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Showing content with the highest reputation since 03/19/19 in all areas

  1. 4 points
    Ah, tu veux les dix grands classiques de la sociologie à lire avant de mourir selon Poney malgré le fait que lui même ne les a pas tous lu ? Here we go : - L'imagination Sociologique, Mills - Economie et Société, Weber - La Distinction, Bourdieu (mais s'il ne fallait en lire qu'un, je conseille toujours "le bal des célibataires") - La construction sociale de la réalité, Berger & Luckman - Stigmate, Goffman (ou alternativement "la présentation de soi") - Outsider, Becker - La Théorie de la structuration, Giddens - Le suicide, Durkheim - Essai sur le Don, Mauss (pourrait/devrait aller en anthropologie, mais bon...) - La théorie de l'action, Parsons Je pense que là, on a les 10 gros classiques mais pour être complet il faudrait rajouter les "pas vraiment de la sociologie mais presque" comme les ouvrages de Norbert Elias, Marx ou Tocqueville. Et pour les 10 classiques de l'anthropologie, qui est quand même "the real deal", hein, faut pas déconner : - Interprétation of culture, Geertz - Withcraft, Evans-Pritchard - La pensée sauvage, Levi-Strauss - The argonauts, Malinowski - Les mots, la mort, les sorts, Favret-Saada - Modernity at large, Appadurai - Stone Age Economics, Sahlins - How we think they think, Bloch - La production des grands hommes, Godelier (alternativement "l'énigme du don", si t'as lu Mauss, c'est la meilleure critique) - un Balandier, mais lequel... "Sociologie des Brazzavilles noires", ou "Afrique Ambiugue", ou "la situation coloniale", ou ses livres sur le désordre Tiens, je réalise que je lis la sociologie traduite et l'anthropologie en VO, curieux.
  2. 2 points
    génial, on est revenu à notre taux de chomage d'avant la crise de 2007 seulement 12 ans après, juste à temps pour se manger la crise de fin de cycle qui devrait tomber en 2020
  3. 2 points
    C'est un exemple ambulant du ressentiment au sens de Nietzsche Tout y est: le curé va culpabiliser le monde, passer son temps à geindre et vociférer qu'il vit dans le péché, sans jamais rien faire de constructif pour améliorer l'état du monde qui mérite de brûler dans l'apocalypse (à la rigueur, une poignée d'élus pourront former une "humanité nouvelle" dans l'utopie totalitaire du 4ème Reich écologiste). C'est vu et revu. Ce qu'il manque encore à l'écofascisme, c'est une Église pour transmettre le dogme in sæcula sæculorum. Mais vu sa conquête de la télé publique et des grands média, le processus est déjà en marche.
  4. 2 points
    Si les lois en vigueur sont un piège à con pot de glu qui empêche de s'en libérer (et Attali déclare ouvertement que c'est délibérément fait exprès), alors il faut sortir en dénonçant unilatéralement les traités, sans "négociations". Je pense d'ailleurs que le RU (ce pays si intelligent, si machiavélien, si pragmatique) l'aurait fait si la classe politique n'était pas si imprégnée d'europhiles qui ont fait traîner le processus. L'UPR se revendique du gaullisme. Quitte à être gaulliste autant l'être jusqu'au bout:
  5. 1 point
    Justement. C'est précisément parce que la vie est meilleure, que les sociétés réalisent des profits énormes, qu'on dégage une marge opérationnelle de folie, que la productivité a explosé, qu'on a maintenant les moyens de se payer des états obèses, et des A/R en mairie pour des cerfas à la con. On commence tout juste à sentir la douleur ; ça commence tout juste à piquer, alors que ça fait 40 ans qu'on fait des déficits, et 50 ans qu'on accroît nos besoins énergétiques. Même les classes les plus pauvres ont, de nos jours, l'eau, l'électricité, de la bouffe sans trop de difficulté, accès à un panier de soins minimum (au moins les urgences), etc. Même avec un état à ce point obèse, avec 2000 milliards de dettes et 1000 milliards de prélèvements à la con, on ne trouve que quelques dizaines de milliers de gilets jaunes. Il faut se rendre à l'évidence : on baigne dans l'opulence. Une partie a été achetée à crédit, ce qui va faire très mal quand on va devoir tout rembourser d'un coup, mais ça ne change rien : on baigne dans l'opulence.
