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Contenu populaire

Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 15/11/2018 dans toutes les zones

  1. 5 points
    Bon, bon, pour mon retour ici, quelle ambiance. Une des raisons qui fait que j'ai été peu présente ici ces derniers temps, outre diverses manifestations d'art est que je suis allée apporter mon humble contribution au mouvement des gilets jaunes. J'ai assisté aux assemblées locales de ma région, j'ai fait quelques blocages et suis même allée à Paris il y a une semaine. Le bilan de tout cela ? C'est que les libéraux qui pensent voir dans ce mouvement les prémices d'une nouvelle révolution libérale se foutent le doigt (et même une partie du bras) dans l'oeil. Exemple de quelques propositions retenues par de nombreuses assemblées de gilets jaunes (et je parle de ceux sur le terrain), comme votées à celle de Nantes Jeudi dernier: - Rétablissement de l'ISF avant Macron pour baisser les taxes des petits - SMIC à 1500 euros - Salaires dirigeants d'entreprise (Renault, Air France...) plafonné. - Renationalisation de certains services dit public (La Poste, EDF, la SNCF...) parce que "c'est la faute du privé si les petites communes sont mal desservies". Et il ne s'agit pas de l'entrisme de militants FI ou RN. C'est réellement le gilet jaune moyen (si tant est que cela puisse être défini ainsi) qui tient ce type de propos sur les barrages ou à la pause. De toute façon Macron est un président "libéral" à la solde des banques et des mangeurs d'enfants que nous sommes (discours entendu aussi). N'oubliez pas qu'une des principales revendications des gilets jaunes(autre que le cout de la vie) c'est le rétablissement des services publics partout en France, avec un guichetier de poste dans chaque village. Quand aux violences et autres pillages... Si effectivement l'allumage est le fait de groupuscules "ultras" (droite ou gauche), j'ai vu des gens biens sous tout rapport se comporter comme de véritables pilleurs sur certaines boutiques (de toute façon tout cela c'est la propriété de milliardaires Quataris qui saignent la France, n'est ce pas?). Et ce sont là des gens tout à fait normaux que vous croisez tous les jours. Moi en tout cas j'arrête avec le mouvement. Mais allez voir par vous même et vous verrez que le PCF a bien plus de chances que nous de tirer parti de la situation (et je ne parle pas du RN ou de FI).
  2. 2 points
    Mes articles en rapport avec les GJ : Carburants : qui met le « bololo » partout, M. Philippe ? (16/11) https://leblogdenathaliemp.com/2018/11/16/carburants-qui-met-le-bololo-partout-m-philippe/ Gilets jaunes : Et si maintenant on parlait dépenses publiques ? (19/11) https://leblogdenathaliemp.com/2018/11/19/gilets-jaunes-et-si-maintenant-on-parlait-depenses-publiques/ Alerte « jaune » sur l’écologie : La riposte s’organise – LOL garanti ! (22/11) https://leblogdenathaliemp.com/2018/11/22/alerte-jaune-sur-lecologie-la-riposte-sorganise-lol-garanti/ Gilets jaunes : mon petit journal du 24 novembre 2018 (25/11) https://leblogdenathaliemp.com/2018/11/25/gilets-jaunes-mon-petit-journal-du-24-novembre-2018/ Macron aux Gilets jaunes : Vous voulez du pouvoir d’achat ? Voilà de la transition écologique ! (28/11) https://leblogdenathaliemp.com/2018/11/28/macron-aux-gilets-jaunes-vous-voulez-du-pouvoir-dachat-voila-de-la-transition-ecologique/ Où va l’argent ? Plongée dans les abîmes du Grand Paris Express (01/12) https://leblogdenathaliemp.com/2018/12/01/ou-va-largent-plongee-dans-les-abimes-du-grand-paris-express/
  3. 2 points
    J'ai passé quelques heures sur un rond-point occupé par des gilets jaunes ce jeudi-après-midi. Quelques notes/constatations en vrac. * une vingtaine de GJ présents en permanence, certains viennent juste 1 heure * a priori la présence est maigre en semaine, mais atteint 400 personnes le week-end * moyenne d'âge au pif = ~45/60 ans. Qqs jeunes, mais assez minoritaires. * aucun blocage du rond-point de la part des GJ, ni volonté de blocage. Même pas de ralentissement * les GJ écoutent consciencieusement les gendarmes qui ont demandé d'enlever un tas de bois, ce qui a été fait * les chauffeurs qui font la tronche doivent être < 5% * un GJ s'est vu offrir un plein à 20€ par une dame * nous nous sommes vu offrir une pizza * une tablette de chocolat * au pif, le soutien manifesté par les chauffeurs doit tourner autour de 90%. * à noter le soutien de plein de gens qui n'ont pas de GJ sur leur tableau de bord * pas mal de gens s'arrêtent pour bavarder * certains chauffeurs routiers arrêtent volontairement leur bahut 5 minutes, histoire de * klaxons de soutien quasi permament * zéro remarques anti-immigration etc * zéro remarques pro-écologie etc * je n'ai entendu aucune remarque pour plus de çi ou plus de ça. * je me suis baladé de 13h00 à 17h00 avec un GJ marqué : Etat partout, taxes partout, stop, reprenons nos libertés. Je n'ai eu aucun commentaire, ni dans un sens ni dans un autre. * peu de remarques gauchistes, sauf de la part des rares jeunes présents. Faut les prendre jeunes pour les avoir encore bien niais. * la volonté d'éviter la récupération politique est forte * pas non plus de volonté perçue de se structurer un peu (mailist etc) * les discussions sont assez peu politiques. C'est plus boulot, vie de famille, etc * Macron concentre la colère. ama il a gagné irrémédiablement son ticket pour un mandat unique. C'est amusant pour un gus qui passe son temps à donner des leçons à ses collègues. J'oublie sans doute plein de trucs. Je compléterais au besoin.
