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Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 23/04/2018 dans toutes les zones

  1. 3 points
    Quand le traitant prend un appel, il a, face à lui, un questionnaire type. A chaque saisie de champ, des propositions s’ouvrent pour orienter l’échange. Selon les réponses, les questions apparaissent les unes après les autres selon un arbre causal. Il vient alors un moment où le questionnaire dit ce qu’il faut faire : passer l’appel à un médecin régulateur. Sur Paris, il a été activé une plateforme unique pour les appels police/pompier. Elle couvre plusieurs départements. Quand tu appelles ou la police ou les pompiers, un opérateur décroche dans une première salle. Ce contact préliminaire neutralise les faux appels pour ne pas saturer les vrais salles d’appels (au moins 20% des appels mais je crois bien plus). Une fois ce premier contact établi, l’operateur transfert le requérant à la bonne salle. Ça arrive alors chez les pompiers sur une « table » ou chez les policiers. Le pompier qui décroche a alors une fiche qui apparaît avec les premières infos de collectées. Le système informatique lui présente des questions à poser. En parallèle, un secours est déclenché avec une fiche qui s’imprime automatiquement quand la sirène sonne. Le chef d’agrès prend la fiche et part avec son véhicule. A la table, si le pompier est bloqué, le « chef de table » va prendre la mains (4 à 6 pompiers par table et 1 chef). Si le requérant est un cas médical, il est alors envoyé vers un médecin régulateur dans une salle spéciale. Celui-ci va établir un premier diagnostic et chercher un lieu d’hospitalisation adapté en lien avec le SAMU. Dans son trajet, le véhicule de secours va recevoir des informations complémentaires si nécessaire. Si l’appel concerne la police, il est envoyé vers une plateforme. Selon la demande, il est demandé au requérant de se présenter à un commissariat. Sinon, le plateforme saisi le commissariat compétent pour envoyer un équipage. Si une intervention est nécessaire, une salle de commandement centrale prend la main pour la coordonner. Cette salle peut appeler les forces spéciales, les services de déminage... A Paris, elle va utiliser le réseau de caméra pour renseigner les équipages en déplacement et les guider. Elle peut faire des recherches de suspect.... En parallèle, selon la gravité, la plateforme maintien le contact téléphonique jusqu’à l’arrivée des moyens de secours. Lors de ce processus, les services de police vont constituer un dossier pour transfert vers les services judiciaires et la justice. Actuellement, une seconde plateforme unique est en projet. C’est un partage police/SAMU. Le but d’en avoir deux est d’être sûr de toujours en avoir une de fonctionnelle quoi qu’il se passe sur Paris. Le véritable effet de l’étatisation est là.
  2. 3 points
    Paris, c’est par le dessus. Son bassin hydrographique fait que l’alerte sera lancée 48h au minimum (petit détail, la hauteur d’eau précise ne peut être connu que 24h à l’avance). On peut avoir une estimation à deux semaines. Prague, en comparaison, ça peut être quelques heures seulement. Comme les inondations dans les Pyrénées ou en Méditerranée. La RATP est capable de se protéger en 24h sachant que certains de leurs agents ont des qualifications de maçon pour participer à la protection. Le problème des nappes porte sur l’accélération de la montée des eaux et les infiltrations. Pour les infiltrations, le problème est en fait quotidien. Le moindre suintement par un plafond ou mur rend la station, le tunnel infecte. Il y a alors des mousses, de la putréfaction, des odeurs pestilentielles. Le pompon, c’est Opera-Auber. Il y a là une nappe bien connue (fantôme de l’Opera). L’incurie de la RATP jusque dans les années 90 s’y fait jour. Mais il y a des travaux très importants actuellement pour une mise au propre de ce hub touristique. Une boîte française a développé un revêtement étanche très efficace. Il est posé progressivement à chaque travaux de réfection. L’enduit a une élasticité qui tolère un fissurage de 7mm avant de céder. C’est pas mal du tout.
  3. 2 points
    Non, même pas. Le marxisme (forme la plus rationaliste du socialisme), est mauvais, même lorsque anarcho-libertaire ou non-violent au niveau des méthodes. Il est mauvais parce que toutes les idées originales de Marx sont fausses (et les idées ont des conséquences, comme dirait l'autre). -la théorie de l'exploitation est fausse [critique autrichienne]. -L'idée du déterminisme économique en dernière instance ("matérialisme historique") est fausse [critique de Castoriadis, J. Freund, de François Athané* etc.]. De surcroît, combinée au rejet de la morale, elle pousse nombre d'esprit vers le relativisme moral [critique d'Émile Faquet, Henri de Man, parmi d'autres], donc potentiellement vers l'idée que la fin justifie les moyens. -l'idée que la classe qui contrôle les moyens de production contrôle la production culturelle est fausse (en tant que posée comme universelle. Localement ça peut marcher). -l'idée que la bourgeoisie est devenue une entrave aux forces productives est fausse. Pareil pour le soi-disant effondrement inéluctable du capitalisme. Pareil pour la théorie de la paupérisation absolue**. Pareil pour l'idée que le prolétariat devra par sa nature même se révolter [critique d'André Gorz] -l'idée que le socialisme sera un mode de production plus productif que le capitalisme est fausse (manque de bol, c'était un pré-requis à la thèse de Marx sur la disparition de l'Etat communiste-révolutionnaire ; cf critique de Robert Tremblay: http://hydra.forumactif.org/t2958-robert-tremblay-critique-de-la-theorie-marxiste-de-letat?highlight=Robert+Tremblay ). -toutes les descriptions de Marx sur ce que sera le communisme (abondance matérielle jusqu'à la disparition de la rareté, disparition de la division du travail jusqu'au plein épanouissement de toutes les facultés humaines, fin de l'Etat et du politique, disparition des nations dans une "communauté socialiste" mondiale) sont parfaitement utopiques et absurdes. En plus d'autres idées fausses non-spécialement marxistes (idéologie du progrès, etc.). * ** Critique jaurésienne de ce point
  4. 2 points
    Moi, je me contente de continuer à cocher des cases. Depuis 2014/2015 et venant notamment des USA mais pas que, je (mais on est plusieurs) me mets à remarquer une droitisation-trumpisation-poutinisation-étrangerophobisation-néonationalisation du mouvement. Et ce forum n'y a pas échappé, l'éjection d'un Free Jazz et d'autres, et de l'autre côté, la disparition plus ou moins bruyante de quelques grands anciens du forum à cause de cette droitisation, n'est qu'une petite goute dans ce bordel. Pour la plupart de ces gens, je m'en fiche, on a le droit d'être de droite comme on a le droit d'être de gauche, on a le droit d'être conservateur et, même si je le regrette, on a aussi le droit d'être un con et d'être nazi. Ce qui m'emmerde, c'est quand ils continuent a se revendiquer libéraux et pis encore, quand ils sont assimilés par nos ennemis comme des libéraux, parce que ça nous retombe sur la gueule. Et ça c'est pas cool. Et plus largement, ça pose question sur notre mouvement, d'où il vient et où il va, et pourquoi ces personnes y ont été attirées (par opportunisme anti gauchiste ?) ou pourquoi elles ont changé (quel était leur niveau de persuasion avant ?). Alors moi Fabry, je m'en fiche, je n'ai jamais aimé ce qu'il écrivait et j'ai toujours trouvé son passe temps stupide et stérile, d'abord parce que je ne crois pas au sens de l'histoire, ensuite parce que la futurologie n'a pas d'intérêt à mes yeux, je préfère m'intéresser à ce qui existe (mais, c'est sans doute pas un hasard, je n'aime pas du tout la SF et de manière générale, je ne suis pas quelqu'un qui a beaucoup d'imagination, raison pour laquelle je suis totalement insensible à l'art non figuratif, bref). Bon, maintenant, je vois qu'en plus de faire partie de ces libéraux qui se mettent a adorer Trump, il devient pote avec des nazbols. Bon, pourquoi pas, j'ai bien un très bon ami au PCF (mais il a le bon gout de faire partie des semi-sociaux-traitres et d'être démocrate, s'il était stalinien ça serait une autre musique). On verra la suite, on a le droit d'avoir des amis avec qui on ne partage pas des vues politiques, et je dirais même que c'est heureux et souhaitable, d'ailleurs, je n'ai pas un seul ami proche qui soit libéral. Ca s'appelle être un Humain, ça ne pose pas de problème en particulier. Mais a partir de là, si ça part plus en couilles, on pourra pas dire qu'on a pas vu quelques indices (parce que ce que ça ne dit pas ici, c'est si c'est 15 ans d'amitié qu'il continue d'honorer ou si ça fait partie de ses nouveaux et récents amis...).
  5. 2 points
    J'ai terminé la thèse de Leroy Ladurie sur les paysans du Languedoc, il montre, en se basant sur les compoix, les contractions et élargissements de la propriété privée dans l'intra millénaire, et l'impact de la propriété foncière sur le développement du capitalisme industriel, c'est une lecture que je conseille à tout libéral. C'est très facile à lire, bien écrit et riche au plan des enseignements. Décidément cette école française d'histoire médiévale est extraordinaire. https://www.amazon.fr/Paysans-Languedoc-Emmanuel-Roy-Ladurie/dp/2080810073 Sinon, spécialement pour @F. mas, un ouvrage à conseiller sur le public choice ? En français si possible (je lis l'anglais, bien sur, mais je voudrais lire ce livre sur le côté de mes lectures académiques, donc en mode "repos") et ouvrage de type "introductif" ou généraliste.