  6. 1 point
    Par exemple pour British Petroleum, possédée en 1977 à 68% par HM Treasury et la BoE (le reste appartenant à Burmah Oil) : - IPO de 17% des actions en 1977 à 845p (sous un gouvernement Labour pour renflouer les caisses vidées par le socialisme, admirez l'ironie) - Thatcher arrive et vend un bloc de 5.17% à 363p, restent 45.83% - Le gouvernement se fait diluer jusqu'à 44.61% en 1980 par l'acquisition par BP de Selection Trust via une offre d'échange - Le gouvernement renonce à participer à une augmentation de capital (Rights Issue) en 1981 et vend ses droits pour £15m. L'Etat est encore propriétaire de 39.04% après l'opération - En 1983 un bloc de 130 millions d'actions (environ 8%) est mis en vente à 435p - En 1987, les 31.5% restant sont mis en vente en un bloc, à 333p Notes: - A partir du moment où l'entreprise a été introduite en bourse, aucune législation n'était nécessaire pour céder la participation résiduelle car il ne s'agissait pas de "major policy departure" - Chaque vente d'actions qui a suivi était entièrement garantie (underwritten) par les banques : HM Treasury était certain de récupérer 330p par action minimum, qu'elles trouvent preneur ou non sur les marchés (d'ailleurs ça a failli coûter bonbon à Goldman, Lehman, Morgan Stanley et Salomon Brothers cette histoire) Ces ventes d'actions secondaires sont aujourd'hui des ABB : Accelerated BookBuilding. Ça se déroule comme ça : - Le client signe avec une ou plusieurs banques un contrat qui engage les banques à racheter les actions à un prix convenu si elles n'arrivent pas à les vendre. - Pendant la journée de bourse, les banques sondent leurs clients importants (wallcross : communication d'information privilégiée donc le client doit donner son accord pour les recevoir puis s'interdire toute opération sur le titre) pour évaluer la demande et estimer les plus gros ordres - Une fourchette de prix est fixée, normalement avec une décote sur le cours de clôture - Juste après la clôture, les vendeurs ont quelques heures à peine pour appeler leurs clients (d'abord les sondés positifs puis les autres) pour remplir leur carnet d'ordre (book) - Une fois le book complètement souscrit, le prix final est fixé et les investisseurs se voient allouer entre 0 et 100% de leur ordre - A l'ouverture le lendemain, les actions baissent (en temps normal, elles baissent moins que la décote définitive de la veille) Si ça foire (i.e. si le book n'est pas suffisamment souscrit en bas de la fourchette), les banques se font "coller" (elles rachètent les actions au prix convenu). Par exemple Goldman Sachs s'est fait coller sur du Burberry l'année dernière (bon, le cours est remonté et ils ont fait une plus-value de $30m mais le risk management n'a pas aimé).
  7. 1 point
  8. 1 point
    Je crois qu'on est censé dire problématique. Héhéhé. Blague à part, le GamerGate a été une erreur stratégique majeure pour les SJW. Des centaines de milliers de jeunes hommes se réfugiaient dans les jeux vidéo dans un but escapiste, notamment pour s'éloigner le plus possible de la politisation grandissante de la vie. Les SJW, fidèles à leur âme puritaine (i.e. ne supportant pas que quelqu'un, quelque part, puisse avoir innocemment du fun), sont venus les faire chier. Or, venir faire chier de jeunes hommes, c'est toujours un mauvais plan, parce que c'est la classe démographique dangereuse par excellence (il faut vraiment ne rien connaître à la nature humaine, ou bien être animé d'un zèle de fanatique pour ignorer ce fait). Du coup, ces jeunes hommes se sont sentis agressés, et ont très souvent pris par réaction pure le parti opposé, les amenant ainsi à fréquenter certaines personnes qui n'ont plus eu qu'à "enrichir culturellement" ces nouvelles recrues à peu près vierges d'idées politiques (i.e. les redpiller à la convergence des luttes des mâles-pâles-hétéros-cis-scum, exactement comme les SJW wokent les leurs à l'intersectionnalité des "minorités"). TL;DR : sans SJWs, pas de GamerGate ; et sans GamerGate, pas d'alt-right. Bien joué, bande de cons.
