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Showing content with the highest reputation since 04/27/20 in all areas

  1. 5 points
    Won't anybody think of the children ?! C'est rigolo, c'est la formule de Constant renversée : on sacrifie un truc rendu artificiellement abstrait au prétexte de sauver des gens concrets. Les Européens et Asiatiques ont domestiqué depuis des milliers d'années toutes sortes d'animaux, et ce d'autant plus que l'Eurasie est à peu près orientée Ouest-Est, i.e. qu'une même latitude (et donc un climat comparable) couvre une vaste bande de terre, facilitant l'acclimatation des animaux dans des coins très éloignés. À l'inverse, les Amérindiens n'ont presque rien domestiqué (faute de faune intéressante, en bonne partie), et leur continent est orienté Nord-Sud, rendant plus difficile le transfert d'animaux domestiqués. Or, un animal domestiqué, ça peut être une cause de zoonose. Et le fait est que la plupart des glandes maladies infectieuses de l'humanité sont des zoonoses, en fait (charbon, grippes, brucellose, peste, salmonellose, lèpre, leptospirose, rage, toxoplasmose, trichinose, tuberculose, listériose, variole, hépatite E, typhus, botulisme...). Du coup, ces animaux domestiqués ont forcé les populations d'Europe et d'Asie à développer des résistances contre ces maladies, et à garder notamment une certaine diversité de leurs allèles HLA (permettant la reconnaissance du non-soi). À l'inverse, les Amérindiens en ont été protégés pendant des millénaires, et les allèles permettant de résister à des maladies n'avaient pas de raison d'être sélectionnés ; au contraire, le phénotype correspondant étant généralement un poil plus coûteux pour un tas de raisons, ces allèles ont eu tendance à disparaître. Et plus encore dans la mesure où le peuplement des Amériques a donné lieu à une série d'effets fondateurs, appauvrissant le pool génétique général, et des HLA en particulier (en gros, les Amériques sont le coin du monde le plus éloigné du lieu d'origine de notre espèce, et le Sud plus encore que le Nord). Et en fait, il y a eu un coin du monde où les explorateurs Européens ont été complètement décimés par les maladies locales avant que la médecine ne leur permette d'aller plus loin : l'Afrique.
  2. 3 points
    Le corosocialisme des masques : Phase 1 : l'état gère, pénurie Phase 2 : le marché gère, abondance Phase 3 : l'état distribue gratuitement des masques, gaspillage
  3. 3 points
    Je ne sais pas ce qu'il te faut. C'est pourtant bien ce qu'il y a de plus absurde dans la gestion de cette crise sanitaire en France. Et ce qui me désole depuis le début : je suis donc bien content qu'un intellectuel médiatique dénonce cela. Tout - absolument TOUT - tourne autour d'une seule préoccupation dictée par la seule et unique médecine hospitalière : lisser la fameuse courbe pour éviter un engorgement des lits de réanimation. On a donc donné les clefs de la France à cette unique médecine hospitalière et toute la France économique et sociétale a été cadenassée pour se plier à des mesures qui n'ont qu'un seul objectif, le seul qui intéresse les médecins hospitaliers, réduire l'engorgement des lits de réanimation. C'est totalement délirant car les conséquences économiques et sociales, mais aussi sanitaires, seront bien pire que le gain obtenu en atteignant cet objectif de réduction de l'engorgement des lits de réanimation. On est depuis dans une dictature orchestrée uniquement par la médecine hospitalière : ça pose souci, y compris au plan sanitaire car on voit bien depuis le début que plein d'acteurs de santé n'entrent pas dans le champ des décisions : Les Ehpad ? on les a oubliés car ils n'entrent pas dans le cercle de la médecine hospitalière ; on a donc laissé crever les petits vieux dans l'indifférence générale. Ça ne compte pas parce que ça ne rentre pas dans l'objectif de réduction de l'engorgement des lits de réanimation. La médecine de ville ? On l'a oubliée car elle n'entre pas dans le cercle de la médecine hospitalière : on ne s'est pas préoccupé de savoir si oui ou non ils disposaient de masques et de gels hydroalcooliques pour faire correctement leur travail. Non, parce que masques et gels doivent être réquisitionnés uniquement pour les hôpitaux et faciliter leur travail dans les salles de réanimation... Pendant ce temps on laisse la médecine de ville totalement démunie, et on constate, seulement maintenant, qu'on n'a pas comptabilisé près de 10 000 décès liés au covid de personnes mortes chez elles, traitées par la médecine de ville... Mais bon ça n'entre pas dans l'objectif de réduction de l'engorgement des lits de réanimation. Les pharmaciens ? On les a empêchés de faire leur métier : vendre des masques à leur clients était même vu comme opposé à l'objectif affiché de faciliter le travail des médecins hospitaliers et la réduction de l'engorgement des lits de réanimation. Vision à courte vue... Les cliniques privées ? Elles n'entrent pas dans le cercle de la médecine hospitalière publique : on les a donc oubliées et on n'a pas su coordonner l'action avec les hôpitaux. Etc. Pire : les gens qui étaient dépistés malades à l'entrée des hôpitaux, mais qui n'avaient pas de symptômes graves étaient renvoyés chez eux. Action parfaitement logique au regard de l'objectif de court terme de désengorgement des hopitaux et de lissage immédiat de la courbe. Mais complètement idiot sur le long terme en termes de propagation de virus... En matière de "prise de décision", on peut faire difficilement plus stupide : prétendre planifier l'ensemble des interactions sociales et stopper tous les mécanismes économiques et sociaux d'ordre spontané en vue d'un unique objectif mesuré à l'aune d'un seul paramètre (éviter l'engorgement des lits de réanimation). Bref, on n'a pas cherché à gérer une problématique de santé publique liée au covid (vue globalement) mais une problématique d'organisation hospitalière. Et là le DGS Jérôme Salomon pourra fanfaronner que la gestion de crise a été efficace : eh oui, l'objectif fixé au départ aura bien été atteint : globalement la France est parvenue à préserver son système hospitalier et ne pas faire exploser les services de réanimation. Mais à quel prix ! Et surtout pour une piètre effectivité au regard des performances globales de santé publique.