  6. 2 points
    Oui, les bons vieux trips "X est une construction sociale" avant l'heure. Du coup, développons (@Anton_K comme annoncé plus haut). Le léninisme biologique, kézako ? Il faut déjà comprendre ce qu'est le léninisme ; le léninisme, c'est avant toute autre considération, une stratégie de conquête du pouvoir, et qui plus est l'une des plus efficaces qui existent. Pour conquérir le pouvoir, il faut rassembler un groupe, c'est-à-dire des gens loyaux (sachant que trahir pour le pouvoir, c'est tellement tentant) et efficaces/motivés (parce que les apéros où l'on refait le monde, ça fait avancer la cirrhose, pas la conquête du pouvoir). Des gens de cette sorte, c'est assez facile d'en trouver, il suffit de draguer tous les groupes qui se sentent frustrés par l'état actuel des choses (pour Lénine, il suffisait de recruter dans tout ce qui n'était pas fils de bonne famille et ethniquement russe, et dont le régime freinait activement l'ascension ; et ça faisait vachement de monde en fin de compte), et de leur promettre que leur ascension sociale sera garantie par le système qu'on compte mettre en place (avec le socialisme, c'est facile : l'espérance messianique du Grand Soir permet de promettre tout, n'importe quoi et son contraire à tout le monde). Leur loyauté au futur/nouveau est assurée par le simple fait que, si le socialisme recule, ils retomberont dans les bas-fonds d'où ils ont été extraits (d'où la méfiance, pour dire le moins, envers tous ceux qui ont des origines nobles, bourgeoises ou koulak, même partiellement). Et hop, tu viens de reconstituer une classe dirigeante, c'est-à-dire une élite et une masse de fonctionnaires d’État à partir de rien, prête à remplacer du jour au lendemain l'ancienne élite (qui, dans le léninisme originel, finit au mieux en exil, et au pire dans une fosse commune). Et maintenant, le léninisme biologique. Nous sommes aujourd'hui dans une société où il n'y a plus vraiment d'obstacle juridique à l'ascension sociale de telle ou telle personne qui n'est pas née au bon endroit ni des bons parents : il faut donc changer la tactique de recrutement. Le léninisme originel trouvait ses ouailles selon des critères ethniques (tous ceux qui n'étaient pas russes : Géorgiens, Juifs, Ukrainiens, Kalmouks et autres) et sociaux (ouvriers, paysans). Le léninisme biologique trouve ses ouailles selon des critères, bah, biologiques : femmes, descendants d'immigrés de couleur, gays, lesbiennes, transsexuels, intersexués, peut-être un jour moches, ou obèses (il n'y a qu'à voir la frange radicale du mouvement "body acceptance" : "fat power" et "fat liberation"), et les unit par le biais de l'intersectionnalité. Évidemment, tous ces groupes à unir ne sont pas dans une situation comparable : très pénible pour certains (trans, intersexués, hommes arabes), équivoque pour d'autres (lesbiennes et gays), en nette amélioration pour d'autres encore (femmes, autres minorités). Alors "on" va les conscientiser de manière à les radicaliser, à leur faire croire que leur situation est bien pire que ce qu'elle est (pay gap, anyone ?) et que quiconque leur dit l'inverse leur veut du mal même sans le savoir (systemic oppression, tout ça), afin de s'assurer de leur loyauté pour la suite de la conquête du pouvoir. De même qu'il y a une autre différence importante, à savoir que les bolchéviks avaient une structure centrale, le Parti, avec à sa tête un unique Lénine, et une doctrine, le centralisme démocratique. Aujourd’hui, la nébuleuse est plus diffuse, avec plein de groupuscules plus ou moins formels (ce qui explique que les femmes blanches soient accusées de racisme, tandis que les gays sont accusés de sexisme, ou tout autre crime-pensée). En l'absence de chef unique, tout ça continue à se tirer un peu dans les pattes malgré l'intersectionnalité ; mais dans le même temps, leurs idées progressent, et leur poids politique augmente. Leur diversité les rend peut-être même plus dangereux, et en tous cas plus résilients.
  7. 1 point
    C'est encore Strauss qu'a foutu le bordel. Villey reprend la thèse que Strauss pose dans son livre sur Hobbes, à savoir que H est le père de la Modernité. Eh puis Strauss va changer d'avis au cours de sa carrière (pensées sur Machiavel) pour faire du florentin le père de la science politique moderne.
  8. 1 point
    Bitcoin est une devise cryptographique inventée en 2009. En gros c'est une monnaie électronique utilisant des concepts cryptographiques pour en assurer l'existence en quantité fixe. L'introduction de nouveaux bitcoins est conçue pour fonctionner selon le modèle des ressources matérielles (comme les métaux précieux), c'est à dire que la vitesse de production est inversement proportionnelle à la quantité restante. Ce qui fait que sa production chute exponentiellement jusqu'à atteindre une quantité finale dans quelques décennies. Quelques points clefs : - bitcoin s'utilise avec un logiciel libre (licence MIT) ; - le système est entièrement décentralisé (c'est un réseau P2P), ce qui fait que personne en particulier, par exemple les gouvernements, ne peut contrôler ou empêcher l'utilisation du système ; - il n'y aura jamais plus de 21 millions de bitcoins (chacun étant divisible cent millions de fois). Les transactions de clients modifiés pour dépasser cette limite seraient immédiatement refusées par les autres clients ; - le système peut être aussi anonyme qu'il est possible de l'être sur internet (une addresse de réception n'étant qu'une clef privée ne renfermant aucune donnée nominative ou autre) ; - bitcoin est d'ores et déjà soutenu par une communauté active d'utilisateurs, échangeant notamment des bitcoins contre des devises nationales (essentiellement USD, CAD, EUR et RUB) ; Plus d'infos sur le site officiel : www.bitcoin.org Nous pensons qu'il s'agit là d'une invention réellement révolutionnaire, et qu'elle marque un tournant dans l'histoire économique des deux derniers millénaires. Mais là, je m'emballe un peu !
  9. 1 point
  10. 1 point
    Il y avait un acteur présent lors de l'attentat du Thalys qui disait après l'évènement que le pire était de se sentir pris au piège : tu ne peux pas fuir, tu es désarmé et la police n'est pas là. Lors de l'attentat au couteau de samedi, Le Figolu rapporte les propos d'un monsieur qui était dans un café ou une sandwicherie avec son jeune fils. Il a appelé la police directement dès qu'il a compris ce qu'il se passait. Le terro faisait son truc tranquille dans la rue, puis il a vu les gens dans le café et s'est dirigé vers eux. Le cafetier a fermé la porte du café à clef à temps donc le terro est retourné couper des gens ailleurs. J'imagine que si j'avais été à la place du type dans le café, le pire aurait été le même manque d'options disponibles que dans le Thalys. La police n'est pas là car la police ne peut pas être à tous les coins de rue. La moitié des adultes est en train de crier et/ou pleurer et/ou dire ou faire des choses incohérentes. Un quart ont déjà quitté le lieu et les autres regardent ébahis. Le cafetier ne peux pas tranquillement prendre son shotgun de sous le comptoir, sortir en terrasse, disperser le cas social apprenti-boucher et retourner préparer des expresso car... il n'a pas de shotgun car c'est interdit. Tu n'as pas d'arme à feu sur toi parce que c'est interdit et qu'on vit en pays civilisé : on ne devrait pas sortir armé pour commander une glace mandarine-chocolat à son fils. Et puis l'idée d'avoir ton gosse à trente centimètres d'un flingue chargé, no thanks. Il n'est pas dans ta culture de sortir, prendre une chaise et commencer à jouer les déménageurs grognons avec le type, car tu attendais que la maîtresse te dise s'il fallait utiliser le stabilo jaune ou bleu pour surligner les adjectifs quand tu étais petit. Tu ne peux pas avoir cette idée. Et même si tu l'as parce que tu es né en Ukraine, zero personne n'aura l'idée de te suivre. A moins d'un rassemblement des supporteurs de l'AC Ajaccio dans un pub de la place, il faut oublier ça. Ton voisin n'a pas d'arme à feu sur lui car c'est illégal pour lui aussi, que vu sa gueule de rageux il vaudrait mieux que cela reste le cas et que même si les libéraux étaient au pouvoir, changer la législation d'un coup sans avoir la bonne culture des armes à feu d'abord risquerait de créer des little-Chicago dans nos riantes banlieues non pavillonnaires et des remakes de Fury Road le 15 août sur l'A1. Bref, on est pas rendu. Et je reste avec mon manque d'options.
  11. 1 point
    "J'irai craché sur vos tombes" n'est pas de Boris Vian mais d'Andreas Lubitz.
