Aller au contenu

Cédric

Utilisateur
  • Compteur de contenus

    209
  • Inscription

  • Dernière visite

Réputation sur la communauté

0 Neutre

À propos de Cédric

  • Rang
    Jeune Padawan
  • Date de naissance 25/05/1985

Contact Methods

  • Website URL
    http://

Profile Information

  • Gender
    Male
  1. Bourse aux livres libéraux

    Je l'ai En très bon état. Cela dit, puisqu'il est assez facile à trouver mieux vaudrait vous le procurer directement sur amazon. Ce n'est qu'un avis.
  2. Alternatives économiques

    Ceci dit quel magazine pourrait-on faire lire aux lycéens en remplacement ? L'expansion ?Ahem ! Pour dégoûter des ados plein de bons sentiments de l'économie, il n'y aurait pas pire. Car je crois que c'est là la force d'Alter éco : jouer sur le peu de morale chrétienne qu'il reste dans l'éducation des enfants et qu'ils n'ont pas encore rejeté à l'adolescence.
  3. Coucou, les nouveaux : présentez-vous !

    Je pense que toute conviction politique exige en tant que telle un engagement, donc notamment émotionnel.
  4. Mes lectures du moment

    Vous remarquerez que la connaissance et la rationalité sont elles-mêmes des valeurs (pas besoin d'être objectiviste pour le reconnaître). La question est à partir de quand un intellectuel accorde-t-il plus de valeur à la morale qu'à la connaissance "pure" ? Je pense qu'il y a aussi des critères purement logiques pour faire le départ entre les théories : il existe par exemple des arguments purement formels contre le holisme en sociologie qui ne passent pas en général le stade de la mémoire à long terme chez les apprentis marxistes. Le problème reste donc selon moi que l'on implique beaucoup trop de manière générale ses valeurs morales par rapport aux valeurs de rationalité : la raison devient l'instrument de nos sentiments moraux, ou plutôt leur cache-misère (je trouve cela particulièrement visible chez quelqu'un comme Bourdieu). En bref, pour moi, la connaissance est conditionnée par les valeurs, mais étant elle-même une valeur, le problème est plus un problème d'arbitrage. Pour ce qui est des présupposés des théories, j'aime beaucoup la théorie de Quine. D'après lui, nos théories engagent nos croyances sur le monde, et même engagent notre monde lui-même, puisque ce sont elles qui "peuplent" notre monde. Un marxiste "voit" dans le monde des phénomènes de domination, il y a de la "Domination" dans son ontologie, un freudien voit des manidestations de Ca ou que sais-je encore. Bien entendu, sa théorie s'applique d'abord aux théories physiques (on n'observe pas certaines particules mais elles "existent" car elles sont nécessaires à notre schème conceptuel). Je crois que cela va plus loin que la théorie de Kuhn qu'évoque Appollon, pour lequel il n'y a de monde que dans nos théories, dans les sens où nos théories nous engagent sur ce qui existe. C'est égal d'un point de vue descriptif mais supérieur d'un point de vue normatif : quand vous contruisez une théorie, demandez-vous si vous êtes prêts à admettre ses implications ontologiques, sachant qu'il est très difficile de faire marche arrière, de bouleverser fortement notre schème conceptuel.
  5. L'etat Par Frédéric Bastiat

    Pour essayer de parler un peu de l'auteur, il me semble que Bastiat défend des positions très classiques, en tout cas sur l'Etat : monopole de la justice et de la police, bref l'Etat veilleur de nuit, sans d'ailleurs qu'il cherche à justifier plus que cela l'existence de l'Etat. Il la tient quasiment pour acquise mais veut simplement en donner les limites. Tout ça pour dire, s'il est bien une question sur laquelle il n'eut rien d'un génie, c'est bien celle de l'Etat.
  6. Droâdezanimos ?

    Euh, je ne sais pas si la remarque s'adresse à moi, mais je n'ai jamais défendu la théorie des animaux-machines de Descartes. L'intentionnalité du distributeur de boissons, c'était plus une blague, cependant qu'il est vraiment un système intentionnel, mais ça nou emmènerait trop loin. La différence, c'est que moi je ne crois pas aux qualia, ou plutôt je ne crois pas que ce soit des choses mystérieuses qui relèvent de la sensibilité. Il n'y a pas moins cartésien que moi.
  7. Droâdezanimos ?

    Non, je ne suis pas d'accord avec ça. Le désaccord vient de ce que tu crois qu'il existe chez les animaux le même type de "sensibilité" que l'on croit qu'il existe chez les humains, c'est-à-dire des propriétés affectives ou qualitatives absolument irréductibles aux fonctions qu'elles réalisent, et au substrat de ces mêmes fonctions, c'est le "what's like" de Nagel qui fait qu'on ne serait jamais capable de comprendre une chauve-souris. Au contraire, d'un point de vue strictement matérialiste, comme celui de Dennett, il n'y a pas de saut qualitatif entre l'homme et les animaux, pas plus que par rapport à une caméra de surveillance. Ce n'est pas une question de "niveau", mais une question de degré de complexité. Le droit suppose de reconnaître que les autres individus sont capables de le respecter donc une forme de théorie de l'esprit. La relation aux personnes ou aux animaux qui n'ont pas de morale relève à ce moment de l'éthique propre à chacun : si quelqu'un considère qu'il n'a pas à s'occuper des handicapés, on peut trouver que cela est en désaccord avec notre éthique, mais on n'a pas le droit de l'y contraindre Justement, tu peux penser le libre-arbitre dans un sens métaphysique, comme une décision absolument inconditionnée. Je crois que c'est faux et très difficile à démontrer en tant que tel. Quant à l'adaptibilité, je voulais dire la possibilité de décider en étant pas entièrement conditionné par le contexte, mais par des croyances, des désirs qu'on veut réaliser. Sache que c'est la définition de Descartes de la spécificité de l'homme (ce n'est pas pour faire un argument d'autorité) par rapport aux animaux, la possibilité de réagir en fonction des contextes grâce à sa raison. Donc, je ne vois pas ce qui est absurde.
  8. Droâdezanimos ?

