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  1. 6 points
    On peut dire plein de chose de cette affaire. Déjà, comme d'autres l'ont noté ( @Rocou par exemple), ça vient de Merdapart : c'est donc totalement téléguidé. Comme par hasard, on apprend en parallèle que 15 députains socialistes - dont ce gros benêt de Cambadélice - se sont fait toper les doigts plein de confitures. L'enquête suivra, mais on distingue déjà la réponse du berger à la bergère. Donc oui, ici, on comprend qu'en amplifiant / relayant / commentant ces affaires, on sert la soupe à ce trouduc de Plenel qui méritera le lampadaire qui a déjà son nom. Certes. D'autre part, oui, c'est évident que nos élus s'empiffrent dès qu'ils le peuvent et font généralement preuve d'un mauvais goût de parvenu assez clinquant (le sèche-cheveu plaqué or de la pouffe de Rugy, c'est assez croquignolet, mais tout à fait typique de ce style gitan-manouche qui traverse les "élites" de la Nation à mesure qu'elles se recrutent dans un corps de plus en plus mafieux et crapuleux). De Rugy n'est pas le premier, n'est pas le seul, n'est pas le dernier. Enfin, oui, il y a bien une nécessité de faste pour les réceptions des hauts gradés de la République ce qui amoindrit le propos "ils vivent dans le luxe" puisque c'est justement leur fonction, de représentation, qui leur "impose" ce luxe. Bon. Ceci posé, - on peut, on doit goûter au plaisir de ces misères qui étreignent ces abrutis de politiciens qui ont joué, surjoué la partition de la morale et des bonnes moeurs pour se prendre le retour de bâton dans la gueule. Mieux : n'oubliez pas que Rugy et ses compères, ce sont des types qui expliquent partout que "s'il y a des pauvres, c'est parce qu'il y a des riches", dans la plus pure tradition du socialisme de jalouserie franco-français. Qu'il se prenne maintenant de plein fouet les chenilles de toute la colonne de tanks des médias sociaux est bien fait pour sa gueule de démagogue idiot : à force de répéter ces âneries, il a fini par en convaincre tant que ceux-là vont lui faire les tripes. C'est exactement le genre de leçon qui peut finir par porter dans la tête de ses comparses. - que l'affaire soit présenté par Merdapart ou d'autres n'y change fondamentalement rien, téléguidé ou non, il ne faut jamais louper une occasion de faire gicler un avorton comme celui-là du pouvoir. IL FAUT QUE LES POLITICIENS TREMBLENT, systématiquement, lorsqu'ils exercent le pouvoir. La main tremblante de Montesquieu, c'est pas du poulet et ça devrait occuper les esprits notamment de ceux qui écrivent les lois. De Rugy n'est pas le pire, mais justement : il faut en passer par là pour terroriser les pire aussi. Chaque pas dans cette direction est la bonne. Quand un Macron commencera à faire dans son pantalon à l'idée d'utiliser la CB de l'Elysée, là, on aura enfin un début d'espoir pour sauver le pays. On en est beaucoup trop loin. Un Rugy n'est qu'une petite étape. Il en faudrait beaucoup d'autres pour qu'enfin on se rappelle que ces gens sont des valets, pas des maîtres. - on pleurnichera très vite sur l'aspect "oui mais bon la vie privée de Rugy est passée au crible, c'est dur". Vite, parce qu'en réalité, ce type **a choisi** de devenir politicien. Il n'a pas dérapé malencontreusement sur les listes d'inscriptions dans les différents partis auxquels il a appartenu, il n'a pas présenté par hasard sa bobine dans les élections, il n'a pas agité ses subventions sous le nez des gogos votants pour être nommé ministre sur un coup de chance, un malentendu ou un concours de circonstance. Ce type, comme tous les autres, **a voulu** le sort en question : le homard thermidor, il voulait en croquer. Il l'a eu, et ça s'est su. Maintenant, il va falloir assumer, vindicte populaire comprise. Pour rappel, la transparence doit être nulle pour le citoyen et totale pour le politicien, parce que le citoyen n'a aucun droit et l'Etat, lui, les a tous.
  2. 5 points
    Ha. J'espère que t'as pris le temps d'écrire la question, car la réponse va être épique. Star trek c'est un peu le truc vieux qui sent la poussière saupoudré d'instant kit kat, ou plus rien ne compte. Donc résumons, histoire que tu te rendes compte du temps à consacrer, que ça soit en picorant, ou bingewatchant (je conseille pas forcément de binge watch un truc pareil) A penser: Les star trek sont structurés autour d'episodes de 40 minutes. Hormis l'évolution et la présence /retrait de certains personnages et certains fait marquants, il n'y a pas de fil rouge. (à l'exception de la fin de star trek DS9/et enterprise , mais ça reste fugace) On peut donc sauter les épisodes pourries sans trop de peine, au pire ca donne "ha il est mort lui? ha il y a un wormhole maintenant) A noter, pour es matheux, c'est toujours sympa de se représenter l'univers selon les distance star trekienne, il y a un côté la galaxie pour les nuls plutôt sympa (mais complètement fantasmée ) Le listing des épisodes, dans l'ordre de parution, on prévient: il y en a plus de 800 au total. 3 saisons avec kirk ( et une série animé en plus) , puis 6 films. Ca se passe vers la fin du 23° siècle. <- je mentirais pas, c'est plus pour sentir l'écart de 60 ans de télévision, ( avec quelques instants chouettes ou se rend compte de comment les gens pensaient l'époque) que pour les scénarios et la mise en scène. Il y a évidemment de grands épisodes sinon la sauce originelle n'aurait pas pris. Mais tuer 60H la dessus, faut avoir de la patience. Reste l’introduction de la mécanique trekienne, mettre un personnage (Spock) hors du monde et parfait critique de société en side Kick d'une capitaine Stylé. 2 des 6 films sont sympa, le reste oubliable. 7 saisons avec Picard, Star Trek nouvelle génération Puis 4 Films, puis St: Picard depuis une semaine. Ca se passe techniquement 80 ans après Kirk, ce qui justifie l'écart de technos. Bon la on va être clair, c'est pas pour rien que la hype dure depuis 40 ans. Next Generation a tout amené à la SF à la télévision, les acteurs sont bons, certains épisodes passionnants, la mise en perspective de l'humanité à travers son regard futur superment travaillé. Reste 180 épisodes, et dont il faut avouer qu'ils n'étaient pas inspiré toutes les semaines non plus. Mais il y a un top 10 qui s'inscrit sans problème dans les meilleurs instants de télévision, et certainement un top 50 des épisodes ou on passe un bon moment. Au delà de la performance mortelle de Patrick Stewart, fraichement débarqué du monde Shakespirien pour venir faire capitaine de vaisseau chauve, et pourtant calmer tout le monde, Il y a 'Lieutenant commander Data' joué par Brent Spinner. C'est ce qu'on peut appeler du grand art. L'acteur a donné un côté robotique à son jeu , teinté d'une fraicheur innocente d'enfant découvrant la vie mais coincé dans un aquarium, avec une performance phénoménale. Ce personnage est adulé non seulement par son positionnement scénaristique mais aussi grâce à l'acteur lui même. Il est autant à l'origine de l'esprit Star trek qui anime toutes les conventions depuis 40 ans que Spock et Kirk réunis. Le défaut de TNG: Star trek est basé sur la résolution deus ex Machina 80% du temps. L’épisode dure 42 minute, et à 39min on a toujours aucune idée de comment ils vont s'en sortir, puis magie, et voilà c'est fini. Ca peut avoir passé de mode, mais si on accepte le modèle, ça le fait. Enfin les effets spéciaux des 1eres saisons sont un peu rèches, c'est de 1987 après tout. Certains personnages comme Q valent leur pesant de cacahouètes/pop corn <- Conseil de visionnage, il faut suivre le top 50 ou démarrer du début et sauter les épisodes dont on sent très vite autour de quel personnage ça va tourner, certaines trames personnages sont moins bonnes que d'autres, mais c'est une histoire de goût. On passera peut être rapidement sur la saison 1, quitte à revoir ça en détail 5 ans plus tard quand la passion trekkie aura pris le dessus Les 4 films sont bons, pour des raisons différentes. -Le 1er avec le TNG crew (7eme de la saga) mixe picard et Kirk, un instant fan service attendu. -Les 2 nd est simplement un TRES bon film qui fait honneur à l'unviers. -Le 3eme est scify friendly, mais pas indispensable. -Le dernier est le moins bon, mais il amorce Star Trek: Picard, donc c'est un must see quand même. A savoir, Gene Roddenberry, l'auteur originel , est mort vers la saison 5. Mais vu qu'ils avaient par le pur hasard recruté Ronald D Moore ( Monsieur Battlestar moderne) ça a bien tourné jusqu'au bout. Mention spéciale à Ron pour avoir développé le mythe Klingon. 7 Saison avec Sisko, un capitaine black dans les années 90 , Star Trek Deep Space 9, pas de films associés à ce crew. C'est une série qui a eu du mal à prendre. D'abord, il n'y a plus de voyages, c'est sur une station (pitch en concurrence avec Babylon V à l'époque). Il s'agit plus de développer du lore pendant 5 saisons, et résoudre la scène globale durant les deux dernières. C'est pour ça que ça a eu du mal à prendre. DS9 arrive au moment ou c’était pas encore l'époque d’étoffer de l'univers au détriment des personnages. Une fois passé le changement de mécanique scénaristique, c'est une série qui s'est bonifiée avec le temps, et qui est passé de malaimée à adorée. Les plus: Il s'agit d'un traitement beaucoup plus politique, les grands forces en présence se développent et menacent, les personnages sont centraux mais ont des identités très différenciées. Il y a le juif de service capitaliste jusqu'aux ongles comme cliché , mais aussi la nana qui vit en symbiose avec un ver dans le ventre, le métamorphe qui va avoir du mal à expliquer au monde qu'il n'est pas fait d'os et qui cherche d'ou il peut bien venir puisqu'il est le seul connu, et enfin la nana fraichement sortie de camp de concentration qui a pas l'intention d'y retourner et a qui on risque pas de vendre de la social justice. Il y a aussi le développement des Cardassiens, sortent d'allemands repentis mais pas trop. L'acteur cardassien est mortel. Les moins; années 90 oblige, ça aura pu tenir sur 4 saisons et non 7. Certains dénouements du fil rouge pas bien épais mettent une vie à arriver, car la mécanique de tenue d'un fil sur une saison n'existait pas encore. A voir: Comme les autres, un top 50 à faire, sauf si on s'est épris du mécanisme Star trek gràce à TNG. DS9 fait partie de ces plaisirs coupables, on sait qu'un épisode sur deux coûte trop cher en temps, mais on se met dans une sorte de temporalité parallèle où on est bien au coin du feu à noel en famille.... Il vaut concentrer les épisodes du top 50 vers la seconde partie de la série. 7 Saisons avec Janeway, Star Trek Voyager, pas de films. Retour aux origines du voyage, vu que DS9 n'avait pas été bien perçu en son temps, comme si enlever le voyage réduisait le potentiel de l'univers et en faisait une série mineure, ce qui sera considéré comme une bétise par tous les trekkie ensuite Bref, Voyager, Faut vraiment être addict pour pas zapper ... jusqu' à la saison 4. Après ils ont mis une blonde à gros seins.... qui en plus relève le tout. Voyager connait comme personnage type spock/data un hologramme docteur qui a bien du mal à accepter qu'il ne peut pas sortir du vaisseau. C’était bon, mais ça a malheureusement pas supporté plus de 3 saisons qui en plus sentaient la resucée de Next generation. Les scénaristes ont eu la présence d'esprit à partir de la saison4 de déployer monstrueusement le lore des Borgs, la menace trekienne par excellence, tout en récupérant la blonde qui va réinitialiser le côté Data raté de l'hologramme. Du coup on se retrouve avec deux protagonistes avec un regard sur l'humanité complémentaires, cette partie là marche plutôt bien. La qualité: plus de Star Trek ne fait jamais de mal à postériori. Les défauts: c'est TNG en moins bien, car les scénaristes n'ont pas le grain de génie de Moore qui s'est tiré faire BSG vers la fin de Deep Space Nine. Voir juste les premiers épisodes pour les persos , les doubles épisodes, le top 10 des borgs, et le top 10 ou Seven Of Nine montre ses seins. En entier si on est fondu de la série. On peut honnètement tout zapper sion est pas fan. 4 Saisons avec Scott Bakula en capitaine Archer, Msieur Code Quantum, Star Trek Enterprise, pas de films. Le parti pris, Cette série se passe AVANT kirk ( du coup les FX du vaisseau n'ont aucun sens, la série étant evidemment plus belle que dans les années 60) 2 premières saisons médiocre, on sent déjà le miel des années 2000 pointe rle bout de son nez, puis une bonne idée pour la saison 3 qui aurait du durer 8 episodes et en dure 25.... La dernière saisons est oubliée, pour dire qu'elle ne doit pas casser des briques. les plus: toujours more Star trek, après 25 saisons on est juste en mode "'please rewind again". La naissance de la fédération. Les acteurs font leur travail, mais c'est parce qu'il faut trouver un plus. Les moins: Ni bien comme au début de la saga, ni essentiel, avec certaines fautes d'univers, quasiment tout les personnages sont superflus. Le fait que ca se passe AVANT KIRK les amène à respecter la chronologie des rencontres spatiales, et vu qu'ils avaient épuisés les metamorphes, les hologrammes et les robots, ben ils ont remis une vulcain en side Kick observateur. Ca n'amène RIEN et c'est tout le problème. EN plus ca vire grossier, elle est beaucoup trop souvent quasiment à poil. Voir: euh joker, comme une curiosité, mais c'est clairement pas essentiel, dommage pour Scott bakula, on en attendait beaucoup. 2 Films Star TREK rebootés de BAD ROBOT avec JJ ABBRAMS aux commandes: Tu Vois Star WarsVII VIII IX ? Ben dis toi qu'il a été respecteux de Star Wars. J'avais vu venir l'echec star wars dès les 20 premières minutes de son Star Trek. Abbrams chie littéralement sur les mécaniques trekienne car il n'a pas fait ses devoirs.. Il y a donc deux camps: Ceux qui se sont tapés 800 episodes et pour qui c'est un affront, et ceux qui trouvent que quand on enlève Star Trek de l’équation ce sont des bons films pop corn. A voir? Au pire ça tue 4 Heures avec des lense flare qui font pleurer les yeux. 1 Film Star Trek Beyond de Simon Pegg. Je me suis endormi. La série Star Trek Discovery sur Netflix depuis 3 saisons., après 12 ans d'absence de Star Trek à la télévision: HAHA. non. Star Trek: Picard: 1 épisode, gorge nouée du début à la fin, j'attends demain depuis autant de temps qu'un enfant attend Noêl. Je dirais si c'etait rationnel l'année prochaine (Et je saute evidemment univers étendu, livres, comics, animés, conventions, joués dérivés, jeux vidéos. Il aprait que le jeu en réalité virtuelle est bien, et je suis pas assez Nerd pour avoir testé le monde persistant). Voilà, tu peux aller tuer 1000 Heures de ta vie BIENVENUE !
