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  1. 6 points
    On peut dire plein de chose de cette affaire. Déjà, comme d'autres l'ont noté ( @Rocou par exemple), ça vient de Merdapart : c'est donc totalement téléguidé. Comme par hasard, on apprend en parallèle que 15 députains socialistes - dont ce gros benêt de Cambadélice - se sont fait toper les doigts plein de confitures. L'enquête suivra, mais on distingue déjà la réponse du berger à la bergère. Donc oui, ici, on comprend qu'en amplifiant / relayant / commentant ces affaires, on sert la soupe à ce trouduc de Plenel qui méritera le lampadaire qui a déjà son nom. Certes. D'autre part, oui, c'est évident que nos élus s'empiffrent dès qu'ils le peuvent et font généralement preuve d'un mauvais goût de parvenu assez clinquant (le sèche-cheveu plaqué or de la pouffe de Rugy, c'est assez croquignolet, mais tout à fait typique de ce style gitan-manouche qui traverse les "élites" de la Nation à mesure qu'elles se recrutent dans un corps de plus en plus mafieux et crapuleux). De Rugy n'est pas le premier, n'est pas le seul, n'est pas le dernier. Enfin, oui, il y a bien une nécessité de faste pour les réceptions des hauts gradés de la République ce qui amoindrit le propos "ils vivent dans le luxe" puisque c'est justement leur fonction, de représentation, qui leur "impose" ce luxe. Bon. Ceci posé, - on peut, on doit goûter au plaisir de ces misères qui étreignent ces abrutis de politiciens qui ont joué, surjoué la partition de la morale et des bonnes moeurs pour se prendre le retour de bâton dans la gueule. Mieux : n'oubliez pas que Rugy et ses compères, ce sont des types qui expliquent partout que "s'il y a des pauvres, c'est parce qu'il y a des riches", dans la plus pure tradition du socialisme de jalouserie franco-français. Qu'il se prenne maintenant de plein fouet les chenilles de toute la colonne de tanks des médias sociaux est bien fait pour sa gueule de démagogue idiot : à force de répéter ces âneries, il a fini par en convaincre tant que ceux-là vont lui faire les tripes. C'est exactement le genre de leçon qui peut finir par porter dans la tête de ses comparses. - que l'affaire soit présenté par Merdapart ou d'autres n'y change fondamentalement rien, téléguidé ou non, il ne faut jamais louper une occasion de faire gicler un avorton comme celui-là du pouvoir. IL FAUT QUE LES POLITICIENS TREMBLENT, systématiquement, lorsqu'ils exercent le pouvoir. La main tremblante de Montesquieu, c'est pas du poulet et ça devrait occuper les esprits notamment de ceux qui écrivent les lois. De Rugy n'est pas le pire, mais justement : il faut en passer par là pour terroriser les pire aussi. Chaque pas dans cette direction est la bonne. Quand un Macron commencera à faire dans son pantalon à l'idée d'utiliser la CB de l'Elysée, là, on aura enfin un début d'espoir pour sauver le pays. On en est beaucoup trop loin. Un Rugy n'est qu'une petite étape. Il en faudrait beaucoup d'autres pour qu'enfin on se rappelle que ces gens sont des valets, pas des maîtres. - on pleurnichera très vite sur l'aspect "oui mais bon la vie privée de Rugy est passée au crible, c'est dur". Vite, parce qu'en réalité, ce type **a choisi** de devenir politicien. Il n'a pas dérapé malencontreusement sur les listes d'inscriptions dans les différents partis auxquels il a appartenu, il n'a pas présenté par hasard sa bobine dans les élections, il n'a pas agité ses subventions sous le nez des gogos votants pour être nommé ministre sur un coup de chance, un malentendu ou un concours de circonstance. Ce type, comme tous les autres, **a voulu** le sort en question : le homard thermidor, il voulait en croquer. Il l'a eu, et ça s'est su. Maintenant, il va falloir assumer, vindicte populaire comprise. Pour rappel, la transparence doit être nulle pour le citoyen et totale pour le politicien, parce que le citoyen n'a aucun droit et l'Etat, lui, les a tous.
  2. 5 points
    Ha. J'espère que t'as pris le temps d'écrire la question, car la réponse va être épique. Star trek c'est un peu le truc vieux qui sent la poussière saupoudré d'instant kit kat, ou plus rien ne compte. Donc résumons, histoire que tu te rendes compte du temps à consacrer, que ça soit en picorant, ou bingewatchant (je conseille pas forcément de binge watch un truc pareil) A penser: Les star trek sont structurés autour d'episodes de 40 minutes. Hormis l'évolution et la présence /retrait de certains personnages et certains fait marquants, il n'y a pas de fil rouge. (à l'exception de la fin de star trek DS9/et enterprise , mais ça reste fugace) On peut donc sauter les épisodes pourries sans trop de peine, au pire ca donne "ha il est mort lui? ha il y a un wormhole maintenant) A noter, pour es matheux, c'est toujours sympa de se représenter l'univers selon les distance star trekienne, il y a un côté la galaxie pour les nuls plutôt sympa (mais complètement fantasmée ) Le listing des épisodes, dans l'ordre de parution, on prévient: il y en a plus de 800 au total. 3 saisons avec kirk ( et une série animé en plus) , puis 6 films. Ca se passe vers la fin du 23° siècle. <- je mentirais pas, c'est plus pour sentir l'écart de 60 ans de télévision, ( avec quelques instants chouettes ou se rend compte de comment les gens pensaient l'époque) que pour les scénarios et la mise en scène. Il y a évidemment de grands épisodes sinon la sauce originelle n'aurait pas pris. Mais tuer 60H la dessus, faut avoir de la patience. Reste l’introduction de la mécanique trekienne, mettre un personnage (Spock) hors du monde et parfait critique de société en side Kick d'une capitaine Stylé. 2 des 6 films sont sympa, le reste oubliable. 7 saisons avec Picard, Star Trek nouvelle génération Puis 4 Films, puis St: Picard depuis une semaine. Ca se passe techniquement 80 ans après Kirk, ce qui justifie l'écart de technos. Bon la on va être clair, c'est pas pour rien que la hype dure depuis 40 ans. Next Generation a tout amené à la SF à la télévision, les acteurs sont bons, certains épisodes passionnants, la mise en perspective de l'humanité à travers son regard futur superment travaillé. Reste 180 épisodes, et dont il faut avouer qu'ils n'étaient pas inspiré toutes les semaines non plus. Mais il y a un top 10 qui s'inscrit sans problème dans les meilleurs instants de télévision, et certainement un top 50 des épisodes ou on passe un bon moment. Au delà de la performance mortelle de Patrick Stewart, fraichement débarqué du monde Shakespirien pour venir faire capitaine de vaisseau chauve, et pourtant calmer tout le monde, Il y a 'Lieutenant commander Data' joué par Brent Spinner. C'est ce qu'on peut appeler du grand art. L'acteur a donné un côté robotique à son jeu , teinté d'une fraicheur innocente d'enfant découvrant la vie mais coincé dans un aquarium, avec une performance phénoménale. Ce personnage est adulé non seulement par son positionnement scénaristique mais aussi grâce à l'acteur lui même. Il est autant à l'origine de l'esprit Star trek qui anime toutes les conventions depuis 40 ans que Spock et Kirk réunis. Le défaut de TNG: Star trek est basé sur la résolution deus ex Machina 80% du temps. L’épisode dure 42 minute, et à 39min on a toujours aucune idée de comment ils vont s'en sortir, puis magie, et voilà c'est fini. Ca peut avoir passé de mode, mais si on accepte le modèle, ça le fait. Enfin les effets spéciaux des 1eres saisons sont un peu rèches, c'est de 1987 après tout. Certains personnages comme Q valent leur pesant de cacahouètes/pop corn <- Conseil de visionnage, il faut suivre le top 50 ou démarrer du début et sauter les épisodes dont on sent très vite autour de quel personnage ça va tourner, certaines trames personnages sont moins bonnes que d'autres, mais c'est une histoire de goût. On passera peut être rapidement sur la saison 1, quitte à revoir ça en détail 5 ans plus tard quand la passion trekkie aura pris le dessus Les 4 films sont bons, pour des raisons différentes. -Le 1er avec le TNG crew (7eme de la saga) mixe picard et Kirk, un instant fan service attendu. -Les 2 nd est simplement un TRES bon film qui fait honneur à l'unviers. -Le 3eme est scify friendly, mais pas indispensable. -Le dernier est le moins bon, mais il amorce Star Trek: Picard, donc c'est un must see quand même. A savoir, Gene Roddenberry, l'auteur originel , est mort vers la saison 5. Mais vu qu'ils avaient par le pur hasard recruté Ronald D Moore ( Monsieur Battlestar moderne) ça a bien tourné jusqu'au bout. Mention spéciale à Ron pour avoir développé le mythe Klingon. 7 Saison avec Sisko, un capitaine black dans les années 90 , Star Trek Deep Space 9, pas de films associés à ce crew. C'est une série qui a eu du mal à prendre. D'abord, il n'y a plus de voyages, c'est sur une station (pitch en concurrence avec Babylon V à l'époque). Il s'agit plus de développer du lore pendant 5 saisons, et résoudre la scène globale durant les deux dernières. C'est pour ça que ça a eu du mal à prendre. DS9 arrive au moment ou c’était pas encore l'époque d’étoffer de l'univers au détriment des personnages. Une fois passé le changement de mécanique scénaristique, c'est une série qui s'est bonifiée avec le temps, et qui est passé de malaimée à adorée. Les plus: Il s'agit d'un traitement beaucoup plus politique, les grands forces en présence se développent et menacent, les personnages sont centraux mais ont des identités très différenciées. Il y a le juif de service capitaliste jusqu'aux ongles comme cliché , mais aussi la nana qui vit en symbiose avec un ver dans le ventre, le métamorphe qui va avoir du mal à expliquer au monde qu'il n'est pas fait d'os et qui cherche d'ou il peut bien venir puisqu'il est le seul connu, et enfin la nana fraichement sortie de camp de concentration qui a pas l'intention d'y retourner et a qui on risque pas de vendre de la social justice. Il y a aussi le développement des Cardassiens, sortent d'allemands repentis mais pas trop. L'acteur cardassien est mortel. Les moins; années 90 oblige, ça aura pu tenir sur 4 saisons et non 7. Certains dénouements du fil rouge pas bien épais mettent une vie à arriver, car la mécanique de tenue d'un fil sur une saison n'existait pas encore. A voir: Comme les autres, un top 50 à faire, sauf si on s'est épris du mécanisme Star trek gràce à TNG. DS9 fait partie de ces plaisirs coupables, on sait qu'un épisode sur deux coûte trop cher en temps, mais on se met dans une sorte de temporalité parallèle où on est bien au coin du feu à noel en famille.... Il vaut concentrer les épisodes du top 50 vers la seconde partie de la série. 7 Saisons avec Janeway, Star Trek Voyager, pas de films. Retour aux origines du voyage, vu que DS9 n'avait pas été bien perçu en son temps, comme si enlever le voyage réduisait le potentiel de l'univers et en faisait une série mineure, ce qui sera considéré comme une bétise par tous les trekkie ensuite Bref, Voyager, Faut vraiment être addict pour pas zapper ... jusqu' à la saison 4. Après ils ont mis une blonde à gros seins.... qui en plus relève le tout. Voyager connait comme personnage type spock/data un hologramme docteur qui a bien du mal à accepter qu'il ne peut pas sortir du vaisseau. C’était bon, mais ça a malheureusement pas supporté plus de 3 saisons qui en plus sentaient la resucée de Next generation. Les scénaristes ont eu la présence d'esprit à partir de la saison4 de déployer monstrueusement le lore des Borgs, la menace trekienne par excellence, tout en récupérant la blonde qui va réinitialiser le côté Data raté de l'hologramme. Du coup on se retrouve avec deux protagonistes avec un regard sur l'humanité complémentaires, cette partie là marche plutôt bien. La qualité: plus de Star Trek ne fait jamais de mal à postériori. Les défauts: c'est TNG en moins bien, car les scénaristes n'ont pas le grain de génie de Moore qui s'est tiré faire BSG vers la fin de Deep Space Nine. Voir juste les premiers épisodes pour les persos , les doubles épisodes, le top 10 des borgs, et le top 10 ou Seven Of Nine montre ses seins. En entier si on est fondu de la série. On peut honnètement tout zapper sion est pas fan. 4 Saisons avec Scott Bakula en capitaine Archer, Msieur Code Quantum, Star Trek Enterprise, pas de films. Le parti pris, Cette série se passe AVANT kirk ( du coup les FX du vaisseau n'ont aucun sens, la série étant evidemment plus belle que dans les années 60) 2 premières saisons médiocre, on sent déjà le miel des années 2000 pointe rle bout de son nez, puis une bonne idée pour la saison 3 qui aurait du durer 8 episodes et en dure 25.... La dernière saisons est oubliée, pour dire qu'elle ne doit pas casser des briques. les plus: toujours more Star trek, après 25 saisons on est juste en mode "'please rewind again". La naissance de la fédération. Les acteurs font leur travail, mais c'est parce qu'il faut trouver un plus. Les moins: Ni bien comme au début de la saga, ni essentiel, avec certaines fautes d'univers, quasiment tout les personnages sont superflus. Le fait que ca se passe AVANT KIRK les amène à respecter la chronologie des rencontres spatiales, et vu qu'ils avaient épuisés les metamorphes, les hologrammes et les robots, ben ils ont remis une vulcain en side Kick observateur. Ca n'amène RIEN et c'est tout le problème. EN plus ca vire grossier, elle est beaucoup trop souvent quasiment à poil. Voir: euh joker, comme une curiosité, mais c'est clairement pas essentiel, dommage pour Scott bakula, on en attendait beaucoup. 2 Films Star TREK rebootés de BAD ROBOT avec JJ ABBRAMS aux commandes: Tu Vois Star WarsVII VIII IX ? Ben dis toi qu'il a été respecteux de Star Wars. J'avais vu venir l'echec star wars dès les 20 premières minutes de son Star Trek. Abbrams chie littéralement sur les mécaniques trekienne car il n'a pas fait ses devoirs.. Il y a donc deux camps: Ceux qui se sont tapés 800 episodes et pour qui c'est un affront, et ceux qui trouvent que quand on enlève Star Trek de l’équation ce sont des bons films pop corn. A voir? Au pire ça tue 4 Heures avec des lense flare qui font pleurer les yeux. 1 Film Star Trek Beyond de Simon Pegg. Je me suis endormi. La série Star Trek Discovery sur Netflix depuis 3 saisons., après 12 ans d'absence de Star Trek à la télévision: HAHA. non. Star Trek: Picard: 1 épisode, gorge nouée du début à la fin, j'attends demain depuis autant de temps qu'un enfant attend Noêl. Je dirais si c'etait rationnel l'année prochaine (Et je saute evidemment univers étendu, livres, comics, animés, conventions, joués dérivés, jeux vidéos. Il aprait que le jeu en réalité virtuelle est bien, et je suis pas assez Nerd pour avoir testé le monde persistant). Voilà, tu peux aller tuer 1000 Heures de ta vie BIENVENUE !
