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Nick de Cusa

Traductions pour Contrepoints, Wikiberal et autres

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Il y a 2 heures, NoName a dit :

J'essaie de faire a dans la semaine 

Heu non, celui-ci a été traduit et publié.

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il y a 52 minutes, Rincevent a dit :

Heu non, celui-ci a été traduit et publié.

Ha, je ne l'ai pas vu. 

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Le 10/11/2017 à 14:54, Nick de Cusa a dit :

dans mes bras 

 

euh, non

 

euh, je veux dire, en tout bien tout honneur 

 

:lol:

 

En version Word: https://framadrop.org/r/9K_OsunB5Z#H5ROFWTCYlaaq7jVXOgaV9IA7rhFK95wmxyFaxvyEy0=

 

Citation

Un marché du travail libre est la meilleure défense contre le harcèlement sexuel

 

 

Par Jeffrey A.Tucker

 

https://fee.org/articles/the-best-defense-against-sexual-harassment-is-a-free-labor-market/

 

 

Un marché libre, c’est un premier pas pour mettre fin à toutes formes d'exploitation au travail, y compris concernant le harcèlement sexuel.

 

Lin Farley est la femme qui inventa l'expression "harcèlement sexuel" en 1975. Aujourd'hui, elle est profondément mécontente de la tournure que prend le mouvement qu'elle a lancé et pense même qu’il a échoué.

 

« Au début, on avait l'impression que ce terme avait le pouvoir de tout changer», écrit-elle. « Les femmes actives ont immédiatement adopté cette expression qui, enfin, décrivait la coercition sexuelle qu'elles subissaient quotidiennement.»

 

Il est vrai qu'en donnant un nom à cette pratique, ajoute-t-elle, les règles régissant la vie des entreprises et de l’Etat ont commencé à changer. Les programmes de formation contre le harcèlement sexuel sont devenus courants. Les femmes jouissant d’un certain degré de réussite professionnelle, disposant de ressources et d’alternatives ont désormais accès à de nouvelles procédures pour demander réparation. La loi a changé. Les avocats ont gagné gros.

 

Cependant, en ce qui concerne la femme active lambda, Lin Farley est moins convaincue que beaucoup de choses aient réellement changé dans la pratique. Mettre des mots sur ce phénomène « a beaucoup moins encouragé la parole que je ne l’avais imaginé en 1975, je pensais que cela contribuerait à un vrai changement dans notre culture», écrit-elle. « Pire encore, le terme "harcèlement sexuel" a permis à tous ceux qui prétendent que la culture et les dynamiques de pouvoir ont évolué de citer les nouvelles règles pour preuves."

 

Les lois sont inefficaces

 

Ce n'est pas la première fois que de nouvelles lois ne donnent pas l'effet escompté. Que propose alors Lin Farley ? Excepté recommander plus de discussions, plus de visibilité, plus de hashtags #metoo, elle ne semble pas avoir de solution si ce n’est écrire des articles d'opinion rageux dans le New York Times.

 

Demander plus d'intervention étatique revient seulement à combattre la coercition avec davantage de coercition – ne voilà pas une voie très prometteuse.

 

Je propose une alternative: un marché du travail libre comme meilleure défense possible contre toutes les formes d'exploitation sur le lieu de travail, y compris celles qui prennent une forme genrée ou sexuelle. Les lois, les obligations et les règlements qui emprisonnent les individus dans certains emplois, industries et parcours professionnels rendent les salariés plus vulnérables aux abus de la part des employeurs. Un marché du travail hautement concurrentiel est le meilleur moyen d'équilibrer le pouvoir entre les propriétaires/directeurs et la main d’œuvre.

 

Plus nous nous éloignons de la réalité d’un marché libre, plus l'exploitation du personnel devient un problème majeur.

 

Précisons tout de suite qu'il n'y aura jamais de solution utopique. Notre monde ici-bas ne verra jamais régner une sainte morale universelle. Il nous faudra toujours compter avec les trolls, les abrutis et les patrons qui exploitent. La véritable question qu’il faut se poser est la suivante: comment réduire le pouvoir qu’ont les personnes néfastes sur les gens biens d'une manière causant le moins de tort possible aux individus et à la société? Au minimum, les victimes et les victimes potentielles ont besoin d'un moyen de s'échapper. L'issue de secours doit être claire, peu coûteuse et non préjudiciable.