  3. 5 points
    L’ambiguïté de l'adjectif "productif" vient du fait qu'il renvoie à deux substantifs à la signification différente : production (1) et productivité (2). Du coup, productif admet également deux significations. Un "salarié productif" peut désigner une personne qui produit, qui réalise son travail (sens 1) ou une personne qui a un bon rendement (sens 2). Dans le sens 1, c'est assez proche de l'efficacité : est productif un salarié qui réalise le travail pour lequel il est employé. Dans le sens 2, il s'agit d'efficience : est productif le travail d'un salarié qui rapporte : il produit davantage qu'il ne coûte. Une troisième signification du terme "productif" peut également être utilisée, plus rarement : est productive une personne qui réalise des choses utiles à autrui. C'est généralement ainsi que l'entendent les libéraux. Dans ce sens 3, il s'agit d'effectivité : est productif le travail d'un salarié qui produit des effets désirables (effets --> effectivité). L'adjectif productif appliqué à la fonction publique peut donc s'entendre comme : 1- une fonction publique efficace : elle produit des services publics en contrepartie des prélèvements 2- une fonction publique efficiente : elle optimise les ressources (impôts et taxes) mises à sa disposition pour produire les services publics 3- une fonction publique effective : elle produit des choses utiles à la société (elle produit les bons services, ceux qu'il faut faire, qui répondent aux réels besoins des concitoyens). Pour résumer, les étatistes considèrent que les fonctionnaires sont productifs en ce qu'ils produisent un travail (sens 1), ce qui est vrai ; alors que les libéraux contestent l'efficience et l'effectivité de la fonction publique. La gabegie qu'entraine une gestion bureaucratique des services publics peut se vérifier : dans le gaspillage des ressources : une bureaucratie publique est improductive dans le sens où elle fait mal les choses (sens 2, inefficience) dans la mauvaise allocation des ressources : une bureaucratie publique est improductive dans le sens où elle fait de mauvaises choses (sens 3, problème d'effectivité) : elle est incapable d'identifier les actions nécessaires et souhaitables car, coupée du marché, elle n'est pas en prise avec la demande Productive la fonction publique ? Certes elle fait des choses. Mais elle fait mal les choses et fait de mauvaises choses.
  4. 5 points
    poc: c'est bien d'alerter la planète, mais t'aurais pas une solution court terme pour tous les gamins qui sont à deux doigts de prendre du prosac car on est infoutu de leur expliquer qu'en vrai on sait tous foutrement rien à se qui va se passer, ce qui peut se résumer par '"comme depuis tout le temps en fait, mais cette fois ci on a eu a mauvaise idée de dire aux gamins qu'il y a pas de père noel ?". J'ai pas de télé , j'écoute pas la radio, mon fils est depuis 6 mois à l'école et il chante à tue tête " plutôt que de jeter il faut recycler". Je vais lui dire quoi dans 2 ans quand il va me demander pourquoi on va tous mourir ? Que sa prof, qui représente l'autorité du savoir, ne sait rien du tout de ce qu'il va se passer, et que c 'est juste un mouton junkie devant sa télé qui reproduit un narratif qu'elle n'essaie même pas de comprendre ? C'est pas une blague, mais je trouve qu'il parle BEAUCOUP TROP DE LA MORT pour un gamin de 4 ans. Je pense que le mois chez mamie à regarder TF1 pendant le repas y est largement pour quelque chose. Tu la sens pas la démarche non rationnelle dans laquelle on tente de mettre en place une prédiction auto réalisatrice, car en plus de 'la planète' (regardons nous un peu le nombril plutôt) , on détruit une partie de l'espoir dans l'avenir , ergo plus aucune solution possible à moyen terme ? la croisade écolo, ça finit par me gonfler durement (et je suis pas le seul, y a beaucoup de péquins moyens qui ont la même approche, surtout chez les vieux): - Pourquoi la demande de décroissance de nucléaire alors qu'on a un besoin en masse si le Co2 c'est la foire ? - Pourquoi on nous saoule sur les déchets pendant qu'on défonce du charbon par millier de tonnes minute ? - Pourquoi la demande de décroissance sur les avions dans un pays qui a la plus belle production aéronautique et fait vivre 200 000 personnes ? - Pourquoi descendre le numérique pour son ratio énergétique alors que le télétravail bien étudié peut repeupler le rural ? - Pourquoi on justifie des voitures electriques qui ont un ratio déchet désastreux ? A chaque fois qu'on mise sur la technologie pour s'en sortir, on se fait bouler idéologiquement , mais c'est y pas louche ça ? C'est marrant mais c'est toujours quand ça touche à l'énergie que ça merde.... Tous les zoives qui vendent de la réduction d'énergie en masse du au manque de réserve préfèrent éviter qu'on cherche de nouveaux moyens d'en produire pour justifier leur narratif, c'est pas du tout louche. (coucou jancovici) On sent pas du tout les forces en présence justifiant un combat prédit au doigt mouillé tentant de se faire la part du lion pour recoller à un communisme bien cradasse. On sent pas du tout le besoin religieux de se trouver une nouvelle raison de pas crever pour tous les quarantenaires qui n’étaient pas assez fort intellectuellement pour rejeter l'église ... Si c 'est vraiment vraiment vraiment grave, pourquoi on est pas drastique sur la question ? Y a vraiment rien à faire pour baisser sa conso énergétique facilement dans le pays ? blocage du réseau en surconsommation, amende pour voiture utiliser plus de x 1000 km selon le job ... mesure en masse des dechets et amendes, ou même simplement prune magistrale dès qu'on est sale ? qu'est ce qu'il y a donc, cette fois ci on est trop libre dans le pays ? Pourquoi on me parle de viande pour de la baisse de CO2, seriously ? dans l'ensemble des propositions potentielles visant à réduire sa conso energetique, ce qui est pertinent, C'EST LA VIANDE ???!!!!!! Et le pire dans cette dissonance cognitive, c'est qu'on culpabilise ceux qui font des efforts , alors qu'ils sont pas écolos, juste pragmatiques (car si on jete rien, mais qu'on a pas son étiquette écolo, on fait pas partie des bons) Les collègues font la gueule car j'habite à 3 km du travail et que je prend la voiture, alors qu'ils habitent à 50 pour se payer une maison et prennent les bouchons tous les jours, et ce pour aller au travail, alors que mon travail C'EST DE CRAMER DU FUEL. Ils chauffent 180m² quand j'en chauffe 66 et m'expliquent qu'il faut pas utiliser la clim l'été ... jusqu'au premier pic de chaleur. Ils font la tronche quand je vais au japon, mais çà les gêne pas de prendre un vol pour Saint Nazaire pour une réunion de 2 heures "car il faut se faire des contacts", sachant que ce qui crame du fuel, c est le nombre de décollages en premier lieux, pas la distance. Ils achètent tous des vélos électriques "car je veux plus de voiture", gros comme ils sont, alors qu'ils devraient chercher de l'energie dans les tomates plutôt que dans les terres rares. Putain de comiques. Ergo, laissez moi vivre, damn it. (j'avais pourtant cru que je m’étais pas trompé de forum sur cette question) Et au fait , vraie question car je me suis pas renseigné, elle dit quoi ARAMCO et son épargne grosse comme la dette des Etats Unis ? Ca les gêne pas de plus avoir de boulot ? drôle de projection d'avenir, pour les rois du monde. Quand je pense à Jancovici qui te justifie du pic pétrolier alors que personnes connait la taille des réserves. D'habitude je fais pas dans la conspi, mais je serais aps etonné d'apprendre un jour qu'elles sont BEAUCOUP BEAUCOUP plus grosses que prévu.
  5. 4 points
    Ceci n'est pas en lien direct avec covid, mais je pense que c'est une ressource importante pour en apprécier la létalité : c'est un texte de Philippe Lacoude. La vraie mortalité de la grippe saisonnière par Philippe Lacoude et h16 (1er avril 2020) À un moment, il est temps d’être sérieux et de regarder la littérature scientifique et de faire un vrai travail de fond. Certains citent 8000 morts par an pour la grippe. Voire 14400 décès pour 2017. Santé Publique, sur son site grand-public donne un taux de létalité de 0,26%, soit 1 mort pour 384 malades ! Arrêtons donc les articles de vulgarisation, Marie-Claire, Doctissimo, et Cosmopolitan, pour regarder ce qui existe vraiment dans la littérature scientifique solide. La mortalité en France est un sujet trop sérieux pour le confier à des médecins (qui sont parfois fâchés avec les chiffres). On la confie donc aux démographes. L’Institut national d’études démographiques (INED) nous dit que la France a un peu moins de 600 morts par an due à la grippe et que ce chiffre est en chute libre grâce aux progrès de la médecine. La source scientifique est ici : https://www.ined.fr/fichier/s_rubrique/19138/pes470.fr.pdf De la même façon, aux Etats-Unis, on cite les chiffres du CDC à tout va. 37000 morts par an nous dit même le président Trump : https://twitter.com/realdonaldtrump/status/1237027356314869761 Evidemment les « experts » ne sont jamais allés voir les données de décès car ils sauraient que la définition de « flu » englobe les pneumonies. Dans les chiffres US grand public, on a toujours « influenza+pneumonia » car elles sont groupées (comme dans https://www.cdc.gov/nchs/data/nvsr/nvsr68/nvsr68_09-508.pdf ) et on additionne donc les morts d’infections virales (pas toutes des grippes) et bactériennes. Les codes médicaux IDC-10 sont toujours agrégés de J09 à J18. Les définitions sont importantes ! Quand ils veulent des données sur la grippe, les scientifiques utilisent les données officielles du National Center for Health Statistics (qui est le bras statistique du CDC). Dans l’actuariat par exemple, on cherche à être précis et c’est ce qu’on utilise comme source. Or, pour être précis, toute personne (épidémiologiste, actuaire, économiste travaillant sur les retraites, etc.) qui utilise des données de mortalité va les chercher dans le National Vital Statistics System qui est géré par le National Center for Health Statistics. Selon le National Center for Health Statistics, il y a 6500 morts par an de la grippe aux Etats-Unis, loin, très loin des 37000 morts du site grand public du CDC. Et donc, si on regarde la littérature scientifique – peer-reviewed articles – sur la grippe saisonnière, elle fait environ 145.000 victimes par an pour l’ensemble des 7,7 milliards d’humains dans le monde. On remarquera au passage que ça ferait donc 1224 morts pour 65 millions en France mais voilà, malgré les coups de boutoir de l’Etat, la médecine y est un peu meilleure qu’ailleurs et on y survit plus : on retombe donc ici sur le chiffre de moins de 600 de l’INED. De même, pour 327 millions de personnes (Etats-Unis), ces 145000 pour 7,7 milliards feraient ... 6500 victimes. C’est exactement le chiffre du National Center for Health Statistics (CDC). Ici, on prend le chiffre de 145.000 morts de la grippe dans le monde de 2017 car c’est une estimation haute. Pour rappel, c’était environ 50% de plus que la moyenne. Mais au fait, d’où sort ce chiffre de 145000 morts de la grippe en 2017 ? Comme il faut arrêter avec les articles de pacotille de sites pour Madame Michu, prenons plutôt le “Gold Standard” des études sur la grippe : la Global Burden of Disease Study (GBD) pour les intimes – financée par la Bill & Melinda Gates Foundation – publiée dans le prestigieux Lancet. https://www.thelancet.com/journals/lanres/article/PIIS2213-2600(18)30496-X/fulltext Ces chiffres sont donc bas. Comment est-ce possible ? Comment Santé Publique peut annoncer 8000 morts alors que l’INED annonce 600 morts (ou moins) ? L’explication est fort simple : le chiffre de 8000 morts provient de la surmortalité en hiver. Il englobe toutes sortes de maladies pulmonaires ! Pour le calculer, on regarde les morts en été et celles en hiver et on regarde à quel moment les tests ARN – sur les rares cas de grippe vraiment testés – surviennent. Si, dans le village de Clochemerle, on a 15 morts en février et seulement 10 morts en août, et si on sait qu’on avait beaucoup de grippes en février dans toute la France, la surmortalité due à la grippe est de 5 morts, en février, à Clochemerle. Bingo ! C’est arbitraire. Ces 5 morts sont peut-être morts de la bronchite ou d’une infection bactérienne sans lien ; à l’extrême, l’un de ces morts est peut-être un individu qui a glissé sur le verglas... En théorie, ce dernier cas est éliminé, mais en pratique, ce système de comptage est suffisamment absurde pour qu’il se présente vraiment. Mais pourquoi diable faire ainsi ? Le secret est la standardisation statistique au niveau mondial. Dans les pays en voie de développement, c’est le seul moyen possible. L’OMS fait donc ainsi partout dans le monde. Et le CDC en Amérique et Santé Publique en France font de même. Ça n’a jamais posé problèmes … Jusqu’au jour où il a fallu faire des comparaisons internationales et surtout des comparaisons avec SARS-CoV-2 : ainsi, si on prend les chiffres de Santé Publique pour la grippe et ceux de la Corée du Sud pour SARS-Cov-2, on découvre que la grippe représenterait deux ou trois fois l’impact de COVID-19, ce qui est parfaitement faux. C’est même débile et tous les épidémiologistes le réalisent. Dans l’article du Lancet, les auteurs, qui ont pris le temps de regarder précisément les données, calculent que sur 8 cas de surmortalité, 1 seul est dû à la grippe saisonnière. Il faut se résoudre à l’évidence : beaucoup d’études universitaires de très bon niveau existent sur la grippe, mais ce n’est pas sur Santé Publique qu’on les trouvera. Du reste, pourquoi utiliser un chiffre sorti du chapeau d’un fonctionnaire français quand on peut aller directement à la source, voire aux sources, pluriel ? Si on veut utiliser des sources fiables, il faut faire des moyennes de taux calculés dans des études scientifiques peer-reviewed. Statistiquement parlant, la meilleure est celle de l’université de Hong Kong pour la pandémie de grippe H1N1 de 2009. C’est une méta-étude, une étude d’études : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3809029/ La pandémie de grippe H1N1 de 2009 est la plus étudiée des 20 dernières années (parce que c’est celle qui a touché le plus grand nombre de personnes de par le monde). Il y a des milliers d’articles scientifiques. Les chercheurs de l’université de Hong Kong en ont recensé plus de 12.000 et en ont retenu une cinquantaine (77 estimations du taux de mortalité au total). Que disent ces 77 estimations ? Pour bien comprendre, il faut les séparer en trois groupes. D’une part, les « estimated cases » (c’est-à-dire les gens qui ont eu le virus dans leur système à un moment), d’autre part, les « estimated symptomatic cases » (c’est-à-dire les gens qui ont eu des symptômes du virus à un moment) et enfin, les « laboratory-confirmed cases » (c’est-à-dire les gens dont on est sûr qu’ils ont eu le virus grâce à des tests en laboratoire). Les « estimated symptomatic cases » et les « laboratory-confirmed cases » donnent – par définition ! – des taux de mortalité très élevés. On calcule un taux sur les gens les plus malades en excluant ceux qui récupèrent sans jamais aller chez le médecin. Ce n’est pas inutile quand on gère une maison de retraite mais pour ce qui nous intéresse, c’est hors sujet. Reste donc les taux de mortalité calculés sur les « estimated cases », c’est-à-dire les gens qui ont eu le virus dans leur système à un moment. En moyenne, si on compile les 77 estimations des 50 peer-reviewed articles, cela donne ceci pour la grippe pandémique 2009 H1N1 : – Estimated Cases 0.006% – Estimated symptomatic cases 0.067% – Laboratory-confirmed cases 4.747% En moyenne pondérée de tous ces articles, les « estimated symptomatic cases » sont à 0,0135%. La conclusion est donc sans la moindre échappatoire possible : Les chiffres de 10.000 morts de la grippe par an en France sont faux. Les estimations de mortalité par la grippe à 0.1% sont faux. La grippe saisonnière fait moins de 150.000 morts par an dans le monde, moins de 7000 aux Etats-Unis et moins de 1000 en France. Le taux de mortalité constaté est de l’ordre de 0.01%.