  9. 1 point
    C'est intéressant : à quel point est-ce que l'anti-communisme a été un appeau pour droitard ? On pourrait faire le parallèle avec les commentaires sur Contrepoints d'ailleurs. Si c'est la critique du socialisme qui attire des gens vers le libéralisme, un glissement vers une autre chapelle aussi critique sur certains aspects n'est pas totalement surprenant, non ? La critique des journalistes, des féministes, des écologistes, etc. Sinon, pour en revenir au sujet du Grand Remplacement : Youtube m'a grillé et m'a carrément proposé une vidéo du Figaro. Je ne l'ai pas regardé (vu les intervenants) mais j'ai jeté un coup d'oeil aux illustrations et aux commentaires. A 7:55, les résultats d'un sondage sur le complot du Grand Remplacement : 25% des sondés d'accord avec l'idée que c'est un coup monté des élites politiques et médiatiques... j'ai du mal à croire que ce soit une opinion si minoritaire au fond. Et en lisant les commentaires, j'ai pensé à cet autre sondage : Globalement, on est toujours dans l'idée qu'il y a trop de noirs, d'arabes, de musulmans, etc. autour d'eux. C'est toujours la même rengaine : il suffit d'ouvrir les yeux pour le constater ! Même si on dépasse la question des chiffres, l'essentiel pour eux c'est la perception fantasmée de leur environnement et leur ressenti nourri de préjugés racistes : la couleur, l'accent, le prénom font la nationalité, la culture et les valeurs. Il suffit que le changement soit visuel pour que ce soit déjà un problème. Donc même en dehors de la question des chiffres, l'important ces le ressentis racistes / xénophobes : l'autre n'a pas la bonne couleur, le bon accent, le bon prénom...
  10. 1 point
    Simon c’est moyen mais ils ont eu la mauvaise idée de mettre “cacaboudin” dans le générique donc c’est non. Trotro c’est l’école du crime. Les Teletubies devrait être interdit. Petit ours brun c’est joli mais trop court. Petit lama ça sert à rien. Comme Babar, Petite princesse et Wissper. Le sexisme anti-hommes est trop visible dans Pepa Pig. Mais c’est drôle. Il y a comme un malaise avec Max et Ruby. L’impression que l’équipe bossait sur un film d’horreur en parallèle. Pour le coup, Barbie, c’est sûrement la même équipe que Deadpool, donc oui c’est drôle mais non. Charlie au pays des autocollants, Zac et Couac, Toby et Toni, Robocar Poli (sans parler de Mickey Mouse Clubhouse qui lui n’a aucun, mais aucun sens en plus d’être moche), sont le genre de dessins animés qui inventent un monde avec des règles/principes/lois naturelles qui n’ont rien à voir avec le monde réel. C’est une force mais aussi une faiblesse. Le mieux c’est Dany le tigre (et Puffin Rock parce qu’il y a Patrick Timsit en narrateur et que le dessin est superbe) : le monde réel mais simplifié, des leçons de morale, des valeurs positives, un parenting doux mais ferme.
