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C'est vrai qu'après 30 ans d'exception culturelle et d'un Niagara d'argent public déversé sur la "création", on peut commencer à faire le bilan de cette politique.

A l'évidence le cinéma rayonne plus que jamais, et une nouvelle pépinière d'acteurs talentueux est venue remplacer les Ventura, Marielle, Piccoli, Galabru, etc.

les-kaira-silamoda.jpg

http://www.cinema-fr…k/les_kaira.htm

http://www.cinema-fr…er_penelope.htm

http://www.cinema-fr…ains_armees.htm

L'horizon de la production de bouses fumantes estampillées made in France semble sans limite. Mais autre élément intéressant, le robinet d'argent public tend aussi à augmenter les délocalisations et profite à nos concurrents à cause de la règlementation tatillonne qui sévit par ailleurs dans le milieu des fonctionnaires du spectacle.

L'Observatoire « Métiers et Marchés » de la Ficam, la fédération des industries techniques du cinéma, a publié ce jeudi 19 juillet, un rapport montrant qu’au premier semestre 2012, plus des deux-tiers des gros tournages de films français ont été délocalisés principalement en Europe.

Nous nous sommes entretenus ce lundi 23 juillet avec Thierry de Segonzac, le président de la Ficam.

Allociné : Dans son rapport la Ficam fait part d’une importante délocalisation des tournages de films français à l’étranger. Quelles conséquences cette délocalisation a-t-elle sur les professionnels du cinéma et pour l’avenir du Cinéma français ?

Thierry de Segonzac : Les conséquences sont bien évidemment économiques et sociales puisque les délocalisations de presque 70 % des films de plus de 10 millions entraînent une perte d’emploi et un manque à gagner pour toute la filière technique.

Ce n’est malheureusement pas un phénomène nouveau puisque nous l’avions déjà connu entre 2000 et 2004, mais nous avions réussi à inverser la tendance en 2004 quand les crédits d’impôt pour le cinéma et la production audiovisuelle ont été mis en place. Et véritablement la tendance avait été totalement inversée.

Malheureusement les autres pays européens ont continué de développer des systèmes d’incitation, comme le tax shelter belge ou autre. (ndlr : le tax shelter a été créé en 2004, il s’agit d’un incitant fiscal permettant aux entreprises de bénéficier d’une exonération fiscale de 150% du montant investi dans une production audiovisuelle.) Evidemment aujourd’hui ces incitants sont beaucoup plus attractifs que le système français.

Allociné: Selon vous, que peut faire la France pour tenter d'endiguer ces tournages à l'étranger ? Quelles seraient les solutions ?

Thierry de Segonzac: Nous savons exactement ce qu’il faut faire pour, à nouveau, inverser cette tendance.

Nous avons proposé un amendement au crédit d’impôt en fin d’année dernière, mais la difficulté - est évidemment la situation économique en général - mais surtout, tient à un phénomène qui est que le précédent gouvernement - étant donné que nous attendons de connaître la position de l’actuel gouvernement - le Parlement et la commission des finances à l’Assemblée et au Sénat nous ont dit, qu’ à une époque où l’on essaie d’éliminer les niches fiscales, ce n’est pas du tout souhaitable d’améliorer les crédits d’impôt cinéma.

C’est dramatique, parce que ça signifie que les crédits d’impôt pour le cinéma et pour l’audiovisuel - qui sont des mesures d’attractivité du territoire - sont considérés comme des niches fiscales. Ce qui est une erreur majeure puisque ce sont des mesures qui rapportent à l’économie française beaucoup plus qu’elles ne coûtent finalement. Et le fond du problème est là aujourd’hui.

Nous avons en France un certain nombre d’atouts en faveur du cinéma. La France est le premier pays européen producteur de films. Nous avons un savoir-faire technique qui est reconnu dans le monde entier, autant pour le tournage que pour les films d’animation et pour les effets spéciaux.

Nous avons un territoire qui est totalement mobilisé avec toutes les commissions des films régionales pour accueillir, dans les meilleures conditions, les tournages dans les régions et avec des systèmes de soutient régionaux,…

Et nous avons également des studios et des outils techniques réputés et un patrimoine remarquable sur l’ensemble du territoire.

