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  1. Past hour
  2. voé. Ça rejoint la notion de crédibilité, et si il est tout à fait légitime de douter des paroles d'un supposé hurluberlu, et est aussi intéressant de questionner sa propension à considérer comme fiable telle ou telle source. Mais bon, j't'apprends rien. Aussi, en plus d'être considéré comme néfaste pour la santé, le gras n'est pas vu comme source de plaisir. Or, la mode n'est qu'à ça - Plaisir des yeux, plaisir des sens - et du coup double combo contre le fat.
  3. Castaner était dispo pour le poste avant que Colomb ne le prenne.
  4. C'est tendu ce 76ers vs Nets. Jimmy Butler se fait éjecter de façon complètement débile sur une mini-bagarre et c'est Embiid (son cadet de 5 ans) qui doit le calmer pour éviter qu'il aggrave son cas. Si il cause indirectement l'élimination des 76ers après avoir sabordé la saison des TWolves, je vais me marrer
  5. Vivre en couple et le fait qu'on bouffe régulièrement chez ses/mes parents. J'ai beau faire de la propagande les principes cétogènes rentrent pas, et comme la mère de miss Bolo est infirmière tout ce qu'elle dit en matière de santé est parole d'évangile. Et du côté côté de ma mère, c'est la grande litanie des principes à la con, je pourrais écrire un bouquin avec toutes les niaiseries de ma mère sur tous les sujets de ma vie. Bref, pas simple de manger keto quand tous les repas du week-end je décide pas du menu et tous ceux de la semaine j'ai miss Bolo qui me tartine les balloches en me disant qu'il faut pas manger ci et manger ça. En même temps je la comprends, puisqu'à peu prêt tout ce que j'entends, lis, dit ou fait va a l'encontre de la sagesse populaire, ou contredit les discours officiels, ou revient à traiter les autorités officielles de branleurs. Au bout d'un moment c'est normal d'avoir des doutes.
  6. Apparemment, c'est ce qui est communément accepté. Cela dit, les expériences in vivo qui permettraient de le prouver ne me semblent pas évidentes : biopsie avec compte de cellules avant et après prise de poids, mais c'est pas non plus très rigoureux. A part ça, je ne vois pas trop comment faire.
  7. Les libéraux qui m'expliquent que les autoroutes sont dans une situation de monopole en France et qui m'expliquent que l'économie à tort quand je leur explique pourquoi c'est faux Les libéraux qui m'expliquent aussi que faire des manifs devant une speech c'est une atteinte à la liberté d'expression et quand je leur explique que non, ils viennent dire que si t'empêches les gens de rentrer c'est bien une atteinte. Ben oui ducon, si tu manifestes c'est pas une atteinte à la liberté d'expression mais si tu tapes des gens avfc une batte oui, évidemment gros gogol Les libéraux de salon quelle sale race
  8. Euh, je sens une pointe d'ironie dans cette réponse...il y a peut être un léger qui proquo.
  9. Leodagan ? Perceval ? Karadoc ? Les racines celtes ?
  10. Non c'était le pire scénario: Juppé aurait prit des voix à Macron, une partie des fillonistes et sarkozystes se seraient abstenus ou allé chez LePen et on aurait eu un second tour LePen/Mélenchon.
  11. Today
  12. Quand il trouveront quelqu'un pour le remplacer et qui acceptera le poste. Je rappelle qu'il a fallu une semaine pour trouver Castaner en remplacement à Collomb ( qui avait démissionné car avait senti le bordel arrivé).