  3. 5 points
    poc: c'est bien d'alerter la planète, mais t'aurais pas une solution court terme pour tous les gamins qui sont à deux doigts de prendre du prosac car on est infoutu de leur expliquer qu'en vrai on sait tous foutrement rien à se qui va se passer, ce qui peut se résumer par '"comme depuis tout le temps en fait, mais cette fois ci on a eu a mauvaise idée de dire aux gamins qu'il y a pas de père noel ?". J'ai pas de télé , j'écoute pas la radio, mon fils est depuis 6 mois à l'école et il chante à tue tête " plutôt que de jeter il faut recycler". Je vais lui dire quoi dans 2 ans quand il va me demander pourquoi on va tous mourir ? Que sa prof, qui représente l'autorité du savoir, ne sait rien du tout de ce qu'il va se passer, et que c 'est juste un mouton junkie devant sa télé qui reproduit un narratif qu'elle n'essaie même pas de comprendre ? C'est pas une blague, mais je trouve qu'il parle BEAUCOUP TROP DE LA MORT pour un gamin de 4 ans. Je pense que le mois chez mamie à regarder TF1 pendant le repas y est largement pour quelque chose. Tu la sens pas la démarche non rationnelle dans laquelle on tente de mettre en place une prédiction auto réalisatrice, car en plus de 'la planète' (regardons nous un peu le nombril plutôt) , on détruit une partie de l'espoir dans l'avenir , ergo plus aucune solution possible à moyen terme ? la croisade écolo, ça finit par me gonfler durement (et je suis pas le seul, y a beaucoup de péquins moyens qui ont la même approche, surtout chez les vieux): - Pourquoi la demande de décroissance de nucléaire alors qu'on a un besoin en masse si le Co2 c'est la foire ? - Pourquoi on nous saoule sur les déchets pendant qu'on défonce du charbon par millier de tonnes minute ? - Pourquoi la demande de décroissance sur les avions dans un pays qui a la plus belle production aéronautique et fait vivre 200 000 personnes ? - Pourquoi descendre le numérique pour son ratio énergétique alors que le télétravail bien étudié peut repeupler le rural ? - Pourquoi on justifie des voitures electriques qui ont un ratio déchet désastreux ? A chaque fois qu'on mise sur la technologie pour s'en sortir, on se fait bouler idéologiquement , mais c'est y pas louche ça ? C'est marrant mais c'est toujours quand ça touche à l'énergie que ça merde.... Tous les zoives qui vendent de la réduction d'énergie en masse du au manque de réserve préfèrent éviter qu'on cherche de nouveaux moyens d'en produire pour justifier leur narratif, c'est pas du tout louche. (coucou jancovici) On sent pas du tout les forces en présence justifiant un combat prédit au doigt mouillé tentant de se faire la part du lion pour recoller à un communisme bien cradasse. On sent pas du tout le besoin religieux de se trouver une nouvelle raison de pas crever pour tous les quarantenaires qui n’étaient pas assez fort intellectuellement pour rejeter l'église ... Si c 'est vraiment vraiment vraiment grave, pourquoi on est pas drastique sur la question ? Y a vraiment rien à faire pour baisser sa conso énergétique facilement dans le pays ? blocage du réseau en surconsommation, amende pour voiture utiliser plus de x 1000 km selon le job ... mesure en masse des dechets et amendes, ou même simplement prune magistrale dès qu'on est sale ? qu'est ce qu'il y a donc, cette fois ci on est trop libre dans le pays ? Pourquoi on me parle de viande pour de la baisse de CO2, seriously ? dans l'ensemble des propositions potentielles visant à réduire sa conso energetique, ce qui est pertinent, C'EST LA VIANDE ???!!!!!! Et le pire dans cette dissonance cognitive, c'est qu'on culpabilise ceux qui font des efforts , alors qu'ils sont pas écolos, juste pragmatiques (car si on jete rien, mais qu'on a pas son étiquette écolo, on fait pas partie des bons) Les collègues font la gueule car j'habite à 3 km du travail et que je prend la voiture, alors qu'ils habitent à 50 pour se payer une maison et prennent les bouchons tous les jours, et ce pour aller au travail, alors que mon travail C'EST DE CRAMER DU FUEL. Ils chauffent 180m² quand j'en chauffe 66 et m'expliquent qu'il faut pas utiliser la clim l'été ... jusqu'au premier pic de chaleur. Ils font la tronche quand je vais au japon, mais çà les gêne pas de prendre un vol pour Saint Nazaire pour une réunion de 2 heures "car il faut se faire des contacts", sachant que ce qui crame du fuel, c est le nombre de décollages en premier lieux, pas la distance. Ils achètent tous des vélos électriques "car je veux plus de voiture", gros comme ils sont, alors qu'ils devraient chercher de l'energie dans les tomates plutôt que dans les terres rares. Putain de comiques. Ergo, laissez moi vivre, damn it. (j'avais pourtant cru que je m’étais pas trompé de forum sur cette question) Et au fait , vraie question car je me suis pas renseigné, elle dit quoi ARAMCO et son épargne grosse comme la dette des Etats Unis ? Ca les gêne pas de plus avoir de boulot ? drôle de projection d'avenir, pour les rois du monde. Quand je pense à Jancovici qui te justifie du pic pétrolier alors que personnes connait la taille des réserves. D'habitude je fais pas dans la conspi, mais je serais aps etonné d'apprendre un jour qu'elles sont BEAUCOUP BEAUCOUP plus grosses que prévu.
  4. 5 points
    Ici, je souhaiterais élaborer un peu sur le « style de pensée » conservateur, histoire de mettre un peu d’ordre dans mes idées. Je parle de « style de pensée » comme le fait Oakeshott pour désigner une manière de raisonner et d’aborder la théorie partagée par des auteurs aussi différents que Montaigne, Hobbes, Machiavel, Clausewitz, Hume ou encore Sowell, Scruton, Aron, Buchanan et Hayek (ça fait large, je sais, mais wait for la suite). Pessimisme sur la nature humaine Il me semble que si les conservateurs reconnaissent en tant que tel le pluralisme politique, moral et religieux, c’est parce qu’ils s’inscrivent dans une même sensibilité pessimiste quant à la nature humaine, et donc à la possibilité de dépasser les conflits inhérents à une nature humaine qui marche un peu sur trois pattes (voir le post précédent). En d’autres termes et à gros traits, la permanence de la conflictualité des valeurs et la limitation des ressources informent le reste et limitent plus ou moins le progrès moral de l’Humanité. On retrouve par exemple cette idée chez Carl Schmitt, qui, dans sa Notion de politique (1932), dresse une généalogie de son propre ‘réalisme’ (Hobbes, Machiavel, Hegel) en notant un commun pessimisme anthropologique (issu de l’augustinisme théologique). La marque du péché originel dessine un homme imparfait, limité et belliqueux que les conventions, l’autorité ou encore les contraintes conventionnelles de la morale doivent polir pour vivre en société. Carl Schmitt donne ici une description intéressante de son réalisme politique, qui aboutit en relations internationales à une reconnaissance du caractère pluriel des Etats et des organisations internationales (pourquoi au sein des RI et pas des Etats eux-mêmes ? La réponse dans sa théorie de la constitution et le nomos de la terre). Thomas Sowell dans son livre A conflict of vision. Ideological Origins of Political Struggles (2007) présente aussi le pessimisme anthropologique, même s’il est moins marqué que chez Schmitt, comme un trait essentiel du conservatisme. L’ambition de Sowell dans cet essai est de présenter les « visions » (des « actes cognitifs préanalytiques ») qui sont à l’origine des clivages entre théories morales, économiques et politiques. Il existe selon lui un « vision sous contrainte » de la nature humaine, qui reconnaît les limitations morales de l’homme en général et son égoïsme en particulier, à laquelle répond une « vision sans contrainte » qui refuse de poser comme une constante de la nature humaine son caractère égocentrique (et donc capable d’être élevé ou perfectionné. Sowell pose d’un côté Adam Smith (aux côtés de Hobbes et Hayek par exemple) et de l’autre William Godwin (et Condorcet par exemple). Prudence first Plus intéressant encore pour notre propos sur le style de pensée conservateur, Thomas Sowell propose d’associer la vision sous contrainte à l’éthique des vertus d’Edmund Burke et d’Adam Smith : « Dans la vision sous contrainte, où les compromis (trade off) sont tout ce que nous pouvons espérer, la prudence l’un des devoirs les plus élevés. Edmund Burke l’appelait ‘la première de toutes les vertus’. ‘Rien n’est bon, disait Burke, mais en proportion et avec référence’, en résumé comme compromis. » Je note au passage que la propension des (libéraux) conservateurs à célébrer la prudence (le calcul, la rationalité, l’homo economicus) chez Adam Smith a été critiquée chez McCloskey (parce qu’ils ont tendance à oublier les autres vertus de la TSM et à minorer son caractère égalitariste en politique). Si pessimisme anthropologique il y a chez eux, il est beaucoup moins marqué que chez les non libéraux : Smith, Hume et Burke ne vont pas aussi loin que Mandeville ou Hobbes (c’est d’ailleurs ce qui me les rend à la fois plus sympathiques, et qu’ils me semblent plus ‘réalistes’ que les réalistes autoproclamés qui minorent le rôle de la morale, les capacités de coopération sociale humaines ou encore sous estiment son intelligence). Il y a d’autres traits caractéristiques de ce ‘conservatisme interne’ au libéralisme (son scepticisme prononcé et sa réflexion sur les sciences de l’homme qui mériteraient une étude). En théorie des relations internationales Ce style conservateur transparaît particulièrement en théorie des relations internationales, où l’école réaliste, qu’on oppose en général à l’école libérale ou internationaliste, lui donne une place de premier plan (la théorie des RI est un autre de mes dadas). Le pessimisme anthropologique, la compétition entre Etats pour l’appropriation des ressources, l’anarchie des Ri ou encore l’équilibre des puissances sont des thèmes communs à des auteurs qui sont politiquement assez éloignés les uns des autres (Aron, Schmitt, Morgenthau, Waltz, Carr, Niebuhr), si ce n’est dans le rejet de l’internationalisme, qui dégénère souvent en esprit de croisade (pour la démocratie ou pas, version néocon), dérègle le fonctionnement interne des Etats et tend à l’institution d’organismes internationaux incapables ou dont la légitimité est contestable (il y a tout une littérature sur le sujet). C’est un point de jonction par ailleurs entre conservateurs revendiqués et libertariens, qui s’entendent pour critiquer la guerre démocratique (même si la position libertarienne condamne toutes les guerres, alors que pour les réalistes, c’est l’interdiction de faire la guerre dans le droit international moderne, ou plutôt sa requalification comme opération de police ou intervention humanitaire qui aboutit à l’illimitation) et les différentes formes d’interventionnismes non strictement nécessaires (ce qui reste à définir, et ce qui peut varier selon les auteurs). @Johnnieboy : sur le conservatisme religieux : Tous les conservateurs ne sont pas croyants, et parmi les plus ‘conservateurs’ au sein de la constellation libérale, ce n’est pas non plus unanime (Hume, Smith). Chesterton, qui était réactionnaire, ne s’y était pas trompé. Il reprochait au whig Edmund Burke devenu idole des conservateurs d’être un moderne et d’avoir un air de famille avec le Darwinisme, ce qui est vrai, puisque le (libéral) conservatisme des Lumières écossaises appartient à la même sensibilité spontanéiste dans le domaine moral et épistémologique (il existe même un conservatisme darwinien pour tout dire). Mais là aussi, expliquer ça pourrait durer des posts, et je devrais plutôt foutre tout ça dans un livre ! Je pourrais encore continuer sur le kantisme et la morale du devoir progressiste, qui me semble bcp moins tolérante et bcp plus excluante que le pluralisme libéral (du moins dans sa version pathologique, parce qu'il y en a des biens quand même), mais je vais arrêter de vous emmerder avec mes walls of texts et me mettre son mon bouquin sérieusement. Ou sortir un article sur le sujet. Pour les courageux qui ont réussi a me lire, vos comms sont toujours bienvenus. Je suis preneur de toute remarque.
  5. 5 points
    Résumé de l’épisode précédent : il est difficile de trouver la trace d’une tradition intellectuelle et politique conservatrice distincte en France, et le terme ‘conservateur’, s’il est utilisé dans le lexique politique au 19e pour désigner la Réaction, a pratiquement disparu le siècle suivant (après-guerre en tout cas). Ça ne fait qu’une vingtaine d’années qu’on l’utilise de nouveau : sans doute faut-il y voir aussi l’effacement des clivages liées à la révolution française justement et l’avènement de la « république du centre » (enfin qui est tout sauf apaisée contra Julliard, Furet, Rosanvallon, les lignes de fracture se sont recréées ailleurs) entendue ici comme lestée de sa conscience historique fondatrice. La plupart des tentatives actuelles me semble essentiellement du rebranding des vieilles droites française, et l’incapacité aujourd’hui de trouver un consensus sur sa signification réelle nous raconte l’histoire des fractures sociales et politiques profondes d’un pays qui est tout sauf un long fleuve tranquille dans lequel se coulerait naturellement l’Etat de droit, la démocratisation ou plus généralement ce que les néoinstitutionnalistes appellent le modèle économique aux institutions inclusives. ---- Deuxièmement, l’une des critiques philosophiques portées sur le pluralisme par le philosophe John Gray à l’endroit du libéralisme me semble intéressante. Dans un texte (publié dans un livre de 1989) qui a fait grand bruit au sein du milieu libéral, au point que James Buchanan se soit senti obligé de prendre la plume pour défendre le libéralisme classique (et que l’œuvre de philosophie politique d’Anthony de Jasay puisse être lue comme une réponse adressée à Gray), le philosophe qui fut l’un des jeunes intellectuels du thatchérisme (et un spécialiste de Popper, Hayek et Oakeshott entre autres) répudie son libéralisme politique pour embrasser une sorte de pensée post-pyrrhonienne à la limite du relativisme (plus tard, d’ailleurs, c’est même une position nihiliste qu’il adoptera. NB, le relativisme, le différentialisme ou encore l’identitarisme sont ama des pathologies assez souvent attachées au conservatisme sceptique). Pour Gray, le libéralisme, dont les fondements prétendent défendre la tolérance et le pluralisme, est politiquement l’inverse : il est une expression de l’intolérance parce qu’incapable de comprendre que différentes formes de régimes politiques peuvent contribuer au bien-être de l’individu. Il relève un certain nombre de faiblesses constitutives de la tradition libérale, en particulier le caractère indeterminé de ses principes fondateurs, son incohérence et son aveuglement aux conditions historiques de son émergence et de compréhension de sa propre identité. Il critique en particulier Hayek, Buchanan et David Gauthier (mes héros personnels, le salaud !), l’évolutionnisme, le contractualisme mais aussi les tentatives pour accommoder Aristote et le libéralisme moderne à la lumière de ce qu’en dit Alasdair McIntyre (qui a écrit un essai retentissant sur l’éthique des vertus quelques années avant). Mais concentrons-nous sur l’intolérance politique du libéralisme, voilà son argumentation : l’universalité politique du libéralisme est de l’ordre de la foi (politics of faith, clin d’œil à Oakeshott), à l’image de l’évangélisme chrétien : « aucun libéral [sans cesser d’être libéral] ne peut accepter que les pratiques libérales n'expriment et n'incarnent qu'une seule des nombreuses variétés souvent contradictoires et parfois incommensurables de l'épanouissement humain ». Par conséquent, pour le libéral, la société libérale n’est pas une option parmi plusieurs autres possibles, mais une obligation morale. Toutes les sociétés non libérales sont condamnées, toutes ensembles, ainsi que les vertus sur lesquelles elles peuvent éventuellement se fonder (il pense ici aux cités antiques ama). A cause de son zèle universaliste doctrinal, la pensée libérale a toujours pensé élever les pratiques libérales au rang de principes, et ensuite de chercher à les fonder en raison sur ces mêmes principes. En d’autres termes, plus que n’importe quelle idéologie occidentale, celle du libéralisme a cherché à se constituer en idéologie. Ce qui me fait dire à moi (plus à J Gray) qu’il existe une tendance naturelle des libéraux à accepter le pluralisme, la diversité des points de vue, des opinions, et des organisations sociales à une seule condition, que ces différentes formes de la vie sociale et politique puissent trouver une justification ou une traduction au sein de l’idéologie libérale elle-même. C’est un monisme au sens défini par John Kekes cité plus haut : pour les monistes, la tache essentielle de la morale est de créer des institutions, de formuler des principes et d’éduquer le peuple pour que les gens s’accordent le plus possible à un seul système de valeurs jugé raisonnable. Pour les libéraux monistes je pense, il faut que tous les individus s’accordent par exemple sur la notion de justice, entendue comme la protection de la propriété et de son transfert (éventuellement de la punition en cas de fraude), ce qui suppose aussi de défendre un certain nombre de préconditions culturelles favorables à la défense des obligations et à la formation du droit par ex. C’est un exemple, et vous pouvez penser à tous les théoriciens libéraux qui cherchent à refonder la moralité et la politique en fonction d’une théorie de la justice plus ou moins épaisse. Le monisme qu’on peut trouver au sein de la tradition libérale est un progressisme : l’idéal moral qu’il défend est l’avenir du monde et obsolétise toutes les formes anciennes ou différentes de moralité (on rejoint la critique de J. Gray), quand il ne réussit pas à les traduire dans son idiome particulier. A contrario, le pluraliste, qu’il soit libéral ou non, reconnaît avec fatalisme peut-être, que les conflits de valeurs et leur incommensurabilité (relative et absolue) est un fait indépassable. Il y aura toujours des conflits et des tensions parce que les ressources sont limitées, parce que les modes de vie sont différents et même certains totalement incompatibles entre eux et que ce pluriversum ne s’atténue qu’en convoquant des outils extérieurs à la raison seule, comme l’autorité de la tradition ou de l’histoire commune. Le libéral n’est pas un fantôme qui gravite au-dessus des phénomènes, mais est situé dans une histoire nationale, et dialogue -assez difficilement oui- avec d’autres traditions, et sauf à tomber dans l’autisme, pour se faire entendre et avancer ses idées, il fait des transactions (ah du pragmatisme !), et donc accepter le monde comme pluriel, ce qui me fait m’arrêter là pour l’instant : je reprendrai plus tard sur la tension interne au libéralisme entre pluralisme et rationalisme (ou alors que ce qui me semble être la différence essentielle entre le langage moral prog et cons, et expliquer la difficulté de penser de concert libéralisme et pluralisme, en tout cas plus que conservatisme et pluralisme wait for it là encore, il faut que je pose tout et on verra ensuite).