  4. 2 points
    Donc l'UE elle-même (quoi que ça veuille dire) va s'endetter à hauteur de 500 milliards… ça me rappelle quelque chose... "L'important, ce qui compte essentiellement est que l'euro permet aux États de bénéficier de nouveaux crédits sans pour autant leur imposer de véritable discipline. Il va donc autoriser le développement au niveau européen d'un endettement sans précédent, jusqu'à ce que les limites extrêmes soient atteintes, comme cela s'est déjà passé au niveau national. Lorsque, à ce moment-là, au plus tard, le nouveau gouvernement central ne pourra plus obtenir de crédits, l'Europe n'aura plus d'autre choix que de revenir à l'inflation des soixante-dix. Tous ceux qui sont à la solde de l'État pourront développer tous les arguments qu'ils voudront en faveur de l'Union monétaire européenne, ils n'y changeront rien. L'euro conduit à l'inflation. Il ne fait que remplacer les cartels nationaux des profiteurs d'inflation par un cartel européen, et il met davantage d'obstacles aux efforts des citoyens européens qui voudraient se protéger contre l'emprise de ce super État." (pp.161-162) "La création de la BCE et de l'euro attire notre attention sur l'inévitabilité de deux phénomènes : d'une part la création et le déploiement d'un État providence européen ; d'autre part, la poursuite de l'endettement public, cette fois au nom de ce nouvel État central. Ils conduisent, à moyen ou long terme, à l'effondrement du système, soit par hyperinflation, soit par effondrement de l'État central tout puissant en raison de sa propre inefficience. Voilà ce que le futur nous réserve si aucun changement fondamental ne se produit : une nouvelle hyperinflation du type de celle de 1923 ou bien un nouvel empire soviétique." (pp.164-165) -Murray Rothbard, État, qu’as-tu fait de notre monnaie ?, Paris, janvier 2011 (1963 pour la première édition), www.institutcoppet.org, 192 pages.
  5. 2 points
    Je pense qu'il y a d'autres biais qui viennent s'ajouter à l'erreur constructiviste (qu'à très bien décrit @Vilfredo Pareto). Le relativisme économique (cette idée selon laquelle les vérités économiques sont relatives au pays, à l'époque, etc) est souvent le symptôme d'une croyance en la toute puissance de la volonté politique (du roi, du parti, du peuple, peu importe), au dessus de laquelle il n'est pas concevable qu'il y ait une autre loi, économique ou autre. Ca rejoint la critique du constructivisme. Parfois ça s'arrête là, et on expliquera alors les échecs de la volonté politique par l'intervention d'une autre volonté politique occulte et antagoniste (juiverie internationale et assimilé). C'est un schéma de pensée théologique au sens de Comte, qui ne comprend les choses qu'en terme de volonté d'entité anthropomorphique (tout comme on expliquera la foudre par la volonté de Zeus). A ce compte là, les constructivistes sont juste de stupides primitifs. C'est sans doute souvent le cas, mais on observe parfois autre chose. Souvent, les intellectuels qui vont défendre le relativisme économique vont en même temps prôner le recours à une autre science (histoire, sociologie, écologie, etc) pour expliquer les phénomènes économiques. C'est sans doute en parti par dépit, parce qu'on se rend bien compte que les échecs de la volonté politique ne peuvent pas sérieusement être entièrement expliqués par un ennemi imaginaire. Ces autres sciences ont souvent l'avantage d'être plus souples, et de laisser donc plus de pouvoir à la volonté politique, d'où leur choix. Mais il y a peut-être un autre biais plus bête, et facilement excusable derrière ça. On a tous tendance à chercher à expliquer au maximum le monde à partir des outils de compréhension que l'on maîtrise (ce qui est sain et heuristiquement indispensable). Donc rien de bien étonnant à ce que les sociologues et les écologues cherchent à mordre un maximum sur l'économie. Il y a sans doute un peu de ça, et c'est très bien. Mais bon, on sait qu'il n'y a pas que ça, sinon, les autres sciences annexes se feraient autant la guerre les unes aux autres qu'elles ne le font à l'économie, ce qui n'est pas le cas. Il faut ajouter qu'il y a souvent un même argument fallacieux caché derrière la pensée gauchiste, qui part de deux bonnes prémisses (dont les socialistes ont souvent une conscience plus nette que les libéraux) : 1- la propriété est essentiellement un droit d'exclure, avant d'être un droit de jouir. C'est tout à fait vrai dans la mesure où c'est un droit, et qu'un droit est une relation entre les hommes. Et en l'occurrence, la relation qu'instaure la propriété d'une chose, c'est que le propriétaire à le droit d'en exclure l'autre, par la violence si nécessaire. 