  11. 1 point
    Il me semble qu'une collection de questions sur l'immigration ne précise qu'insuffisamment ce qui est en jeu. Il convient d'abord de se demander où se trouve exactement le débat, c'est-à-dire de problématiser. On peut également se demander pourquoi l'expression camusienne a eu un tel succès, ce qui nous amènera peu ou prou à la même problématique. Le succès immense de l'expression (rares sont les livres que personne ne lit mais dont le titre est connu aux quatre coins du globe), tient à deux choses : son aspect visuel, le mot "remplacement", et son aspect emphatique, le mot "grand". Le premier est assez simple à comprendre ; on ancre l'idée dans l'expérience personnelle et partagée par beaucoup : je connais cette place, avant on y croisait tel et tel ; maintenant, ils n'y sont plus, ils ont été remplacés. Le mot "grand", quant à lui, n'est pas qu'un élément de dramatisation, comme le pense @Fagotto. C'est un mot qui cherche à donner à ce phénomène migratoire visible une dimension historique. On dit : Grandes Invasions, Grande Guerre, Grandes Découvertes, Grand Échange (colombien). Le mot "grand" établit le "remplacement" comme un phénomène historique. En fait, la question qu'on pose, en des termes plus neutres, est la suivante : les migrations Sud-Nord du XXème/XXIème siècle sont-elles un évènement ? Au delà des arguties chiffrées, ça revient aussi à se demander ce qu'est un évènement. Et je crois bien que c'est la bonne question, parce que c'est là que le cœur du débat se joue. J'ai très rarement vu entamer des débats techniques sur tel ou tel argument drépanocytaire (*) ou des prénoms (**), mais bien des arguments qui s'articulent autour de cette notion d'évènement. En fait, l'opposition cherche à refuser le statut d'évènement via deux catégories d'arguments, qui se confondent souvent un peu : l'argument de la continuité, au sens où les migrations auraient toujours existé, auraient toujours été comparables, et où, dans la version la plus extrémiste, chacun est issu de migrant ; l'argument du dernier homme (et de la fin de l'Histoire) qui nie la notion d'évènement. L'Histoire est terminée ; ainsi, ce qui se passe aujourd'hui n'est que la marche naturelle et nécessaire du progrès. Je pense que cette question : les migrations Sud-Nord du XXème/XXIème siècle sont-elles un évènement ? a un véritable intérêt dans le débat, dans la mesure où elle ne cherche pas à définir des catégories bien/mal, et où elle n'est pas directement politique. Elle englobe chacune des questions précédentes, parce ce qu'on veut savoir, au fond, c'est à quel point ces migrations modifient la marche du monde. (*) J'ai cru comprendre, de la part de gens qui disent habituellement des choses intelligentes et honnêtes, que les questions méthodologiques étaient trop nombreuses pour avoir confiance en ces chiffres, mais n'ai pas plus exploré. (**) Comme je disais il y a trois jours, l'étude de Fourquet me fait remettre en question mon opinion initialement assez négative.
  12. 1 point
    Je ne fais pas l'autruche. Je pense que ces femmes devraient pouvoir décider le plus librement possible la manière dont elles se vêtissent. Ça implique que l'État ne décide pas à leur place si oui ou non elles peuvent couvrir leurs cheveux. Ce qu'il faut changer, c'est le jugement des hommes à l'encontre d'une femme qui déciderait de ne pas porter le voile. Je ne crois pas que l'État puisse modifier l'opinion ou le degré de tolérance des imbéciles par magie. Je compte sur l'activisme, l'entraide, la sororité, l'éducation, etc. Je paris sur les solutions qui ont fait leurs preuves et qui ont permis aux femmes de se libérer jusqu'à aujourd'hui. Je prône le libre choix pour toutes les femmes et j'arrive même à concevoir qu'elles ne sont pas toutes les mêmes, qu'elles n'ont pas toutes les mêmes envies, qu'elles ne sont pas toutes confrontées aux mêmes problèmes, aux mêmes pressions, etc. Une femme qui porte le voile ne réduit pas la liberté d'une femme qui n'en porte pas. Ou alors, il va falloir nous expliquer comment.
  13. 1 point
    La pression sociale n'est pas une oppression politique. Elle peut être extrêmement désagréable au quotidien mais tu dois alors te souvenir que tu utilises toi aussi de l'influence sociale tous les jours de ta vie pour promouvoir les choses ou comportements que tu juges positifs. Donc les réactionnaires religieux ont droit à la même liberté que toi. Si ces femmes sont réellement menacées et forcées de se voiler, c'est un problème de sécurité (et on peut tout à fait soutenir que la répartition de la police n'est pas adéquate sur le territoire et/ou qu'il faudrait plus d'agents de police pour assurer à tous les citoyens une égale sécurité). Sinon, c'est de la pression sociale, peut-être condamnable pour des raisons éthiques spécifiques lorsqu'elle s'exerce au service de certaines idées, mais politiquement tolérable. Les femmes qui n'en peuvent plus n'ont qu'à monter des collectifs de protestation, ou quitter le quartier. Si elles ne sont pas menacées, elles ont toujours d'autres choix possibles que se voiler. Mais dans tout choix il y a un prix à payer.
