Chitah

[modéré]Hollande, le départ du comique français

7 382 messages dans ce sujet

il y a 1 minute, Tramp a dit :

Il n'a pas grand chose à perdre du point de vue personnel. Il peut retourner quand il veut se gaver à l'IGF ou dans une quelconque banque.


Juste tout à perdre d'un point de vue ambition personnelle, il s'est mis quasi toute la scène politique à dos avant de briller ces derniers jours.

 

Sa situation était tout à fait convenable, il était pénard, et il s'est clairement mis en risque en quittant le gouvernement. Et passer d'un ministère à une "quelconque banque" c'est un sacré échec, d'autant plus quand tu t'es mis une tonne de réseaux à dos (retrouver une planque c'est bien, mais faut voir laquelle).

 

Bref il était en pleine ascension, et n'avait pas nécessairement besoin de ça. Mais ça a payé, ce type est clairement né sous une bonne étoile.

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A la fin du mandat Hollande il n'avait pas de perspective s'il ne se lançait pas seul vu qu'il n'avait aucun poids, et qu'Hollande etait bien parti pour perdre. Donc rien à perdre. 

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Bien sûr que si il avait des perspectives, il représentait la new wave au PS (même si non encarté), on ne savait pas du tout les intentions d'Hollande à l'époque (prise de risque x2).

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Plus ses possibilités dans le privé.

 

Après en terme de cojones, contrairement à Hollande il ne se fait pas élire sur de fausses promesses, et n'a aucun problème à déclarer vouloir utiliser le 49.3 pour faire passer ses réformes (again, contraiement à un Hollande qui en blâmait l'utilisation avant de l'utiliser, donc risque pris en période d'élection). On sent qu'il se laissera beaucoup moins bloquer par les conservatismes syndicaux et administratifs. 

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Le 26/04/2017 à 20:46, FabriceM a dit :

Aujourd'hui en conseil des ministres ...

 

http://www.gouvernement.fr/conseil-des-ministres/2017-04-26/prise-en-compte-de-l-anciennete-dans-les-contrats-de-travail

 

 

Tu fais l'erreur d'embaucher 2 fois un glandu, et te voilà coincé avec lui, et obligé de le lui rappeler chaque année. Super.

Ouha j'ai relu deux fois et j'arrive toujours pas à y croire.

Moi qui n'embauche que des saisonniers je me retrouverais bien dans la merde à devoir reprendre tous les glandeurs d'une année sur l'autre.

Déja que c'est pas facile de les virer alors si en plus on nous les impose....

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il y a 26 minutes, christophe15 a dit :

Déja que c'est pas facile de les virer alors si en plus on nous les impose....

tu ne les reprendras pas d'une année sur l'autre, tu embaucheras chaque année de nouveaux saisonniers, donc ça emmerdera ceux qui ont de l'expérience, qui vont tourner dans les entreprises. Toujours le même bigntz, qui fait que d'une "bonne intention" visant à protéger les salariés, ça va être une grosse bouse

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il y a 30 minutes, christophe15 a dit :

Ouha j'ai relu deux fois et j'arrive toujours pas à y croire.

Moi qui n'embauche que des saisonniers je me retrouverais bien dans la merde à devoir reprendre tous les glandeurs d'une année sur l'autre.

Déja que c'est pas facile de les virer alors si en plus on nous les impose....

 

Tu n'auras plus qu'à prier pour que ce saute au niveau de l'accord de branche (enfin, si c'est possible, je ne suis pas spécialiste)

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il y a 21 minutes, Bisounours a dit :

tu ne les reprendras pas d'une année sur l'autre, tu embaucheras chaque année de nouveaux saisonniers, donc ça emmerdera ceux qui ont de l'expérience, qui vont tourner dans les entreprises. Toujours le même bigntz, qui fait que d'une "bonne intention" visant à protéger les salariés, ça va être une grosse bouse

Ouai c'est ce que j'ai pensé de suite.

Mais du coup ceux qui bossent bien il ne faudra pas les reprendre non plus.Et gérer une équipe neuve d'une année sur l'autre c'est vraiment dur. C'est pour ça que quand on a des bons saisonniers même au bas de l'échelle on est tenté de bien les payer.

