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  1. 5 points
    Won't anybody think of the children ?! C'est rigolo, c'est la formule de Constant renversée : on sacrifie un truc rendu artificiellement abstrait au prétexte de sauver des gens concrets. Les Européens et Asiatiques ont domestiqué depuis des milliers d'années toutes sortes d'animaux, et ce d'autant plus que l'Eurasie est à peu près orientée Ouest-Est, i.e. qu'une même latitude (et donc un climat comparable) couvre une vaste bande de terre, facilitant l'acclimatation des animaux dans des coins très éloignés. À l'inverse, les Amérindiens n'ont presque rien domestiqué (faute de faune intéressante, en bonne partie), et leur continent est orienté Nord-Sud, rendant plus difficile le transfert d'animaux domestiqués. Or, un animal domestiqué, ça peut être une cause de zoonose. Et le fait est que la plupart des glandes maladies infectieuses de l'humanité sont des zoonoses, en fait (charbon, grippes, brucellose, peste, salmonellose, lèpre, leptospirose, rage, toxoplasmose, trichinose, tuberculose, listériose, variole, hépatite E, typhus, botulisme...). Du coup, ces animaux domestiqués ont forcé les populations d'Europe et d'Asie à développer des résistances contre ces maladies, et à garder notamment une certaine diversité de leurs allèles HLA (permettant la reconnaissance du non-soi). À l'inverse, les Amérindiens en ont été protégés pendant des millénaires, et les allèles permettant de résister à des maladies n'avaient pas de raison d'être sélectionnés ; au contraire, le phénotype correspondant étant généralement un poil plus coûteux pour un tas de raisons, ces allèles ont eu tendance à disparaître. Et plus encore dans la mesure où le peuplement des Amériques a donné lieu à une série d'effets fondateurs, appauvrissant le pool génétique général, et des HLA en particulier (en gros, les Amériques sont le coin du monde le plus éloigné du lieu d'origine de notre espèce, et le Sud plus encore que le Nord). Et en fait, il y a eu un coin du monde où les explorateurs Européens ont été complètement décimés par les maladies locales avant que la médecine ne leur permette d'aller plus loin : l'Afrique.
  2. 5 points
    Ha. J'espère que t'as pris le temps d'écrire la question, car la réponse va être épique. Star trek c'est un peu le truc vieux qui sent la poussière saupoudré d'instant kit kat, ou plus rien ne compte. Donc résumons, histoire que tu te rendes compte du temps à consacrer, que ça soit en picorant, ou bingewatchant (je conseille pas forcément de binge watch un truc pareil) A penser: Les star trek sont structurés autour d'episodes de 40 minutes. Hormis l'évolution et la présence /retrait de certains personnages et certains fait marquants, il n'y a pas de fil rouge. (à l'exception de la fin de star trek DS9/et enterprise , mais ça reste fugace) On peut donc sauter les épisodes pourries sans trop de peine, au pire ca donne "ha il est mort lui? ha il y a un wormhole maintenant) A noter, pour es matheux, c'est toujours sympa de se représenter l'univers selon les distance star trekienne, il y a un côté la galaxie pour les nuls plutôt sympa (mais complètement fantasmée ) Le listing des épisodes, dans l'ordre de parution, on prévient: il y en a plus de 800 au total. 3 saisons avec kirk ( et une série animé en plus) , puis 6 films. Ca se passe vers la fin du 23° siècle. <- je mentirais pas, c'est plus pour sentir l'écart de 60 ans de télévision, ( avec quelques instants chouettes ou se rend compte de comment les gens pensaient l'époque) que pour les scénarios et la mise en scène. Il y a évidemment de grands épisodes sinon la sauce originelle n'aurait pas pris. Mais tuer 60H la dessus, faut avoir de la patience. Reste l’introduction de la mécanique trekienne, mettre un personnage (Spock) hors du monde et parfait critique de société en side Kick d'une capitaine Stylé. 2 des 6 films sont sympa, le reste oubliable. 7 saisons avec Picard, Star Trek nouvelle génération Puis 4 Films, puis St: Picard depuis une semaine. Ca se passe techniquement 80 ans après Kirk, ce qui justifie l'écart de technos. Bon la on va être clair, c'est pas pour rien que la hype dure depuis 40 ans. Next Generation a tout amené à la SF à la télévision, les acteurs sont bons, certains épisodes passionnants, la mise en perspective de l'humanité à travers son regard futur superment travaillé. Reste 180 épisodes, et dont il faut avouer qu'ils n'étaient pas inspiré toutes les semaines non plus. Mais il y a un top 10 qui s'inscrit sans problème dans les meilleurs instants de télévision, et certainement un top 50 des épisodes ou on passe un bon moment. Au delà de la performance mortelle de Patrick Stewart, fraichement débarqué du monde Shakespirien pour venir faire capitaine de vaisseau chauve, et pourtant calmer tout le monde, Il y a 'Lieutenant commander Data' joué par Brent Spinner. C'est ce qu'on peut appeler du grand art. L'acteur a donné un côté robotique à son jeu , teinté d'une fraicheur innocente d'enfant découvrant la vie mais coincé dans un aquarium, avec une performance phénoménale. Ce personnage est adulé non seulement par son positionnement scénaristique mais aussi grâce à l'acteur lui même. Il est autant à l'origine de l'esprit Star trek qui anime toutes les conventions depuis 40 ans que Spock et Kirk réunis. Le défaut de TNG: Star trek est basé sur la résolution deus ex Machina 80% du temps. L’épisode dure 42 minute, et à 39min on a toujours aucune idée de comment ils vont s'en sortir, puis magie, et voilà c'est fini. Ca peut avoir passé de mode, mais si on accepte le modèle, ça le fait. Enfin les effets spéciaux des 1eres saisons sont un peu rèches, c'est de 1987 après tout. Certains personnages comme Q valent leur pesant de cacahouètes/pop corn <- Conseil de visionnage, il faut suivre le top 50 ou démarrer du début et sauter les épisodes dont on sent très vite autour de quel personnage ça va tourner, certaines trames personnages sont moins bonnes que d'autres, mais c'est une histoire de goût. On passera peut être rapidement sur la saison 1, quitte à revoir ça en détail 5 ans plus tard quand la passion trekkie aura pris le dessus Les 4 films sont bons, pour des raisons différentes. -Le 1er avec le TNG crew (7eme de la saga) mixe picard et Kirk, un instant fan service attendu. -Les 2 nd est simplement un TRES bon film qui fait honneur à l'unviers. -Le 3eme est scify friendly, mais pas indispensable. -Le dernier est le moins bon, mais il amorce Star Trek: Picard, donc c'est un must see quand même. A savoir, Gene Roddenberry, l'auteur originel , est mort vers la saison 5. Mais vu qu'ils avaient par le pur hasard recruté Ronald D Moore ( Monsieur Battlestar moderne) ça a bien tourné jusqu'au bout. Mention spéciale à Ron pour avoir développé le mythe Klingon. 7 Saison avec Sisko, un capitaine black dans les années 90 , Star Trek Deep Space 9, pas de films associés à ce crew. C'est une série qui a eu du mal à prendre. D'abord, il n'y a plus de voyages, c'est sur une station (pitch en concurrence avec Babylon V à l'époque). Il s'agit plus de développer du lore pendant 5 saisons, et résoudre la scène globale durant les deux dernières. C'est pour ça que ça a eu du mal à prendre. DS9 arrive au moment ou c’était pas encore l'époque d’étoffer de l'univers au détriment des personnages. Une fois passé le changement de mécanique scénaristique, c'est une série qui s'est bonifiée avec le temps, et qui est passé de malaimée à adorée. Les plus: Il s'agit d'un traitement beaucoup plus politique, les grands forces en présence se développent et menacent, les personnages sont centraux mais ont des identités très différenciées. Il y a le juif de service capitaliste jusqu'aux ongles comme cliché , mais aussi la nana qui vit en symbiose avec un ver dans le ventre, le métamorphe qui va avoir du mal à expliquer au monde qu'il n'est pas fait d'os et qui cherche d'ou il peut bien venir puisqu'il est le seul connu, et enfin la nana fraichement sortie de camp de concentration qui a pas l'intention d'y retourner et a qui on risque pas de vendre de la social justice. Il y a aussi le développement des Cardassiens, sortent d'allemands repentis mais pas trop. L'acteur cardassien est mortel. Les moins; années 90 oblige, ça aura pu tenir sur 4 saisons et non 7. Certains dénouements du fil rouge pas bien épais mettent une vie à arriver, car la mécanique de tenue d'un fil sur une saison n'existait pas encore. A voir: Comme les autres, un top 50 à faire, sauf si on s'est épris du mécanisme Star trek gràce à TNG. DS9 fait partie de ces plaisirs coupables, on sait qu'un épisode sur deux coûte trop cher en temps, mais on se met dans une sorte de temporalité parallèle où on est bien au coin du feu à noel en famille.... Il vaut concentrer les épisodes du top 50 vers la seconde partie de la série. 7 Saisons avec Janeway, Star Trek Voyager, pas de films. Retour aux origines du voyage, vu que DS9 n'avait pas été bien perçu en son temps, comme si enlever le voyage réduisait le potentiel de l'univers et en faisait une série mineure, ce qui sera considéré comme une bétise par tous les trekkie ensuite Bref, Voyager, Faut vraiment être addict pour pas zapper ... jusqu' à la saison 4. Après ils ont mis une blonde à gros seins.... qui en plus relève le tout. Voyager connait comme personnage type spock/data un hologramme docteur qui a bien du mal à accepter qu'il ne peut pas sortir du vaisseau. C’était bon, mais ça a malheureusement pas supporté plus de 3 saisons qui en plus sentaient la resucée de Next generation. Les scénaristes ont eu la présence d'esprit à partir de la saison4 de déployer monstrueusement le lore des Borgs, la menace trekienne par excellence, tout en récupérant la blonde qui va réinitialiser le côté Data raté de l'hologramme. Du coup on se retrouve avec deux protagonistes avec un regard sur l'humanité complémentaires, cette partie là marche plutôt bien. La qualité: plus de Star Trek ne fait jamais de mal à postériori. Les défauts: c'est TNG en moins bien, car les scénaristes n'ont pas le grain de génie de Moore qui s'est tiré faire BSG vers la fin de Deep Space Nine. Voir juste les premiers épisodes pour les persos , les doubles épisodes, le top 10 des borgs, et le top 10 ou Seven Of Nine montre ses seins. En entier si on est fondu de la série. On peut honnètement tout zapper sion est pas fan. 4 Saisons avec Scott Bakula en capitaine Archer, Msieur Code Quantum, Star Trek Enterprise, pas de films. Le parti pris, Cette série se passe AVANT kirk ( du coup les FX du vaisseau n'ont aucun sens, la série étant evidemment plus belle que dans les années 60) 2 premières saisons médiocre, on sent déjà le miel des années 2000 pointe rle bout de son nez, puis une bonne idée pour la saison 3 qui aurait du durer 8 episodes et en dure 25.... La dernière saisons est oubliée, pour dire qu'elle ne doit pas casser des briques. les plus: toujours more Star trek, après 25 saisons on est juste en mode "'please rewind again". La naissance de la fédération. Les acteurs font leur travail, mais c'est parce qu'il faut trouver un plus. Les moins: Ni bien comme au début de la saga, ni essentiel, avec certaines fautes d'univers, quasiment tout les personnages sont superflus. Le fait que ca se passe AVANT KIRK les amène à respecter la chronologie des rencontres spatiales, et vu qu'ils avaient épuisés les metamorphes, les hologrammes et les robots, ben ils ont remis une vulcain en side Kick observateur. Ca n'amène RIEN et c'est tout le problème. EN plus ca vire grossier, elle est beaucoup trop souvent quasiment à poil. Voir: euh joker, comme une curiosité, mais c'est clairement pas essentiel, dommage pour Scott bakula, on en attendait beaucoup. 2 Films Star TREK rebootés de BAD ROBOT avec JJ ABBRAMS aux commandes: Tu Vois Star WarsVII VIII IX ? Ben dis toi qu'il a été respecteux de Star Wars. J'avais vu venir l'echec star wars dès les 20 premières minutes de son Star Trek. Abbrams chie littéralement sur les mécaniques trekienne car il n'a pas fait ses devoirs.. Il y a donc deux camps: Ceux qui se sont tapés 800 episodes et pour qui c'est un affront, et ceux qui trouvent que quand on enlève Star Trek de l’équation ce sont des bons films pop corn. A voir? Au pire ça tue 4 Heures avec des lense flare qui font pleurer les yeux. 1 Film Star Trek Beyond de Simon Pegg. Je me suis endormi. La série Star Trek Discovery sur Netflix depuis 3 saisons., après 12 ans d'absence de Star Trek à la télévision: HAHA. non. Star Trek: Picard: 1 épisode, gorge nouée du début à la fin, j'attends demain depuis autant de temps qu'un enfant attend Noêl. Je dirais si c'etait rationnel l'année prochaine (Et je saute evidemment univers étendu, livres, comics, animés, conventions, joués dérivés, jeux vidéos. Il aprait que le jeu en réalité virtuelle est bien, et je suis pas assez Nerd pour avoir testé le monde persistant). Voilà, tu peux aller tuer 1000 Heures de ta vie BIENVENUE !