  4. 2 points
    Puisqu'on en est à parler du crony du kiki, j'apprends un détail croustifondant. Une seule marque est remboursée, nommée "Eden", inconnue au bataillon. Cette marque appartient au laboratoire Majorelle, auto-proclamé "1er Laboratoire citoyen", et dirigé par un certain Guillaume El Glaoui. Ce dernier est membre de CroissancePlus, l'association d'entrepreneurs qui s'est largement engagée pour Macron lors de son élection. Manifestement, un choix payant. Le pire, c'est que ce n'est même pas surprenant.
  5. 2 points
    L'écologie est devenue une quasi religion et à ce titre elle ne se discute pas. Il faut y croire. Des cyniques vivent de cette croyance et l'alimentent.
  6. 2 points
    Les libéraux de salon sur Facebook m’exaspèrent...une nouvelle fois. Les mêmes qui soutiennent Trump - étonnant comme parallèle - regardent avec dédain ce mouvement. En résumé, on est d’accord que beaucoup de gilets jaunes sont des étatistes, n’empêche que sur le fond les libéraux et les libertariens ont de quoi se faire entendre sur la réflexion des taxes sur les carburants et la fiscalité en général me semble-t-il...Mais non ils sont là encore comme d’habitude à débattre, débattre, débattre, débattre cette fois-ci de savoir si le mouvement des gilets jaunes est liberhalal, et si on ne se salit pas un peu trop si le voisin de cortège est un peu trop brun ou un peu trop rouge. Si la France est le dernier pays où un virage libéral est possible, c’est parce que la bataille des idées est largement perdue par la poignée de libéraux qui y existent, or c’est dans ce genre de circonstances que nos idées ont le plus de chances d’avancer. Je veux bien qu’on n’ait pas le temps d’aller manifester, on a tous un agenda, des choses à faire, une vie etc...il manquerait plus...mais de là à condamner d’avance parce que le cousin du proche de l’organisatrice du rassemblement de machin serait pas libéral, franchement ça me déprime.
  7. 1 point
    Soutenir directement et ouvertement un mouvement, dont les contours flous poussaient dès le départ à une certaine réserve, et qui maintenant dégénère totalement. Heu. Permet moi de discuter. Dès le début, notamment, une grande partie avait des revendications HS, délirantes, notamment la démission de macron (élu démocratiquement depuis moins de 2 ans, WTF) ou la revalorisation des retraites. Dès le début, aussi, le fait que le mouvement autorise la récupération politique par tous les bords était suspicieux. Le message des gilets jaunes c'est juste : je veux plus, je mérite plus, donnez moi plus, maintenant. La majorité n'a rien à branler de la pression fiscale en tant que telle, le problème c'est juste qu'elle repose sur eux et pas plus sur "les riches". Les gilets jaunes, en masse, s'organisent notamment pour faire chier les commerces et notamment la grande distribution en mode "tu possèdes un commerce, donc t'as de la l'argent,donc ferme là". Et globalement, le fait de faire chier les gens du commun pour emmerder "symboliquement" le gouvernement par extension.... permettez moi de trouver ça complètement .. fou, pour être poli. Ceux qui vont faire chier des députés, des préfectures, directement, m'attiraient plus de sympathie si leurs modes d'action particulièrement violent ne confirmaient pas par ailleurs que ceux là ne sont pas plus réfléchis et raisonnables mais en fait plus cons et radicalisés que les autres. Oui, le mouvement a du mérite par ailleurs : signifier au gouvernement que ça suffit de ponctionner toujours plus les gens qui bossent et qui veulent juste vivre une petite vie décente. Mais amha il y a bien plus à gagner en éduquant le public sur les causes profondes du malheur français, qu'en soutenant directement ce mouvement.
