Mallory

Réfutation Du Libéralisme

106 messages dans ce sujet

Connaissez-vous des auteurs qui auraient véritablement entrepris un essai  [ceci n'est pas un troll] de réfutation du libéralisme tel qu'il se présente dans Human Action ou Man, Economy and State; comme le fit point par point Hazlitt contre le keynesianisme dans The Failure of the New Economics ?

 

Merci par avance.

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Disons qu'un tel ouvrage serait condamné d'avance commercialement. Ecrire un essai pour réfuter des livres aussi connus et haïs que La richesse des nations, Capitalism and Freedom ou la Théorie générale, ça vaut le coup. A l'opposé, publier un essai contre des livres comme HA ou MES, qui sont quasi inconnus de leurs adversaires idéologiques (et donc de leurs acquéreurs potentiels), et qui sont de surcroît extrêmement longs, ce serait un pari bien risqué financièrement. Cela dit, je n'affirme nullement qu'il n'en existe aucun. 

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En même temps, tout ce qui peut taper sur le dos du libéralisme, ça fait généralement bander les gauchos. Or, les gauchos, ça prolifère, et même si d'habitude le gaucho est contre la surconsommation, il peut faire des exceptions pour acheter des bouquins qui vont dans le sens de ses utopies ;)

 

Par contre - en étant un peu de mauvaise foi :mrgreen: - je ne crois pas qu'il soit possible de faire une réfutation du libéralisme digne de ce nom. Qui pourrait défendre sérieusement l'idée, qu'après tout, il n'est pas immoral de prendre l'initiative de la force contre quelqu'un qui n'a rien fait à personne ? Parce qu'au fond, ça se ramènerait un peu à ça une tentative de réfutation du libéralisme... une fois épurée de tout ce qui cherche à noyer le poisson...

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La plupart des réfutations du libéralisme se résument à taper à côté, i.e. à ne pas comprendre ce qu'est le libéralisme.

Mallory demande un truc un peu plus sérieux, et ça, c'est pas facile à trouver.

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Par contre - en étant un peu de mauvaise foi :mrgreen: - je ne crois pas qu'il soit possible de faire une réfutation du libéralisme digne de ce nom. Qui pourrait défendre sérieusement l'idée, qu'après tout, il n'est pas immoral de prendre l'initiative de la force contre quelqu'un qui n'a rien fait à personne ? Parce qu'au fond, ça se ramènerait un peu à ça une tentative de réfutation du libéralisme... une fois épurée de tout ce qui cherche à noyer le poisson...

 

Je suis d'accord sur la réfutation morale. Après, on peut imaginer une réfutation utilitariste montrant une intervention gouvernementale réussie.

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En même temps, tout ce qui peut taper sur le dos du libéralisme, ça fait généralement bander les gauchos. Or, les gauchos, ça prolifère, et même si d'habitude le gaucho est contre la surconsommation, il peut faire des exceptions pour acheter des bouquins qui vont dans le sens de ses utopies ;)

 

 

Justement, alors que les gauchistes seront facilement enclins à acheter un livre de Michéa (quitte à ne jamais le lire) parce que La richesse des nations est devenue une légende qu’ils haïssent autant qu’ils craignent, ils n’iront jamais acheter un livre sur Mises ou Rothbard, tout simplement parce qu’ils ne représentent rien pour eux, tant le microcosme autrichien est fermé sur lui-même (largement contre son gré, sans doute).

 

C’est d’ailleurs un sérieux problème. Faute d’élément critique extérieur qui viendrait identifier et raboter toutes les parties faibles de l’édifice autrichien, celui-ci est conduit à conserver des éléments vermoulus qu’il aurait probablement améliorés ou rejetés s’il était davantage soumis à la critique des pairs. La critique austro-autrichienne a beau être parfois très rude, elle ne remplace pas la critique vraiment « externe » .

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Je suis d'accord sur la réfutation morale. Après, on peut imaginer une réfutation utilitariste montrant une intervention gouvernementale réussie.

 

En même temps la morale on en fait ce qu'on veut. Un type d'extrême-gauche te dira que ce qui est immoral c'est la propriété, car ça revient à utiliser la force pour protéger des biens qui ne t'appartiennent pas, puisque rien ne peut t'appartenir.

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Michéa ? Je sors, ok.

Plus sérieusement, on peut chercher du côté des communautariens, de certains courants de la sociobiologie, ou des marxistes analytiques. Non pas qu'ils aient raison, mais au moins, ceux-là, ils sont un peu plus difficiles à ridiculiser que la moyenne.
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Ces critiques ne sont-elles pas quasi-exclusivement portées sur de vagues conceptions morales plutôt que sur de solides propositions méthodologiques (praxéologiques notamment) et économiques ?