 

Cela va plus loin que le simple droit de démissionner et de trouver un nouvel emploi. L’enjeu est d'établir un marché de l’embauche extrêmement compétitif, de telle sorte que les employeurs se doivent d’être des personnes honnêtes s’ils veulent attirer et retenir la main d’œuvre. Ils doivent se comporter correctement au risque de perdre des talents au profit de leurs concurrents. C’est l’argent qui incite, instruit et forme les individus à devenir de meilleures personnes. Ce serait une économie dans laquelle personne ne se verrait imposé ou ne serait forcé d’endurer des humiliations faute d’alternatives.

 

La voie capitaliste

 

Rendre possible une telle échappatoire était au cœur de la révolution libérale du XVIIIe siècle: plus  de servage, plus d'esclavage, plus de servitude. C’est ce qui nous a donné le capitalisme, le seul système économique qui ait réussi à éliminer l'exploitation dans les relations entre le travail et le capital (Marx avait compris l’exact inverse).

 

Regardons ce que Ludwig von Mises écrivait en 1927 sur le pouvoir du travail par rapport au pouvoir du capital dans un marché libre:

 

« L'embauche d'un travailleur dans une entreprise privée n'est pas un témoignage de bienveillance mais un marché dans lequel les deux parties, l'employeur et l'employé, trouvent leur compte. L'employeur doit s'efforcer de payer à l'employé une rémunération en rapport avec son rendement. S'il ne le fait pas, il court le risque de voir l'employé passer chez un concurrent payant mieux. L'employé doit s'efforcer de s'acquitter de ses fonctions de telle sorte que son salaire soit justifié et qu'il ne coure pas le risque de perdre sa place. L'emploi n'étant pas une faveur mais un marché, l'employé n'a pas à craindre d'être congédié parce qu'il serait tombé en défaveur. Car l'entrepreneur qui congédie pour une telle raison un employé capable et méritant ne nuit qu'à lui-même et non à l'employé, qui trouvera une utilisation correspondante. »

 

C'est beau, n’est-ce pas? Absolument. Cet idéal semble fabuleux à condition que nous parvenions à le mettre en pratique. En tout premier lieu, Mises souligne le problème que pose le fait d’intervenir dans un marché libre. Toute d’intervention donne naissance à des modes de management bureaucratiques censés remplacer les forces du marché ; ce qui ne fait que réduire les droits réels des salariés même lorsque cela se produit au nom du droit du travail.

 

Quelles sont donc ces interventions qui ont fait reculer les droits des travailleurs et qui ont donné aux patrons l’impression de ne pas tant être l’une des parties d’une transaction commerciale que d’ "accorder des faveurs" réclamant contrepartie à leurs salariés ? La liste est longue mais on y trouve la couverture santé et les congés payés obligatoires, les charges patronales, les permis d'exercer, le salaire minimum et le reste de ce qui constitue le soi-disant "droit du travail" qui ne fait que piéger les salariés dans des emplois qu'ils ne peuvent quitter.

 

Tous ces règlements étouffent la concurrence sur le marché du travail. Ils nuisent à l’employabilité des salariés et les incitent à s’accrocher à leur poste actuel. Pour bien faire comprendre mon argument: l’Obamacare a massivement contribué à faciliter le harcèlement sexuel.

 

Garder son travail à tout prix

 

Pensez à votre propre situation. Si vous quittiez votre emploi aujourd'hui, combien de temps vous faudrait-il pour en trouver un autre? Combien de temps seriez-vous sans revenu? Dans certaines branches du Tertiaire comme la restauration ou l’hôtellerie, cela prend généralement quelques semaines. Mais dès que vous aspirez à des postes plus élevés, vos perspectives s’assombrissent. Il faut parfois de six semaines à deux mois pour décrocher un nouveau travail.

 

L'indemnité de licenciement, par tradition, ne couvre que deux semaines de revenus. Ensuite, il faut songer à ce problème crucial que représente la couverture santé. La course contre la montre démarre tout de suite. Vous devrez vous rendre sur le mal nommé "marché" dominé par l’Obamacare ou payer une pénalité à l’Etat. Et puis, vous devrez peut-être déménager, et cela représente un coût certain. Pendant ce temps, vous essayerez de passer le plus d’entretiens possible et de faire bonne impression alors même que vous êtes en panique au sujet de votre vie, de votre statut social et de vos finances comme jamais auparavant.