  6. 4 points
    Beaucoup ont répliqué, et répliquent, sur le fond. Pour ma part, je suis une sale teigne. Lucet veut jouer à la pure? OK. On va voir... L'amélioration mentale et éthique de ces journalistes m'indiffère. Je veux simplement pointer qu'ils sont des tartuffes, aux méthodes ignobles. Ni plus, ni moins. Prenons un autre exemple : https://www.generations-futures.fr/actualites/cash-investigation-et-france-info/ L'émission d'Elise Lucet sur les pesticides, en 2015/2016, a été créée main dans la main avec Générations Futures. Pour mémoire, Générations Futures est une ONG anti-pesticides -de synthèse-. Elle est dirigée par Maria Pelletier https://www.generations-futures.fr/qui-sommes-nous/notre-equipe/maria-pelletier/ Maria Pelletier est aussi présidente de la Société Moulin Marion. Rappelons qu'elle est aussi : Membre de la Commission Nationale de l’Agriculture Biologique (CNAB) Expert au Grenelle de l’environnement (Agriculture et Alimentation) Membre du Comité National de l’Agriculture Biologique (CNAB) à l’INAO Membre du comité consultatif d’ECOCERT Membre du conseil d’administration du Synabio Présidente de l’ONG Générations Futures (ex MDRGF) Membre fondateur et membre du conseil d’administration de Réseau Environnement Santé (RES) Le Synabio, c'est le lobby du bio. Autrement dit, Elise Lucet a son émission sur les pesticides co-écrite avec une ONG dirigée par une lobbyiste du bio -et des pesticides bio-. Et ça se pose en journaliste indépendante, alors qu'elle fait du publi-reportage?
  7. 4 points
    Le problème c'est que, contrairement à un procès classique, les migrants sont soupçonnés par les administrations dès le début de la procédure d'être des menteurs et de vouloir resquiller. La présomption innocence (ou de victime ici) n'existe pas. Ils n'ont aucune maîtrise des codes sociaux, culturels, .. de nos administrations. La plupart sont en état de traumatisme du même niveau que les soldats (espt), concrètement, les migrants refusent de parler des tortures qu'ils ont subis le cas échéant parce que ça leur fait revivre les situations, ce qui s'ajoute au trauma de l'exil, du pays en guerre, de la traversée de la Méditerranée, des amis noyés, .. Des tas d'histoires circulent, parfois pour le pire - ce que ne montrera évidement pas ce stupide reportage à charge : les migrants ont tous entendu de vagues histoires sous forme de téléphone arabe qui "marchent" et les répètent bêtement dans l'espoir qu'on leur foute la paix ou qu'on les autorise a passer. L'histoire du gars dont les parents ont été tués sous ses yeux et qui a du fuir est répétée 100x par jours aux professionnels désespérés qui savent que c'est un mensonge mais qui savent aussi que le mec en face n'en démordra pas parce qu'il pense que cette histoire est la clef pour avoir ses papiers. Ce qu'il ne sait pas c'est que l'administration des étrangers a embauché des professionnels qui connaissent bien les pays d'où ils viennent et qui posent des questions avec assez de détails pour les coincer. Ces gens ont 2h d'interview pour convaincre un fonctionnaire qu'ils n'ont jamais vu avant, et ne reverront jamais après, qu'ils ne mentent pas et sont en danger. Evidemment que dans ce contexte ubuesque, ils sont "briefé" par des associations, pour le meilleur et pour le pire. Oui, beaucoup de militants dans ces associations savent que les gars qui n'ont pas d'autres raisons d'être là que d'avoir fui un pays en guerre dans l'espoir d'un avenir meilleur (les migrants dit "économiques") se verront refouler par l'administration et leur font inventer une vie. Et bien sur, ces gens sont souvent la majorité. Oui c'est débile, oui c'est éventuellement condamnable moralement mais faire reposer le bordel actuel sur ces ong ou ces militants c'est de la connerie, arbre, foret, toussa. Si tu fréquentais un peu ce milieu plutôt qu'anoner ce genre de bêtise issue de la droite xénophobe, tu saurais que la tuberculose est une maladie classique chez les SDF. Les professionnels de la santé de rue appelle ça "la maladie de la pauvreté", l'une de ses causes directes est la vie en rue sans système de santé efficace. Tous les SDF sont confrontés un jour ou l'autre à ce problème, qu'ils viennent d'Afrique ou qu'ils soient des bons Français. Ce n'est pas les migrants qui "amènent" la tuberculose, c'est la situation dans lesquels on les laisse pourrir ici, i.e. dans des campements de fortune dehors toute l'année. Ce n'est pas les migrants qui sont responsables des vagues de tubercolose, mais bien la régulation étatique actuelle. Du reste, c'est pareil pour leur santé mentale en général : la plupart des migrants qui sont chez nous sont en train de développer d'immenses problèmes psychiatriques. Ce n'est que le début, tous les professionnels tirent la sonnette d'alarme. L'alcoolisme fait des ravages, beaucoup se suicident. La plupart n'ont plus de projet au bout de plusieurs mois, même plus rallier l'UK, ils ont abandonné tout espoir soit de passer soit d'avoir un droit de séjour ici. Ils errent, c'est tout.En fait, on a beaucoup de chance que ça n'aie pas encore dégénéré en quelque chose de très dangereux. Les migrants ne sont pas responsables de ces problèmes, ils ont les victimes : les responsables sont nos gouvernements
  8. 4 points
    Ah, tu veux les dix grands classiques de la sociologie à lire avant de mourir selon Poney malgré le fait que lui même ne les a pas tous lu ? Here we go : - L'imagination Sociologique, Mills - Economie et Société, Weber - La Distinction, Bourdieu (mais s'il ne fallait en lire qu'un, je conseille toujours "le bal des célibataires") - La construction sociale de la réalité, Berger & Luckman - Stigmate, Goffman (ou alternativement "la présentation de soi") - Outsider, Becker - La Théorie de la structuration, Giddens - Le suicide, Durkheim - Essai sur le Don, Mauss (pourrait/devrait aller en anthropologie, mais bon...) - La théorie de l'action, Parsons Je pense que là, on a les 10 gros classiques mais pour être complet il faudrait rajouter les "pas vraiment de la sociologie mais presque" comme les ouvrages de Norbert Elias, Marx ou Tocqueville. Et pour les 10 classiques de l'anthropologie, qui est quand même "the real deal", hein, faut pas déconner : - Interprétation of culture, Geertz - Withcraft, Evans-Pritchard - La pensée sauvage, Levi-Strauss - The argonauts, Malinowski - Les mots, la mort, les sorts, Favret-Saada - Modernity at large, Appadurai - Stone Age Economics, Sahlins - How we think they think, Bloch - La production des grands hommes, Godelier (alternativement "l'énigme du don", si t'as lu Mauss, c'est la meilleure critique) - un Balandier, mais lequel... "Sociologie des Brazzavilles noires", ou "Afrique Ambiugue", ou "la situation coloniale", ou ses livres sur le désordre Tiens, je réalise que je lis la sociologie traduite et l'anthropologie en VO, curieux.
  9. 4 points
    Je suggérais qu’un certain conservatisme était mieux équipé qu’un certain libéralisme politique en matière de respect du pluralisme idéologique, moral et social, que ce certain conservatisme n’était pas une exception au sein des diverses formes de conservatisme, mais un tropisme assez répandu. Je suggérais aussi que cette forme de conservatisme chevauchait le frontière libéralisme/non libéralisme, bien qu’il me semble que celui interne à la tradition libérale (oui, interne, comme courant interne) soit à la fois préférable et cumulant à la fois les avantages du conservatisme et du libéralisme classique. C’est une réflexion qui me trotte dans la tête depuis un certain temps, et faire quelques posts me permet aussi de mettre mes idées au clair sur le sujet. C’est aussi une réflexion personnelle que je vous soumets, qui n’engage que moi et moi seul. Premièrement, je ne vois pas de conservatisme politique moderne en France aussi complet historiquement et sociologiquement que dans le monde anglo-américain, ceci pour une raison historique assez peu abordée ici, à savoir que nous sommes le pays de la révolution française, pas celui du whiggisme (qui est paradoxalement l’un des pères du conservatisme moderne anglo-américain). Elle instaure une rupture politique radicale dans le pays, obligeant d’abord à se positionner pour ou contre le nouveau régime et marginalisant toutes les positions modérées entre les deux grandes traditions politiques classiquement libérale et réactionnaire (le socialisme n’émergera vraiment que plus tard au 19e siècle). La troisième force qui émerge à la suite de la révolution française, le bonapartisme (ou césarisme), est une autre tradition illibérale qui fonctionne sur la volonté de rassembler le peuple par-delà les clivages. Du fait de la polarisation issue de la révolution, l’organisation symbolique du débat public depuis les débuts de la république s’est faite jusqu’à une date récente autour du clivage droite gauche, avec une asymétrie assez favorable idéologiquement -pas sociologiquement- en faveur de la gauche, ou du moins du parti républicain et progressiste, au détriment d’une droite catholique et réactionnaire certes puissante, mais dont la légitimité politique n’est pas institutionnelle. Ainsi, un certain nombre de thèmes associés à la contre-révolution (le fédéralisme, la décentralisation, la subsidiarité) ont été largement marginalisé pour ne pas dire discrédité, et cela malgré les écrits héroïques et extraordinaires de certains libéraux (Constant, de Stael) qui regardaient un peu le modèle anglais et son idéologie de l’ancienne constitution avec envie. En France, il n’y a pas de continuité historique entre l’Ancien régime et la révolution, et les classes les plus susceptibles d’être politiquement ‘conservatrices’ ont été tenu à l’écart de la politique et du débat public, entrainant à la fois sa radicalisation et son caractère ‘révolutionnaire’ ou au moins ‘rupturiste’. Il n’y a qu’à voir comment se fait la réception d’Edmund Burke en France, et plus largement sur le continent : les contre-révolutionnaires s’en emparent pour n’en retenir qu’une charge violente contre la révolution et ses principes abstraits. On ignore le Burke whig, intellectuellement proche d’Adam Smith et David Hume, défenseur du droit des Anglais et des libertés américaines, pour forger partout en armer la ‘rhétorique réactionnaire’ partout en Europe face à la révolution et son émissaire à cheval Bonaparte. On marie Burke avec de Bonald, de Maistre, Veuillot et D. Cortès pour condamner l’effacement de la société d’ordre, de la souveraineté politique et de la légitimité théocratique des temps anciens. La polarisation idéologique postrévolutionnaire n’est pas la seule en cause dans la marginalisation du conservatisme en France (ce jusqu’à une date récente, en gros deux bonnes décennies) : si les révolutionnaires associent le fédéralisme, la subsidiarité, la liberté des provinces et le pays à la Réaction, cette dernière n’est pas non plus unanime ou totalement honnête dans leur défense. Entre l’Ancien régime et la révolution, il y a aussi le poids du centralisme capétien et de l’instrumentalisation de l’Eglise pour l’unifier, qui rend difficile de penser en termes de pluralisme religieux mais aussi institutionnel. La réaction en France se situe plus du côté de Jean Bodin que d’Althusius, de Loiseau que de François Hotman. Comme l’avait très bien vu G de Stael, le monarchisme contre-révolutionnaire a toujours eu tendance à idéaliser la monarchie et à minorer les tensions internes, les résistances des pays, des provinces, des corporations et des juridictions locales pour présenter un tableau alliant harmonieusement le Trône et l’Autel. Résultat, l’espace accordé au conservatisme en France est réduit, et se limite à quelques intellectuels -certains assez brillants- mais marginaux comparés à nos voisins anglos. Le deuxième point va suivre sur un texte de J Gray (wait for it)
  10. 3 points
    L’ambiguïté de l'adjectif "productif" vient du fait qu'il renvoie à deux substantifs à la signification différente : production (1) et productivité (2). Du coup, productif admet également deux significations. Un "salarié productif" peut désigner une personne qui produit, qui réalise son travail (sens 1) ou une personne qui a un bon rendement (sens 2). Dans le sens 1, c'est assez proche de l'efficacité : est productif un salarié qui réalise le travail pour lequel il est employé. Dans le sens 2, il s'agit d'efficience : est productif le travail d'un salarié qui rapporte : il produit davantage qu'il ne coûte. Une troisième signification du terme "productif" peut également être utilisée, plus rarement : est productive une personne qui réalise des choses utiles à autrui. C'est généralement ainsi que l'entendent les libéraux. Dans ce sens 3, il s'agit d'effectivité : est productif le travail d'un salarié qui produit des effets désirables (effets --> effectivité). L'adjectif productif appliqué à la fonction publique peut donc s'entendre comme : 1- une fonction publique efficace : elle produit des services publics en contrepartie des prélèvements 2- une fonction publique efficiente : elle optimise les ressources (impôts et taxes) mises à sa disposition pour produire les services publics 3- une fonction publique effective : elle produit des choses utiles à la société (elle produit les bons services, ceux qu'il faut faire, qui répondent aux réels besoins des concitoyens). Pour résumer, les étatistes considèrent que les fonctionnaires sont productifs en ce qu'ils produisent un travail (sens 1), ce qui est vrai ; alors que les libéraux contestent l'efficience et l'effectivité de la fonction publique. La gabegie qu'entraine une gestion bureaucratique des services publics peut se vérifier : dans le gaspillage des ressources : une bureaucratie publique est improductive dans le sens où elle fait mal les choses (sens 2, inefficience) dans la mauvaise allocation des ressources : une bureaucratie publique est improductive dans le sens où elle fait de mauvaises choses (sens 3, problème d'effectivité) : elle est incapable d'identifier les actions nécessaires et souhaitables car, coupée du marché, elle n'est pas en prise avec la demande Productive la fonction publique ? Certes elle fait des choses. Mais elle fait mal les choses et fait de mauvaises choses.