 

Bref encore du nivellement vers le bas. Ceux qui bossent bien verront bien qu'il n'y a aucuns anciens et comprendront qu'ils ne seront pas repris. Du coup ils seront pas tenté de faire plus que le minimum syndical.Du coup les salaires resteront tout en bas de l’échelle avec jamais d'ancienneté.

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Il y a 2 heures, christophe15 a dit :

Ouai c'est ce que j'ai pensé de suite.

Mais du coup ceux qui bossent bien il ne faudra pas les reprendre non plus.Et gérer une équipe neuve d'une année sur l'autre c'est vraiment dur. C'est pour ça que quand on a des bons saisonniers même au bas de l'échelle on est tenté de bien les payer.

 

Bref encore du nivellement vers le bas. Ceux qui bossent bien verront bien qu'il n'y a aucuns anciens et comprendront qu'ils ne seront pas repris. Du coup ils seront pas tenté de faire plus que le minimum syndical.Du coup les salaires resteront tout en bas de l’échelle avec jamais d'ancienneté.

 

Et pour lutter contre cette dérive, on inventera une nouvelle législation et il y aura des bataille entre la gauche et la droite pour savoir s'il faut carrément faire du saisonnier un permanent par défaut, sauf évaluation contraire d'une commission bidule ou s'il faut garantir la qualification des saisonniers via une certification bidule. Liberté 100 % perdante.

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Le 25/04/2017 à 18:38, Johnathan R. Razorback a dit :

En parlant de ça, je relis la Critique du programme de Gotha (1875) ; Marx nous refait encore du crypto-libertarianisme à l'encontre des socialistes allemands:

 

"Une « éducation du peuple par l'Etat » est chose absolument condamnable. Déterminer par une loi générale les ressources des écoles primaires, les aptitudes exigées du personnel enseignant, les disciplines enseignées, etc., et, comme cela se passe aux Etats-Unis, surveiller, à l'aide d'inspecteurs d'Etat, l'exécution de ces prescriptions légales, c'est absolument autre chose que de faire de l'Etat l'éducateur du peuple ! Bien plus, il faut proscrire de l'école au même titre toute influence du gouvernement et de l'Eglise. Bien mieux, dans l'Empire prusso-allemand (et qu'on ne recoure pas à cette échappatoire fallacieuse de parler d'un certain « Etat de l'avenir » nous avons vu ce qu'il en est), c'est au contraire l'Etat qui a besoin d'être éduqué d'une rude manière par le peuple."

Oh putain je vais le ressortir ce passage, je suis déjà impatient

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il y a 21 minutes, poney a dit :

Oh putain je vais le ressortir ce passage, je suis déjà impatient

 

Il y a plusieurs textes qui montrent qu'à la fin de sa vie, Marx avait renoncé au socialisme d'Etat (encore défendu dans le Manifeste de 1848) comme contenu de la dictature du prolétariat (formule qu'il n'a jamais utilisé, comme chacun sait).

« La Commune ne fut pas une révolution contre une forme quelconque de pouvoir d’État, légitimiste, constitutionnelle, républicaine ou impériale. Elle fut une révolution contre l’État comme tel, contre cet avorton monstrueux de la société (…) Elle ne fut pas une révolution ayant pour but de transférer le pouvoir d’État d’une fraction des classes dominantes à une autre mais une révolution tendant à détruire cette machine abjecte de la domination de classe

-Karl Marx, Lettre à Louis Kugelmann, 17 avril 1871.

 

Ce qui fait dire à Bohy-Bunel (prolongeant toute la tradition conseilliste, hélas forme minoritaire du marxisme) que: « Marx prône finalement un post-capitalisme non-étatique. » -Benoit Bohy-Bunel, Critique radicale du concept, formulé par Frédéric Lordon, d' "Etat général", Palim Psao, 14 Novembre 2016.

