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Largo Winch

Les Textes Fondamentaux Du Libéralisme

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Le Point a eu la bonne idée de sortir ces jours-ci un numéro hors série entièrement consacré aux textes fondamentaux du libéralisme (114 p.).

Voici l'édito :

En France plus qu'ailleurs, "libéral" est une insulte quand "communiste" n'est que ringard. Pourquoi ? Parce que libéralisme rime aujourd'hui avec dérégulation et privatisation, délocalisation des emplois et chômage. A tort pourtant. Car même s'ils sont souvent associés, le libéralisme ne peut être confondu avec le capitalisme : la loi du profit s'adapte mal avec certains principes libéraux comme la transparence du marché… Il ne peut non plus être assimilé au conservatisme, trop statique. Libérer l'homme du despotisme, de la religion ou de l'Etat, quand celui-ci se montre totalitaire ou inefficace : tel a toujours été le moteur de la pensée libérale. On lui doit l'Organisation mondiale du commerce (OMC), comme le principe de la séparation des pouvoirs, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, l'abolition de l'esclavage, la liberté d'opinion et d'association, la presse libre et les syndicats (dont Jules Guesde, le socialiste, ne voulait pas). D'ailleurs, qui a écrit : "Le gouvernement civil est en réalité institué pour défendre les riches contre les pauvres"? Karl Marx ? Non, Adam Smith, le père du libéralisme.

Que l'on soit pour ou contre le libéralisme, il est indispensable de connaitre les fondements de ce courant de pensée, ne serait-ce que pour comprendre les débats qui agitent aujourd'hui le pays, de la réforme de l'Etat au problème de l'immigration. C'est pourquoi, de Locke à Nozick en passant par Tocqueville, Le Point vous propose de découvrir les textes fondamentaux des grands penseurs du libéralisme. Sans a priori.

Je viens de l'acheter, donc je n'ai fait que le parcourir pour l'instant, mais la ligne éditoriale a l'air intéressante. Pour chaque auteur sont consacrées deux (ou quatre) pages, avec des textes originaux en page de droite, et leurs "clés de lecture" ou commentaires en page de gauche (présentation de l'auteur et synthèse de ses principales idées).

La revue se divise en trois parties :

XVIIe et XVIIIe siècles

  • John Milton et la liberté de publier
  • Thomas Hobbes : droit naturel et légitimité de l'autorité
  • John Locke : jugement et consentement
  • John Locke : la puissance de l'opinion
  • Montesquieu et l'esprit des lois
  • Montesquieu : séparation des pouvoirs et modération politique
  • François Quesnay et l'école des physiocrates
  • Turgot et l'intérêt particulier bien compris
  • David Hume : convention et force de l'habitude
  • Adam Smith et la morale du libéralisme économique
  • Adam Smith : l'autorégulation du marché
  • Edmund Burke : libéralisme et contre révolution

XIX siècle :

  • Benjamin Constant et la souveraineté limitée
  • Benjamin Constant : liberté individuelle et exigence civique
  • Jean-Baptiste Say : État et liberté des échanges
  • Alexis de Tocqueville et la démocratie participative
  • Alexis de Tocqueville : les limites de l'individualisme
  • John Stuart Mill, la liberté et l'altruisme
  • François Guizot ou l'élitisme éclairé
  • Frédéric Bastiat et l'État spoliateur

XXe siècle :

  • Ludwig von Mises et la théorie du cycle
  • Friedrich von Hayek et l'ordre marchand spontané
  • Friedrich von Hayek : la catallaxie, jeu créateur de richesse
  • Piero Gobetti : le libéralisme, but ultime de la civilisation
  • Karl Popper et la société ouverte
  • Jacques Rueff et le marché institutionnel
  • Raymond Aron et le compromis libéral
  • Raymond Aron : libéralisme et pluralisme
  • John Rawls : la justice comme équité
  • John Rawls : démocratie, raison publique et devoir de civilité
  • Robert Nozick et la pensée libertarienne

L'introduction du dossier est rédigée par Nicolas Baverez, la conclusion par Raymond Boudon, qui analyse les raisons de l'antilibéralisme français. Et les trois parties sont introduites par Jacques Marseille pour le libéralisme classique, Lucien Jaume pour le XIXe et Alain Laurent pour le XXe.

