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Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 22/05/2018 dans toutes les zones

  1. 8 points
    Ce qui m'insupporte au plus haut point actuellement, ce sont les critiques gauchistes à l'encontre de Parcoursup qui font leur petit chemin dans la tête des gens. Tout le monde finit par croire que se généralise une logique de sélection dans le supérieur qui se ferait en défaveur des classes sociales défavorisées. Or c'est exactement l'inverse qui se produit depuis quelques années : l’État petit à petit est en train de déconstruire la logique des filières sélectives, pour des motifs sociaux socialistes. Déjà sous le quinquennat précédent, la filière sélective qui s'adressait aux étudiants de niveau modeste (le BTS) a été totalement saccagée par une politique de quota qui oblige les lycées à prendre en priorité des diplômés de bac pro au détriment des autres (alors que très peu de bacs pros étaient sélectionnés lorsqu'on laissait la liberté aux profs de BTS de sélectionner comme ils l'entendaient). Sauf cas rarissime et exceptionnel, les diplômés d'un bac pro n'ont pas les qualités nécessaires pour suivre des études sups. Résultat : un gros nivellement par le bas. Les programmes de BTS ont été totalement révisés pour que de tels étudiants puissent obtenir le diplôme. Pour donner un exemple frappant, en BTS on ne fait plus rédiger aux étudiants de mémoire de stage. Trop difficile... La destruction de ce diplôme est un véritable scandale car on avait avec le BTS une filière qui avait les qualités de la sélectivité et qui permettait de hisser vers le haut des gamins de niveau moyen et généralement issus de familles modestes. S'est généralisée également depuis trois ans, une même politique de quota pour les IUT, qui avaient le gros défaut aux yeux du ministère d'avoir une trop forte proportion de bacs S dans leurs effectifs. Des quotas de bacheliers technos leur ont été imposés. Et désormais, avec Macron, sont également imposés aux établissement supérieurs sélectifs des critères sociaux : le fait d'être boursier vous fait remonter automatiquement dans les classements. Un collègue responsable d'un DUT m'a dit qu'il avait constaté que cela faisait remonter certains candidats de plus de 200 places dans son classement ! Autant dire que le niveau de l'étudiant n'est plus le critère déterminant de sélection. Bref, l'EN est en train de vider de leur substance les filières sélectives en faisant perdre aux établissements par petits coups de canifs successifs la possibilité de sélectionner comme ils l'entendent...
  2. 3 points
    Ça dépend. Les ethno-nationalistes de l'alt-right admettent par exemple que les asiatiques et les juifs ashkénazes ont en moyenne un QI plus élevé que les blancs. A partir de là ce serait faux d'affirmer que ce sont des suprémacistes blancs. Mais d'un autre côté bon nombre d'entre eux t'expliqueront que les différences moyennes de richesse et de succès entre noirs et blancs seraient dues aux différences moyennes de QI entre ces 2 groupes (qu'elles soient génétiques ou environnementales) ; tout en te sortant que le succès des juifs dans de nombreux domaines serait dû à un complot mondial, plutôt qu'aux différences de QI. Gros double standard qui dans leur cas est effectivement dû à un antisémitisme clair et net. Mais je pense que c'est plus intéressant de discuter de la véracité de tel ou tel argument plutôt que de se demander si telle ou telle personne qui l'utilise est raciste, antisémite, ou je ne sais quoi d'autre. J'avoue que je suis parfois chiant avec les définitions, mais c'est important si on veut éviter les quiproquos : c'est quoi celle d'ethno-différencialisme concrètement ? La simple affirmation de différences (intellectuelles ou autre) entre ethnies/races ou l'idée selon laquelle chacune devrait vivre séparément ? (dans ce cas ce ne serait qu'un synonyme d'ethno-nationalisme) Il est important de noter que les auteurs de The Bell Curve (bouquin généralement cité par les ethno-nationalistes pour expliquer ces différences de QI), Charles Murray et Richard Herrnstein, ne sont ni de près ni de loin alt-right ou ethno-nationalistes. Donc si on veut discuter du fond je pense qu'on peut mettre de côté le "racisme biologique" ou l'idée selon laquelle ces différences ne seraient rien d'autre que des rationalisations a posteriori d'une quelconque haine. Après je comprends qu'on puisse avoir peur d'aborder ces sujets sous prétexte que ça inciterait à la discrimination raciale ou, dans le pire des cas, mènerait à un régime autoritaire basé sur la purification raciale (bon on en est assez loin quand même...). Mais je ne vois pas en quoi ces différences constitueraient un argument pour remettre en cause l'égalité en droit entre les différentes races/ethnies. Surtout que ce ne sont que des données agrégées qui ne disent rien sur tel ou tel individu en particulier. Et après tout il n'y a pas grand monde pour prétendre que les personnes avec un QI en-dessous de la moyenne devraient avoir moins de droits que les autres. Comme les différences entre hommes et femmes qui, hormis chez les féministes hardcore, sont généralement acceptées sans que ça ne pose problème à grand monde ni que ça remette en cause l'égalité en droit entre hommes et femmes. D'ailleurs sur je ne sais plus quel autre topic ça parlait du fait que les pays où les femmes ont le plus de droits sont également ceux où elles sont le moins susceptibles de s'orienter vers des filières STEM. Pour ramener à nouveau le QI dans tout ça, puisque c'est ce dont on parle, que les hommes soient plus nombreux dans les très hauts (et très bas) QI serait peut-être, je dis juste peut-être, un facteur (certainement parmi d'autres, je suis pas un expert) ayant son importance dans ce genre de stats. Mais là encore ça ne dit rien sur tel ou tel individu en particulier. Si certaines femmes en particulier veulent et ont les capacités intellectuelles pour aller dans des filières STEM eh bien tant mieux pour elles. Encore une fois ce ne sont que des données agrégées qui ne remettent en cause ni la particularité de chaque individu ni l'égalité en droit. Sinon concernant De Lesquen, il y a vraiment des gens pour le prendre au sérieux ? C'est un pur troll qui fait de l'exagération et la provoc ses marques de fabrique, je suis même pas sûr qu'il croie fermement en tout ce qu'il raconte.