Mais nous avons aussi des handicaps. Le handicap majeur étant le Droit du travail, avec les obligations qui nous sont données, notamment en temps de travail, puisque la réduction du temps de travail nous mets dans une situation très défavorable par rapport à tous les autres pays européens. Par exemple, en Belgique on peut tourner 10h par jours et 12 heures par jour aux Etats-Unis. Tout cela n’est pas possible en France, et évidemment le fait de ne pas pouvoir travailler plus de 8 heures par jour pose un problème majeur qui est que vous rallongez la durée du tournage.

Et aujourd’hui vu la lourdeur de tout amendement, s’attaquer à cette question de la durée du travail est totalement inespéré. La seule chose que l’on peut essayer de faire par rapport au second handicap majeur, qui est le poids des charges sociales, est d’apporter au producteur des contreparties dès l’instant où il développe l’emploi en France et où il développe la présence des tournages en France.

Et quelles pourraient être ces contreparties ?

Thierry de Segonzac : Alors la contrepartie c’est le projet d’amendement du crédit d’impôt cinéma que nous avons proposé à la fin de l’année 2011 à l’Assemblée Nationale et au Gouvernement français. Malheureusement la réponse qui nous a été faites est celle que j’évoquais plus haut, disant « au moment même où l’Etat français essaie d’éliminer beaucoup de niches fiscales, vous comprenez bien qu’il n’est pas possible d’améliorer d’autres mesures fiscales. »

Ce qui est dramatique c’est que le fait de dire cela signifie que le crédit d’impôts cinéma, qui est une mesure d’attractivité, est aux yeux du Parlement et du Gouvernement, une niche fiscale et une mesure de défiscalisation, ce qui n’a absolument rien à voir.

Nous le savons aujourd’hui, lorsque l’Etat français apporte 1 million d’euros de crédit d’impôt et bien il y a jusqu’à 3 ou 4 millions d’euros de dépenses générées grâce à cela. Et ces dépenses, qui sont générées sur le territoire français, engendrent de la fiscalité, de la TVA, de l’impôt, des charges sociales, et économisent des indemnités chômages. Autrement dit, elles apportent de nombreux avantages qui compensent largement l’effort qui est fait au départ. Et c’est la seule chose qu’il faut faire.

L’avantage c’est que lorsque vous n’avez qu’une seule mesure, vous n’avez pas besoin de vous battre sur tous les fronts puisqu’on sait exactement ce qu’il faut faire. On attend impatiemment ce que le gouvernement décidera de faire par rapport à ça.

Si le gouvernement refuse cet amendement, le cinéma français et sa fameuse exception culturelle ne risquent-t-ils pas d’en subir les conséquences ?

Thierry de Segonzac : L’exception culturelle tient aujourd’hui à la dilemmique de la production française et à l’ensemble du système de soutien français. Donc la production française peut continuer d’avoir lieu et de se développer, y compris en faisant la moitié de la prestation en Belgique, au Luxembourg, en Allemagne, en Irlande, au Canada ou ailleurs.

Mais pour autant, petit à petit, nous allons assister à une cautérisation extrêmement dangereuse de l’ensemble du tissu technique français et du savoir-faire français. On va avoir une perte de notre savoir-faire qui sera extrêmement dangereuse, je prends l’exemple de pas mal d’entreprises françaises des industries techniques, qui elles-mêmes, pour ne pas perdre trop de part de marché, vont créer des filiales en Belgique, au Luxembourg ou ailleurs.

Parce que le rapport met bien en lumière une hausse du nombre de tournages de films de fiction et du nombre de semaines de tournage ; mais en effet, si ces films sont tournés en dehors de France c’est un véritable manque à gagner…

Nous sommes bien d’accords ! Et nous attendons avec beaucoup d’impatience que la Ministre de la Culture puisse exprimer une position par rapport à ça.

http://www.allocine….e=18615450.html

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Y'en a qui se découvre libéraux sans le savoir, et avec la politique d'Hollande il pourrait y en avoir davantage.