  14. 1 point
    Pourquoi ça ? Si ton objectif est de lutter contre l'islam, effectivement tu n'as aucun intérêt à dénoncer les amalgames ou l'islamophobie. Par contre, si tu veux que les gens continuent de vivre en bonne intelligence, c'est plus que nécessaire. Des musulmans luttent déjà contre l'islamisme ou la radicalisation de leurs congénères. Les amalgames occultent totalement cette réalité, on fait peser des soupçons sur des gens qui n'ont rien à se reprocher et sont tout autant opposés au terrorisme. L'islamophobie participe à ce phénomène en diffusant l'idée que l'islam est par essence un danger et qu'il faut le contenir ou même l'éradiquer. Je ne vois pas comment on pourrait justifier d'un point de vue libéral une restriction des libertés de tous les musulmans. Je viens de parcourir le thread et il y a plusieurs réponses argumentées et intéressantes qui trainent également sur twitter (notamment sur les données, l'aspect subjectif de la perception, etc.). Il me semble que l'aspect conspirationniste s'articule autour de deux idées : - les politiques sont coupables et complices - les immigrants viennent sciemment s'installer en France pour chasser les français de certains territoires Je ne suis pas sûr que la plupart des gens qui reconnaissent la théorie du grand remplacement comme quelque chose de valide, contestent vraiment ces deux points. Ce qui me fait dire ça, c'est que le "constat" du grand remplacement s'accompagne généralement d'une critique du vivre-ensemble, du politiquement correct, etc. Le changement de population n'est pas perçu comme neutre, il s'agit d'un phénomène négatif et qui ferait donc l'objet d'un tabou : c'est un mal dont il ne faut pas parler car les politiques ne veulent pas voir la réalité en face, ou voir leur impuissance ou leur indifférence dévoilées (au choix suivant les interlocuteurs*). L'argument du vocabulaire me parait assez limité quand même. L'idée qu'il y a des nouveaux arrivants n'est pas nouvelle, que la population change non plus. L'expression "grand remplacement" ne vient pas seule, il y a tout un discours autour (et des colporteurs qui ont des objectifs bien précis). Les gens ne se résignent pas simplement à utiliser des termes faute de mieux, ils ont aussi trouvé un concept qui colle avec leur vision des choses. En l'occurrence, ils ne font pas seulement une distinction entre les individus suivant leur origine ou leur culture, il y a également un jugement de valeurs. Pour eux, les nouveaux arrivants ont un mode différent ET néfaste. Le "remplacement", c'est aussi la perte de quelque chose qu'on déplore (sa culture, sa tranquillité, son voisinage, etc.), pas un changement tolérée et bien vu. Sur le fait qu'on ne parlait pas de ce sujet avant : je n'y crois pas du tout ! L'immigration, le mode de vie des étrangers, le "bruit et l'odeur", etc. ce ne sont pas du tout des sujets nouveaux. D'autant que la xénophobie n'a pas besoin de faits pour se développer : il y a une très large part de fantasme** qui est alimentée entre autres par des discours d'extrême droite qui ne datent pas d'hier. * Et là je n'évoque pas les théories conspirationnistes pur-jus autour du complot mondialiste et de la destruction des peuples. Et pas besoin d'aller dans les "recoins sombres de l'internet", on les trouve facilement sur twitter / facebook chez une partie de l'extrême droite. ** Le mot peur revient constamment pour souligner aussi que même si on démontrait par A + B qu'il n'y a pas de changement, il s'agit d'une vision irrationnelle et incontrôlé de la situation. On a le droit au même refrain avec le "sentiment d'insécurité" ou le monde qui va soit disant de mal en pis. Je ne sais plus s'il y a un topic sur le voile sur ce forum, mais je suis sur que tout ça a déjà été débattu 1000 fois ici, donc je n'ai pas très envie de recommencer une énième fois. On peut trouve plein d'exemples de comportements qui relèvent d'une vision misogyne de la femme. Si personne n'est forcé de les adopter, tu ne peux pas contraindre les gens à les abandonner. Je suis féministe : je considère que les femmes doivent être capable de choisir ce qui est bon pour elles, je n'irais pas décider à leur place, je les invite juste à réfléchir à la manière dont la société les influence (et je les soutiens lorsqu'elles veulent changer les choses). Si tu reconnais à l'État la légitimité de dévoiler les femmes car elles n'ont pas choisi librement selon toi, alors tu t'exposes à ce que l'État contrôle d'autres aspects de la vie des femmes. Je passe les autres arguments, parce que vraiment pas de motivation à me répéter ici. Exposer ses convictions religieuses, cela fait parti de la liberté d'expression il me semble. Cela te dérange car tu as un problème avec l'islam. Je t'aurais bien invitée à discuter avec des femmes voilées mais...