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Je sais qu'il a souvent eu des grosses saillies anti état. Il faut voir ce qu'il pensait de la bureaucratie à l'époque où elle représentait le 50e d'aujourd'hui

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il y a 1 minute, Johnathan R. Razorback a dit :

Il y a plusieurs textes qui montrent qu'à la fin de sa vie, Marx avait renoncé au socialisme d'Etat (encore défendu dans le Manifeste de 1848) comme contenu de la dictature du prolétariat (formule qu'il n'a jamais utilisé, comme chacun sait).

De mémoire, le regretté Michel Leter expliquait souvent que les livres II et III du Capital étaient beaucoup plus anti-étatistes que le premier livre, et que nombre de pages qui en sont issues pourraient être contresignées sans problème par un libéral.

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C'est fort possible, si les marxistes lisaient Marx ça se saurait

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il y a 2 minutes, poney a dit :

Je sais qu'il a souvent eu des grosses saillies anti état. Il faut voir ce qu'il pensait de la bureaucratie à l'époque où elle représentait le 50e d'aujourd'hui

 

Pour autant que je puisse dire le renversement opère à partir de 1851. Auparavant Marx attaque la légitimité des Etats modernes, qui, sous couvert de neutralité, servent en fait la classe dominante. Mais il maintient, dans le Manifeste, que l'Etat peut être utilisée pour opérer une transformation révolutionnaire de la société. C'est le phénomène bonapartiste, qui manifeste aux yeux de Marx une autonomie relative, inattendue, de l'Etat par rapport à la bourgeoisie, qui provoque le basculement, je pense. A partir de cette date, les passages anarchisants se multiplient.

 

« L’intérêt matériel de la bourgeoisie française est précisément lié de façon très intime au maintien de cette machine gouvernementale vaste et compliquée. C'est là qu'elle case sa population superflue et complète sous forme d'appointements ce qu'elle ne peut encaisser sous forme de profits, d'intérêts, de rentes et d'honoraires. » -Karl Marx, Le 18 brumaire de Louis Bonaparte, 1851.

il y a 3 minutes, poney a dit :

si les marxistes lisaient Marx ça se saurait

 

Cette blague est copyrightée :D

 

"Si les marxistes avaient lu Marx, ça se saurait."
-Denis Collin, Marx, l'Etat et la Nation.

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Bah, y a battle. La blague dit bien "Un communiste, c'est un type qui a lu Marx ; et un anti-communiste, c'est quelqu'un qui a compris Marx".

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Le 25/04/2017 à 18:38, Johnathan R. Razorback a dit :

En parlant de ça, je relis la Critique du programme de Gotha (1875) ; Marx nous refait encore du crypto-libertarianisme à l'encontre des socialistes allemands:

 

"Une « éducation du peuple par l'Etat » est chose absolument condamnable. Déterminer par une loi générale les ressources des écoles primaires, les aptitudes exigées du personnel enseignant, les disciplines enseignées, etc., et, comme cela se passe aux Etats-Unis, surveiller, à l'aide d'inspecteurs d'Etat, l'exécution de ces prescriptions légales, c'est absolument autre chose que de faire de l'Etat l'éducateur du peuple ! Bien plus, il faut proscrire de l'école au même titre toute influence du gouvernement et de l'Eglise. Bien mieux, dans l'Empire prusso-allemand (et qu'on ne recoure pas à cette échappatoire fallacieuse de parler d'un certain « Etat de l'avenir » nous avons vu ce qu'il en est), c'est au contraire l'Etat qui a besoin d'être éduqué d'une rude manière par le peuple."

 

 T'as pas un lien vers une liste de citations de ce genre de Marx ? Ca ferait une excellente vidéo troll^^

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il y a 25 minutes, Nigel a dit :

T'as pas un lien vers une liste de citations de ce genre de Marx ? Ca ferait une excellente vidéo troll^^

 

Non, mais La guerre civile en France comporte plusieurs passages présentant l'Etat en soi comme une forme historique périmée dont l'abolition est un préalable à la construction d'une société sans classes.