  12. 1 point
    Pour répondre à @poney qui a dit que Marx n’avait jamais prescrit la révolution, c’est complètement faux. Il faut lire les écrits engagés de Marx. Il y prescrit la révolution en long et en large. C’est le père du concept de révolution permanente. Marx a même justifié l’usage de la terreur politique : ”there is only one way in which the murderous death agonies of the old society and the bloody birth throes of the new society can be shortened, simplified and concentrated, and that way is revolutionary terror.” Source: https://www.marxists.org/archive/marx/works/1848/11/06.htm “Far from opposing the so-called excesses – instances of popular vengeance against hated individuals or against public buildings with which hateful memories are associated – the workers’ party must not only tolerate these actions but must even give them direction.” Source: https://www.marxists.org/archive/marx/works/1847/communist-league/1850-ad1.htm Ce ne sont pas les réflexions d'un philosophe détaché qui rêve de transformer pacifiquement le monde. C'est le langage de Karl Marx, activiste révolutionnaire engagé et prêt à faire tout ce qu'il faut - mentir, voler, détruire, emprisonner et tuer - pour atteindre la fin désirée.
  13. 1 point
    Bien, au Brésil, aujourd'hui a eu lieu le lancement d'un site (une carte) avec les groupes libéraux (et libertaires): https://ideiasradicais.com.br/ L'idée est faciliter le contact entre tous. Il y a aussi un calendrier des événements (et bientôt un chat en utilisant "discord"). Je pense que vous on peut penser en quelque chose comme ça pour la France.
  14. 1 point
    Je reprend ce point. C'est vrai que la.vision singulariste selon laquelle tout s'écroule en un clin d'œil est un peu trop Hollywoodienne. Cependant comme je l'ai écrit rapidement dans ce fil j'ai personnellement connu des personnes qui ont vécu cela. Ma femme a du fuir l'Argentine suite à l'effondrement économique du pays. Ce n'était pas comme dans les blogs survivalistes, ni comme en Bosnie, mais fallait avoir le cœur bien accroché. Elle a pu partir en avion en classe éco : se préparer au pire c'est surtout savoir quand où et comment se barrer. Alors ok elle est surdouée dans le domaine vu que ses grands parents ont fuits la Pologne dans les années 30 en voyant venir le génocide (d'ailleurs à l'époque quand ils prenaient le bateau c'était le premier qui venait : une.moitié de la famille est arrivé aux US et l'autre en Argentine). Quand elle était petite elle a aussi du vivre quelques temps au Brésil à cause des généraux Argentin... Bref elle a une formation complète de ce côté là. J'ai aussi connu un Géorgien qui avait du fuir la guerre dans son pays : il ne voulait pas être conscrit. Il a traversé l'Europe à l'arrach' comme dans les films (camions, trains etc. Tout cela en passager clandestin). Aujourd'hui on entend tous les jours parler du problème des migrants qui est exactement celui là : là d'où ils viennent la vie n'est plus possible. C'est tous les putains de jour de l'année que ça arrive. Alors oui ça n'arrive pas comme une comète qui vous tombé dessus par hasard et on ne se retrouve pas dans une version real life d'un film de zombie mais c'est beaucoup plus fréquent qu'on le pense dans notre société bien tranquille.
  15. 1 point
    Ma life est terrible aujourd'hui: j'appelle un pote ancien garagiste pour un problème avec ma voiture. Lui est également dans la crypto, et petit producteur électrique. Pas franchement libéral (Il ne sait pas très bien ce que cela veut dire), pas du tout socialiste, anciennement de droite, mais qui vote FN sans état d’âme, comme d'ailleurs la plupart des gens qui habitent la France profonde, loin des grandes villes, celle de l'Ariège, de l'Ardèche, de la Haute-Loire, de la Drome, de l'Aveyron, etc. Il me dit que sa femme qui travaille dans un petit supermarché est triste: cela fait des années que la patron organisait une petite fête pour Noël pour ses salariés. A cette occasion, il leur donnait des petits cadeaux, un repas, de la musique et aussi du bon vin, magnifique produit du terroir local. Malheureusement, l'administration s'en est mêlé, et toute cette petite tradition est au demeurant illégale, parce que pas déclarée, comme avantages pour les salariés. Il en résulte un beau redressement fiscal, et aussi la fin définitive de toute festivité pour Noël, cette fête anti-laique et raciste. Puis il me dit qu'en temps que producteur électrique indépendant, il est récemment passé en MicroBic parce que le RSI, les écolos, l'URSSaf, c'est épuisant à la longue. Le problème, c'est qu'en microbic, vous êtes limités au niveau de votre chiffre d'affaires et que vous n'avez pas le droit d'être au dessus, sinon vous êtes requalifiés et donc redressés. Alors, quand la production est trop importante, il est obligé d'appuyer sur le bouton ON/OFF pour éviter tout problème. Il n'est pas autorisé à créer des richesses pour des raisons fiscales: s'il produit trop alors il devra payer plus d’impôt et donc comptablement, cela n'est pas intéressant. Triste, il me dit alors: j'attend que les cryptos remontent un peu plus pour me barrer de ce pays de fous: "ailleurs", on vous fout la paix.
  16. 1 point
    Je lis toujours les free marketers nord américain. J'ai trouvé cette traduction " amateur" d'un article de carson. Who Owns the Benefit? The Free Market as Full Communism Qui détient les bénéfices ? Le Libre Marché comme Communisme Intégral Il existe une phrase merveilleuse qui explique le fonctionnement du Capitalisme dans le monde réel (je ne suis pas sur qui est le premier à l'avoir employée, mais je l'associe à Noam Chomsky) : « La socialisation des risques et des coûts et la privatisation des profits » C'est une assez bonne description de l'action de l'état sous le régime capitaliste tel qu'il est appliqué, à l'opposé du libre marché. Pratiquement tout ce que nous identifions comme problématique à propos du capitalisme, l'exploitation du travail, la pollution,les déchets et l'obsolescence programmée, la destruction de l'environnement, le pillage des ressources, résulte de la socialisation des coûts et des risques et la privatisation des profits. Pourquoi la révolution cybernétique, les importantes augmentations de productivité dues au progrès technologique n'ont elles pas abouti à la semaine de travail de 15h, la quasi gratuité des produits de première nécessité ? La réponse est que le progrès économique est retenu comme source de revenu et de profit. L'effet naturel d'un marché libre et concurrentiel sans restriction est le socialisme. Pendant une courte période l'innovateur perçoit un bénéfice important, une sorte de récompense d'être le premier sur le marché. Au fur et à mesure que ses concurrents adoptent son innovation, la concurrence fait tendre les profits vers zéro et le prix gravite autour du coût de production rendu possible par cette innovation. (ce prix incluant bien sur, le coût de maintenance du producteur et l'amortissement de son capital de départ). Par conséquent, dans un Marché libre, les économies de coût de main d'oeuvre nécessaire à la fabrication de n'importe quel produit, seraient rapidement socialisées sous forme de réduction de coût de main d'oeuvre pour l'acquérir. Il n'y a que lorsque l'état impose des pénuries artificielles, des droits de propriétés artificiels et des barrières à la compétition qu'il est possible pour un capitaliste de s'approprier une partie des économies des coûts de production comme revenu permanent. Ces conditions permettent au capitaliste de se lancer dans une politique de prix monopolistique. C'est à dire qu'au lieu d'être obligé par la concurrence de chiffrer ses articles au coût réel de production (incluant ses propres moyens d'existence) il peut viser le prix que le consommateur peux payer. Cette forme d'enclosure -1-, à l'aide de la « propriété intellectuelle » est la raison pour laquelle Nike peut donner quelques dollars à un propriétaire de « sweatshop » -2- pour une paire de baskets et la revendre jusqu'à 200 dollars. La majeure partie du prix à payer n'est pas le coût réel du travail et des matériaux, mais la marque. La même chose est vraie pour la rareté artificielle de la terre et du capital. Comme David Ricardo et Henry Georges l'ont observé, il y a accumulation de rente sur la rareté de la terre à cause de la non-reproductibilité de ce bien. Il y a un profond désaccord parmi les Georgistes, défenseurs de l'occupation et utilisation -3- mutuelliste, et autres libertaires sur l'idée même et la façon de corriger ces profits basés sur la rareté naturelle. Mais la pénurie artificielle, basée sur l'enclosure privée et la rétention de terrains libres et inutilisés, ou l'extorsion de loyers aux propriétaires légitimes, {c'est à dire les} cultivateurs de terres arables, grâce à des droits quasi féodaux est une source énorme de revenu illégitime – probablement la majeure partie du revenu total de la terre. Et sans tenir compte des différentes mesures que nous pourrions défendre, tous les libertaires sont en faveur de l'abolition de cette pénurie artificielle et – au minimum – de laisser la concurrence des terres inoccupées faire baisser les prix des loyers jusqu'à leur valeur naturelle {due à leur disponibilité} Nous préconisons également, d'ouvrir la possibilité de crédit à la concurrence du marché libre, d'abolir les barrières à la création de coopératives de prêts, et d'abolir les lois de toutes sortes sur les monnaies, pour que la concurrence du marché élimine la majeure partie de l'intérêt sur les monnaies. Mais alors que les capitalistes voient d'un mauvais oeil la demande de socialisation des rentes et profits, la considérant comme « guerre de classes », ils sont totalement d'accord pour socialiser les coûts d'opération. La principale raison pour laquelle la production moderne est autant centralisée et les entreprises et les zones de marché aussi importantes, est que l'état a subventionné les infrastructures de transport au dépens du grand public et a rendu artificiellement bon marché le transport de marchandises sur de longues distances. Le résultat est que les gros producteurs gaspilleurs {de ressources}, sont artificiellement compétitifs par rapport aux petits producteurs sur les marchés locaux qu'ils envahissent avec l'aide de l'état. C'est pourquoi nous voyons des chaines géantes de magasins contraindre les petits détaillants locaux à la faillite, grace à l'utilisation de leur propres opérations « entrepôts roulants » de ventes en gros internalisées pour distribuer des produits manufacturés par des « sweatshops » en Chine. La perte de biodiversité, la déforestation et la pollution au CO2 des quarante dernières années a pu se produire car l'écosystème dans son ensemble est une décharge sans propriétaire au lieu d'être un bien commun régulé. Typiquement, l'état préempte la « possession » de forêts, dépôts minéraux, etc … - bien souvent au préjudice des peuples indigènes habitants au préalable ces zones – pour donner ensuite un accès privilégié aux industries extractrices capables de piller les dépouiller de leurs ressources sans internaliser les coûts réels induits. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il y a un fort parallèle entre cette vision libre marché de l'abondance et la vision Marxiste du communisme intégral. Carl Menger a écrit sur les produits économiques (ie, produits sujets aux calculs économiques à cause de leur rareté) devenant des produits non-économiques (ie, leur abondance et leur coût de fabrication près de zéro, rendraient leur coût de comptabilité plus important que leur coût de production). Ceci est comparable à un effort de réflexion important pour les socialistes dans le milieu de la culture du libre, du mouvement open source/P2P. Ils voient dans le mode de production communiste pratiqué par les développeurs Linux et autre open-source programmes, le noyau d'une création sociale post-capitaliste, postpénurie. De la même façon que la production capitaliste a démarré dans des ilots isolés au sein d'un ensemble économique féodal pour devenir plus tard le noyau d'une société dominante nouvelle, la production commune, d'égal à égal est le noyau autour duquel l'économie post-capitaliste finira par cristalliser. Et nous, partisans du libre marché, sommes aussi des communistes de l'information. Nous voulons que les bénéfices du savoir et de la technique soient complètement socialisés. La part du profit la plus importante sous le régime actuel de capitalisme industriel est le profit intégré sur la pénurie artificielle de savoir et de technique. Dans une société où les déchets et l'obsolescence programmée ne seraient plus subventionnées, et où les barrières à la compétition socialisant complètement les bénéfices du progrès technologique seraient supprimées, nous pourrions probablement jouir de notre qualité de vie actuelle avec une semaine de travail de quinze heures. Et dans une société où le principal mode de production serait l'artisanat, avec des machine-outils numériques peu onéreuses (comme Kropotkine l'avait anticipé il y a plus d'un siècle dans "Champs, usines et ateliers"), la division du travail et la dichotomie entre travail intellectuel et travail physique serait beaucoup moins prononcée. Ces deux effets de la concurrence du libre marché combinées en socialisant le progrès, résulteraient en une société ne ressemblant pas à la vision anarcho-capitaliste d'un monde possédé par les frères Koch et Halliburton, beaucoup plus à la vision de Marx d'une société communiste d'abondance dans laquelle quelqu'un pourrait « faire une chose aujourd'hui et une autre demain, chasser le matin pécher l'après-midi, m'occuper des bêtes le soir, critiquer après diner, sans jamais devenir chasseur, pécheur, éleveur ou critique » notes : les expressions entre parenthèses (...) sont dans le texte original j'ai ajouté les expressions entre accolades {...} pour aider à la compréhension -1- enclosure : littéralement = clos, enclos, lieu limité par une clôture je pense qu'il y a une allusion au mouvement des enclosures qui a vu en Angleterre à partir du XIIème siècle, les nobles et les gros éleveurs, s'accaparer petit à petit les "common lands" terres communales, à la disposition de tous en libre-service. Le parlement validera bien plus tard cet état de fait par plusieurs Enclosure Acts -2- sweatshop : littéralement = fabrique de sueur, se dit des ateliers principalement situés en Asie dans le milieu de la confection, dans lesquels les travailleurs sont employés dans des conditions déplorables d'hygiène et de sécurité pour un salaire de misère -3- la terre appartient à celui qui la travaill
  17. 1 point
    Bof, je pense que ca serait tres benefique aux economies des deux pays. Les companies du sud vont se donner a coeur joie de pouvoir construire dans le nord et etendre leur marche. Les citoyens du nord vont se donner a coeur joie d'obtenir des salaire bien plus eleves que ce qu'ils ont. Du coup, augmentation du pouvoir d'achat, development economique, puis amelioration des infrastructures et resources utilisees pour la sante. Que du bon. Je vois pas du tout en quoi maintenir une frontiere puisse servir a quoi que ce soit. (Entre autre, ca s'applique aussi a toutes les frontieres entre tous les pays, pas seulement aux coreens) Aussi, il parrait que certains nord-coreens sont pas entierement mauvais en informatique et finance, ils auront l'occasion de vraiment mettre en valeur leur talent de maniere productive s'ils peuvent rejoindre le systeme capitaliste du sud.
  18. 1 point
    Plait-il ? https://fr.wikipedia.org/wiki/Ibn_Khaldoun "Sa façon d'analyser les changements sociaux et politiques qu'il a observés dans le Maghreb et l'Espagne de son époque a conduit à considérer Ibn Khaldoun comme un précurseur de la sociologie et démographie moderne" https://fr.wikipedia.org/wiki/Ibn_al-Shâtir Etc Il faut arrêter avec cette fixation sur Averroés, et de confondre la civilisation arabo-musulmane (dont la production scientifique a été écrite en arabe) et l'Islam (il y avait une civilisation musulmane brillante en Perse et en Inde jusqu'au 17ème siècle).
  19. 1 point
  20. 1 point
    Moi je suis carnivore pour sauver les vaches, les cochons, les poulets et les canards de l'extinction.
  21. 1 point
    J'ai fini de lire Gender Trouble de J. Butler la semaine dernière et je me suis lancé dans La Vie de Laboratoire de B. Latour, après avoir notamment discuté avec l'auteur de cet article (vous identifierez aisément mon pseudonyme), qui m'a fait d'ailleurs une réponse particulièrement bête. Nous parlerons de Gender Trouble une autre fois si ça vous intéresse mais plus j'avance dans le bouquin de Latour et plus je regarde, en parallèle, ce qu'on en dit (cf lien), ainsi que des interviews du bonhomme, je me rends compte à quel point la critique areo-quilettienne (incarnée ici par un Brice Couturier qui ne sait manifestement pas de quoi il parle) du post-modernisme est pauvre. Je ne dis pas que le projet et les thèses post-modernistes sont en général bien formulés. En fait, lisant Latour, je me trouve très très indisposé par la manière dont il pose la problématique à laquelle sa sociologie des sciences doit répondre, et je le vois osciller entre différentes options méthodologiques assez différentes. Mais je me rends compte que la réponse des "tenants de la modernité" est à chaque fois à côté de la plaque. Après, c'est peut-être que je ne lis pas les bonnes discussions du post-modernisme ; je vais tenter le bouquin de P. Boghossian Fear of Knowledge quand j'aurai fini La Vie de Laboratoire. Une des manières assez compréhensibles et pop dont Latour présente sa contribution, c'est comme un essai de faire une description des institutions scientifiques modernes, qui ne soit pas tributaire des notions utilisées par ces institutions pour se légitimer elles mêmes. Remarquez au passage comme on est très bien disposé à adopter cette perspective quand Bueno de Mesquita le fait pour les régimes politiques, avec brio d'ailleurs. Une des conséquences de ce changement de point de vue est que la réflexion sur l'adhésion à la modernité devient moins une discussion sur la valeur accordée à la vérité que la question du choix de pratiques scientifiques et institutionnelles particulières. Or, il me semble que rien n'empêche, même après avoir adopté l'approche critique de la production de la science moderne, de reformuler le modernisme comme un choix des institutions modernes, au nom des valeurs modernes elles mêmes. En plus, on peut utiliser l'effort critique lui même pour filtrer les pratiques et aspects de l'insitutions en fonction de critères modernes, puisque du point de vue de la motivation à faire un travail critique approfondi, le post-modernisme a quand même pas mal apporté. Au fond, le seul effort supplémentaire que la critique de la modernité demande au moderne, c'est cette distinction dans la description des institutions entre leur justification et leur fonctionnement. Comme dirait Latour lui même dans l'interview : on n'est pas morts, on a enfin une description réaliste de ce à quoi on tient. C'est à dire les institutions elles mêmes, pas leurs justifications. Maintenant il faut reconnaître qu'on y tient et les revendiquer. Je pense que la question n'est même pas vraiment celle de l'atteinte à l'absolu, l'universalité ou même la supériorité de la modernité occidentale. Ce pour la raison que les jugements moraux anti-modernes que l'on peut trouver dans la littérature critique ne sont en général même pas justifiés par la méthodologie explicite des auteurs (c'est là qu'en général le marxisme ou l'écologisme entrent en jeu). Je suis de plus en plus convaincu que la question du "relativisme" du post-modernisme est un appeau à demi-habiles auquel il s'agit de ne pas répondre si on prétend au sérieux.