  3. 2 points
    je suis pour l'offre et la demande sans distortion par le pouvoir et les autorités
  4. 2 points
    L'explication dans les sciences contemporaines, surtout dans les sciences humaines, qui étudient surtout des dépendances statistiques entre variables, a très peu avoir avec la fatalité ou la nécessité. Ce qui fait que la notion de QI arrive a rester pertinente c'est que même si elle définit une mesure de la performance à des tâches standardisées, qui n'épuise certainement pas ce qu'on entend communément par intelligence, la mesure qu'il produit a tendance à prédire une part satisfaisante (c'est à dire supérieure à d'autres mesures) d'autres performances à des tâches qu'on a aussi tendance à faire relever de l'intelligence. L'intelligence est évidemment un concept vague, comme tous les concepts de la psychologie naïve. La découper en petits morceaux, que l'on est à peu près d'accord d'appeler des marques d'intelligence, mais qui sont suffisamment bien définis pour faire l'objet d'études scientifiques, et regarder si leurs mesures sont dépendantes, est plutôt d'une bonne manière d'approcher scientifiquement un concept vague. Ensuite, l'intelligence est souvent interprétée comme un concept normatif : chacun a des jugements de valeur sur ce qu'est "la vraie intelligence" (c'est à dire la "bonne intelligence") et est prêt à dénigrer le concept du QI en disant que cela n'y correspond pas, ou au contraire prêt à dénigrer d'autres vertus intellectuelles, dont la mesure ne serait pas corrélée à celle du QI. Je crois que tu ne veux pas dire autre chose quand tu dis que "c'est subjectif". Cette notion de "bonne intelligence", qui est subjective, a beau avoir le même nom, elle ne relève pas de la théorie psychologique mais de la théorie morale. Sinon, je t'invite à lire ces deux articles wikipédia : Intelligence Quotient Heritability of IQ
  5. 2 points
    Concrètement, on voit même dans l'industrie numérique des acteurs puissants de grouper pour aller CONTRE les technologies brevetées et rendre libre le résultat, pour eux comme pour les autres, dans un souci d'économie d'échelle. Exemple dans la vidéo : le codec h265. chaque bidule qui embarque le support de ce codec ou de son prédécesseur le h264, que ce soit un bidule physique ou un logiciel, doit payer la taxe qui va bien auprès du groupement d'industriels qui va bien. C'est fort pratique car ce sont des codecs représentant l'immense majorité des vidéos numériques aujourd'hui. Concretement, c'est la quasi totalité des bidules électroniques sur cette planète où on doit se servir d'un écran qui est concernée. C'est une manne financière certaine. L'AV1 est né d'un regroupement entre des géants comme Google, Apple, etc qui veut concurrencer ce codec via un investissement massif et... Le rendre libre. Des investissements de gros qui servent à tous. On pourrait dire que c'est une exception, sauf qu'au contraire ça devient la norme, et le brevet l'exception ou tout au moins le point qui bloque très fortement toute innovation au sens premier du terme. Linux anyone ? Concrètement, sans brevet on tue Dolby mais on libère toutes les idées dont l'implémentation n'a jamais vu le jour à cause du risque bien trop grand de procès. Il arrive souvent que les détenteurs de brevets tuent complètement une idée en étant trop gourmands : c'est l'exemple de la TV mobile il y a une quinzaine d'années (DVB-H pour les spécialistes) dont toutes les expérimentations sont arrivées à leur terme avec des bilans positifs, mais avec quasiment aucune mise en pratique dans le monde car le regroupement de détenteurs à pété un câble en voyant l'engouement de la technologie et a demandé des fortunes. Le DVB-H c'était la vidéo sur mobile 10 ans avant sont arrivée. Bref, vous voyez ou je veux en venir. On est loin des grands méchants industriels qui vont voler une idée au petit génie dans son garage.