2- la forme de ce droit d'exclure est contingente et peut être très variable d'une société à une autre. Proudhon dans son "Qu'est ce que la propriété ?" est très instructif à ce niveau là, en rappelant que la propriété romaine était un attribut des familles (et non des individus) dont le père n'était que le gestionnaire, en rappelant la distinction entre le fief et l'alleu au moyen-âge pour montrer les différents droits qui ont pu être associée à la propriété foncière, etc. De là, on peut facilement avoir envie de tirer la conclusion suivante : le droit d'exclure est lui-même une construction sociale, une convention inutilement répressive (autre façon de le dire : une autorisation gratuite de la violence) et on irait tous bien mieux sans, puisque l'on cesserait d'être privé de toute sorte de chose sans raison. C'est très con, mais j'ai bien l'impression qu'une bonne partie de Kropotkine ou de Marcuse, et même plus discrètement de Marx, se résume à ça. Evidemment, c'est fallacieux puisque c'est seulement la forme que prend l'exclusion qui varie, pas la nécessité de l'exclusion elle-même. Il est dans la nature même des choses, ou de notre relation physique aux choses, que les utiliser implique d'en exclure les autres (au moins pour l'espace et la plupart des biens matériels). Donc on doit toujours reconnaître un droit d'exclure, à minima, le droit de priver les autres d'un bout de viande quand on se jette dessus le premier et qu'on l'avale avant qu'on ne nous l'arrache des dents. Ce qu'échouent souvent à saisir les relativistes économiques (ils ont en généralement tout de même une vague et occasionnelle conscience de ce qui précède) c'est que l'économie s'occupe en partie des simples conséquences logiques de l'existence de biens rivaux convoités par des agents ayant des préférences. Donc en plus de l'erreur constructiviste et de la pensée théologique, on a au moins deux autres erreurs : une déformation professionnelle (de sociologue et autre), et une erreur dans un syllogisme un peu piège.
  6. 2 points
    Les chiffres nous disent que l'hôpital n'est pas sacrifié et qu'il n'y a de néolibéralisme que dans la tête des Insoumis. J'ai du mal à réconcilier une critique de la gestion publique sous l'angle libéral de plus != mieux et le discours sur l'hôpital sacrifié. Ou alors il a été sacrifié dans le sens de : foutu en l'air par la gestion publique, qui n'est pas vraiment l'autel de la rentabilité. Précisément. Le capitalisme est un ordre évolutif que personne ne contrôle (dans la version libérale) parce que l'information, hayek et the use of knowledge. @Solomos avait un temps une signature qui était une citation de Alan Moore disant "nobody is in control, the world is rudderless". A gauche, on aime bien les récompenses, les chefs, la hiérarchie et la supériorité morale (ce qu'explique Nozick: les bons élèves dans le sens "les fayots" ne sont pas faits pour une société libre à cause de leur dépendance pathologique à l'autorité) et surtout on aime bien la politique parce qu'on pense que les humains sont très cons et très dangereux et que l'histoire va dans un sens, le leur. Le capitalisme, qui est tout le contraire, n'entre juste pas dans leur cadre de pensée. (Hayek en parle très bien quand il explique la différence ordre spontané/méritocratie dans DLL.) C'est pour ça qu'on a droit à toutes les associations capitalisme = colonialisme (responsable de l'esclavage donc), capitalisme = nazisme (responsable de la shoah donc), etc. juste pour ramener un pokémon inconnu (le capitalisme) a un pokémon connu facile à attraper. Le capitalisme, le communisme sont mieux compris en termes économiques parce que ça permet d'identifier des schémas récurrents de plantage à différentes époques dans différentes circonstances (misésien inside). On peut parfois trouver que les libéraux ont un biais économiste. Les gauchos à l'inverse ont le biais historiciste: Hoppe caricature ça en disant que l'Holodomor n'aurait pas eu lieu si Staline avait coupé sa moustache. Une miniscule différence et tout change, on ne s'intéresse pas à la structure du système (jamais remis en question en effet), c'est toujours les circonstances jamais la tendance lourde. Donc si l'URSS a échoué c'est d'abord parce que les puissances occidentales sont intervenues pendant la guerre civile, si la Chine ça a foiré c'est parce que elle était isolée la pauvre (tient pour une fois que l'URSS avait sa responsabilité...), si Cuba ça a foiré c'est parce que l'embargo etc. Parce que sans tout ça, évidemment, ça aurait marché. Le point aveugle c'est qu'on veut le beurre sans l'argent du beurre (c'est l'équivalent d'un punk qui s'installe à poil dans ton salon et qui dit: mais si tu m'avais pas viré j'aurais été super à l'aise) et que pour que ça marche, il faut que tout le monde fasse la même chose (c'est peu ou prou du trotskisme, la révolution partout ou nulle part). Bien sûr je pense que c'est lié avec l'hostilité profonde des gauchos avec le principe de responsabilité (les cocos ne sont responsables de rien, c'est toujours les autres qui n'ont pas voulu être gentils avec eux). Hors de la politicaillerie, point de salut. Ce qui flippe le gaucho moyen avec le capitalisme est que non seulement il ne contrôle plus les autres (et c'est frustrant parce qu'il sait ce qui est bon pour eux et ne peut même pas le leur imposer (il sait même où va l'histoire et il va devoir supporter de la voir prendre le mauvais chemin sans rien faire ach!)) mais il n'est même plus sûr que lui aura toujours sa place, la place qu'il mérite et qui lui est due dans la société. Parce que forcément un mec qui connaît le sens de l'histoire, qui est moralement irréprochable et passe son temps à corriger les autres est d'une valeur si inestimable que tout lui est dû. Bon bien sûr que c'est caricatural, je connais un marxiste anglais qui a un pins Lénine sur sa veste, s'habille comme un Lord, lit Dawkins et apprécie Jordan Peterson donc les gens sont compliqués.
