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  1. Past hour
  2. Euh, je sens une pointe d'ironie dans cette réponse...il y a peut être un léger qui proquo.
  3. Leodagan ? Perceval ? Karadoc ? Les racines celtes ?
  4. Non c'était le pire scénario: Juppé aurait prit des voix à Macron, une partie des fillonistes et sarkozystes se seraient abstenus ou allé chez LePen et on aurait eu un second tour LePen/Mélenchon.
  5. Quand il trouveront quelqu'un pour le remplacer et qui acceptera le poste. Je rappelle qu'il a fallu une semaine pour trouver Castaner en remplacement à Collomb ( qui avait démissionné car avait senti le bordel arrivé).
  6. Quand une promotion se libère
  7. C'est au bout de combien de temps qu'on vire un ministre de l'intérieur manifestement incompétent ? 💤
  8. Today
  9. Justement cette idée selon laquelle il faut lire un auteur en soupesant chaque argument pour voir si on peut lui trouver un contre-argument au lieu de rentrer dans la logique de l'auteur pour comprendre ce qu'il peut bien vouloir dire. Parce que du coup, soit t'es un génie et dans ce cas tout va bien, soit tu n'en es pas un et tu trouves des contre-arguments qui ne tiennent pas (par exemple parce que tu comprendrais mieux ce que tu crois critiquer intelligemment en en lisant un peu plus), soit enfin tu n'en trouves pas et ça n'a plus aucun intérêt (si tant est que ça en ait jamais eu un). Et surtout, cette "méthode" encourage le genre de comportement qu'adopte Peterson dans cette conférence qui consiste à dire : "pas besoin d'avoir lu tout Marx si on a de l'esprit critique : parlons donc d'à quel point c'est ultracon avec juste une fraîche relecture du Manifeste comme point de départ". Avec cette approche, à la limite, même pas besoin de lire de la philo : soit tu liras de mauvais philosophes (Marx) et t'es tellement puissant que tu pourras les réfuter oklm, soit t'en liras de bons, mais juste pour te dire : "je suis carrément d'accord avec ce mec !". A aucun moment Peterson ne sort apparemment de son principe de bivalence, comme si la philosophie d'un auteur se réduisait à une succession d'énoncés vrais ou faux et qu'il était à la portée du premier psychologue venu de les réfuter. Je tiens à préciser par ailleurs que j'aime bien les vidéos conférences de Peterson d'habitude. C'est d'ailleurs pour ça qu'il m'irrite ici.
  10. Je sais pas ; j'ai moyen confiance en le sens critique des groupies de Peterson. Des mecs qui découvrent à 25 piges qu'il faut se foutre un coup de pied au cul .
  11. Comme il l'a dit durant l'affaire Fillon, il était fort probable qu'on lui ressorte toutes ses vieilles affaires dans la face en cas de retour.
  12. Je crois bien que c'est le cas aussi pour les enfants dont on a retrouvé les dépouilles (caries, arrêts de croissance, taille inférieure, tout ça). Une des raisons du débordement démographique des agriculteurs sédentaires, c'est aussi le rapprochement des naissances. Dans une tribu de chasseurs-cueilleurs qui se déplacent, une femme peut avoir un gamin tous les trois ou quatre ans, pas plus (on peut porter tout au plus un gamin qui n'est pas capable de marcher tout seul) ; chez des agriculteurs sédentaires, elle peut en avoir un tous les dix-huit mois sinon plus fréquemment encore. Mais si tu pensais à quelque chose de plus précis, je veux bien que tu détailles.