  6. 1 point
    Tu rates un peu ma cible. La pulsion de souiller est un truc profond dans l'être humain, et il n'est pas de civilisation qui survive sans la limiter et la canaliser.
  7. 1 point
    Pas de panique les gars ! Si le concours Miss America a décidé de privilégier la cible "progressiste", il reste pour les beaufs qui aiment reluquer des nibards, une bière à la main devant leur téloche, les concours de Miss USA et Miss Univers. Bref ce n'est rien d'autres que de la segmentation de marché et du positionnement marketing. Je ne pensais pas que le combat des libertariens était de lutter contre les logiques de marché...
  8. 1 point
  9. 1 point
    C'est NIcolas Nassim Taleb. Il a un style de merdeux ... mais je pense qu'il touche juste. En fait j'en rajouterai une couche sur ce qu'il soutient : par nature même de la pensée il y a nécessairement des comportments qui "marchent" sans autre explication que le phénomène lui même. Le réductionnisme est en lui même limité. cf l'omega de Chaitin qui montre que même dans une branche simpliste des maths, l'arithmétique à la papa, on a.des théorèmes vrais "par hasard".
  10. 1 point
    C'est simplement que ca n'a pas de sens. Même le droit actuel le reconnaît. Le droit d'auteur n'est pas de la propriété quant aux inventions, on est propriétaire du brevet qui est un bien physique et qui est le fait du prince, pas de l'invention ou du concept. Toute la legislation qui en découle le reconnaît aussi. Enfreindre des brevets ou le droit d'auteur n'est du vol que dans la propagande de l'industrie. Légalement ça n'en est pas du tout. Copier un film ou un logiciel ne rentre évidemment pas dans cette definition : rien n'est soustrait et un concept n'est pas une chose. De même, on ne peut pas voler du travail. Après on peut réinventer la propriété privée comme les communistes le font avec la propriété personnelle.
  11. 1 point
    Le GLI F4 porte le nom de Grenade Lacrymogène Instantané modèle F-4. Comme on le voit bien dans la vidéo postée par #h16, elle est dotée d’une charge pyrotechnique dont le but est la dispersion immédiate du chargement d’agent lacrymogène (Instantané). Elle est employée pour son effet de choc local. En explosant, elle surprend l’emeutier par l’onde de choc et le bruit. Celui-ci inspire en réaction et charge ses poumons en agent. Du coup, il vomit instantanément. La charge explo classe cette munition comme une arme. Elle n’est tirée que sur ordre. Sa mise en œuvre se fait à la main ou par un lanceur Cougar (par blindé aussi). A la main, on la lance dans les jambes et on attend. Dans ce cas, c’est surtout employé pour de la rupture de contact. Avec le Cougar, on fixe au culot un propulseur différent selon la distance à atteindre (50m, 150m...). Le retard de l’explosion est calculé pour qu’elle ne puisse avoir lieu qu’au sol. En terme de sécurité, le corps est plastique et ne peut se fragmenter. Le tir direct est interdit. Le retard participe à la sécurité, elle ne peut exploser en vol. Le détournement qui s’observe est le tir dans les jambes en Cougar. En ricochet, ça blesse. C’est fait quand les policiers saturent, pas quand l’événement reste sous contrôle. Les munitions en MO sont toutes étudiées pour réduire au plus les risques de blessures chez les émeutiers. Cela passe par les matériaux (pas de métal, pas d’eclat, revêtement caoutchouté...), la taille (ne peut enfoncer le golf oculaire...), l’impossibilité de franchir la peau, d’exploser à hauteur de tête, marquage de couleur du lacrymogène (voir le nuage)... Maintenant, tant qu’il y a explosion, il ne peut y avoir d’innocuité. Il y a une autre grenage lacrymogène dont l’effet est zonale. Elle dépote 6 ou 7 sources qui diffusent l’agent en tournant. Un émeutier ne peut alors prendre la grenade et la lancer pour qu’elle diffuse ailleurs. Le pouvoir couvrant doit être de 500m2.
  12. 1 point
    C'est encore Strauss qu'a foutu le bordel. Villey reprend la thèse que Strauss pose dans son livre sur Hobbes, à savoir que H est le père de la Modernité. Eh puis Strauss va changer d'avis au cours de sa carrière (pensées sur Machiavel) pour faire du florentin le père de la science politique moderne.