  7. 2 points
    Concernant la collaboration, il y a dans les sciences sociales une sorte de consensus pour distinguer deux grandes formes de lien social : la cohésion (lien social entre collectivistes) et la coopération (lien social entre individualistes). On peut par exemple trouver des typologies très proches chez des sociologues qui défendent pourtant des idées très différents, voire opposées, comme Tönnies, Durkeim ou Spencer. Émile Durkheim, sociologue français, distingue solidarité mécanique et solidarité organique. Pour lui, la solidarité qui unit les gens dans une société traditionnelle s’exprime de façon mécanique : elle relie des personnes semblables, par des liens forts, mais peu nombreux et de même nature. Elle procède donc des similitudes existant entre les individus que leur origine et leur condition ont rapproché. Cette solidarité est encore dominante en Europe occidentale jusqu’à l’avènement de la société industrielle. Avec la division du travail et les processus de différenciation et d’émancipation de l’individu qui l’accompagnent, cette solidarité mécanique fait place progressivement à une solidarité organique, qui relie des individus différenciés, mais participant tous fonctionnellement du même corps social dont ils sont les divers organes. Les liens qui constituent cette solidarité sont forts mais diversifiés, en raison même de la division du travail et de la multiplicité des groupes sociaux auxquels appartiennent les individus. Ils procèdent donc, au contraire des précédents, de la séparation et de la spécialisation progressive des occupations dans la société, autrement dit des différences entre les individus et de leur complémentarité. C’est cette complémentarité entre les hommes qui les oblige à coopérer pour répondre à leurs besoins et qui les rend solidaires. Ainsi, pour E. Durkheim (1893), « la coopération ne va pas sans la division du travail. Coopérer, en effet, c’est se partager une tâche commune. Si cette dernière est divisée en tâches qualitativement similaires, quoique indispensables les unes aux autres, il y a division du travail simple ou du premier degré. Si elles sont de natures différentes, il y a division du travail composée, spécialisation proprement dite ». La distinction opérée par E. Durkheim peut être rapprochée de celle de l'Allemand F. Tönnies (1887) qui opposait, d’une part, la communauté fondée sur des liens d’amitiés et incarnée par la famille, l’ordre villageois, l’unité de voisinage, et d’autre part, la société, civilisation abstraite soumise au droit des marchands, dans laquelle disparaît la coutume, la religion, la proximité affective ; la société prospérant sur la dissolution de la communauté. Toutefois, remarquons que Tönnies était bien moins ouvert que Durkheim aux évolutions de la société moderne et libérale. L’approche de E. Durkheim peut être aussi comparée à celle de l'anglais H. Spencer (1873) qui opposait la « société militaire », totalement soumise à l’État, qui découle du status, c’est-à-dire de la position sociale dont on hérite par la naissance et la société industrielle, fondée sur le contrat, c’est-à-dire par les échanges libres qui se créent sur un marché, cette seconde société trouvant davantage grâce à ses yeux. Les catégories de Durkheim et Spencer sont très proches, même si le premier ne partage pas toutes les idées libérales du second. Cette distinction entre solidarité mécanique et solidarité organique, opérée par E. Durkheim, permet de caractériser les deux formes de relations entre les individus que l’on appelle aujourd’hui plus communément la cohésion et la coopération : La cohésion désigne les relations qu’entretiennent les individus d’un groupe fondés sur un lien communautaire (selon l’adage « qui se ressemblent s’assemblent »), c’est-à-dire sur la conformité des individus par rapport aux normes du collectif auxquelles ils adhèrent, qui suppose la ressemblance entre les personnes, c’est-à-dire leur possible interchangeabilité. En revanche, on ne peut parler de coopération dans un groupe que s’il y a division du travail, c’est-à-dire lorsque les individus qui le composent diffèrent les uns des autres et ressentent une complémentarité qui les conduit à s’engager volontairement dans des relations, à titre personnel et sur la base d’accords formels ou informels librement choisis (selon l’adage « les opposés s’attirent »). La coopération repose donc sur l’autonomie et l’indépendance des individus, elle suppose en quelque sorte qu’il y ait un minimum d’individualisme.
  8. 2 points
    Au passage, en théorie des organisations, la confusion entre problème et symptôme est une source bien connue de graves erreurs de prise de décision : Ici on a confondu le symptôme (la France n'a pas suffisamment de lits de réanimation par rapport aux projections de courbe de contaminés) avec le problème plus global de santé publique liée au covid.