  6. 4 points
    La "déflation" sur laquelle s'est penchée Fisher n'est pas un phénomène lié à une augmentation de la richesse à masse monétaire identique, mais à une chute des prix du fait qu'à la suite du krach de 29 de nombreux acteurs économiques ont voulu au même moment liquider leur capital, notamment immobilier. Dans les deux cas il y a une hausse du pouvoir d'achat de la monnaie, mais les situations sont fondamentalement différentes. Les revenus sont stables dans le premier cas alors qu'ils s'effondrent dans le second à cause de la crise. D'ailleurs, le mécanisme que Fischer identifie comme problématique n'est pas tant la déflation que le couple dette-déflation dans le cas de la crise de 29 : 29. When over-indebtedness stands alone, that is, does not lead to a fall of prices, in other words, when its tendency to do so is counter-acted by inflationary forces (whether by accident or design), the resulting "cycle" will be far milder and far more regular. 30. Likewise, when a deflation occurs from other than debt causes and without any great volume of debt, the resulting evils are much less. It is the combination of both—the debt disease coming first, then precipitating the dollar disease—which works the greatest havoc. Grosso modo, ses conclusions sont qu'il faut d'une part que le gouvernement intervienne pour faire de l'inflation en cas de crise de la dette, pour contrer la déflation, à court terme, et d'autre part qu'il faut interdire les réserves fractionnaires, pour éviter à long terme de nouvelles crises de la dette. Il n'y a qu'une partie de ses préconisations qui a été retenue, évidemment. On voit le résultat aujourd'hui, avec des banques centrales qui ont tellement puni l'épargne pour nourrir la dette, la consommation et l'inflation qu'on se retrouve complètement en slip douze ans après 2008 pour faire face à une crise bien plus grave. Mais on aura fait des green bonds, alors la morale est sauve. Mais on s'égare. Dans le cas de la déflation "pure", il y a bien sûr des désagréments pour certains acteurs économiques. Mais c'est le fonctionnement normal de l'économie. Voici ce qu'en dit Mises par exemple dans l'Action humaine (partie 4, chapitre 17-10) :
  7. 4 points
    Beaucoup ont répliqué, et répliquent, sur le fond. Pour ma part, je suis une sale teigne. Lucet veut jouer à la pure? OK. On va voir... L'amélioration mentale et éthique de ces journalistes m'indiffère. Je veux simplement pointer qu'ils sont des tartuffes, aux méthodes ignobles. Ni plus, ni moins. Prenons un autre exemple : https://www.generations-futures.fr/actualites/cash-investigation-et-france-info/ L'émission d'Elise Lucet sur les pesticides, en 2015/2016, a été créée main dans la main avec Générations Futures. Pour mémoire, Générations Futures est une ONG anti-pesticides -de synthèse-. Elle est dirigée par Maria Pelletier https://www.generations-futures.fr/qui-sommes-nous/notre-equipe/maria-pelletier/ Maria Pelletier est aussi présidente de la Société Moulin Marion. Rappelons qu'elle est aussi : Membre de la Commission Nationale de l’Agriculture Biologique (CNAB) Expert au Grenelle de l’environnement (Agriculture et Alimentation) Membre du Comité National de l’Agriculture Biologique (CNAB) à l’INAO Membre du comité consultatif d’ECOCERT Membre du conseil d’administration du Synabio Présidente de l’ONG Générations Futures (ex MDRGF) Membre fondateur et membre du conseil d’administration de Réseau Environnement Santé (RES) Le Synabio, c'est le lobby du bio. Autrement dit, Elise Lucet a son émission sur les pesticides co-écrite avec une ONG dirigée par une lobbyiste du bio -et des pesticides bio-. Et ça se pose en journaliste indépendante, alors qu'elle fait du publi-reportage?
  8. 4 points
    Le problème c'est que, contrairement à un procès classique, les migrants sont soupçonnés par les administrations dès le début de la procédure d'être des menteurs et de vouloir resquiller. La présomption innocence (ou de victime ici) n'existe pas. Ils n'ont aucune maîtrise des codes sociaux, culturels, .. de nos administrations. La plupart sont en état de traumatisme du même niveau que les soldats (espt), concrètement, les migrants refusent de parler des tortures qu'ils ont subis le cas échéant parce que ça leur fait revivre les situations, ce qui s'ajoute au trauma de l'exil, du pays en guerre, de la traversée de la Méditerranée, des amis noyés, .. Des tas d'histoires circulent, parfois pour le pire - ce que ne montrera évidement pas ce stupide reportage à charge : les migrants ont tous entendu de vagues histoires sous forme de téléphone arabe qui "marchent" et les répètent bêtement dans l'espoir qu'on leur foute la paix ou qu'on les autorise a passer. L'histoire du gars dont les parents ont été tués sous ses yeux et qui a du fuir est répétée 100x par jours aux professionnels désespérés qui savent que c'est un mensonge mais qui savent aussi que le mec en face n'en démordra pas parce qu'il pense que cette histoire est la clef pour avoir ses papiers. Ce qu'il ne sait pas c'est que l'administration des étrangers a embauché des professionnels qui connaissent bien les pays d'où ils viennent et qui posent des questions avec assez de détails pour les coincer. Ces gens ont 2h d'interview pour convaincre un fonctionnaire qu'ils n'ont jamais vu avant, et ne reverront jamais après, qu'ils ne mentent pas et sont en danger. Evidemment que dans ce contexte ubuesque, ils sont "briefé" par des associations, pour le meilleur et pour le pire. Oui, beaucoup de militants dans ces associations savent que les gars qui n'ont pas d'autres raisons d'être là que d'avoir fui un pays en guerre dans l'espoir d'un avenir meilleur (les migrants dit "économiques") se verront refouler par l'administration et leur font inventer une vie. Et bien sur, ces gens sont souvent la majorité. Oui c'est débile, oui c'est éventuellement condamnable moralement mais faire reposer le bordel actuel sur ces ong ou ces militants c'est de la connerie, arbre, foret, toussa. Si tu fréquentais un peu ce milieu plutôt qu'anoner ce genre de bêtise issue de la droite xénophobe, tu saurais que la tuberculose est une maladie classique chez les SDF. Les professionnels de la santé de rue appelle ça "la maladie de la pauvreté", l'une de ses causes directes est la vie en rue sans système de santé efficace. Tous les SDF sont confrontés un jour ou l'autre à ce problème, qu'ils viennent d'Afrique ou qu'ils soient des bons Français. Ce n'est pas les migrants qui "amènent" la tuberculose, c'est la situation dans lesquels on les laisse pourrir ici, i.e. dans des campements de fortune dehors toute l'année. Ce n'est pas les migrants qui sont responsables des vagues de tubercolose, mais bien la régulation étatique actuelle. Du reste, c'est pareil pour leur santé mentale en général : la plupart des migrants qui sont chez nous sont en train de développer d'immenses problèmes psychiatriques. Ce n'est que le début, tous les professionnels tirent la sonnette d'alarme. L'alcoolisme fait des ravages, beaucoup se suicident. La plupart n'ont plus de projet au bout de plusieurs mois, même plus rallier l'UK, ils ont abandonné tout espoir soit de passer soit d'avoir un droit de séjour ici. Ils errent, c'est tout.En fait, on a beaucoup de chance que ça n'aie pas encore dégénéré en quelque chose de très dangereux. Les migrants ne sont pas responsables de ces problèmes, ils ont les victimes : les responsables sont nos gouvernements
  9. 4 points
    Ah, tu veux les dix grands classiques de la sociologie à lire avant de mourir selon Poney malgré le fait que lui même ne les a pas tous lu ? Here we go : - L'imagination Sociologique, Mills - Economie et Société, Weber - La Distinction, Bourdieu (mais s'il ne fallait en lire qu'un, je conseille toujours "le bal des célibataires") - La construction sociale de la réalité, Berger & Luckman - Stigmate, Goffman (ou alternativement "la présentation de soi") - Outsider, Becker - La Théorie de la structuration, Giddens - Le suicide, Durkheim - Essai sur le Don, Mauss (pourrait/devrait aller en anthropologie, mais bon...) - La théorie de l'action, Parsons Je pense que là, on a les 10 gros classiques mais pour être complet il faudrait rajouter les "pas vraiment de la sociologie mais presque" comme les ouvrages de Norbert Elias, Marx ou Tocqueville. Et pour les 10 classiques de l'anthropologie, qui est quand même "the real deal", hein, faut pas déconner : - Interprétation of culture, Geertz - Withcraft, Evans-Pritchard - La pensée sauvage, Levi-Strauss - The argonauts, Malinowski - Les mots, la mort, les sorts, Favret-Saada - Modernity at large, Appadurai - Stone Age Economics, Sahlins - How we think they think, Bloch - La production des grands hommes, Godelier (alternativement "l'énigme du don", si t'as lu Mauss, c'est la meilleure critique) - un Balandier, mais lequel... "Sociologie des Brazzavilles noires", ou "Afrique Ambiugue", ou "la situation coloniale", ou ses livres sur le désordre Tiens, je réalise que je lis la sociologie traduite et l'anthropologie en VO, curieux.
  10. 3 points
    Je ne peux que vous encourager à lire cet article de Philippe Lacoude sur Contrepoints et à le partager autour de vous : https://www.contrepoints.org/2020/03/21/367049-covid-19-peut-on-faire-confiance-aux-donnees Notamment le passage sur l'évaluation solide de la létalité de la grippe vs covid : en gros, un rapport d'au moins 1 à 20 contrairement à ce qu'on peut lire ailleurs.