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Les HS du Point sont en général de très bonne facture, je le lirais donc avec intérêt.

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Le Point a eu la bonne idée de sortir ces jours-ci un numéro hors série entièrement consacré aux textes fondamentaux du libéralisme (114 p.).
  • Thomas Hobbes : droit naturel et légitimité de l'autorité
  • Piero Gobetti : le libéralisme, but ultime de la civilisation

Pour ce que j'en ai lu hier soir, c'est très bien. Je ne connaissais pas Gobetti mais il a l'air de mériter sa place. Par contre, Alain Laurent s'obstine à parler de néolibéralisme et je ne suis pas vraiment convaincu par la description de Hobbes comme libéral par F. Lessay (même s'il prend des précautions).

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…je ne suis pas vraiment convaincu par la description de Hobbes comme libéral par F. Lessay (même s'il prend des précautions).

Libéral est anachronique pour désigner Hobbes, pour l'époque il a apporté une vision libérale de la société en introduisant le concept d'individu. Il est donc difficile à qualifier par les modernes.

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Absolument. Un peu comme Machiavel, qui a participé à la séparation entre le spirituel et le temporel.

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Libéral est anachronique pour désigner Hobbes, pour l'époque il a apporté une vision libérale de la société en introduisant le concept d'individu. Il est donc difficile à qualifier par les modernes.

Plus qu'anachronique, c'est faux. C'est l'un des premiers théoriciens systématiques de l'absolutisme.

Et merci à Largo Winch d'avoir signalé cette parution !

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Oui, mais les auteurs libéraux se sont ensuite fortement inspirés de sa philosophie qui posait malgré tout la bonne question, à laquelle Hobbes a apporté une très mauvaise réponse il est vrai.

Je dirais qu'il est un inspirateur du libéralisme dans le sens où il fut le premier à théoriser l'individualisme libéral, en opposition à l'individualisme rationnel de Decartes.

Quoiqu'il en soit, être libéral pour l'époque ne signifiait rien dans le contexte et au sens moderne du terme.

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Oui, mais les auteurs libéraux se sont ensuite fortement inspirés de sa philosophie qui posait malgré tout la bonne question, à laquelle Hobbes a apporté une très mauvaise réponse il est vrai.

Je dirais qu'il est un inspirateur du libéralisme dans le sens où il fut le premier à théoriser l'individualisme libéral, en opposition à l'individualisme rationnel de Decartes.

Je crois que c'est la théorie développée par Manent, mais cela ne me convainc pas beaucoup. Par exemple, en quoi Hobbes a-t-il élaboré une conception prélibérale de l'individualisme ?

Quoiqu'il en soit, être libéral pour l'époque ne signifiait rien dans le contexte et au sens moderne du terme.

Oui, je suis d'accord.

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Je crois que c'est la théorie développée par Manent, mais cela ne me convainc pas beaucoup. Par exemple, en quoi Hobbes a-t-il élaboré une conception prélibérale de l'individualisme ?

Je crois que c'est aussi la thèse d'Hayek (à vérifier)

La naissance du concept d'individu au sens libéral est un sujet passionnant mais délicat, surtout parcequ'il se perd dans le fourmillement d'idée de l'époque.

J'adhère à l'idée de Hobbes comme précurseur de l'individualisme mais avec des réserves puisque cette conception était clairement limitée comme en témoigne la solution totalement liberticide qu'il recommandait, à savoir l'absolutisme.

Hobbes fut le premier à mettre l'individu au centre de la société (sans doute inspiré par Montaigne), c'est à dire qu'il voit en lui le "décisionnaire" en lieu et place de la religion par exemple. Hobbes va ensuite ôter tout pouvoir à cet individu, étant ici en phase avec sa vision réductrice de la capacité de cet individu, qu'il avait conceptualisé, à gérer sa vie pacifiquement.

Cela abouti à l'absolutisme, mais un absolutisme où l'individu existe ce qui affaiblit en réalité considérablement le pouvoir du monarque puisqu'il "suffira" à Locke de démontrer la supériorité du marché pour faire s'écrouler la légitimité du souverrain. Le libéralisme se cachait en fait bien plus qu'il n'y paraissait dans la thése de Hobbes.