  8. 1 point
    Le consensus est un phénomène social, en aucun cas un critère scientifique. Les scientifiques sont des animaux sociaux comme tous les autres hommes, soumis aux mêmes limites, aux mêmes passions. Le problème fondamental soulevé par l'identification de la "bonne science" à la "science institutionnelle" est que cette équivalence suppose que les praticiens de la science seraient intrinsèquement exonérés, au moins dans le long terme, des influences corruptrices qui affectent toutes les autres pratiques et institutions humaines. Ladyman, Ross et Spurrett dans Every Thing Must Go: Metaphysics Naturalized (2007) ont clairement établi que la plupart des institutions humaines, y compris "gouvernements, partis politiques, églises, entreprises, ONG, associations communautaires, familles (...) ne présentent aucune fiabilité épistémologique." Cependant, leur "hypothèse fondamentale est que les processus institutionnels spécifiques à la science induiraient une fiabilité épistémologique particulière." Ce postulat est au mieux naïf et au pire dangereux. Si une institution humaine quelconque est considérée comme exempte des motivations mesquines, égoïstes et corruptrices qui nous affligent tous, la conséquence en sera presque inévitablement la création d'un nouveau clergé qui exigera l'adulation et ne répondra qu'à lui-même. (Austin L. Hughes, The Folly of Scientism, The New Atlantis - automne 2012, traduit par mes soins)
  9. 1 point
    J'ai l'impression qu'il doit y avoir les traditionnels BB/Antifas sur la place de l'Etoile (je vois très mal l'ED actuelle taguer l'Arc de Triomphe) ; des groupes plus petits d'ED qui ont essayé de monter une barricade ce matin mais je sais pas ce qu'ils sont devenus. Puis il doit y avoir des gens normaux qui errent sur les avenues, dont des gars la vingtaine qui doivent se dire "ah, ça a l'air cool de jouer à la révolution". Je sais pas trop qui fait cramer des trucs avenue Foch. Ils peuvent encore moins se permettre de tuer quelqu'un que d'habitude. Déjà que d'habitude ils n'osent pas taper violemment sur les zadistes/black blocks/racailles, je suppose qu'on leur a dit d'être encore moins violent. Parce qu'une bavure ferait très mal au gouvernement. This. Le mouvement est d'assez basse intensité, les gens peuvent se permettre de passer le gilet toutes les deux semaines, de taper des épaules avec les potes, d'être contents parce que tout le monde les soutient et les klaxonne ; ça donne l'impression que tu changes le monde. Je ne sais pas trop combien de temps ça durera, mais ça peut tenir jusqu'à Noël. J'ai le sentiment que Macron et cie n'ont pas compris quelque chose. Ils pensent qu'ils peuvent juste attendre la formalisation de revendications et négocier dessus. Sauf que ce n'est possible que quand il y a des corps intermédiaires construits, et tous les corps intermédiaires ont été détruits ou caporalisés par Macron et ses prédécesseurs, ce qui fait qu'il n'y a plus personne pour porter des revendications (le dernier mouvement a été l'élection de l'AN en mai 2017, où tout un tas de nuls et de recyclés du conseil municipal ont été élu sur des étiquettes et des promesses sans fond). Alors que la demande est plus profonde ; il y a une rupture de confiance entre les élites politiques et le peuple (vu le soutien sondagier, je pense qu'on peut dire ça). Il faut ressusciter cette confiance, et c'est un travail avant tout symbolique (*). (*) En parlant de symbolique, je me demande si l'échec total de Macron à commémorer le centenaire de 18 n'a pas pu jouer une semaine plus tard. C'était la confirmation qu'il était incapable de renouer un lien.
  10. 1 point
    Certains ont bien compris où il fallait viser pour faire mal : Gilets jaunes : à Saint-Brieuc, les commerçants appelés à ne plus facturer la TVA
  11. 1 point
    Ce n'est pas une question de garder les mains propres... Beaucoup semblent voir dans ce mouvement une bonne opportunité pour faire passer nos messages, or je pense au contraire que compte tenu de la tournure des événements, c'est pisser dans un violon. "On en a une belle", dis-tu ? Mais non, pas du tout. Le mouvement des "pigeons" ou des "bonnets rouges", ça c'était de vraies jacqueries claires dont les libéraux pouvaient profiter. Il n'y avait qu'une seule revendication que chacun percevait bien et le message adressé à l’État par les manifestants, parfaitement univoque, pouvait être exploité à profit par les libéraux. Là, on a une cacophonie incompréhensible de colères et de revendications qui se superposent et/ou s'affrontent, et qui portent à la fois sur les taxes, la consommation d'énergie, le pouvoir d'achat, le réchauffement de la Planète, les retraites, Macron dictateur démission !, l'épuisement des ressources, la transition écologique, les salauds de riches, le besoin d'un référendum populaire, l'urgence climatique, les classes moyennes laissées pour-compte de la mondialisation, le plan de déplacement urbain, etc., j'en passe et des meilleurs. Impossible de faire entendre une voix libérale dans un tel brouhaha : ça sera totalement inaudible. Rajouter du bruit au bruit ne sert à rien. De plus, l'état émotionnel dans lequel se trouvent la plupart des gens les empêche d'entendre raison. Nos messages ne seront ni écoutés ni entendus tant que l’hystérie collective ne se sera pas atténuée.