  13. Quelques petites remarques sur le conservatisme à la suite de ma lecture de l'essai de Huguenin (dont j'ai donné un compte-rendu ici😞 Il me semble que mon intuition, suivant laquelle le point commun de toutes les tendances du conservatisme serait d'ordre épistémologique, une conception "déflationniste" ou pessimiste sur les capacités de la raison humaine, permet de rendre compte de deux traits courants chez les conservateurs, d'une part l'apologie du préjugé, d'autre part l'emphase mis sur l'autorité. En effet, c'est parce qu'il ne fait pas guère confiance à la réflexion individuelle que le conservateur préfère suivre les usages hérités, même s'il ne peut pas rendre compte de leur bien fondé. Burke lie explicitement les deux aspects: « Nous chérissons nos préjugés parce que ce sont des préjugés. C’est que nous craignons d’exposer l’homme à vivre et à commercer avec ses semblables en ne disposant que de son propre fonds de raison, et cela parce que nous soupçonnons qu’en chacun ce fonds est petit, et que les hommes feraient mieux d’avoir recours, pour les guider, à la banque générale et au capital constitué des nations et des siècles. » (Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France, 1791, rééd. « Pluriel », 1989, p.310). L'impuissance de la raison fait qu'elle ne peut déterminer ce qu'est le bien ; le seul fait de s'y essayer engendre des discussions stériles qui affaiblissent toutes les institutions et finalement la société elle-même. Maistre est très clair là-dessus: « L’homme pour se conduire n’a pas besoin de problèmes, mais de croyances. Son berceau doit être environné de dogmes ; et, lorsque sa raison se réveille, il faut qu’il trouve ses opinions faites, du moins sur tout ce qui a rapport à sa conduite. Il n’y a rien de si important pour lui que les préjugés. […] Or ces sortes d’opinions sont le plus grands besoin de l’homme, les véritables éléments de son bonheur, et le Palladium des empires. Sans elles, il ne peut y avoir ni culte, ni morale, ni gouvernement. Il faut qu’il y ait une religion d’Etat comme une politique de l’Etat ; ou plutôt, il faut que les dogmes religieux et politiques mêlés et confondus forment ensemble une raison universelle ou nationale assez forte pour réprimer les aberrations de la raison individuelle qui est, de sa nature, l’ennemi mortelle de toute association quelconque, parce qu’elle ne produit que des opinions divergentes. » -Joseph de Maistre, Des origines de la souveraineté. D'où il suit que les conservateurs ne se contentent pas de dire que l'autorité (c'est-à-dire cette forme du commandement qui ne repose ni sur la violence, ni sur la persuasion discursive rationnelle) est la condition nécessaire voire suffisante de certaines activités (par exemple l'éducation) -ils adorent l'autorité, ils aimeraient en mettre partout, et dans les variantes non-libérales de conservatisme c'est sur l'autorité exclusive et non sur une quelconque forme de délibération (fût elle limité à une oligarchie parlementaire soi-disant éclairée) que devrait reposer entièrement le pouvoir politique. Cf l'article autorité du Dictionnaire du conservatisme. Et ceci est cohérent car l'autorité est un commandement fondé sur une confiance instinctive, à l'abri de la discussion et de la controverse, puisqu'elle n'est pas fondé sur une argumentation rationnelle. Par ailleurs, même les conservateurs réactionnaires semblent cohérent avec les "classiques" en ce qui concerne leur espèce de pluralisme constitutionnel. Maistre dit par exemple que: « Le despotisme, pour telle est nation, est aussi naturelle, aussi légitime que la démocratie pour telle autre. » (Joseph de Maistre, De la souveraineté du peuple. Un anti-contrat social, 1794, rééd. PUF, 1992, p.109). Or les classiques semblent admettre cette idée étrange qu' "il peut y avoir plusieurs bons choix rationnels et plusieurs régimes politiques légitimes. ». Or il me semble que ce pluralisme découle là aussi d'une racine épistémologique et de la préférence pour l'obéissance aux