  11. 3 points
    C'est de l'entre soi. Non je vais aller plus loin en fait, ma belle mère et ma belle soeur, mon beau-frère (le mari de la dernière) sont des journalistes parisiens (et pas à la rubrique caniveau, je parle des plus grosses rédactions - papier et tv- nationales) Si c'était juste des gens avec une sensibilité de gauche, avec une carte PS et qui votaient EELV (parce que le PS n'a aucune chance et que Melenchon est "dangereux"), bon ben ça irait. Franchement ça irait, ça serait ni plus ni moins que des gens de gauche avec un biais d'information à prendre en compte. On s'en sortirait. Le problème c'est que c'est une caste, vraiment. Au delà en fait des clivages idéologiques ou politiques ... jusqu'au point de rupture. C'est en fait comme n'importe quel milieu pro, après 10 ou 40 ans de carrière, bon, la plupart de tes amis sont des collègues. Les architectes fréquentent des architectes, les banquiers des banquiers, les universitaires des universitaires. Et donc, les journalistes, des journalistes. Et puis ils ont fait la même école et eu les même profs, se retwittent, partagent les mêmes infos, les mêmes vacances, les même opinions sur les grands thèmes (le nombre de fois ou ma belle mère dit "sur ce sujet gauche et droite, tout le monde est d'accord", et oui, quand ça demande à l'état d'intervenir, bref...(ce qui n'empêche pas après à la télé de surjouer la politique de gauche, je suppose qu'on se refait pas) Mais la grande différence entre les journalistes et les autres gens c'est qu'ils ont développé une véritable conscience, non pas de classe, mais de caste. D'être un groupe. D'avoir une carte de presse. De connaitre les ministres. D'aller sur les plateaux télé. D'etre reconnus dans le métro. D'avoir des remarques (plutôt positives, je suppose que, par politesse, la plupart des gens évitent quand même de leur sauter à la gueule pour les agresser) dès qu'ils donnent leur nom. D'avoir des "oooh" et des "aaah" quand tu dis "je suis chef du départemetn machin dans El Grand Quotidien National Que Tout Le Monde Lis". J'ai pas mal anecdotes perso avec ma compagne quand les gens apprennent qui est sa môman. En gros, ces journalistes plus ou moins prestigieux fréquentent du beau monde, sont au courant de beaucoup de choses (beaucoup beaucoup beaucoup plus qu'ils ne l'écrivent, les repas sont toujours interessants), se considèrent très puissants, se sentent investis d'une mission, estiment tous faire de l'excellent travail d'enquête, ont - quelque soit leurs opinions ou leurs rédactions- une très haute sensation de former un corps (le mot "corporation" prend vraiment tout son sens chez eux) et en plus, sont des diffuseurs et fabriquants d'opinions. C'est ce qui explique tout autant le violence des journalistes envers Ducros ou d'autres qui brisent une sorte d'accord tacite dans le groupe, et la protection/le crédit accordé à des gens comme Lucet au delà de la raison chez les autres. Et c'est à ce moment que le clivage politique vient accentuer la violence. Un journaliste de droite se trompe, ça reste un journaliste. Un journaliste de droite te démoli dans un papier, ça devient un journaliste de droite. Un journaliste prétend (peu importe qu'il ait tort ou pas) démonter tout un travail prétendument d'investigation d'un héros de la caste, c'est plus un journaliste, c'est un agent des lobbys, et en plus, c'est une salope de droite qui travail pour un journal de droite (qui du coup, est sommé de s'excuser par presse interposée, pour vérifier qu'on reste entre gens biens). edit : en fait c'est probablement le cas de nombreux autres corps de métier (les banquiers, les haut fonctionnaires, les policiers, ...) mais ces corporations ne sont pas des faiseurs d'opinions, de roi et de reine, ne prétendent pas informer ou séparer le vrai du faux. LE problème n'est donc pas tellement dans le mode de fonctionnement du journalisme qui est un mode de fonctionnement normal (je rajoute en fait les universitaires d'ailleurs) mais la particularité de leur métier rend ce fonctionnement plus problématique quand le cas de figure dont on parle ici apparaît.
  12. 3 points
    Parce que tu crois que se tromper de genre pour un auteur va changer quoi que ce soit à la note finale ? J'ai corrigé les copies du brevet de Mayotte hier. C'était hallucinant. Le niveau des élèves est très bas (le français n'est pas leur langue maternelle) et pour l'épreuve d'histoire géographie environ 70% ont sauté l'exercice de rédaction (en série générale : "présente les dynamiques territoriales des aires urbaines en France" et en professionnelle "quels sont les atouts et les contraintes des espaces de faible densité" (les études de docs sont basées sur des trucs du genre "recopie la phrase du texte qui dit que ...") J'ai rarement été aussi choqué. Le niveau des gamins, catastrophique, ressemble à ce qu'on attends vu l'enseignement qu'on leur fait, pas adapté du tout. Pour vous raconter un peu comment se passe la correction : on a un document de 9 pages de l'éducation nationale proposant un barème (chaque prof est "libre") et disant ce qu'il faut valoriser, de quelle manière etc. Il n'y avait aucun barème sur les sujets des élèves, histoire de pouvoir le modifier après avoir lu quelques copies. Pendant la lecture commune du document, il y a déjà une valorisation "proposée" par le vice rectorat (au travers du chef de salle de correction) : à une question, il fallait choisir entre plusieurs propositions et justifier. Comme la réponse de la correction de l'éducation nationale était juste sur le choix, on nous demande à l'oral de mettre des points bonus aux élèves qui ont justifié. (question à 2 points, il faut donc rajouter deux points (4 en tout) si l'élève a justifié, alors que c'était demandé dans la formulation à la base. Ensuite, les correcteurs doivent faire les moyennes de chaque exercice séparément toutes les 10 copies et les afficher sur le tableau de la salle, le chef fait des moyennes pour la salle, et l'inspecteur passe régulièrement vérifier les moyennes pour mettre la pression aux salles qui ont des résultats plus faibles que les autres salles. Les inspecteurs avaient affiché au tableau que la moyenne de l'année passée était de 23,5/50, et qu'il n'y a pas intérêt qu'elle soit en dessous cette année. Au bout de quelques heures de correction, la moyenne de ma salle était vers 16/50. On nous affiche un nouvel "objectif" a atteindre : 20/50. Avec l'inspecteur qui passe régulièrement reprocher leurs résultats aux correcteurs qui font baisser la moyenne à chaque paquet de 10 copies. Avec toujours la menace qui plane : si tes notes ne sont pas assez bonnes, on te fera revenir passer la journée demain pour éplucher tes copies et voir ou tu pourrais ajouter des points. L'inspecteur faisait des motivational speech dignes des pires VRP, ensuite il accusait les profs en pleine salle "s'ils sont mauvais, c'est de votre faute, ce sont vos élèves". Après 8h sans pause, quand tu as finis ton tas de copie, il est vérifié par le chef de salle "juste pour pas que tu te fasse engueuler par l'inspecteur" (on est beaucoup de contractuels, le non renouvellement de contrat est toujours possible) avec les directives de l'inspecteur, toujours orales : il faut valoriser les bons élèves, en maths ils donnent 2pts en plus à tout le monde, moi je trouve ça injuste, vous ne devez valoriser que les élèves qui le méritent". Ensuite il faut apporter son tas de copie à l'inspecteur pour qu'il revoit rapidement toutes les notes avant de décider si elles lui conviennent, auquel cas tu peux aller les rentrer sur le logiciel national, ou si elles ne lui conviennent pas, rejoindre les dizaines d'autres profs en train de rajouter des points au fond de la salle pour que leur moyennes soient validées. Il est bien sur interdit d'écrire les notes finales avant la validation par l'inspecteur au stylo, ils ont même acheté des stocks de crayons à papier a distribuer aux correcteurs ! J'ai pas mal fait l'ingénu pendant cette journée "heu, pourquoi il faut surnoter ?" "Est-ce qu'on pourrait avoir ces consignes supplémentaires par écrit ?" mais je pense que ça se voyait que je cherchait la merde, et quand, malgré les suppliques du chef de salle, je suis allé faire valider mon paquet de copies par l'inspecteur, avec ma moyenne de 16/50, il l'a validé sans rien dire "c'est trop bas ! _j'ai fait le maximum _oui c'est ce que vous dites tous" et circulez monsieur. J'étais un peu déçu, j'avais plein de trucs à dire, peut être que ça s'est trop senti. C'est compliqué de saquer des enfants, surtout vu les difficultés, difficilement imaginables en métropole, auxquelles les enfants sont confrontés ici (la plupart vivent dans des cabanes en tôle sans électricité, et ont bien d'autre choses à l'esprit que se procurer une table pour pouvoir réviser ou faire leurs devoirs) mais ce qui m'a le plus choqué, c'est qu'a aucun moment surnoter les élèves ne va les aider : _ Le diplôme du brevet n'a absolument aucune valeur en lui même _ Si les notes sont trop basses, les diplômes sont accordés à 9/20 au lieu de 10/20 La seule raison que j'arrive à imaginer pour toute cette mascarade, c'est que de jolis taux de réussite, de belles moyennes bien gonflées vont par contre aider les carrières de ces inspecteurs et des employés des rectorats à montrer à leurs supérieurs comment ils ont bien fait leur travail. Ce ne serait pas si grave si ce cassage de thermomètre permettait en même temps à tout ce joli monde de prendre les véritables mesures (à Mayotte, mais vu ce que les profs de métropole racontent, ailleurs aussi) pour aider les élèves, par exemple faire en sorte qu'après 9 ans d'écoles, 30 heures par semaine assis sur une chaise a écouter des BAC+5, ils sachent lire écrire et compter. PS : En tant que contractuel, et bon lâche, je n'ai bien sur fait ce genre de remarques qu'a des gens qui n'avaient aucun pouvoir de décision sur ma carrière. Chapeau bas aux héros qui n'hésitent pas à la mettre a leur correcteurs de philo sur une copie anonyme La seule chose que j'étais prêt à sacrifier pour ma droiture morale, c'était ma grasse mat' du lendemain, et quelques rapports à faire. Je n'en veux pas aux correcteurs qui ont des familles ou qui habitent loin des centres de correction. Mais on ne peux pas s’empêcher de penser quand on voit les collègues dire "ils veulent des points en plus ? Pas de problème, ils les auront" que si tout le monde se couche, ça continuera comme ça.