  12. 1 point
    This. On peut jouer aux kantiens aux mains propres, regarder ces zigotos de loin, et s'étonner par la suite qu'ils deviennent anti-libéraux (pour enfin s'auto-congratuler de n'avoir pas touché à ça, se plaindre une fois de plus que les Français ne soient pas libéraux, et rester dans notre cabine téléphonique). Ou bien on peut essayer d'infuser des idées libérales chez eux, peut-être même (soyons fous) leur inspirer un début de structure idéologique cohérente ; naturellement, tous ne seront pas sensibles à nos arguments, et ceux qui le seront ne deviendront sans doute pas des libéraux intégraux ; mais ça vaut le coup d'essayer. Je ne connais pas de jacquerie fiscale qui ne me plaise pas au moins un peu ; pour une fois qu'on en a une belle, ne la laissons pas passer.
  13. 1 point
    Je crois que vous êtes à côté de la plaque. Vous vous excitez tout seuls. Vous projetez un argumentaire imaginaire pour mieux le réfuter par la dérision. C'est pas une question de "ailleurs on meurt de faim", qui est totalement absent du texte des décodeurs et personne ne tient un discours pareil. Mais une question de "couverture sociale" et donc de protection contre les aléas de l'existence ce qui est totalement différent. J'ai discuté cette semaine avec des gens qui connaissaient parfaitement la situation aux États-Unis : leur fiston y vit et y travaille. Qui sont eux-mêmes des "indépendants" (un artiste vivant de l'exploitation de sa galerie après avoir connu une carrière dans l'industrie). Ils étaient très élogieux et très américanophiles. Tout en soulignant le contraste entre la possibilité de faire carrière aux EU sans comparaison avec la France et partageant des points de vue très proches de nous, néanmoins eux et les autres personnes présentes était d'accord sur ce constat : "nous avons le meilleur système de protection du monde." Comme le disait la personne en question : "mon fils avait une excellente assurance dans son emploi et encore meilleur dans l'emploi suivant mais entre les deux s'il s'était cassé une jambe, il se serait trouvé sans rien." C'est là que se trouve la question à débattre, et non pas des trucs imaginaires : dans les pays du Nord, personne ne meurt de faim et tout le monde le sait bien.
  14. 1 point
    Je croyais qu'ici on n'allait pas passer la journée à discuter du fait que 2+2=4 (ou 3,9999999999...) clairement tout le monde est contre la législation scientfique. Le point de départ n'est pas la loi et les conneries que les parlementaires font. Le point de départ est un journal scientifique de renom qui se roule dans la fange postmoderniste. Il y a plein de gens qui naissent avec trois tétons, un bras, 0 bras. Les défauts génétiques existent et sont reconnues et pourtant ces personnes sont des humains comme les autres. Seulement voilà il y des excité du bocal qui on ne sait pas pourquoi on décider de couper les cheveux en 12 pour faire des groupes sur le genre, l'identité de genre ressentie et autre bullshit. Ils essayent de s'accaparer du prestige de la science alors que ce qu'ils font tient plus du vaudou que de quoique ce soit qui s'approche à de la science. Qu'un journal comme Nature verse là dedans est en soi une grave atteinte à l'idée qu'on se fait des lumières. C'est bien pire que quand E. Tessier a eu un doctorat pour ses travaux sur l'astrologie. Cela se passe dans un contexte où de nombreux académiques ont été viré, emmerdé (passer devant une commission de discipline etc.) pour des crimes de pensée imaginaires (c'est puissance 2 car leurs propos sont déformés et ensuite présentés comme offensants et ensuite on dit qu'une pensée offensante est une violence). Voire que Nature donne une tribune à ces connards dépasse tout ce que j'ai jamais pu cauchemarder. Je me disais qu'avec l'élection de Trump on avait vu le fonds mais je m'aperçois qu'il est bien plus loin que je ne le pensais. Je suis beaucoup plus pessimiste qu'il y a deux ou trois ans. Le ridicule n'est plus un vaccin efficace.
  15. 1 point
    Oui, en leur disant des choses très simples, très paysans; du style, qui vous fait les poches, j'ai bien dit les poches uniquement les poches: les riches , les étrangers ou l'état ?
  16. 1 point
    Je vais faire simple : on s'en branle. On s'en branle parce que ce n'est trivialement pas de ça que causent les mecs de Nature sinon on les verrait protester contre tout plein d'autres lois. On s'en branle aussi parce que dans tous les cas ce n'est pas la place de Nature de se positionner sur des questions politiques, en soi c'est un problème.
  17. 1 point
    La première fois que j'ai lu 1984 je me suis dit que les slogans de la Novlangue c'était vraiment trop exagéré. Finalement Orwell est bien plus malin que moi. C'est toi qui tourne le discours : au contraire je dis que la différence homme/femme est naturelle et qu'il n'y aucune raison de se prendre la tête sur des cas d'espèces qui peuvent intéresser les biologistes sur les mécanismes de la différentiation sexuelle mais que pour faire une société qui fonctionne correctement ça n'a juste aucun sens. Maintenant il y a tellement d'intersectionnaliste qui chouinnent que l'état se sent forcé d'éclaircir le terrain et on inverse la critique en ne retenant que le fait que ce soit l'état grand méchant qui intervienne. Si elle est fausse. De manière relativiste (par exemple il n'y a pas de limite supérieure à une vitesse) et quantique (elle ne permet pas de rendre compte d'un modèle de l'atome qui tienne debout). Le truc marrant est que la relativité et la méca quantique ne sont pas consistantes entre elles non plus. Tout est faux. Mais les trois sont utiles quand on les utilise à bon escient. Ce qui est exactement le contraire de ce qui est fait avec la biologie dans le cas qui nous concerne.