  13. Quand une promotion se libère
  14. C'est au bout de combien de temps qu'on vire un ministre de l'intérieur manifestement incompétent ? 💤
  15. Justement cette idée selon laquelle il faut lire un auteur en soupesant chaque argument pour voir si on peut lui trouver un contre-argument au lieu de rentrer dans la logique de l'auteur pour comprendre ce qu'il peut bien vouloir dire. Parce que du coup, soit t'es un génie et dans ce cas tout va bien, soit tu n'en es pas un et tu trouves des contre-arguments qui ne tiennent pas (par exemple parce que tu comprendrais mieux ce que tu crois critiquer intelligemment en en lisant un peu plus), soit enfin tu n'en trouves pas et ça n'a plus aucun intérêt (si tant est que ça en ait jamais eu un). Et surtout, cette "méthode" encourage le genre de comportement qu'adopte Peterson dans cette conférence qui consiste à dire : "pas besoin d'avoir lu tout Marx si on a de l'esprit critique : parlons donc d'à quel point c'est ultracon avec juste une fraîche relecture du Manifeste comme point de départ". Avec cette approche, à la limite, même pas besoin de lire de la philo : soit tu liras de mauvais philosophes (Marx) et t'es tellement puissant que tu pourras les réfuter oklm, soit t'en liras de bons, mais juste pour te dire : "je suis carrément d'accord avec ce mec !". A aucun moment Peterson ne sort apparemment de son principe de bivalence, comme si la philosophie d'un auteur se réduisait à une succession d'énoncés vrais ou faux et qu'il était à la portée du premier psychologue venu de les réfuter. Je tiens à préciser par ailleurs que j'aime bien les vidéos conférences de Peterson d'habitude. C'est d'ailleurs pour ça qu'il m'irrite ici.
  16. Je sais pas ; j'ai moyen confiance en le sens critique des groupies de Peterson. Des mecs qui découvrent à 25 piges qu'il faut se foutre un coup de pied au cul .
  17. Comme il l'a dit durant l'affaire Fillon, il était fort probable qu'on lui ressorte toutes ses vieilles affaires dans la face en cas de retour.
  18. Je crois bien que c'est le cas aussi pour les enfants dont on a retrouvé les dépouilles (caries, arrêts de croissance, taille inférieure, tout ça). Une des raisons du débordement démographique des agriculteurs sédentaires, c'est aussi le rapprochement des naissances. Dans une tribu de chasseurs-cueilleurs qui se déplacent, une femme peut avoir un gamin tous les trois ou quatre ans, pas plus (on peut porter tout au plus un gamin qui n'est pas capable de marcher tout seul) ; chez des agriculteurs sédentaires, elle peut en avoir un tous les dix-huit mois sinon plus fréquemment encore. Mais si tu pensais à quelque chose de plus précis, je veux bien que tu détailles.
  19. Quelques petites remarques sur le conservatisme à la suite de ma lecture de l'essai de Huguenin (dont j'ai donné un compte-rendu ici😞 Il me semble que mon intuition, suivant laquelle le point commun de toutes les tendances du conservatisme serait d'ordre épistémologique, une conception "déflationniste" ou pessimiste sur les capacités de la raison humaine, permet de rendre compte de deux traits courants chez les conservateurs, d'une part l'apologie du préjugé, d'autre part l'emphase mis sur l'autorité. En effet, c'est parce qu'il ne fait pas guère confiance à la réflexion individuelle que le conservateur préfère suivre les usages hérités, même s'il ne peut pas rendre compte de leur bien fondé. Burke lie explicitement les deux aspects: « Nous chérissons nos préjugés parce que ce sont des préjugés. C’est que nous craignons d’exposer l’homme à vivre et à commercer avec ses semblables en ne disposant que de son propre fonds de raison, et cela parce que nous soupçonnons qu’en chacun ce fonds est petit, et que les hommes feraient mieux d’avoir recours, pour les guider, à la banque générale et au capital constitué des nations et des siècles. » (Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France, 1791, rééd. « Pluriel », 1989, p.310). L'impuissance de la raison fait qu'elle ne peut déterminer ce qu'est le bien ; le seul fait de s'y essayer engendre des discussions stériles qui affaiblissent toutes les institutions et finalement la société elle-même. Maistre est très clair là-dessus: « L’homme pour se conduire n’a pas besoin de problèmes, mais de croyances. Son berceau doit être environné de dogmes ; et, lorsque sa raison se réveille, il faut qu’il trouve ses opinions faites, du moins sur tout ce qui a rapport à sa conduite. Il n’y a rien de si important pour lui que les préjugés. […] Or ces sortes d’opinions sont le plus grands besoin de l’homme, les véritables éléments de son bonheur, et le Palladium des empires. Sans elles, il ne peut y avoir