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  23. 1 point
    Tiens, ça illustre un peu mon propos à propos de l'étudiant normal qui bosse, et qui, très raisonnablement, ne participe pas aux élections des conseils centraux (par désintérêt, sous information ou choix etc) : ceux qui votent dans les collèges usagers, c'est à dire étudiants, sont des minorités politisées (ou corporatistes genre fage pde) qui ont tout intérêt à y participer. En gros, ça tourne autour de 10% maxi de la population étudiante, dont les meneurs sont très conscients de leurs intérêts : au plus bas niveau, ça sera pour obtenir un local ou se faire bien voir, éventuellement siéger dans des commissions pour négocier des avantages pour leurs clientèles d'étudiants respectives (par exemple, pour le budget ou la commission disciplinaire, très populaires). Au plus haut niveau, ça sera pour accumuler les postes d'électeurs pour ensuite avoir des voix au sein des instances nationales, celles qui distribuent le pognon et les postes (le cneser par exemple). D'un côté on a des groupes qui mobilisent des clientèles pour se servir sur le marché politique universitaire et qui en profitent au maximum, de l'autre on a une majorité désorganisée et moins informée qui reste très largement passive (au plus grand bénéfice des groupes constitués). C'est un système pervers. J'ai toujours été par exemple impressionné par le dispositif mis en place par l'unef à chaque élection pour les conseils centraux, assez invariable, professionnel et particulièrement cynique. La plupart du temps, au cours de l'année, on ne les voyait jamais, ils étaient souvent peu (en général un permanent payé par le siège national à accumuler les années de licences pour faire de l'agitprop) et le jour des élections, débarquaient des troupes entières par bus (en général en provenance de Paris), ciblant quasi exclusivement les étudiants de première année (les plus nombreux, les plus manipulables et les moins informés) pour les faire voter en masse. Et puis ils repartaient l'élection finie, et ça jusqu'à l'élection suivante. Fidèle à un stratégie éprouvée en milieu syndical, ils ont fait des pieds et des mains pour la cogestion, l'ouverture totale, et voulaient un moment que les élus étudiants -majoritairement à gauche- soient payés et même dispensés de cours. En gros, cela répondait à une stratégie de normalisation de la contestation pour peser sur l'ensemble de la direction des universités, et ça n'a pas trop mal réussi à certains moments.
  24. 1 point
    Tu as tout dit dans cette première phase : c'est lancé mais c'est en test. Donc c'est pas lancé. LN, c'est un empilement de problèmes. Techniques LN est un mesh (comme internet) et pas un graphe complet (comme bitcoin) ; il faut un nombre de hops toujours plus grands pour atteindre n'importe quel point du réseau à partir de n'importe quel autre point ; ça varie en o(n²). Trouver le chemin optimal de A à B est au mieux en o(n²) mais en pratique, plutôt en exp(n). Ceci est un problème NP complet qui n'a pas encore trouvé de solution. LN n'en apportera aucune à ce niveau (ou sinon c'est une médaille fields pour leurs développeurs). Pour que LN fonctionne avec un nombre conséquent de nœuds et de transactions, il faudra impérativement que les blocs de la chaîne principale grossisse (une estimation parle de 150 Mo environ par bloc, contre 1 à 1.5 actuellement). Sachant que tout ceci a été développé précisément pour éviter la croissance des blocs, c'est particulièrement comique. Pire : pour qu'une transaction soit correctement menée à terme, il faut que le noeud receveur soit en ligne. Autrement dit, un marchand doit disposer d'une infrastructure non interruptible pour récupérer les fonds qui lui sont destinés et conserver le canal ouvert. La perte de connexion ferme le canal et représente donc au mieux une perte des frais de la transaction d'ouverture, au pire une perte des fonds verrouillés dans le canal. Ceci est un show stopper. De sécurisation Il y a, dans le whitepaper de LN lui-même, plusieurs problèmes de sécurisation liés à l'archi choisie. Un attaquant peut ruiner facilement des canaux (les obliger à fermeture avant terme) avec une mise très faible (la transaction initiale). Il y a aussi le problème évident d'une attaque sybil d'autant plus facile que le nombre de hops est très souvent supérieur à 3 (et donc une attaque Man In The Middle est sinon triviale au moins très facile, au contraire du graphe complet / de la clique de Bitcoin où le nombre de hop est toujours <= 2). En terme de décentralisation, LN est une horreur puisque par construction, il favorise l'émergence de hubs centraux (c'est déjà visible sur le testnet et sur le mainnet) avec single-point-of-failure, DOS plus faciles, etc. Philosophiquement, c'est à l'antipode de ce que Bitcoin prétend vouloir être. LN est conçu comme un réseau "best case scenario", de la même façon que BGP (border gateway protocol) utilisé pour router les paquets internet. BGP est utilisé par les ISP de niveau supérieur (en gros, ce sont les fournisseurs internet des fournisseurs internet qui nous fournissent internet, pour schématiser) ; or, BGP a aussi ce problème de routage, et ne fonctionne que parce que les acteurs se comportent de façon responsable et bienveillante. BGP et ses problèmes existent depuis plus de 40 ans, pendant lesquels les meilleurs esprits, ingénieurs & mathématiciens, ont tout fait pour l'améliorer, sans grand succès. LN part exactement du même principe (parce que le problème de routage est exactement le même). On se demande comment il vont résoudre ce problème crucial dans un temps très inférieur à celui qui a été nécessaire pour le BGP (sans y parvenir). Et au fait, lorsque BGP n'est pas géré de façon bienveillante, ça donne ceci : https://arstechnica.com/information-technology/2017/04/russian-controlled-telecom-hijacks-financial-services-internet-traffic/ (je vous laisse pondérer l'impact que ça peut avoir quand ce ne sont pas des données, mais des sous qui sont transités ainsi). Juridiques Un noeud LN étant un outil qui permet de faire des échanges d'argent, il répond exactement à la définition d'établissement bancaire ou de crédit (c'est effectivement le cas aux US) et doit donc répondre à des normes strictes (KYC, AML) notamment, ce qui ruine tout espoir d'avoir la moindre anonymisation des transactions par ce biais et, pire, impose à tous les noeuds des démarches administratives complexes et un risque évident de fermeture, de pressions étatiques ou de fuites d'informations sensibles. Ceci n'est pas une exagération, c'est régulièrement discuté sur plusieurs forums et les développeurs sont très enquiquinés par cet aspect. En gros, LN aux US, c'est le risque pour l'utilisateur ou l'enthousiaste qui met en marche un noeud LN de se retrouver embastillé pour avoir joué les intermédiaires bancaires sans licence. Economiques Problème de la poule et l'oeuf : LN prétend fournir des transactions avec des frais très faibles mais pour y accéder, il faut payer des frais de transactions très forts. Par dessus le marché, les frais d'ouverture et de fermeture sont, par construction, toujours supérieurs au fait de faire une transaction on chain directement. Logiques Si LN fonctionne très bien, il n'y a in fine aucun besoin de plus jamais revenir sur la chaîne. À terme, pourquoi utiliser la chaîne Bitcoin ? (LN sur Litecoin ou sur n'importe quelle chaîne compatible fonctionnerait pareil). Marketing & Interface utilisateur Pour ceux qui ont pris le temps de voir ce qu'était un noeud LN et d'essayer, le nombre de cas de merdoiement possible d'un canal LN est si important qu'il faut se fader tout un vocabulaire assez riche, nouveau, et particulièrement abscons sur l'état du réseau. Ce problème n'est pas insurmontable, mais pour que grandpa et grandma utilisent LN, c'est pas demain la veille. Cela fait plus de 2 ans (oui, 24 mois) qu'on entend que ça sera prêt "bientôt" / "dans 18 mois". La dernière fois était en novembre où ça devait être prêt "dans 18 mois". Tout, depuis le développement jusqu'à la façon de tester, les annonces faites et le hype / buzz construit autour ressemble à ce qu'on trouve dans la plupart des vaporwares et des trucs qui finissent mal. Rien que ces aspects (mineurs mais très éclairant) indiquent exactement l'état des équipes derrières (peu nombreuses, pleines de geeks pas réellement formés ni pour la comm, ni pour les IHM). Juste pour le lol : Bitcoin whitepaper, 9 pages. Ce truc a permis l'émergence de toute une économie nouvelle, valorisée actuellement à plus d'un demi trillion de dollar. LN whitepaper : plein de trous, ne répond pas aux objections ci-dessus (notamment techniques) et fait 54 pages d'algo particulièrement fouillis. Ajouter de la complexité ainsi, c'est très très bon signe. Conclusion : LN est une usine à gaz qui ne fonctionnera jamais et c'est la réintroduction des banques. C'est l'antithèse de Bitcoin et, pompon, ça ne résout en rien le problème de croissance de bitcoin. --- Si j'ai le temps, je reviendrai sur chaque élément et je fournirai les liens & sources corroborant ces éléments (mais pas le temps là).