  15. 1 point
    J'y ai pas mal réfléchi dans la journée du fait du thread de Géraldine Woessner sur twitter. Le concept de grand remplacement en tant que tel n'est pas conspirationniste, car la plupart des gens ne l'entendent pas comme ça. C'est quand Renaud Camus commence à parler de remplacisme qu'il tombe dans le conspirationnisme, et si un concept précède l'autre, le second me semble presque inconnu (personne n'a lu le livre de Renaud Camus, non ?). Quand les gens disent "grand remplacement", de quoi parlent-t-ils ? D'un ensemble d'impressions qui les pousse à se demander si l'Occident n'est pas face à une vague migratoire qu'on aurait pas vu depuis mille ans (*). Et ces phénomènes migratoires modernes, les gens n'ont aucun autre mot que "grand remplacement" pour les désigner, alors ils utilisent ce que le monde intellectuel leur fournit. L'absence d'un mot concurrent sur le marché des idées fait que ce sera ce mot qui gagnera, et qui définira le discours, parce que, bien qu'imprécis et exagéré, la formule est forte, et seule. Si il n'y a pas de mot concurrent, c'est justement parce que "avant", ça ne discutait pas vraiment. Il est très pratique pour certains de refuser de nommer les choses, pour faire penser qu'elles n'existent pas, ou qu'elles n'ont aucune spécificité. Mais quand la réalité devient trop forte, quand les provinciaux prennent le RER B (**), quand ils se baladent dans tel quartier et qu'ils voient qu'un pourcentage matériel de la population française est issue de l'immigration, quels mots peuvent-t-ils mettre sur la réalité ? "Diversité" ? La possibilité de discuter plus largement, elle me semble assez récente, et encore : c'est le bouquin de Stephen Smith, le bouquin de Fourquet (***). Enfin, tout ça pour dire que si tu comptes mener une bataille des idées sans nommer les choses ça va être dur. Mais je suppose que tu en es conscient toi-même, parce que quand tu utilises "islamophobie", qui est connoté intellectuellement, tu choisis d'utiliser le mot qui convient à ton idéologie, et pas son concurrent, qui appuie plus sur l'individualité des victimes/cibles qui est "anti-musulman". (*) Il faut aller dans des recoins sombres de l'internet pour trouver le discours conspirationniste comme quoi ce serait voulu par je-sais-plus-quel-européiste-des-années-30. (**) Petit moment d'humour noir, mais si le CDG Express avait été mis en activité en 2017, il n'y aurait peut-être pas eu Christchurch _o_. (***) Bon, d'ailleurs, je suis toujours sur le cul de voir qu'il trouve des chiffres équivalents à ceux de fdesouche que je pensais, il y a un ou deux ans, être pleins de biais méthodologiques. Je n'ai pas plus creusé, mais le mec qui y va de sa crédibilité professionnelle là-dessus, ça m'interroge un peu :/.
  16. 1 point
    Si je m'en tiens à l'Indice de liberté économique de l'Institut Fraser, c'est faux. C'est bien sous la présidence de Reagan qu'il y a eu la plus forte progression de l'indice des libertés économiques. Par la suite l'indice n'a fait que stagner, jusque 2000, puis régression. Quant à l'apport de Thatcher, c'est encore plus frappant :
  17. 0 points
    Faut avouer que nos bobos, ils sont plus drôles que ceux des autres : Pas de soda à la fête de l'école, de l'eau de concombre (faut lire tout le thread, chaque choix est épique)
  18. 0 points
    Ah, ouais quand même...