  3. 5 points
    L’ambiguïté de l'adjectif "productif" vient du fait qu'il renvoie à deux substantifs à la signification différente : production (1) et productivité (2). Du coup, productif admet également deux significations. Un "salarié productif" peut désigner une personne qui produit, qui réalise son travail (sens 1) ou une personne qui a un bon rendement (sens 2). Dans le sens 1, c'est assez proche de l'efficacité : est productif un salarié qui réalise le travail pour lequel il est employé. Dans le sens 2, il s'agit d'efficience : est productif le travail d'un salarié qui rapporte : il produit davantage qu'il ne coûte. Une troisième signification du terme "productif" peut également être utilisée, plus rarement : est productive une personne qui réalise des choses utiles à autrui. C'est généralement ainsi que l'entendent les libéraux. Dans ce sens 3, il s'agit d'effectivité : est productif le travail d'un salarié qui produit des effets désirables (effets --> effectivité). L'adjectif productif appliqué à la fonction publique peut donc s'entendre comme : 1- une fonction publique efficace : elle produit des services publics en contrepartie des prélèvements 2- une fonction publique efficiente : elle optimise les ressources (impôts et taxes) mises à sa disposition pour produire les services publics 3- une fonction publique effective : elle produit des choses utiles à la société (elle produit les bons services, ceux qu'il faut faire, qui répondent aux réels besoins des concitoyens). Pour résumer, les étatistes considèrent que les fonctionnaires sont productifs en ce qu'ils produisent un travail (sens 1), ce qui est vrai ; alors que les libéraux contestent l'efficience et l'effectivité de la fonction publique. La gabegie qu'entraine une gestion bureaucratique des services publics peut se vérifier : dans le gaspillage des ressources : une bureaucratie publique est improductive dans le sens où elle fait mal les choses (sens 2, inefficience) dans la mauvaise allocation des ressources : une bureaucratie publique est improductive dans le sens où elle fait de mauvaises choses (sens 3, problème d'effectivité) : elle est incapable d'identifier les actions nécessaires et souhaitables car, coupée du marché, elle n'est pas en prise avec la demande Productive la fonction publique ? Certes elle fait des choses. Mais elle fait mal les choses et fait de mauvaises choses.
  4. 5 points
    poc: c'est bien d'alerter la planète, mais t'aurais pas une solution court terme pour tous les gamins qui sont à deux doigts de prendre du prosac car on est infoutu de leur expliquer qu'en vrai on sait tous foutrement rien à se qui va se passer, ce qui peut se résumer par '"comme depuis tout le temps en fait, mais cette fois ci on a eu a mauvaise idée de dire aux gamins qu'il y a pas de père noel ?". J'ai pas de télé , j'écoute pas la radio, mon fils est depuis 6 mois à l'école et il chante à tue tête " plutôt que de jeter il faut recycler". Je vais lui dire quoi dans 2 ans quand il va me demander pourquoi on va tous mourir ? Que sa prof, qui représente l'autorité du savoir, ne sait rien du tout de ce qu'il va se passer, et que c 'est juste un mouton junkie devant sa télé qui reproduit un narratif qu'elle n'essaie même pas de comprendre ? C'est pas une blague, mais je trouve qu'il parle BEAUCOUP TROP DE LA MORT pour un gamin de 4 ans. Je pense que le mois chez mamie à regarder TF1 pendant le repas y est largement pour quelque chose. Tu la sens pas la démarche non rationnelle dans laquelle on tente de mettre en place une prédiction auto réalisatrice, car en plus de 'la planète' (regardons nous un peu le nombril plutôt) , on détruit une partie de l'espoir dans l'avenir , ergo plus aucune solution possible à moyen terme ? la croisade écolo, ça finit par me gonfler durement (et je suis pas le seul, y a beaucoup de péquins moyens qui ont la même approche, surtout chez les vieux): - Pourquoi la demande de décroissance de nucléaire alors qu'on a un besoin en masse si le Co2 c'est la foire ? - Pourquoi on nous saoule sur les déchets pendant qu'on défonce du charbon par millier de tonnes minute ? - Pourquoi la demande de décroissance sur les avions dans un pays qui a la plus belle production aéronautique et fait vivre 200 000 personnes ? - Pourquoi descendre le numérique pour son ratio énergétique alors que le télétravail bien étudié peut repeupler le rural ? - Pourquoi on justifie des voitures electriques qui ont un ratio déchet désastreux ? A chaque fois qu'on mise sur la technologie pour s'en sortir, on se fait bouler idéologiquement , mais c'est y pas louche ça ? C'est marrant mais c'est toujours quand ça touche à l'énergie que ça merde.... Tous les zoives qui vendent de la réduction d'énergie en masse du au manque de réserve préfèrent éviter qu'on cherche de nouveaux moyens d'en produire pour justifier leur narratif, c'est pas du tout louche. (coucou jancovici) On sent pas du tout les forces en présence justifiant un combat prédit au doigt mouillé tentant de se faire la part du lion pour recoller à un communisme bien cradasse. On sent pas du tout le besoin religieux de se trouver une nouvelle raison de pas crever pour tous les quarantenaires qui n’étaient pas assez fort intellectuellement pour rejeter l'église ... Si c 'est vraiment vraiment vraiment grave, pourquoi on est pas drastique sur la question ? Y a vraiment rien à faire pour baisser sa conso énergétique facilement dans le pays ? blocage du réseau en surconsommation, amende pour voiture utiliser plus de x 1000 km selon le job ... mesure en masse des dechets et amendes, ou même simplement prune magistrale dès qu'on est sale ? qu'est ce qu'il y a donc, cette fois ci on est trop libre dans le pays ? Pourquoi on me parle de viande pour de la baisse de CO2, seriously ? dans l'ensemble des propositions potentielles visant à réduire sa conso energetique, ce qui est pertinent, C'EST LA VIANDE ???!!!!!! Et le pire dans cette dissonance cognitive, c'est qu'on culpabilise ceux qui font des efforts , alors qu'ils sont pas écolos, juste pragmatiques (car si on jete rien, mais qu'on a pas son étiquette écolo, on fait pas partie des bons) Les collègues font la gueule car j'habite à 3 km du travail et que je prend la voiture, alors qu'ils habitent à 50 pour se payer une maison et prennent les bouchons tous les jours, et ce pour aller au travail, alors que mon travail C'EST DE CRAMER DU FUEL. Ils chauffent 180m² quand j'en chauffe 66 et m'expliquent qu'il faut pas utiliser la clim l'été ... jusqu'au premier pic de chaleur. Ils font la tronche quand je vais au japon, mais çà les gêne pas de prendre un vol pour Saint Nazaire pour une réunion de 2 heures "car il faut se faire des contacts", sachant que ce qui crame du fuel, c est le nombre de décollages en premier lieux, pas la distance. Ils achètent tous des vélos électriques "car je veux plus de voiture", gros comme ils sont, alors qu'ils devraient chercher de l'energie dans les tomates plutôt que dans les terres rares. Putain de comiques. Ergo, laissez moi vivre, damn it. (j'avais pourtant cru que je m’étais pas trompé de forum sur cette question) Et au fait , vraie question car je me suis pas renseigné, elle dit quoi ARAMCO et son épargne grosse comme la dette des Etats Unis ? Ca les gêne pas de plus avoir de boulot ? drôle de projection d'avenir, pour les rois du monde. Quand je pense à Jancovici qui te justifie du pic pétrolier alors que personnes connait la taille des réserves. D'habitude je fais pas dans la conspi, mais je serais aps etonné d'apprendre un jour qu'elles sont BEAUCOUP BEAUCOUP plus grosses que prévu.
  5. 4 points
    Alors, sur obsolescence de l'armée française, de ses chasseurs, bombardiers et blindés, il y a quand même des nuances à apporter. Sur la chasse française : Sur les bombardiers : Je passe sur la chasse lourde et les avions d'attaques au sol pour arriver directement aux blindés : Bref, quelques exemples qui montrent l'arrogance de l'état-major français en 40 et l'inadaptation de ses doctrines aux nouveaux armements. Un dernier exemple pour illustrer cela : en 40, quand des avions de reconnaissances repèrent des blindés qui traversent les Ardennes, l'état-major menace leurs équipages de les envoyer au trou. En effet, pour ces sagaces officiers, les Ardennes sont infranchissables pour des blindés, les pilotes se payent donc leur tête. Ah oups, des blindés allemands qui arrivent ?! Comment est-ce possible ??
  6. 4 points
    Alors j'ai sûrement du très mal m'exprimer depuis décembre parce que c'est justement ce que j'avais essayé de transmettre en parlant de l'assouplissement de mon point de vue. Pour être tout à fait clair gardons en tête que je ne prétends pas avoir vraiment compris quoi que ce soit en profondeur. En fait pour être honnête j'ai même carrément l'impression d'avoir brutalement dévalé la pente depuis le sommet initial de l'effet Dunning-Krueger et de commencer tout juste à me rendre compte pour de bon à quel point c'est complexe, tout ça. Cette théorie que tu réclames à juste titre, et bien elle existe, c'est celle vulgarisée par Guyenet dans son débat face à Taubes. Pour résumer : 1) le modèle CIM (carbohydrates-insulin-model) qui dit pour simplifier glucides -> insuline -> stockage sous forme de gras est faux, ou alors au moins à relativiser très très fortement (du genre ça explique au mieux 10% de ce qu'on constate). C'est établi expérimentalement. Pour la suite, bien comprendre que quand je dis "établi expérimentalement", c'est d'après ma compréhension limitée de non spécialiste. Je peux complètement me tromper. Mais Guyenet m'a fait une très forte impression et les études qu'il cite m'ont semblées très solides (je n'ai pas tout lu il y en a des dizaines voir des centaines). 2) le modèle CICO (calories in, calories out) est en fait très proche de la réalité. C'est aussi établi expérimentalement. Je note d'ailleurs au passage que c'était un point qui m'avait toujours dérangé. Quelle logique évolutionniste y a-t-il à voir un organisme excréter de l'énergie plutôt que de la stocker ? 3) Ce qui se passe en fait (je résume à la hache, sinon autant copier/coller mon post de décembre), c'est que c'est le cerveau qui régule tout ça, l'insuline n'étant qu'un élément parmi des tas d'autres. Pour des raisons évolutionnistes très plausibles, les nourritures denses nutritionnellement déclenchent une frénésie de nourrissage. Or les nourritures raffinées modernes concentrent justement de manière jamais vue dans la nature des glucides et des lipides sous une forme agréable (textures, sel, arômes etc). Il suffit de comparer le nombre de calories pour 100 g de produit entre le morceau de viande le plus gras possible et n'importe quel machin attirant issu de l'industrie pour comprendre cela. Or à ce titre le gras crée autant d'attirance que le sucre dans le cerveau humain, et provoque grosso-modo exactement les mêmes conséquences (tu connais beaucoup de gens qui bouffent du sucre blanc pur ? Par contre, une crème glacée bien grasse...). le vrai problème, ce n'est pas les glucides ou les lipides, c'est la combinaison des deux ! Je précise que ça aussi, c'est établi expérimentalement. 4) D'un autre côté, il y a d'autres paramètres qui ceteris paribus vont eux faire diminuer la tendance à manger comme un va-nu-pied sur le chemin de la Terre Sainte en 1095 (effet de satiété, établi expérimentalement). Les protéines (peut-être car le corps a une capacité limitée à les traiter rapidement, ou alors parce que dans la nature elles étaient associées à du bon gras de quadrupède ruminant, là je ne sais pas trop), les fibres (logique on n'est pas censé les digérer), le volume ingéré de nourriture, aussi. 5) Je passe d'autres aspects que j'avais abordés pour faire remarquer que juste avec ces quelques simples paramètres, on a déjà une ébauche de modèle qui permet de rendre compte de ce qu'on observe, sans faire appel au CIM : l'immense majorité des gens qui passent en low-carb bouffaient mal avant (moi le premier). Tu passes donc d'une alimentation ultra-dense en énergie qui rend ton cerveau complètement ouf à une alimentation moins dense (vu ce que tu élimines et vu que tu te concentres sur des produits bruts non raffinés) tout en augmentant ton ratio en protéines (pour toutes les versions) et en fibres (pour les versions céto non carnivores). l'appétit se régule donc sans avoir besoin de compter les calories. Mais soyons clairs : il y a moins de calories qui entrent dans le corps, et c'est pour ça que les gens perdent du poids. C'est établi expérimentalement. C'est d'ailleurs pour cela que quelqu'un qui passe d'une alimentation standard à un régime vegan un peu travaillé rend compte de changements positifs aussi, en toute objectivité ! (Je reste d'avis que c'est la solution la moins optimisée pour la santé, mais c'est un autre débat). C'est aussi pour ça qu'un régime traditionnel à 70% de glucides peut créer les mêmes résultats (essaye de bouffer des pommes de terre cuites à l'eau sans rajouter une tonne de beurre ou de crème !) J'ai un régime extrêmement semblable au tien et je fais le même constat. Mais à moins d'avoir mal compris, ça ne contredit pas du tout ce que j'essaye d'expliquer (au contraire). Pour résumer mon résumé par une image, je dirais que la nutrition est une équation incroyablement compliquée (à l'image du corps humain) qui possède plusieurs "solutions", certaines étant sûrement plus optimisées que d'autres (mais c'est compliqué à trancher). Le low-carb est une solution parmi d'autres. Mais j'envisage désormais qu'elle ne convienne pas forcément à tout le monde, pour des tas de raisons. Ce qui compte, c'est de trouver sa solution, et pour cela il faut être capable de la maintenir indéfiniment au quotidien (c'est notre cas à tous les deux). Voilà, j'espère avoir mieux fait passer mon message. Et s'il s'avère que j'ai tort, je serai ravi de lire mes contradicteurs et d'améliorer encore mes maigres connaissances. C'est pour ça que j'aime ce forum !