  13. 3 points
    Tout cet article est a peu près absolument faux, si ça c'est un économiste spécialiste des banques centrales et des politiques monétaires, j'envoie mon CV à la BCE pour devenir directeur cette après-midi. La parité fixe avec le FF puis l'€ émanait aussi d'une demande des élites africaines afin de bénéficier d'une stabilité de leur monnaie. Ensuite, je suis désolé pour les fantasmes de ce petit monsieur de l'élite FraOnçaise mais, sauf si j'ai loupé un épisode, ce n'est pas vraiment la France qui mène la danse économique en Europe et donc, depuis que le CFA est en parité fixe avec l'€, soit bientôt 20 ans, je ne vois pas en quoi c'est un avantage pour la France en particulier ni en quoi c'est une dépendance de la même France. Ce qui est vrai c'est que la dévaluation de 50% de 1994 est le fait de Balladur, c'est évidement de sa faute si les AFricains ont perdu 50% de leur pouvoir d'achat (et de biens pour ceux qui en avait) en une décision parisienne, mais dire ça et dire que la France "impose une valorisation artificiellement haute", c'est un peu...contradictoire et ça ne suffit de toute façon pas à dire que "la France" en 2019 "controle" le CFA Je rappelle qu'il faut ~656 FCFA pour faire 1 €, avec ou sans parité avec l'€, au vu des économies locales, l'€ serait beaucoup (beaucoup) plus fort que le CFA ou son substitut, il suffit de regarder les monnaies des pays voisins : il faut 2600 dollar ghanéen pour faire 1€ ; il faut 56 Dalasi Guinéen pour faire 1€ (qui cache un pays extrêmement pauvre, le plus pauvre d'Afrique de l'ouest) ; il faut presque 10 000 francs Guinéen (l'autre Guinée) pour faire 1€ . Donc je ne comprends pas l'argument de "monnaie artificiellement haute", à moins de vouloir que le CFA valent encore 3x (comme le Ghana) ou plus de 10x (comme la Guinée) moins, et je ne vois pas en quoi une monnaie absolument pourrie serait mieux pour les pays de la zone CFA. Ni en quoi ça favorise les exportations "françaises" (qui représente du pipi de chat à côté des exportations chinoises, à vrai dire, je ne sais même pas quels produits français - en dehors du lait en poudre, merci la PAC - on exporte de manière structurelle dans ces pays). A la limite, oui, ok ... Nimp, délire de piponomiste FraOçais qui se prend pour le phare du monde , même pour le critiquer : encore une fois, ce n'est pas "la France" qui contrôle la monnaie de ces pays, du moins, plus depuis 20 ans. Le CFA a simplement une convertibilité fixe avec l'€, triple buse. Ensuite, je trouve très rigolo le saut lacantique entre ce paragraphe et le précédent, dans le premier on explique que la monnaie "artificiellement haute" CFA (656x moins forte, paye ta monnaie haute) favorise particulièrement les exportations Françaises en zone CFA et pouf, magie, juste après que ça favorise les exportations africaines. En plus, ça fait passer les AFricains pour des débiles :"quasi gratuitement", oui parce que les mecs sont trop cons pour se payer un salaire. Pour le coup, ça a plutôt l'air de bien aller pour les quelques pays concernés ici : Un étudiant de SES au bac comprend qu'une monnaie plus faible est un avantage pour les exportations africaines... Y a vraiment assez de "bons" arguments contre le "coopération" pour éviter de tomber dans ce genre de truc para-complotistes, d'autant plus que des pays qui sont sortis du CFA, il y en a : la Guinée, Madagascar, la Mauritanie. Mieux, la Guinée-Bissau, pays lusophone et ex colonie portuguaise, à demandé fin des 90's a entrer dans la zone CFA pour stabiliser son économie et lui donner crédibilité (il fallait genre 100 pesos pour faire 1 FCA, faite le compte) sur le marché international. Mais quel rapport putain ? Quand Carrefour ou Le Slip Français rappatrie ses profits depuis la Belgique vers la France, c'est pareil ? Quand Shell rappatrie ses profits depuis le Nigéria, c'est pareil ? N'imp. ET quoi, si demain le Sénégal décide de développer le dollar sénégalais, Total et Areva vont arrêter d'y faire des profits ? A l'Euro depuis près de 20 ans, descend de ton piédestal. Ils sont tellement dépendant de la France que si ton article est publié, c'est parce qu'on est en train de parler de leur décision, parfaitement souveraine, d'échanger une monnaie commune estampillée CFA par une monnaie commune estampillée ECO et sans que la France n'ait rien eu à dire. Vache de dépendance, ah les salauds. LOL Taux directeur de la BCE juin 2019 : -0.4% Taux directeur de la BCEAO juin 2019 : 2.5% Identique donc, mais sinon, a titre de comparaison : 5,0% au Botswana, 6,75% en Afrique du Sud, 14,0% au Nigeria et 16,0% au Ghana. wait a minute, probablement le meme genre de rigolo qui ira gueuler sur l'endettement des pays du sud et leur taux d'intéret "de rapace", dans un second article, je suppose ah ben non c'est sur, les PVD peuvent faire la fête du slip en matière fiscale et budgétaire, ça leur a si bien réussi jusqu'à présent. "repecter l'indexation de l'€", faut dire qu'il est tellement volatile...oh wait Donc du coup, je suis perdu, pour ça, un taux d'intéret bas, c'est plutôt pas mal ou non ? Encore une fois, la France n'est aux manettes que dans les fantasmes de l'élite fraOnçaise (sur cette question). Par contre, pas un mot sur l’ingérence politique ou militaire, y a un truc à base de lune et de doigt qu'un idiot regarde de travers qui me vient en tête mais je vais m'abstenir. Youpie matin, grâce à ce genre d''intellectuel", les états africains vont se jeter dans une politique économique a peu près équivalente sur ses défauts (monnaie commune à pays diversifiés), avec en plus le risque de faire tourner la planche à billet à toute vitesse (comme l'ont bien compris d'autres intellos africains), sans garder le seul avantage (un monnaie stable - l'inflation dans ces pays est globalement contrôlée). Bref, personnellement je ne suis pas en "faveur" du CFA pour principalement deux raisons. La première est historique et je suis globalement d'accord avec l'idée que les pays concernés doivent rompre, même symboliquement, avec l'hégémonie (passée) de la France sur leur économie. La seconde est ni plus ni moins que les arguments classiques que les libéraux ont à opposé à ce genre de politique. Tout le reste est bon pour la poubelle, on oublie sciemment que la BCEAO est souveraine, ainsi que les autres banques centrales. Nier cela, c'est encore une fois faire des Africains les idiots utiles passifs de l'histoire et n'en déplaise aux contempteurs du CFA, ça aussi, c'est un point de vue colonial. Et si mal nommer les choses c'est ajouter du malheur au monde, analyser n'importe comment les politiques (économiques ou non) en Afrique c'est ajouter du malheur aux gens qui y vivent et pour qui j'ai une sympathie toute post-coloniale particulière et parfaitement assumée. Autrement dit, j'emmerde ces connards qui racontent de la merde et sont, à mes yeux, directement responsables de ces mythes qui circulent aujourd'hui grâce à Internet jusqu'au plus petit paysan beninois qui le prend pour vrai et pousse ses dirigeants à agir dans ce sens. Le discours raisonné et raisonnable est automatiquement suspect de collusion avec la France et donc le colonialisme. C'est la course en avant. Dans un monde idéal ou les militants du "no justice no peace" ne serait pas des SJW attardés, c'est sur ce type de pseudo intellos diffuseurs de fake news que la justice devrait s'battre à coup de main dans la gueule pour appauvrissement généralisé de tout un continent.
  14. 3 points
    Et bien tu peux aller voir ce qu'en dit (bien mieux que moi) Robert Putnam. Ou bien prendre ce petit exemple., que je trouve assez parlant et qui a l'avantage d'être tout à fait neutre. En des termes dont tu dois avoir davantage l'habitude, pense société de confiance / société de défiance. Après, on peut aussi repartir de la définition de ce qu'est le capital social : l'ensemble du tissu des relations nouées entre des gens qui habitent ou travaillent à un endroit donné et qui augmentent la confiance implicite entre les acteurs, diminuent les coûts des interactions, permettent à des règles implicites et adaptées à la situation locale d'exister (depuis la culture et les coutumes locales entendues au sens large jusqu'aux normes de réciprocité, en passant par les incitations aux comportements pro-sociaux), aboutissant généralement à un certain sentiment d'appartenance au groupe en question ("les siens", si tu veux). Ce tissu de relations de confiance est le résultat de la fréquentation régulière et de l'interaction répétée des acteurs concernés (et, pour le dire comme Robert Axelrod, la meilleure manière de sortir du dilemme du prisonnier). Il me semble évident qu'intégrer un nouvel individu à ce tissu de relations prend du temps, beaucoup de temps ; et que la présence de ce nouvel individu peut vite le faire passer pour un chien dans un jeu de quilles si il n'y met pas du sien. Cette intégration peut se faire plus facilement quand le nombre de nouvelles personnes à intégrer est faible (pire, la difficulté marginale pour le faire est sans doute positive), et l'intégration est d'autant plus difficile que les personnes à intégrer avaient auparavant une culture éloignée, et se sentaient des appartenances rivales. Si tu veux une introduction aux liens entre immigration et détérioration du capital social, tu peux aller jeter un coup d'oeil à ce texte de Putnam qui résume pas mal le sujet (même si Putnam n'est pas neutre ; il s'est même empêché plusieurs années de publier ses résultats parce que lui était pro-immigration et que ses propre résultats le contredisaient, ce qui est contraire à l'éthique normale d'un scientifique). Bah, en fait si, le capital social est une chose très désirable dans une société, même si on ne s'en rend pas compte quand on n'y fait pas attention. Au point ou même un Eric S Raymond (cyberlibertarien hardcore, anarcap pur jus, pas du tout le genre hoppéen) a fini par le comprendre. La conclusion est la suivante, et j'y soussigne complètement : "[R]egardless of how you feel about government, high trust is a valuable kind of property for a society to have, and an ethically correct thing for it to defend.". J'y ajouterai qu'un haut niveau de capital social est non seulement une bonne chose en tant que tel, mais aussi est absolument nécessaire à la pérennité d'un ordre social libéral, et que c'est une raison supplémentaire d'en prendre soin et d'y faire très attention, à la fois en tant que membre de la société et en tant que libéraux. ... et libérales / régies par le droit ? Je voudrais bien voir ça.
  15. 3 points
    A beautiful contrarian truth - During WWII, the Navy tried to determine where they needed to armor their aircraft to ensure they came back home. They ran an analysis of where planes had been shot up, and came up with this. Obviously the places that needed to be up-armored are the wingtips, the central body, and the elevators. That’s where the planes were all getting shot up. Abraham Wald, a statistician, disagreed. He thought they should better armor the nose area, engines, and mid-body. Which was crazy, of course. That’s not where the planes were getting shot. Except Mr. Wald realized what the others didn’t. The planes were getting shot there too, but they weren’t making it home. What the Navy thought it had done was analyze where aircraft were suffering the most damage. What they had actually done was analyze where aircraft could suffer the most damage without catastrophic failure. All of the places that weren’t hit? Those planes had been shot there and crashed. They weren’t looking at the whole sample set, only the survivors.
  16. 2 points
    Ça faisait longtemps que je n’avais rien écrit ici, désolé... Je me renseigne en ce moment sur le protocole Nemechek et ses bases scientifiques. Vu ce que j’ai appris et ce que j’observe aujourd’hui, et vu l’état des connaissances actuelles sur les liens entre santé du cerveau et alimentation via le biome intestinal, ça me paraît tenir la route. Je vais essayer de faire court: Nemechek pose l’hypothèse que l’autisme et les retards de développement infantile sont en réalité des formes de neuropathies toxiques environnementales, déclenchés et entretenus par plusieurs couches de dérèglements métaboliques et déséquilibres de bactéries intestinales. Cela commencerait avec la colonisation de l’ileum et duodenum par les bactéries clostridiales et bacteroïdes du gros intestin, à la faveur d’un pH insuffisant (causes multiples possibles, mais principalement excès d’omega-6 et glucides raffinés), suivi de l’installation d’une inflammation chronique à cause de ce déséquilibre produisant des lipopolyssaccharides et entretenant un état de perméabilité anormale de l’intestin antérieur. De là, la sécrétion d’interleukines et TGF-alpha passe la barrière cérébrale et fait basculer les cellules microgliales en mode « inflammation » au lieu de leur mode normal de réparation (phénotypes M1 / M2). En parallèle on observe souvent des reflux gastriques, douleurs abdominales passagères, difficultés de transit, etc. C’est ce qui cause le retard de développement car les dommages neuronaux naturels ou occasionnels ne sont plus compensés et s’accumulent, tandis que le nettoyage courant n’est plus fait dans le cerveau. Hyperactivité, manque de coordination musculaire et d’équilibre, agressivité, irritabilité, inattention. On voit la même chose chez les boxeurs en fin de carrière et quarterbacks. Le dernier stade vient lorsque la population anormale de bactéries produit trop d’acide propionique, qui serait la cause unique et directe des symptômes spécifiques de l’autisme (fuite du regard, évitement social, recherche de stimulation sensorielle, comportements stéréotypés et répétitifs, perte de verbalisation ou non-développement...). Le protocole consiste surtout en un ajustement alimentaire (huile d’olive de bonne qualité remplaçant toute autre source de gras, plus de sucres, aussi restriction de protéines), supplémentation en inuline ou traitement à la rifaximine pour les ados et adultes, et supplémentation en DHA (omega-3 animale). Pour les cas adultes il utilise aussi un appareil de stimulation électronique du nerf vagal.
  17. 2 points
    Je peux te donner à la louche le résultat de mes économies depuis 2012, bientôt 10 ans de recul. Ce sont des chiffres modestes, je suis pas un grand économe et j'ai toujours eu un salaire moyen. J'avais épargné 2500€ sur un compte d'épargne, je n'y ai pas touché jusqu'à récemment pour payer les travaux de mon appartement. En 7 ans, ça m'a rapporté la somme astronomique de ... un peu moins de 30€ d'intérêts. Avec l'inflation ça revient grosso modo à cramer un billet de 20€ par année. C'est pas grand chose mais c'est con. J'avais une assurance vie entre 2013 et 2019 sur laquelle j'ai versé très exactement 114€ tous les mois durant cette période et également en fonction des primes au boulot ou d'un peu de rentrée de cash (vendre un instrument par exemple), j'y rajoutais parfois quelques centaines d'€. La somme totale était d'a peu près 9000€ quand j'ai supprimé en novembre cette assurance vie (que je l'ai racheté en perdant 5% donc). Pourquoi ? Parce que le rendement était péniblement de 3%, 4% au mieux en brut. Une fois les frais de BNP (ou plutot AG Insurance) passé, puis le racket de l'état sur mon économie, j'arrivais péniblement à couvrir l'inflation. Cet argent est parti dans mon appartement (dont le quartier a pris 4% cette année si j'en crois les derniers rapports de notaire...). Il y a 9 ou 10 mois maintenant, j'ai ouvert un compte de trader (le grand mot ici) sur lequel je verse 150€ mensuellement, parfois un peu moins selon les frais (l'appart, les travaux, les factures d'élec et de gaz qui doublent, tout ça ça coute), j'ai a peu près 1900€ de produits actuellement et j'ai gonflé mon économie de +112€ au total si je regarde à l'heure actuel mon compte Degiro (et c'est net pour ce qui est des dividendes et des frais, mais pour cette journée, par contre, je suis à -6€ depuis cette matinée). En moins d'un an je fais mieux tout seul en moyenne que mon assurance vie. Sur 20 ou 25 ans, ce qui est mon horizon, je pense très honnêtement que je les explose de la tête et des épaules, pas parce que je suis plus malin, mais parce que mes frais sont limités, que je suis pas obligé de prendre des obligations qui rapportent que dale pour le momeent (j'y penserai quand les taux exploseront) et que je suis, pour la plupart de mon portefeuille, des gros trackers. J'aurais sans doute pu faire encore mieux en ne prenant que Nasdaq ou du SP500, mais comme je le disais, je vise une sécurisation d'épargne à long terme tout en étant pas 100% passif parce que j'aime bien comprendre ce que je fais et j'essaie de m'amuser un peu en gardant les pieds sur terre et en faisant ça le plus sécure possible (tout en ayant en tête que c'est la bourse, que ça peut disparaître, toussa toussa, mais je pense pas qu'avec près de 60% de mes économies en ETF je vais aller au purgatoire des ruinés, en fait je suis meme persuadé que c'est BEAUCOUP plus safe que laisser l'argent dans une assurance vie d'une grande banque). Par exemple mes actions BPost et AB Inbev ont bien chuté depuis que je les ai achetées (respectivement -19 et -7%) mais à long terme, les variations devraient etre absorbées par les dividendes. Si je supprime virtuellement ces actions, je suis quasiment à 9% de rendement. Je me rends compte que pour le moment j'ai un peu trop d'actions par rapport aux ETF, je vais corriger ça dans les mois à venir, dans mon plan perso, j'ai prévu plutôt 80/85% d'ETF que les 58% actuels. Si je regarde vite fait mon portefeuille d'etf depuis mes achats (p/l latent) : -SP500 : +12.73 - Small cap 600 us : +3;76% - Emerging MArket : +8.7% - Private Equity us : : +11.93% - Nasdaq 100 : +12,84% Si je compare, je n'ai pas de doute sur ce que je fais. Ma compagne a préféré garder des SICAV, elle avait longtemps pris des trucs 50/50 action/obli mais j'ai tellement insisté pour que ça change (ça perdait de la valeur chaque mois), elle est passée à 80/20 actions/oblis et gagne enfin un tout petit rendement de 3% a peu près... brut.
  18. 2 points
    L'intégralité de l'histoire d'après le rapporteur aux nations unies sur la torture (donc pas vraiment le premier gus venu, vous en conviendrez). Effrayant est un mot qui n'est pas assez fort pour exprimer ce cas. https://www.republik.ch/2020/01/31/nils-melzer-about-wikileaks-founder-julian-assange Je dois avouer être étonné que si peu de personnes s'intéressent à ce sujet. Même parmi les libéraux, j'ai l'impression que ça passe sous le radar. Pourtant c'est un cas documenté d'abandon total de tout ce qui fait un état de droit.