Descartes semble donc ici être un théoricien de l'individualisme bien plus évolué que Hobbes mais il s'agit d'une vision à court terme. L'individualisme de Descartes est en fait bien plus liberticide puisqu'il casse toute limitation du pouvoir de l'individu qui est doté de la capacité illimité de pouvoir contrôler sa vie et par extension celle des autres. C'est ensuite Rousseau et dans une moindre mesure Spinoza, qui posera ce concept comme central et dont le spectre est encore actif de nos jours.

Entre Descartes et Hobbes, je choisis clairement le second :icon_up:

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C'est l'un des premiers théoriciens systématiques de l'absolutisme.
Oui, mais les auteurs libéraux se sont ensuite fortement inspirés de sa philosophie qui posait malgré tout la bonne question, à laquelle Hobbes a apporté une très mauvaise réponse il est vrai.

Je dirais qu'il est un inspirateur du libéralisme dans le sens où il fut le premier à théoriser l'individualisme libéral, en opposition à l'individualisme rationnel de Decartes.

C'est aussi en ces termes qu'il est plutôt présenté dans la revue. D'ailleurs, l'article qui lui est consacré débute ainsi :

Il serait incongru de décrire Thomas Hobbes comme un philosophe libéral. C'est pourtant dans son ouvrage principal, le Leviathan, que paradoxalement, naît la doctrine des droits individuels inaliénables. Théoricien de la souveraineté absolue, Hobbes pense dans un même mouvement des droits dont il n'est pas concevable qu'un homme se dépouille et qu'aucun pouvoir, si étendu soit-il, ne pourra jamais éteindre. Le libéralisme ne se serait pas constitué sans ce fondement philosophique.

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Cela abouti à l'absolutisme, mais un absolutisme où l'individu existe ce qui affaiblit en réalité considérablement le pouvoir du monarque puisqu'il "suffira" à Locke de démontrer la supériorité du marché pour faire s'écrouler la légitimité du souverrain. Le libéralisme se cachait en fait bien plus qu'il n'y paraissait dans la thése de Hobbes.

Ce n'est pas en invoquant la supériorité du marché que Locke affaiblit la théorie hobbésienne, mais en partant du principe que l'homme est un animal social et que la société préexiste donc au pouvoir étatique (en contestant, de ce fait, les prémisses posées par l'auteur du Léviathan).

A ce propos, j'avais jadis posté un lien vers un tableau comparant de manière synthétique les idées de ces deux auteurs: http://www.jim.com/hobbes.htm

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Invité Arn0

Au passage je ne sais pas si vous avez remarqué mais ils se sont servis de la traduction de Hervé de Quengo pour l'extrait de Le Libéralisme.

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Libéral est anachronique pour désigner Hobbes, pour l'époque il a apporté une vision libérale de la société en introduisant le concept d'individu. Il est donc difficile à qualifier par les modernes.

… vieux débat entre libéraux, je me demande pourquoi il divise tant :doigt: ?

Absolument. Un peu comme Machiavel, qui a participé à la séparation entre le spirituel et le temporel.

Pour Machiavel il faut voir (à mon avis c'était plus un stratège qu'un théoricien). Pour Hobbes je ne suis pas d'accord :icon_up: :

. c'était un contemporain de Locke. Pourquoi l'un a eu plutôt tout juste et l'autre plutôt tout faux ?

. je ne suis pas d'accord pour donner le qualificatif de "libéral" à toute personne qui fait sauter un verrou anti-libéral. L'opposition droite gauche nous montre qu'on peut démolir pour reconstruire aussi mal. Or je ne vois pas ce que Hobbes a laissé de durablement valide.

Quand à l'individualisme, il était déjà débattu dans la grèce antique si j'en crois Popper dans "The Open Society and its Ennemies" ?

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[…] Pour Machiavel il faut voir (à mon avis c'était plus un stratège qu'un théoricien). […]

Le vieux sage du quai Conti n'avait pas de mots assez durs pour Machiavel, par exemple dans son éditorial publié le 21 Décembre 1996, intitulé : "Plus grand que Machiavel : Francesco Guicciardini (1483-1540)". Si d'aucuns sont intéressés et si j'en ai le courage, je pourrais en recopier des passages sur le forum.

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Acheté.