  13. 1 point
    Entièrement d'accord. Le gros problème actuellement c'est que la nuance n'existe plus sur ce sujet (comme beaucoup d'autre d'ailleurs): soit Poutine est le nouvel Hitler soit c'est l'Empereur-dieu. Ceci dit, je me pose de plus la question suivante: En Europe de l'ouest*, est-ce que les gens réagissent réellement à Poutine et son régime ou est-ce plus les tensions internes des pays qui vont chercher Poutine à la rescousse? En clair, j'ai l'impression qu les anti-Poutine veulent plus la peau des populismes (qui seraient à tord ou à raison lié à la Russie) qu'à Poutine en personne: il suffit de voir les affaires russes à propos de l’élection us, c'est Trump et ses alliés qui sont visés en priorité. A l'inverse, les populistes se rapprochent de Poutine plus par opposition à l'establishment occidental en mode "l'ennemis des nos ennemis et notre ami" que par adhésion et connaissance pure du programme poutinien: je rappelle que la Russie est observatrice de l'organisation de coopération islamique depuis 2005 et que l'une des plus grande mosquée d'Europe est à Moscou, je doute que le FN prenne des décisions similaires. *En Europe de l'est le raisonnement est différent à cause du souvenir douloureux de l'URSS, même si on commence à voir des pro-russes au pouvoirs pour des raisons diverses (bon voisinnage, relations économiques fortes ou en réaction populiste).
  14. 1 point
    Tu as tout dit dans cette première phase : c'est lancé mais c'est en test. Donc c'est pas lancé. LN, c'est un empilement de problèmes. Techniques LN est un mesh (comme internet) et pas un graphe complet (comme bitcoin) ; il faut un nombre de hops toujours plus grands pour atteindre n'importe quel point du réseau à partir de n'importe quel autre point ; ça varie en o(n²). Trouver le chemin optimal de A à B est au mieux en o(n²) mais en pratique, plutôt en exp(n). Ceci est un problème NP complet qui n'a pas encore trouvé de solution. LN n'en apportera aucune à ce niveau (ou sinon c'est une médaille fields pour leurs développeurs). Pour que LN fonctionne avec un nombre conséquent de nœuds et de transactions, il faudra impérativement que les blocs de la chaîne principale grossisse (une estimation parle de 150 Mo environ par bloc, contre 1 à 1.5 actuellement). Sachant que tout ceci a été développé précisément pour éviter la croissance des blocs, c'est particulièrement comique. Pire : pour qu'une transaction soit correctement menée à terme, il faut que le noeud receveur soit en ligne. Autrement dit, un marchand doit disposer d'une infrastructure non interruptible pour récupérer les fonds qui lui sont destinés et conserver le canal ouvert. La perte de connexion ferme le canal et représente donc au mieux une perte des frais de la transaction d'ouverture, au pire une perte des fonds verrouillés dans le canal. Ceci est un show stopper. De sécurisation Il y a, dans le whitepaper de LN lui-même, plusieurs problèmes de sécurisation liés à l'archi choisie. Un attaquant peut ruiner facilement des canaux (les obliger à fermeture avant terme) avec une mise très faible (la transaction initiale). Il y a aussi le problème évident d'une attaque sybil d'autant plus facile que le nombre de hops est très souvent supérieur à 3 (et donc une attaque Man In The Middle est sinon triviale au moins très facile, au contraire du graphe complet / de la clique de Bitcoin où le nombre de hop est toujours <= 2). En terme de décentralisation, LN est une horreur puisque par construction, il favorise l'émergence de hubs centraux (c'est déjà visible sur le testnet et sur le mainnet) avec single-point-of-failure, DOS plus faciles, etc. Philosophiquement, c'est à l'antipode de ce que Bitcoin prétend vouloir être. LN est conçu comme un réseau "best case scenario", de la même façon que BGP (border gateway protocol) utilisé pour router les paquets internet. BGP est utilisé par les ISP de niveau supérieur (en gros, ce sont les fournisseurs internet des fournisseurs internet qui nous fournissent internet, pour schématiser) ; or, BGP a aussi ce problème de routage, et ne fonctionne que parce que les acteurs se comportent de façon responsable et bienveillante. BGP et ses problèmes existent depuis plus de 40 ans, pendant lesquels les meilleurs esprits, ingénieurs & mathématiciens, ont tout fait pour l'améliorer, sans grand succès. LN part exactement du même principe (parce que le problème de routage est exactement le même). On se demande comment il vont