  19. 2 points
    Pour fêter les 25 ans de ma perte de virginité, c'est à dire le moment ou j'ai touché une corde de mi grave pour la première fois, je vous propose ce petit topic récurrent sur un objet qui m’accompagne depuis le jour ou j'ai demandé un scooter à une mère bien trop française pour accepter l'incertitude: THE BASS ! https://imgur.com/SlcYwWk (Mon jouet actuel, Warwick LTD NT 2010, electronique active, manche traversant érable, corps en fêne rouge, revêtement du corps en ziricote, la perfection faite bois.) La (guitare) basse. Un instrument dont l'intérêt des gens est à l'opposé de son bienfait sur le monde. Un monde sans guitare basse, c'est un sandwich club mayo sans mayo. Avec c'est gras, ca semble absolument dispensable d'un point de vue calorique, mais si on l'enlève, on ne sait pas pourquoi une tranche de jambon et une feuille de salade dans du pain, c'est insipide et sec, et le sandwich finit à la poubelle. Comme vous le savez déjà, le gras, c'est la vie. La basse se représente ainsi: c'est un instrument de RYTHME, qui fait en premier lieu un liant rythmique avec la grosse caisse de la batterie, et en second temps liant musical au niveau de l'harmonie avec les instruments mélodiques principaux comme le piano, les cuivres ou les cordes. Choisir un rythme de basse, c'est choisir si on bat du rythme avec les têtes ou avec les fesses. Pas de 1,2,3 ... 5,6,7 ... de prof de danse salsa sans ligne de basse. Sans basse, pas de Red Hot Chili Peppers, pas de Prince, pas de Michael Jackson, pas de skrillex (bon ok, c'est pas grave). La basse est un instrument à 4 cordes (sauf quand on est geek, là on en met 5 voire seulement 3 pour les gros nerds), qui s'étale sur un peu plus de 3 octaves, dont la première se situe une octave en dessous du la guitare, soit entre 50 et 250 Hz. La particularité de l'oreille fait qu'il faut beaucoup plus de puissance pour sentir des dB dans les graves que dans les aigus. Aussi les amplis tournent sur des bases de puissance de 300 à 600 Watts, là ou les amplis guitares ont besoin de 80-150 Watts. Pour pousser tout çà il faut des gros boomers (sauf depuis qu'on a découvert le néodyme, dommage pour les gabonais), et donc des gros aimants, aussi le matériel est plutôt lourd. Les bassistes ne s'embarassent pas de réglages compliqués, ils cherchent pour la majorité la pureté du grave. Il y a donc très peu de pédales d'effets, et un bassiste préfère mettre 1000€ dans une basse pour qu'il n'ai trien à toucher en réglage. Ceci est donc la raison pour laquelle le bassiste est toujours le premier branché, au bar à boire une bière: il n'a rien à faire Je vous propose dans ce topic de me tenir à quelques anecdotes et une ou deux chansons par jour, une sorte de top 100 , absolument impartiel 😛 (t'as vu mon oeil?!), du style en veut tu en voilà, pour découvrir le moteur qui se cache derrière tout groove qui se respecte: La basse, c'est l'instrument par excellence qui transforme une partition en musique, un mouvement de danse en attirance calliente. Oui. Rien que ça. Bon appétit. Et pour ce soir , ça sera deux musiciens monstres aux commandes: Good times de Chic, la puissance faite Funk, avec Bernard Edwards, mort à 43 ans seulement, qui entre autre fondateur de Chic a posé ses mimines sur l'album let's Dance de Bowie, entre autres. Il a aussi écrit Upside Down pour Diana Ross, un peu de respect. Le regretté Chris Squire du Groupe Yes, la raison de pourquoi tous les bassistes ayatollah qui interdisent le médiator ( dont moi... ) ont tort ! Ca se joue comme ça: (https://youtu.be/kt1RUa_E534?t=40)
  20. 2 points
    Samedi, je devais voir de vieux amis que je n'ai pas vu depuis 4 ou 5 ans. L'une n'était dispo que le samedi à 11h (l'agenda de ministre, je suppose). Du coup, les autres ont dû s'adapter. Une autre est vegan. Du coup, brunch vegan. 35 boules. Pour bouffer des lentilles. Je n'y suis pas allé. Il ne faut pas négocier avec les terroristes.
  21. 2 points
    après ils ne vendent pas les versions sans sucre (sauf Cola). Enfin, super dures à trouver Mesdames et messieurs, 500 liens, cadeau Nutrition.xlsx
  22. 2 points
    J'ai été forcé de passer l'après-midi de ce samedi 14 septembre en compagnie des gilets jaunes. Je participe depuis une dizaine d'années à la fête consulaire de Lyon qui a lieu place Bellecour. On peut y voir des danses, des démonstrations culturelles et musicales, et aussi goûter des spécialités étrangères. Cette année, notre podium de danse a été annulé en catastrophe vendredi soir à cause de la présence vraisemblable des gilets jaunes sur la place Antonin Poncet qui jouxte la place Bellecour. Cela a été effectivement le cas. Un peu moins de 1000 personnes ont commencé à s'y amasser en début d'après-midi, juste en face de nos stands. Les CRS sont rapidement arrivés et ont bouclé le quartier avec des barrières anti-émeute. Ils se sont aussi positionnés en force en face du Royal, le 5 étoiles de Bellecour. Les CRS ont commencé à avancer lorsqu'une quinzaine de personnes se sont mis en groupe avec des "idées derrière la tête". Le profil de ces types: 20 ans en moyenne, des casquettes LVHM, un petit sac en bandoulière (sans doute de quoi se rouler de la toche, comme on disait à l'armée) et tous habillés en Nike. Pour l'origine, pasdamalgame, comme d'habitude. Un truc que j'ai trouvé assez bizarre, c'est leur façon de se parler: un mec au milieu et tous les autres tout autour. Pas des badblocks, en tout cas, mais beaucoup plus des voyous avec une hiérarchie. Ils sont restés là un quart d'heure - 20 minutes et sont partis. Les autres gilets jaunes ont également fini par partir en direction de Perrache, nous laissant un peu plus serein. Mais deux heures après, lorsque notre défilé est arrivé à Antonin Poncet, les choses se sont envenimées. Nous, on jouait nos musiques traditionnelles et un groupe d'une cinquantaine de gilets jaunes s'est rassemblé juste en face de nous et à commencer à siffler, à chanter très fort et à lancer leur cri de guerre, le machin qui ressemble à "aou aou". On a eu droit à quelques remarques racistes aussi sur la couleur de peau par exemple. Notre organisateur est allé leur demander de se calmer et il a presque été lynché, on lui a fait des doigts et il s'est pris une bouteille d'eau dans la figure. Après les CRS ont rappliqué et ils se sont calmés. Je suis allé voir ce groupe pour voir un peu plus leur profil: des gens plutôt âgés, 55-60 ans avec souvent des tshirts ou des badges du Ché, et puis la litanie anti-capitaliste habituelle sur les riches et les banques, écrite sur leur gilets ou leur pancarte. Pas mal de femmes, dont une très virulente. Pas du tout le profil de casseur, plutôt même tranquille. Ils n'avaient pas l'air de rouler sur l'or et certains faisaient même assez misérable, je trouve. Ils avaient l'air de bien se connaitre et me faisait assez pensé à des CGTiste et aussi de vieux anars. Ça transpirait clairement l’extrême-gauche. Un côté assez désespéré mais très déterminé, jusqu’au-boutiste, un truc assez profond dont on se demande bien quand et comment cela se terminera. Cela fait quand même plusieurs fois que je suis confronté aux GJ, entre ceux de Bourg, des campagnes de l'Ain, de Lyon et je n'avais jamais vu une telle pression des deux côtés. On sent une cocotte minute où tout peut exploser d'un moment à l'autre. En attendant, descendre sur Lyon le samedi commence à être franchement pénible.
  23. 2 points
    Oui, la démission de Thatcher doit beaucoup à son souverainisme, intolérable à ceux qui voulaient que l'UE deviennent autre chose qu'un vaste espace de libre-circulation des biens et des personnes.
  24. 2 points
    Article très complet sur les feux de forêts en Amazonie: https://www.science20.com/robert_walker/nasa_say_the_amazon_is_burning_at_below_average_rates_yet_many_news_stories_say_record_rates-240959 et en bonus la page de la NASA qui dit noir sur blanc que c'est dans la moyenne: https://earthobservatory.nasa.gov/images/145464/fires-in-brazil
  25. 2 points
    Climat : mais de quelle température parlons-nous? la conclusion pour les vacanciers :
  26. 2 points
    J'ai un screenshot de ce post que j'ai bien aimé, 6 likes et 5 références. Par contre j'ai pas l'auteur (@Rincevent peut-être ?) et je retrouve pas le post sur google ou le moteur de recherche de liborg...
  27. 2 points
    Au passage j'apprends grâce au Cato Institute https://www.cato.org/publications/economic-development-bulletin/case-against-child-labor-prohibitions Pour continuer https://www.cato.org/publications/commentary/child-labor-or-child-prostitution
  28. 2 points
    Résumé "rapide" : Il y a plus de 25 ans, quand Bernard Tapie est nommé ministre de la ville, il doit liquider ses actifs. Il donne mandat au Crédit Lyonnais (alors nationalisé) pour organiser la cession d'Adidas au prix minimum de FRF2bn. Le CL se rend compte que la boîte vaut plus cher que ça et l'acquiert au prix minimum via des sociétés-écran puis revend des parts à Robert Louis-Dreyfus pour le prix minimum. Or, RLD a une option pour acheter le reste des parts (qui appartiennent maintenant aux sociétés-écran du CL) pour FRF2.6bn. Tapie n'en touche pas un rond. Tapie poursuit donc le CL pour déloyauté dans l'exécution du mandat. De 1995 à 2006 toutes les instances de justice tranchent en faveur de Tapie. La cour de cassation renvoit le jugement en appel en 2006 au motif qu'il ne fallait pas poursuivre le CdR (structure organisant la liquidation du CL, en faillite depuis '94) mais la SdBO (filiale à 100% du CL avec laquelle le mandat avait été conclu). Les deux parties commencent à se chier dessus : Tapie ne veut pas repartir pour une décennie de procédures judiciaires et le CdR ne veut pas s'exposer à une annulation de la vente (Adidas valait plusieurs milliards d'euros en bourse à l'époque). Les deux parties ont donc recours à l'arbitrage privé. Trois arbitres sont sélectionnés et approuvés par toutes les parties. En 2008, le tribunal arbitral accorde à l'unanimité €400m à Tapie au titre du préjudice financier, moral et des intérêts de retard. Toutes les parties acceptent la sentence et l'État (actionnaire du CdR) paie sa part. En 2012 le PS revient au pouvoir et en septembre le parquet de Paris ouvre une enquête pour abus de pouvoir et perquisitionne tout le monde. Il s'avère que Pierre Estoup, l'un des trois juges du tribunal arbitral, touchait une part importante de ses honoraires en travaillant pour les avocats de Tapie et aurait donc menti en signant sa déclaration d'indépendance. Il est donc mis en examen pour escroquerie en bande organisée (rien que ça), Tapie aussi. Le CdR demande donc la révision du jugement du tribunal arbitral, ce dernier est annulé et la cour de cassation déboute Tapie. La relaxe ici prononcée est celle de Tapie au pénal pour escroquerie en bande organisée. Partie docu-fiction complotiste : Le CL a des antécédents de fraude, mauvaise gestion, corruption, connivence... Alors que des poursuites avaient été engagées contre eux, leur siège a cramé en 96 et leur dépôt d'archives aussi, un an plus tard. Bérégovoy, qui avait nommé Haberer dirigeant du CL en 88, a été retrouvé suicidé de deux balles dans la tête quelques mois après la cession d'Adidas. Le successeur d'Haberer, Peyrelevade, était un proche de Rocard et opposant de Tapie. Un mémorandum avait été conclu avec le CL pour la cession progressive du reste des activités de Tapie. Il a été rompu par le CL pour un motif technique (un inventaire des biens de Tapie en garantie a eu 48h de retard) ce qui a entraîné la faillite de l'entreprise de Tapie. La liquidation a été prononcée anormalement vite (sans procédure de sauvegarde ni rien), entraînant la faillite personnelle de Tapie (dont les biens étaient en garantie), le frappant d'inéligibilité et l'excluant de fait de la vie politique. En une opération, le CL gagne FRF2.6bn et le pouvoir socialiste se débarrasse de Tapie.
  29. 2 points
    J'en côtoie pas mal aussi, Il sont comme tout le reste du tissue économique français: penser en dehors du paradigme actuel est devenu impossible, et si on va plus loin, je pense qu'ils ne veulent pas en sortir: c'est assez rationnel en réalité, leurs exploitations, cashflows etc sont organisés/optimisés pile-poile pour en tirer parti et quand on se tient au bord du gouffre mieux vaut le prolongement d'un système pourri mais connu dans lequel on a investi que le grand large hypothétique. Cela dit avec les agriculteurs vu leur incohérence, en 5 minutes de discutions, tu es sur et certain de pouvoir placer un "Freedom or free stuff, your choice, you only get one" qui fait mal, du style: "tu peux pas en même temps chouiner afin que l'état te protège contre les méchants supermarchés et qu'il ne vienne pas démesurément fourrer son nez dans tes affaires et se servir au passage... Ça fait son petit effet sur le coup ... mais le lendemain c'est reparti comme à Stockholm 😩
  30. 2 points
    L'économie planifiée étant incapable de produire les biens et services nécessaires pour satisfaire les besoins des entreprises et des individus, il est certain qu'elle favorise le recyclage. 😄 Pendant le "grand bond en avant" de Mao, les chinois venaient jeter dans des hauts fourneaux improvisés leurs outils, ustensiles et autres babioles métalliques afin de remplir les objectifs délirants du plan en matière de production de métaux. Non seulement il fallut revenir aux couverts en bois pour manger à la cantine collective, les jours où il y avait de quoi manger, mais en plus l'acier issu de ces fourneaux fut d'une qualité déplorable et largement inutilisable. Mais l'exemple le plus frappant est peut-être celui des khmers rouges. Comme il avait quasiment annihilé son appareil productif, le Kampuchea démocratique nous a fourni l'un des rares, peut-être le seul, exemples historiques d'une économie "post-apocalyptique" à l'échelle d'un pays : le démontage pour pièces ou matériaux des installations mécaniques, qu'on ne savait plus faire fonctionner, et les bricolages improvisés avec ce qui avait pu être récupéré étaient ce qui y ressemblait le plus à une industrie.
  31. 2 points
    Pour te répondre plus sérieusement à mon tour, il y a toujours eu deux grandes tendances dans le libéralisme, l'une plus rationaliste, universaliste, optimiste sur la nature humaine (au sens de "les gens sont assez raisonnables pour ne pas être gouvernés"), et au fond plutôt "continentale" ; et l'autre plus empirique, localiste, pessimiste quant à cette même nature (au sens de "personne n'est assez raisonnable pour gouverner"). On trouve d'un côté les physiocrates, puis des figures aussi diverses que Condorcet, Bastiat, Mill, Mises, Rand, Friedman ; et de l'autre, les écossais, puis d'autres figures, tout aussi diverses, comme Constant, Tocqueville, Acton, Hayek, Berlin, Jasay (c'est un peu à l'emporte-pièces, mais l'idée est là). Les deux écoles sont libérales, aussi libérales l'une que l'autre ; elles le sont simplement différemment. Et renier l'une au nom de l'autre revient plus ou moins à renier la moitié de sa propre famille par erreur, par dogmatisme, par complaisance, ou pour tout autre prétexte plus ou moins honteux. Pour ma part, je suis arrivé au libéralisme par la première de ces tendances (ça ne fait aucun doute possible), mais les années aidant, j'en suis arrivé à me rendre compte que je préférais la compagnie de l'autre. Je garde pour la première une certaine affection teintée de regret, mais je me sens aujourd'hui bien plus en phase avec la seconde ; pour être plus précis, je pense que la seconde est moins périssable dans ses idées comme dans ses écrits. Je ne pense pas que la première famille n'est pas libérale, je pense simplement qu'elle est un peu plus souvent dans l'erreur. Et pour en revenir au sujet, les deux tendances adoptent face à ta question une réponse tout à fait différente. Pour les premiers, les coutumes locales qui font obstacle à la liberté doivent disparaître ; pour les seconds, les coutumes locales sont en tant que telles la conséquence, la marque même à la fois de la liberté, de ses causes et de ses effets. D'où notre désaccord.