  18. 1 point
    Stp laisse tomber les lunettes anarcap deux secondes. Dans toutes les civilisations ayant existé les différences entre hommes et femmes sont fondamentales (reproduction etc.). Regarder les organes génitaux à la naissance est un proxy très correct pour inférer cela. Que l'état l'institutionnalise ne l'invalide pas. Ca reste une composante fondamentale de toute société. Par contre ergoter sur des cas epsilonesques, qui en soit est très intéressant d'un point de vue scientifique sur les mécanismes de différentiation sexuels, pour refonder la société d'après un agenda constructiviste est vraiment stupide au delà de tout ce que j'ai jamais vu jusqu'ici. Beaucoup plus grave : n'importe qui de bonne foi voit que c'est stupidissime. C'est le but suivi, la déconstruction de la rationalité, qui est grave. Car dans le fonds du fonds la société tient par la confiance qu'on se fait tous les uns les autres : quand je passe sur un pont je fais confiance aux ingénieurs (sauf les italiens) pour qu'ils tiennent, quand je mange un hamburger je fais confiance à l'éleveur de boeufs, au cuisinier, à l'industrie agro alimentaire pour qu'ils ne m'empoisonnent pas. Quand je lis des articles scientifiques publiés dans Nature je ne m'attend pas à ce qu'ils me racontent des conneries si énormes qu'un enfant de 12 ans puisse s'en rendre compte.
  19. 1 point
    Abus de bien sociaux est une création socialiste, c'est un crime sans victime. Si les propriétaires se sentent floués qu'ils portent plaintes. Dans les abus de biens sociaux, c'est tjs l'état qui s'autosaisit pour imposer son pouvoir. Avec la quintessence qui est le recel d'abus de bien sociaux, un classique qui ratisse large.
  20. 1 point
    Sauf que le gouvernement fait le pari cynique que les aides de "compensation" seront sous-sollicitées à cause de leur complexité. Du point de vue du fisc, un impôt atténué par des aides rapporte plus en pratique qu'un impôt de base plus faible, à cause de ce phénomène des aides non réclamées. C'est un des facteurs structurels qui explique la complexité toujours croissante du système.
  21. 1 point
    Clairement oui. Si on constate une diminution des décès suite à des cas de maltraitance entre 1975 et 2000, les effets de la loi anti fessée en Suède sont absolument désastreux. Raison pour laquelle je persiste à dire que la lutte contre les châtiments corporels sur les enfants doit être menée par des organismes et associations, et surtout pas par le gouvernement. On assiste clairement à la dérive d'un système instauré par le législateur : - Des enfants enlevés par l'Etat suédois à leur famille pour des raisons extérieures à de la maltraitance avérée, sur la base de décisions arbitraires des services sociaux. Pour faire simple, toute famille qui ne se conforme pas aux critères de l'Etat est susceptible de voir ses enfants retirés. Typiquement, un joint retrouvé dans la chambre de votre ado. Le rapport rendu au Conseil de l'Europe est particulièrement éclairant : www.justice.gov.sk/SiteAssets/Lists/Aktuality/EditForm/sprava.pdf - Une incompétence des agents des services sociaux suédois. Des personnes qui prennent des décisions aux effets susceptibles d'être ravageurs pour les enfants, mais qui n'ont aucune compétence juridique particulière, aucune compétence médicale nécessaires à l'exercice de leur mission. - Un véritable business du placement d'enfants. Les familles d'accueil et services sociaux reçoivent des gains conséquents. J'ai lu des cas où une famille d'accueil suédoise pouvait gagner jusqu'à 12 000€ pour un seul placement (un seul, oui). Donc plus on place, plus on gagne. - La persistance des violences commises dans les familles d'accueil. On parle d'enfants qui jusqu'alors, n'avaient jamais été maltraités par leurs parents, et se retrouvent dans des familles où ils subissent violences physiques, agressions sexuelles, voire viols. La raison ? Le passé judiciaire des accueillants n'a pas fait l'objet d'une vérification adéquate par l'Etat. Un article à ce sujet : https://www.thelocal.se/20110131/31742 - Les enfants seraient susceptibles de commettre plus de violences physiques à l'égard de leurs pairs. Je n'ai plus l'étude sous la main, mais en gros, on parle des enfants nés après la loi anti fessée. C'est l'exact opposé de ce qui était recherché par le législateur.
  22. 1 point
    La mondialisation des échanges : des amphores aux conteneurs https://www.contrepoints.org/2013/09/07/138142-mondialisation-echanges-amphores-aux-conteneurs Il me semble qu'il y a eu un autre TB article sur les conteneurs sur CP. Mais je ne remets pas la main dessus.