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    Définir les races socialement Il est désormais difficile d'argumenter qu'un concept est socialement construit tant la notion a été idéologiquement galvaudée. Cependant il arrive que le label soit correct. Les démarcations raciales telles que nous les connaissons nous semblent évidentes et solides, pourtant elles changent dans le temps et dans l'espace selon les buts politiques et les rapports de force. Ainsi, par exemple, le concept de race aryenne ne recoupait pas tous les européens ni tous les blancs. Durant le génocide au Rwanda les Hutus n'utilisaient pas comme critère la couleur de peau mais d'autres attributs comme la taille pour reconnaître les Tutsis. Aux États-Unis, une personne aux origines visiblement mêlées (peu importe la proportion) tend à être catégorisée comme non blanche (Ho, Sidanius, Levin, & Banaji, 2011) tandis qu'en Amérique Latine une personne tend à être catégorisée comme blanche dès qu'elle a des origines européennes visibles (Skidmore & Smith, 2005). Toutes les catégorisations raciales existantes sont réelles et utiles du point de vue de ceux qui les utilisent mais leur intérêt du point de vue scientifique se limite à leur rapport à l'Histoire et la société. Définir les races biologiquement Qu'en est-il alors des différences biologiques entre blancs et noirs ? Elles sont le signe que des sous-populations se sont retrouvées en relative isolation. Il faut noter ici que les processus d'évolution biologique ne se limitent pas à la sélection naturelle pour la survie, mais comprennent également des phénomènes sociaux non adaptatifs (sélection sexuelle) ainsi que des phénomènes réellement aléatoires tels que la dérive génétique (Hartl et al., 1997; Lande, 1976). Ces différences ne reflètent donc pas nécessairement des adaptations au milieu. Notons également que, statistiquement, deux groupes qui diffèrent selon n'importe quel critère arbitraire présenteront également un ensemble d'autres différences. À cet égard le critère "couleur de la peau" n'a aucun intérêt particulier justifiant de l'utiliser comme base pour définir des races. Fish (2002) propose par exemple un autre critère : les populations vivant dans des climats froids comme les Inuits tendent à développer des corps plus ronds pour conserver la chaleur. D'autres populations vivant dans des climats chauds comme les Masai tendent à développer des corps plus émaciés, ce qui maximise leur rapport surface/volume et leur permet d'émettre plus de chaleur. Selon cette nouvelle taxonomie les maigres et les gros sont deux races, chacune comprenant des individus blancs et noirs, et on pourrait trouver un grand nombre d'indices génétiques permettant en moyenne de les différencier. La légitimité scientifique d'une telle approche est exactement équivalente à celle s'appuyant sur la couleur de peau. Définir les races génétiquement La couleur de peau est un indicateur plutôt faible d'un point de vue génétique. La variabilité génétique est plus importante à l'intérieur de ces catégories qu'entre elles (Foster & Sharp, 2002), et elle est d'ailleurs beaucoup plus forte en Afrique par rapport au reste du monde (e.g. Tishkoff & Kidd, 2004; Tishkoff & Williams, 2002). Il y a 2% de différence entre l'ADN d'un humain et celui d'un chimpanzée, 0.1% de différence entre deux humains et 0.01% de différence entre les populations européenne, africaine et asiatique (Barbujani & Colonna, 2010; Jorde & Wooding, 2004), sachant que 98% de l'ADN humain est composé de régions non codantes (Elgar & Vavouri, 2008) et que dans les régions codantes les différences entre populations ne sont typiquement pas systématiques mais plutôt des variations de fréquences d'allèles. Lorsque de telles différences systématiques existent, elles concernent plutôt des traits simples comme la couleur de peau. Les traits comportementaux complexes comme l'intelligence tendent à dépendre de l'interaction entre un grand nombre de gènes, la contribution de chacun étant limitée (Chabris, Lee, Cesarini, Benjamin, & Laibson, 2015; Davies et al., 2011; Kirkpatrick, McGue, Iacono, Miller, & Basu, 2014). La recherche en génétique moléculaire et en imagerie cérébrale a pour l’instant échoué à détecter aucune relation entre les gènes et l'anatomie du cerveau d'une part, la race ou le quotient intellectuel d'autre part (Balaresque, Ballereau, & Jobling, 2007; Mekel-Bobrov et al., 2007; Richardson, 2011; Timpson, Heron, Smith, & Enard, 2007). QI et différences raciales Dans les études visant à lier race et intelligence, cette dernière est généralement définie suivant Boring (1923) comme "la quantité que les tests de QI mesurent". Une telle définition a le mérite d'illustrer l'absence d'accord théorique parmi les experts sur la nature de l'intelligence (Sternberg et al., 2005), qui se reflète également dans la multiplicité des tests de QI qui ne mesurent jamais exactement la même chose (Mackintosh, 2011). Par conséquent, s'il est généralement admis que le score des américains noirs est environ 15 points (un écart-type) plus bas, en moyenne, que celui des américains blancs pour les tests de QI (Cottrell, Newman, & Roisman, 2015; Neisser et al., 1996; Roth, Bevier, Bobko, Switzer, & Tyler, 2001), il est utile de compléter le tableau par d'autres types de mesures. Par exemple l'écart entre noirs et blancs est beaucoup plus important pour les connaissances techniques comparé aux tests de mathématiques ou de rapidité cognitive (Alderton, Wolfe, & Larson, 1997; Hough, Oswald, & Ployhart, 2001;Kehoe, 2002; Outtz & Newman, 2010; Wee et al., 2014), sachant que le QI incorpore généralement les deux. Par ailleurs l'écart pour la performance au travail est trois fois moins élevé que l'écart de QI (McKay & McDaniel, 2006). En outre l'écart de QI semble diminuer aux États-Unis (Dickens & Flynn, 2006; Mackintosh, 2011; Nisbett, 2005; Nisbett et al. 2012), ce qui se traduit par une augmentation des performances scolaires (très corrélées au QI) des élèves noirs par rapport aux blancs (Hedges & Nowell, 1998). Pour finir Fryer & Levitt (2013) n'ont trouvé aucune différence significative chez des enfants entre 8 et 12 mois. QI et héritabilité L'héritabilité est définie comme la proportion de variation d'un attribut entre les individus d'une population corrélée à la variation génétique dans cette population. Si le QI a une héritabilité de .50 alors on peut dire que 50% de la variation des scores de QI est potentiellement attribuable à des influences génétiques. La corrélation entre deux variables étant indépendante de leur niveau moyen, augmenter tous les QI d'une population de 200 points ne changera en rien le score d'héritabilité. Cette mesure est donc muette sur l'évolution possible des scores de QI (leur modifiabilité). La taille est un exemple de caractéristique extrêmement héritable (à un niveau supérieur à .90) mais également très modifiable comme l’illustre l'augmentation de la taille moyenne des dernières générations. L'héritabilité étant toujours mesurée pour une population, elle n'a aucun pouvoir explicatif sur les différences entre populations. La différence de taille entre deux populations peut être complètement liée à des facteurs environnementaux (nutrition, maladies...) sans que le score d'héritabilité de ces populations soit affecté. L'héritabilité peut être calculée avec plusieurs méthodes, la plus récente et directe étant la "genome-wide association study". L'héritabilité du QI a été estimée par l'une de ces études entre .40 et .50 (Davies et al., 2011) et par une autre à .35 (Kirkpatrick et al., 2014). Un tel score n'est pas surprenant pour une mesure qui se veut aussi générale que le QI. En effet il est connu que les traits définis les plus largement sont les plus héritables (Johnson et al., 2011). À titre de comparaison, Polderman et al. (2015) ont passé en revue 2748 études sur les jumeaux et trouvé une héritabilité moyenne de .48 pour environ 18 000 traits complexes. L'âge de la population considérée peut altérer l'héritabilité. Par exemple l'héritabilité de la satisfaction au travail a été mesurée à .312 à 21 ans, .187 à 25 ans et .198 à 30 ans (Li et al., 2016). Dans le cas du QI elle tend à augmenter jusqu'à atteindre des valeurs autour de .70 à l'âge adulte, ce qui a été nommé l'effet Wilson (Bouchard 2013). Cela peut s'expliquer en partie par le fait que, lorsqu'ils ont la liberté de le faire, les individus tendent à avoir un parcours de vie correspondant à leurs capacités physiques et intellectuelles (Kristof-Brown & Guay 2010). D'autres facteurs tels que l'éducation et l'environnement familial peuvent également altérer l'héritabilité du QI (Bates et al. 2013, Taylor et al. 2010). QI et brassage génétique La proportion d'origines blanches dans la population noire américaine atteint 24% (Bryc, Durand, Macpherson, Reic, & Mountain, 2015). Un moyen d'établir directement l'influence raciale dans le QI est de vérifier que les noirs américains avec le plus de gènes européens ont en moyenne un meilleur QI que ceux qui n'en ont pas. Witty & Jenkins (1935) ont sélectionné parmi 8000 enfants noirs les 63 avec le plus gros QI, qu'ils ont ensuite classé selon leurs origines telles que rapportées par leurs parents. La distribution des origines était étonnamment similaire dans les deux groupes, avec notamment 14.3% d'enfants d’origines principalement blanches chez les haut QI contre 14.8% dans le groupe contrôle. L'enfant avec le plus haut QI du groupe (une fillette au score exceptionnel de 200) n’avait aucun ancêtre blanc rapporté. Scarr et al. (1977) ont reproduit l'expérience avec une méthode plus moderne : ils ont évalué les origines de 362 enfants noirs avec des marqueurs sanguins et n'ont trouvé aucune corrélation avec 5 tests d'intelligence (le seul résultat s'approchant de la significativité était une tendance pour les enfants les plus blancs à moins bien répondre sur un des tests). Loehlin et al. (1973) ont également utilisé des marqueurs sanguins chez deux groupes indépendants pour un total de 84 adolescents noirs américains, et n'ont trouvé aucune corrélation significative avec le QI. Moore (1986) a mesuré le