  32. 2 points
    C'est en effet une idée reçue qu'on retrouve à des multiples niveau, en particulier dans le domaine du logement et de l'urbanisme où elle est baptisée "mixité sociale". Plus les individus ou les familles vivent dans la promiscuité, plus les probabilités de friction augmentent. Mais plus ces individus ou familles partagent des modes de vie proches plus ces probabilités de frictions diminuent. De là on devrait en déduire : 1. que l'urbanisme le moins défavorable à la diversité est l'habitat pavillonnaire le moins dense possible ; 2. que plus l'habitat est collectif et dense, plus l'homogénéité de la population limitera les tensions. En pratique, les gens comprennent ça instinctivement : quand ils doivent se contenter d'un habitat collectif pour des raisons économiques, ils souhaitent avoir des voisins qui leur ressemblent le plus possible dans leur mode de vie. Or, c'est exactement l'inverse que souhaitent les politiques : plus l'habitat est concentré, collectif, plus ils veulent de la "mixité sociale". L'idée, encore une foi, est que forcer les interactions entre des individus ou familles très différentes va développer la compréhension et la tolérance. C'est bien évidemment l'inverse qui se produit dans le logement social, où les élus peuvent grâce à la politique d'attribution mettre en œuvre leurs idées en décidant de l'endroit où vont vivre les gens selon leur profil. Résultat : on loge la famille turque dans le quartier marocain et la famille marocaine dans le quartier turc, parce que sinon "on va créer des ghettos", on place le couple avec jeunes enfants dans une résidence de vieux parce qu'il faut "faire de l'inter-générationnel", etc. Et la haine grandit, jusqu'à des explosions de violence parfois. Il y a aussi souvent des idées similaires dans la politique de transport urbain. On va par exemple trouver des parcours biscornus pour faire passer la ligne qui dessert le quartier pavillonnaire huppé en plein milieu du "quartier prioritaire", afin que les gamins qui prennent le bus puissent "s'enrichir mutuellement de leur diversité". Et si la fréquentation des transports en communs diminue parmi les habitants du quartier pavillonnaire, on va faire des aménagements qui favoriseront la congestion de la voirie aux heures de pointe tout en privilégiant les bus : typiquement on réserve sur une 2x2 la moitié des voies aux transports en commun. En général, ce genre de saloperie n'incitera pas plus les gens à prendre les transports en communs, mais au moins les individus à l'origine du plan de déplacement urbain se consolent et s'endorment la conscience tranquille en sachant qu'il ont pourri la vie du bourgeois.
  33. 2 points
    Ce n'est pas tant la condamnation de Balkany que la rhétorique qui est mise en avant par la justice (et plus précisément le parquet) qui me gène. On a l'impression que ce qui est le plus reproché à Balkany c'est d'avoir attaqué le coté sacré de l'Etat et la République. Si encore s'était dans l'optique,l'Etat=argent du contribuable ca se comprendrait ; mais là le discours du procureur est une ode à l'Etat. Ce qui m'ennuie c'est que j'ai l'impression que derrière la condamnation légitime de la corruption se cache un discours anti-riches . Après tout ça serait même logique , les institutions ont tendances à attirer des personnes ayant des idées qui concordent avec leur missions: on ne va trouver beaucoup de libéraux au sein de l'inspection du travail et beaucoup d'anarchistes dans l'armée.
  34. 2 points
    Dans tous les cas de figure c'est une catastrophe. La population active occupée en France en 2018 est de 27,1 millions de personnes, dont : - hommes : 14 millions ; - femmes : 13,1 millions. Parallèlement, la population active au chômage en France en 2018 est de 2,7 millions de personnes, dont : - hommes : 1,4 millions ; - femmes : 1,3 millions. Ce qui nous fait une population active totale (occupée ou non) de 29,8 millions de personnes. On constate que le nombre d'hommes qui travaillent est supérieur d'un million au nombre de femmes qui travaillent. Établir un quota obligatoire de 50 % de femmes dans tous les emplois revient par conséquent au minimum à mettre au chômage instantanément un million de travailleurs au seul motif qu'ils ne sont pas du bon sexe. En théorie, cela devrait faire sortir parallèlement un million de femmes du chômage. Cela supposerait cependant que parmi les 1,3 million de chômeuses, 77 % seraient prêtes à reprendre un emploi précédemment exercé par un homme dans un domaine qui ne respectait par le quota minimum de femmes. Le taux de chômage des femmes dans ces conditions descendrait à 2 % (difficile d'imaginer le réduire davantage à cause du chômage frictionnel). Je m'abstiendrai d'évaluer le réalisme de cette hypothèse. Admettons la simplement pour la suite de la démonstration. Sans rentrer dans le détail des emplois occupés, voici les déséquilibres les plus importants par secteur d'activité : - agriculture/sylviculture : 0,3 million d'hommes de plus que de femmes ; - industrie : 1,5 million d'hommes de plus que de femmes ; - construction : 1,4 million d'hommes de plus que de femmes ; - distribution, logistique et restauration : 1 million d'hommes de plus de femmes ; - fonction publique et enseignement : 0,9 million de femmes de plus que d'hommes ; - sanitaire et social : 2,3 millions de femmes de plus que d'hommes. En fait, on a donc 0,3 + 1,5 + 1,4 + 1 = 4,2 millions d'hommes en trop dans les secteurs de l'agriculture/sylviculture, de l'industrie, de la construction, de la distribution, de la logistique et de la restauration (appelons les secteurs à tendance masculine). Si on admet qu'un million de chômeuses prend des emplois dans ces secteurs, alors sur les 4,2 millions d'hommes en trop, un million peut garder son emploi dans le respect de la parité. Il reste donc 3,2 millions d'hommes qui doivent dégager. À ce stade du raisonnement, le nombre d'emplois qui restent non pourvus dans les secteurs à tendance masculine est de 2,2 millions, c'est-à-dire la différence entre les 3,2 millions d'hommes écartés et le million de femmes embauchées. En parallèle, on a 3,2 millions de femmes de plus que d'hommes dans la fonction publique et le sanitaire et social. On peut donc imaginer que 2,2 millions de ces femmes soient transférées pour occuper les emplois vacants dans les secteurs à tendance masculine. Sur les 3,2 millions d'hommes écartés de ces secteurs, 2,2 millions pourraient prendre les places laissées vacantes dans la fonction publique et le sanitaire et social. On retrouve ainsi l'estimation minimale d'un impact d'un million d'hommes mis au chômage et d'un million de femmes sorties du chômage. Mais pour aboutir à ce résultat, plus de cinq millions de personnes doivent être obligées de changer de secteur d'activité (2,2 millions d'hommes et 2,2 millions de femmes qui échangent leurs postes et, à la louche, une grosse part du million de chômeuses qui retrouvent du travail dans des secteurs à tendance masculine). Vu la population active de 29,8 millions, cela veut dire qu'en gros un actif sur six est obligé de se reconvertir. Pour aboutir à ce résultat, une coercition massive des entreprises et des individus est nécessaire. L'impact serait désastreux pour la productivité et pour le bien-être de la population. On aboutirait aussi à une situation ou sur les 2,7 millions de personnes en recherche d'emploi, 2,4 millions seraient des hommes, soit environ 89 % d'hommes parmi les chômeurs. Le taux de chômage des hommes serait de 16 %, celui des femmes de 2 %. Imaginons l'impact sur les structures familiales et sociales. C'est tout simplement un cauchemar. Et c'est le scénario le plus favorable. Parce qu'en réalité, il semble douteux que l'intention de la ministre soit d'exclure de la fonction publique et du secteur sanitaire et social 2,2 millions de femmes et de les obliger à se reconvertir dans des secteurs à tendance masculine. J'ai plus l'impression qu'elle parle d'un quota minimum de femmes partout, pas de la parité. Dans ce cas de figure, il n'y a pas échange des emplois entre 2,2 millions d'hommes dans les secteurs à tendance masculine et 2,2 millions de femmes dans la fonction publique et le sanitaire et social. On en reste donc au stade où un million de femmes sortent du chômage pour occuper des emplois dans des secteurs qui étaient en déficit de femmes et 3,2 millions d'hommes restent sur le carreau. On passerait ainsi de 2,7 millions de personnes en recherche d'emploi à 4,9 millions, avec une variation de + 2,2 millions (+ 81 %) dont + 3,2 millions d'hommes et - 1 million de femmes. Le taux de chômage grimperait de 9 à 16 %. Un actif homme sur trois serait au chômage. 94 % des personnes en recherche d'emploi seraient des hommes. C'est un désastre pour l'équilibre des structures familiales et sociales. Il faudrait s'attendre à une hausse de la violence, de la délinquance... Sachant que le ratio PIB/population active occupée est de 87 K€/actif occupé en 2018, on peut estimer très grossièrement qu'avec 2,2 millions de postes qui seraient laissés vacants dans les secteurs à tendance masculine, on perdrait sur le long terme environ 190 milliards d'euros de PIB (8 % du PIB). Probablement beaucoup plus à court et moyen terme compte tenu des coûts induits (reconversion, frais de gestion et de contrôle, etc.). Une telle chute de l'activité aurait des effets désastreux sur toutes les assiettes fiscales et de cotisations sociales, alors que la demande en prestations sociales exploserait. Comme on est en France, les impôts et taxes augmenteraient donc massivement. On a vu ces derniers mois ce que ça peut donner comme résultat dans la rue. Mais cela reste encore un scénario optimiste. Parce que tout le raisonnement précédent repose sur l'hypothèse que les métiers sont interchangeables au sein d'un même secteur d'activité, ce qui n'est bien sûr pas le cas. Prenons l'exemple de mon secteur d'activité, l'immobilier. C'est relativement paritaire au niveau de la branche, avec 47 % d'hommes et 53 % de femmes. Si on appliquait un quota minimum de 50 % de femme au niveau des entreprises, on ne serait pas trop inquiétés. Mais si je regarde par métier, dans mon organisme de logement social par exemple : - 100 % des informaticiens sont des hommes ; - 100 % des ouvriers et artisans du bâtiment sont des hommes ; - 100 % des chargés de contentieux et de recouvrement sont des hommes ; - 92 % des gardiens d'immeubles sont des hommes ; - 85 % des monteurs d'opération (responsables de chantiers en maîtrise d'ouvrage ) sont des hommes ; - 100 % des travailleurs sociaux sont des femmes ; - 100 % des gestionnaires RH sont des femmes ; - 92 % de l'équipe commerciale est composée de femmes ; - 75 % de l'équipe compta/finances est composée de femmes ; - etc. En pratique, si demain on doit avoir un minimum de 50 % de femmes dans chaque métier, on ferme la boutique. C'est aussi simple que ça. Et si c'était un minimum de 50 % d'hommes dans chaque métier, ce serait la même chose. Dans les deux cas cela nous oblige à licencier environ quarante pourcent de l'effectif, avec des fonctions clés qui ne sont plus remplies. Du coup, c'est tout le monde au chômage. On peut faire des observations similaires dans presque tous les secteurs. Les hommes et les femmes ont tendance à choisir des métiers et des environnements de travail différents. Bref, les résultats seraient déjà catastrophiques sur le papier avec l'hypothèse très simplificatrice que les emplois sont interchangeables au sein de chaque secteur. Alors dans la réalité autrement plus complexe, on n'ose imaginer l'ampleur du désastre. Mais bien sûr, pour celui qui veut établir la république des soviets et réinstaurer le passeport ouvrier, le quota de 50 % de femmes est un bon angle d'attaque du système économique. (Source des données : INSEE, enquête emploi publiée le 9 avril 2019 et comptes nationaux 2018)
  35. 2 points
    2 ans de suivi des patients de Virta
  36. 2 points
    génial, on est revenu à notre taux de chomage d'avant la crise de 2007 seulement 12 ans après, juste à temps pour se manger la crise de fin de cycle qui devrait tomber en 2020
  37. 2 points
    C'est un exemple ambulant du ressentiment au sens de Nietzsche Tout y est: le curé va culpabiliser le monde, passer son temps à geindre et vociférer qu'il vit dans le péché, sans jamais rien faire de constructif pour améliorer l'état du monde qui mérite de brûler dans l'apocalypse (à la rigueur, une poignée d'élus pourront former une "humanité nouvelle" dans l'utopie totalitaire du 4ème Reich écologiste). C'est vu et revu. Ce qu'il manque encore à l'écofascisme, c'est une Église pour transmettre le dogme in sæcula sæculorum. Mais vu sa conquête de la télé publique et des grands média, le processus est déjà en marche.