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Par contre - en étant un peu de mauvaise foi :mrgreen: - je ne crois pas qu'il soit possible de faire une réfutation du libéralisme digne de ce nom. Qui pourrait défendre sérieusement l'idée, qu'après tout, il n'est pas immoral de prendre l'initiative de la force contre quelqu'un qui n'a rien fait à personne ? Parce qu'au fond, ça se ramènerait un peu à ça une tentative de réfutation du libéralisme... une fois épurée de tout ce qui cherche à noyer le poisson...

Dans ce genre de livres il y aurait peut-être "Ma Lutte", une obscure oeuvre un peu autobiographique d'un chancellier allemand des années 30-40.

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Sur la critique du libéralisme en général, comme le suggère Rincevent, il y a des "communautariens", qui vont remettre en question la manière dont les libéraux conçoivent l'individu (une entité abstraite faisant des choix précédant la constitution de son identité concrète). Je pense à Charles Taylor (les sources du moi), à Michael Walzer (les sphères de justice) ou encore Michael Sandel (le libéralisme et les limites de la justice) et dans une veine républicaniste A. McIntyre (après la vertu), Q Skinner (La liberté avant le libéralisme) et JGA Pocock. Si leur cible est essentiellement Rawls, une partie de leurs critiques visent la tradition intellectuelle libérale en général.

 

Dans un autre genre, il y a la critique politique adressée par Carl Schmitt, qui est pour lui une théorie incapable d'en saisir la spécificité et les contraintes (Notion de politique, théorie de la constitution, parlementarisme et démocratie) ou encore sa déconstruction historique marxienne par Christian Laval dans L'homme économique, essai sur les racines du néolibéralisme. 

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Par contre - en étant un peu de mauvaise foi :mrgreen: - je ne crois pas qu'il soit possible de faire une réfutation du libéralisme digne de ce nom. Qui pourrait défendre sérieusement l'idée, qu'après tout, il n'est pas immoral de prendre l'initiative de la force contre quelqu'un qui n'a rien fait à personne ? Parce qu'au fond, ça se ramènerait un peu à ça une tentative de réfutation du libéralisme... une fois épurée de tout ce qui cherche à noyer le poisson...

 

Les réfutations anar vont contre cette idée et je ne les trouve pas dénuées de sens. Ca m'a surpris au début, mais ils sont contre la responsabilité et contre l'initiative personnelle, parce qu'ils ramène tout à l'esprit de communauté.

Je pense que c'est une critique parfaitement valable, après, c'est un mode de vie qui ne m’intéresse absolument pas et que je pense encore plus utopiste que le libéralisme.

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ll y a des "communautariens", qui vont remettre en question la manière dont les libéraux conçoivent l'individu (une entité abstraite faisant des choix précédant la constitution de son identité concrète). Je pense à Charles Taylor (les sources du moi), à Michael Walzer (les sphères de justice) ou encore Michael Sandel (le libéralisme et les limites de la justice) et dans une veine républicaniste A. McIntyre (après la vertu), Q Skinner (La liberté avant le libéralisme) et JGA Pocock.

Ces ouvrages sont-ils bien construit et intéressant ou est-ce une perte de temps de s'y intéresser ?

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La communauté n'a pourtant pas, à proprement parler, d'esprit; cela reste une métaphore pour désigner (maladroitement) les manifestations générales des actions humaines. Je ne comprends pas bien comment cette idée grossièrement (littéralement, i.e. sans aucune subtilité) anti-individualiste peut être recevable. Pourriez-vous préciser ce que vous lui trouvez de valable ?

 

Merci F.mas pour ces références.

 

 

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Chaque fois que quelqu'un parle de volonté commune je remplace par 'influence de l'un sur les autres' ou par 'suivisme'.

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ou plus objectivement, peut-être, par "accord entre les volontés individuelles" puisque, a priori, on ne peut pas savoir s'il y a eu influence réciproque; et quand bien même cela serait très généralement le cas, on est sûr, par cette expression, de prendre en compte même ceux qui agiraient "de leur propre initiative".

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La communauté n'a pourtant pas, à proprement parler, d'esprit; cela reste une métaphore pour désigner (maladroitement) les manifestations générales des actions humaines. Je ne comprends pas bien comment cette idée grossièrement (littéralement, i.e. sans aucune subtilité) anti-individualiste peut être recevable. Pourriez-vous préciser ce que vous lui trouvez de valable ?