  11. 3 points
    Voici la vidéoconférence, en direct des services de réa. L'exposé dure une demi heure, le reste est consacré à la discussion : 8'55 : « on s'attend à une catastrophe sanitaire et à avoir un boulot absolument délirant. Beaucoup de morts. Ça va être très compliqué. » 9'35 : « on s'attend à au moins 4 ou 5 mois de pic épidémique. » 10'45 : « la maladie se transmet essentiellement par les goutelettes, qui peuvent contenir des virus qui sont très petits, jusqu'à 18μm, c'est donc des masques FFP2 pas la peine d'aller jusqu'au FFP3. » 11'47 : « la contamination du personnel est très embêtante, il y a beaucoup de personnels qui sont contaminés et qui vont à la maison pendant 15 jours. Par contre, la gravité est moins importante. » 12'09 : « bien entendu, les comorbidités sont très importantes et on voit de plus en plus de patients relativement obèses ou en surpoids. » 12'24 : « les signes d'appel sont un gros rhume avec de la fièvre, quelques signes digestifs : parfois des diarrhées, des vomissements, un peu de douleur abdominale. » 13'25 : « pour les cas graves, il y a une phase de montée de la maladie qui dure environ 7 jours, les malades ont un syndrome grippal et puis ils commencent à avoir des essoufflements et une dyspnée et à partir de là ils peuvent avoir une pneumonie interstitielle. » 14'40 : « [ils sont tous surinfectés] mais rarement par bactérie. » 15'05 : « la maladie dure relativement longtemps, avec au moins 14 jours d'ARDS. » 16'10 : « l'excrétion virale dure au moins 14 jours, c'est surtout les épithéliums respiratoires, mais il peut y en avoir dans les épithéliums digestifs. Il y a une excrétion virale dans les selles, plutôt en fin de maladie et plutôt chez les malades qui guérissent. » 17'00 : « pas sûr qu'il y ait une corrélation entre la gravité et la RT-PCR. » 17'40 : « concernant les signes neurologiques, il y a peut-être une exploration à faire... » 19'35 : « [pour se préparer] c'est de l'isolement de type goutelettes mais aussi air, il faut se méfier. » 20'35 : « pas de multiplication du virus dans le sang. » 21'35 : « il est très important de se protéger, non pas parce qu'on va être très malade, mais parce qu'on va refiler ça au malade d'à côté. Tout le monde a plein de clusters qui ont passé ça à leur voisin de chambre. La contamination croisée est très importante. En Italie, il y a 10 à 15 % des personnels qui sont corona + dans les 3 premières semaines de l'épidémie, il y a eu jusqu'à 40% en Chine. » 24'10 : « les pistes thérapeutiques. Il y a un le remdesivir qui a une activité in vitro, pour l'instant on n'a pas de données cliniques. Il semblerait sur les premiers cas chinois qu'il n'y ait pas d'efficacité clinique majeure, il y a une diminution certaine de la multiplication virale. La chloroquine peut permettre une diminution de la multiplication virale... on n'a pas beaucoup de données là-dessus, il y a des données expérimentales intéressantes et des données cliniques complètement fumeuses. Il y a pas mal de manifestations cardiaques qui ont conduit des malades aux urgences parce qu'ils se sont automédiqués à la chloroquine. » 25'50 : « pour les formes sévères, il faut mettre des antiviraux. On a deux grosses solutions : le remdesivir si vous arrivez à en avoir (attention aux reins), si vous utilisez lopinavir faites attention aux interactions médicamenteuses (risque de toxicité cardiaque avec la chloroquine derrière). » 27'25 : « Personnellement je pense qu'il faut quand-même mettre un traitement antiviral à ces malades, si on considère que ce serait utile de diminuer la charge virale. Mais il n'y a aucune preuve de ça et les essais randomisés vont être très utiles. » 27'40 : « évitez de faire de la ventilation non invasive. » 28'45 : « la chloroquine en traitement adjuvant peut-être mais en traitement de première intention je ne pense pas et l'OMS non plus. » 28'52 : « on a clairement besoin de recherche. Il y a des groupes qui se montent un peu partout. »
  12. 3 points
    C'est de l'entre soi. Non je vais aller plus loin en fait, ma belle mère et ma belle soeur, mon beau-frère (le mari de la dernière) sont des journalistes parisiens (et pas à la rubrique caniveau, je parle des plus grosses rédactions - papier et tv- nationales) Si c'était juste des gens avec une sensibilité de gauche, avec une carte PS et qui votaient EELV (parce que le PS n'a aucune chance et que Melenchon est "dangereux"), bon ben ça irait. Franchement ça irait, ça serait ni plus ni moins que des gens de gauche avec un biais d'information à prendre en compte. On s'en sortirait. Le problème c'est que c'est une caste, vraiment. Au delà en fait des clivages idéologiques ou politiques ... jusqu'au point de rupture. C'est en fait comme n'importe quel milieu pro, après 10 ou 40 ans de carrière, bon, la plupart de tes amis sont des collègues. Les architectes fréquentent des architectes, les banquiers des banquiers, les universitaires des universitaires. Et donc, les journalistes, des journalistes. Et puis ils ont fait la même école et eu les même profs, se retwittent, partagent les mêmes infos, les mêmes vacances, les même opinions sur les grands thèmes (le nombre de fois ou ma belle mère dit "sur ce sujet gauche et droite, tout le monde est d'accord", et oui, quand ça demande à l'état d'intervenir, bref...(ce qui n'empêche pas après à la télé de surjouer la politique de gauche, je suppose qu'on se refait pas) Mais la grande différence entre les journalistes et les autres gens c'est qu'ils ont développé une véritable conscience, non pas de classe, mais de caste. D'être un groupe. D'avoir une carte de presse. De connaitre les ministres. D'aller sur les plateaux télé. D'etre reconnus dans le métro. D'avoir des remarques (plutôt positives, je suppose que, par politesse, la plupart des gens évitent quand même de leur sauter à la gueule pour les agresser) dès qu'ils donnent leur nom. D'avoir des "oooh" et des "aaah" quand tu dis "je suis chef du départemetn machin dans El Grand Quotidien National Que Tout Le Monde Lis". J'ai pas mal anecdotes perso avec ma compagne quand les gens apprennent qui est sa môman. En gros, ces journalistes plus ou moins prestigieux fréquentent du beau monde, sont au courant de beaucoup de choses (beaucoup beaucoup beaucoup plus qu'ils ne l'écrivent, les repas sont toujours interessants), se considèrent très puissants, se sentent investis d'une mission, estiment tous faire de l'excellent travail d'enquête, ont - quelque soit leurs opinions ou leurs rédactions- une très haute sensation de former un corps (le mot "corporation" prend vraiment tout son sens chez eux) et en plus, sont des diffuseurs et fabriquants d'opinions. C'est ce qui explique tout autant le violence des journalistes envers Ducros ou d'autres qui brisent une sorte d'accord tacite dans le groupe, et la protection/le crédit accordé à des gens comme Lucet au delà de la raison chez les autres. Et c'est à ce moment que le clivage politique vient accentuer la violence. Un journaliste de droite se trompe, ça reste un journaliste. Un journaliste de droite te démoli dans un papier, ça devient un journaliste de droite. Un journaliste prétend (peu importe qu'il ait tort ou pas) démonter tout un travail prétendument d'investigation d'un héros de la caste, c'est plus un journaliste, c'est un agent des lobbys, et en plus, c'est une salope de droite qui travail pour un journal de droite (qui du coup, est sommé de s'excuser par presse interposée, pour vérifier qu'on reste entre gens biens). edit : en fait c'est probablement le cas de nombreux autres corps de métier (les banquiers, les haut fonctionnaires, les policiers, ...) mais ces corporations ne sont pas des faiseurs d'opinions, de roi et de reine, ne prétendent pas informer ou séparer le vrai du faux. LE problème n'est donc pas tellement dans le mode de fonctionnement du journalisme qui est un mode de fonctionnement normal (je rajoute en fait les universitaires d'ailleurs) mais la particularité de leur métier rend ce fonctionnement plus problématique quand le cas de figure dont on parle ici apparaît.
  13. 3 points
    Parce que tu crois que se tromper de genre pour un auteur va changer quoi que ce soit à la note finale ? J'ai corrigé les copies du brevet de Mayotte hier. C'était hallucinant. Le niveau des élèves est très bas (le français n'est pas leur langue maternelle) et pour l'épreuve d'histoire géographie environ 70% ont sauté l'exercice de rédaction (en série générale : "présente les dynamiques territoriales des aires urbaines en France" et en professionnelle "quels sont les atouts et les contraintes des espaces de faible densité" (les études de docs sont basées sur des trucs du genre "recopie la phrase du texte qui dit que ...") J'ai rarement été aussi choqué. Le niveau des gamins, catastrophique, ressemble à ce qu'on attends vu l'enseignement qu'on leur fait, pas adapté du tout. Pour vous raconter un peu comment se passe la correction : on a un document de 9 pages de l'éducation nationale proposant un barème (chaque prof est "libre") et disant ce qu'il faut valoriser, de quelle manière etc. Il n'y avait aucun barème sur les sujets des élèves, histoire de pouvoir le modifier après avoir lu quelques copies. Pendant la lecture commune du document, il y a déjà une valorisation "proposée" par le vice rectorat (au travers du chef de salle de correction) : à une question, il fallait choisir entre plusieurs propositions et justifier. Comme la réponse de la correction de l'éducation nationale était juste sur le choix, on nous demande à l'oral de mettre des points bonus aux élèves qui ont justifié. (question à 2 points, il faut donc rajouter deux points (4 en tout) si l'élève a justifié, alors que c'était demandé dans la formulation à la base. Ensuite, les correcteurs doivent faire les moyennes de chaque exercice séparément toutes les 10 copies et les afficher sur le tableau de la salle, le chef fait des moyennes pour la salle, et l'inspecteur passe régulièrement vérifier les moyennes pour mettre la pression aux salles qui ont des résultats plus faibles que les autres salles. Les inspecteurs avaient affiché au tableau que la moyenne de l'année passée était de 23,5/50, et qu'il n'y a pas intérêt qu'elle soit en dessous cette année. Au bout de quelques heures de correction, la moyenne de ma salle était vers 16/50. On nous affiche un nouvel "objectif" a atteindre : 20/50. Avec l'inspecteur qui passe régulièrement reprocher leurs résultats aux correcteurs qui font baisser la moyenne à chaque paquet de 10 copies. Avec toujours la menace qui plane : si tes notes ne sont pas assez bonnes, on te fera revenir passer la journée demain pour éplucher tes copies et voir ou tu pourrais ajouter des points. L'inspecteur faisait des motivational speech dignes des pires VRP, ensuite il accusait les profs en pleine salle "s'ils sont mauvais, c'est de votre faute, ce sont vos élèves". Après 8h sans pause, quand tu as finis ton tas de copie, il est vérifié par le chef de salle "juste pour pas que tu te fasse engueuler par l'inspecteur" (on est beaucoup de contractuels, le non renouvellement de contrat est toujours possible) avec les directives de l'inspecteur, toujours orales : il faut valoriser les bons élèves, en maths ils donnent 2pts en plus à tout le monde, moi je trouve ça injuste, vous ne devez valoriser que les élèves qui le méritent". Ensuite il faut apporter son tas de copie à l'inspecteur pour qu'il revoit rapidement toutes les notes avant de décider si elles lui conviennent, auquel cas tu peux aller les rentrer sur le logiciel national, ou si elles ne lui conviennent pas, rejoindre les dizaines d'autres profs en train de rajouter des points au fond de la salle pour que leur moyennes soient validées. Il est bien sur interdit d'écrire les notes finales avant la validation par l'inspecteur au stylo, ils ont même acheté des stocks de crayons à papier a distribuer aux correcteurs ! J'ai pas mal fait l'ingénu pendant cette journée "heu, pourquoi il faut surnoter ?" "Est-ce qu'on pourrait avoir ces consignes supplémentaires par écrit ?" mais je pense que ça se voyait que je cherchait la merde, et quand, malgré les suppliques du chef de salle, je suis allé faire valider mon paquet de copies par l'inspecteur, avec ma moyenne de 16/50, il l'a validé sans rien dire "c'est trop bas ! _j'ai fait le maximum _oui c'est ce que vous dites tous" et circulez monsieur. J'étais un peu déçu, j'avais plein de trucs à dire, peut être que ça s'est trop senti. C'est compliqué de saquer des enfants, surtout vu les difficultés, difficilement imaginables en métropole, auxquelles les enfants sont confrontés ici (la plupart vivent dans des cabanes en tôle sans électricité, et ont bien d'autre choses à l'esprit que se procurer une table pour pouvoir réviser ou faire leurs devoirs) mais ce qui m'a le plus choqué, c'est qu'a aucun moment surnoter les élèves ne va les aider : _ Le diplôme du brevet n'a absolument aucune valeur en lui même _ Si les notes sont trop basses, les diplômes sont accordés à 9/20 au lieu de 10/20 La seule raison que j'arrive à imaginer pour toute cette mascarade, c'est que de jolis taux de réussite, de belles moyennes bien gonflées vont par contre aider les carrières de ces inspecteurs et des employés des rectorats à montrer à leurs supérieurs comment ils ont bien fait leur travail. Ce ne serait pas si grave si ce cassage de thermomètre permettait en même temps à tout ce joli monde de prendre les véritables mesures (à Mayotte, mais vu ce que les profs de métropole racontent, ailleurs aussi) pour aider les élèves, par exemple faire en sorte qu'après 9 ans d'écoles, 30 heures par semaine assis sur une chaise a écouter des BAC+5, ils sachent lire écrire et compter. PS : En tant que contractuel, et bon lâche, je n'ai bien sur fait ce genre de remarques qu'a des gens qui n'avaient aucun pouvoir de décision sur ma carrière. Chapeau bas aux héros qui n'hésitent pas à la mettre a leur correcteurs de philo sur une copie anonyme La seule chose que j'étais prêt à sacrifier pour ma droiture morale, c'était ma grasse mat' du lendemain, et quelques rapports à faire. Je n'en veux pas aux correcteurs qui ont des familles ou qui habitent loin des centres de correction. Mais on ne peux pas s’empêcher de penser quand on voit les collègues dire "ils veulent des points en plus ? Pas de problème, ils les auront" que si tout le monde se couche, ça continuera comme ça.
  14. 3 points
    Tout cet article est a peu près absolument faux, si ça c'est un économiste spécialiste des banques centrales et des politiques monétaires, j'envoie mon CV à la BCE pour devenir directeur cette après-midi. La parité fixe avec le FF puis l'€ émanait aussi d'une demande des élites africaines afin de bénéficier d'une stabilité de leur monnaie. Ensuite, je suis désolé pour les fantasmes de ce petit monsieur de l'élite FraOnçaise mais, sauf si j'ai loupé un épisode, ce n'est pas vraiment la France qui mène la danse économique en Europe et donc, depuis que le CFA est en parité fixe avec l'€, soit bientôt 20 ans, je ne vois pas en quoi c'est un avantage pour la France en particulier ni en quoi c'est une dépendance de la même France. Ce qui est vrai c'est que la dévaluation de 50% de 1994 est le fait de Balladur, c'est évidement de sa faute si les AFricains ont perdu 50% de leur pouvoir d'achat (et de biens pour ceux qui en avait) en une décision parisienne, mais dire ça et dire que la France "impose une valorisation artificiellement haute", c'est un peu...contradictoire et ça ne suffit de toute façon pas à dire que "la France" en 2019 "controle" le CFA Je rappelle qu'il faut ~656 FCFA pour faire 1 €, avec ou sans parité avec l'€, au vu des économies locales, l'€ serait beaucoup (beaucoup) plus fort que le CFA ou son substitut, il suffit de regarder les monnaies des pays voisins : il faut 2600 dollar ghanéen pour faire 1€ ; il faut 56 Dalasi Guinéen pour faire 1€ (qui cache un pays extrêmement pauvre, le plus pauvre d'Afrique de l'ouest) ; il faut presque 10 000 francs Guinéen (l'autre Guinée) pour faire 1€ . Donc je ne comprends pas l'argument de "monnaie artificiellement haute", à moins de vouloir que le CFA valent encore 3x (comme le Ghana) ou plus de 10x (comme la Guinée) moins, et je ne vois pas en quoi une monnaie absolument pourrie serait mieux pour les pays de la zone CFA. Ni en quoi ça favorise les exportations "françaises" (qui représente du pipi de chat à côté des exportations chinoises, à vrai dire, je ne sais même pas quels produits français - en dehors du lait en poudre, merci la PAC - on exporte de manière structurelle dans ces pays). A la limite, oui, ok ... Nimp, délire de piponomiste FraOçais qui se prend pour le phare du monde , même pour le critiquer : encore une fois, ce n'est pas "la France" qui contrôle la monnaie de ces pays, du moins, plus depuis 20 ans. Le CFA a simplement une convertibilité fixe avec l'€, triple buse. Ensuite, je trouve très rigolo le saut lacantique entre ce paragraphe et le précédent, dans le premier on explique que la monnaie "artificiellement haute" CFA (656x moins forte, paye ta monnaie haute) favorise particulièrement les exportations Françaises en zone CFA et pouf, magie, juste après que ça favorise les exportations africaines. En plus, ça fait passer les AFricains pour des débiles :"quasi gratuitement", oui parce que les mecs sont trop cons pour se payer un salaire. Pour le coup, ça a plutôt l'air de bien aller pour les quelques pays concernés ici : Un étudiant de SES au bac comprend qu'une monnaie plus faible est un avantage pour les exportations africaines... Y a vraiment assez de "bons" arguments contre le "coopération" pour éviter de tomber dans ce genre de truc para-complotistes, d'autant plus que des pays qui sont sortis du CFA, il y en a : la Guinée, Madagascar, la Mauritanie. Mieux, la Guinée-Bissau, pays lusophone et ex colonie portuguaise, à demandé fin des 90's a entrer dans la zone CFA pour stabiliser son économie et lui donner crédibilité (il fallait genre 100 pesos pour faire 1 FCA, faite le compte) sur le marché international. Mais quel rapport putain ? Quand Carrefour ou Le Slip Français rappatrie ses profits depuis la Belgique vers la France, c'est pareil ? Quand Shell rappatrie ses profits depuis le Nigéria, c'est pareil ? N'imp. ET quoi, si demain le Sénégal décide de développer le dollar sénégalais, Total et Areva vont arrêter d'y faire des profits ? A l'Euro depuis près de 20 ans, descend de ton piédestal. Ils sont tellement dépendant de la France que si ton article est publié, c'est parce qu'on est en train de parler de leur décision, parfaitement souveraine, d'échanger une monnaie commune estampillée CFA par une monnaie commune estampillée ECO et sans que la France n'ait rien eu à dire. Vache de dépendance, ah les salauds. LOL Taux directeur de la BCE juin 2019 : -0.4% Taux directeur de la BCEAO juin 2019 : 2.5% Identique donc, mais sinon, a titre de comparaison : 5,0% au Botswana, 6,75% en Afrique du Sud, 14,0% au Nigeria et 16,0% au Ghana. wait a minute, probablement le meme genre de rigolo qui ira gueuler sur l'endettement des pays du sud et leur taux d'intéret "de rapace", dans un second article, je suppose ah ben non c'est sur, les PVD peuvent faire la fête du slip en matière fiscale et budgétaire, ça leur a si bien réussi jusqu'à présent. "repecter l'indexation de l'€", faut dire qu'il est tellement volatile...oh wait Donc du coup, je suis perdu, pour ça, un taux d'intéret bas, c'est plutôt pas mal ou non ? Encore une fois, la France n'est aux manettes que dans les fantasmes de l'élite fraOnçaise (sur cette question). Par contre, pas un mot sur l’ingérence politique ou militaire, y a un truc à base de lune et de doigt qu'un idiot regarde de travers qui me vient en tête mais je vais m'abstenir. Youpie matin, grâce à ce genre d''intellectuel", les états africains vont se jeter dans une politique économique a peu près équivalente sur ses défauts (monnaie commune à pays diversifiés), avec en plus le risque de faire tourner la planche à billet à toute vitesse (comme l'ont bien compris d'autres intellos africains), sans garder le seul avantage (un monnaie stable - l'inflation dans ces pays est globalement contrôlée). Bref, personnellement je ne suis pas en "faveur" du CFA pour principalement deux raisons. La première est historique et je suis globalement d'accord avec l'idée que les pays concernés doivent rompre, même symboliquement, avec l'hégémonie (passée) de la France sur leur économie. La seconde est ni plus ni moins que les arguments classiques que les libéraux ont à opposé à ce genre de politique. Tout le reste est bon pour la poubelle, on oublie sciemment que la BCEAO est souveraine, ainsi que les autres banques centrales. Nier cela, c'est encore une fois faire des Africains les idiots utiles passifs de l'histoire et n'en déplaise aux contempteurs du CFA, ça aussi, c'est un point de vue colonial. Et si mal nommer les choses c'est ajouter du malheur au monde, analyser n'importe comment les politiques (économiques ou non) en Afrique c'est ajouter du malheur aux gens qui y vivent et pour qui j'ai une sympathie toute post-coloniale particulière et parfaitement assumée. Autrement dit, j'emmerde ces connards qui racontent de la merde et sont, à mes yeux, directement responsables de ces mythes qui circulent aujourd'hui grâce à Internet jusqu'au plus petit paysan beninois qui le prend pour vrai et pousse ses dirigeants à agir dans ce sens. Le discours raisonné et raisonnable est automatiquement suspect de collusion avec la France et donc le colonialisme. C'est la course en avant. Dans un monde idéal ou les militants du "no justice no peace" ne serait pas des SJW attardés, c'est sur ce type de pseudo intellos diffuseurs de fake news que la justice devrait s'battre à coup de main dans la gueule pour appauvrissement généralisé de tout un continent.