  7. 4 points
    - on ne peut pas définir un esclave sur base de l'usus, de l'abusus et du fructus ; d'abord parce que l'esclavage ne se limite pas à Rome ; ensuite parce que le pater familias pouvait vendre ses enfants et ça n'en faisait pas des esclaves pour autant ; enfin parce que l'abusus n'était jamais réellement existant totalement. Après je suis pas un spécialiste du droit romain mais y a trop d'exception et de particularités pour asseoir une définition de l'esclavage sur la propriété de toute façon ( à commencer parce que la propriété n'a pas le même sens selon les contextes historiques et sociaux). - le servage ne se défini pas par l'attachement à une terre VS l'esclave à un homme comme le soutient une légende tenace (ce n'est qu'en partie vrai). C'est pourtant le sujet de la thèse de Marc Bloch (donc pas récent). Les serf étaient aussi qualifiés "d'hommes de lige", ou "homo de corpore" (et parfois précisé "homo sine casalagio" - c'est à dire "sans maison", sans "espace physique", le "casal" dans les pays méridionnaux désignait une unités économique et de vie, une grosse ferme donc - l'héritage de la villa romaine) c'est à dire que ces serfs étaient tenus par un serment personnel envers un suzerain. Pas une terre donc. Pouf pouf, fini cette histoire de serf attaché à une terre. En fait on confond les institutions du servage au Moyen âge entre les pays méridionaux et ceux du nord en France, sans parler de ce qui existait en Allemagne ou Angleterre (que je connais moins bien). Une preuve de plus que le moyen age est très mal connu et qu'on ne lis pas assez les médiévistes - un esclave c'est d'abord une condition juridique, ça ne s'approche pas par des conditions de vie, un lien à telle ou telle personne, des obligations particulières. En fait les esclaves dans une sociétés sont toujours exclus d'une dimension fondamentale de la societe, mais ça peut toujours être quelque chose de différent. La citoyenneté chez les grecs, la parenté en Afrique, la sexualité chez les Ottomans, la raison chez les européens du 18ème. C'est toujours une humanité liminale, presque en sursis. Chaque société à une manière particulière de qualifier ses esclaves, c'est toute la difficulté de l'étudier. Autre chose, on oppose souvent esclavage et liberté mais c'est sans doute une erreur parce que la dichotomie n'est pas si simple, il suffit de penser que des esclaves ont dirigés des empires (les Mamelouks) ; et puis si on l'oppose à la liberté, on ne sait plus comment jongler avec les serfs, qui ne sont pas totalement libres, les mariages forcés, les travailleurs forcés, les serviteurs, les ouvriers pauvres de l'époque industrielle (Marx avait beau jeu d'expliquer alors que les conditions de vie des prolétaires étaient pires que celle des esclaves noirs aux USA et en terme de condition de vie pure, il avait sans doute raison). Toutes ces catégories sont toutes à un endroit différent dans un continuum entre non liberté et liberté, mais pas dans une opposition pure. Tout le débat actuel sur "l'esclavage moderne" se prend les pieds dans cette confusion, mais si le mariage forcé d'une petite fille suffit à parler d'esclavage, alors toutes les reines de France, toutes les aristocrates mariées de force par leurs familles sont des esclaves ? Tout le monde comprends le ridicule de la proposition. C'est pour ça qu'il faut voir l'esclavage comme une situation juridique, à défaut d’être légale (il faut encore que la société qu'on étudie dispose d'un code), il faut que les esclaves soient vu dans la société comme des esclaves (ce n'était pas le cas des serfs, que personne ne confondait avec des esclaves, et qui la plupart du temps ne savaient même pas qu'ils étaient serfs - Marc Bloch sur les abolitions encore une fois-), c'est pour ça qu'il faut s’intéresser à "en quoi ils sont exclus de leur société pour etre désignés comme esclaves" et ça, ça peut être différent selon les contextes, avant de désigner une personne comme un esclave, il faut connaitre la manière dont la société dans laquelle ils sont les considère.
  8. 4 points
    Ceci n'est pas en lien direct avec covid, mais je pense que c'est une ressource importante pour en apprécier la létalité : c'est un texte de Philippe Lacoude. La vraie mortalité de la grippe saisonnière par Philippe Lacoude et h16 (1er avril 2020) À un moment, il est temps d’être sérieux et de regarder la littérature scientifique et de faire un vrai travail de fond. Certains citent 8000 morts par an pour la grippe. Voire 14400 décès pour 2017. Santé Publique, sur son site grand-public donne un taux de létalité de 0,26%, soit 1 mort pour 384 malades ! Arrêtons donc les articles de vulgarisation, Marie-Claire, Doctissimo, et Cosmopolitan, pour regarder ce qui existe vraiment dans la littérature scientifique solide. La mortalité en France est un sujet trop sérieux pour le confier à des médecins (qui sont parfois fâchés avec les chiffres). On la confie donc aux démographes. L’Institut national d’études démographiques (INED) nous dit que la France a un peu moins de 600 morts par an due à la grippe et que ce chiffre est en chute libre grâce aux progrès de la médecine. La source scientifique est ici : https://www.ined.fr/fichier/s_rubrique/19138/pes470.fr.pdf De la même façon, aux Etats-Unis, on cite les chiffres du CDC à tout va. 37000 morts par an nous dit même le président Trump : https://twitter.com/realdonaldtrump/status/1237027356314869761 Evidemment les « experts » ne sont jamais allés voir les données de décès car ils sauraient que la définition de « flu » englobe les pneumonies. Dans les chiffres US grand public, on a toujours « influenza+pneumonia » car elles sont groupées (comme dans https://www.cdc.gov/nchs/data/nvsr/nvsr68/nvsr68_09-508.pdf ) et on additionne donc les morts d’infections virales (pas toutes des grippes) et bactériennes. Les codes médicaux IDC-10 sont toujours agrégés de J09 à J18. Les définitions sont importantes ! Quand ils veulent des données sur la grippe, les scientifiques utilisent les données officielles du National Center for Health Statistics (qui est le bras statistique du CDC). Dans l’actuariat par exemple, on cherche à être précis et c’est ce qu’on utilise comme source. Or, pour être précis, toute personne (épidémiologiste, actuaire, économiste travaillant sur les retraites, etc.) qui utilise des données de mortalité va les chercher dans le National Vital Statistics System qui est géré par le National Center for Health Statistics. Selon le National Center for Health Statistics, il y a 6500 morts par an de la grippe aux Etats-Unis, loin, très loin des 37000 morts du site grand public du CDC. Et donc, si on regarde la littérature scientifique – peer-reviewed articles – sur la grippe saisonnière, elle fait environ 145.000 victimes par an pour l’ensemble des 7,7 milliards d’humains dans le monde. On remarquera au passage que ça ferait donc 1224 morts pour 65 millions en France mais voilà, malgré les coups de boutoir de l’Etat, la médecine y est un peu meilleure qu’ailleurs et on y survit plus : on retombe donc ici sur le chiffre de moins de 600 de l’INED. De même, pour 327 millions de personnes (Etats-Unis), ces 145000 pour 7,7 milliards feraient ... 6500 victimes. C’est exactement le chiffre du National Center for Health Statistics (CDC). Ici, on prend le chiffre de 145.000 morts de la grippe dans le monde de 2017 car c’est une estimation haute. Pour rappel, c’était environ 50% de plus que la moyenne. Mais au fait, d’où sort ce chiffre de 145000 morts de la grippe en 2017 ? Comme il faut arrêter avec les articles de pacotille de sites pour Madame Michu, prenons plutôt le “Gold Standard” des études sur la grippe : la Global Burden of Disease Study (GBD) pour les intimes – financée par la Bill & Melinda Gates Foundation – publiée dans le prestigieux Lancet. https://www.thelancet.com/journals/lanres/article/PIIS2213-2600(18)30496-X/fulltext Ces chiffres sont donc bas. Comment est-ce possible ? Comment Santé Publique peut annoncer 8000 morts alors que l’INED annonce 600 morts (ou moins) ? L’explication est fort simple : le chiffre de 8000 morts provient de la surmortalité en hiver. Il englobe toutes sortes de maladies pulmonaires ! Pour le calculer, on regarde les morts en été et celles en hiver et on regarde à quel moment les tests ARN – sur les rares cas de grippe vraiment testés – surviennent. Si, dans le village de Clochemerle, on a 15 morts en février et seulement 10 morts en août, et si on sait qu’on avait beaucoup de grippes en février dans toute la France, la surmortalité due à la grippe est de 5 morts, en février, à Clochemerle. Bingo ! C’est arbitraire. Ces 5 morts sont peut-être morts de la bronchite ou d’une infection bactérienne sans lien ; à l’extrême, l’un de ces morts est peut-être un individu qui a glissé sur le verglas... En théorie, ce dernier cas est éliminé, mais en pratique, ce système de comptage est suffisamment absurde pour qu’il se présente vraiment. Mais pourquoi diable faire ainsi ? Le secret est la standardisation statistique au niveau mondial. Dans les pays en voie de développement, c’est le seul moyen possible. L’OMS fait donc ainsi partout dans le monde. Et le CDC en Amérique et Santé Publique en France font de même. Ça n’a jamais posé problèmes … Jusqu’au jour où il a fallu faire des comparaisons internationales et surtout des comparaisons avec SARS-CoV-2 : ainsi, si on prend les chiffres de Santé Publique pour la grippe et ceux de la Corée du Sud pour SARS-Cov-2, on découvre que la grippe représenterait deux ou trois fois l’impact de COVID-19, ce qui est parfaitement faux. C’est même débile et tous les épidémiologistes le réalisent. Dans l’article du Lancet, les auteurs, qui ont pris le temps de regarder précisément les données, calculent que sur 8 cas de surmortalité, 1 seul est dû à la grippe saisonnière. Il faut se résoudre à l’évidence : beaucoup d’études universitaires de très bon niveau existent sur la grippe, mais ce n’est pas sur Santé Publique qu’on les trouvera. Du reste, pourquoi utiliser un chiffre sorti du chapeau d’un fonctionnaire français quand on peut aller directement à la source, voire aux sources, pluriel ? Si on veut utiliser des sources fiables, il faut faire des moyennes de taux calculés dans des études scientifiques peer-reviewed. Statistiquement parlant, la meilleure est celle de l’université de Hong Kong pour la pandémie de grippe H1N1 de 2009. C’est une méta-étude, une étude d’études : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3809029/ La pandémie de grippe H1N1 de 2009 est la plus étudiée des 20 dernières années (parce que c’est celle qui a touché le plus grand nombre de personnes de par le monde). Il y a des milliers d’articles scientifiques. Les chercheurs de l’université de Hong Kong en ont recensé plus de 12.000 et en ont retenu une cinquantaine (77 estimations du taux de mortalité au total). Que disent ces 77 estimations ? Pour bien comprendre, il faut les séparer en trois groupes. D’une part, les « estimated cases » (c’est-à-dire les gens qui ont eu le virus dans leur système à un moment), d’autre part, les « estimated symptomatic cases » (c’est-à-dire les gens qui ont eu des symptômes du virus à un moment) et enfin, les « laboratory-confirmed cases » (c’est-à-dire les gens dont on est sûr qu’ils ont eu le virus grâce à des tests en laboratoire). Les « estimated symptomatic cases » et les « laboratory-confirmed cases » donnent – par définition ! – des taux de mortalité très élevés. On calcule un taux sur les gens les plus malades en excluant ceux qui récupèrent sans jamais aller chez le médecin. Ce n’est pas inutile quand on gère une maison de retraite mais pour ce qui nous intéresse, c’est hors sujet. Reste donc les taux de mortalité calculés sur les « estimated cases », c’est-à-dire les gens qui ont eu le virus dans leur système à un moment. En moyenne, si on compile les 77 estimations des 50 peer-reviewed articles, cela donne ceci pour la grippe pandémique 2009 H1N1 : – Estimated Cases 0.006% – Estimated symptomatic cases 0.067% – Laboratory-confirmed cases 4.747% En moyenne pondérée de tous ces articles, les « estimated symptomatic cases » sont à 0,0135%. La conclusion est donc sans la moindre échappatoire possible : Les chiffres de 10.000 morts de la grippe par an en France sont faux. Les estimations de mortalité par la grippe à 0.1% sont faux. La grippe saisonnière fait moins de 150.000 morts par an dans le monde, moins de 7000 aux Etats-Unis et moins de 1000 en France. Le taux de mortalité constaté est de l’ordre de 0.01%.
  9. 4 points
    Une remarque pas immédiatement liée au sujet (à savoir, ce type sur twitter raconte n'imp et passe pour un guignol>>> I agree). Je regardais ce fil avec intérêt quand tout à coup, le fameux impératif "Someone is -possibly- wrong on the internet" m'a dicté d'aller dans mon bureau, de prendre Droit, législation et liberté et de l'ouvrir à la page 438 sur le "droit naturel" pour double checker. Hayek nous y explique que l'expression "droit naturel" est un ensemble de théories hétéroclites rassemblé par les positivistes sous la même étiquette, parce que ceux-ci ne reconnaissent rien en dehors de la dichotomie construit par l'esprit/la volonté humaine -produit par un dessein suprahumain. Seulement l'adjectif naturel a été employé par le passé en un autre sens, celui de non produit par un dessein rationnel mais par un "processus d'évolution et de sélection naturelle". Hayek pense en effet avant lui en particulier à David Hume, dont il reprend explicitement la philosophie du droit (voir ses Essais de philo, etc.). Cependant, Hayek ajoute : "La position défendue dans le présent livre est (...) susceptible d'être aussi qualifiée par les positivistes de droit naturel. Cependant, s'il est exact que nous développons une interprétation que certains de ses partisans ont jadis appelée 'naturelle', le mot tel qu'il est employé couramment est si ambigu qu'il faudrait l'éviter." "Lorsque nous utilisons "nature" et "naturel" pour désigner l'ordre permanent du monde extérieur ou matériel, par opposition à ce qui est surnaturel ou artificiel, il est clair que nous voulons dire tout autre chose que quelque chose fait partie de la nature d'un objet." D'ailleurs, à ce moment là, Hayek renvoie au Traité de la nature humaine de Hume en note. Un peu plus loin, il ajoute ça, qui me semble déterminant : "(...) l'on ne peut valablement représenter les règles de juste conduite comme naturelles au sens de parties d'un autre externe et éternel des choses, ni comme implantées en permanence dans une inaltérable nature humaine (c'est moi qui souligne), ni même au sens que l'esprit humain est ainsi constitué une fois pour toutes qu'il lui faille adopter ces règles de conduite précises." Je passe encore quelques paragraphes : "La méthode évolutionniste d'analyse du droit (...) qui est ici soutenue a donc aussi peu de parenté avec les théories rationalistes du droit naturel qu'avec le positivisme juridique." Ceci me fait dire que l'évolutionnisme culturel de Hayek est à la fois à distance des utilitaristes que des jusnaturalistes modernes à la Locke (qui fondent leurs théories sur l'existence de droits naturels découvert qu'une structure sociale particulière doit protéger ou rendre effectifs, un peu comme Robert Nozick). Il me semble assez difficile de l'assimiler aux théories du droit naturel moderne qui sont en général associées au libéralisme. J'ai même vu que parmi les précurseurs de sa propre pensée, il invoque l'interprétation jurisprudentielle d'Edward Coke (combattue par les tenants de la loi naturelle) et surtout Savigny, le grand théoricien de l'historicisme juridique. Il me semble que Randy Barnett (mais je n'arrive pas à foutre la main sur The Structure of Liberty, qui doit traîner quelque part) déplace un peu le problème pour intégrer Hayek dans la tradition de la loi naturelle : il part du raisonnement commun à la philosophie juridique de D. Hume et du juge de Common Law pour montrer Hayek se situe dans la même tradition (celle de Grotius en gros). Edit : j'ajoute que quand Hayek évoque le raisonnement du juge qu'il retrouve au sein de la cour suprême des Etats-Unis, de mémoire, il s'appuie sur les écrits du juge OW Holmes, le père (sceptique) de la sociological jurisprudence. Ca me semble assez cohérent avec l'esprit jurisprudentiel de la Common law et l'historicisme juridique, mais c'est assez éloigné du jusnaturalisme. Peut être en fait-il une lecture un peu superficielle ou instrumentale. Voilà voilà.