Hé, tu n'as pas demande de contradicteurs dont les idées étaient valables, mais dont les raisonnements tenaient un peu la route. C'est très différent.
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@Acéphale : Sandel, McIntyre et Taylor offrent des critiques très intéressantes du libéralisme politique. Il va sans dire qu'on est bien au dessus des Michéa et consorts. Ce sont de vrais philosophes, qui lisent, argumentent intelligemment et logiquement.

 

Je connais plus McIntyre et Walzer que Sandel et Taylor, mais je peux te conseiller de jeter un oeil à l'ouvrage de François Huguenin Résister au libéralisme. Les penseurs de la communauté (CNRS éditions) qui expose honnêtement les arguments des communautariens -tout en présentant aussi les critiques théologiques venant de la radical orthodoxy. et je ne conseille pas du tout cet ouvrage parce FH est un ami que je respecte beaucoup et que j'ai initié à Michael Oakeshott (et donc à tempérer son illibéralisme).

 

Sinon, pour se faire une bonne idée générale et bien foutue des penseurs communautariens, il y a l'article rédigé par Philippe de Lara dans le dictionnaire de philo po de S. Rials et P. Raynaud (et je ne dis pas ça parce que j'ai eu de Lara comme prof et que je le considère comme l'un des universitaires les plus brillants que j'ai rencontré). ;)

 

@Jesrad et Mallory : il faut reconnaître que le découpage méthodologique du monde en individus nettement séparés de leur environnement est tout aussi problématique que ses alternatives holistes, et que la reconstruction du monde sur cette base peut entraîner des artifices qui ne tiennent pas debout logiquement et historiquement.

 

Taylor par exemple parle à propos de l'individualisme de Rawls de "Moi désencombré" pour souligner son incapacité à saisir le problème de l'identité personnelle : le libéralisme postule l'existence d'un individu abstrait qui précéderait la somme de ses choix. Magiquement, il choisirait ce qui constituerait son moi faisant ainsi dépendre son identité de ses choix (en conformité avec l'idée de choix préférentiel) sans avoir de bases constitutives pour opérer ce choix. En effet, pour choisir, il faut déjà avoir constitué des préférences : l'identité personnelle, son insertion dans un environnement particulier (qui détermine les ressources disponibles) précède logiquement la possibilité de choix individuel.

 

Il s'agit d'une critique parmi tant d'autres, et à titre personnelle, je la trouve très pertinente (ce qui ne veut pas dire qu'elle réfute le libéralisme politique. Seulement un certain type de rationalisme abstrait qui lui est associé. Je crois que la solution se trouve du côté des écrits de Oakeshott, qui a formulé les mêmes critiques tout en restant attaché au libéralisme, distinguant entre individu (abstrait), individualisme (idéologie) et individualité (concret)). 

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L'intérêt des essais qui visent à réfuter un ouvrage déterminé, c'est qu'ils sont tout de même un peu moins exposés au risque de s'attaquer à ce que personne ou presque personne ne soutient. Parce que, tout de même, les libéraux qui supposent que "le libéralisme postule l'existence d'un individu abstrait qui précéderait la somme de ses choix", ce n'est pas l'espèce la plus fréquente...

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L'intérêt des essais qui visent à réfuter un ouvrage déterminé, c'est qu'ils sont tout de même un peu moins exposés au risque de s'attaquer à ce que personne ou presque personne ne soutient. Parce que, tout de même, les libéraux qui supposent que "le libéralisme postule l'existence d'un individu abstrait qui précéderait la somme de ses choix", ce n'est pas l'espèce la plus fréquente...

De fait, je préfère parler d'acteur, au sens d'entité qui agit. Ce n'est pas comme si on pouvait modéliser un individu... C'est plus rigoureux de juste constater les faits (des gens qui font des trucs) et partir de là pour raisonner.
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 Parce que, tout de même, les libéraux qui supposent que "le libéralisme postule l'existence d'un individu abstrait qui précéderait la somme de ses choix", ce n'est pas l'espèce la plus fréquente...

 

 

En fait, si, c'est même la racine commune à la plupart des théories libérales contemporaines ( et entre autre de leur prétention à la neutralité politique). Les critiques des communautariens ne se contentent pas de viser certains auteurs en particulier : ils s'attaquent à la "métaphysique commune" au libéralisme. Ce qui me fait penser à un autre ouvrage critique du libéralisme plus classique et d'inspiration marxiste : la théorie de l'individualisme possessif de McPherson. C'est un ouvrage vraiment passionnant.