Vais faire pareil, tiens. Ça me changera de ma revue de presse scientifique de G33k. :icon_up:

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Ce n'est pas en invoquant la supériorité du marché que Locke affaiblit la théorie hobbésienne, mais en partant du principe que l'homme est un animal social et que la société préexiste donc au pouvoir étatique (en contestant, de ce fait, les prémisses posées par l'auteur du Léviathan).

J'ai été un peu rapide, en fait je voulais dire que Locke a affaiblit Hobbes (voir même totalement rendu obsolète) en montrant que le Léviathan est inutile car potentiellement remplaçé par l'économie au sens large. Mon usage du terme marché n'est donc effectivement pas correct, cette action sera celle de Smith plus tard.

Bien sûr, ce positionnement de l'économique comme remplaçant de l'absolutisme trouve sa source dans une conception de l'état de nature et donc de la nature humaine bien différente (homme=animal social)

Pour Machiavel il faut voir (à mon avis c'était plus un stratège qu'un théoricien). Pour Hobbes je ne suis pas d'accord :icon_up: :

. c'était un contemporain de Locke. Pourquoi l'un a eu plutôt tout juste et l'autre plutôt tout faux ?

Ca n'est pas une question de vérité, lis le Léviathan et compare avec Locke et tu comprendras.

. je ne suis pas d'accord pour donner le qualificatif de "libéral" à toute personne qui fait sauter un verrou anti-libéral. L'opposition droite gauche nous montre qu'on peut démolir pour reconstruire aussi mal. Or je ne vois pas ce que Hobbes a laissé de durablement valide.

Tu as lu ce qui est écrit plus haut?

Quand à l'individualisme, il était déjà débattu dans la grèce antique si j'en crois Popper dans "The Open Society and its Ennemies" ?

Mais non, nous parlons ici d'individualisme au sens moderne, pas du fait que les hommes aient toujours été des individus. Aucune chance de trouver la moindre trace d'individualisme chez les grecs.

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http://www.relay.fr/indexFlash.php?idRubri…p;articleType=2

je viens de l'acheter, il a l'air pas mal

Bon, l'intro est faite par baverez qui est pourtant plus proche du gaullo-mercantilo-souverainiste que du libéral.

il y a Alain Laurent, Boudon, Marseille.

au dela des classiques sur lesquels on s'étend (tocqueville, locke, etc..), on y parle aussi de rand, rothbard, hayek, mises, nozick.. rawls.

100 pages de libéralisme dans les kiosques français, ça vaux quand même le détour.

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Mais non, nous parlons ici d'individualisme au sens moderne, pas du fait que les hommes aient toujours été des individus. Aucune chance de trouver la moindre trace d'individualisme chez les grecs.

Même pas d'une certaine manière chez les stoïciens ?

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Bon, l'intro est faite par baverez qui est pourtant plus proche du gaullo-mercantilo-souverainiste que du libéral.

Qu'est-ce qui te fais dire ça ?

Baverez est connu comme décliniste et c'est le cas de Le Boucher, assez libéral comme lui.

NB est aussi connu comme promoteur de Raymond Aron.

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Je croyais qu'on disait déclinologue, comme celui qui étudie la déclinitude de la bravitation fraônçaise…

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Même si d'aucuns accuseraient d'être une présentation plus que succinte des auteurs fondamentaux de la pensée libérale, avec des choix discutables sur les dits auteurs, il n'en reste pas moins que dans les introductions des différentes époques sont énoncées la divergence forte entre le libéralisme et les interventionnismes de pays dits "libéraux", la déviation linguisitique associée à la confusion capitalisme-libéralisme etc…

Par ailleurs, j'ai entendu samedi matin sur France Culture une série d'émissions portant sur la liberté. Au cours de celles sur lesquelles je suis tombé, les mêmes remarques étaient formulées (par déviation du sujet initial, certes).

J'ai pour ma part l'impression que la pensée libérale est présentée généralement de façon honnête et juste, dès qu'on sort des informations télévisées et des phrases d'hommes politiques actuels attrapées puis rapportées par les journalistes qui ne méritent aucunement les précédents qualificatifs (les journalistes et les hommes politiques).

En résumé, rester dans le schéma libéral-capitalisme-délocalisations (etc…) relève donc d'une pensée fermée sur des acquis confortables, alors que la connaissance est très facilement accessible.