  10. 4 points
    La "déflation" sur laquelle s'est penchée Fisher n'est pas un phénomène lié à une augmentation de la richesse à masse monétaire identique, mais à une chute des prix du fait qu'à la suite du krach de 29 de nombreux acteurs économiques ont voulu au même moment liquider leur capital, notamment immobilier. Dans les deux cas il y a une hausse du pouvoir d'achat de la monnaie, mais les situations sont fondamentalement différentes. Les revenus sont stables dans le premier cas alors qu'ils s'effondrent dans le second à cause de la crise. D'ailleurs, le mécanisme que Fischer identifie comme problématique n'est pas tant la déflation que le couple dette-déflation dans le cas de la crise de 29 : 29. When over-indebtedness stands alone, that is, does not lead to a fall of prices, in other words, when its tendency to do so is counter-acted by inflationary forces (whether by accident or design), the resulting "cycle" will be far milder and far more regular. 30. Likewise, when a deflation occurs from other than debt causes and without any great volume of debt, the resulting evils are much less. It is the combination of both—the debt disease coming first, then precipitating the dollar disease—which works the greatest havoc. Grosso modo, ses conclusions sont qu'il faut d'une part que le gouvernement intervienne pour faire de l'inflation en cas de crise de la dette, pour contrer la déflation, à court terme, et d'autre part qu'il faut interdire les réserves fractionnaires, pour éviter à long terme de nouvelles crises de la dette. Il n'y a qu'une partie de ses préconisations qui a été retenue, évidemment. On voit le résultat aujourd'hui, avec des banques centrales qui ont tellement puni l'épargne pour nourrir la dette, la consommation et l'inflation qu'on se retrouve complètement en slip douze ans après 2008 pour faire face à une crise bien plus grave. Mais on aura fait des green bonds, alors la morale est sauve. Mais on s'égare. Dans le cas de la déflation "pure", il y a bien sûr des désagréments pour certains acteurs économiques. Mais c'est le fonctionnement normal de l'économie. Voici ce qu'en dit Mises par exemple dans l'Action humaine (partie 4, chapitre 17-10) :
  11. 3 points
    Le corosocialisme des masques : Phase 1 : l'état gère, pénurie Phase 2 : le marché gère, abondance Phase 3 : l'état distribue gratuitement des masques, gaspillage
  12. 3 points
    Je ne sais pas ce qu'il te faut. C'est pourtant bien ce qu'il y a de plus absurde dans la gestion de cette crise sanitaire en France. Et ce qui me désole depuis le début : je suis donc bien content qu'un intellectuel médiatique dénonce cela. Tout - absolument TOUT - tourne autour d'une seule préoccupation dictée par la seule et unique médecine hospitalière : lisser la fameuse courbe pour éviter un engorgement des lits de réanimation. On a donc donné les clefs de la France à cette unique médecine hospitalière et toute la France économique et sociétale a été cadenassée pour se plier à des mesures qui n'ont qu'un seul objectif, le seul qui intéresse les médecins hospitaliers, réduire l'engorgement des lits de réanimation. C'est totalement délirant car les conséquences économiques et sociales, mais aussi sanitaires, seront bien pire que le gain obtenu en atteignant cet objectif de réduction de l'engorgement des lits de réanimation. On est depuis dans une dictature orchestrée uniquement par la médecine hospitalière : ça pose souci, y compris au plan sanitaire car on voit bien depuis le début que plein d'acteurs de santé n'entrent pas dans le champ des décisions : Les Ehpad ? on les a oubliés car ils n'entrent pas dans le cercle de la médecine hospitalière ; on a donc laissé crever les petits vieux dans l'indifférence générale. Ça ne compte pas parce que ça ne rentre pas dans l'objectif de réduction de l'engorgement des lits de réanimation. La médecine de ville ? On l'a oubliée car elle n'entre pas dans le cercle de la médecine hospitalière : on ne s'est pas préoccupé de savoir si oui ou non ils disposaient de masques et de gels hydroalcooliques pour faire correctement leur travail. Non, parce que masques et gels doivent être réquisitionnés uniquement pour les hôpitaux et faciliter leur travail dans les salles de réanimation... Pendant ce temps on laisse la médecine de ville totalement démunie, et on constate, seulement maintenant, qu'on n'a pas comptabilisé près de 10 000 décès liés au covid de personnes mortes chez elles, traitées par la médecine de ville... Mais bon ça n'entre pas dans l'objectif de réduction de l'engorgement des lits de réanimation. Les pharmaciens ? On les a empêchés de faire leur métier : vendre des masques à leur clients était même vu comme opposé à l'objectif affiché de faciliter le travail des médecins hospitaliers et la réduction de l'engorgement des lits de réanimation. Vision à courte vue... Les cliniques privées ? Elles n'entrent pas dans le cercle de la médecine hospitalière publique : on les a donc oubliées et on n'a pas su coordonner l'action avec les hôpitaux. Etc. Pire : les gens qui étaient dépistés malades à l'entrée des hôpitaux, mais qui n'avaient pas de symptômes graves étaient renvoyés chez eux. Action parfaitement logique au regard de l'objectif de court terme de désengorgement des hopitaux et de lissage immédiat de la courbe. Mais complètement idiot sur le long terme en termes de propagation de virus... En matière de "prise de décision", on peut faire difficilement plus stupide : prétendre planifier l'ensemble des interactions sociales et stopper tous les mécanismes économiques et sociaux d'ordre spontané en vue d'un unique objectif mesuré à l'aune d'un seul paramètre (éviter l'engorgement des lits de réanimation). Bref, on n'a pas cherché à gérer une problématique de santé publique liée au covid (vue globalement) mais une problématique d'organisation hospitalière. Et là le DGS Jérôme Salomon pourra fanfaronner que la gestion de crise a été efficace : eh oui, l'objectif fixé au départ aura bien été atteint : globalement la France est parvenue à préserver son système hospitalier et ne pas faire exploser les services de réanimation. Mais à quel prix ! Et surtout pour une piètre effectivité au regard des performances globales de santé publique.
  13. 3 points
    C'est exactement le problème et ce n'est pas que par rapport au néolibéralisme. Il y a, depuis quelques décennies, une conception du travail universitaire par exemple qui considère non seulement que les grands thèmes sont acquis et qu'il ne faut plus chercher à définir les thèmes qu'on utilise, ou parfois pire, qu'il ne faut pas chercher du tout à définir les concepts et qu'il vaut mieux laisser des contours flous, parce que définir c'est par trop enfermer la réalité qu'on cherche à a analyser dans des boites trop petites. Il y a des bons arguments dedans mais c'est très problématique quand on oublie que le travail intellectuel c'est aussi couper les cheveux en quatre et passer sa carrière à enculer des mouches sur des détails de définition. Si c'est pas eux qui le font, personne ne le fait. Or, si c'est un jeu qui parait évidement stérile vu de l'extérieur puisque c'est non opérationnel et que ça empêche toute montée en généralité et appréhension d'un phénomène, c'est très important pour justement tâter les limites d'une idée, trouver les angles morts, chercher les contradictions et les exceptions. Le néolibéralisme par exemple est typiquement quelque chose qu'on a décidé de ne plus tenter de définir depuis les 80s, en particulier depuis le travail de Foucault (qui voyait par ailleurs dans le néolibéralisme un outil pour limiter le "bio-pouvoir" arbitraire de l'Etat, quelque chose de plutôt positif chez lui) et le couple Reagan/Thatcher qui ont en effet marqué une rupture plus ou moins libérale à l'époque, mais quand même beaucoup plus que les 30 années précédentes. Et puisque le néolibéralisme, l'anti communisme de Hayek ou Friedman, était l'ennemi de la gauche de l'époque, 40 ans plus tard, on continue à désigner néolibéralisme tout ce qui ressemble à l'ennemi de la gauche, pour autant qu'on puisse démontrer que quelque part il y a un intérêt privé (et bien entendu, on trouve toujours). C'est quelque chose qui est dénoncé dans un partie de la littérature mais c'est malheureusement très marginal (le papier le plus célèbre est celui-ci, je crois : https://link.springer.com/article/10.1007/s12116-009-9040-5) Pour moi le neolibéralisme c'est très clairement le basculement de la social-démocratie vers le centre et la droite, deux camps politiques qui historiquement ont toujours ménagé la chèvre étatiste et le choux capitaliste. Ca a débordé au centre gauche avec la 2eme génération de la New Left, notamment. Il y a très probablement eu une accélération avec la chute de l'URSS pour au moins deux raisons. D'abord la preuve par l'absurde que le socialisme au sens historique du terme, c'est à dire la mainmise total de l'état sur l'appareil économique et social, ne fonctionne pas et d'autre part, une remise en question des sociaux-démocrates technocrates qui a débouché sur la conclusion que si l'état n'est pas là pour décider à la place de l'économie et la société, puisque ça ne fonctionne pas, alors il doit l'accompagner et l'administrer. Le néolibéralisme, c'est un peu comme si on avait lu Hayek en oubliant totalement la dimension spontanée. Au lieu de laisser s'organiser le marché, on va l'organiser. C'est un véritable renversement. C'est pour ça qu'on trouve des commissions pour la concurrence. Le libéralisme postule la concurrence comme moteur et résultat souhaitable mais postule également que c'est au marché, c'est à dire aux milliards d'agents qui achètent et vendent, de trouver un moyen de se sortir d'une situation de monopole et de créer la concurrence. Le néolibéralisme, lui, postule également la concurrence comme moteur et résultat souhaitable mais par contre postule qu'un régulateur doit s'assurer que la concurrence est bien là. C'est une vision technocratique, Hayek savait que la concurrence pure et parfaite n'existe pas et que le marché à des failles, par exemple en terme d'asymétrie des informations, mais il dit aussi que ce n'est pas très grave parce qu'à long terme et dans sa dynamique, ça se rééquilibre a peu près et c'est 100x mieux que le risque de présomption fatale. Et ben les technocrates néolibéraux ont zappés la dimension de la présomption et essaient benoîtement d'organiser le marché. L'UE c'est a peu près ça, c'est comme ça qu'on se retrouve avec un amoncellement de règlements à la con, de lois machin, d'arrêtés bidules et un empilement de normes que personnes ne comprends. J'insiste vraiment sur la notion de technocratie parce que pour moi c'est intrinsèquement lié au phénomène, on pourrait résumer ça par l'idée que les technocrates ont échangé la planification socialiste par la planification du marché. Puisque ça parle marché et concurrence, les gauchistes et les droitards y voient du néolibéralisme, nous on ne voit que les normes et la main du politique. Si on ne comprend pas cette double demi-lecture, à mon avis on ne sortira jamais de ce débat. EDIT : C'est d'ailleurs pour ça je pense que personne ne se revendique du néolibéralisme, ce n'est ni une théorie avec une certaine complétude, ni une doctrine politique (la seule qui s'en rapproche a peu près serait l'ordo-libéralisme allemand), ça a toujours été utilisé comme une injure (sauf dans un groupe très précis et à un temps très précis lors du colloque Lippmann et ses quelques effets chez les libéraux). Par contre c'est un faisceau indéfini de pratiques indéfinies avec des objectifs indéfinis, personne ne peut se revendiquer d'un truc pareil. En ce sens alors, le néolibéralisme n'existe pas, si on veut le définir comme une pratique ou une théorie en particulier.
  14. 3 points
    Je ne peux que vous encourager à lire cet article de Philippe Lacoude sur Contrepoints et à le partager autour de vous : https://www.contrepoints.org/2020/03/21/367049-covid-19-peut-on-faire-confiance-aux-donnees Notamment le passage sur l'évaluation solide de la létalité de la grippe vs covid : en gros, un rapport d'au moins 1 à 20 contrairement à ce qu'on peut lire ailleurs.