  38. 2 points
    Si les lois en vigueur sont un piège à con pot de glu qui empêche de s'en libérer (et Attali déclare ouvertement que c'est délibérément fait exprès), alors il faut sortir en dénonçant unilatéralement les traités, sans "négociations". Je pense d'ailleurs que le RU (ce pays si intelligent, si machiavélien, si pragmatique) l'aurait fait si la classe politique n'était pas si imprégnée d'europhiles qui ont fait traîner le processus. L'UPR se revendique du gaullisme. Quitte à être gaulliste autant l'être jusqu'au bout:
  39. 2 points
    Résumé de l’épisode précédent : il existe au sein de la tradition libérale une tendance moniste aveugle au fait du pluralisme (mais qui peut très bien en défendre la contrefaçon, par exemple via certaines théories du multiculturalisme. Je pense en particulier à celles qui cherchent à encapsuler toutes les valeurs, tous les modes de vie et toutes les traditions sous les catégories génériques et neutralisantes de ‘minorités’, ‘diversité’, ‘droits collectifs’, etc.). Ce monisme marche de concert avec l’idée de progrès moral qu’il s’agit d’incarner en un système de justice unique applicable à tous. Inversement, en reconnaissant le caractère inévitable de la conflictualité, de la diversité des valeurs et de l’incommensurabilité des conceptions de la vie bonne, les pluralistes (libéraux et conservateurs), sont moins enclins à l’idéologie et donc à l’intolérance (pas de panique, je vais encore nuancer mon propos par la suite). -- Troisièmement, le libéralisme n’est pas unique, il est même terriblement multiple : son lexique s’est forgé au fil du temps en réaction aux guerres de religions et avec la formation des Etats modernes, en opposition aux droits de la couronne pour ceux des parlements, il subit une crise qui le coupe en deux à la fin du 19e siècle (et qui manque de le faire disparaître) et suscite plusieurs vagues de théorisations pour en conserver l’esprit (Mises en particulier). Parmi les manières d’interpréter l’esprit du libéralisme, Jacob Levy propose d’en retenir deux traits, qui sont aussi deux traditions qui se sont forgées au fil des siècles : l’une qui tend à protéger les individus des pouvoirs locaux, l’autre à faire des groupes le résultat des choix libres et des protecteurs contre le pouvoir de l’Etat. D’un côté, la tendance ‘rationaliste’ (au sens wébérien) va chercher à éliminer les corps intermédiaires pour établir un marché unique, éventuellement avec l’aide de l’Etat central, de l’autre, celle ‘pluraliste’ va chercher à protéger les communautés, pour empêcher l’extension dudit état central. Ici, le pluralisme qui est évoqué n’est pas celui de Kekes, Gray ou Berlin, mais cherche à évoquer le contraste entre rationalisation étatique d’un côté et autogouvernement d’une pluralité de groupes sociaux non étatiques. D’un côté Voltaire, de l’autre Montesquieu (ou Tocqueville si on préfère). Ces deux traditions politiques du libéralisme, pour J Levy, sont en tension permanente (et c’est tant mieux, c’est le point d’équilibre qui permet d’éviter la sortie de route !). Cette tension peut expliquer parfois les incompréhensions, les oppositions ou les divergences parfois profondes que les uns et les autres sur ce que doit être la structure de la liberté. Couplée à ce que je disais précédemment sur l’opposition entre pluralisme et monisme moral, cette nouvelle distinction entre pluralisme et rationalisme politique commence à dessiner deux grandes tendances libérales qu’on pourrait qualifier d’un côté de Tocquevillienne, l’autre de Physiocratique. Dans les deux cas, plus elles se radicalisent, plus elles sortent du scope libéral : le pluralisme devient conservateur politiquement et relativiste moralement, le rationalisme despotique politiquement et progressiste moralement. Le pluralisme libéral de Levy affaiblit aussi la charge de J. Gray contre le libéralisme en général. Loin d’être d’un seul bloc de mecs intolérants et aveugles aux différences/à l’altérité, il montre qu’au contraire, son lexique philosophique s’est enrichi d’une expérience politique pluraliste, expérience pluraliste défendue en Grande-Bretagne au moins jusqu’au 19e siècle par le whiggisme… et après par le conservatisme moderne (surtout anglais, mais aussi américain en partie), les deux gravitant dans ce qu’on appelle communément l’idéologie de l’ancienne constitution (défendue en France par Constant et de Stael, à la suite de Montesquieu). Mon prochain post sera plus de l’ordre de l’expérience personnelle (après promis, je retourne à l’état de torpeur habituel), et plus sur le clivage progressisme/conservatisme, qu’il soit au sein ou en dehors de la constellation libérale. En morale, les conservateurs sont plutôt hobbesiens, les progressistes kantiens, peut parfois expliquer le ‘pragmatisme’ des uns comme l’aspect inquisitorial des autres.
  40. 2 points
    Ah, la question du pluralisme (social, moral, politique), mon dada en un certain sens. En général, dans la tradition libérale, on ramène ça Isaiah Berlin https://www.jstor.org/stable/pdf/23355715.pdf?seq=1#page_scan_tab_contents En s'empressant de préciser qu'il s'agit d'une tradition minoritaire au sein de la constellation libérale (tradition minoritaire à laquelle j'appartiens en gros). Je ne suis pas d'accord avec ceux qui disent que c'est une trad minoritaire. Quand on creuse un peu, c'est même le contraire qui apparaît : De Hobbes à Rawls en passant par les pères de la république américaine (le fédéraliste n°51), c'est le fait du pluralisme moral et idéologique qui oblige à sortir de la tradition intellectuelle du souverain bien pour celle de la justice procédurale, cet ensemble de règles formelles qui permet d'en coordonner le fonctionnement. La question qui demeure en suspens est de savoir si la constatation du fait du pluralisme doit apparaître telle quelle dans la représentation institutionnelle, ou sous quelles espèces (protection des droits individuels, droits indiv ou collectifs). Classiquement, dans un régime attaché à protéger les libertés négatives, il n'y a pas de reconnaissance de droits collectifs aux minorités (sinon à la plus petite d'entre elle, l'individu). Il y a principe de tolérance de pluralisme raisonnable, cad compatible avec un état de droit protecteur des libertés individuels, cad couplé à un monisme institutionnel (fondé sur une conception minimale commune de la justice). Edit : j'oubliais que la traduction du pluralisme social, moral en institutions est aussi l'une des deux grosses tradition politiques du libéralisme via Montesquieu et Tocqueville. Comment ai-je pu oublier ça. Mais quel nigaud. C'est quand même Zi elephant ine se roume. https://global.oup.com/academic/product/rationalism-pluralism-and-freedom-9780198717140?cc=fr&amp;lang=en&amp; Tout ça pour placer habilement mon produit, un philosophe libéral-conservateur injustement méconnu que je vous invite à lire, John Kekes (il faut par contre fusiller celui qui a conçu la couverture) qui donne à la question du pluralisme une épaisseur qui mérite d'être étudiée https://www.amazon.com/Morality-Pluralism-John-Kekes/dp/0691044740
  41. 1 point
    https://www.washingtontimes.com/news/2018/may/7/climate-skeptics-more-eco-friendly-global-warming-/ "Climate skeptics more eco-friendly than global-warming alarmists: study" https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0272494418301488#! Mais je n'ai lu pas l'étude.
  42. 1 point
    https://www.google.com/maps/d/u/0/viewer?mid=1fQtdsng5OmXr61cs7uJn4t8sjd8&ll=35.702143475208295%2C139.739047455984&z=18 A regarder en 4K avec casque. C'est une superbe chaîne que je vous recommande de suivre.
  43. 1 point
    Le GIEC a eu tort depuis sa création et fait, litéralement, du marketing pro-réchauffement-d'origine-anthropique, mais on va continuer à l'écouter, parce que bon on ne sait jamais. Au bout d'un moment, il faut arrêter de se foutre de la gueule du monde. On peut discuter réellement du sujet, mais par pitié, laissons les politiques en dehors de ça. Le GIEC est une émanation politique dont la conclusion des recherches de ses scientifiques est déjà dans ses statuts fondateurs. Ce n'est pas de la science, c'est du marketing.
  44. 1 point
    Je pense que c'est un peu différent, je vois ça plutôt comme quelque chose comme ça : L'origine est à chercher à la fois en sciences sociales et biologiques, avec sans aucun doute un premier coup de canif dans le tissus par des anthropologues mais pour ce que j'en sais, les historiens ont embrayé assez vite, pour ne pas dire de manière concomitante. On s'est rendu compte que les conceptions hommes/femmes pouvaient grandement différer dans le temps et l'espace. De là a surgi l'idée, parfaitement valide et acceptable, qu'on pouvait étudier un phénomène par le prisme du genre, ses dynamiques, ses variations, ses conceptions, ... y compris donc en Occident, et même pourquoi pas, en formuler une critique (du genre "la conception de la femme à la cuisine est le produit d'une histoire sociale et culturelle et non un fait biologique, ergo, les femmes peuvent faire autre chose"). C'est a peu près au même moment qu'en biologie on se rend compte qu'il y existe médicalement des bébés dont on ne sait pas dire à la naissance s'il sont plutôt male ou femelle, un peu les deux, et on connait les résultats catastrophiques : des médecins décident pour les bébés. Jusque là, rien de catastrophique. C'est l'étape d'après, quand de constat scientifique, on crée un projet politique. Le problème c'est qu'une lecture biaisée et à dessein confond les deux, ce qui à mon avis est directement responsable des discours stupides et simplificateurs à la fois des contempteurs et des défenseurs des "gender studies" qui, pour des raisons opposées, mélangent tout autant les uns que les autres les deux moments. Alors, certes, le vers était peut-être dans le fruit dès le début. oui oui, la grosse contradiction interne dans le constructionnisme c'est toujours ramener le débat à un "projet de société", à un "vivre en commun inclusif", à "faire sociéter" et dans le même temps à toujours oublier que, justement, l'Homme étant un animal social, vivre en société implique des "constructions sociales". Ils ne sont pas "déconstructionnistes", ils sont "reconstructionnistes" et ils ne se rendent pas compte qu'ils critiquent l'imposition dans le temps par les pratiques et l'accord tacite de nombreuses personnes d'une "construction", pour imposer par la force une autre.
  45. 1 point
    Sur l'un des forums américains que je fréquentent, un thread classique est le fameux Is it ok to punch a nazi? Au début, tout le monde est d'accord pour répondre yes, of course dans une grande surenchère de démonstrations de pureté idéologique. Puis tu as quelqu'un qui tombe dans le panneau et se permet de répondre no en avançant un argument légaliste, la liberté d'expression, une position non-violente ou une autre objection a priori banale. Évidemment, ce forumeur se fait rapidement bannir au motif qu'il est a literal nazi. Parce que la question posée est en fait une espèce de shibboleth : si tu ne penses pas que c'est ok de tabasser un nazi, c'est que tu n'es pas des nôtres, et si tu n'es pas des nôtres, c'est donc que tu es un nazi. Ensuite intervient un second forumeur, qui n'a pas compris le piège, et ose expliquer que tout dépend des critères qu'on retient pour qualifier quelqu'un de nazi. Et, pauvre de lui, il prend comme exemple d'une mauvaise définition l'ostracisme de celui qui avait répondu par la négative à la question posée. Vous avez bien sûr deviné la suite : literal nazi, ban, etc. Il y a d'autres sujets pièges de ce genre, en général avec des questions posées par rapport aux thématiques féministes, queers, etc. Ou alors le plus vicieux Are TV shows/literature/videogames/movies/etc. inherently political? Bien évidemment, ne pas répondre yes fait de vous au mieux un alt-right/gamergater/cis-white-scum ou autres équivalents codés du literal nazi. En effet, dans cette mentalité de meute progressive il ne peut pas y avoir d’œuvre neutre politiquement : la neutralité politique favorise le statu quo, et comme le statut quo favorise le dominant, le simple fait de penser qu'une œuvre est neutre dévoile le dominant et donc le nazi. C'est devenu tellement ritualisé que les habitués se mettent à parier sur le nombre de bans que va générer le sujet. J'y vois une espèce de rituel d'épuration récurrent, assurant la prophylaxie du groupe contre tout risque de contamination idéologique. A lire Quillette, on a vraiment l'impression que de tels phénomènes se répandent partout aux États-Unis. Il y a un forum de tricot, par exemple, qui a été pris récemment d'une frénésie de purges de ses éléments considérés comme problematic.
  46. 1 point
    Ah tiens, je viens de faire un tour sur le oueb. Il se trouve que la demoiselle Perry est une pro des réseaux sociaux et qu'elle a été rédactrice sexo au magazine Madmoizelle où elle a commis des articles de fond comme celui-ci, intitulé "Comment branler une bite". http://www.madmoizelle.com/masturbation-penis-conseils-774077 Ou encore celui-ci où elle relate son expérience pro : http://www.madmoizelle.com/temoignage-journaliste-sexo-870893 On voit sa tronche partout, podcasts et compagnie, et du coup, ça éclaire différemment son aventure.... peut-être que le gars l'a reconnu et a souhaité la remercier à sa façon pour sa méthode de pompage dont il a pu bénéficier avec sa copine ? Alors attention, je suis pas en train de justifier le bazar et l'attitude du couillon, mais je ne peux pas m'empêcher de penser qu'elle a surjoué l'offusquée manière de faire mousser sa réputation, genre putaclic. Et sur son FB je vois un "Tour de France du cul".... et plus bas un reportage sur un festival dédié au plaisir féminin. Sans déconner... Je subodore qu'elle a pu être victime de son succès, une légère confusion a du s'installer dans l'esprit peut-être limité de son admirateur.
  47. 1 point
  48. 1 point
    C'est intéressant : à quel point est-ce que l'anti-communisme a été un appeau pour droitard ? On pourrait faire le parallèle avec les commentaires sur Contrepoints d'ailleurs. Si c'est la critique du socialisme qui attire des gens vers le libéralisme, un glissement vers une autre chapelle aussi critique sur certains aspects n'est pas totalement surprenant, non ? La critique des journalistes, des féministes, des écologistes, etc. Sinon, pour en revenir au sujet du Grand Remplacement : Youtube m'a grillé et m'a carrément proposé une vidéo du Figaro. Je ne l'ai pas regardé (vu les intervenants) mais j'ai jeté un coup d'oeil aux illustrations et aux commentaires. A 7:55, les résultats d'un sondage sur le complot du Grand Remplacement : 25% des sondés d'accord avec l'idée que c'est un coup monté des élites politiques et médiatiques... j'ai du mal à croire que ce soit une opinion si minoritaire au fond. Et en lisant les commentaires, j'ai pensé à cet autre sondage : Globalement, on est toujours dans l'idée qu'il y a trop de noirs, d'arabes, de musulmans, etc. autour d'eux. C'est toujours la même rengaine : il suffit d'ouvrir les yeux pour le constater ! Même si on dépasse la question des chiffres, l'essentiel pour eux c'est la perception fantasmée de leur environnement et leur ressenti nourri de préjugés racistes : la couleur, l'accent, le prénom font la nationalité, la culture et les valeurs. Il suffit que le changement soit visuel pour que ce soit déjà un problème. Donc même en dehors de la question des chiffres, l'important ces le ressentis racistes / xénophobes : l'autre n'a pas la bonne couleur, le bon accent, le bon prénom...
  49. 1 point
    Je ne fais pas l'autruche. Je pense que ces femmes devraient pouvoir décider le plus librement possible la manière dont elles se vêtissent. Ça implique que l'État ne décide pas à leur place si oui ou non elles peuvent couvrir leurs cheveux. Ce qu'il faut changer, c'est le jugement des hommes à l'encontre d'une femme qui déciderait de ne pas porter le voile. Je ne crois pas que l'État puisse modifier l'opinion ou le degré de tolérance des imbéciles par magie. Je compte sur l'activisme, l'entraide, la sororité, l'éducation, etc. Je paris sur les solutions qui ont fait leurs preuves et qui ont permis aux femmes de se libérer jusqu'à aujourd'hui. Je prône le libre choix pour toutes les femmes et j'arrive même à concevoir qu'elles ne sont pas toutes les mêmes, qu'elles n'ont pas toutes les mêmes envies, qu'elles ne sont pas toutes confrontées aux mêmes problèmes, aux mêmes pressions, etc. Une femme qui porte le voile ne réduit pas la liberté d'une femme qui n'en porte pas. Ou alors, il va falloir nous expliquer comment.
  50. 1 point
    Quand on voit ce qu'ont fait les bolcheviks au nom de l' "accroissement des forces productives" et de la "rationalisation internationale de la production*", on pourrait appeler le même phénomène gouvernementalité léniniste ou bureaucratique. Si les foucaldiens (Laval & Dardot, etc.) avaient bien voulu bosser l'histoire des idées, ils verraient que ce genre de phénomène n'a absolument rien de libéral. Le productivisme (et idem des politiques écologistes de pénuries décroissance) ne peut pas être libéral parce que le libéralisme se caractérise justement par le fait qu'il n'assigne pas à la société en tant que telle des buts à atteindre. * "Trotsky lui-même a justifié la conquête de la Géorgie par l'armée rouge en disant que l'intérêt économique de la Russie exigeait une « coordination de la production mondiale », en d'autres termes, la possession des sources pétrolifères du Caucase." -Henri de Man, Au-delà du Marxisme (1926).
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