 

"L

a classe ouvrière ne peut pas se contenter de prendre tel quel l'appareil d'État et de le faire fonctionner pour son propre compte.
Le pouvoir centralisé de l'État, avec ses organes, partout présents : armée permanente, police, bureaucratie, clergé et magistrature, organes façonnés selon un plan de division systématique et hiérarchique du travail, date de l'époque de la monarchie absolue, où il servait à la société bourgeoise naissante d'arme puissante dans ses luttes contre le féodalisme. Cependant, son développement restait entravé par toutes sortes de décombres moyenâgeux, prérogatives des seigneurs et des nobles, privilèges locaux, monopoles municipaux et corporatifs et Constitutions provinciales. Le gigantesque coup de balai de la Révolution française du XVIIIe siècle emporta tous ces restes des temps révolus, débarrassant ainsi, du même coup, le substrat social des derniers obstacles s'opposant à la superstructure de l'édifice de l'État moderne. Celui-ci fut édifié sous le premier Empire, qui était lui-même le fruit des guerres de coalition de la vieille Europe semi-féodale contre la France moderne. Sous les régimes qui suivirent, le gouvernement, placé sous contrôle parlementaire, c'est-à-dire sous le contrôle direct des classes possédantes, ne devint pas seulement la pépinière d'énormes dettes nationales et d'impôts écrasants; avec ses irrésistibles attraits, autorité, profits, places, d'une part il devint la pomme de discorde entre les factions rivales et les aventuriers des classes dirigeantes, et d'autre part son caractère politique changea conjointement aux changements économiques de la société. Au fur et à mesure que le progrès de l'industrie moderne développait, élargissait, intensifiait l'antagonisme de classe entre le capital et le travail, le pouvoir d'État prenait de plus en plus le caractère d'un pouvoir publie organisé aux fins d'asservissement social, d'un appareil de domination d'une classe. Après chaque révolution, qui marque un progrès de la lutte des classes, le caractère purement répressif du pouvoir d'État apparaît façon de plus en plus ouverte. La Révolution de 1830 transféra le gouvernement des propriétaires terriens aux capitalistes, des adversaires les plus éloignés des ouvriers à leurs adversaires les plus directs. Les républicains bourgeois qui, au nom de la Révolution de février, s'emparèrent du pouvoir d'État, s'en servirent pour provoquer les massacres de juin, afin de convaincre la classe ouvrière que la république « sociale », cela signifiait la république qui assurait la sujétion sociale, et afin de prouver à la masse royaliste des bourgeois et des propriétaires terriens qu'ils pouvaient en toute sécurité abandonner les soucis et les avantages financiers du gouvernement aux « républicains » bourgeois. Toutefois, après leur unique exploit héroïque de juin, il ne restait plus aux républicains bourgeois qu'à passer des premiers rangs à l'arrière-garde du « parti de l'ordre », coalition formée par toutes les fractions et factions rivales de la classe des appropriateurs dans leur antagonisme maintenant ouvertement déclaré avec les classes des producteurs. La forme adéquate de leur gouvernement en société par actions fut la « république parlementaire », avec Louis Bonaparte pour président, régime de terrorisme de classe avoué et d'outrage délibéré à la « vile multitude ». Si la république parlementaire, comme disait M. Thiers, était celle qui « les divisait [les diverses fractions de la classe dirigeante] le moins », elle accusait par contre un abîme entre cette classe et le corps entier de la société qui vivait en dehors de leurs rangs clairsemés. Leur union brisait les entraves que, sous les gouvernements précédents, leurs propres dissensions avaient encore mises au pouvoir d'État. En présence de la menace de soulèvement du prolétariat, la classe possédante unie utilisa alors le pouvoir de l'État, sans ménagement et avec ostentation comme l'engin de guerre national du capital contre le travail. Dans leur croisade permanente contre les masses productrices, ils furent forcés non seulement d'investir l'exécutif de pouvoirs de répression sans cesse accrus, mais aussi de dépouiller peu à peu leur propre forteresse parlementaire, l'Assemblée nationale, de tous ses moyens de défense contre l'exécutif. L'exécutif, en la personne de Louis Bonaparte, les chassa. Le fruit naturel de la république du « parti de l'ordre » fut le Second Empire.