résoudre ce problème crucial dans un temps très inférieur à celui qui a été nécessaire pour le BGP (sans y parvenir). Et au fait, lorsque BGP n'est pas géré de façon bienveillante, ça donne ceci : https://arstechnica.com/information-technology/2017/04/russian-controlled-telecom-hijacks-financial-services-internet-traffic/ (je vous laisse pondérer l'impact que ça peut avoir quand ce ne sont pas des données, mais des sous qui sont transités ainsi). Juridiques Un noeud LN étant un outil qui permet de faire des échanges d'argent, il répond exactement à la définition d'établissement bancaire ou de crédit (c'est effectivement le cas aux US) et doit donc répondre à des normes strictes (KYC, AML) notamment, ce qui ruine tout espoir d'avoir la moindre anonymisation des transactions par ce biais et, pire, impose à tous les noeuds des démarches administratives complexes et un risque évident de fermeture, de pressions étatiques ou de fuites d'informations sensibles. Ceci n'est pas une exagération, c'est régulièrement discuté sur plusieurs forums et les développeurs sont très enquiquinés par cet aspect. En gros, LN aux US, c'est le risque pour l'utilisateur ou l'enthousiaste qui met en marche un noeud LN de se retrouver embastillé pour avoir joué les intermédiaires bancaires sans licence. Economiques Problème de la poule et l'oeuf : LN prétend fournir des transactions avec des frais très faibles mais pour y accéder, il faut payer des frais de transactions très forts. Par dessus le marché, les frais d'ouverture et de fermeture sont, par construction, toujours supérieurs au fait de faire une transaction on chain directement. Logiques Si LN fonctionne très bien, il n'y a in fine aucun besoin de plus jamais revenir sur la chaîne. À terme, pourquoi utiliser la chaîne Bitcoin ? (LN sur Litecoin ou sur n'importe quelle chaîne compatible fonctionnerait pareil). Marketing & Interface utilisateur Pour ceux qui ont pris le temps de voir ce qu'était un noeud LN et d'essayer, le nombre de cas de merdoiement possible d'un canal LN est si important qu'il faut se fader tout un vocabulaire assez riche, nouveau, et particulièrement abscons sur l'état du réseau. Ce problème n'est pas insurmontable, mais pour que grandpa et grandma utilisent LN, c'est pas demain la veille. Cela fait plus de 2 ans (oui, 24 mois) qu'on entend que ça sera prêt "bientôt" / "dans 18 mois". La dernière fois était en novembre où ça devait être prêt "dans 18 mois". Tout, depuis le développement jusqu'à la façon de tester, les annonces faites et le hype / buzz construit autour ressemble à ce qu'on trouve dans la plupart des vaporwares et des trucs qui finissent mal. Rien que ces aspects (mineurs mais très éclairant) indiquent exactement l'état des équipes derrières (peu nombreuses, pleines de geeks pas réellement formés ni pour la comm, ni pour les IHM). Juste pour le lol : Bitcoin whitepaper, 9 pages. Ce truc a permis l'émergence de toute une économie nouvelle, valorisée actuellement à plus d'un demi trillion de dollar. LN whitepaper : plein de trous, ne répond pas aux objections ci-dessus (notamment techniques) et fait 54 pages d'algo particulièrement fouillis. Ajouter de la complexité ainsi, c'est très très bon signe. Conclusion : LN est une usine à gaz qui ne fonctionnera jamais et c'est la réintroduction des banques. C'est l'antithèse de Bitcoin et, pompon, ça ne résout en rien le problème de croissance de bitcoin. --- Si j'ai le temps, je reviendrai sur chaque élément et je fournirai les liens & sources corroborant ces éléments (mais pas le temps là).
  15. 1 point
    J'ai regardé l'émission, c'était comme d'hab. Ils ne comprennent rien à l'économie et à la notion de prix; pendant 40 ans la PAC, les subventions, la course au productivisme avec l'argent public, les investissements de normes UE et j'en passe ont fortement endetté les producteurs de lait. Et puis après avoir mis la cocote sous pression pendant ces décennies, ont aboli les quotas et, bien entendu, tout part en couilles. On se retrouve avec des agricuteurs qui perdent 60€ chaque jour. A aucun moment, ces benêts de journalistes ne comprennent ça. Jamais. Ils disent même "avant 2015 et la fin des quotas laitiers tout était génial". Ils sont totalement nuls en économie et ne voient pas que le prix et donc l'information principale et la plus nécessaire sur un marché a été totalement niquée par 40 ou 50 ans de conneries politiques. C'est bien simple, ils prétendent faire une