  15. 3 points
    Et bien tu peux aller voir ce qu'en dit (bien mieux que moi) Robert Putnam. Ou bien prendre ce petit exemple., que je trouve assez parlant et qui a l'avantage d'être tout à fait neutre. En des termes dont tu dois avoir davantage l'habitude, pense société de confiance / société de défiance. Après, on peut aussi repartir de la définition de ce qu'est le capital social : l'ensemble du tissu des relations nouées entre des gens qui habitent ou travaillent à un endroit donné et qui augmentent la confiance implicite entre les acteurs, diminuent les coûts des interactions, permettent à des règles implicites et adaptées à la situation locale d'exister (depuis la culture et les coutumes locales entendues au sens large jusqu'aux normes de réciprocité, en passant par les incitations aux comportements pro-sociaux), aboutissant généralement à un certain sentiment d'appartenance au groupe en question ("les siens", si tu veux). Ce tissu de relations de confiance est le résultat de la fréquentation régulière et de l'interaction répétée des acteurs concernés (et, pour le dire comme Robert Axelrod, la meilleure manière de sortir du dilemme du prisonnier). Il me semble évident qu'intégrer un nouvel individu à ce tissu de relations prend du temps, beaucoup de temps ; et que la présence de ce nouvel individu peut vite le faire passer pour un chien dans un jeu de quilles si il n'y met pas du sien. Cette intégration peut se faire plus facilement quand le nombre de nouvelles personnes à intégrer est faible (pire, la difficulté marginale pour le faire est sans doute positive), et l'intégration est d'autant plus difficile que les personnes à intégrer avaient auparavant une culture éloignée, et se sentaient des appartenances rivales. Si tu veux une introduction aux liens entre immigration et détérioration du capital social, tu peux aller jeter un coup d'oeil à ce texte de Putnam qui résume pas mal le sujet (même si Putnam n'est pas neutre ; il s'est même empêché plusieurs années de publier ses résultats parce que lui était pro-immigration et que ses propre résultats le contredisaient, ce qui est contraire à l'éthique normale d'un scientifique). Bah, en fait si, le capital social est une chose très désirable dans une société, même si on ne s'en rend pas compte quand on n'y fait pas attention. Au point ou même un Eric S Raymond (cyberlibertarien hardcore, anarcap pur jus, pas du tout le genre hoppéen) a fini par le comprendre. La conclusion est la suivante, et j'y soussigne complètement : "[R]egardless of how you feel about government, high trust is a valuable kind of property for a society to have, and an ethically correct thing for it to defend.". J'y ajouterai qu'un haut niveau de capital social est non seulement une bonne chose en tant que tel, mais aussi est absolument nécessaire à la pérennité d'un ordre social libéral, et que c'est une raison supplémentaire d'en prendre soin et d'y faire très attention, à la fois en tant que membre de la société et en tant que libéraux. ... et libérales / régies par le droit ? Je voudrais bien voir ça.
  16. 2 points
    Ressources en relation avec SARS-CoV-2 & COVID-19 (je mettrai à jour ces messages au fil du temps). L'objet de ce fil est simplement d'agréger des liens divers (sites, vidéos, émissions de radio, etc) pour éviter de les rechercher dans d'autres fils surchargés.
  17. 2 points
    Pour fêter les 25 ans de ma perte de virginité, c'est à dire le moment ou j'ai touché une corde de mi grave pour la première fois, je vous propose ce petit topic récurrent sur un objet qui m’accompagne depuis le jour ou j'ai demandé un scooter à une mère bien trop française pour accepter l'incertitude: THE BASS ! https://imgur.com/SlcYwWk (Mon jouet actuel, Warwick LTD NT 2010, electronique active, manche traversant érable, corps en fêne rouge, revêtement du corps en ziricote, la perfection faite bois.) La (guitare) basse. Un instrument dont l'intérêt des gens est à l'opposé de son bienfait sur le monde. Un monde sans guitare basse, c'est un sandwich club mayo sans mayo. Avec c'est gras, ca semble absolument dispensable d'un point de vue calorique, mais si on l'enlève, on ne sait pas pourquoi une tranche de jambon et une feuille de salade dans du pain, c'est insipide et sec, et le sandwich finit à la poubelle. Comme vous le savez déjà, le gras, c'est la vie. La basse se représente ainsi: c'est un instrument de RYTHME, qui fait en premier lieu un liant rythmique avec la grosse caisse de la batterie, et en second temps liant musical au niveau de l'harmonie avec les instruments mélodiques principaux comme le piano, les cuivres ou les cordes. Choisir un rythme de basse, c'est choisir si on bat du rythme avec les têtes ou avec les fesses. Pas de 1,2,3 ... 5,6,7 ... de prof de danse salsa sans ligne de basse. Sans basse, pas de Red Hot Chili Peppers, pas de Prince, pas de Michael Jackson, pas de skrillex (bon ok, c'est pas grave). La basse est un instrument à 4 cordes (sauf quand on est geek, là on en met 5 voire seulement 3 pour les gros nerds), qui s'étale sur un peu plus de 3 octaves, dont la première se situe une octave en dessous du la guitare, soit entre 50 et 250 Hz. La particularité de l'oreille fait qu'il faut beaucoup plus de puissance pour sentir des dB dans les graves que dans les aigus. Aussi les amplis tournent sur des bases de puissance de 300 à 600 Watts, là ou les amplis guitares ont besoin de 80-150 Watts. Pour pousser tout çà il faut des gros boomers (sauf depuis qu'on a découvert le néodyme, dommage pour les gabonais), et donc des gros aimants, aussi le matériel est plutôt lourd. Les bassistes ne s'embarassent pas de réglages compliqués, ils cherchent pour la majorité la pureté du grave. Il y a donc très peu de pédales d'effets, et un bassiste préfère mettre 1000€ dans une basse pour qu'il n'ai trien à toucher en réglage. Ceci est donc la raison pour laquelle le bassiste est toujours le premier branché, au bar à boire une bière: il n'a rien à faire Je vous propose dans ce topic de me tenir à quelques anecdotes et une ou deux chansons par jour, une sorte de top 100 , absolument impartiel 😛 (t'as vu mon oeil?!), du style en veut tu en voilà, pour découvrir le moteur qui se cache derrière tout groove qui se respecte: La basse, c'est l'instrument par excellence qui transforme une partition en musique, un mouvement de danse en attirance calliente. Oui. Rien que ça. Bon appétit. Et pour ce soir , ça sera deux musiciens monstres aux commandes: Good times de Chic, la puissance faite Funk, avec Bernard Edwards, mort à 43 ans seulement, qui entre autre fondateur de Chic a posé ses mimines sur l'album let's Dance de Bowie, entre autres. Il a aussi écrit Upside Down pour Diana Ross, un peu de respect. Le regretté Chris Squire du Groupe Yes, la raison de pourquoi tous les bassistes ayatollah qui interdisent le médiator ( dont moi... ) ont tort ! Ca se joue comme ça: (https://youtu.be/kt1RUa_E534?t=40)
  18. 2 points
    Coronavirus. Un généticien propose de fabriquer des tests, l’administration refuse
  19. 2 points
    Pour ceux qui n'y auraient pas pensé, il est avisé de se supplémenter en Vitamine D : Vitamin D supplementation to prevent acute respiratory tract infections: systematic review and meta-analysis of individual participant data
  20. 2 points
    La déflation fait peur pour de mauvaises raisons, parce qu'on l'associe à une récession. Mais déflation ne signifie pas récession, pas plus qu'inflation ne signifie croissance. Les phénomènes déflationnistes sont au contraire le résultat normal de l'innovation, des gains de productivité, du développement de la liberté du commerce, si l'Etat ne crée pas de la monnaie ex nihilo. On entend souvent des "économistes" qui défendent la planche à billet en signalant que les politiques monétaires non conventionnelles récentes n'ont pas créé d'inflation massive. Ils font mine d'oublier que dans un contexte d'intensification du commerce international, d'innovations technologiques et de diffusion massive des informations prix sur les réseaux de communication mondiaux, on aurait logiquement eu de la déflation sans intervention des autorités, et non pas une inflation entre 1 et 2 % par an. On a quelques traces de cette déflation sous-jacente dans des secteurs peu réglementés par l'état comme les biens de consommation courant du type textile, électronique. A l'inverse, l'inflation se manifeste surtout dans les secteurs réglementés ou cartellisés (logement, santé, énergie...). Rappelons au passage que le coût d'acquisition des logements n'est pas pris en compte dans l'IPC par l'INSEE, car il est considéré comme de l'investissement. C'est la source d'un grand malentendu sur la mondialisation : la progression des salaires est limitée par la nécessité de garder un coût du travail compétitif dans un contexte de concurrence internationale, mais en principe les salariés auraient dû plus que compenser cette stagnation monétaire de leur revenu grâce à la hausse du pouvoir d'achat de la monnaie. Mais avec les interventions pro-inflation des autorités, leur pouvoir d'achat s'érode. Et les entrepreneurs politiques et associatifs accusent bien sûr le capitalisme.
  21. 2 points
    D'un côté, le réseau tel qu'on nous le vend n'est bien entendu pas dimensionné pour garantir ce qu'on nous vend : si j'ai un abonnement 1GB/s, bien entendu que si tous mes voisins tirent comme des porcs sur la ligne, personne n'aura ce débit du tout. C'est estimé entre 1/10 et un 1/100. C'est largement suffisant pour l'utilisation domestique des connexions. Différence entre abonnement grand public et débit dédié (qui en gros et pour simplifier nécessite la pose d'une fibre et de tout le tintouin juste pour toi, avec un cout x100 ou x1000 pour le même débit de façade) Voila les lapalissades posées. Maintenant, le réseau grand public est grosso modo calibré pour l'utilisation en pointe le soir entre 19h et 22h + marge de manoeuvre. Heure ou tout le monde est chez soi et regarde déjà Netflix & Co. Donc, à la limite, que les gens s'emmerdent et regardent en journée netflix & co — et, analyse présomptueuse de ma part, du coup peut-être même un peu moins le soir — ne pose pas de problème en théorie. On voit cependant certaines antennes 4G surchargées, mais la quarantaine ne fait qu'amplifier un phénomène que l'on pouvait observer avant. De plus, les services de streaming n'utilisent pas une approche naïve : une lecture de vidéo n'est pas du tout égale à une connexion ouverte vers les serveurs de Netflix. Tout le monde utilise des CDN (Content Delivery Network) qui posent des serveurs intérmédiaires partout ou ils peuvent pour alléger le traffic, qui font office de cache dans une région physique. En gros, 10000 personnes qui regardent Godzilla ne faites pas la même erreur que moi, ne regardez surtout pas ça en même temps à Paris ne pompe rien de plus en coeur de réseau qu'une seule. Serveur Netflix <-> Le serveur du CDN à Paris <-> Moi dans mon appart à regarder ma bouse <-> Le serveur du CDN à Paris <-> Mon voisin dans son appart à regarder sa bouse <-> Le serveur du CDN à Rennes <-> ... Voila quelques chiffres pour appuyer mes propos : https://www.franceix.net/fr/technical/traffic-statistics/ Orange, qui a ses propres services de streaming. Quel hasard, messieurs. Beurre, Argent du beurre, toussa. Qui, ici, fait confiance à un ancien service public? Ca serait comme croire les chiffres de la Chine. Un peu comme Netflix qui baisse son débit... Sous la pression de Thierry Breton... Ancien PDG d'Orange. Quel hasaaaard. https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-covid-19-youtube-et-netflix-reduisent-debit-et-qualite-de-leurs-flux-video-78508.html Je ne dis pas qu'il y a un fond de vérité la dedans. Je dis que c'est comme l'histoire des tests du virus : c'est avant tout politique.