  19. 0 points
    je suis tout à fait d'accord. Une main au cul -et même se faire peloter les nichons- c'est clairement pas une bonne expérience mais ça ne tue personne et si ça a vraiment un impact massif sur ta vie, le problème est de ton côté.
  20. 0 points
  21. 0 points
    2 guerres mondiales, une révolution, la grande peste ... Le symbole est bien plus profond que la tour Eiffel. On va la rebâtir c'est sûr mais quelle perte.
  22. 0 points
  23. 0 points
    https://www.zerohedge.com/news/2019-04-11/snowden-assange-arrest-dark-moment-press-freedom-one-history-books Un jour triste pour les libéraux
  24. 0 points
    Tient, j'avais pas fait gaffe mais ça fait un moment que j'ai dépassé mon 10 000ème message. Je me demande si c'est beaucoup. @Nigel est à 8000 et quelque donc je crains que oui. Ce forum est bcp trop attractif alors même qu'on n'a pas encore lancé le fil sur le shibari.
  25. 0 points
    En fait, si on n'avait pas plongé dans le socialisme, on serait probablement moins opulents et plus heureux. Les gens, enfants mal éduqués, ont choisi l'opulence sur le bonheur et maintenant vont devoir ajuster le niveau d'opulence au niveau de bonheur réel, ce qui va faire un petit retour à la réalité douloureux.
  26. 0 points
    Peut-être qu’un cerveau plus gros était moins performant par gaspillage.
  27. 0 points
  28. 0 points
    Au réveil ce matin, j'étais pas prêt pour ça. Coquin.
  29. 0 points
    C'est pas tant la coupe afro que cette raie pourrie qui gâche la coiffure en faisant deux paquets bien distincts de part et d'autre. Ça ne lui va pas du tout en prime.
  30. 0 points
    Les 2, comme j'explique dans mon point 1 dans mon 1er post c'est une notion graduelle.
  31. 0 points
    Dirons nous que j'en ai eu envie mais je n'ai jamais osé sauté le pas de peur d'être accro. Donc je continuerai de ne pas y aller.
  32. 0 points
    Tu parierai plus sur Marion que Macron ? C'est vraiment tout le contraire de mon côté.
  33. 0 points
  34. 0 points
    J'ai été proche de beaucoup de collègues. Si je devais toutes les présenter comme des ex à chaque fois, ce serait un peu gênant.
  35. 0 points
    Des messages pro-liberté : "Droit au logement" "Réquisition de logements vacants" "Plus d'impôts progressifs"
  36. 0 points
    Je pense qu'on ne mesure pas à quel point Youtube change la manière d'apprendre. Voir faire les choses plutôt que les décrire est incomparable (sinon on n'utiliserait pas des cartes qui représente une information qu'on pourrait très bien représenter comme un texte normal). L'éducation s'est trop focalisée sur l'apprentissage conduit par la lecture/théorie (qui est un outil très puissant sous certaines conditions). Pour le coup l'expérience directe est parfois irremplaçable (et ça fait changer les personnes : les rites de passages à l'âge adulte etc.)
  37. 0 points
    Tu l'as lu ? Tu connais le contenu ? Ça peut très bien être une manière détournée de prendre le contre-pied d'une idée bien répandue.. Oui, bon, bien sur, il faut faire abstraction des deux couleurs choisies pour la couverture, ainsi que de l'historique de publication des auteurs J'aime comparer leur introduction : à la conclusion de l'imMonde :
  38. 0 points
    Le ouin ouinisme atteint toutes les strates de la société (et pas qu'en ce qui concerne le féminisme).
  39. 0 points
    Tu aurais pu aller plus loin soleil Brest
  40. 0 points
    Il est intelligent, mais jouer malheureusement trop un troll pour avoir des chances dans un pays de vieillards. Mais bon, il participe sans doute à la diffusion de nos idées donc c'est bien.
  41. 0 points
    Il suffit de changer le "?" par "."
  42. 0 points
    C'est aussi sans doute globalement faux mais expliquer ça à des personnes qui veulent démolir un constructivisme par un autre est impossible
  43. 0 points
    le truc du street medic a l'air vrai, mais l'étudiante ça date de 2016, Macron était pas encore au pouvoir. Y'a clairement des violences, mais les fake news ça doit y aller pas mal aussi chez les excités.