  15. 3 points
    Voici la vidéoconférence, en direct des services de réa. L'exposé dure une demi heure, le reste est consacré à la discussion : 8'55 : « on s'attend à une catastrophe sanitaire et à avoir un boulot absolument délirant. Beaucoup de morts. Ça va être très compliqué. » 9'35 : « on s'attend à au moins 4 ou 5 mois de pic épidémique. » 10'45 : « la maladie se transmet essentiellement par les goutelettes, qui peuvent contenir des virus qui sont très petits, jusqu'à 18μm, c'est donc des masques FFP2 pas la peine d'aller jusqu'au FFP3. » 11'47 : « la contamination du personnel est très embêtante, il y a beaucoup de personnels qui sont contaminés et qui vont à la maison pendant 15 jours. Par contre, la gravité est moins importante. » 12'09 : « bien entendu, les comorbidités sont très importantes et on voit de plus en plus de patients relativement obèses ou en surpoids. » 12'24 : « les signes d'appel sont un gros rhume avec de la fièvre, quelques signes digestifs : parfois des diarrhées, des vomissements, un peu de douleur abdominale. » 13'25 : « pour les cas graves, il y a une phase de montée de la maladie qui dure environ 7 jours, les malades ont un syndrome grippal et puis ils commencent à avoir des essoufflements et une dyspnée et à partir de là ils peuvent avoir une pneumonie interstitielle. » 14'40 : « [ils sont tous surinfectés] mais rarement par bactérie. » 15'05 : « la maladie dure relativement longtemps, avec au moins 14 jours d'ARDS. » 16'10 : « l'excrétion virale dure au moins 14 jours, c'est surtout les épithéliums respiratoires, mais il peut y en avoir dans les épithéliums digestifs. Il y a une excrétion virale dans les selles, plutôt en fin de maladie et plutôt chez les malades qui guérissent. » 17'00 : « pas sûr qu'il y ait une corrélation entre la gravité et la RT-PCR. » 17'40 : « concernant les signes neurologiques, il y a peut-être une exploration à faire... » 19'35 : « [pour se préparer] c'est de l'isolement de type goutelettes mais aussi air, il faut se méfier. » 20'35 : « pas de multiplication du virus dans le sang. » 21'35 : « il est très important de se protéger, non pas parce qu'on va être très malade, mais parce qu'on va refiler ça au malade d'à côté. Tout le monde a plein de clusters qui ont passé ça à leur voisin de chambre. La contamination croisée est très importante. En Italie, il y a 10 à 15 % des personnels qui sont corona + dans les 3 premières semaines de l'épidémie, il y a eu jusqu'à 40% en Chine. » 24'10 : « les pistes thérapeutiques. Il y a un le remdesivir qui a une activité in vitro, pour l'instant on n'a pas de données cliniques. Il semblerait sur les premiers cas chinois qu'il n'y ait pas d'efficacité clinique majeure, il y a une diminution certaine de la multiplication virale. La chloroquine peut permettre une diminution de la multiplication virale... on n'a pas beaucoup de données là-dessus, il y a des données expérimentales intéressantes et des données cliniques complètement fumeuses. Il y a pas mal de manifestations cardiaques qui ont conduit des malades aux urgences parce qu'ils se sont automédiqués à la chloroquine. » 25'50 : « pour les formes sévères, il faut mettre des antiviraux. On a deux grosses solutions : le remdesivir si vous arrivez à en avoir (attention aux reins), si vous utilisez lopinavir faites attention aux interactions médicamenteuses (risque de toxicité cardiaque avec la chloroquine derrière). » 27'25 : « Personnellement je pense qu'il faut quand-même mettre un traitement antiviral à ces malades, si on considère que ce serait utile de diminuer la charge virale. Mais il n'y a aucune preuve de ça et les essais randomisés vont être très utiles. » 27'40 : « évitez de faire de la ventilation non invasive. » 28'45 : « la chloroquine en traitement adjuvant peut-être mais en traitement de première intention je ne pense pas et l'OMS non plus. » 28'52 : « on a clairement besoin de recherche. Il y a des groupes qui se montent un peu partout. »
  16. 3 points
    L'intégralité de l'histoire d'après le rapporteur aux nations unies sur la torture (donc pas vraiment le premier gus venu, vous en conviendrez). Effrayant est un mot qui n'est pas assez fort pour exprimer ce cas. https://www.republik.ch/2020/01/31/nils-melzer-about-wikileaks-founder-julian-assange Je dois avouer être étonné que si peu de personnes s'intéressent à ce sujet. Même parmi les libéraux, j'ai l'impression que ça passe sous le radar. Pourtant c'est un cas documenté d'abandon total de tout ce qui fait un état de droit.
  17. 2 points
    Meme si il y avait uniquement le genocide je crois qu'on serait deja bien au dela du "scandaleux", mais il n'y a pas que ca. La Chine c'est un etat policier pousse a l'extreme (Exemple anecdotique, au Xinjiang ils installent des cameras devant les portes de maisons pour controller quand tu sors et rentre de chez toi). Ils font disparaitre des gens tres regulierement, et ces enlevements ont meme parfois lieu en dehors de Chine. Un individu n'a aucun droit face a l'etat, il n'y a pas de "rule of law", ils pratiquent la torture, menacent les familles des activistes a l'etranger pour les forcer a revenir, ils font peser une menace permanente sur toute la population, c'est l'etat le plus censure au monde (a part la coree du nord), ils sont vraiment a l'exact oppose du liberalisme. J'y suis alle pour la premiere fois il y a une quizaine d'annee et j'ai pu voir l'impact de leur propagande nationaliste sur les gens que j'ai rencontre, ca faisait deja peur a l'epoque. Ce qu'il ya de nouveau recemment c'est qu'au niveau international ils deviennent extremement agressifs, a la fois militairement (surtout dans la south china sea mais pas uniquement) mais aussi dans la censure qu'ils essayent d'imposer au monde (NBA, Blizzard et bien d'autres). Quand Elon Musk reflechi a son projet Starlink, il doit se demander si le CCP ne va pas detruire ses satellites. Ah et il y aussi les cyberattaques, l'espionnage et les tentatives d'influencer les politiciens en Australie par exemple. Sans parler d'Hong Kong et de leur attitude de plus en plus agressive envers Taiwan. Leur comportement recent a l'international a reussi a sortir l'Inde de sa neutralite et meme a detourner Duterte d'eux. Le Vietnam leur a toujours ete plus ou moins hostile, mais ces dernieres annees meme l'Indonesie qui se veut neutre a ete oblige de faire demonstration de force sur des disputes de zones de peche. La Malaisie pareil. Le gouvernement japonnais essaye actuellement de sortir ses enteprises de Chine et veut changer le role uniquement defensif de son armee. Le QUAD (alliance Inde, Japon, US et Australie) a ete rescusite en 2017 pour faire face a la menace Chinoise. L' Australie a recemment vote un budget de defense sans precedent cible uniquement sur la Chine. Pour moi la difference est de plusieurs ordre de grandeur, y compris avec la Russie. C'est toujours difficile a evaluer etant donne que si tu exprime ton mecontentement tu risque de disparaitre, mais j'ai l'impression qu'au moins une bonne partie de la population chinoise adhere plus ou moins. Le combo censure plus propagande offre une synergie qui le rend pas si inefficace que ca, et le nationalisme joue un role tres important. Apres c'est difficile a dire, et il y a clairement aussi des Chinois qui n'adherent pas du tout.
  18. 2 points
    Je suis enfin parvenu à un stade de civilisation avancé, j'ai reçu un couteau à fromage.
  19. 2 points
    Donc l'UE elle-même (quoi que ça veuille dire) va s'endetter à hauteur de 500 milliards… ça me rappelle quelque chose... "L'important, ce qui compte essentiellement est que l'euro permet aux États de bénéficier de nouveaux crédits sans pour autant leur imposer de véritable discipline. Il va donc autoriser le développement au niveau européen d'un endettement sans précédent, jusqu'à ce que les limites extrêmes soient atteintes, comme cela s'est déjà passé au niveau national. Lorsque, à ce moment-là, au plus tard, le nouveau gouvernement central ne pourra plus obtenir de crédits, l'Europe n'aura plus d'autre choix que de revenir à l'inflation des soixante-dix. Tous ceux qui sont à la solde de l'État pourront développer tous les arguments qu'ils voudront en faveur de l'Union monétaire européenne, ils n'y changeront rien. L'euro conduit à l'inflation. Il ne fait que remplacer les cartels nationaux des profiteurs d'inflation par un cartel européen, et il met davantage d'obstacles aux efforts des citoyens européens qui voudraient se protéger contre l'emprise de ce super État." (pp.161-162) "La création de la BCE et de l'euro attire notre attention sur l'inévitabilité de deux phénomènes : d'une part la création et le déploiement d'un État providence européen ; d'autre part, la poursuite de l'endettement public, cette fois au nom de ce nouvel État central. Ils conduisent, à moyen ou long terme, à l'effondrement du système, soit par hyperinflation, soit par effondrement de l'État central tout puissant en raison de sa propre inefficience. Voilà ce que le futur nous réserve si aucun changement fondamental ne se produit : une nouvelle hyperinflation du type de celle de 1923 ou bien un nouvel empire soviétique." (pp.164-165) -Murray Rothbard, État, qu’as-tu fait de notre monnaie ?, Paris, janvier 2011 (1963 pour la première édition), www.institutcoppet.org, 192 pages.
  20. 2 points
    Pour fêter les 25 ans de ma perte de virginité, c'est à dire le moment ou j'ai touché une corde de mi grave pour la première fois, je vous propose ce petit topic récurrent sur un objet qui m’accompagne depuis le jour ou j'ai demandé un scooter à une mère bien trop française pour accepter l'incertitude: THE BASS ! https://imgur.com/SlcYwWk (Mon jouet actuel, Warwick LTD NT 2010, electronique active, manche traversant érable, corps en fêne rouge, revêtement du corps en ziricote, la perfection faite bois.) La (guitare) basse. Un instrument dont l'intérêt des gens est à l'opposé de son bienfait sur le monde. Un monde sans guitare basse, c'est un sandwich club mayo sans mayo. Avec c'est gras, ca semble absolument dispensable d'un point de vue calorique, mais si on l'enlève, on ne sait pas pourquoi une tranche de jambon et une feuille de salade dans du pain, c'est insipide et sec, et le sandwich finit à la poubelle. Comme vous le savez déjà, le gras, c'est la vie. La basse se représente ainsi: c'est un instrument de RYTHME, qui fait en premier lieu un liant rythmique avec la grosse caisse de la batterie, et en second temps liant musical au niveau de l'harmonie avec les instruments mélodiques principaux comme le piano, les cuivres ou les cordes. Choisir un rythme de basse, c'est choisir si on bat du rythme avec les têtes ou avec les fesses. Pas de 1,2,3 ... 5,6,7 ... de prof de danse salsa sans ligne de basse. Sans basse, pas de Red Hot Chili Peppers, pas de Prince, pas de Michael Jackson, pas de skrillex (bon ok, c'est pas grave). La basse est un instrument à 4 cordes (sauf quand on est geek, là on en met 5 voire seulement 3 pour les gros nerds), qui s'étale sur un peu plus de 3 octaves, dont la première se situe une octave en dessous du la guitare, soit entre 50 et 250 Hz. La particularité de l'oreille fait qu'il faut beaucoup plus de puissance pour sentir des dB dans les graves que dans les aigus. Aussi les amplis tournent sur des bases de puissance de 300 à 600 Watts, là ou les amplis guitares ont besoin de 80-150 Watts. Pour pousser tout çà il faut des gros boomers (sauf depuis qu'on a découvert le néodyme, dommage pour les gabonais), et donc des gros aimants, aussi le matériel est plutôt lourd. Les bassistes ne s'embarassent pas de réglages compliqués, ils cherchent pour la majorité la pureté du grave. Il y a donc très peu de pédales d'effets, et un bassiste préfère mettre 1000€ dans une basse pour qu'il n'ai trien à toucher en réglage. Ceci est donc la raison pour laquelle le bassiste est toujours le premier branché, au bar à boire une bière: il n'a rien à faire Je vous propose dans ce topic de me tenir à quelques anecdotes et une ou deux chansons par jour, une sorte de top 100 , absolument impartiel 😛 (t'as vu mon oeil?!), du style en veut tu en voilà, pour découvrir le moteur qui se cache derrière tout groove qui se respecte: La basse, c'est l'instrument par excellence qui transforme une partition en musique, un mouvement de danse en attirance calliente. Oui. Rien que ça. Bon appétit. Et pour ce soir , ça sera deux musiciens monstres aux commandes: Good times de Chic, la puissance faite Funk, avec Bernard Edwards, mort à 43 ans seulement, qui entre autre fondateur de Chic a posé ses mimines sur l'album let's Dance de Bowie, entre autres. Il a aussi écrit Upside Down pour Diana Ross, un peu de respect. Le regretté Chris Squire du Groupe Yes, la raison de pourquoi tous les bassistes ayatollah qui interdisent le médiator ( dont moi... ) ont tort ! Ca se joue comme ça: (https://youtu.be/kt1RUa_E534?t=40)
  21. 2 points
    Ressources en relation avec SARS-CoV-2 & COVID-19 (je mettrai à jour ces messages au fil du temps). L'objet de ce fil est simplement d'agréger des liens divers (sites, vidéos, émissions de radio, etc) pour éviter de les rechercher dans d'autres fils surchargés.