  9. 1 point
    Sur toute l'histoire chinoise tu as le China: A New History traduit chez Tallandier Histoire de la Chine. Des origines à nos jours de Fairbank et Goldman qui est bien. C'est le dernier livre de Fairbank qui est le grand spécialiste américain de la Chine. C'est un bouquin que j'aime bien même s'il est plutôt rapide et qu'il répète beaucoup ses autres livres parce qu'il prend un peu de temps pour polémiquer avec les autres historiens de la Chine ou les autres grandes thèses sur l'histoire chinoise. Il règle son compte à Wittfogel à un moment c'est sympa. Il a fait un crash course à Kissinger avant son voyage pour voir Mao. Tu trouveras plus d'éléments sur la formation des élites au début de sa Grande révolution chinoise ceci dit. Oui c'est passionnant à étudier. On commence à se préparer aux examens de la FP à 6 ans et pendant 7 ans : il s’agit d’apprendre par cœur les Quatre livres et les Cinq classiques (431k caractères). Maîtrise de la calligraphie requise pour passer l’examen du comté qui se déroule 2 ans sur 3 -> examen préfectoral -> examen de qualification (qu’1M de privilégiés possédaient dans les années 1830, dont 1/3 l’avaient acheté). Tao-kuang ou Daoguang, un gros con (qui règne jusqu’en 1850), vendit ces diplômes pour se faire de l’argent. Les examens pour devenir finalement fonctionnaire de l’empire (l’examen de qualification étant l’équivalent du bac mais à la mode des années où c'était un diplôme) se déroulaient dans des cellules séparées meublées de trois planches (étagère, bureau, chaise) et les 10k candidats apportaient leur nourriture, sac de couchage, pinceaux, encrier et papier vierge pour 3 jours et 2 nuits (sachant qu’on passait une journée à fouiller les candidats et à leur attribuer leur place). Taux de réussite : 1%. La composition en huit parties était leur dissertation. Il avait été adopté par les organisateurs des Ming en 1487 et se composait de 8 x 700 caractères portant sur des points délicats d’interprétation des classiques, des formes de colonies militaires, les méthodes de sélection des fonctionnaires et de la géographie ou encore la structure des 24 histoires (série d'annales dynastiques qui couvrent l'histoire de la Chine de 3000 av. J.-C. à la dynastie des Ming au XVIIe siècle, constituée de 3213 volumes et d'environ 40 millions de caractères). Tout ceci ne servait rigoureusement à rien, faut-il seulement le préciser ? Un des gros axes des révolutionnaires est de foutre tout ça en l'air, de lire Darwin, d'enseigner la science dans des unis privées et d'aller faire un tour à l'étranger (surtout au Japon mais pas que). Les Chinois ont tout simplement inventé le principe de recrutement sur examens. Notons au passage qu'on n'a pas attendu la révolution pour critiquer ; l'un des cinq classiques du roman chinois, la Chronique indiscrète des mandarins de Wu Jingzi (1770) le fait déjà très bien. Mais le but des examens est plutôt une unification idéologique autours des principes confucéens (une "morale plus ou moins sans religion" en effet. Le chapitre à ce sujet de Fairbank dans le Fairbank et Goldman est bien). Le fameux Hong Xiuqan, chef des Taiping, était un recalé des examens mandarinaux, il l'avait carrément mauvaise. Oui mais la Chine a une tradition de pouvoir bien décentralisé, avec peu d'impôts à partir du XVIIIe, beaucoup de pouvoir dévolu aux vice-rois qui dominent certaines provinces, différents des gouverneurs provinciaux et tout ça ne se mélange pas. Pour donner un seul exemple, l'Etat n'a même pas le privilège de battre monnaie Pour les jésuites il s'agit dans le mandarinat de trouver le modèle d'un gouvernement de philosophes, le respect des lois, le despotisme éclairé. Au passage parce que j'y pense, les normes des examens sont fixées par l'Etat all right mais ce sont des académies privées qui les font préparer, les shuyuan. Dans un ouvrage de synthèse collectif très digne d'intérêt (La Chine au XXe siècle. D'une révolution à l'autre, Fayard, dirigé par MC Bergère, L Bianco et un inconnu du nom de Domes), l'article de PE Will sur le système de gouvernement impérial, la bureaucratie, la géographie, la démographie et cie fait une distinction helpful entre un système despotique (ce que la Chine n'est pas) et autocratique (là oui par contre) + il ne faut pas oublier que beaucoup de la centralisation qu'on observe dans l'histoire chinoise à partir de l'époque moderne est due aux Mandchous. Mais grosso modo ça reste impossible d'unifier ou de court-circuiter les circuits intermédiaires comme en France avec un Etat-nation ou je ne sais quoi parce que t'as 500Mhab dès la moitié du XIXe donc imagine un peu le nb de fonks qu'il faut pour fliquer tout ce petit monde, c'est totalement impossible à l'époque. Moyennant quoi y a pas beaucoup d'impôts, pas tellement de fonks (relativement à la population) et beaucoup de trucs qui sont pris en charge par les pékins locaux (npi).