    Je ne sais sur quoi tu te bases pour faire de telles affirmations péremptoires. J'adore les animaux mais je crois qu'il ne faut pas nier le fossé qui nous sépare d'eux. 1-Les animaux ont une sensibilité : si tu veux dire par là que les animaux ont des sensations ou des perceptions, on peut dire pareil de caméras et de distributeurs de boissons, qui ont clairement une forme d'intentionnalité. Si tu veux dire par là qu'ils ont des "sentiments moraux", je crois qu'il faut bien se rendre compte de tout ce que cela impliquerait : les animaux ont des conventions morales qu'ils respectent consciemment, et dont la violation provoque en eux un sentiment de déplaisir ; c'est manifestement faux. La morale exige une pensée rationnelle, une forme de calcul, dont il est difficile de trouver l'existence chez les animaux. Il y a un livre de Joëlle Proust (Les animaux pensent-ils, je crois ou un titre proche) où l'auteur affirme que les animaux ont des métareprésentations (des représentations d'ordre supérieur, des croyances sur des croyances ou des désirs …) mais n'ont pas de théorie de l'esprit, c'est-à-dire certaines régularités permettant de prédire le comportement de ses congénères. La moralité exige une théorie de l'esprit. 2-Les animaux ont une volonté : les animaux ont des motivations assurément, des désirs probablement, des proto-croyances, mais une volonté suppose un libre-arbitre, c'est-à-dire une grande adaptibilité qu'ils n'ont manifestement pas.
  9. Droâdezanimos ?

    Je vois que ta référence est Kant (ce n'est pas une manière de juger tes arguments), et je comprends mieux le sens de vos arguments : - personnellement je ne crois pas que le droit soit une Idée, dès lors qu'on en trouve des formes primitives chez des êtres dépourvues de représentation (à supposer que l'homme pense avec des représentations, cf Dennett); si le droit est un ordre naturel, n'est-ce pas à dire qu'il n'est pas du domaine pratique ? Que peut donc rester dans le domaine pratique ?Doit-on supposer l'existence de cette rationalité ? - cela implique que je crois que le droit n'est pas d'emblée normatif ou precriptif : le droit est d'emblée dans les interactions, si elles ne sont pas entravées, et c'est pour empêcher ces entraves qu'on precrit un droit conforme à la nature. D'ailleurs, tu l'as remarqué toi-même, comme je m'en rends compte à deuxième lecture.
  10. Droâdezanimos ?

    Je ne crois pas que l'on déduise les droits, même si, sans aucun doute, le droit précède le jugement. Par ailleurs, je suis assez gêné par le dualisme du droit et de la biologie : même si le droit positif ne sanctionne qu'idéalement le droit naturel, je crois plutôt qu'on doit le voir comme une production des capacités spécifiques de l'homme, et non pas comme un élément strcitement irréductible. Certaines communautés animales ont clairement des règles, même si elles n'ont pas à proprement parler un Droit. Enfin, j'ai sans doute mal compris.
  11. Droâdezanimos ?

    Oui, je me suis rendu compte que c'était une erreur de généraliser, puisque comme je l'ai dit, ça impliquerait aussi qu'on aurait pas le droit de les tuer pour manger, alors que c'est un droit naturel. Sinon, je crois finalement que c'est simplement une question éthique. Je précise que mon intention n'était pas du tout d'affirmer qu'il faut reconnaître des droits aux animaux mais simplement de poser la question.
  12. Droâdezanimos ?

    Bonjour à tous, je me doute que cette question n'interessera pas tout le monde mais je pense qu'elle pose peut-être un problème pour un cas particulier de propriété. Dans une société libertarienne, j'aimerais savoir comment l'on pourrait protéger les animaux. En effet, puisque les sociétés seraient des sociétés privées (par essence dans une société libertarienne, mais je suis certain que cela n'entre pas non plus dans les attributions d'un Etat minimal) financées par des donateurs intéressés à la protection des animaux, de quel droit pourrait-on décider de retirer un animal à son maître, si celui-ci est victime de mauvais traitements ? Le maître est, je crois, considéré actuellement comme le propriétaire de l'animal. Or, la société libertarienne n'autorise pas le vol légal. Je crois qu'on se trouve alors devant un dilemme manifestement insoluble : - ou bien on considère l'animal comme un bien comme les autres, indépendamment du fait qu'il vit, et son maître est libre d'attenter à sa vie - ou bien on estime que l'on peut attribuer un nombre limité de droits fondamentaux aux animaux, mais cela pourrait vite dégénérer en délire végétarien, et il ne me paraît difficile de gérer ces droits putatifs sans une forme de coercition et de spoliation. Je précise que je parle des animaux de compagnie. Voilà, je suis désolé si mes questions sont naïves, ou manifestent mon incompréhension de la pensée libérale, mais cela ne fait que peu de temps que je suis converti . Merci d'avance à ceux qui se donneront la peine d'éclairer mes lanternes.
×