le principe de précaution fait partie de notre constitution maitnenant !). Il me semble remplacé par une approche très techno-utilitariste (le fait que les drones soient si efficaces a changé la politique internationale US par exemple avec Obama qui, quasiment avec son Ipad du bout du doigt, commande des assassinats ciblés depuis le bureau ovale en dehors de toute législation) ou à la différence du scientisme on ne s'attache plus aux principes fondateurs mais uniquement aux fins, peut importe les moyens.
  7. "El vato" saison 2 : c'est devenu n'importe quoi. Bon comme quoi j'écoute des mexicains de la cambrousse avec un accent rigolot.
  8. Notre-Dame-des-Landes

    C'est la loose sur tous les tableaux. Une combo digne de l'administration. 40 ans d'atermoiements des milliers d'heures passées à brasser du vent (y compris judiciairement comme si les tribunaux avaient que ça à foutre), un scrutin pour rien, un affaiblissement de l'état de droit. Même si clairement l'état s'était mis la tête dans le sac depuis longtemps. Un exemple à ressortir à tous les stagiaires parlant de la myopie du marché. Là on assiste à la myopathie de l'état. Ça donne le vertige.
  9. Droâdezanimos ?

    Toujours plus haut, plus fort : http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2018/01/11/la-suisse-interdit-la-plongee-dans-l-eau-bouillante-des-homards-vivants_5240224_1652692.html Du droit des homards et langoustes a ne pas êtres ébouillantés vivants. Quand je pense que le législateur suisse n'a pas encore examiné le cas scandaleux des huitres dévorées vivantes...
  10. Historionomie

    À chaque fois je me fais avoir.
  11. Historionomie

    Il est très déterministe (Néo-Hégelien ?) et s'est pas mal planté sur ses dernières prédictions : pays baltes, Lybie etc. Mais bon ça donne un prisme intéressant pour regarder l'actualité internationale. Je trouve qu'il est victime de l'illusion d'inéluctabilité a posteriori.
  12. Histoire de recentrer le débat une intervention de Ganascia qui tombe bien dans le genre de problématique qui m'intéresse :
  13. Les taxes sont en France à l'image de notre président : on a tous les jours un truc nouveau à se mettre sous la dent. Pour cette semaine on commence fort avec une taxe sur les hôtels 4*. On reste comme d'habitude confondu devant la profondeur de la réflexion taxophile de la ministre. Ca se passe en deux temps, trois mouvements : temps 1, trouver un vague lien : "il existe un lien naturel entre le tourisme et le patrimoine" ; temps 2, en déduire une application taxienne : "Il y a une vraie logique de financement". Mouvement 1, c'est pas grand chose : "deux euros, c’est la moitié du coût d’un soda pris dans le minibar de la chambre" ; mouvement 2, mais paradoxalement ça résout les problèmes de financement : "Cette taxe rapporterait près de 50 millions d’euros" ; mouvement 3, préparer la future taxogénie : "D’autres idées avancées pour financer la restauration du patrimoine vont d’un …. (surprise) prélèvement … " La petite couche de xénophobie (ce sont les étranger à 70% qui paieront) ajoutant une touche artistique de la plus haute finesse à la construction de ce glorieux mouvement de la pensée Fraônçaise.
  14. Bar du football

    Ouais un low-kick faut pas non plus exagérer : quand il fait le mouvement il est encore par terre et touche à peine le joueur. J'ai lu et entendu plein de réactions avant de voir la scène c'est assez surréaliste quand même. Les réactions disproportionnées c'est bien l'apanage du foot : un sport de tafioles. Même les arbitres s'y mettent maintenant.
  15. On attend le prochain déballage de linge sale lors des hots d'or, des actrices se seraient senties obligées d'avoir des relations sexuelles par pression professionnelle.
  16. Voyages - conseils et récits

    Je trouve ton programme déjà très (trop) complet. Prévois au moins une demi journée à Széchenyi par exemple. Faire le trajet à pied du centre ville jusqu'au château aussi.
  17. Présentation Tonton