émission sur la crise du lait et ne font aucun, je dis bien aucun, appel à avant 2015. Aucune chiffre, aucune date, aucune explication, RIEN. Comme si l'industrie laitière était née en 2015. Évidement que ça gueule chez les producteurs et évidement qu'il y a des suicides, c'est un système aberrant dans lequel les producteurs de lait sont les dindons de la farce ; on fait miroiter aux consommateurs des prix de produits laitiers bas mais en fait, ils compensent par les impôts qu'ils payent à la PAC et qui vient en sauveur des paysans en leur envoyer de l'argent en cas de crise ; le politique permet de passer pour le sauveur face aux géants de l'agro alimentaire et aux centrales d'achat des supermarchés. Dis comme ça, on dirait presque un super complot politique mais comme souvent, il vaut mieux à mon avis penser d'abord à leur vision court-termiste et leur bêtise crasse, que réellement machiavélique. Alors Lactalis passe pour le méchant : la boite fait des millions de bénéf, le proprio est l'un des mecs les plus riches sur Terre. Est-ce que c'est normal que pendant ce temps la, les agriculteurs crèvent ? Je ne sais pas, je n'ai pas envie de défendre Lactalis ou d'autres, financièrement ils ont les moyens, visiblement, de payer correctement leurs producteurs de lait. Ils ne le font pas. Je comprends la logique économique : il faut consolider sa santé financière (quoi que, quand on est pas côté en bourse ? Je ne sais pas trop), il y a des investissements lourds à faire. Mais si je comprends la logique économique, je n'arrive pas à ne pas comprendre qu'ils n'aient pas un peu plus d'éthique que ça. Sodiaal, l'autre groupe présenté dans l'émission, fait quelque chose comme 50 ou 60 millions de bénef par an, n'en reverse que 3,5 aux agriculteurs qui sont, en théorie, les actionnaires puisque Sodiaal est une coopérative. Alors, comme chez Sodiaal aussi les paysans perdent 50€ par jour et que la holding qui récupère les bénéfices de Sodiaal semble vouloir garder près de 80% de ses bénefs sans les redistribuer. On parle d'une cagnote de près de 550 millions d'€. Pendant que tes producteurs a qui tu fais miroiter une coopérative crève la gueule ouverte ? Ethiquement ça me pose aussi de gros problème. On ne peut pas agir comme ça, encaisser des millions pendant que les laitiers sont dans la situation qu'elle est et espérer ne pas se prendre la foudre sur le coin du museau à un moment. Les conneries politiques ont amené une situation ubuesque du prix du lait, et le manque de vision éthique des géants de l'agro alimentaire va provoquer un back fire à la con qui va ramener les politiques dans le jeu; ah, je corrige, elle a déjà ramené les politiques dans le jeu puisque le ministre de l'agriculture a obligé ces géants de l'agro à prendre en compte les couts de productions, soit 34c par litre, dans leur prix d'achat. En gros, les mecs, parce qu'ils ont manqué d'un peu d'éthique au moment de la crise du lait se prennent la population à dos et le politique dans les jambes, qui vient du coup fixer un prix d'achat plancher. C'est Ubu roi. C'est délirant. Et tu sentais que le mec de Lactalis sur le plateau était emmerdé, parce qu'il disait "oui bon faudra voir aussi les prix internationaux", lui il sait que quand les polonais ou les néo-zélandais viendront avec du lait à 200€ les 1 000 litres quand lui sera obligé de l'acheter à 340€, il se fait niquer de quelques millions en bout de course. Alors peut-etre que la vente des produits, en répercutant 0,05€ sur chaque bouteille de lait, le consommateur n'y verra rien, permettra de boucher les trous et aucun problème ne surgira à l'horizon, mais le mal est fait, la seule réponse qui a été apportée à ce problème est un prix minimum fixé par l'Etat...le pompier pyromane. Tout pue la surproduction, c'est évident qu'il y a trop de producteurs de lait "classique" en Europe, probablement un bon tiers en plus. PEut-être que, étant une population vieillissante, le problème se reglera de lui même en 10 ou 15 ans. Mais personne n'ose dire aux producteurs européens qu'ils sont trop nombreux et qu'ils se sont fait niquer d'abord par les politiciens, ensuite par les géants de l'agro-alimentaire. De toute façon, je m'en fou, j'achète des produits laitiers bio, non pas pour le bio parce que je m'en carre, mais parce que je sais que : a) les vaches ont beaucoup brouté (surtout intéressant pour la viande) et b ) les producteurs de lait reçoivent un prix qui couvrent leurs frais.