  22. 2 points
    Je pense qu'il y a d'autres biais qui viennent s'ajouter à l'erreur constructiviste (qu'à très bien décrit @Vilfredo Pareto). Le relativisme économique (cette idée selon laquelle les vérités économiques sont relatives au pays, à l'époque, etc) est souvent le symptôme d'une croyance en la toute puissance de la volonté politique (du roi, du parti, du peuple, peu importe), au dessus de laquelle il n'est pas concevable qu'il y ait une autre loi, économique ou autre. Ca rejoint la critique du constructivisme. Parfois ça s'arrête là, et on expliquera alors les échecs de la volonté politique par l'intervention d'une autre volonté politique occulte et antagoniste (juiverie internationale et assimilé). C'est un schéma de pensée théologique au sens de Comte, qui ne comprend les choses qu'en terme de volonté d'entité anthropomorphique (tout comme on expliquera la foudre par la volonté de Zeus). A ce compte là, les constructivistes sont juste de stupides primitifs. C'est sans doute souvent le cas, mais on observe parfois autre chose. Souvent, les intellectuels qui vont défendre le relativisme économique vont en même temps prôner le recours à une autre science (histoire, sociologie, écologie, etc) pour expliquer les phénomènes économiques. C'est sans doute en parti par dépit, parce qu'on se rend bien compte que les échecs de la volonté politique ne peuvent pas sérieusement être entièrement expliqués par un ennemi imaginaire. Ces autres sciences ont souvent l'avantage d'être plus souples, et de laisser donc plus de pouvoir à la volonté politique, d'où leur choix. Mais il y a peut-être un autre biais plus bête, et facilement excusable derrière ça. On a tous tendance à chercher à expliquer au maximum le monde à partir des outils de compréhension que l'on maîtrise (ce qui est sain et heuristiquement indispensable). Donc rien de bien étonnant à ce que les sociologues et les écologues cherchent à mordre un maximum sur l'économie. Il y a sans doute un peu de ça, et c'est très bien. Mais bon, on sait qu'il n'y a pas que ça, sinon, les autres sciences annexes se feraient autant la guerre les unes aux autres qu'elles ne le font à l'économie, ce qui n'est pas le cas. Il faut ajouter qu'il y a souvent un même argument fallacieux caché derrière la pensée gauchiste, qui part de deux bonnes prémisses (dont les socialistes ont souvent une conscience plus nette que les libéraux) : 1- la propriété est essentiellement un droit d'exclure, avant d'être un droit de jouir. C'est tout à fait vrai dans la mesure où c'est un droit, et qu'un droit est une relation entre les hommes. Et en l'occurrence, la relation qu'instaure la propriété d'une chose, c'est que le propriétaire à le droit d'en exclure l'autre, par la violence si nécessaire. 2- la forme de ce droit d'exclure est contingente et peut être très variable d'une société à une autre. Proudhon dans son "Qu'est ce que la propriété ?" est très instructif à ce niveau là, en rappelant que la propriété romaine était un attribut des familles (et non des individus) dont le père n'était que le gestionnaire, en rappelant la distinction entre le fief et l'alleu au moyen-âge pour montrer les différents droits qui ont pu être associée à la propriété foncière, etc. De là, on peut facilement avoir envie de tirer la conclusion suivante : le droit d'exclure est lui-même une construction sociale, une convention inutilement répressive (autre façon de le dire : une autorisation gratuite de la violence) et on irait tous bien mieux sans, puisque l'on cesserait d'être privé de toute sorte de chose sans raison. C'est très con, mais j'ai bien l'impression qu'une bonne partie de Kropotkine ou de Marcuse, et même plus discrètement de Marx, se résume à ça. Evidemment, c'est fallacieux puisque c'est seulement la forme que prend l'exclusion qui varie, pas la nécessité de l'exclusion elle-même. Il est dans la nature même des choses, ou de notre relation physique aux choses, que les utiliser implique d'en exclure les autres (au moins pour l'espace et la plupart des biens matériels). Donc on doit toujours reconnaître un droit d'exclure, à minima, le droit de priver les autres d'un bout de viande quand on se jette dessus le premier et qu'on l'avale avant qu'on ne nous l'arrache des dents. Ce qu'échouent souvent à saisir les relativistes économiques (ils ont en généralement tout de même une vague et occasionnelle conscience de ce qui précède) c'est que l'économie s'occupe en partie des simples conséquences logiques de l'existence de biens rivaux convoités par des agents ayant des préférences. Donc en plus de l'erreur constructiviste et de la pensée théologique, on a au moins deux autres erreurs : une déformation professionnelle (de sociologue et autre), et une erreur dans un syllogisme un peu piège.
  23. 2 points
    Les chiffres nous disent que l'hôpital n'est pas sacrifié et qu'il n'y a de néolibéralisme que dans la tête des Insoumis. J'ai du mal à réconcilier une critique de la gestion publique sous l'angle libéral de plus != mieux et le discours sur l'hôpital sacrifié. Ou alors il a été sacrifié dans le sens de : foutu en l'air par la gestion publique, qui n'est pas vraiment l'autel de la rentabilité. Précisément. Le capitalisme est un ordre évolutif que personne ne contrôle (dans la version libérale) parce que l'information, hayek et the use of knowledge. @Solomos avait un temps une signature qui était une citation de Alan Moore disant "nobody is in control, the world is rudderless". A gauche, on aime bien les récompenses, les chefs, la hiérarchie et la supériorité morale (ce qu'explique Nozick: les bons élèves dans le sens "les fayots" ne sont pas faits pour une société libre à cause de leur dépendance pathologique à l'autorité) et surtout on aime bien la politique parce qu'on pense que les humains sont très cons et très dangereux et que l'histoire va dans un sens, le leur. Le capitalisme, qui est tout le contraire, n'entre juste pas dans leur cadre de pensée. (Hayek en parle très bien quand il explique la différence ordre spontané/méritocratie dans DLL.) C'est pour ça qu'on a droit à toutes les associations capitalisme = colonialisme (responsable de l'esclavage donc), capitalisme = nazisme (responsable de la shoah donc), etc. juste pour ramener un pokémon inconnu (le capitalisme) a un pokémon connu facile à attraper. Le capitalisme, le communisme sont mieux compris en termes économiques parce que ça permet d'identifier des schémas récurrents de plantage à différentes époques dans différentes circonstances (misésien inside). On peut parfois trouver que les libéraux ont un biais économiste. Les gauchos à l'inverse ont le biais historiciste: Hoppe caricature ça en disant que l'Holodomor n'aurait pas eu lieu si Staline avait coupé sa moustache. Une miniscule différence et tout change, on ne s'intéresse pas à la structure du système (jamais remis en question en effet), c'est toujours les circonstances jamais la tendance lourde. Donc si l'URSS a échoué c'est d'abord parce que les puissances occidentales sont intervenues pendant la guerre civile, si la Chine ça a foiré c'est parce que elle était isolée la pauvre (tient pour une fois que l'URSS avait sa responsabilité...), si Cuba ça a foiré c'est parce que l'embargo etc. Parce que sans tout ça, évidemment, ça aurait marché. Le point aveugle c'est qu'on veut le beurre sans l'argent du beurre (c'est l'équivalent d'un punk qui s'installe à poil dans ton salon et qui dit: mais si tu m'avais pas viré j'aurais été super à l'aise) et que pour que ça marche, il faut que tout le monde fasse la même chose (c'est peu ou prou du trotskisme, la révolution partout ou nulle part). Bien sûr je pense que c'est lié avec l'hostilité profonde des gauchos avec le principe de responsabilité (les cocos ne sont responsables de rien, c'est toujours les autres qui n'ont pas voulu être gentils avec eux). Hors de la politicaillerie, point de salut. Ce qui flippe le gaucho moyen avec le capitalisme est que non seulement il ne contrôle plus les autres (et c'est frustrant parce qu'il sait ce qui est bon pour eux et ne peut même pas le leur imposer (il sait même où va l'histoire et il va devoir supporter de la voir prendre le mauvais chemin sans rien faire ach!)) mais il n'est même plus sûr que lui aura toujours sa place, la place qu'il mérite et qui lui est due dans la société. Parce que forcément un mec qui connaît le sens de l'histoire, qui est moralement irréprochable et passe son temps à corriger les autres est d'une valeur si inestimable que tout lui est dû. Bon bien sûr que c'est caricatural, je connais un marxiste anglais qui a un pins Lénine sur sa veste, s'habille comme un Lord, lit Dawkins et apprécie Jordan Peterson donc les gens sont compliqués.
  24. 2 points
    Concernant la collaboration, il y a dans les sciences sociales une sorte de consensus pour distinguer deux grandes formes de lien social : la cohésion (lien social entre collectivistes) et la coopération (lien social entre individualistes). On peut par exemple trouver des typologies très proches chez des sociologues qui défendent pourtant des idées très différents, voire opposées, comme Tönnies, Durkeim ou Spencer. Émile Durkheim, sociologue français, distingue solidarité mécanique et solidarité organique. Pour lui, la solidarité qui unit les gens dans une société traditionnelle s’exprime de façon mécanique : elle relie des personnes semblables, par des liens forts, mais peu nombreux et de même nature. Elle procède donc des similitudes existant entre les individus que leur origine et leur condition ont rapproché. Cette solidarité est encore dominante en Europe occidentale jusqu’à l’avènement de la société industrielle. Avec la division du travail et les processus de différenciation et d’émancipation de l’individu qui l’accompagnent, cette solidarité mécanique fait place progressivement à une solidarité organique, qui relie des individus différenciés, mais participant tous fonctionnellement du même corps social dont ils sont les divers organes. Les liens qui constituent cette solidarité sont forts mais diversifiés, en raison même de la division du travail et de la multiplicité des groupes sociaux auxquels appartiennent les individus. Ils procèdent donc, au contraire des précédents, de la séparation et de la spécialisation progressive des occupations dans la société, autrement dit des différences entre les individus et de leur complémentarité. C’est cette complémentarité entre les hommes qui les oblige à coopérer pour répondre à leurs besoins et qui les rend solidaires. Ainsi, pour E. Durkheim (1893), « la coopération ne va pas sans la division du travail. Coopérer, en effet, c’est se partager une tâche commune. Si cette dernière est divisée en tâches qualitativement similaires, quoique indispensables les unes aux autres, il y a division du travail simple ou du premier degré. Si elles sont de natures différentes, il y a division du travail composée, spécialisation proprement dite ». La distinction opérée par E. Durkheim peut être rapprochée de celle de l'Allemand F. Tönnies (1887) qui opposait, d’une part, la communauté fondée sur des liens d’amitiés et incarnée par la famille, l’ordre villageois, l’unité de voisinage, et d’autre part, la société, civilisation abstraite soumise au droit des marchands, dans laquelle disparaît la coutume, la religion, la proximité affective ; la société prospérant sur la dissolution de la communauté. Toutefois, remarquons que Tönnies était bien moins ouvert que Durkheim aux évolutions de la société moderne et libérale. L’approche de E. Durkheim peut être aussi comparée à celle de l'anglais H. Spencer (1873) qui opposait la « société militaire », totalement soumise à l’État, qui découle du status, c’est-à-dire de la position sociale dont on hérite par la naissance et la société industrielle, fondée sur le contrat, c’est-à-dire par les échanges libres qui se créent sur un marché, cette seconde société trouvant davantage grâce à ses yeux. Les catégories de Durkheim et Spencer sont très proches, même si le premier ne partage pas toutes les idées libérales du second. Cette distinction entre solidarité mécanique et solidarité organique, opérée par E. Durkheim, permet de caractériser les deux formes de relations entre les individus que l’on appelle aujourd’hui plus communément la cohésion et la coopération : La cohésion désigne les relations qu’entretiennent les individus d’un groupe fondés sur un lien communautaire (selon l’adage « qui se ressemblent s’assemblent »), c’est-à-dire sur la conformité des individus par rapport aux normes du collectif auxquelles ils adhèrent, qui suppose la ressemblance entre les personnes, c’est-à-dire leur possible interchangeabilité. En revanche, on ne peut parler de coopération dans un groupe que s’il y a division du travail, c’est-à-dire lorsque les individus qui le composent diffèrent les uns des autres et ressentent une complémentarité qui les conduit à s’engager volontairement dans des relations, à titre personnel et sur la base d’accords formels ou informels librement choisis (selon l’adage « les opposés s’attirent »). La coopération repose donc sur l’autonomie et l’indépendance des individus, elle suppose en quelque sorte qu’il y ait un minimum d’individualisme.
  25. 2 points
    Au passage, en théorie des organisations, la confusion entre problème et symptôme est une source bien connue de graves erreurs de prise de décision : Ici on a confondu le symptôme (la France n'a pas suffisamment de lits de réanimation par rapport aux projections de courbe de contaminés) avec le problème plus global de santé publique liée au covid.
  26. 2 points
    J'ai fait un résumé en deux pages et demi pour ceux qui n'ont pas une heure à perdre à déchiffrer de l'anglais (traduction DeepL légèrement corrigé) :
  27. 2 points
  28. 2 points
    Coronavirus. Un généticien propose de fabriquer des tests, l’administration refuse
  29. 2 points
    Pour ceux qui n'y auraient pas pensé, il est avisé de se supplémenter en Vitamine D : Vitamin D supplementation to prevent acute respiratory tract infections: systematic review and meta-analysis of individual participant data
  30. 2 points
    La déflation fait peur pour de mauvaises raisons, parce qu'on l'associe à une récession. Mais déflation ne signifie pas récession, pas plus qu'inflation ne signifie croissance. Les phénomènes déflationnistes sont au contraire le résultat normal de l'innovation, des gains de productivité, du développement de la liberté du commerce, si l'Etat ne crée pas de la monnaie ex nihilo. On entend souvent des "économistes" qui défendent la planche à billet en signalant que les politiques monétaires non conventionnelles récentes n'ont pas créé d'inflation massive. Ils font mine d'oublier que dans un contexte d'intensification du commerce international, d'innovations technologiques et de diffusion massive des informations prix sur les réseaux de communication mondiaux, on aurait logiquement eu de la déflation sans intervention des autorités, et non pas une inflation entre 1 et 2 % par an. On a quelques traces de cette déflation sous-jacente dans des secteurs peu réglementés par l'état comme les biens de consommation courant du type textile, électronique. A l'inverse, l'inflation se manifeste surtout dans les secteurs réglementés ou cartellisés (logement, santé, énergie...). Rappelons au passage que le coût d'acquisition des logements n'est pas pris en compte dans l'IPC par l'INSEE, car il est considéré comme de l'investissement. C'est la source d'un grand malentendu sur la mondialisation : la progression des salaires est limitée par la nécessité de garder un coût du travail compétitif dans un contexte de concurrence internationale, mais en principe les salariés auraient dû plus que compenser cette stagnation monétaire de leur revenu grâce à la hausse du pouvoir d'achat de la monnaie. Mais avec les interventions pro-inflation des autorités, leur pouvoir d'achat s'érode. Et les entrepreneurs politiques et associatifs accusent bien sûr le capitalisme.