  23. 1 point
    Je prends les points Godwin pour vous alors. "Les peuples d'Europe représente une seule famille dans le monde. Il n'est pas très intelligent d'imaginer que dans un espace aussi étroit que celui de l'Europe, une communauté de peuples puisse longtemps maintenir des systèmes de lois reposant sur des conceptions différentes." -Adolf Hitler, Discours au Parlement, 7 mars 1936. "Une fédération européenne, basée sur les mêmes principes que ceux de l'Allemagne fédérale, mènerai à une Europe désarmée, formant un bloc solide dans lequel chaque pays conserverait sa propre administration, ses propres coutumes et religions. L'abolition des barrières douanières créerai une grande Autarcie européenne, avec la prévalence du libre-échange sur le Continent." -Otto Strasser, Hitler and I (1940), p.82. "L'Europe est à présent trop petite pour des souverainetés querelleuses et indépendantes. Une Europe fragmentée est à présent trop petite pour préserver sa nature individuelle et rester en paix tout en se maintenant comme une puissance dans le monde." -Cécile von Renthe-Fink, Note sur l'établissement d'une confédération européenne, août 1943. Plus le point bonus couple franco-allemand: "Sans l'écrasement du bolchévisme, pas d'Europe." -Jacques Doriot. "On parle souvent d’Europe, c’est un mot auquel, en France, on n’est pas encore très habitué. On aime son pays parce qu’on aime son village. Pour moi, Français, je voudrais que demain nous puissions aimer une Europe dans laquelle la France aura une place qui sera digne d’elle. Pour construire cette Europe, l’Allemagne est en train de livrer des combats gigantesques. Elle doit, avec d’autres, consentir d’immenses sacrifices. Et elle ne ménage pas le sang de sa jeunesse. Pour la jeter dans la bataille, elle va la chercher dans les usines et aux champs. Je souhaite la victoire de l’Allemagne, parce que, sans elle, le bolchevisme, demain, s’installerait partout. Ainsi donc, comme je vous le disais le 20 avril dernier, nous voilà placés devant cette alternative : ou bien nous intégrer, notre honneur et nos intérêts vitaux étant respectés, dans une Europe nouvelle et pacifiée, ou bien nous résigner à voir disparaître notre civilisation." -Pierre Laval, « Allocution radiodiffusée du 22 juin 1942 », Les Nouveaux Temps, 24 juin 1942.
  24. 1 point
    Déjà à ce stade, je me demande pourquoi est-ce que tu penses que caractériser le phénomène SJW par des notion aussi générales et vagues que "progressisme" et "individualisme" va te permette d'y voir plus clair. En fait tu as choisi d'appeler individualisme quelque chose qui n'est pas l'individualisme au sens où les libéraux l'entendent, en tant que notions explicites suscitant des revendications politiques, elles n'ont simplement pas le même contenu. L'individualisme libéral, en somme, c'est l'égalité devant la justice en vertu de la reconnaissance universelle de droits personnels. Tout le courant de politiques identitaires dont les SJW sont une manifestation s'est construit en remettant en cause cet individualisme libéral. J'imagine que tu fais tout de même ce choix de caractérisation parce que tu penses qu'à un niveau psychologique et dans l'histoire des conceptions (par opposition à un niveau conceptuel et logique), ce qu'on pourrait appeler l'égoïsme ou l'égocentrisme SJW descend, provient, ou est l'émanation de la même conception que celle qui a produit l'individualisme libéral. Cette affirmation généalogique est en elle même très ambitieuse et me semble nécessiter beaucoup plus d'ingénierie théorique que ce dont tu te satisfais là. Mais quand bien même elle serait vraie, il faudrait motiver ce transport à niveau d'analyse psychologique. Penses-tu par exemple qu'il soit utile de vérifier cette observation afin d’établir si agir sur cette tendance psychologique "individualiste", dont l'individualisme libéral et l'individualisme SJW seraient deux éménations, pourrait permettre de préserver les libertés individuelles? Si c'est cela, je trouve le détour fantaisiste. Il faudrait déjà se donner une analyse du phénomène qui n'oblige pas à identifier les deux, puisqu'ils ont clairement des conséquences contraires. Qu'ils procèdent de la même tendance psychologique générale, c'est une possibilité, mais c'est un jugement de fait qui nécessite d'être établi. Qu'ils ont des conséquences contraires, c'est un fait que l'on connaît déjà. Une possibilité serait donc de promouvoir une attitude morale qui reste, dans sa formulation explicite, condition suffisante d'une doctrine des droits individuels, mais qui exclue ou du moins détourne (on parle psychologie et non logique ici...) des tendances que tu déplores. Le problème de ce genre d'interrogation est qu'elle est posée en termes d'interaction entre des tendances psychologiques, dont les mécanismes sont mystérieux, et la formation de doctrines, que nous connaissons par leur développement logique. La manière dont il faut penser cette intéraction et obtenir, par une action décrite depuis l'un des points de vue, des effets observés par l'autre point de vue, est un défi de taille. TL;DR : pourquoi envisager quoi que soit qui remette en cause l'individualisme libéral afin de s'opposer à l'individualisme SJW, puisqu'on sait déjà ce qu'on aime dans le premier, et ce qu'on n'aime pas dans le second?