  22. 2 points
    J'ai une autre théorie, qui n'est d'ailleurs sans doute pas exclusive des autres. Pour avoir maintenant une année d'expérience dans une administration ministérielle, j'ai pas de mot pour dire à quel point le phénomène administratif est incapable de penser au long terme. Bien entendu, on peut gérer des projets (d'aménagement urbain dans mon cas) qui prennent des années, ce n'est pas de ça que je parle. Mais en terme d'être prévoyant, non. Si on doit faire un projet sur 10 ans, on va simplement allouer un budget au moment T et le diviser le temps imparti, et il est meme tout à fait probable qu'entre temps il soit utilisé à autre chose auquel, bien entendu, on avait pas pensé, et donc au moment T+x quand se pose le problème, on le résout simplement ne repompant un autre budget ailleurs qu'on juge non prioritaire ou qui n'est pas alloué. Or prévoir à long terme suppose de garder des budgets sous le coude et dans la comptabilité des administrations c'est interdit, les exercices doivent etre à zéro. Et quand on se projette dans le futur, c'est sur un mode science fiction. Par exemple chez nous il existe un truc "vision 2040", on est à la limite des voitures volantes (enfin, sauf que écologie oblige, on parle de ville durable autonome, où tout fonctionne à l'éolienne et où les légumes poussent sur les parterre des avenues rendues piétonnes et où la pauvreté a été éradiquée pour de bon). Quand j'en ai entendu parlé, je me suis dit "ah cool, enfin une administration qui se donne des projets et qui regarde devant elle" et puis quand j'ai lu le bordel, je n'avais plus assez d'énergie en moi pour faire tous les rolleyes qui étaient nécessaires. Tout ça pour dire que prévoir à horizon de plusieurs années est impossible pour une administration, ou alors, tout ce qu'elle pourra faire c'est constituer un stock de matériel et le laisser pourrir en attendant de l'utiliser, un peu comme l'armée belge qui envoie l'an dernier ses militaires en exercices dans le grand nord avec des cagoules en laine totalement mitées qui restaient d'un stock de ... la guerre de Corée ("mais si, on a prévu des stocks"). Bref l'administration n'est pas faite pour prévoir, gérer et organiser une potentielle crise sanitaire avec 10 ans d'avance, ça ne peut que déconner.
  23. 2 points
    Voici une liste de comptes Twitter actifs qui apportent des informations pertinentes sur le coronavirus. La plupart sont en anglais. N'hésitez pas à partager vos sources si vous en avez : World Health Organization - We are the #UnitedNations’ health agency. We are committed to achieving better health for everyone, everywhere. Flu Trackers - We are a 503(c)(3)non profit charity of volunteers from many countries who document disease & human rights. Following does not imply endorsement. Dr Tara C. Smith - Professor, infectious disease epidemiologist, writer, K & teen wrangler. Antibiotic resistance, zoonotic disease, scicomm, zombies. Ian M. Mackay Phd - virologist. scientist. husband. dad. reader. writer. fixer. bad typist. in no order. facts referenced. opinions mine alone. not medical advice or endorsement. James Hay - Postdoc at HSPH using maths and stats to look at immunity to infectious diseases. I like playing outside. Meghan May - Mom, spouse, med school professor of Micro and ID, amateur chef, taco enthusiast. Marc Lipsitch - Infectious disease epidemiologist and microbiologist, aspirational barista. mlipsitc@hsph.harvard.edu Director @CCDD_HSPH Dr Maia Majumber - Faculty at @harvardmed & @Bos_CHIP. SM/PhD from @MIT. Bylines at @NPR, @WIRED, & @FiveThirtyEight. Trevor Bedford - Scientist @fredhutch, studying viruses, evolution and immunity. thelonevirologist - Virologist. Likes history, hiking & a good movie. Favourite viruses? Coronavirus, Emerging & Oncogenic Viruses. Job seeker. Favourite country? UK. Dad. Bibliophile. Dr Syra Madad - Senior Director, System Special Pathogens Program @NYCHealthSystem Core Faculty @TheNETEC Featured in #Pandemic on @Netflix Adam Kucharski - Mathematician/epidemiologist at @LSHTM. @WellcomeTrust fellow and @TEDFellow. New book The Rules of Contagion: http://kucharski.io/books/ Dr Saskia Popescu - Biodefense PhD, infectious disease epi, purveyor of infection prevention, #ELBI fellow, & dedicated to improving healthcare biopreparedness Amesh Adalja - Infectious disease MD working on pandemic policy, emerging infections, preventing bioterror + 1 of @STATnews top "Physicians to Follow on Twitter". Helen Branswell - Sr writer, infectious diseases @statnews Philippe Le Mercier - Viralzone Neil Ferguson - Infectious disease modeller/epidemiologist. Director of J-IDEA and the MRC Centre for Global Infectious Disease Analysis Infectious Diseases - Writing about Infectious Diseases here, there, and everywhere. Posts on infectious disease in English. Retweets in Spanish, French, Portuguese, maybe more. BNO Newsroom - Live updates from the team behind BNO News. Currently covering coronavirus. For our regular news coverage, follow our main account:@BNONews STAT - Reporting from the frontiers of health and medicine. Make sure to sign up for our free newsletters here: https://buff.ly/2DJgw2p Novel Coronavirus - COVID19 - Wuhan origin Coronavirus news from journals, media, experts and researchers. Updated frequently. Curated by Dave Roberts COVID19 - "Everything we do before a pandemic will seem alarmist. Everything we do after will seem inadequate" -M. Leavitt, DHHS News and updates #COVID19 #coronavirus ----- Un des rares comptes francophones (il ne parle pas que du coronavirus) : Restitutor Orientis - Moyen-Orient, anglais, arabe, français & turc, histoire, géopolitique, IA, robotique, technologie, défense, actualité, guerre.
  24. 2 points
    Traitements et issues : - les patients ont développé une pneumonie (91% des cas) en moyenne 3 jours après l'apparition des symptômes. - la durée d'hospitalisation moyenne était de 12 jours - 58% ont été mis sous antibios, 6% sous un respirateur artificiel - seulement 15 décès (<1.5%)
  25. 2 points
    Une étude détaillant le tableau clinique de COVID-19 vient de sortir dans le New England Journal of Medicine : TLDR : l'étude porte sur 1099 patients chinois suivis jusqu'au 29/01/20. Les résultats sont détaillés dans ce tableau (note : primary composite end point correspond à l'admission en soins intensifs, l'utilisation d'un respirateur ou le décès) : En résumé : - les plus de 50 ans sont les plus touchés (scoop) - l'âge médian est 47 ans. Les enfants ne sont pratiquement pas malades, les femmes un peu moins que les hommes. - le tabac accroît le risque de complications - la période d'incubation moyenne est de 4 jours - 44% avaient de la fièvre mais la plupart ne dépassaient pas 37,5° lors de leur admission - les principaux symptômes sont : toux (68%), sécrétions (34%), épuisement (38%), souffle court (19%). Quelquefois des frissons et/ou des céphalées. - la majorité des cas graves avait des antécédents, en particulier le diabète (et dans une moindre mesure l'hypertension).
  26. 2 points
    Ça faisait longtemps que je n’avais rien écrit ici, désolé... Je me renseigne en ce moment sur le protocole Nemechek et ses bases scientifiques. Vu ce que j’ai appris et ce que j’observe aujourd’hui, et vu l’état des connaissances actuelles sur les liens entre santé du cerveau et alimentation via le biome intestinal, ça me paraît tenir la route. Je vais essayer de faire court: Nemechek pose l’hypothèse que l’autisme et les retards de développement infantile sont en réalité des formes de neuropathies toxiques environnementales, déclenchés et entretenus par plusieurs couches de dérèglements métaboliques et déséquilibres de bactéries intestinales. Cela commencerait avec la colonisation de l’ileum et duodenum par les bactéries clostridiales et bacteroïdes du gros intestin, à la faveur d’un pH insuffisant (causes multiples possibles, mais principalement excès d’omega-6 et glucides raffinés), suivi de l’installation d’une inflammation chronique à cause de ce déséquilibre produisant des lipopolyssaccharides et entretenant un état de perméabilité anormale de l’intestin antérieur. De là, la sécrétion d’interleukines et TGF-alpha passe la barrière cérébrale et fait basculer les cellules microgliales en mode « inflammation » au lieu de leur mode normal de réparation (phénotypes M1 / M2). En parallèle on observe souvent des reflux gastriques, douleurs abdominales passagères, difficultés de transit, etc. C’est ce qui cause le retard de développement car les dommages neuronaux naturels ou occasionnels ne sont plus compensés et s’accumulent, tandis que le nettoyage courant n’est plus fait dans le cerveau. Hyperactivité, manque de coordination musculaire et d’équilibre, agressivité, irritabilité, inattention. On voit la même chose chez les boxeurs en fin de carrière et quarterbacks. Le dernier stade vient lorsque la population anormale de bactéries produit trop d’acide propionique, qui serait la cause unique et directe des symptômes spécifiques de l’autisme (fuite du regard, évitement social, recherche de stimulation sensorielle, comportements stéréotypés et répétitifs, perte de verbalisation ou non-développement...). Le protocole consiste surtout en un ajustement alimentaire (huile d’olive de bonne qualité remplaçant toute autre source de gras, plus de sucres, aussi restriction de protéines), supplémentation en inuline ou traitement à la rifaximine pour les ados et adultes, et supplémentation en DHA (omega-3 animale). Pour les cas adultes il utilise aussi un appareil de stimulation électronique du nerf vagal.
  27. 2 points
    Je peux te donner à la louche le résultat de mes économies depuis 2012, bientôt 10 ans de recul. Ce sont des chiffres modestes, je suis pas un grand économe et j'ai toujours eu un salaire moyen. J'avais épargné 2500€ sur un compte d'épargne, je n'y ai pas touché jusqu'à récemment pour payer les travaux de mon appartement. En 7 ans, ça m'a rapporté la somme astronomique de ... un peu moins de 30€ d'intérêts. Avec l'inflation ça revient grosso modo à cramer un billet de 20€ par année. C'est pas grand chose mais c'est con. J'avais une assurance vie entre 2013 et 2019 sur laquelle j'ai versé très exactement 114€ tous les mois durant cette période et également en fonction des primes au boulot ou d'un peu de rentrée de cash (vendre un instrument par exemple), j'y rajoutais parfois quelques centaines d'€. La somme totale était d'a peu près 9000€ quand j'ai supprimé en novembre cette assurance vie (que je l'ai racheté en perdant 5% donc). Pourquoi ? Parce que le rendement était péniblement de 3%, 4% au mieux en brut. Une fois les frais de BNP (ou plutot AG Insurance) passé, puis le racket de l'état sur mon économie, j'arrivais péniblement à couvrir l'inflation. Cet argent est parti dans mon appartement (dont le quartier a pris 4% cette année si j'en crois les derniers rapports de notaire...). Il y a 9 ou 10 mois maintenant, j'ai ouvert un compte de trader (le grand mot ici) sur lequel je verse 150€ mensuellement, parfois un peu moins selon les frais (l'appart, les travaux, les factures d'élec et de gaz qui doublent, tout ça ça coute), j'ai a peu près 1900€ de produits actuellement et j'ai gonflé mon économie de +112€ au total si je regarde à l'heure actuel mon compte Degiro (et c'est net pour ce qui est des dividendes et des frais, mais pour cette journée, par contre, je suis à -6€ depuis cette matinée). En moins d'un an je fais mieux tout seul en moyenne que mon assurance vie. Sur 20 ou 25 ans, ce qui est mon horizon, je pense très honnêtement que je les explose de la tête et des épaules, pas parce que je suis plus malin, mais parce que mes frais sont limités, que je suis pas obligé de prendre des obligations qui rapportent que dale pour le momeent (j'y penserai quand les taux exploseront) et que je suis, pour la plupart de mon portefeuille, des gros trackers. J'aurais sans doute pu faire encore mieux en ne prenant que Nasdaq ou du SP500, mais comme je le disais, je vise une sécurisation d'épargne à long terme tout en étant pas 100% passif parce que j'aime bien comprendre ce que je fais et j'essaie de m'amuser un peu en gardant les pieds sur terre et en faisant ça le plus sécure possible (tout en ayant en tête que c'est la bourse, que ça peut disparaître, toussa toussa, mais je pense pas qu'avec près de 60% de mes économies en ETF je vais aller au purgatoire des ruinés, en fait je suis meme persuadé que c'est BEAUCOUP plus safe que laisser l'argent dans une assurance vie d'une grande banque). Par exemple mes actions BPost et AB Inbev ont bien chuté depuis que je les ai achetées (respectivement -19 et -7%) mais à long terme, les variations devraient etre absorbées par les dividendes. Si je supprime virtuellement ces actions, je suis quasiment à 9% de rendement. Je me rends compte que pour le moment j'ai un peu trop d'actions par rapport aux ETF, je vais corriger ça dans les mois à venir, dans mon plan perso, j'ai prévu plutôt 80/85% d'ETF que les 58% actuels. Si je regarde vite fait mon portefeuille d'etf depuis mes achats (p/l latent) : -SP500 : +12.73 - Small cap 600 us : +3;76% - Emerging MArket : +8.7% - Private Equity us : : +11.93% - Nasdaq 100 : +12,84% Si je compare, je n'ai pas de doute sur ce que je fais. Ma compagne a préféré garder des SICAV, elle avait longtemps pris des trucs 50/50 action/obli mais j'ai tellement insisté pour que ça change (ça perdait de la valeur chaque mois), elle est passée à 80/20 actions/oblis et gagne enfin un tout petit rendement de 3% a peu près... brut.
  28. 2 points
    L'intégralité de l'histoire d'après le rapporteur aux nations unies sur la torture (donc pas vraiment le premier gus venu, vous en conviendrez). Effrayant est un mot qui n'est pas assez fort pour exprimer ce cas. https://www.republik.ch/2020/01/31/nils-melzer-about-wikileaks-founder-julian-assange Je dois avouer être étonné que si peu de personnes s'intéressent à ce sujet. Même parmi les libéraux, j'ai l'impression que ça passe sous le radar. Pourtant c'est un cas documenté d'abandon total de tout ce qui fait un état de droit.
  29. 2 points
    Samedi, je devais voir de vieux amis que je n'ai pas vu depuis 4 ou 5 ans. L'une n'était dispo que le samedi à 11h (l'agenda de ministre, je suppose). Du coup, les autres ont dû s'adapter. Une autre est vegan. Du coup, brunch vegan. 35 boules. Pour bouffer des lentilles. Je n'y suis pas allé. Il ne faut pas négocier avec les terroristes.