traditions (qui varient manifestement dans le temps et l'espace) à la réflexion critique. Et enfin, on trouve chez Burke une confusion conceptuelle typiquement conservatrice (d'origine platonicienne) entre la vertu et la liberté: « Qu’est-ce d’ailleurs que la liberté sans la sagesse et sans la vertu ? C’est de tous le pire : car c’est le dérèglement, et le vice, et la démence. » (Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France, 1791, rééd. « Pluriel », 1989, p.313). Donc si être libre c'est faire le bien, et que je suis impuissant à le connaître par moi-même, alors il est parfaitement logique que je ne puisse pas me plaindre si je suis né, par exemple, dans la caste des esclaves d'une société admettant quelque chose de ce genre. Ou bien si je suis né femme dans une société où les femmes ne jouissent pas d'une égalité en droits, etc. Évidemment, si je ne veux pas être obligé de "préférer le familier à l'inconnu" (Oakeshott), il n'est que de montrer que la prémisse était fausse. Et en fait elle est complètement intenable, car si je ne suis pas capable de déterminer (au moins en puissance) si la règle héritée est bonne ou mauvaise, autrui n'est pas non plus capable de me prouver qu'elle est bonne, et par suite on ne peut maintenir une règle quelconque que par la violence, puisque elle est arbitraire, dénuée de justification raisonnable. L’anti-rationalisme aboutit au même résultat que le relativisme moral flétrit par les conservateurs: s'il n'y a pas de bien objectif ou s'il n'est pas rationnellement découvrable, l'ordre social n'a pas d'autre loi que celle du plus fort. Il n'y a rien à redire si demain les bolcheviks prennent le pouvoir. Maistre ou Hume sont cohérents avec leurs prémisses lorsqu'ils affirment qu' "Un gouvernement établi possède un avantage infini par cela même qu’il est établi." (David Hume, Essais moraux, politiques et littéraires, et autres essais, PUF, coll. « Perspectives anglo-saxonnes », trad. Gilles Robel, 2001, 874 pages, p.640). Si mon intuition est exacte, ça expliquerait aussi partiellement pourquoi le conservatisme semble, sur le long terme, continuellement obligé de se moderniser (il tend à combattre les innovations qui arrivent et plus celles qui sont déjà à l’œuvre dans la société ou la législation) et d'accepter les évolutions réclamées par les "progressistes" (et en fait tous les non-conservateurs). Comment pourraient-ils accorder de l'importance au fait d'avancer des arguments percutants s'ils pensent que "l'intelligence n'est qu'une petite chose à la surface de nous-mêmes" (Barrès) ? A quoi bon ?
  14. Pour la santé de tous les humains ou pour la santé de ceux qui ont survécu au delà d'un certain âge et dont on a donc pu retrouver les fossiles ? Trois observations sur la démographie des endroits qui ont adopté l'agriculture et ceux qui ne l'ont pas fait me feraient dire que c'est bien moins clair que ça.
  15. https://twitter.com/Noahpinion/status/1119647075598077952
  16. On est à l’os niveau dépense publique.
  17. Ce qui est vrai. Marx, comme Raymond Aron, comme Sartre, comme Castoriadis, réduit l'humanité à son historicité. (Et je me demande si ça ne commence pas avec Rousseau). "L'essence de l'homme n'est pas une abstraction inhérente à l'individu isolé. Dans sa réalité, elle est l'ensemble des rapports sociaux." (sixième des Thèses sur Feuerbach). Chez lui ça donne un relativisme original, social-constructiviste et basé sur la classe et l'infrastructure productive. Mais ce n'est pas original que Marx soit relativiste, c'est un allemand...
  18. J’ai terminé de lire l’essentiel de l’essai de François Huguenin intitulé Histoire intellectuelles des droites. Le conservatisme impossible (Perrin, coll. Tempus, 2013 (2006 pour la première édition), 496 pages). Compte-rendu qui pourra intéresser @PABerryer et @Vilfredo Pareto.
  19. Si vous avez des toutous.
  20. Notre-Dame: une cellule psychologique activée pour les agents du ministère de la Culture
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