Néanmoins, face à l'annonce d'une progression libérale inéluctable, la pensée libérale devrait logiquement être de mieux en mieux comprise. Je ne serais pas surpris que des émissions télé en facent un thème central. Après tout, parler des révolutions anglaises et françaises réveille toujours une certaine fierté.

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J'ai acheté ce numéro de Le Point davantage pour le côté symbolique de la chose. Je l'ai un peu parcouru, ça peut être agréable à lire, et il rassemble sans doute qq idées intéressantes et synthétiques. Néanmoins il ne m'est pas d'une grande utilité, j'ai plus confiance dans les écrits de Philippe Nemo, voire d'Alain Laurent.

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Moi aussi je l'ai acheté dans la semaine, je l'ai lu pendant mes pauses (et même au labo pendant le boulot lol), je viens juste de le finir. C'était vraiment très instructif et ça m'a permis de voir d'autres horizons. Je l'ai trouvé étonnant car les références rappellent beaucoup celles du forum, mais j'ai quand même été surpris que Rothbard, tant repris dans le forum, n'ait pas été tant évoqué dans le magazine. Ils ont juste réduit les rothbardiens à des libéraux "imaginatifs". Moi non plus, je n'ai pas trouvé le terme "néolibéralisme" très sympa pour décrire la renaissance libérale en réaction à l'émergence de l'Etat providence depuis les années 20. Le libéralisme perpétué par la "génération" Hayek, quand on lit bien le magazine, n'est qu'une continuité de la pensée libérale, le terme de néolibéralisme tend quand même à faire penser qu'il y aurait une rupture libérale. Les auteurs du mag disent qu'ils ne voulaient pas faire de partie pris, mais lorsqu'ils prétendent qu'après la guerre l'Europe adopta une position libérale plus sociale, et que les USA ont repris le flambeau du néo-libéralisme, je trouvais ça un peu choquant, comme si il y avait 2 libéralismes et que nous vivons aujourd'hui en France dans un régime libéral, mais un libéralisme à l'européenne.

J'ai évidemment apprécié le choix du résumé de la pensée d'Hayek, à savoir l'idée de l'ordre spontanée et de la société polycentrique. Je crois aussi, tout comme l'auteur, que c'est l'idée principale de la pensée hayekienne.

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Moi aussi je l'ai acheté dans la semaine, je l'ai lu pendant mes pauses (et même au labo pendant le boulot lol), je viens juste de le finir. C'était vraiment très instructif et ça m'a permis de voir d'autres horizons. Je l'ai trouvé étonnant car les références rappellent beaucoup celles du forum, mais j'ai quand même été surpris que Rothbard, tant repris dans le forum, n'est pas été tant évoqué dans le magazine. Ils ont juste réduit les rothbardiens à des libéraux "imaginatifs".

Quand on sait que c'est Alain Laurent qui s'est chargé du XXe siècle, cela n'a rien de surprenant. Et puis, Nozick, c'est tellement plus chic et cela fait tellement plus universitaire, donc scientifique. :icon_up:

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Ils ont juste réduit les rothbardiens à des libéraux "imaginatifs".

Nous le constatons tous les jours, et c'est ce qui fait leur charme. :icon_up:

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Nous le constatons tous les jours, et c'est ce qui fait leur charme. :icon_up:

Il est vrai que les pragmatiques se contentent de gentiment se gausser tout en n'avançant aucune idée programmatique (ô paradoxe). :doigt:

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Nous le constatons tous les jours, et c'est ce qui fait leur charme. :icon_up:

:doigt:

Il est vrai que les pragmatiques se contentent de gentiment se gausser tout en n'avançant aucune idée programmatique (ô paradoxe). :warez:

Admirons le "idée programmatique" pour ne pas dire plan, construction, politique. Jolie litote.

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Admirons le "idée programmatique" pour ne pas dire plan, construction, politique. Jolie litote.

Non, non, point de litote; c'est au sens propre que j'ai employé cette expression : je sais bien que vous demander un programme politique revient à poster une lettre en se trompant de destinataire. Mais une simple idée, une simple suggestion de réforme, ce n'est quand même pas une prière exorbitante, non ?

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