  10. 1 point
  11. 1 point
    Perso, j'étais pro- confinement (dans la mesure où on était pas capable de tester en masse, politique que j'ai toujours pensé plus efficace). Aujourd'hui, si c'était à refaire au vu des données actuelles, je dirai plutôt non. Si j'avais les mêmes données, mais pour un nouveau virus...je ne sais pas trop. En fait, je suis passé par plusieurs phases : Phase 1 ou balec' : le virus est en chine comme le Sras à l'époque, très bien qu'il y reste. J'étais vaguement plus inquiet avec le confinement du Wuhan mais pas trop quand même. Phase 2 : le virus pénètre très rapidement en Italie. Je lis des articles de Philippe Lacoude ou des posts de H16, je suis vraiment inquiet. Concernant le nombre de cas, je pensais qu'on ne pouvait pas prévoir quand une épidémie s'arrêterait mais que potentiellement ceux-ci pouvaient être très nombreux. Pour la létalité, j'avais l'impression qu'elle pouvait être très élevée, notamment si on regardait les chiffres italiens. La combinaison des deux faisait que j'étais pro-confinement. Phase 3 : J'ai compris grâce à une vidéo de Raoult que la létalité était bien moindre que ce que l'on pensait parce qu'il y avait beaucoup plus de cas réels que de cas officiellement positif. En pratique, ça m'a quand même pas mal rassuré. Phase 4 : peu après la phase 3 est monté le thème de l'immunité de masse et des 70 % de la population qui devaient "forcément" être contaminé. Ce n'était pas évident pour moi au départ (j'avais ouvert un sujet sur la question), mais comme tout le monde semblait admettre cette notion... J'étais tout de même moins inquiet que dans la phase 2 mais le confinement restait à mon avis nécessaire. Phase 5 : Phase actuelle. J'ai commencé à penser sous l'influence des arguments de Raoult et avec les chiffres suédois que l'idée d'immunité de masse n'était pas si évidente. Du coup, si une nouvelle épidémie, survenait avec les mêmes données (létalité et vitesse de progression connues mais pic indéterminé) je ne sais pas trop ce que je penserais. Première difficulté : rapporter le degré de contrainte légitimé par l'"espérance" de mourir ou comparer coût économique et mortalité. Deuxième difficulté : D'un côté on ne peut pas attendre stupidement le franchissement du seuil car une épidémie peut aller très vite. Ce serait équivalent pour un piéton de décider de traverser une route en prenant en compte uniquement la distance des véhicules et d'ignorer leur vitesse. De l'autre les épidémies peuvent se terminer "sans explication" comme ici et on risquerait de confiner beaucoup trop tôt.
  12. 1 point
    C'est la que c'est fort: les brigades de police et de gendarmerie, originellement des troupes d'occupation interieures destinees a faire courber l'echine a la populace, sont devenues avec le temps, par la force de l'habitude, une supposee force prestigieuse constituee de fiers serviteurs du peuple a travers la ripoublique, formes magistralement par une academie de police au top du top ; en face de ca, les citoyens qui se defendent eux meme sont des vilains rednecks, potentiellement racistes et prompt a se laisser biaiser dans tous les sens imaginables. Notez que c'est exactement la meme chose avec l'ecole et la medecine. En fait je pense que ce qui est primordial, c'est que les agents des forces de l'ordre soient aussi autre chose: pas des gens uniquement motives par l'exercice de la force et de la domination.
  13. 1 point
    Des propositions (mais c'est que des propositions): - des QRM avec des vrais timers (15 questions en 20 minutes) et des points négatifs. - des contrôles de fin de cours systématiques comme mon prof de SES en faisait: 5 minutes montre en main à chaque fin de cours, 5 questions sur un point chacun, uniquement sur ce qu'on a appris pendant le cours. Quand t'en a quatre, ça fait une note sur 20. C'est des points faciles sur ta moyenne SI tu prends la peine d'écouter le cours et de suivre correctement. Mon prof de math, dans un autre style, nous avait collé une interro d'enfer pour apprendre les dérivées. Une feuille avec chaque formule de dérivée où il fallait donner la réponse en face. -4 points par faute. Message clair de sa part: j'ai pas de temps à perdre à vous expliquer 50 fois les dérivées et leurs valeurs, apprenez les bordel . Mais plus fondamentalement, quand j'ai tâté les température chez mes camarades de fac, tu sens qu'il y a un tabou et une sorte de dégout à l'idée d'imagine qu'on puisse optimiser l'apprentissage et l'enseignement comme si c'était une ligne de production.
  14. 1 point
    Lorsque Constantinople tomba en 1453, il est dit que les derniers grands intellectuels byzantins discutaient du sexe des anges. Alors que la France est entrain de s'effondrer sous les coups du socialisme, les liborgiens discutent du sideboob d'une photo qu'ils ne savent pas classer dans le bon fil.
  15. 1 point
    Tant qu'on tombe pas dans le fil des playmates femmes politiques. Je ne veux plus jamais voir le décolleté de la nièce Le pen sortir de nulle part. Tramp avait mis dans le mille quand il avait traité ce fil d'incroyablement malhaisant.
  16. 1 point
    Bah, on sait ici que j'aime pas les MGTOW (ces impasses évolutives, et la feuille de PQ qui leur sert de manifeste est tellement mal écrite), mais cet article me les rendrait presque sympathiques. Nan mais sérieusement, si "avoir une vision profondément misogyne et suspicieuse des femmes" est "dangereux pour les femmes", c'est soit que la personne qui émet cette opinion est complètement conne à bouffer de la merde à la cuillère, soit que c'est dangereux-parce-que-ça-contrecarre-le-plan-de-domination-du-monde-par-les-femmes-manipulées-par-les-Illuminatis-manipulés-par-les-reptiliens-manipulés-par-mon-concierge et donc qu'en fait les MGTOW ont raison. Ca me fait penser à un meme, mais quoi... ah oui bien sûr : Heureusement, Louis-le-MGTOW relève le niveau. "L'homme est rationnel alors que la femme est émotionnelle: quand j'ai compris ça, j'ai compris plein de choses ... La plupart de la théorie Mgtow est validée par la science". Ouaaaaaaaais, bien sûr. Si la science prouve quelque chose, c'est plutôt que les femmes sont plus rationnelles concernant leurs choix de partenaires. Et arrive Sainte Odile, la prêtresse du clitoris en plastique, nous expliquer que l'évopsy est critiquée en France et que donc elle est fausse, parce que. Et elle invoque évidemment les anges-bonobos, où tout le monde partouze tout le temps... Sauf que 1- si c'était un modèle, alors le viol ne devrait pas exister parce que personne ne recevrait un refus face à une proposition sexuelle (mais si un SDF propose d'enculer Odile sous un pont, je doute qu'elle accepte), 2- on est en train de causer d'une espèce où comme tout le monde couche avec tout le monde, il est fréquent qu'un père nique sa fille ou sa petite-fille (pater incertus, bitch), et 3- chez les bonobos, tout le monde ne nique pas tout le temps avec tout le monde, et notamment les femelles réservent leurs oestrus aux mâles dominants. Alors Odile va cesser de nous briser les burnes et d'enfumer les innocents, et elle va gentiment retourner lire Alan Dixson jusqu'à ce qu'elle l'ait compris (vu le niveau d'aveuglement, c'est pas demain la veille). Oh, par contre ce qui est amusant, c'est le exredpill qui sort quasiment du Peterson à la fin de l'article. Mais aucun rapport avec JBP, puisqu'il est méchant et masculiniste et méchant et tout ça. Ca y est, @NoName, tu es content de toi, tu as réussi à me faire lire un article entier de Slate ?