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En terme de priorité, où placez-vous la suppression des subventions à la culture, et la suppression du ministère de la culture?

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En terme de priorité, où placez-vous la suppression des subventions à la culture, et la suppression du ministère de la culture?

Associations culturelles, cinéma, musique, musées on peut se donner 5 ans pour supprimer les subventions par paliers.

Patrimoine historique: trouver des repreneurs, pas forcément évident pour tout.

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1) Placer les prérogative du ministère sous la coupe de l'Education Nationale immédiatement.

2) Couper les subventions en deux ans mettre en place une d'infos validation des dons aux associations en un an.

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Deux ans ça ma parait court que le système s'adapte, enfin, si on veut être réaliste. Surtout qu'il faut pas oublier qu'on se taperait 6 mois au grand minimum de "mobilisation citoyenne", pendant lesquels le pays serait a peu près à l'arrêt.

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pendant lesquels le pays serait a peu près à l'arrêt.

A feu et à sang, oui !

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En terme de priorité, où placez-vous la suppression des subventions à la culture, et la suppression du ministère de la culture?

les première subvention qu'il faut absolument supprimer au plus vite, c'est celle qui sont déguisées, c'est à dire les oeuvres d'art achetée par les différentes administrations.

Il y a un espèce de conservatoir qui peut acheter des oeuvres et les stocker mais qui n'a pas le droit d'en vendre. J'avais vu un reportage là dessus.

Pour moi c'est le premier truc à femer. Il faut vendre tous les stocks et ne cesser d'acheter.

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pas besoin de vendre les oeuvres, faut privatiser le conservatoire en question, et il sera ouvert au public par son proprio qui aura vite fait de le rentabliser (ou pas).

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Deux ans ça ma parait court que le système s'adapte, enfin, si on veut être réaliste. Surtout qu'il faut pas oublier qu'on se taperait 6 mois au grand minimum de "mobilisation citoyenne", pendant lesquels le pays serait a peu près à l'arrêt.

C'est vrai que c'est court. Les problèmes me semblent être ceux-ci:

- Face au cycle électoral, si tu coupes trop lentement, ton gouvernement, une foi renversé, verra ses décisions remises en cause par le suivant.

- Plus tu es progressif dans tes paliers, plus tu as de relances de la mobilisation de tes adversaires. Mieux vaux un gros choc puis une situation de calme legislatif que d'interminables baisses successives.

- Tu as aussi une difficulté de montrer la chute de la taxation qui bénéficie à tous.

Le point clef d'un changement libéral me semble être la capacité à faire ressentir une chute de la pression fiscale. Sans cela, aucune action libérale ne peut être pérenne.

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C'est le vieux débat : thérapie de choc ou théorie de l'adaptation. Je suis plutôt enclin à penser que la seconde est meilleure…

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@ Chitah : ce n'est pas une "priorité". C'est important pour le long terme, donc ça doit clairement être entamé dès le premier mandat ; mais la merde économique qui nous submerge dépasse ça en termes d'urgence.

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@ Chitah : ce n'est pas une "priorité". C'est important pour le long terme, donc ça doit clairement être entamé dès le premier mandat ; mais la merde économique qui nous submerge dépasse ça en termes d'urgence.

Voilà, l'enjeu est quand même faible. J'ajouterais qu'en plus, les publics concernés sont très agités et ont un fort pouvoir de nuisance. Petit gain, gros risque, mieux vaut laisser tomber.

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Voilà, l'enjeu est quand même faible. J'ajouterais qu'en plus, les publics concernés sont très agités et ont un fort pouvoir de nuisance. Petit gain, gros risque, mieux vaut laisser tomber.