  31. 2 points
    D'un côté, le réseau tel qu'on nous le vend n'est bien entendu pas dimensionné pour garantir ce qu'on nous vend : si j'ai un abonnement 1GB/s, bien entendu que si tous mes voisins tirent comme des porcs sur la ligne, personne n'aura ce débit du tout. C'est estimé entre 1/10 et un 1/100. C'est largement suffisant pour l'utilisation domestique des connexions. Différence entre abonnement grand public et débit dédié (qui en gros et pour simplifier nécessite la pose d'une fibre et de tout le tintouin juste pour toi, avec un cout x100 ou x1000 pour le même débit de façade) Voila les lapalissades posées. Maintenant, le réseau grand public est grosso modo calibré pour l'utilisation en pointe le soir entre 19h et 22h + marge de manoeuvre. Heure ou tout le monde est chez soi et regarde déjà Netflix & Co. Donc, à la limite, que les gens s'emmerdent et regardent en journée netflix & co — et, analyse présomptueuse de ma part, du coup peut-être même un peu moins le soir — ne pose pas de problème en théorie. On voit cependant certaines antennes 4G surchargées, mais la quarantaine ne fait qu'amplifier un phénomène que l'on pouvait observer avant. De plus, les services de streaming n'utilisent pas une approche naïve : une lecture de vidéo n'est pas du tout égale à une connexion ouverte vers les serveurs de Netflix. Tout le monde utilise des CDN (Content Delivery Network) qui posent des serveurs intérmédiaires partout ou ils peuvent pour alléger le traffic, qui font office de cache dans une région physique. En gros, 10000 personnes qui regardent Godzilla ne faites pas la même erreur que moi, ne regardez surtout pas ça en même temps à Paris ne pompe rien de plus en coeur de réseau qu'une seule. Serveur Netflix <-> Le serveur du CDN à Paris <-> Moi dans mon appart à regarder ma bouse <-> Le serveur du CDN à Paris <-> Mon voisin dans son appart à regarder sa bouse <-> Le serveur du CDN à Rennes <-> ... Voila quelques chiffres pour appuyer mes propos : https://www.franceix.net/fr/technical/traffic-statistics/ Orange, qui a ses propres services de streaming. Quel hasard, messieurs. Beurre, Argent du beurre, toussa. Qui, ici, fait confiance à un ancien service public? Ca serait comme croire les chiffres de la Chine. Un peu comme Netflix qui baisse son débit... Sous la pression de Thierry Breton... Ancien PDG d'Orange. Quel hasaaaard. https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-covid-19-youtube-et-netflix-reduisent-debit-et-qualite-de-leurs-flux-video-78508.html Je ne dis pas qu'il y a un fond de vérité la dedans. Je dis que c'est comme l'histoire des tests du virus : c'est avant tout politique.
  32. 2 points
    J'ai une autre théorie, qui n'est d'ailleurs sans doute pas exclusive des autres. Pour avoir maintenant une année d'expérience dans une administration ministérielle, j'ai pas de mot pour dire à quel point le phénomène administratif est incapable de penser au long terme. Bien entendu, on peut gérer des projets (d'aménagement urbain dans mon cas) qui prennent des années, ce n'est pas de ça que je parle. Mais en terme d'être prévoyant, non. Si on doit faire un projet sur 10 ans, on va simplement allouer un budget au moment T et le diviser le temps imparti, et il est meme tout à fait probable qu'entre temps il soit utilisé à autre chose auquel, bien entendu, on avait pas pensé, et donc au moment T+x quand se pose le problème, on le résout simplement ne repompant un autre budget ailleurs qu'on juge non prioritaire ou qui n'est pas alloué. Or prévoir à long terme suppose de garder des budgets sous le coude et dans la comptabilité des administrations c'est interdit, les exercices doivent etre à zéro. Et quand on se projette dans le futur, c'est sur un mode science fiction. Par exemple chez nous il existe un truc "vision 2040", on est à la limite des voitures volantes (enfin, sauf que écologie oblige, on parle de ville durable autonome, où tout fonctionne à l'éolienne et où les légumes poussent sur les parterre des avenues rendues piétonnes et où la pauvreté a été éradiquée pour de bon). Quand j'en ai entendu parlé, je me suis dit "ah cool, enfin une administration qui se donne des projets et qui regarde devant elle" et puis quand j'ai lu le bordel, je n'avais plus assez d'énergie en moi pour faire tous les rolleyes qui étaient nécessaires. Tout ça pour dire que prévoir à horizon de plusieurs années est impossible pour une administration, ou alors, tout ce qu'elle pourra faire c'est constituer un stock de matériel et le laisser pourrir en attendant de l'utiliser, un peu comme l'armée belge qui envoie l'an dernier ses militaires en exercices dans le grand nord avec des cagoules en laine totalement mitées qui restaient d'un stock de ... la guerre de Corée ("mais si, on a prévu des stocks"). Bref l'administration n'est pas faite pour prévoir, gérer et organiser une potentielle crise sanitaire avec 10 ans d'avance, ça ne peut que déconner.
  33. 2 points
    Voici une liste de comptes Twitter actifs qui apportent des informations pertinentes sur le coronavirus. La plupart sont en anglais. N'hésitez pas à partager vos sources si vous en avez : World Health Organization - We are the #UnitedNations’ health agency. We are committed to achieving better health for everyone, everywhere. Flu Trackers - We are a 503(c)(3)non profit charity of volunteers from many countries who document disease & human rights. Following does not imply endorsement. Dr Tara C. Smith - Professor, infectious disease epidemiologist, writer, K & teen wrangler. Antibiotic resistance, zoonotic disease, scicomm, zombies. Ian M. Mackay Phd - virologist. scientist. husband. dad. reader. writer. fixer. bad typist. in no order. facts referenced. opinions mine alone. not medical advice or endorsement. James Hay - Postdoc at HSPH using maths and stats to look at immunity to infectious diseases. I like playing outside. Meghan May - Mom, spouse, med school professor of Micro and ID, amateur chef, taco enthusiast. Marc Lipsitch - Infectious disease epidemiologist and microbiologist, aspirational barista. mlipsitc@hsph.harvard.edu Director @CCDD_HSPH Dr Maia Majumber - Faculty at @harvardmed & @Bos_CHIP. SM/PhD from @MIT. Bylines at @NPR, @WIRED, & @FiveThirtyEight. Trevor Bedford - Scientist @fredhutch, studying viruses, evolution and immunity. thelonevirologist - Virologist. Likes history, hiking & a good movie. Favourite viruses? Coronavirus, Emerging & Oncogenic Viruses. Job seeker. Favourite country? UK. Dad. Bibliophile. Dr Syra Madad - Senior Director, System Special Pathogens Program @NYCHealthSystem Core Faculty @TheNETEC Featured in #Pandemic on @Netflix Adam Kucharski - Mathematician/epidemiologist at @LSHTM. @WellcomeTrust fellow and @TEDFellow. New book The Rules of Contagion: http://kucharski.io/books/ Dr Saskia Popescu - Biodefense PhD, infectious disease epi, purveyor of infection prevention, #ELBI fellow, & dedicated to improving healthcare biopreparedness Amesh Adalja - Infectious disease MD working on pandemic policy, emerging infections, preventing bioterror + 1 of @STATnews top "Physicians to Follow on Twitter". Helen Branswell - Sr writer, infectious diseases @statnews Philippe Le Mercier - Viralzone Neil Ferguson - Infectious disease modeller/epidemiologist. Director of J-IDEA and the MRC Centre for Global Infectious Disease Analysis Infectious Diseases - Writing about Infectious Diseases here, there, and everywhere. Posts on infectious disease in English. Retweets in Spanish, French, Portuguese, maybe more. BNO Newsroom - Live updates from the team behind BNO News. Currently covering coronavirus. For our regular news coverage, follow our main account:@BNONews STAT - Reporting from the frontiers of health and medicine. Make sure to sign up for our free newsletters here: https://buff.ly/2DJgw2p Novel Coronavirus - COVID19 - Wuhan origin Coronavirus news from journals, media, experts and researchers. Updated frequently. Curated by Dave Roberts COVID19 - "Everything we do before a pandemic will seem alarmist. Everything we do after will seem inadequate" -M. Leavitt, DHHS News and updates #COVID19 #coronavirus ----- Un des rares comptes francophones (il ne parle pas que du coronavirus) : Restitutor Orientis - Moyen-Orient, anglais, arabe, français & turc, histoire, géopolitique, IA, robotique, technologie, défense, actualité, guerre.
  34. 2 points
    Traitements et issues : - les patients ont développé une pneumonie (91% des cas) en moyenne 3 jours après l'apparition des symptômes. - la durée d'hospitalisation moyenne était de 12 jours - 58% ont été mis sous antibios, 6% sous un respirateur artificiel - seulement 15 décès (<1.5%)
  35. 2 points
    Une étude détaillant le tableau clinique de COVID-19 vient de sortir dans le New England Journal of Medicine : TLDR : l'étude porte sur 1099 patients chinois suivis jusqu'au 29/01/20. Les résultats sont détaillés dans ce tableau (note : primary composite end point correspond à l'admission en soins intensifs, l'utilisation d'un respirateur ou le décès) : En résumé : - les plus de 50 ans sont les plus touchés (scoop) - l'âge médian est 47 ans. Les enfants ne sont pratiquement pas malades, les femmes un peu moins que les hommes. - le tabac accroît le risque de complications - la période d'incubation moyenne est de 4 jours - 44% avaient de la fièvre mais la plupart ne dépassaient pas 37,5° lors de leur admission - les principaux symptômes sont : toux (68%), sécrétions (34%), épuisement (38%), souffle court (19%). Quelquefois des frissons et/ou des céphalées. - la majorité des cas graves avait des antécédents, en particulier le diabète (et dans une moindre mesure l'hypertension).
  36. 2 points
    Ça faisait longtemps que je n’avais rien écrit ici, désolé... Je me renseigne en ce moment sur le protocole Nemechek et ses bases scientifiques. Vu ce que j’ai appris et ce que j’observe aujourd’hui, et vu l’état des connaissances actuelles sur les liens entre santé du cerveau et alimentation via le biome intestinal, ça me paraît tenir la route. Je vais essayer de faire court: Nemechek pose l’hypothèse que l’autisme et les retards de développement infantile sont en réalité des formes de neuropathies toxiques environnementales, déclenchés et entretenus par plusieurs couches de dérèglements métaboliques et déséquilibres de bactéries intestinales. Cela commencerait avec la colonisation de l’ileum et duodenum par les bactéries clostridiales et bacteroïdes du gros intestin, à la faveur d’un pH insuffisant (causes multiples possibles, mais principalement excès d’omega-6 et glucides raffinés), suivi de l’installation d’une inflammation chronique à cause de ce déséquilibre produisant des lipopolyssaccharides et entretenant un état de perméabilité anormale de l’intestin antérieur. De là, la sécrétion d’interleukines et TGF-alpha passe la barrière cérébrale et fait basculer les cellules microgliales en mode « inflammation » au lieu de leur mode normal de réparation (phénotypes M1 / M2). En parallèle on observe souvent des reflux gastriques, douleurs abdominales passagères, difficultés de transit, etc. C’est ce qui cause le retard de développement car les dommages neuronaux naturels ou occasionnels ne sont plus compensés et s’accumulent, tandis que le nettoyage courant n’est plus fait dans le cerveau. Hyperactivité, manque de coordination musculaire et d’équilibre, agressivité, irritabilité, inattention. On voit la même chose chez les boxeurs en fin de carrière et quarterbacks. Le dernier stade vient lorsque la population anormale de bactéries produit trop d’acide propionique, qui serait la cause unique et directe des symptômes spécifiques de l’autisme (fuite du regard, évitement social, recherche de stimulation sensorielle, comportements stéréotypés et répétitifs, perte de verbalisation ou non-développement...). Le protocole consiste surtout en un ajustement alimentaire (huile d’olive de bonne qualité remplaçant toute autre source de gras, plus de sucres, aussi restriction de protéines), supplémentation en inuline ou traitement à la rifaximine pour les ados et adultes, et supplémentation en DHA (omega-3 animale). Pour les cas adultes il utilise aussi un appareil de stimulation électronique du nerf vagal.