L'empire, avec le coup d'État pour acte de naissance, le suffrage universel pour visa et le sabre pour sceptre, prétendait s'appuyer sur la paysannerie, cette large masse de producteurs qui n'était pas directement engagée dans la lutte du capital et du travail. Il prétendait sauver la classe ouvrière en en finissant avec le parlementarisme, et par là avec la soumission non déguisée du gouvernement aux classes possédantes. Il prétendait sauver les classes possédantes en maintenant leur suprématie économique sur la classe ouvrière; et finalement il se targuait de faire l'unité de toutes les classes en faisant revivre pour tous l'illusion mensongère de la gloire nationale. En réalité, c'était la seule forme de gouvernement possible, à une époque où la bourgeoisie avait déjà perdu, - et la classe ouvrière n'avait pas encore acquis, - la capacité de gouverner la nation. Il fut acclamé dans le monde entier comme le sauveur de la société. Sous l'empire, la société bourgeoise libérée de tous soucis politiques atteignit un développement dont elle n'avait elle-même jamais eu idée. Son industrie et son commerce atteignirent des proportions colossales; la spéculation financière célébra des orgies cosmopolites; la misère des masses faisait un contraste criant avec l'étalage éhonté d'un luxe somptueux, factice et crapuleux. Le pouvoir d'État, qui semblait planer bien haut au-dessus de la société, était cependant lui-même le plus grand scandale de cette société et en même temps le foyer de toutes ses corruptions. Sa propre pourriture et celle de la société qu'il avait sauvée furent mises à nu par la baïonnette de la Prusse, elle-même avide de transférer le centre de gravité de ce régime de Paris à Berlin. Le régime impérial est la forme la plus prostituée et en même temps la forme ultime de ce pouvoir d'État, que la société bourgeoise naissante a fait naître, comme l'outil de sa propre émancipation du féodalisme, et que la société bourgeoise parvenue à son plein épanouissement avait finalement transformé en un moyen d'asservir le travail au capital.
L'antithèse directe de l'Empire fut la Commune. Si le prolétariat de Paris avait fait la révolution de Février au cri de « Vive la République sociale », ce cri n'exprimait guère qu'une vague aspiration à une république qui ne devait pas seulement abolir la forme monarchique de la domination de classe, mais la domination de classe elle-même. La Commune fut la forme positive de cette république.
Paris, siège central de l'ancien pouvoir gouvernemental, et, en même temps, forteresse sociale de la classe ouvrière française, avait pris les armes contre la tentative faite par Thiers et ses ruraux pour restaurer et perpétuer cet ancien pouvoir gouvernemental que leur avait légué l'empire. Paris pouvait seulement résister parce que, du fait du siège, il s'était débarrassé de l'armée et l'avait remplacée par une garde nationale, dont la masse était constituée par des ouvriers. C'est cet état de fait qu'il s'agissait maintenant de transformer en une institution durable. Le premier décret de la Commune fut donc la suppression de l'armée permanente, et son remplacement par le peuple en armes.
La Commune fut composée des conseillers municipaux, élus au suffrage universel dans les divers arrondissements de la ville. Ils étaient responsables et révocables à tout moment. La majorité de ses membres était naturellement des ouvriers ou des représentants reconnus de la classe ouvrière. La Commune devait être non pas un organisme parlementaire, mais un corps agissant, exécutif et législatif à la fois. Au lieu de continuer d'être l'instrument du gouvernement central, la police fut immédiatement dépouillée de ses attributs politiques et transformée en un instrument de la Commune, responsable et à tout instant révocable. Il en fut de même pour les fonctionnaires de toutes les autres branches de l'administration. Depuis les membres de la Commune jusqu'au bas de l'échelle, la fonction publique devait être assurée pour un salaire d'ouvrier. Les bénéfices d'usage et les indemnités de représentation des hauts dignitaires de l'État disparurent avec ces hauts dignitaires eux-mêmes. Les services publics cessèrent d'être la propriété privée des créatures du gouvernement central. Non seulement l'administration municipale, mais toute l'initiative jusqu'alors exercée par l'État fut remise aux mains de la Commune.