    Il y a aussi celui du bled Sinon bienvenu Tonton
  18. Donald Trump : candidat puis président

    Finesse quand tu nous tient : https://fr.news.yahoo.com/pays-merde-l-onu-juge-honteux-racistes-propos-111616307.html Sinon on peut voir qu'à moyen terme la politique étrangère de Trump montre une tendance à isoler les USA : https://fr.news.yahoo.com/trump-annule-visite-à-londres-linauguration-dune-nouvelle-063738440.html
  19. Ce n'est pas du tout étonnant : est-ce que tu avais bien dormi la veille, tu t'étais murgé ou autre ... L'exemple le plus frappant se trouve dans les performances des grands joueurs d'échecs. Tout le monde a raté, ou surperformé un tournoi dans sa vie : c'est comparable au QI car le classement Elo épouse une courbe de Gauss. Il y a même des joueurs connus pour leur extrême variabilité (Ivanchuk par exemple). Alors la mesure indique t elle un classement moyen ? Et comme la température moyenne sur terre cela a t il une signification particulière ? Car en moyenne les humains ont une couille mais en particulier c'est plutôt rare.
  20. De la difficulté de vulgariser la science

    L'isomorphisle dont tu parles est entre ce qui arrive dans la réalité (et dont tu fais un acte de foi en disant qu'il est réductible à un objet mathématique) et un modèle mathématique. Le réel est idiot au sens étymologique (il est unique). Pour pousser les choses à l'extrême : on peut vulgariser des maths pures comme la topologie Al sans équations du tout (déformation continu de chemin, surfaces etc) ou bien faire un cours sur les groupes d'homologies imbitable pour quelqu'un qui n'a pas de master en maths. Même pour la crypto on peut expliquer ça sans faire de théorie des nombres. Certains domaines rares (disons certains phénomènes en physique quantique par exemple) dont difficilement explicable hors du formalisme (mais on peut toujours présenter les expériences. EPR sans parler de produit tensoriel dans les espaces de Hilbert). La question de fond demeure : à la fin de ton exposé la personne qui t'écoute à gagné quoi ?Des fois simplement faire comprendre qu'il y a des choses que l'interlocuteur ne sait pas est d4jà quelque chose car avant il ne savait même pas qu'il ne savait pas.
  21. De la difficulté de vulgariser la science

    C'est toute la différence entre P et NP : produire ou vérifier un certificat. Les équations ne sont qu'une expression mathématiques du phénomène et pas le phénomène. Il n'est absolument pas nécessaire de passer par les maths pour l'expliquer. Je ne vois pas en quoi ça arrange l'auditeur (si on se place dans un cadre grand public) de voir une formule plutôt qu'une explication verbale.
  22. Donald Trump : candidat puis président

    Effectivement je viens de voir ça sur le classement Forbes ! Je n'avais pas du tout l'idée qu'elle puisse être milliardaire !! La conclusion logique est qu'elle ne sera pas POTUS car surqualifiée pour le job.
  23. Donald Trump : candidat puis président

    Je me demandais il y a peu qu'elle a allait être la suite de Trump. Ca promet, au moins lui était un entrepreneur d'une certaine envergure. Donc la suite logique c'est présentatrice de talk show. Pour l'instant c'est encore des grands talk shows, la suite ce sera les équivalents US de Pascal le grand frère, puis Edouard des "Marseilles contre les chti's 8", et enfin un quart de finaliste de "la france a un incroyable talent".
  24. Fini la Casa de papel. C'est de pire en pire et je me suis accroché pour finir. Ça bousémotive et tout ce qu'on peut imaginer de pire pour un truc qui se prend au sérieux mais qui est d'un ridicule achevé. Je vais attaquer la saison 2 de las chicas del cable et d'El Vato la semaine prochaine. Deux séries qui se laissent voir sans plus. Je suis assez déçu de ce que j'ai vu depuis la fin de l'été (mis à part Club de cuervos qui est très marrant). J'attend le retour de Jimmy Mc Gill et de la nouvelle saison de twelve monkeys qui a réussi je trouve à se créer un univers particulier assez original.
  25. De la difficulté de vulgariser la science