QI de 46 enfants noirs ou de race mixte ayant été adoptés soit par des parents noirs, soit par des parents blancs. Les scores des enfants avec 50% d’ADN blanc étaient virtuellement les mêmes. Il y avait en revanche un avantage de 13 points en moyenne pour les enfants vivant dans des foyers blancs. Dans la même veine l'étude de Willeman et al. (1974) montre un avantage moyen de 9 points de QI pour les enfants d'une mère blanche et d'un père noir par rapport aux enfants d'une mère noire et d'un père blanc, les proportions génétiques étant le même dans les deux cas. Eyferth (1961) a étudié les Besatzungskinder, des enfants illégitimes de soldats américains (et quelques français) élevés par des mères allemandes suite à la Seconde Guerre Mondiale. Le QI moyen des enfants de père noir (96.5) et de ceux de père blanc (97.2) était encore une fois identique, sans avantage pour les enfants purement blancs. La Minnesota Transracial Adoption Study (Scarr & Weinberg, 1976) est parfois citée en contre-exemple des études précédentes. Elle s'intéressait à 145 enfants noirs, de parents mixtes ou blancs, entre 4 et 12 ans, adoptés par des familles blanches de classe moyenne. Les QI moyens des trois groupes étaient 96.8, 109 et 111.5 respectivement. Notons qu'il n'y a encore une fois pas de différence entre les mixtes et les blancs, en revanche le score des noirs est significativement plus faible. Cette différence est néanmoins expliquée dans l'article : les enfants noirs ont été adoptés plus tardivement et leurs parents (à la fois génétiques et adoptifs) étaient en moyenne moins éduqués que ceux des autres groupes. Les mêmes enfants ont été testés à nouveau 10 ans plus tard (Weinberg, Scarr, & Waldman, 1992) avec comme nouveaux résultats 95.4, 109.5 et 117.6. L'augmentation du score des blancs est encore une fois expliquée dans l'article : un nombre disproportionné d'enfants blancs avec les scores de QI les plus bas n'ont pas pu être re-testés, biaisant la moyenne vers le haut. QI et environnement Des études comparatives internationales, utilisant souvent comme proxy du QI des mesures comme les scores PISA qui lui sont très corrélées (Rindermann, 2007), montrent un lien significatif entre le QI moyen et divers indices de développement comme le PIB par habitant, le nombre d'années d'études, l'espérance de vie, le taux de pauvreté, la liberté économique et le degré de démocratisation (Lynn & Vanhanen, 2006). On peut dès lors s'interroger sur la causalité entre ces facteurs. Le QI tend à augmenter de génération en génération (les néerlandais ont par exemple gagné 20 points de QI entre 1952 et 1982), ce qui a été nommé l'effet Flynn (Flynn, 1999). Comme nous l'avons vu précédemment cela ne contredit en rien l'héritabilité du QI (Dickens & Flynn, 2001). Cet effet est surtout présent dans les pays en voie de modernisation et devient moins important, négligeable voire négatif dans les pays les plus développés (Nisbett et al., 2012; Meisenberg & Woodley, 2013). Il est connu que l'éducation a pour effet d'augmenter le QI (Neisser et al., 1996), un effet quantifié à plus de 3 points par année d'étude en Suède (Falch & Sandgren Massih, 2011) et en Norvège (Brinch & Galloway, 2012). Les longues périodes de déscolarisation causent au contraire un déclin (Ceci, 1991). Von Stumm & Plomin (2015) ont trouvé que, sur 14835 enfants, la différence entre statut économique et social haut et bas entraînait un écart moyen de 6 points de QI à 2 ans qui se retrouvait presque triplé à 16 ans. Bakhiet et al. (2018) ont constaté qu'entre 5 et 12 ans le QI d'enfants de pays arabes devenait de plus en plus bas par rapport à celui d'enfants anglais. Ils nomment ce résultat l'effet Simber et proposent une explication en termes de Life History Speed (Figueredo et al. 2006) : lorsque l'environnement est imprévisible et dangereux (stress, mauvaise nutrition, parasites...) la maturation est plus précoce, ce qui se traduirait par le ralentissement puis l'arrêt du développement du QI à un âge où il continue de progresser chez les enfants occidentaux. Cas pratique : l'Italie Il a été proposé (Piffer & Lynn, 2014) que la présence historique de populations phéniciennes et arabes dans le sud de l'Italie aurait entrainé un mélange avec des gènes nord-africains dans ces régions (détectable à l'aide de marqueurs génétiques) qui expliquerait l'écart de 10 points de QI en moyenne (dérivé des scores PISA) entre les italiens du sud et les italiens du nord et par suite les différences de développement économique et social. Ce raisonnement a aussi été appliqué par exemple pour l'Espagne (Lynn, 2012). Daniele (2015) met en évidence qu'entre 2003 et 2013 le score italien moyen au PISA augmente de 19 points pour les mathématiques et de 14 points pour la lecture, une tendance portée quasi-exclusivement par les régions du sud tandis que dans les régions du nord la variation est négligeable ou négative. Une évolution similaire a existé en Allemagne où, après la réunification et sans qu'on puisse l'attribuer à la génétique, un écart de QI existait entre les régions de l'est et de l'ouest qui a été comblé par une augmentation de 0.5 points par an à l'est (Roivainen, 2012). Concernant l'influence des gènes arabes sur le développement économique, il est aisé de trouver des régions d'Europe avec une haute fréquence de marqueurs génétique nord-africains (Gérard et al., 2006) (par exemple la Sardaigne ou la Sicile) ayant un niveau de prospérité égal ou supérieur à d'autres régions où ils sont absents (par exemple le Kent). Au sujet du QI on peut noter que la proportion d'ancêtres africains est importante dans les populations juives, incluant les Ashkénazes (Moorjani et al., 2011). Références Alderton, D. L., Wolfe, J. H., & Larson, G. E. (1997). The ECAT battery. Military Psychology, 9, 5–37. Bakhiet, S. F. A., Dutton, E., Ashaer, K. Y. A., Essa, Y. A. S., Blahmar, T. A. M., Hakami, S. M., & Madison, G. (2018). Understanding the Simber Effect: Why is the age-dependent increase in children's cognitive ability smaller in Arab countries than in Britain? Personality and Individual Differences, 122, 38-42. Balaresque, P. L., Ballereau, S. J., & Jobling, M. A. (2007). Challenges in human genetic diversity: demographic history and adaptation. Human Molecular Genetics, 16, R134–R139. Barbujani, G., & Colonna, V. (2010). Human genome diversity: frequently asked questions. Trends in Genetics, 27, 285–295. Bates TC, Lewis GJ, Weiss A. (2013). 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  26. 1 point
    Bonjour à tous. J'ai lu tout le fil. Ça vous épate hein ? J'ai pris note de certains trucs au fur et à mesure. J'ai juste les numéros des pages du fil et j'ai la flemme d'extraire les différents liens. Ça constitue une sorte de résumé complètement partial (je comprenais beaucoup mieux à la fin qu'au début, j'ai un peu zappé les sujets connexes comme le cancer, je n'avais pas toujours le même degré de concentration etc) de ma lecture et de ce qui m'a paru le plus synthétique ou le plus frappant au fur et à mesure de ma progression. Si ça peut être utile à quelqu’un, je conseille de lire les 10 ou 20 premières pages puis de passer directement à : Page 22 -> exemples de menus Page 31 -> une étude sur les enfants (pour faire flipper ceux qui en ont) Page 50 -> article sur contrepoints (Jesrad). Bon résumé (serait-il le même si écrit aujourd'hui ?) Page 157 -> plein de repas miam ! Page 178 -> synthèse sur le gras (Jesrad) Page 211 -> article sur contrepoints (Jesrad). Descente argumentée du PNNS (les conseils officiels). Page 306 -> certains raffinements du low-carb pour ceux qui stagnent (blog américain) Page 375 -> le jeûne Page 378 -> les resistant starch (aka nuancer le low-carb) Page 458 -> un bon résumé de certains points "obscurs" sur paleoleap (notamment les patates et les produits laitiers) Page 479 -> résumé concret et chiffré de la cétose Page 480 -> quid des protéines Page 508 -> une page encyclopédique sur la cétose puis les oméga 3 et le label bleu blanc cœur (oeufs et poulet) Page 509 -> Très bon Ted Talk qui résume en 18 min Page 573 -> le témoignage de Nick sur contrepoints Page 575 -> c'est le drame les inuits et les massai mangeaient quand même des carbs ! (mais lesquels ?) Page 595 -> bonne page ! oméga 3 et cerveau / vidéo 12 min ajoutée par la suite en première page / article protéines Page 613 -> le marathon de Nick en LCHF (quelle idée de courir autant franchement...) Page 614 -> précisions sur la cétose / bonne vidéo lchf Page 627 -> série d'articles punchy (le consensus tremble) Page 628 -> suite des articles dont un qui reprend la question mystérieuse des resistant starches Page 636 -> ça continue à cogner dans la presse (anglo-saxonne évidemment) + un long et excellent article de Jesrad (ou posté par lui je ne sais plus) sur l'enrichissement des sucres raffinés en vitamines B et en fer (tltr : c'est pas bien) Page 640 -> God save the queen, elle est lchf ! Page 641 -> orthodontie et les conséquences (inattendues en ce qui me concerne) de l'alimentation Page 683 -> une vidéo hyper-technique de 2h sur la cétose Page 692 -> vidéo alimentation et sclérose en plaques Page 694 -> article de Taubes sur le sucre (son nouveau livre) Des sites et autres références qui reviennent souvent : Free the animal Good/bad calories de Taubes Zerocarbzen Mark's daily apple (complet et simple pour les applications pratiques dans la vie quotidienne) FatHead (documentaire de Tom Naughton) Carb Loaded (docu youtube) Mais j'en oublie sûrement plein... Pour finir, deux remarques : 1) Merci à Jim16 d'avoir intercalé des blagues (ou vanné des trolls/gens trop sérieux) de temps en temps ça a rendu ma lecture beaucoup plus agréable. Ce type est vraiment marrant. 2) Un jour Jesrad a dit (j'ai oublié la page mais c'était pendant l'été 2016 je crois) que sa position initiale avait évoluée. Il avait promis d'en dire plus mais depuis pas de nouvelles... comment faire si on doit penser par nous-mêmes au lieu d'écouter Jesrad ? C'est un peu comme si Jésus prévenait qu'il allait dire un truc super important mais qu'avant il allait faire une petite virée dans le désert...