  25. 1 point
    Pour parler de la pédagogie, je vais utiliser une analogie qu'il faudra ensuite savoir dépasser : l'opposition conservatisme/progressisme. La pédagogie traditionnelle est née aux alentours du XVIIe siècle, quand il a fallu commencer à enseigner à des groupes d'individus (par opposition au préceptorat). En pratique, ce sont des ordres religieux qui prennent cette activité en main (par exemple les jésuites). Tout ce qu'on imagine aujourd'hui est issu de là, les républicains reprendront le modèle à peu près tel quel : enseignement magistral, centré sur l'enseignant, qui présente un savoir sans forcément chercher à conceptualiser ce qui va se passer dans la tête de l'apprenant (plutôt : dit comme ça, c'est anachronique). Aujourd'hui, suivraient les séries d'exercices et l'évaluation sommative (la note) avant que le cycle ne se répète. Attention, si c'est une pratique qui n'est pas théorisée comme on l'entendrait aujourd'hui, des personnes de qualité s'y intéressent, réfléchissent et écrivent des choses de grande valeur. Par exemple, les douze vertus du frère Agathon valent le détour et leur lecture peut s'actualiser sans trop de problème ! https://fr.wikipedia.org/wiki/Frère_Agathon Mais pour faire simple, on va dire que cette pédagogie traditionnelle ne prétend pas s'appuyer sur une démarche scientifique, systématique et rigoureuse. Elle est le fruit d'une tradition qui émerge peu à peu des pratiques. (Ce qui ne veut pas dire qu'elle n'a pas "découvert" des principes valables). Voilà nos "conservateurs". Dans une bonne histoire il faut un antagonisme, et toujours pour simplifier on va le personnifier par notre ami Jean-Jacques Rousseau (un casting de qualité, c'est important). Il représentera le progrès Progrès. Le grand ancêtre du constructivisme. On va condenser sauvagement : le constructivisme considère que la pédagogie doit se recentrer sur l'apprenant. En effet, le savoir "passerait" mieux dans son esprit si c'est celui-ci qui lui donne forme de manière active en l'interprétant, à travers des expériences réelles, l'exploration de ses centres d'intérêt, et non pas sous une forme pré-établie par la maître. Au tournant du XXe siècle, ce courant va prendre des couleurs et des prétentions scientifiques. La figure incontournable de cette tendance est https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Piaget (Je passe tous les Montessori, Freinet et compagnie…) Il faut comprendre que l'idée est bonne : s'intéresser plus systématiquement aux processus internes à l'apprenant est forcément une piste valable. Mais le constructivisme n'arrivera jamais à se constituer en véritable science (à l'exception de l'approche cognitive). Mon avis (qui n'engage que moi) : les différents courants n'ont jamais réussi à se détacher d'une vision romantique de l'enfant et à séparer un discours qui mélange beaucoup de choses différentes en hypothèses distinctes et clairement formulées qui puissent être testées. Bon j'ai vraiment résumé sauvagement, pour vous donner une idée du nombre de courants qui peuvent exister : Finalement, quel est le fond du problème ? C'est que ce foisonnement d'approches, d'Agathon à Piaget, n'est jamais testé rigoureusement. Pourtant, même si le sujet est intrinsèquement complexe (l'est-il plus ou moins que la nutrition ou le climat, qui sait ?), il est assez naturel de s'inspirer de la médecine (études épidémiologiques, cliniques, principe du double aveugle). Pour départager les chapelles, pourquoi ne pas comparer in vivo les résultats obtenus, comme quand on teste un nouveau médicament ? C'est exactement ce qui va se développer à partir des années 50 dans le monde anglo-saxon (en France, les sociologues, de Bourdieu à Boudon, ont tué l'idée dans l'œuf en développant la thèse de la prépondérance écrasante du milieu socio-économique. Side-note : C'est peut-être pour ça que les profs dépriment en France, tout le monde croit qu'en gros ils ne font aucune différence). L'idée : Les études de niveau 1 (équivalent des études épidémiologiques) : on va observer les enseignants en classe, on évalue les élèves, on invente des instruments de mesure, on établit des statistiques, on fait émerger des corrélations et on formule des hypothèses. Les études de niveau 2 (équivalent des études cliniques) : on teste rigoureusement les hypothèses selon des expériences aux protocoles rigoureux, avec des groupes témoins etc mais à petite échelle. Et on ajoute les études de niveau 3 (pas d'équivalent dans la recherche médicale, à ma connaissance) : on reproduit à grande échelle (par exemple dans un nombre conséquent d'écoles) pour être certains que les résultats établis auparavant se mesurent toujours, qu'on a pas oublié certaines variables, ou certaines interactions que la réalité comporte et pas le "labo". Je résume : toutes les études montrent grosso-modo la même chose, une pédagogie explicite est de loin la plus efficace. Au lieu d'essayer de tout (mal) synthétiser, je renvoie à l'article Wikipédia qui est bon : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pédagogie_explicite On retiendra comme significatif : Les sciences cognitives (la seule branche scientifique du constructivisme) expliquent finalement très bien l'échec du constructivisme pédagogique (mémoire de court terme, mémoire de long terme, architecture