  30. 2 points
    TIL : https://thinkgrowth.org/the-swiss-cheese-mafia-1dd096425f0d
  31. 2 points
    après ils ne vendent pas les versions sans sucre (sauf Cola). Enfin, super dures à trouver Mesdames et messieurs, 500 liens, cadeau Nutrition.xlsx
  32. 2 points
    J'ai été forcé de passer l'après-midi de ce samedi 14 septembre en compagnie des gilets jaunes. Je participe depuis une dizaine d'années à la fête consulaire de Lyon qui a lieu place Bellecour. On peut y voir des danses, des démonstrations culturelles et musicales, et aussi goûter des spécialités étrangères. Cette année, notre podium de danse a été annulé en catastrophe vendredi soir à cause de la présence vraisemblable des gilets jaunes sur la place Antonin Poncet qui jouxte la place Bellecour. Cela a été effectivement le cas. Un peu moins de 1000 personnes ont commencé à s'y amasser en début d'après-midi, juste en face de nos stands. Les CRS sont rapidement arrivés et ont bouclé le quartier avec des barrières anti-émeute. Ils se sont aussi positionnés en force en face du Royal, le 5 étoiles de Bellecour. Les CRS ont commencé à avancer lorsqu'une quinzaine de personnes se sont mis en groupe avec des "idées derrière la tête". Le profil de ces types: 20 ans en moyenne, des casquettes LVHM, un petit sac en bandoulière (sans doute de quoi se rouler de la toche, comme on disait à l'armée) et tous habillés en Nike. Pour l'origine, pasdamalgame, comme d'habitude. Un truc que j'ai trouvé assez bizarre, c'est leur façon de se parler: un mec au milieu et tous les autres tout autour. Pas des badblocks, en tout cas, mais beaucoup plus des voyous avec une hiérarchie. Ils sont restés là un quart d'heure - 20 minutes et sont partis. Les autres gilets jaunes ont également fini par partir en direction de Perrache, nous laissant un peu plus serein. Mais deux heures après, lorsque notre défilé est arrivé à Antonin Poncet, les choses se sont envenimées. Nous, on jouait nos musiques traditionnelles et un groupe d'une cinquantaine de gilets jaunes s'est rassemblé juste en face de nous et à commencer à siffler, à chanter très fort et à lancer leur cri de guerre, le machin qui ressemble à "aou aou". On a eu droit à quelques remarques racistes aussi sur la couleur de peau par exemple. Notre organisateur est allé leur demander de se calmer et il a presque été lynché, on lui a fait des doigts et il s'est pris une bouteille d'eau dans la figure. Après les CRS ont rappliqué et ils se sont calmés. Je suis allé voir ce groupe pour voir un peu plus leur profil: des gens plutôt âgés, 55-60 ans avec souvent des tshirts ou des badges du Ché, et puis la litanie anti-capitaliste habituelle sur les riches et les banques, écrite sur leur gilets ou leur pancarte. Pas mal de femmes, dont une très virulente. Pas du tout le profil de casseur, plutôt même tranquille. Ils n'avaient pas l'air de rouler sur l'or et certains faisaient même assez misérable, je trouve. Ils avaient l'air de bien se connaitre et me faisait assez pensé à des CGTiste et aussi de vieux anars. Ça transpirait clairement l’extrême-gauche. Un côté assez désespéré mais très déterminé, jusqu’au-boutiste, un truc assez profond dont on se demande bien quand et comment cela se terminera. Cela fait quand même plusieurs fois que je suis confronté aux GJ, entre ceux de Bourg, des campagnes de l'Ain, de Lyon et je n'avais jamais vu une telle pression des deux côtés. On sent une cocotte minute où tout peut exploser d'un moment à l'autre. En attendant, descendre sur Lyon le samedi commence à être franchement pénible.
  33. 2 points
    Oui, la démission de Thatcher doit beaucoup à son souverainisme, intolérable à ceux qui voulaient que l'UE deviennent autre chose qu'un vaste espace de libre-circulation des biens et des personnes.
  34. 2 points
    Article très complet sur les feux de forêts en Amazonie: https://www.science20.com/robert_walker/nasa_say_the_amazon_is_burning_at_below_average_rates_yet_many_news_stories_say_record_rates-240959 et en bonus la page de la NASA qui dit noir sur blanc que c'est dans la moyenne: https://earthobservatory.nasa.gov/images/145464/fires-in-brazil
  35. 2 points
    Climat : mais de quelle température parlons-nous? la conclusion pour les vacanciers :
  36. 2 points
    J'ai un screenshot de ce post que j'ai bien aimé, 6 likes et 5 références. Par contre j'ai pas l'auteur (@Rincevent peut-être ?) et je retrouve pas le post sur google ou le moteur de recherche de liborg...
  37. 2 points
    Au passage j'apprends grâce au Cato Institute https://www.cato.org/publications/economic-development-bulletin/case-against-child-labor-prohibitions Pour continuer https://www.cato.org/publications/commentary/child-labor-or-child-prostitution
  38. 2 points
    Résumé "rapide" : Il y a plus de 25 ans, quand Bernard Tapie est nommé ministre de la ville, il doit liquider ses actifs. Il donne mandat au Crédit Lyonnais (alors nationalisé) pour organiser la cession d'Adidas au prix minimum de FRF2bn. Le CL se rend compte que la boîte vaut plus cher que ça et l'acquiert au prix minimum via des sociétés-écran puis revend des parts à Robert Louis-Dreyfus pour le prix minimum. Or, RLD a une option pour acheter le reste des parts (qui appartiennent maintenant aux sociétés-écran du CL) pour FRF2.6bn. Tapie n'en touche pas un rond. Tapie poursuit donc le CL pour déloyauté dans l'exécution du mandat. De 1995 à 2006 toutes les instances de justice tranchent en faveur de Tapie. La cour de cassation renvoit le jugement en appel en 2006 au motif qu'il ne fallait pas poursuivre le CdR (structure organisant la liquidation du CL, en faillite depuis '94) mais la SdBO (filiale à 100% du CL avec laquelle le mandat avait été conclu). Les deux parties commencent à se chier dessus : Tapie ne veut pas repartir pour une décennie de procédures judiciaires et le CdR ne veut pas s'exposer à une annulation de la vente (Adidas valait plusieurs milliards d'euros en bourse à l'époque). Les deux parties ont donc recours à l'arbitrage privé. Trois arbitres sont sélectionnés et approuvés par toutes les parties. En 2008, le tribunal arbitral accorde à l'unanimité €400m à Tapie au titre du préjudice financier, moral et des intérêts de retard. Toutes les parties acceptent la sentence et l'État (actionnaire du CdR) paie sa part. En 2012 le PS revient au pouvoir et en septembre le parquet de Paris ouvre une enquête pour abus de pouvoir et perquisitionne tout le monde. Il s'avère que Pierre Estoup, l'un des trois juges du tribunal arbitral, touchait une part importante de ses honoraires en travaillant pour les avocats de Tapie et aurait donc menti en signant sa déclaration d'indépendance. Il est donc mis en examen pour escroquerie en bande organisée (rien que ça), Tapie aussi. Le CdR demande donc la révision du jugement du tribunal arbitral, ce dernier est annulé et la cour de cassation déboute Tapie. La relaxe ici prononcée est celle de Tapie au pénal pour escroquerie en bande organisée. Partie docu-fiction complotiste : Le CL a des antécédents de fraude, mauvaise gestion, corruption, connivence... Alors que des poursuites avaient été engagées contre eux, leur siège a cramé en 96 et leur dépôt d'archives aussi, un an plus tard. Bérégovoy, qui avait nommé Haberer dirigeant du CL en 88, a été retrouvé suicidé de deux balles dans la tête quelques mois après la cession d'Adidas. Le successeur d'Haberer, Peyrelevade, était un proche de Rocard et opposant de Tapie. Un mémorandum avait été conclu avec le CL pour la cession progressive du reste des activités de Tapie. Il a été rompu par le CL pour un motif technique (un inventaire des biens de Tapie en garantie a eu 48h de retard) ce qui a entraîné la faillite de l'entreprise de Tapie. La liquidation a été prononcée anormalement vite (sans procédure de sauvegarde ni rien), entraînant la faillite personnelle de Tapie (dont les biens étaient en garantie), le frappant d'inéligibilité et l'excluant de fait de la vie politique. En une opération, le CL gagne FRF2.6bn et le pouvoir socialiste se débarrasse de Tapie.
  39. 2 points
    J'en côtoie pas mal aussi, Il sont comme tout le reste du tissue économique français: penser en dehors du paradigme actuel est devenu impossible, et si on va plus loin, je pense qu'ils ne veulent pas en sortir: c'est assez rationnel en réalité, leurs exploitations, cashflows etc sont organisés/optimisés pile-poile pour en tirer parti et quand on se tient au bord du gouffre mieux vaut le prolongement d'un système pourri mais connu dans lequel on a investi que le grand large hypothétique. Cela dit avec les agriculteurs vu leur incohérence, en 5 minutes de discutions, tu es sur et certain de pouvoir placer un "Freedom or free stuff, your choice, you only get one" qui fait mal, du style: "tu peux pas en même temps chouiner afin que l'état te protège contre les méchants supermarchés et qu'il ne vienne pas démesurément fourrer son nez dans tes affaires et se servir au passage... Ça fait son petit effet sur le coup ... mais le lendemain c'est reparti comme à Stockholm 😩
  40. 2 points
    L'économie planifiée étant incapable de produire les biens et services nécessaires pour satisfaire les besoins des entreprises et des individus, il est certain qu'elle favorise le recyclage. 😄 Pendant le "grand bond en avant" de Mao, les chinois venaient jeter dans des hauts fourneaux improvisés leurs outils, ustensiles et autres babioles métalliques afin de remplir les objectifs délirants du plan en matière de production de métaux. Non seulement il fallut revenir aux couverts en bois pour manger à la cantine collective, les jours où il y avait de quoi manger, mais en plus l'acier issu de ces fourneaux fut d'une qualité déplorable et largement inutilisable. Mais l'exemple le plus frappant est peut-être celui des khmers rouges. Comme il avait quasiment annihilé son appareil productif, le Kampuchea démocratique nous a fourni l'un des rares, peut-être le seul, exemples historiques d'une économie "post-apocalyptique" à l'échelle d'un pays : le démontage pour pièces ou matériaux des installations mécaniques, qu'on ne savait plus faire fonctionner, et les bricolages improvisés avec ce qui avait pu être récupéré étaient ce qui y ressemblait le plus à une industrie.
  41. 2 points
    Pour te répondre plus sérieusement à mon tour, il y a toujours eu deux grandes tendances dans le libéralisme, l'une plus rationaliste, universaliste, optimiste sur la nature humaine (au sens de "les gens sont assez raisonnables pour ne pas être gouvernés"), et au fond plutôt "continentale" ; et l'autre plus empirique, localiste, pessimiste quant à cette même nature (au sens de "personne n'est assez raisonnable pour gouverner"). On trouve d'un côté les physiocrates, puis des figures aussi diverses que Condorcet, Bastiat, Mill, Mises, Rand, Friedman ; et de l'autre, les écossais, puis d'autres figures, tout aussi diverses, comme Constant, Tocqueville, Acton, Hayek, Berlin, Jasay (c'est un peu à l'emporte-pièces, mais l'idée est là). Les deux écoles sont libérales, aussi libérales l'une que l'autre ; elles le sont simplement différemment. Et renier l'une au nom de l'autre revient plus ou moins à renier la moitié de sa propre famille par erreur, par dogmatisme, par complaisance, ou pour tout autre prétexte plus ou moins honteux. Pour ma part, je suis arrivé au libéralisme par la première de ces tendances (ça ne fait aucun doute possible), mais les années aidant, j'en suis arrivé à me rendre compte que je préférais la compagnie de l'autre. Je garde pour la première une certaine affection teintée de regret, mais je me sens aujourd'hui bien plus en phase avec la seconde ; pour être plus précis, je pense que la seconde est moins périssable dans ses idées comme dans ses écrits. Je ne pense pas que la première famille n'est pas libérale, je pense simplement qu'elle est un peu plus souvent dans l'erreur. Et pour en revenir au sujet, les deux tendances adoptent face à ta question une réponse tout à fait différente. Pour les premiers, les coutumes locales qui font obstacle à la liberté doivent disparaître ; pour les seconds, les coutumes locales sont en tant que telles la conséquence, la marque même à la fois de la liberté, de ses causes et de ses effets. D'où notre désaccord.
  42. 2 points
    C'est en effet une idée reçue qu'on retrouve à des multiples niveau, en particulier dans le domaine du logement et de l'urbanisme où elle est baptisée "mixité sociale". Plus les individus ou les familles vivent dans la promiscuité, plus les probabilités de friction augmentent. Mais plus ces individus ou familles partagent des modes de vie proches plus ces probabilités de frictions diminuent. De là on devrait en déduire : 1. que l'urbanisme le moins défavorable à la diversité est l'habitat pavillonnaire le moins dense possible ; 2. que plus l'habitat est collectif et dense, plus l'homogénéité de la population limitera les tensions. En pratique, les gens comprennent ça instinctivement : quand ils doivent se contenter d'un habitat collectif pour des raisons économiques, ils souhaitent avoir des voisins qui leur ressemblent le plus possible dans leur mode de vie. Or, c'est exactement l'inverse que souhaitent les politiques : plus l'habitat est concentré, collectif, plus ils veulent de la "mixité sociale". L'idée, encore une foi, est que forcer les interactions entre des individus ou familles très différentes va développer la compréhension et la tolérance. C'est bien évidemment l'inverse qui se produit dans le logement social, où les élus peuvent grâce à la politique d'attribution mettre en œuvre leurs idées en décidant de l'endroit où vont vivre les gens selon leur profil. Résultat : on loge la famille turque dans le quartier marocain et la famille marocaine dans le quartier turc, parce que sinon "on va créer des ghettos", on place le couple avec jeunes enfants dans une résidence de vieux parce qu'il faut "faire de l'inter-générationnel", etc. Et la haine grandit, jusqu'à des explosions de violence parfois. Il y a aussi souvent des idées similaires dans la politique de transport urbain. On va par exemple trouver des parcours biscornus pour faire passer la ligne qui dessert le quartier pavillonnaire huppé en plein milieu du "quartier prioritaire", afin que les gamins qui prennent le bus puissent "s'enrichir mutuellement de leur diversité". Et si la fréquentation des transports en communs diminue parmi les habitants du quartier pavillonnaire, on va faire des aménagements qui favoriseront la congestion de la voirie aux heures de pointe tout en privilégiant les bus : typiquement on réserve sur une 2x2 la moitié des voies aux transports en commun. En général, ce genre de saloperie n'incitera pas plus les gens à prendre les transports en communs, mais au moins les individus à l'origine du plan de déplacement urbain se consolent et s'endorment la conscience tranquille en sachant qu'il ont pourri la vie du bourgeois.
