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Contenu populaire

Affichage du contenu avec la meilleure réputation le 15/12/2018 dans toutes les zones

  1. 0 point
    Disons que ça marche dans les deux sens ; Ça me fait écho à ce que nous avons essayer de mettre en pratique dans une crèche, à savoir la non intervention de l'adulte sur certains conflits. Ce qu'on observe, c'est que dès qu'il y a conflit, ce n'est pas seulement que l'enfant va chercher de l'aide auprès de l'adulte, mais que ce dernier va aussi avoir le réflexe/prendre l'habitude de "devoir" intervenir. Ça met aussi en lumière le sentiment que peuvent avoir certaines personnes en haut de la pyramide, à savoir qu'ils s'attribuent le devoir d'intervenir auprès de la population qui en a besoin. Et que si certains ont pleinement conscience qu'ils servent leurs propres intérêts, d'autres vont intervenir pour le bien commun (ou par altruisme, intérêt social, whatever c'est pareil) alors qu'ils ne vont qu'entretenir une relation de dépendance. C'est pour ça, ceux qui reviennent toujours, c'est pas seulement parce qu'ils ont la dalle, c'est qu'ils estiment être en mesure de répondre à un besoin ressenti, et qu'il n'y a personne pour leur dire "Regarde avant comment ça se passe avant toute intervention arbitraire." En ce sens je vais être d'accord avec Tramp quand il dit qu'il n'y a pas trahison, parce qu'au final l'offre proposée réponds à la demande. Le lien de dépendance lui entrave fortement la réflexion (d'un côté comme de l'autre donc) pour la mise en place d'une action efficace = c'est pour cela que toute nouvelle réponse à un problème passera essentiellement par nouvelle loi, nouvelle taxe, nouvel impôt qui vont davantage entretenir ce lien, aussi néfaste soit-il, que répondre à la problématique. Et qu'il est difficile de penser hors de ce cadre. Et c'est d'ailleurs là que je trouve le parallèle avec le syndrome de Stockholm intéressant, car toute personne remettant en cause ce lien est vu comme un agresseur par les deux partis.
  2. 0 point
    Comme souvent, je pense que c'est une question d'échelle. Si la démocratie directe s'exerce à l'échelle de communautés de taille réduite qui sont en concurrence les unes par rapport aux autres et entre lesquelles les individus peuvent circuler librement, ce n'est pas la même chose que dans le contexte d'un Etat vaste et hyper centralisé. Dans le premier cas, il pourra toujours y avoir des expériences malheureuses dans une communauté spécifique, mais le système sera globalement "antifragile" pour reprendre la terminologie de Taleb. Alors que le second cas est typiquement un exemple de fragilité systémique. Pour en revenir au modèle suisse, il ne faut donc pas importer son volet démocratie directe sans avoir au préalable évolué vers une organisation territoriale comparable à son système de cantons.
  3. 0 point
    J’ai du mal à comprendre comment on peut avoir fait l’effort intellectuel de s’intéresser et de se laisser séduire par les idées libérales pour ensuite se laisser convaincre par la fausse bonne idée du moment qu’est la démocratie directe. Rien, absolument rien n’indique que cela apporterait plus de libertés. Surtout en France.
  4. 0 point
    Le problème, c'est la priorisation qui est parfaitement absurde. L'armée, la justice, l'équipement sont à l'os. Par contre, on va créer des structures ad hoc, on va créer des projets somptuaires pour rayonner ou pour la gloire, on va alourdir les obligations réglementaires (impliquant une fonction support de plus en plus présente). Où est la logique? La thune, tu la mets là où c'est nécessaire ; une fois le nécessaire assuré, tu t'occupes du reste. Accueillir les JO, par exemple, relève de la stupidité la plus crasse : putain, le réseau ferroviaire est vétuste, la Justice est parfois rendue dans des pré-fabriqués (et n'a plus de papier à partir de juin...), les soldats achètent leur propre matos faute de budget, l'espace public se détériore, tu as des prisons où tu n'as pas de sol en dur avec moult rats qui vont te titiller dans ta cellule, mais on va investir des milliards dans des projets grandioses à la con. Je ne pense pas qu'il faille être ultra-libéral pour considérer que le festif ne devrait pas relever du périmètre de l'Etat. Si tu fais des économies, c'est sur le divertissement et le festif en premier, pas sur les pompiers.
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