  44. 0 points
    Obertone. C'est une technique classique quand tu veux démontrer une thèse indémontrable, tu noies le poisson avec plein de chiffres, ça fait sérieux, ça fait scientifique mais ça reste de la pseudo-science. Et paradoxalement ça montre bien l'idiotie qui sous-tend ces propos, il suffit d'avoir un grand père magrébin, entre les pieds noirs, les mariages mixtes, les séraphades et j'en passe, ça fait pas mal de monde. On peut difficilement faire plus français que Jboy mais ça fait de lui un grandremplaceur dans cette optique. Ce qui intéresse les gens comme Obertone n'est donc au final même pas culturel, non pas que c'est tellement plus légitime mais au moins on aurait pu discuter du danger réel ou fantasmé de la perte des valeurs de l'occident et du problème politique d'un islam rigoriste, par exemple. Mais non, ce qui est dénoncé ici ce n'est qu'une origine ethnique, des cheveux crépu et une couleur de peau trop foncée, bref, c'est du racisme de bas étage. Et pour tenter de le justifier, tout est bon.
  45. 0 points
    Je sais que c'est mal de rajouter de l'huile sur le feu mais c'était trop tentant, il fallait que je le relève
  46. 0 points
    Sauf que les salaires dépendent aussi du secteur privé ; or il remarquable de noter que le mouvement des GJ ne se traduit par aucune occupation d'usines ou d'entreprises, nulle part (à la différence de 1968 ou de 1936). C'est un mouvement qui interpelle directement l'Etat, mais dont on ne peut pas vraiment dire qu'il soit anticapitaliste. C'est bien ce qui explique les partis de gauche et les syndicats soient mal à l'aise avec (ça et la tendance antifiscale qui a disparu).
  47. 0 points
    Façon subtile et gentille de dire que les gens sont en moyenne cons comme des balais, ce qui est globalement exact.
  48. 0 points
    Qu'est-ce que tu penses de ce que dit Raufer dans l'article ? : Il parle des manifestants internationaux, mais à moins que tout se passe à pieds dans Paris intramuros, il y a peut-être des solutions similaire envisageables. Par ailleurs, tu ne m'as pas répondu sur pourquoi la lapalissade de l'arrestation était une mauvaise idée (à mon avis aussi c'est loin d'être une solution mais j'aimerais voir ta réponse). Si ce que dit Raufer est exact quant aux moyens mis en oeuvre pour éviter (apparemment sans trop de difficulté) des émeutes antifa dans le passé, il y a clairement des questions à se poser. Ensuite il brode quand même un peu trop autour de ce qui est en effet connu : beaucoup d'étudiants, et notamment à Sciences Po, donc potentiellement des 'filles-et-fils-de'. De là à dire que rien n'est fait à cause de cette connivence, ça demanderait une preuve supplémentaire, manquer au maintien de l'ordre étant un peu plus grave que relâcher facilement un suspect. Après, ce serait un cas particulier d'une stratégie générale de maintien de l'ordre : plus le groupe "à traiter" est violent, plus le risque d'incident grave est élevé, donc en fonction du coût évalué d'un incident grave, la police évite le contact. Ceux qui donnent les ordres ont estimé que ce coût pour eux était supérieur à celui de la casse. On pourrait penser que ça ne marche qu'un temps car le coût de l'incident diminue à mesure que l'opinion apprend la distinction entre manifestants et antifa.
  49. 0 points
    Pas besoin de construire des prisons. Suffit de les vider de la plupart des dealers non violents.
  50. 0 points
    Ne pas bouger d'un iota vient du premier concile de Nicée. https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Premier_concile_de_Nicée "Le souvenir de la controverse survenue au cours de ce concile est resté dans l'expression « ne pas bouger d'un iota »[Note 2]. Les Nicéens soutenaient que le Fils était « de même substance » (ὁμοούσιος, homoousios) que le Père, tandis que les (semi-)ariens, qui furent excommuniés, soutenaient que le Fils était « de substance semblable » (ὁμοιούσιος, homoiousios) au Père. Les deux termes ne se distinguaient en effet que par un iota, mais étaient de sens très différent."
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