Une fois abolies l'armée permanente et la police, instruments du pouvoir matériel de l'ancien gouvernement, la Commune se donna pour tâche de briser l'outil spirituel de l'oppression, le pouvoir des prêtres; elle décréta la dissolution et l'expropriation de toutes les Églises dans la mesure où elles constituaient des corps possédants. Les prêtres furent renvoyés à la calme retraite de la vie privée, pour y vivre des aumônes des fidèles, à l'instar de leurs prédécesseurs, les apôtres. La totalité des établissements d'instruction furent ouverts au peuple gratuitement, et, en même temps, débarrassés de toute ingérence de l'Église et de l'État. Ainsi, non seulement l'instruction était rendue accessible à tous, mais la science elle-même était libérée des fers dont les préjugés de classe et le pouvoir gouvernemental l'avaient chargée.

 

« L'unité de la nation ne devait pas être brisée, mais au contraire organisée par la Constitution communale; elle devait devenir une réalité par la destruction du pouvoir d'État. »
« La Constitution communale aurait restitué au corps social toutes les forces jusqu'alors absorbées par l'État parasite qui se nourrit sur la société et en paralyse le libre mouvement. »
« L'existence même de la Commune impliquait, comme quelque chose d'évident, l'autonomie municipale; mais elle n'était plus dorénavant un contre-poids au pouvoir d'État, désormais superflu. »

-Karl Marx, La guerre civile en France, 1871.

[/quote]

 

C'est à ça que j'ai adhéré il y a 5 ans. Nostalgie ... :D

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A chaque fois que Hollande dit un truc, j'envisage de plus en plus qu'il est sincèrement heureux que Macron lui succède.

"Aujourd'hui, je suis à deux doigts d'être aimé" peut aussi s'entendre dans le sens d'une vistoire par procuration.

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Disons qu'il aurait pu difficilement être heureux avec l'élection de n'importe lequel des autres candidats (à commencer par Hamon, bien sûr).

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Si tout le génie machiavélique qu'on lui prête est avéré, on est face au «meilleur» politicien des dernières décennies. 

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On le saura tôt ou tard mais j'en doute.

Ceux qui disent que Macron n'est que la marionnette de Hollande, sans plus, sont aussi ceux qui, en vrac :

 

-annonçaient partout que les sondages se trompaient : ils ont eu tort

-annonçaient partout que Macron n'était qu'une bulle qui allait s'écrouler avant le 1er tour : ils ont eu tort

-annonçaient partout que Macron n'avait pas de programme : c'est faux

-annonçaient un duel Marine - Jean-luc au second tour : on a pas fini d'en rire

-sont les même qui annoncent partout que Macron est la marionnette de la finance apatride juive mondialisée : en dehors du propos dégueulasse, faudra savoir qui dirige la marionette (hollande ou la finance ?)

 

Bref, avec autant de plantages dans les largeurs depuis 3 mois je donnerais pas très cher de leur prédiction sur "Hollande à tout manigancé pour mettre Macron président".

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Tout manigancé je n'y crois pas mais aurait il pu récupérer en partie le train en marche (#meilleureblague)? 

Ça paraît pas délirant. 

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Hollande est un opportuniste donc il essaie évidemment de s'approprier le succès de Macron. En plus, comme dit plus haut, c'est le candidat le moins éloigné de lui (Hamon est un frondeur ; Fillon et Le Pen, n'en parlons pas ; Mélenchon est son pire ennemi car il essaie de phagocyter son parti).

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Il n'y a pas besoin de grands complots mais il suffit de coups de main ça et là. 

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4 minutes ago, PABerryer said:

Il n'y a pas besoin de grands complots mais il suffit de coups de main ça et là. 

 Il y a surtout tentative de s'accrocher au wagon.

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il y a 5 minutes, PABerryer a dit :

Il n'y a pas besoin de grands complots mais il suffit de coups de main ça et là. 

 

Lesquels ? 

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Je viens d'avoir un frisson d'effroi. Dans quelques semaines, Hollande fera partie du Conseil Constitutionnel. À vie. :crying:

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Macron va nous coûter extrêmement cher vu son âge.

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