  16. 1 point
    J'ai l'impression que la bulle libérale-libertarienne américaine qui s'est créée au début des années 2010, et qui a culminé avec la candidature de Ron Paul en 2014 a explosé, encore une fois pour des raisons liées aux circonstances politiques du moment, a éclaté. Je vois principalement deux grands types d'explication : la première, c'est le changement d'atmosphère politique générale après la vague d'attentats qui a frappé le monde ces dernières années et la crise des migrants en Europe, qui a abouti à la fois au Brexit et à l'élection de Donald Trump sur fond de renouveau de la guerre culturelle sur les campus, des critiques de la mondialisation et du libre-échange. La seconde, c'est l'incapacité des libertariens à capitaliser sur la popularité de Ron Paul : Rand Paul, qui a joué la notabilisation au sein du GOP a finalement fait fuir la frange anti-système de son électorat qui a préféré Trump, et Gary 'Aleppo' Johnson n'a pas réussi à convaincre au-delà des déjà convaincus du LP, ceux qui ont trouvé audible son discours sur la libéralisation des drogues et tout le toutim. La première raison a polarisé à l'extrême une tension qui existait déjà au sein de la constellation libertarienne/libérale, mais l'élection a détruit l'idéal de big tent libertarianism, l'idée que les libertariens puisse coexister par-delà les chapelles : avec l'arrivée de Trump et le foutoir que ça a provoqué (les questions sur l'immigration notamment), les prises de position très agressives pro ou contra, prog ou paléo, se sont multipliées, avec deux tentations majeures. La première tentation, à droite du spectre libertarien, est de s'enfermer dans le pur credo anti-establishment paléolibertarien (cf la droite de la droite, celle de Rothbard et de Jeff Deist, mais aussi Lewrockwell and cie) jusqu'à rejoindre l'alt-right comme de nouveaux alliés jugés moins complices de l'establishment que l'aile gauche du spectre libertarien (triple H). La seconde, à gauche du spectre libertarien, est d'assumer son positionnement pro-élites/progressistes pour les uppermiddle classes et de finalement se contenter de défendre l'aile droite de la social-démocratie, c'est à dire plus de libéralisation et de déréglementation, mais sans changer l'essentiel des rapports de force politique (Niskanen center, le 'néolibéralisme' de l'IEA, les vertus bourgeoises à la D McCloskey). Bien entendu, il devient plus difficile d'observer une position médiane sans verser dans une mentalité de citadelle assiégée, ce qui est un problème différent, mais tout aussi réel. Les vents tournent, et les inquiétudes des Américains concernant l'immigration, les tensions interraciales, le terrorisme islamique et la radicalisation de la gauche morale sont aujourd'hui au top de l'agenda politique national. Sur ces sujets, les libertariens n'ont rien à dire, ou plutôt, ils ont tous des opinions différentes en fonction des intérêts et des valeurs politiques qu'ils défendent, qu'ils bouffent du code à Palo Alto ou vivent dans un bled du fin fond de l'Alabama, qu'ils soient gagnants ou perdants de la mondialisation, conservateurs ou prog. Et du coup, plein de gens vont voir ailleurs pour avoir des réponses, parce qu'une théorie en politique n'a d'intérêt que parce qu'elle est autant une explication du monde qu'un guide pour l'action: quand le paradigme a trop de trous, les gens changent de crèmerie pour voir si l'offre à côté peut mieux correspondre à leurs attentes sans trop s'embarrasser de principes. Une théorie politique n'est pas un code moral de Samourai. Notons que cette crise est surtout une crise interne au mouvement libertarien US : ce genre de considération n'a pas trop impacté la France, parce que nous continuons à faire exactement l'inverse de ce qui se passe dans le reste du monde. Les USA et les brits deviennent populistes ? So plouc, on va élire Macron (plongeant les libéraux français dans un autre type de sidération, mais c'est une autre histoire). Le libéralisme politique a besoin de matière grise, pas de procès en hétérodoxie ou de considérations paternalistes sur ce que les gens du commun devraient penser. Il y a aussi de nouvelles lignes de front qui sont en train de s'ouvrir, en particulier en matière de défense de la science et de liberté d'expression, très durement touchées par les politiques gouvernementales, les gender machin et la montée des radicalités sur les campus et dans les médias. Qui dit liberté d'expression, dit liberté d'innover, d'entreprendre, de soumettre à la discussion critique les idées et les projets des individus pour les améliorer. C'est comme ça que la civilisation occidentale marche depuis le début. Sur ces sujets, les libéraux sont audibles pour peu qu'ils s'y prennent bien. On pourra en reparler à l'occasion.
  17. 1 point
    Ben oui, c'est la critique classique qu'on fait à l'économie dirigiste. Choix administratifs foireux, bureaucratisation épouvantable, absence de signal prix, absence de motivation profit. Le socialisme économique échouera même avec la meilleure volonté du monde et même avec un type ultra compétent. Parce que c'est pas une question de méchant Staline ou mauvais Maduro. C'est juste que le système marche sur la tête.