  17. 1 point
    Je ne sais plus où j'avais lu l'analyse intéressante selon laquelle l'intégration de la Chine aux institutions internationales (OMC, G20, tout ça) avait eu un rôle important dans ce mimétisme. En effet, les Occidentaux avaient cru que leur seule présence ajoutée au doux commerce allait progressivement démocratiser la Chine ; alors que cette dernière, de son côté, s'est lancée dans une offensive de charme (aka du soft power) de longue haleine visant les classes dirigeantes occidentales afin de promouvoir l'efficacité du système chinois (suscitant ainsi la jalousie desdites classes dirigeantes et leur volonté de pus en plus affirmée de passer outre les contrôles démocratiques et juridiques qu'on trouve dans les états de droit). Cette mise en quarantaine généralisée peut ainsi être vue comme le témoignage de la réussite de cette stratégie de soft power.
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  21. 1 point
    Déconfinement : une "folie bureaucratique" https://www.lci.fr/population/video-deconfinement-une-folie-bureaucratique-2153088.html Voilà ce qui va contribuer à l'amélioration de la productivité en entreprise et à la reprise économique. Et je suis prêt à parier que des inspecteurs du travail et des syndicalistes vont prendre un plaisir sadique à faire chier les employeurs dans l'application de ces mesures...
  22. 1 point
    comme quoi on n'avait pas besoin de LePen pour faire un pays de fachos
  23. 1 point
    Pour les abeilles, il y a des "éclaireuses" qui partent un peu partout, fureter. C'est super intéressant à voir. Puis ces éclaireuses reviennent à la colonie, et font un speech à la ruche pour expliquer comment que l'endroit qu'elles ont trouvé est grand/exposé/abrité/génial etc. (peut-être qu'il y a des allers-retours avec d'autres abeilles qui viennent mater). Et puis, il semble bien que la colonie vote avec ses pieds et aille à l'endroit qui l'aura le plus convaincu. Sachant que l'avis de la reine compte sans doute très fort. edit : top bouquin = https://www.amazon.fr/Vie-moeurs-abeilles-Karl-Frisch/dp/2226187278
  24. 1 point
    La science construit des consensus, elle ne se construit pas par consensus. Un consensus, c'est ce qui reste quand un domaine de la science n'est plus un sujet de recherches actives et que la poussière est retombée ; tant qu'il y a de la recherche active, la science se construit par succession de controverses (et d'enterrements, pour reprendre la formule). Prétendre que la science se construit par consensus, c'est donner à certains le pouvoir de décréter l'enterrement des autres avant l'heure.
  25. 1 point
    ... ce qui te fais réagir de façon irrationnelle (émotionnelle) au lieu de lire attentivement ce qui est écrit. Tu n'es pas le premier, du reste, à réagir ainsi : j'ai eu les mêmes cas de réactions épidermiques de certains qui ne comprennent soudainement plus aucune nuance. Il faut un peu essayer de comprendre le raisonnement - donc la suite de procédés logiques, pas émotionnels - qui poussent certains, dont moi, à ne pas placer ce virus dans la catégorie des Yorarien / Grippette. Et arrêter de tirer de ces raisonnements des conclusions qui, elles, ne sont pas faites genre : 1- comme c'est un virus à R0 élevé 2- comme il tue 10 à 50x plus qu'une grippe 3- il peut totaliser un nombre considérable de morts, et surtout (R0 élevé) il peut engorger les systèmes de soin (ce qui est un FAIT constaté PARTOUT où le virus s'est effectivement répandu) . Cet engorgement pose plusieurs problèmes à commencer par une mauvaise prise en charge de patients (sans rapports avec le virus) qui pourraient normalement être sauvés et ne le seront pas ; cela conduit à des pénuries (de soins, de médicaments, de personnels hospitaliers). L'impact économique de ces pénuries, de ces engorgements (hôpitaux, morgues) et des changements majeurs de comportements personnels n'est pas non plus négligeable. et là, pouf, on aboutit à 4 - "DONC IL FAUT CONFINER ET INTERDIRE TOUT UN TAS DE TRUC" qui tombe d'on ne sait où. Merci, mais ça suffit. Pour le vrai 4 qui découle logiquement, voir ci-dessous. Tu restes coincé sur ce sujet, alors que je ne l’ai jamais ni soutenu, ni proposé ni même évoqué. L'OMS disait clairement ce qu'il fallait faire (c'est le 4 : tester, tester, tester, séparer les malades + mesures prophylactiques évidentes). L'Etat français n'a rien fait (et même fait le contraire). Qu'y puis-je ?