C'est important quand même. Pas urgent, mais important (pluralisme des media, plus faible consanguinité du milieu journalistique, impact du tout sur l'opinion publique à long terme). On peut tenter de monter le public contre eux, ou développer des stratégies d'évitement… Après tout, il y a des techniques pour ça, que n'importe quel professionnel de la conduite de changement connait sans doute. ;)

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Madame Filippetti démontre que son ministère ne sert à rien:

Ricard: hommage de Filippetti

18/08/2012 | Mise à jour : 20:06

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti a rendu hommage samedi aux opérations de mécénat menées par Patrick Ricard, le président emblématique de Pernod Ricard, décédé vendredi. Patrick Ricard était "un passionné de culture qui a soutenu, avec sa société et la fondation Ricard, la création contemporaine comme le développement des musées en faisant preuve d'une conviction et d'un sens de l'éthique exemplaires" indique Mme Filippetti dans un communiqué de presse.

Elle rappelle notamment qu'il était intervenu dans la rénovation du centre Pompidou à la fin des années 1990 et qu'il avait également fait de sa société "le premier mécène" du musée du Quai Branly. Il a également permis l'acquisition en 2003 par le Centre Pompidou d'un Trésor national, la "Tête en profondeur" du sculpteur catalan Julio Gonzales (1876-1942).

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J'ai quand même beaucoup de plaisir à voir un socialaud porter aux nuées un Kapitaliste pur jus ayant évité l'edna (il n'avait même pas le bac m'sieur Ricard)

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Ouais et il a transformé la grosse boite de son père en méga multinationale ultra-méga-super-turbo-libéralo-kapitaliste, mais que fait donc le PS ? Et pourquoi j'ai pas encore lu de communiqué du FDG pour s'en plaindre ?

Et en plus, un circuit automobile pour son nom, que font les Verts ?

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Ouais et il a transformé la grosse boite de son père en méga multinationale ultra-méga-super-turbo-libéralo-kapitaliste, mais que fait donc le PS ? Et pourquoi j'ai pas encore lu de communiqué du FDG pour s'en plaindre ?

Et en plus, un circuit automobile pour son nom, que font les Verts ?

Lis les commentaires en dessous de certains articles accusant Monsieur Ricard d'être un assassin car il vendait de l'alcool…. ces gens là ne connaissent pas le concept de responsabilité individuelle.

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Et l'état est complice, donc, et idem pour le tabac !

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Lis les commentaires en dessous de certains articles accusant Monsieur Ricard d'être un assassin car il vendait de l'alcool…. ces gens là ne connaissent pas le concept de responsabilité individuelle.

Mouarf, je suis pas surpris figure toi.

Un ami a eu un accident de voiture, mortel, en sortant d'un bar. La moitié des gens qu'on avait comme amis en commun aurait bien étranglé le barman pour l'avoir permis de se saouler à mort et rentrer en caisse.

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Mouarf, je suis pas surpris figure toi.

Un ami a eu un accident de voiture, mortel, en sortant d'un bar. La moitié des gens qu'on avait comme amis en commun aurait bien étranglé le barman pour l'avoir permis de se saouler à mort et rentrer en caisse.

Dans la situation tragique que tu décris, je crois qu'en France il peut y avoir des poursuites contre le barman pour avoir servi quelqun en état d'ébriété. Je trouve ça un peu suréaliste.

Et l'état est complice, donc, et idem pour le tabac !

L'Etat mets des taxes sur le tabac et sur l'alcool pour nous protéger de nous mêmes car nous sommes des ignorants… :dentier:

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Dans la situation tragique que tu décris, je crois qu'en France il peut y avoir des poursuites contre le barman pour avoir servi quelqun en état d'ébriété. Je trouve ça un peu suréaliste.

En effet, il peut être poursuivi.

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Dans la situation tragique que tu décris, je crois qu'en France il peut y avoir des poursuites contre le barman pour avoir servi quelqun en état d'ébriété. Je trouve ça un peu suréaliste.

Vu l'animal que c'était, difficile de savoir quand il avait juste bu 3 ou 4 bières (ce qui est "de toute façon" trop pour conduire) ou 20. Et c'était plutôt 20 ce soir là…

Mais bref, t'es barman, pas grand-maman.

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Voilà, l'enjeu est quand même faible. J'ajouterais qu'en plus, les publics concernés sont très agités et ont un fort pouvoir de nuisance. Petit gain, gros risque, mieux vaut laisser tomber.