 

http://www.amazon.fr/La-Th%C3%A9orie-politique-lindividualisme-possessif/dp/207031667X

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Il faudra que vous me donniez les noms de ces « libéraux » qui soutiennent une affirmation si étrange et si vague. Bien-sûr, si l’envie prend à quelqu’un de se revendiquer du « libéralisme » après avoir fait état d’un tel « postulat », il est peu probable que l’ange du Seigneur intervienne au moment fatidique pour lui clouer la bouche, mais je doute fort que cet écrivain puisse après être investigation être qualifié de « libéral » au sens que l’on donne à ce terme sur ce forum. (Ou, mieux encore, que ceux des liborgiens qui lisent ce topic et partagent ledit postulat lèvent la main.)

 

(Accessoirement, j’ai pour l’instant beaucoup de mal à voir le lien entre wertfreiheit -- si c’est bien à cela que vous faites allusion quand vous parlez de « neutralité politique » -- et l’idée d’un « individu abstrait qui précéderait la somme de ses choix ».)

 

Il me semble du reste révélateur que, selon vos propres mots, les écrivains que vous mentionnez s’attaquent à la « métaphysique commune » au libéralisme. S’ils ont besoin de s'en prendre à la métaphysique du libéralisme, c’est qu’ils ne savent comment attaquer le libéralisme lui-même.

 

En réalité, le libéralisme n’a absolument rien de métaphysique, contrairement au marxisme ou à d’autres idéologies. La notion de liberté, par exemple, est extrêmement concrète et parfaitement délimitée chez les libéraux. On ne peut pas en dire autant de l’acception que revêt ce mot pour les partisans de Marx ou les tenants de la « concurrence pure et parfaite ».

 

Bien-sûr, s’en prendre à des extrapolations métaphysiques est beaucoup plus facile que d’analyser de manière critique, citations à l’appui, les arguments des écrivains libéraux. C’est surtout beaucoup moins risqué. Il est toujours plus difficile de répondre à des critiques lorsqu’elles sont insaisissables. 

 

(La fiche Amazon de l’ouvrage de McPherson que vous citez est à cet égard assez parlante : l’auteur y dégagerait et critiquerait « les «présupposés d'ordre social» qui sont les leurs plus ou moins implicitement".)

 

Quant aux « communautariens », j’en ai rencontré un bon nombre lorsque je fréquentais la blogosphère « réac ». Ils ont toujours à la bouche des expressions dans le genre de « individu abstrait conçu indépendamment de sa culture / de sa place dans la société ». Or, non seulement ils ignorent totalement ce qu’est le libéralisme (qu'ils prétendent pourtant critiquer), mais ils sont tout à fait incapables de comprendre ce qu'est la "société" (idée au nom de laquelle ils prétendent le critiquer) : comme ils voient les hommes comme des êtres amorphes, privés de volonté et d’initiative, de la glaise en attente d’un potier, ils ne peuvent tout simplement pas concevoir que des gens puissent se rassembler, vivre ensemble, se rencontrer, former des communautés, etc…, sans y être forcés par la main de l’Etat. D’où leur idée absurde que libéralisme et communauté s’opposeraient l’un l’autre.

 

Bref, en l'attente de plus amples renseignements, j'ai pour l'instant du mal à voir dans ces gens-là des adversaires sérieux du libéralisme. 

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"En réalité, le libéralisme n’a absolument rien de métaphysique..." : celui de Hans Hoppe excepté.

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He bien je vous incite à les lire. Notamment le chapitre de mcpherson sur Locke, pas seulement sa fiche Amazon.

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 il faut reconnaître que le découpage méthodologique du monde en individus nettement séparés de leur environnement est tout aussi problématique que ses alternatives holistes, et que la reconstruction du monde sur cette base peut entraîner des artifices qui ne tiennent pas debout logiquement et historiquement.

En même temps, l'individualisme méthodologique (si c'est bien là dessus que la critique porte) n'a pas besoin de présupposer que les individus sont "nettement séparés de leur environnement".

Il y a des masses de travaux (à commencer par toute la psychologie sociale expérimentale : Ash, Milgram et compagnie) qui montrent comment le groupe influence les individus, et comment des comportements collectifs plus ou moins indépendants de la volonté de chacun peuvent en résulter.

Les individus sont façonnés par l'environnement y compris social (c'est fascinant d'observer ça chez les jeunes enfants qui n'ont pas encore assez de bagage pour y résister), mais ils n'en existent pas moins.

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D'ailleurs, tous les travaux en sc. sociales traitant de près ou de loin avec l'individualisme méthodologique montrent l'importance du social, que ça soit chez Boudon, Giddens ou Bourdieu (pour avoir un spectre idéologique bien large).

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Oui, je les lirai certainement un jour, et surtout Carl Schmitt, dont vous avez l'air de faire si grand cas. D'ailleurs, j'ai déjà un bouquin de Huguenin (celui sur l'Action française), et il n'est pas inintéressant. 

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