du cerveau). Exemple : la méthode syllabique est supérieure à la méthode globale, même pour les enfants favorisés. Elles éclairent ce que les études de niveau 3 ont systématiquement établi (dont le projet Follow Throught, la plus gigantesque jamais menée dans le domaine des sciences de l'éducation). Un nom émerge : Rosenshine, qui synthétisera tout ça en y ajoutant les résultats d'autres études qui s'étaient intéressées aux pratiques des "bons" profs et les avaient comparées à celles des "mauvais" (je ne détaille pas mais tout ça est évidemment défini avec précision). Finalement, on peut dire que la pédagogie efficace qui se dégage de ce gigantesque chantier intellectuel est une pédagogie qui n'est centrée ni sur l'enseignant, ni sur l'apprenant, mais sur le processus de compréhension lui-même. Elle garde certains aspects de plusieurs des courants (voir la première vidéo) mais elle abandonne assez nettement l'idée de confronter directement l'apprenant à des situations complexes (à cause de la charge cognitive). A mon avis, c'est en particulier à cause de ce dernier point que les constructivistes (qui sont pour beaucoup d'entre eux des progressistes romantiques) n'ont jamais pu accepter ces résultats et soit les ignorent, soit les contestent. Mais ils ont toujours été reproduits et les critiques ont toujours été adressées plutôt correctement par les chercheurs concernés. En France, comme je l'ai déjà souligné, et en caricaturant, la sociologie a tué la recherche en éducation. Donc en gros la plupart des intervenants ne savent même pas que ces études et cette approche expérimentale existent. Il faut aller chez les canadiens (Bissonnette, Gauthier, Richard) pour trouver du francophone de valeur qui reprend la méthodologie et la synthèse de Rosenshine. Il faut ajouter (je pense) l'idée que les statuts et l'histoire de l'enseignement dans notre pays font qu'il est difficile d'envisager une approche neutre et professionnelle : on parle encore de "vocation" (en fait tout le vocabulaire religieux a été plus ou moins conservé tel quel), on refuse de considérer qu'il puisse exister un aspect technique au boulot de prof, on croit qu'il y a autant de pédagogies que de personnalités. Bref, on est clairement dans l'approximatif et la sentimentalité (y compris voir surtout dans le milieu). Par ailleurs, comme je le disais sous forme de boutade, le système scolaire français reste quand même fortement teinté par le modèle des grandes écoles et l'idée de sélection par concours. Alors savoir si les maths ou le latin sélectionnent vraiment les gens les plus intelligents/efficaces est un autre débat (personnellement, je suis plutôt sceptique), mais je veux juste souligner l'idée que lorsqu'un cursus est pensé essentiellement en vue d'un examen/concours qui déterminera l'avenir d'un individu en le classant, on a pas trop le temps de fignoler l'aspect conceptuel des contenus : faut ingurgiter et recracher le format précis qui est attendu du candidat mieux que les autres, point barre. (Là on s éloigne du sujet initial et je conçois que ça se discute). Pour terminer, à propos du post de @Jean_Karim : tout ce que je décris n'est pas propre à la France. Les Etats-Unis, qui sont le berceau de l'approche scientifique de l'évaluation des méthodes pédagogiques, regorgent tout autant que la rue de Grenelle de constructivistes "éclairés" qui "savent" (études de niveau 0 dans la typologie précédente). J'ai plein de blogs comme ça dans mes favoris. Même dans ce domaine, on est à la bourre : la réforme de Najat n'a rien inventé du tout ! La différence c'est qu'au moins, aux USA, il y a une certaine conscience qu'il existe des alternatives et un débat public minimal existe. En France ça reste très clivés conservateurs (à la Brighelli) contre progressistes (à la Meirieu). Le débat public existe mais il n'est pas de très haute volée (toujours les mêmes arguments des deux côtés, répétés en boucle, et personne pour mettre en avant une méthode de départage qui pourtant existe, bon sang !) Quant au génocide arménien, moi aussi j'ai déjà utilisé des activités inductives : elles sont intéressantes quand elles correspondent à des idées déjà un minimum familières aux élèves. On ne travaille pas les mêmes choses. L'exemple du génocide arménien ne nécessitait pas de concept nouveau que les apprenants devaient maîtriser au préalable, ou de méthode d'analyse exotique -> pas de surcharge de la mémoire de travail -> ça marche ! La même chose avec la découverte des puissances en maths en quatrième et c'est la catastrophe ! (je sais j'ai testé). M'enfin là je parle sous le contrôle de Jean-Karim, je ne suis pas prof d'histoire. De manière générale, plus un savoir est structuré selon un ordre logique issu d'une longue histoire d'accumulation de connaissances et de méthodes et/ou plus il est abstrait, plus la pédagogie explicite est nécessaire. Bon il faudrait encore parler de plusieurs choses (sur le constructivisme et son imitation du chercheur professionnel appliquée à l'élève, sur les maths modernes, l'épistémologie et l'histoire des mathématiques comme source d'inspiration en didactique - là il y a tout un courant français qui est excellent, pour le coup) mais je crois que mon post est déjà beaucoup trop long.
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