Pour ma part, je pense que l'enjeu est énorme. Le rayonnement culturel d'un pays à travers le monde le rend attractif de plein de façons différentes et cet attrait peut se convertir en espèces sonnantes et trébuchantes très facilement.

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Un changement dans le domaine culturel et notamment celui du spectacle vivant risque d'être très difficile: ce sont de véritables bastions socialistes et communistes.

En tant qu'intermittent, je sais que demander à ceux-ci d'acquérir une culture d'entreprise avec des notions de rentabilité, de gestion saine et d'objectifs (des gros mots!) est pour ainsi dire mission impossible; rien qu'à voir les réactions lorsque la municipalité décide de réduire les subventions donnent une idée de ce qui se passerait si l'état se désengageait au profit de la société civile…

Le nombre de spectacles bloqués ou de festivals annulés dès qu'il s'agit de toucher à leurs privilèges montrent leur capacité à nuire et leur manque de réflexion!

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Le nombre de spectacles bloqués ou de festivals annulés dès qu'il s'agit de toucher à leurs privilèges montrent leur capacité à nuire et leur manque de réflexion!

En même temps, si ces socialistes annulent leurs propres spectacles à contenu socialisant, ça ne va pas arrêter le monde de tourner…

C'est plutôt leur capacité de bloquer la télé et la radio qui gênera le gouvernement, car la bonne parole de l'Etat ne pourra plus être diffusée au 20 heures tous les soirs.

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Pour ma part, je pense que l'enjeu est énorme. Le rayonnement culturel d'un pays à travers le monde le rend attractif de plein de façons différentes et cet attrait peut se convertir en espèces sonnantes et trébuchantes très facilement.

Jean-François Revel a dit :

Depuis le temps que la France "rayonne", je me demande comment le monde entier n'est pas mort d'insolation.

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C'est vrai que c'est court. Les problèmes me semblent être ceux-ci:

- Face au cycle électoral, si tu coupes trop lentement, ton gouvernement, une foi renversé, verra ses décisions remises en cause par le suivant.

- Plus tu es progressif dans tes paliers, plus tu as de relances de la mobilisation de tes adversaires. Mieux vaux un gros choc puis une situation de calme legislatif que d'interminables baisses successives.

- Tu as aussi une difficulté de montrer la chute de la taxation qui bénéficie à tous.

Le point clef d'un changement libéral me semble être la capacité à faire ressentir une chute de la pression fiscale. Sans cela, aucune action libérale ne peut être pérenne.

Au doigt leve :

- un gouvernement decide d'appliquer une politique liberale, il est la pour 5 ans (optimiste)

- les 100 premiers jours doivent donner le ton

- on reforme le plus gros pdt les 2 premiere annees (d'abord cibles macroeconomiques, puis réformer le marché du travail et enfin réformer le marché des biens et des services voir ici)

- on gere pendant les 2 suivantes, les fruits des reformes commencent a se voir lors de la 4eme annee

- on fait campagne pendant la derniere annee en surfant sur la reprise economique et en profitant de l'etat d'une opposition qui perd pied et on est reelu triomphalement.

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    • Par Bézoukhov
      Bonsoir,

      Ca fait longtemps que je m'étonne de ne pas voir, sur un forum consacré à la politique, aucun sujet consacré à l'insécurité culturelle ; malheureusement à chaque fois que je m'y attelle je n'arrive pas poser une problématique propre. Je vais donc essayer d'ouvrir le sujet avec différentes questions qui, je l'espère, recouvrent la plupart de ses facettes.
       
      Je vais éviter de faire une longue présentation de l'idée pour ceux qui ne la connaissent pas ; elle est portée principalement par Christophe Gulluy (pour le pendant scientifique) et par Laurent Bouvet (qui a une approche plus politique, en théorie comme en pratique) :
      http://www.liberation.fr/societe/2015/02/11/nous-sommes-dans-le-deni-de-l-insecurite-culturelle_1200428
      http://www.slate.fr/story/98455/insecurite-culturelle-gauche-intellectuelle-panique
      http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/07/06/31003-20170706ARTFIG00287-laurent-bouvet-l-insecurite-culturelle-est-toujours-la.php
      https://www.contrepoints.org/2016/04/15/247348-laicite-il-faut-remettre-de-la-republique-dans-la-gauche-laurent-bouvet (un peu connexe, ça traite surtout du Printemps Républicain et moins de l'insécurité culturelle).
       