  37. 2 points
    Je peux te donner à la louche le résultat de mes économies depuis 2012, bientôt 10 ans de recul. Ce sont des chiffres modestes, je suis pas un grand économe et j'ai toujours eu un salaire moyen. J'avais épargné 2500€ sur un compte d'épargne, je n'y ai pas touché jusqu'à récemment pour payer les travaux de mon appartement. En 7 ans, ça m'a rapporté la somme astronomique de ... un peu moins de 30€ d'intérêts. Avec l'inflation ça revient grosso modo à cramer un billet de 20€ par année. C'est pas grand chose mais c'est con. J'avais une assurance vie entre 2013 et 2019 sur laquelle j'ai versé très exactement 114€ tous les mois durant cette période et également en fonction des primes au boulot ou d'un peu de rentrée de cash (vendre un instrument par exemple), j'y rajoutais parfois quelques centaines d'€. La somme totale était d'a peu près 9000€ quand j'ai supprimé en novembre cette assurance vie (que je l'ai racheté en perdant 5% donc). Pourquoi ? Parce que le rendement était péniblement de 3%, 4% au mieux en brut. Une fois les frais de BNP (ou plutot AG Insurance) passé, puis le racket de l'état sur mon économie, j'arrivais péniblement à couvrir l'inflation. Cet argent est parti dans mon appartement (dont le quartier a pris 4% cette année si j'en crois les derniers rapports de notaire...). Il y a 9 ou 10 mois maintenant, j'ai ouvert un compte de trader (le grand mot ici) sur lequel je verse 150€ mensuellement, parfois un peu moins selon les frais (l'appart, les travaux, les factures d'élec et de gaz qui doublent, tout ça ça coute), j'ai a peu près 1900€ de produits actuellement et j'ai gonflé mon économie de +112€ au total si je regarde à l'heure actuel mon compte Degiro (et c'est net pour ce qui est des dividendes et des frais, mais pour cette journée, par contre, je suis à -6€ depuis cette matinée). En moins d'un an je fais mieux tout seul en moyenne que mon assurance vie. Sur 20 ou 25 ans, ce qui est mon horizon, je pense très honnêtement que je les explose de la tête et des épaules, pas parce que je suis plus malin, mais parce que mes frais sont limités, que je suis pas obligé de prendre des obligations qui rapportent que dale pour le momeent (j'y penserai quand les taux exploseront) et que je suis, pour la plupart de mon portefeuille, des gros trackers. J'aurais sans doute pu faire encore mieux en ne prenant que Nasdaq ou du SP500, mais comme je le disais, je vise une sécurisation d'épargne à long terme tout en étant pas 100% passif parce que j'aime bien comprendre ce que je fais et j'essaie de m'amuser un peu en gardant les pieds sur terre et en faisant ça le plus sécure possible (tout en ayant en tête que c'est la bourse, que ça peut disparaître, toussa toussa, mais je pense pas qu'avec près de 60% de mes économies en ETF je vais aller au purgatoire des ruinés, en fait je suis meme persuadé que c'est BEAUCOUP plus safe que laisser l'argent dans une assurance vie d'une grande banque). Par exemple mes actions BPost et AB Inbev ont bien chuté depuis que je les ai achetées (respectivement -19 et -7%) mais à long terme, les variations devraient etre absorbées par les dividendes. Si je supprime virtuellement ces actions, je suis quasiment à 9% de rendement. Je me rends compte que pour le moment j'ai un peu trop d'actions par rapport aux ETF, je vais corriger ça dans les mois à venir, dans mon plan perso, j'ai prévu plutôt 80/85% d'ETF que les 58% actuels. Si je regarde vite fait mon portefeuille d'etf depuis mes achats (p/l latent) : -SP500 : +12.73 - Small cap 600 us : +3;76% - Emerging MArket : +8.7% - Private Equity us : : +11.93% - Nasdaq 100 : +12,84% Si je compare, je n'ai pas de doute sur ce que je fais. Ma compagne a préféré garder des SICAV, elle avait longtemps pris des trucs 50/50 action/obli mais j'ai tellement insisté pour que ça change (ça perdait de la valeur chaque mois), elle est passée à 80/20 actions/oblis et gagne enfin un tout petit rendement de 3% a peu près... brut.
  38. 2 points
    Samedi, je devais voir de vieux amis que je n'ai pas vu depuis 4 ou 5 ans. L'une n'était dispo que le samedi à 11h (l'agenda de ministre, je suppose). Du coup, les autres ont dû s'adapter. Une autre est vegan. Du coup, brunch vegan. 35 boules. Pour bouffer des lentilles. Je n'y suis pas allé. Il ne faut pas négocier avec les terroristes.
  39. 2 points
    TIL : https://thinkgrowth.org/the-swiss-cheese-mafia-1dd096425f0d
  40. 2 points
    après ils ne vendent pas les versions sans sucre (sauf Cola). Enfin, super dures à trouver Mesdames et messieurs, 500 liens, cadeau Nutrition.xlsx
  41. 2 points
    J'ai été forcé de passer l'après-midi de ce samedi 14 septembre en compagnie des gilets jaunes. Je participe depuis une dizaine d'années à la fête consulaire de Lyon qui a lieu place Bellecour. On peut y voir des danses, des démonstrations culturelles et musicales, et aussi goûter des spécialités étrangères. Cette année, notre podium de danse a été annulé en catastrophe vendredi soir à cause de la présence vraisemblable des gilets jaunes sur la place Antonin Poncet qui jouxte la place Bellecour. Cela a été effectivement le cas. Un peu moins de 1000 personnes ont commencé à s'y amasser en début d'après-midi, juste en face de nos stands. Les CRS sont rapidement arrivés et ont bouclé le quartier avec des barrières anti-émeute. Ils se sont aussi positionnés en force en face du Royal, le 5 étoiles de Bellecour. Les CRS ont commencé à avancer lorsqu'une quinzaine de personnes se sont mis en groupe avec des "idées derrière la tête". Le profil de ces types: 20 ans en moyenne, des casquettes LVHM, un petit sac en bandoulière (sans doute de quoi se rouler de la toche, comme on disait à l'armée) et tous habillés en Nike. Pour l'origine, pasdamalgame, comme d'habitude. Un truc que j'ai trouvé assez bizarre, c'est leur façon de se parler: un mec au milieu et tous les autres tout autour. Pas des badblocks, en tout cas, mais beaucoup plus des voyous avec une hiérarchie. Ils sont restés là un quart d'heure - 20 minutes et sont partis. Les autres gilets jaunes ont également fini par partir en direction de Perrache, nous laissant un peu plus serein. Mais deux heures après, lorsque notre défilé est arrivé à Antonin Poncet, les choses se sont envenimées. Nous, on jouait nos musiques traditionnelles et un groupe d'une cinquantaine de gilets jaunes s'est rassemblé juste en face de nous et à commencer à siffler, à chanter très fort et à lancer leur cri de guerre, le machin qui ressemble à "aou aou". On a eu droit à quelques remarques racistes aussi sur la couleur de peau par exemple. Notre organisateur est allé leur demander de se calmer et il a presque été lynché, on lui a fait des doigts et il s'est pris une bouteille d'eau dans la figure. Après les CRS ont rappliqué et ils se sont calmés. Je suis allé voir ce groupe pour voir un peu plus leur profil: des gens plutôt âgés, 55-60 ans avec souvent des tshirts ou des badges du Ché, et puis la litanie anti-capitaliste habituelle sur les riches et les banques, écrite sur leur gilets ou leur pancarte. Pas mal de femmes, dont une très virulente. Pas du tout le profil de casseur, plutôt même tranquille. Ils n'avaient pas l'air de rouler sur l'or et certains faisaient même assez misérable, je trouve. Ils avaient l'air de bien se connaitre et me faisait assez pensé à des CGTiste et aussi de vieux anars. Ça transpirait clairement l’extrême-gauche. Un côté assez désespéré mais très déterminé, jusqu’au-boutiste, un truc assez profond dont on se demande bien quand et comment cela se terminera. Cela fait quand même plusieurs fois que je suis confronté aux GJ, entre ceux de Bourg, des campagnes de l'Ain, de Lyon et je n'avais jamais vu une telle pression des deux côtés. On sent une cocotte minute où tout peut exploser d'un moment à l'autre. En attendant, descendre sur Lyon le samedi commence à être franchement pénible.
  42. 2 points
    Oui, la démission de Thatcher doit beaucoup à son souverainisme, intolérable à ceux qui voulaient que l'UE deviennent autre chose qu'un vaste espace de libre-circulation des biens et des personnes.
  43. 2 points
    Article très complet sur les feux de forêts en Amazonie: https://www.science20.com/robert_walker/nasa_say_the_amazon_is_burning_at_below_average_rates_yet_many_news_stories_say_record_rates-240959 et en bonus la page de la NASA qui dit noir sur blanc que c'est dans la moyenne: https://earthobservatory.nasa.gov/images/145464/fires-in-brazil
  44. 2 points
    Climat : mais de quelle température parlons-nous? la conclusion pour les vacanciers :
  45. 2 points
    Au passage j'apprends grâce au Cato Institute https://www.cato.org/publications/economic-development-bulletin/case-against-child-labor-prohibitions Pour continuer https://www.cato.org/publications/commentary/child-labor-or-child-prostitution
  46. 1 point
    Lis l’article en lien, il n'y a pas que ça. Encore une fois, je pense que c'est notre système de santé d'un autre temps qui rend impossible de réagir rapidement et efficacement comme la Corée du Sud.
  47. 1 point
    Ca c'est parce que tu jouais pas aux jeux de foot.
  48. 1 point
    De toute façon, il faut savoir que si le code pénal liste explicitement le fait d’être dépositaire de l’autorité publique comme étant une circonstance aggravante, la justice l’interprète de façon totalement opposée. De plus, alors que l’institution judiciaire ruine régulièrement des vies en inscrivant des délits sans victimes aux casiers judiciaires des gens pour leur empêcher de trouver du travail, elle le fait rarement pour les policiers, refusant ainsi d’exercer son devoir de protéger les citoyens des flics qui abusent de leur pouvoir, en rupture avec les articles 7 et 9 de la DDHC.
  49. 1 point
    internet regorge de dessert low carb, plus généralement, pour les menus, je sais qu'au début c'est le plus difficile. Si je devais donner deux conseils : - inspire toi d'internet, sans retenir pour autant les recettes, juste pour avoir en tete les ingrédients utilisés et les mélanges possibles - garde en tête un principe simple qui me guide au quotidien : manger low carb c'est manger un truc protéiné et gras sans glucides (exit les légumineuses), manger deux légumes différents, dont -au pire- un peu de légumineuse. A partir de là, tu as une matrice quasi illimitée poisson/deux legumes, viande/deux légumes. Pense au nombre de viandes et de poissons différents, puis au nombre de légumes différents. C'est une liste interminable. Rien n'interdit de manger un rouget avec brocoli et navet, ou deux boulettes de viande avec céleri et poivrons. Tu ne verras jamais de recette comme ça, mais tu peux tester toutes les combinaisons aléatoires. Après libre à toi d'apprendre à faire une sauce au beurre avec le suc de cuisson de la viande (j'ai un livre entier de recette de sauce, rappelle toi que "maitre saucier" est un vrai boulot dans les cuisines des grands restaurants, ça décuple encore le nombre de possibilités : il n'y a pas que la bavette qui est bonne avec de l'échalotte !). Ensuite, les même légumes se cuisinent de dizaines de façons différentes : poivrons grillés au four, poivrons "caramélisés" dans l'huile d'olive à feu doux, poivrons en sauce tomate, poivrons vapeur, ... Donc la matrice prot+deux légumes qui possède déjà des centaines de combinaison se voit encore multiplier par des centaines de manière de les cuisiner et saucer. C'est infini, quasiment. Moi c'est simple : j'achète au supermarché sur des coups de tete et des envies sur place, je n'ai jamais de liste de course, jamais de menu en tête, jamais d'envie particulière sauf exception. Je rempli mon frigo de viandes et poissons choisies sur base des promos et ... des dates de péremption. Puis je remplis de légumes au gré des saisons ou de mes envies. Et j'assemble chaque jour en ouvrant mon frigo et en me disant "tiens, je mangerais bien ça". Et si j'ai un doute, je google le nom des ingrédients et 9X/10 j'ai une top recette qui surgit. Dernière découverte sur base de frigo vide un vendredi soir : les cœurs d'artichaud en bocal (important les réserves de légumes en bocal) c'est génial poelé au beurre et assaisonné avec du parmesan. Allez, pour t'aider sur les dessert lowcarb : mon dessert préféré en été quand il fait chaud : je passe au mixeur plongeur un grand verre de crème liquide et une dose de fruits rouges congelés, un peu d'édulcorant avec de l'erythritol comme agent de charge. Ca fait une glace aux fruits rouges absolument top et ça met littéralement 2 minutes a préparer. Les fruits rouges c'est quelque chose comme 5% de glucides aux 100gr... le petit dej est à considérer comme un repas normal : fais plus la veille et mange les restes, mais tu verras que tu pourras sauter très vite le petit dej ou te contenter de peu Mais a partir du moment ou t'as accès a un supermarché, t'as tout gagné ! Qu'est-ce qui t’empêche d'aller acheter un bloc d'emmental Suisse (faut pas déconner) au lait cru. C'est pratique à bouffer, tu l'ouvres, tu croques. Et c'est pas cher. Avec ça tu prends un ou deux sachets de saucissons apéro, et tu me dira si t'as encore faim après ça, et ça te coûtera que dalle. Ensuite, si tu veux avoir la sensation de manger un vrai repas, regarde par exemple les salades et choppe celles qui ne sont pas remplies de pâtes ou de blé au fond, comme la salade Cesar ou les salade norvégienne (au saumon). Sinon les rayons "sushi" à la mode, poisson cru en quantité. Au pire un peu de riz ne te tuera pas. Après ça, fait autant de bisous que tu peux à ton chien, ton chat ou celui de ton voisin, et va caresser les animaux du jardin des plantes. Puis arrête de tout désinfecter chez toi (nettoyage simple suffit). N'hésite pas à te lécher les doigts. Utilise du beurre cru, du fromage cru, du lait cru ou au pire pasteurisé (et non micro filtré). Exit le lait UHT qui doit disparaitre de ta vie, bois de la bière non pasteurisée, non filtrée et du vinaigre bien trouble, non pasteurisé et non filtré également. Bref n'hésite pas à te fournir en bactéries intestinales de toutes sortes. Et nourris les avec une alimentation plus riches en graisse et en fibres, moins riches en glucides (qui n'arrivent pas dans le colon et donc aux bactéries, puisque ça passe dans le sang avec l'insuline dès l'estomac - je simplifie un peu mais bon-)
  50. 1 point
    Les plans à trois c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de jouir aux dépens des deux autres.
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