  27. 1 point
    En réfléchissant au sujet plus sérieusement je pense que le coup du stockage est assez annexe. Si on ne trouve pas de solution correcte pour la nourriture et l'eau en moins d'une semaine ou deux c'est que c'est très très grave et qu'il aurait fallu partir La question de fond est donc de savoir quand il faut partir et comment le faire. J'ai dans ma vie connu plusieurs personnes qui ont eu à vivre cela pour diverses raisons : économiques - Argentine des années 2000, guerre - Géorgie , génocide en cours - départ de l'europe (la Pologne) vers l'Argentine. Bref j'ai pu toucher du doigt que ce n'est pas juste un délire, des meltdown ça arrive pour de vrai. La vraie solution c'est de partir avant que ce ne soit plus possible. Si le départ est impossible le plus important est ce qui est dans ma signature c'est ce que vous êtes et avez sur vous qui constitue votre seule richesse : votre santé, vos capacités et connaissances (savoir vivre dans la forêt, vider un lapin, pêcher, réparer des trucs, etc.) passent des années lumières avant n'importe quel stock de n'importe quoi. On ne peut pas vous prendre vos connaissances (ou alors le problème de la survie ne se pose plus) et vous ne pouvez pas non plus stocker le fait que votre corps soit en forme physiquement (endurant etc.). Ensuite vient le groupe : seul sur le moyen terme c'est même pas envisageable. Enfin en dernier comme cerise sur le gâteau on peut penser au stock de quelque chose. Il faut surtout se connaître et savoir ce dont on est capable : un diabétique insulino-dépendant ne peut pas avoir les mêmes plans qu'une personne habituée à vivre dans la nature ou d'un expert en combat. Une personne isolée n'aura pas les mêmes objectifs qu'une autre ayant une famille importante etc.
  28. 0 point
    Si vous ne savez pas quoi faire ce soir, regardez sur FranceÔ un film formidable, bouleversifiant, magnifique, étrange, bref, génial : "Trois enterrements" de et avec Tommy Lee Jones.
  29. 0 point
    Sauf que le métier de médecin, avocat, maçon, artisan et même la masse des fonctionnaires ne consiste pas à 95% à coller des amendes aux gens parce qu'ils n'ont pas respecté la taille réglementaire des caractères sur les feuilles de paie, roulé à 90 sur la nationale, parce qu'ils ont marché dans la rue ou encore à les mettre en prison pour avoir fumé une plante ou organisé un bingo à 77 ans. Ce n'est pas de la détestation de la police : je suis factuel sur ce qu'est le métier de policier, procureur, juge etc. Ce métier c'est d'appliquer au petit bonheur la chance l'immense maquis de lois qui pourri globalement la vie des gens en général et ruine franchement la vie d'une partie non négligeable. Et appliquer ces lois, ils le font parce que comme tu l'as bien remarqué, on ne vit pas en anarcapie ni même dans un pays vaguement libéral. Je ne déteste pas les flics. Je dis qu'on ne peut pas être flic et libéral en France. Et c'est marrant de se focaliser à ce point sur les flics quand le sujet c'est à l'origine un procureur et juge d'instruction. C'est peut-être pas moi qui a un problème avec la police. Un flic qui fait cela c'est quelqu'un qui passe sa vie à pourrir celle des autres, même s'il est poli avec eux. Et s'il a de l'empathie pour ses victimes alors du coup il ne va plus respecter les règles et se mettre à abuser de ses prérogatives (ie ne pas appliquer la loi). L'appareil répressif d'un pays qui n'est pas, même vaguement, libéral ne peut pas être libéral. Sinon le système aurait disparu depuis longtemps. C'est une évidence.
  30. 0 point
    Tu attends l’agression avant de réagir. Tu réagis proportionnellement. Je vois pas comment l’une des armées les plus puissantes au monde ne serait pas capable de repousser un assaut frontal d’une milice sous-équipée comme le Hamas. Je ne vois même pas comment le Hamas pourrait élaborer une opération aussi stupide, ils perdraient tous leurs hommes en quelques jours. De ce que j’ai vu, ces manifestations ressemblent plus à du hooliganisme qu’à un assaut tactique militaire. On devrait donc les gérer comme tel. Mais je ne suis pas expert du tout. Mais bon, j’ai moi aussi un tropisme libéral et je suis pas trop fan d’individus tués parce qu’ils tentent de passer une frontière.
  31. 0 point
    1): Yeah 2): Dernièrement je me suis intéressés à certains "conservateurs" de gauche québécois, et outre leur marxisme / anticapitalisme ils sont aussi fortement indépendantistes. Ils ne semblent pas loin de penser que le libéralisme (par définition) mortifère est un truc anglo-saxon (ce qui est curieusement essentialiste pour des intellectuels de gauche...) et qu'ils pourraient s'en séparer en faisant d'une pierre deux coups.
  32. 0 point
    Bonsoir, Pour la simple et bonne raison qu'il s'agit d'une mesure paternaliste à l'égard des travailleurs peu qualifiés, ce qui leur manque de respect et leur nuit. Si, pour protéger les vendeurs de crème glacé, tu fixe un prix minimum à la boule de glace, concrètement, tu fais peser sur les glaciers l'interdiction de vendre en dessous d'un certain prix. Et étant donné que les gens prennent généralement en compte le prix des choses avant de les acheter, les gens achèteront moins de crème glacé... bref, tu nuis aux glaciers. Il n'y a absolument aucune différence entre ça et le travail. Le SMIC est une interdiction qui pèse sur le dos des travailleurs (pas le droit de vendre de service en dessous d'un certain prix), qui forcément fait réfléchir à deux fois ceux qui voudrait les employer. Donc au lieu de consentir à être peu payé, les moins qualifiés se retrouvent contraint de ne pas être payé du tout. La Suisse et les pays d'Europe du nord n'ont pas de Smic, et ils s'en sortent très bien.
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    Les pays d'Afrique ayant gardé une agriculture traditionnelle deviennent soudainement très riches pendant que les végans mangent leurs chats ?
  35. 0 point
    Ce sont des semi-habiles qui traduisent mot à mot des conneries qu'ils lisent en anglais, langue dans laquelle le terme "race" est bien moins connoté.
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    Le monde a collectivement perdu une vingtaine de points de QI de manière progressive depuis quelques années. Je ne vois pas d'autre explication.
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    Le nombre de personnes ayant atterrit sur ce forum grâce @h16 ... c'est simple, on devrait coller sa tête au logo d'Atlas que nous utilisons.
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    On pourrait arguer que le joueur de tennis fraude l'organisateur du tournoi.
  42. 0 point
    Enfin quand tu gères un groupe avec une certaine ligne politique, tu ne peux pas infiniment tolèrer des membres qui vont contre cette ligne, c'est partout pareil, rien à voir avec le mccarthysme évidemment.
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    Les milieux d''affaires chinois n'attendaient que cette aubaine. Ils remercient les petits juges gauchistes qui veulent la mort des entrepreneurs en France. http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/04/24/97002-20180424FILWWW00106-vincent-bollore-en-garde-a-vue-a-nanterre.php
  44. 0 point
    Quelle déchéance pour Socrate. Se faire repomper par un social-démocrate à tête de golfeur.
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    Elle vise des postes d'attaché, elle a passé des concours de la territoriale. (/moue de dégoût)
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    Avec des libéraux comme ça, plus besoin de socialistes (c'est peut être pour ça qu'il n'y a plus de PS, en fait ?)
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  49. 0 point
    Pourquoi Kurt Cobain s'est flingué à cause d'un bête choix de guitare électrique.
  50. 0 point
    Si ça se trouve, tu pourrais te faire valoriser à 1G$ en Californie en proposant une plateforme d'échange de corps.
Ce classement est défini par rapport à Paris/GMT+02:00
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