      1. La clef du "moment populiste" occidental ?
       
      Si le concept me parait important, c'est par sa force explicative ; il est en effet capable de résumer une très grande partie des forces en jeu dans le "moment populiste" occidental : ces cartes électorales remodelées, le sentiment que les grands partis historiques sont complètement à côté des vrais enjeux...
       
      2. Concept scientifique ou idée politique ?
       
      Une première approche de l'insécurité culturelle serait de la définir comme un pur élément d'analyse scientifique, utile aux descriptions sociologiques. Toutefois, il semble avoir acquis une dimension supplémentaire en France, sous l'impulsion de Laurent Bouvet, et de sa vision de l'intellectuel engagé - et comme souvent à gauche (cf. l'article de Slate), l'idée est critiquée pour faire-le-jeu-du-FN.
       
      3. Un concept plus large qu'il n'y parait ?
       
      Vu l'histoire du terme, on le voit immédiatement comme s'appliquant aux classes moyennes/populaires françaises "périphériques" au XXIème siècle. On étendra sans trop de difficulté l'analyse à d'autres pays occidentaux. Laurent Bouvet l'étend volontiers (à l'opposé de Gulluy, voir l'article de Libération) aux vagues d'immigration récentes. J'irai même plus loin, et je pense que les mécanisme à l’œuvre dans la bourgeoisie française catholique sont assez identiques : celle-ci voit une bonne partie de ses références s'effondrer, et semble plus perméable à l'action politique qu'il y a quelques années.
      Et puis on pourrait étendre encore et encore le concept (le doctorat de Bouvet était sur les US par exemple).
       
      4. Ne réinvente-t-on pas l'eau chaude ?
       
      Quand on commence à étaler un concept un peu partout, on se demande rapidement si on a pas mis un joli nom totalement nouveau sur un truc qu'on connaît depuis au moins les Lumières. En fait, parfois, j'en viens à me demander si l'insécurité culturelle n'est pas simplement la redécouverte de certains pans du conservatisme par une gauche qui l'aurait oublié.
       
      J'ai jeté quelques questions rapides ; n'hésitez pas à les reprendre au vol, reformuler ou en ajouter d'autres :).
       
    • Par Cugieran
      Vous pourrez prochainement voir apparaître de temps à autres des fils étiquetés [Wikibéral]. Ils visent à discuter du contenu d'un article Wikibéral qu'il faudrait étoffer, mettre à jour ou créer.
      L'objectif de ces fils, dont les premiers seront expérimentaux, est de favoriser l'implication des membres dans Wikibéral. Chacun peut apporter sa pierre, dans son domaine, en fonction de ses connaissances et des sujets.
      Il ne s'agit pas de discuter de la même manière que sur les fils classiques mais de se cantonner aux débats concernant le contenu de l'article.
      Dans ce cadre, il est indispensable que ces fils soient sérieux et utiles. Pas de trolling, pas de vannes et une très grosse préférence (pour ne pas dire obligation) de contributions constructives, étayées ou sourcées.
      Comme je suis convaincu que vous saurez suivre ces quelques consignes, je vous remercie par avance.
       
      A propos des subventions, question centrale de l'économie social-démocrate, voici le lien vers l'article Wikibéral : 
      https://www.wikiberal.org/wiki/Subvention
      Quelques discussions ont déjà eu lieu sur le forum à ce sujet.
      Que verriez-vous à ajouter ou modifier ? Sourcer ? Mettre à jour ? Exemples, liens ?
    • Par Bastiat
      Benjamin Dormann : “La presse française est 10 fois plus subventionnée qu’ailleurs en Europe”
      http://www.enquete-debat.fr/archives/benjamin-dormann-la-presse-francaise-est-10-fois-plus-subventionnee-quailleurs-en-europe-44871/

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