ni culte, ni morale, ni gouvernement. Il faut qu’il y ait une religion d’Etat comme une politique de l’Etat ; ou plutôt, il faut que les dogmes religieux et politiques mêlés et confondus forment ensemble une raison universelle ou nationale assez forte pour réprimer les aberrations de la raison individuelle qui est, de sa nature, l’ennemi mortelle de toute association quelconque, parce qu’elle ne produit que des opinions divergentes. » -Joseph de Maistre, Des origines de la souveraineté. D'où il suit que les conservateurs ne se contentent pas de dire que l'autorité (c'est-à-dire cette forme du commandement qui ne repose ni sur la violence, ni sur la persuasion discursive rationnelle) est la condition nécessaire voire suffisante de certaines activités (par exemple l'éducation) -ils adorent l'autorité, ils aimeraient en mettre partout, et dans les variantes non-libérales de conservatisme c'est sur l'autorité exclusive et non sur une quelconque forme de délibération (fût elle limité à une oligarchie parlementaire soi-disant éclairée) que devrait reposer entièrement le pouvoir politique. Cf l'article autorité du Dictionnaire du conservatisme. Et ceci est cohérent car l'autorité est un commandement fondé sur une confiance instinctive, à l'abri de la discussion et de la controverse, puisqu'elle n'est pas fondé sur une argumentation rationnelle. Par ailleurs, même les conservateurs réactionnaires semblent cohérent avec les "classiques" en ce qui concerne leur espèce de pluralisme constitutionnel. Maistre dit par exemple que: « Le despotisme, pour telle est nation, est aussi naturelle, aussi légitime que la démocratie pour telle autre. » (Joseph de Maistre, De la souveraineté du peuple. Un anti-contrat social, 1794, rééd. PUF, 1992, p.109). Or les classiques semblent admettre cette idée étrange qu' "il peut y avoir plusieurs bons choix rationnels et plusieurs régimes politiques légitimes. ». Or il me semble que ce pluralisme découle là aussi d'une racine épistémologique et de la préférence pour l'obéissance aux traditions (qui varient manifestement dans le temps et l'espace) à la réflexion critique. Et enfin, on trouve chez Burke une confusion conceptuelle typiquement conservatrice (d'origine platonicienne) entre la vertu et la liberté: « Qu’est-ce d’ailleurs que la liberté sans la sagesse et sans la vertu ? C’est de tous le pire : car c’est le dérèglement, et le vice, et la démence. » (Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France, 1791, rééd. « Pluriel », 1989, p.313). Donc si être libre c'est faire le bien, et que je suis impuissant à le connaître par moi-même, alors il est parfaitement logique que je ne puisse pas me plaindre si je suis né, par exemple, dans la caste des esclaves d'une société admettant quelque chose de ce genre. Ou bien si je suis né femme dans une société où les femmes ne jouissent pas d'une égalité en droits, etc. Évidemment, si je ne veux pas être obligé de "préférer le familier à l'inconnu" (Oakeshott), il n'est que de montrer que la prémisse était fausse. Et en fait elle est complètement intenable, car si je ne suis pas capable de déterminer (au moins en puissance) si la règle héritée est bonne ou mauvaise, autrui n'est pas non plus capable de me prouver qu'elle est bonne, et par suite on ne peut maintenir une règle quelconque que par la violence, puisque elle est arbitraire, dénuée de justification raisonnable. L’anti-rationalisme aboutit au même résultat que le relativisme moral flétrit par les conservateurs: s'il n'y a pas de bien objectif ou s'il n'est pas rationnellement découvrable, l'ordre social n'a pas d'autre loi que celle du plus fort. Il n'y a rien à redire si demain les bolcheviks prennent le pouvoir. Maistre ou Hume sont cohérents avec leurs prémisses lorsqu'ils affirment qu' "Un gouvernement établi possède un avantage infini par cela même qu’il est établi." (David Hume, Essais moraux, politiques et littéraires, et autres essais, PUF, coll. « Perspectives anglo-saxonnes », trad. Gilles Robel, 2001, 874 pages, p.640). Si mon intuition est exacte, ça expliquerait aussi partiellement pourquoi le conservatisme semble, sur le long terme, continuellement obligé de se moderniser (il tend à combattre les innovations qui arrivent et plus celles qui sont déjà à l’œuvre dans la société ou la législation) et d'accepter les évolutions réclamées par les "progressistes" (et en fait tous les non-conservateurs). Comment pourraient-ils accorder de l'importance au fait d'avancer des arguments percutants s'ils pensent que "l'intelligence n'est qu'une petite chose à la surface de nous-mêmes" (Barrès) ? A quoi bon ?
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