  26. 1 point
    Combinaison d'épidémies, de guerres, de famines, de massacres, de déportations, d'esclavage, etc. Résultat : ~56 millions de mort. Le poids de chaque cause de mortalité peut varier d'une région à l'autre mais le choc épidémique figure quasiment toujours dans le top (voire 90% des morts dans certains coins). Sachant que les famines et les déportations contribuent à propager et aggraver les épidémies. Les cas de contaminations volontaires par les colons sont plutôt anecdotiques dans l'ensemble : de toute façon, la contamination se fait "naturellement" et s'il y a vraiment besoin de se débarrasser des autochtones, c'est plus simple de directement les tuer ou de les déporter. Sources : Noble David Cook - "Born to Die. Disease and New World Conquest" Alfred Crosby - "Virgin Soil Epidemic" Henry Dobyns - "Disease Transfer at Contact" Nathan Nunn & Nancy Quian - "The Columbian Exchange"
  27. 1 point
    https://risques-tracage.fr/docs/risques-tracage.pdf
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    Je me souviens de la première conf de Raoult qui a circulée, il expliquait très très clairement que le traitement devait être pris très tôt. Et ça me fait rire parce que toutes les études qui essayent de debunk le truc traitent en majorité de cas graves à qui on a finalement donné le traitement...
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    C’est 50-50 et je n’arrive jamais à deviner à l’avance de quel côté ça penche. Un coup c’est Agoravox sous stéroïdes, l’autre coup c’est Liborg si on était tous anémiques.
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    Mais bordel, ce sujet, c'est Galaberaux.com ou quoi. Ni l'un ni l'autre ni personne n'est à sa place, depuis quand les libéraux de ce forum qui sont tous des pecnots de première à côté de Harry peuvent bien savoir ce qui était le mieux pour lui, savoir ce qu'il aurait du faire de sa vie ou de sa femme, et juger ses choix individuels. Personne ne sait si tel ou tel choix était mieux, de toute façon a) ça n'appartient qu'à lui de décider et b) on en a strictement rien foutre. Non mais qu'est-ce que ça peut bien vous faire, bande de socialistes. Ca critique les meufs à longueur de temps et ça vient discuter 10 pages de la vie privée des princes, vous n'êtes pas chez le coiffeur.
  35. 0 points
    Anton, Fagotto, Liber, j'ai vu que vous m'aviez envoyé des réponses, je regarde ça demain au plus tôt. Pour compenser, je décalé d'un jour la dead line. Fryer, Anton devrait reprendre le lead, tu es prévenu.
  36. 0 points
    Oui, j'ai agi en homme soumis et servile pour préserver mon intégrité physique. La vérité, c'est que j'aurais dû avoir le droit de ne pas obéir, j'aurais dû avoir le droit d'utiliser un niveau similaire de violence pour résister à l'arrestation illégale qui s'en serait suivie et j'aurais eu le droit, le cas échéant, de leur tirer dessus avec une arme à feu puisqu'ils portaient une arme. Sauf que dans la vraie vie, tu fermes ta gueule sinon tu meurs et les flics partent en vacances. Je pensais que l'on défendait le libéralisme ici, pas la force et l'autorité.
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    En rapport poids/puissance les plus impressionnants sont les mecs d'escalade en salle. Gaulés comme des crevettes en apparence, ils vous font 5 tractions sur un doigt en toute décontraction.
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    Dans les quelques extraits que j'ai pu voir de l'interview de Raoult par Apolline de Mescouilles (pas question de me taper une heure de journalimse à la française, merci), je n'ai pas pu m'empêcher de penser à celle de Peterson par Cathy NoMan. On a dans les deux cas une journaliste qui se comporte ouvertement comme une sale gamine mal élevée qui tente de jouer de sales tours de demi-habile à un patriarche qui a trop de bouteille pour s'y laisser prendre, ce dernier devant recadrer aussi régulièrement que poliment la petite, en espérant qu'elle en tire une leçon qu'elle aurait dû recevoir enfant.
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    Qu'est-ce que t'appelles "complément alimentaire en poudre" ? Complément ou substitut de repas ? Je prends de la vitamine D, du ZMA. Et de la whey les jours ou je fais des grosses sessions de sport. J'ai reçu de la créatine en cadeau avec, pas encore testé.
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    elle ajoute 'sur presentation d'une carte vitale". en vertu de quoi ? c'est une connasse autoritaire fasciste.Elle utilise des mots au hasard comme 'distribution' et 'essentiel' , mais son cerveau est éteint et tout ce qu'elle fait c'est réagir émotionnellement aux zorribles supermarche qui osent faire du profit catipalmiste avec des masques. Elle veut que les gens fassent la queue et que ceux qui n'ont pas de carte vitale n'aient pas de masque .Les gens comme elle sont dangereux.
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    Ha ben chouette tu vas pouvoir nous partager des publications !
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    J'ai pas lu ses livres mais je pensais que cru était son style à Rand. P'tit côté russe qui peuvent plaire à certains. Poésie ne veut pas dire beau Et puis le film The Fountainhead de King Vidor il est très cool et met en scène ce côté froid, rationnel, engagé mais avec tout de même un parti pris artistique
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    On sait ce qu'on perd, on sait pas ce qu'on gagne. Est-ce que ça peut être pire ?
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    Belle sélection, mais pour les amateurs de SF, cela manque de Battlestar Galactica. Mes deux premières places vont à The Wire et aux Leftovers. Et j'ai voté Mr Robot à la place de BSG.
  50. 0 points
    pff elle joue meme pas clavier+souris
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