    Elle était sur quoi cette conférence ? Car le sujet est très important. J'ai fait plein de vulgarisation scientifique (on pourrait même dire que c'est mon métier) et certains sujets appellent plus au délire que d'autres. Le problème de fond de la communication scientifique à des non spécialistes est de répondre à la question : que va en retenir mon auditeur quand il sera sorti ? Cette réponse est complexe car il faut apporter de l'information nouvelle (ce qu'on vulgarise) en ne pouvant s'appuyer que sur les pré-conceptions que les gens ont (on n'a pas un cours sur plusieurs semaines pour construire les bonnes abstractions). Il y a une différence fondamentale entre les publics avec une formation scientifique et non scientifique : ces derniers ne se rendent pas compte qu'il y a des choses qu'ils ne savent même pas qu'ils ne savent pas. Au moins les scientifiques ont, de par leur formation, une vue un peu claire sur ce qu'ils maîtrisent et ce qu'ils ne maîtrisent pas. En ce qui me concerne j'ai fait beaucoup de vulgarisation sur le thème "informatique et confidentialité" : j'ai donné des confs grand public (genre université citoyenne, dans des lycées), des scientifiques en herbes (terminales option science du numériques), des scientifiques dont c'est pas le domaine (profs de terminale de maths ou de physique intervenant dans les parcours science du numériques), des scientifiques dont c'est le sujet pas trop forts (disons L3 informatique), des scientifiques plus forts dont c'est le sujet (disons M2 recherche en informatique). Pour tous ces publics j'avais différents objectifs : - pour le grand public j'essaye de leur montrer des choses dont ils n'ont même pas conscience : par exemple que le problème de la confidentialité va plus loin que ce qui est directe et visible (on a volé des photos de moi toute nue) pour aller jusqu'aux choses indirectes et invisibles (typiquement la pré-suasion à la Cialdini réglée en fonction de ce qu'on a appris des gens). Tiens j'ai même écrit des articles pour Contrepoint qui correspondent bien à ça - pour les lycéens et les profs je monte un peu en gamme dans les explications scientifiques/techniques mais sans aller beaucoup plus loin que le grand public (en fait ce sont surtout mes exemples qui sont plus technos). L'objectif est le même, le discours est un peu plus technique. - pour les scientifiques L3 je montre ce qui rentre en jeu sans rentrer dans les détails : typiquement comment combiner des protocoles cryptos de base pour obtenir des applications complexes (vote électronique, cash électronique, communications anonymes, partage de secret), les idées de base derrière les hashs sécurisés, je leur explique en détail la cryptanalyse d'enigma etc. Le but est de montrer "comment" on aborde le sujet de la confidentialité en informatique (quels outils, quels domaines) ainsi que de faire un panorama de ce qui existe. - pour les M2R j'aborde des sujets plus complexes : type zero knowledge proofs, les approches formelles et leur problèmes quand on veut les lier aux approches calculatoires (par exemple qu'est ce que veux dire faire une preuve dans le random oracle model avec des protocoles exprès designé pour faire merder le modèle), l'analyse de la propriété de non interférence dans différents modèles de calculs (fonctionels, impératifs avec concurrence) et suivant des politiques de confidentialité dynamiques (typiquement le niveau de confidentialité d'une valeur change au cours du calcul comme ce qui se passe en pay per view). Là l'objectif est de montrer les limites de ce qu'on sait actuellement. Bref pour exactement le même sujet il faut à la fois régler l'objectif vis-à-vis du message qu'on veut faire passer et également le niveau scientifique du discours. Je pense que les deux sont aussi importants l'un que l'autre.
×