 

Vous pensez à tout ça et vous vous dites:

 

« Bon, je pense que je vais garder mon travail. C'est vrai, mon patron est un abruti. Il me met mal à l’aise. Il a toutes sortes de problèmes. Mon manager m’a déjà fait de vagues insinuations qui m’ont gêné. Il me crie dessus sans raison, juste pour montrer son pouvoir. Mon superviseur trolle sur mes réseaux sociaux et pose des questions personnelles qui ne le regardent pas. Mais que puis-je faire? Personne ne veut être au chômage.»

 

Cette stagnation au niveau du marché de l’emploi explique de manière notable pourquoi les employeurs  ont un pouvoir disproportionné sur leurs salariés. C'est un facteur contributif majeur qui permet et perpétue l'exploitation. Plus il y a de choix sur le marché du travail, plus les salariés sont en mesure d'exiger de la part de la direction un management honnête, respectueux et bienséant.

 

« Revenez, s’il-vous-plait ! »

 

Il y a quelques années, à une époque où l'économie était en pleine croissance et où les entreprises cherchaient avidement de la main d’œuvre, je fus témoin dans une petite épicerie d’une scène que je n'oublierai jamais. Une jeune employée arriva en retard de quelques minutes. Son patron était furieux contre elle, il se mit à lui crier dessus devant les clients, le visage rouge de colère.

 

Elle se tint là, encaissant tout. Quand il eut fini, elle enleva calmement son badge et le posa sur le comptoir. Elle lui dit "au revoir" et sortit par la grande porte.

 

Que pensez-vous qu’il se passa après? Tout de suite, le patron se rendit compte de son erreur idiote. Il se précipita vers la porte pour l'arrêter et la supplia de revenir. Je ne pouvais pas entendre la conversation, mais il parut la convaincre. Excuses, augmentations, de meilleurs horaires, la promesse de ne plus se comporter comme un abruti… je ne sus pas ce qui lui fit changer d’avis mais quelque chose la persuada de revenir et de reprendre le travail.

 

Je regardai cette scène émerveillé. Voilà, l'image d'un idéal! Le contrat de travail est un échange dont les deux parties bénéficient. Si l’une des parties veut se retirer, l'accord est rompu. Personne n'est jamais blessé. Personne n'est jamais humilié. Personne ne devrait jamais avoir à fournir un quelconque service, qui n’est pas dans le contrat, pour obtenir une contrepartie. La justice, l’honnêteté et les valeurs humanistes peuvent triompher.

 

Un marché libre est un premier pas pour mettre fin à toutes formes d'exploitation au travail, y compris le harcèlement sexuel, l'obscénité, les gestes inappropriés, les promotions canapé, les déjeuners qui durent trop longtemps et deviennent trop intimes, les textos suggestifs, les mails personnels envoyés tard le soir, les questions envahissantes sur la vie personnelle, les intimidations subtiles ou pas si subtiles que ça, ou toute autre forme de contrainte. Le chemin vers la paix et la dignité humaine est le même ici que partout ailleurs: en rendant toutes choses volontaires.

 

Vous avez envie de rétorquer que ça ne mettra pas fin au problème? En effet. Mais c’est le meilleur moyen possible pour améliorer nos vies et diminuer la souffrance humaine. Et c’est bien plus que ce que n’importe quelle loi, n’importe quel éditorial, n’importe quelle campagne d’humiliation ou n’importe quel espoir rêveur que l’humanité puisse s’améliorer d’elle-même ne pourront jamais accomplir.

 

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Le 12/11/2017 à 10:10, Séverine B a dit :

Nouvelle traduction demandée par le Ayn Rand Institute:jaifaim: pour publication exclusive chez nous : https://ari.aynrand.org/blog/2017/11/06/the-anti-intellectuality-of-donald-trump-why-ayn-rand-would-have-despised-a-president-trump

Comme la dernière fois, l'auteur souhaite relire la traduc qu'on proposera.

@Rincevent ? Ou quelqu'un d'autre ?

 

C'est important pour que nous gardions un bon contact avec cet auteur. Merci d'avance.

@Rincevent ? Ou quelqu'un d'autre ?

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Il y a 5 heures, Séverine B a dit :

C'est important pour que nous gardions un bon contact avec cet auteur. Merci d'avance.

@Rincevent ? Ou quelqu'un d'autre ?

Journée traduction pour moi, aujourd'hui. Je m'y mets. :)

  • Coeur 1

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à l’instant, Rincevent a dit :

Journée traduction pour moi, aujourd'hui. Je m'y mets. :)

:bisous: Parce que comme tu le sais, l'actu est très creuse...

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