  18. 1 point
    Merci pour la référence, je lirai ça avec intérêt. Mon analyse est celle-ci : on oublie trop souvent que le libéralisme historique est entré en crise dès la fin du 19eme, et qu'il a totalement disparu dans les pratiques (et presque totalement dans les esprits) au milieu des années 30, que les premiers régimes libéraux à se saborder (au nom du planisme) furent l'Angleterre et les USA, que le parlementarisme libéral en Italie et en Allemagne furent des échecs totaux et offrirent une piètre opposition au fascisme et au nazisme. Les rares libéraux qui subsistaient prenaient soin de se distinguer du "libéralisme manchestérien" (ex Hayek au début de sa carrière), cet affreux ultralibéralisme qui avait tout foiré. Après cette disparition effective du libéralisme (au profit de l'Etat social est celui que nous connaissons maintenant depuis plus de 50 ans), on retrouve plusieurs attitudes (toujours par rapport à l'activité de gouverner) : la première consiste à vouloir ressusciter ou théoriser le libéralisme classique pour limiter la casse (Mises et Hayek par exemple), la seconde consiste à vouloir réformer le libéralisme pour intégrer dans le domaine de la théorie ses faiblesses (colloque Lippman, socialisme libéral ou libéralisme social, new liberalism), la troisième, plus tardive est une remise en cause radicale du compromis Etat démocratique et libéralisme. Et c'est là que commencent à se faire entendre les libertariens (leur âge d'or c'est les années 70) : plutôt que de vouloir faire revivre en théorie le libéralisme politique classique, ils vont opérer (ou approfondir) une critique interne à la tradition libérale en s'appuyant sur l'économie : si celle-ci a disparu, ce n'est pas seulement à cause de ses méchants ennemis, mais aussi de ses faiblesses internes (et de ses faux amis : la démocratie, la redistribution, le gouvernement représentatif, le constitutionnalisme, etc). En opérant cette critique, le libéralisme intégral devient plus accueillant pour un certain nombre de personnes qui justement rejetait la synthèse du libéralisme classique parce qu'incompatible avec leur vue (je pense en particulier, parce que je connais un peu, le catholicisme et le constitutionnalisme libéral, ce dernier introduisant dans l'ordre politique des éléments hostiles à la doctrine, etc ou encore le développement de l'Etat social comme substitut aux solidarités organiques).
  19. 0 point
    avec "des raisons". c'est "expliquent" du coup.
  20. 0 point
    Justement, mon intention est bien de montrer qu'il y a continuum, donc limite à placer.
  21. 0 point
    Pour le coup il a pas tort. J'ai eu la même réaction que toi à la base "16 personnes donc c'est plus du solide que le cas Aziz Ansari, on va pas retomber dans ce travers là etc." Mais au final 1 ou 16, le nombre ne veut rien dire sur la solidité des accusations (d'autant plus au vu des extraits vidéos qui tendent plus à décrédibiliser l'affaire qu'autre chose). Sauf que bon, Freeman c'est aussi ça : Pas sûr que ce soit le type le plus apprécié chez les progs (en tout cas chez mes quelques potes ricains démocrates il ne l'est pas) / ça en fait peut-être une cible plus facile à atteindre.
  22. 0 point
    Je viens de me rendre compte que j'ai dépassé les 10.000 messages sur ce forum. Je vais finir par croire que je suis un gros posteur ...
  23. 0 point
    Plus qu'ad hominem, ce sont des attaques littéralement racistes et sexistes. Et ça ne fait hurler personne, parce qu'on a manifestement le droit de taper sur les cibles officielles. Ils voudraient favoriser l'apparition de mouvements identitaires de masse, masculinistes et blancs, qu'ils ne s'y prendraient pas autrement.
  24. 0 point
    Si j'en crois les agriculteurs autour de moi( une poignée qui n'est donc pas représentative) dans les années 50 / 60 / 70, l'approche avec les pesticides c'était "plus on en balance mieux c'est" ou "un peu plus ne fera pas de mal". Je suis aussi très sceptique (au mieux) sur le fait qu'on ait répandu plus de pesticides cette dernière décennie qu'avant.
  25. 0 point
    @Fagotto L'immigration latino est un autre aspect du discours de l'alt-right, ce n'est pas antithétique. Sur le côté anecdotique du terrorisme, je rappelle quand même qu'officiellement, les usa sont en guerre contre le terrorisme depuis 2001, qu'il est un enjeu de sécurité pour le pays depuis plus d'une décennie et que son impact a quand même eu pour résultat de participer à l'élection de D Trump, qui se proposait dans son programme de fermer toute immigration en provenance des pays de confession musulmane. Sarsour, qui est un exemple parmi tant d'autres, est une tarée tout à fait en vue, sans que les réseaux sociaux n'aient grand chose à voir avec le sujet. Pour te donner une idée, j'ai fait sa 'connaissance' en regardant la marche des femmes sur Washington l'année dernière, ce qui est un évènement à la fois très médiatique et assez indépendant des flux et reflux des réseaux sociaux. C'est aussi à cette occasion que je me suis aperçu, comme je le disais plus haut, que la gauche américaine est en train de devenir dingo, c'est à dire au sens strict le parti des gens avec un pet au casque (voir des milliers de personnes défiler avec un vagin sur la tête et la prise de parole des sectes les plus radicales... un spectacle ahurissant).
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