  43. 2 points
    Ce n'est pas tant la condamnation de Balkany que la rhétorique qui est mise en avant par la justice (et plus précisément le parquet) qui me gène. On a l'impression que ce qui est le plus reproché à Balkany c'est d'avoir attaqué le coté sacré de l'Etat et la République. Si encore s'était dans l'optique,l'Etat=argent du contribuable ca se comprendrait ; mais là le discours du procureur est une ode à l'Etat. Ce qui m'ennuie c'est que j'ai l'impression que derrière la condamnation légitime de la corruption se cache un discours anti-riches . Après tout ça serait même logique , les institutions ont tendances à attirer des personnes ayant des idées qui concordent avec leur missions: on ne va trouver beaucoup de libéraux au sein de l'inspection du travail et beaucoup d'anarchistes dans l'armée.
  44. 2 points
    Dans tous les cas de figure c'est une catastrophe. La population active occupée en France en 2018 est de 27,1 millions de personnes, dont : - hommes : 14 millions ; - femmes : 13,1 millions. Parallèlement, la population active au chômage en France en 2018 est de 2,7 millions de personnes, dont : - hommes : 1,4 millions ; - femmes : 1,3 millions. Ce qui nous fait une population active totale (occupée ou non) de 29,8 millions de personnes. On constate que le nombre d'hommes qui travaillent est supérieur d'un million au nombre de femmes qui travaillent. Établir un quota obligatoire de 50 % de femmes dans tous les emplois revient par conséquent au minimum à mettre au chômage instantanément un million de travailleurs au seul motif qu'ils ne sont pas du bon sexe. En théorie, cela devrait faire sortir parallèlement un million de femmes du chômage. Cela supposerait cependant que parmi les 1,3 million de chômeuses, 77 % seraient prêtes à reprendre un emploi précédemment exercé par un homme dans un domaine qui ne respectait par le quota minimum de femmes. Le taux de chômage des femmes dans ces conditions descendrait à 2 % (difficile d'imaginer le réduire davantage à cause du chômage frictionnel). Je m'abstiendrai d'évaluer le réalisme de cette hypothèse. Admettons la simplement pour la suite de la démonstration. Sans rentrer dans le détail des emplois occupés, voici les déséquilibres les plus importants par secteur d'activité : - agriculture/sylviculture : 0,3 million d'hommes de plus que de femmes ; - industrie : 1,5 million d'hommes de plus que de femmes ; - construction : 1,4 million d'hommes de plus que de femmes ; - distribution, logistique et restauration : 1 million d'hommes de plus de femmes ; - fonction publique et enseignement : 0,9 million de femmes de plus que d'hommes ; - sanitaire et social : 2,3 millions de femmes de plus que d'hommes. En fait, on a donc 0,3 + 1,5 + 1,4 + 1 = 4,2 millions d'hommes en trop dans les secteurs de l'agriculture/sylviculture, de l'industrie, de la construction, de la distribution, de la logistique et de la restauration (appelons les secteurs à tendance masculine). Si on admet qu'un million de chômeuses prend des emplois dans ces secteurs, alors sur les 4,2 millions d'hommes en trop, un million peut garder son emploi dans le respect de la parité. Il reste donc 3,2 millions d'hommes qui doivent dégager. À ce stade du raisonnement, le nombre d'emplois qui restent non pourvus dans les secteurs à tendance masculine est de 2,2 millions, c'est-à-dire la différence entre les 3,2 millions d'hommes écartés et le million de femmes embauchées. En parallèle, on a 3,2 millions de femmes de plus que d'hommes dans la fonction publique et le sanitaire et social. On peut donc imaginer que 2,2 millions de ces femmes soient transférées pour occuper les emplois vacants dans les secteurs à tendance masculine. Sur les 3,2 millions d'hommes écartés de ces secteurs, 2,2 millions pourraient prendre les places laissées vacantes dans la fonction publique et le sanitaire et social. On retrouve ainsi l'estimation minimale d'un impact d'un million d'hommes mis au chômage et d'un million de femmes sorties du chômage. Mais pour aboutir à ce résultat, plus de cinq millions de personnes doivent être obligées de changer de secteur d'activité (2,2 millions d'hommes et 2,2 millions de femmes qui échangent leurs postes et, à la louche, une grosse part du million de chômeuses qui retrouvent du travail dans des secteurs à tendance masculine). Vu la population active de 29,8 millions, cela veut dire qu'en gros un actif sur six est obligé de se reconvertir. Pour aboutir à ce résultat, une coercition massive des entreprises et des individus est nécessaire. L'impact serait désastreux pour la productivité et pour le bien-être de la population. On aboutirait aussi à une situation ou sur les 2,7 millions de personnes en recherche d'emploi, 2,4 millions seraient des hommes, soit environ 89 % d'hommes parmi les chômeurs. Le taux de chômage des hommes serait de 16 %, celui des femmes de 2 %. Imaginons l'impact sur les structures familiales et sociales. C'est tout simplement un cauchemar. Et c'est le scénario le plus favorable. Parce qu'en réalité, il semble douteux que l'intention de la ministre soit d'exclure de la fonction publique et du secteur sanitaire et social 2,2 millions de femmes et de les obliger à se reconvertir dans des secteurs à tendance masculine. J'ai plus l'impression qu'elle parle d'un quota minimum de femmes partout, pas de la parité. Dans ce cas de figure, il n'y a pas échange des emplois entre 2,2 millions d'hommes dans les secteurs à tendance masculine et 2,2 millions de femmes dans la fonction publique et le sanitaire et social. On en reste donc au stade où un million de femmes sortent du chômage pour occuper des emplois dans des secteurs qui étaient en déficit de femmes et 3,2 millions d'hommes restent sur le carreau. On passerait ainsi de 2,7 millions de personnes en recherche d'emploi à 4,9 millions, avec une variation de + 2,2 millions (+ 81 %) dont + 3,2 millions d'hommes et - 1 million de femmes. Le taux de chômage grimperait de 9 à 16 %. Un actif homme sur trois serait au chômage. 94 % des personnes en recherche d'emploi seraient des hommes. C'est un désastre pour l'équilibre des structures familiales et sociales. Il faudrait s'attendre à une hausse de la violence, de la délinquance... Sachant que le ratio PIB/population active occupée est de 87 K€/actif occupé en 2018, on peut estimer très grossièrement qu'avec 2,2 millions de postes qui seraient laissés vacants dans les secteurs à tendance masculine, on perdrait sur le long terme environ 190 milliards d'euros de PIB (8 % du PIB). Probablement beaucoup plus à court et moyen terme compte tenu des coûts induits (reconversion, frais de gestion et de contrôle, etc.). Une telle chute de l'activité aurait des effets désastreux sur toutes les assiettes fiscales et de cotisations sociales, alors que la demande en prestations sociales exploserait. Comme on est en France, les impôts et taxes augmenteraient donc massivement. On a vu ces derniers mois ce que ça peut donner comme résultat dans la rue. Mais cela reste encore un scénario optimiste. Parce que tout le raisonnement précédent repose sur l'hypothèse que les métiers sont interchangeables au sein d'un même secteur d'activité, ce qui n'est bien sûr pas le cas. Prenons l'exemple de mon secteur d'activité, l'immobilier. C'est relativement paritaire au niveau de la branche, avec 47 % d'hommes et 53 % de femmes. Si on appliquait un quota minimum de 50 % de femme au niveau des entreprises, on ne serait pas trop inquiétés. Mais si je regarde par métier, dans mon organisme de logement social par exemple : - 100 % des informaticiens sont des hommes ; - 100 % des ouvriers et artisans du bâtiment sont des hommes ; - 100 % des chargés de contentieux et de recouvrement sont des hommes ; - 92 % des gardiens d'immeubles sont des hommes ; - 85 % des monteurs d'opération (responsables de chantiers en maîtrise d'ouvrage ) sont des hommes ; - 100 % des travailleurs sociaux sont des femmes ; - 100 % des gestionnaires RH sont des femmes ; - 92 % de l'équipe commerciale est composée de femmes ; - 75 % de l'équipe compta/finances est composée de femmes ; - etc. En pratique, si demain on doit avoir un minimum de 50 % de femmes dans chaque métier, on ferme la boutique. C'est aussi simple que ça. Et si c'était un minimum de 50 % d'hommes dans chaque métier, ce serait la même chose. Dans les deux cas cela nous oblige à licencier environ quarante pourcent de l'effectif, avec des fonctions clés qui ne sont plus remplies. Du coup, c'est tout le monde au chômage. On peut faire des observations similaires dans presque tous les secteurs. Les hommes et les femmes ont tendance à choisir des métiers et des environnements de travail différents. Bref, les résultats seraient déjà catastrophiques sur le papier avec l'hypothèse très simplificatrice que les emplois sont interchangeables au sein de chaque secteur. Alors dans la réalité autrement plus complexe, on n'ose imaginer l'ampleur du désastre. Mais bien sûr, pour celui qui veut établir la république des soviets et réinstaurer le passeport ouvrier, le quota de 50 % de femmes est un bon angle d'attaque du système économique. (Source des données : INSEE, enquête emploi publiée le 9 avril 2019 et comptes nationaux 2018)
  45. 2 points
    2 ans de suivi des patients de Virta
  46. 1 point
    Oué oué. Et pour ceux qui ici sont encore interessés par les critiques scientifiques, quelques liens : - http://curiologie.fr/2020/03/chloroquine/ notamment (je mets en gras) : Vraiment une belle étude. - Des chercheurs Allemands : https://m.apotheke-adhoc.de/nachrichten/detail/coronavirus/drosten-kritisiert-chloroquin-studie-aepfel-mit-birnen-vergleichen/ Le résumé : Traduction : "il y a beaucoup d'espoirt dans la cholorquin mais le Professeur Christian Dorsten, virologue en chef de l'hopital de la Charité à Berlin pense que l'étude [de Raoult] a plein de problème au niveau ses paramètres". Lesquels ? Traduction : "Un tel médicament doit aller là ou se trouve le virus, c'est à dire dans les poumons, qu'il dit, et il ne suffit pas d'avaler une tablette pour ça" Traduction : "Ce n'est pas le cas dans cette étude (il parlait de groupe non traités) : alors que les patients traités (à la cholortruc) avait un age moyen de 51 ans, tandis que les patients non traités n'avait que 37 ans en moyenne" (ici je me permet de rappeler que le covid19 tue surtout des vieux de 70 balais et plus hein) Et le feu d'artifice : Traduction : "Cela nous amène à comparer des pommes avec des poires dans cette étude", dit le virologue. Un autre facteur perturbateur majeur est l'échelle de temps, car il n'y a pas de point de départ commun : Le début de l'étude chez les patients correspond au jour de l'inclusion dans l'étude, mais pas au jour de l'infection ou de l'apparition de la maladie. La concentration des virus a été mesurée dans la gorge des participants, mais pas sur le site d'action - les poumons. "C'est la plus grande erreur de toute l'étude" et sur la sortie de Trump, un chercheur et chef d'entreprise pas content non plus : Et donc je répète mon credo actuel, j'epsère que notre graaand chercheur ne s'est pas planté dans les grandes largeurs et que le choromachin sera vraiment efficace.
  47. 1 point
  48. 1 point
    L’hypothèse la plus relayée ici quant à l’efficacité du régime low-carb est celle qu’on trouve dans la littérature sous le nom de CIM (carbohydrate-insulin model). En gros, les glucides c’est pas bien parce que ça déclenche de grosses sécrétions d’insuline qui à leur tour piègent l’énergie dans les cellules adipeuses, font croire au corps qu’il est affamé, diminuent le métabolisme et sont donc la cause principale de la prise de poids et par conséquent de moult maux qui affligent le monde de riches dans lequel nous vivons. Un modèle simple, qui permet d’expliquer beaucoup d’observations. L’avantage des modèles simples, c’est qu’ils sont simples. Le problème des modèles simples, c’est qu’ils finissent en général par être testés expérimentalement, sans trop de difficultés. C’est ce qui a été fait (plusieurs fois). Et le modèle ne tient pas... https://undark.org/wp-content/uploads/sites/2/2017/02/HallEJCN2017-1.pdf En résumé : Lorsqu’on contrôle strictement les variables (en particulier les protéines et les calories), un régime LCHF n’est pas meilleur qu’un régime HCLF pour la perte de poids ni pour le métabolisme. Comme je croyais à fond au modèle, j’ai mis un peu de temps à tout digérer. Petit retour en arrière : Tout a commencé avec “The Game Changers”, dont on a déjà parlé ici. Je ne reviens pas dessus, c’est un documentaire de propagande vegan mal déguisé. Il a déclenché chez moi une nouvelle poussée de lectures, parce que mine de rien vouloir réfuter proprement du bullshit ça demande des efforts. Quelque part au milieu de mes recherches, je suis tombé par hasard sur cet épisode de Rogan : Je ne conseille son visionnage qu’aux personnes motivées. C’est désagréable, les deux invités ont visiblement un passif et semblent se détester. J’avais décidé de le voir “à la cool”, persuadé que Gary Taubes (qui est le défenseur/vulgarisateur le plus célèbre du CIM) allait aisément pourfendre ce jeune paltoquet dont je n’avais jamais entendu parler. Sauf que peu à peu, j’ai été intrigué par les arguments du bonhomme, et aussi par les esquives et les artifices rhétoriques un peu trop voyants de Taubes. Alors j’ai disséqué tout son site, j’ai acheté et lu son livre : http://www.stephanguyenet.com/ https://www.amazon.fr/Hungry-Brain-Outsmarting-Instincts-Overeat/dp/125008119X Je cite Guyenet qui résume lui-même sa position : “The brain (because it generates hunger and cravings, determines what and how much we eat, how much we move, and regulates body physiology) is the primary determinant of body fatness, while fat tissue is more of a receptacle and buffer for excess energy. Obesity is caused primarily by a food environment that makes it easy to eat calorie-dense, tasty food rich in both carbohydrate and fat, and insufficient physical activity, in genetically susceptible people. This causes overeating and changes in fat-regulating brain circuits that promote obesity and “lock in” fat gain, making weight loss challenging. Carbohydrate intake, including sugar, contributes to obesity but isn't the primary factor. Insulin levels are not an important determinant of fat gain in the general population. “ Ca ressemble à mais ce n’est pas la vieille thèse combattue depuis l’origine par les low-carbistes (à juste titre je pense, et Guyenet le pense aussi), qu’on peut résumer par “ les personnes en surpoids n’ont qu’à manger moins et bouger plus, ces loosers”. J’essaye de résumer ce que j’ai compris : Il y a des zones du cerveau, issues de notre évolution, qui régulent notre appétit, notre satiété, notre adiposité, notre métabolisme et nos pulsions. La compréhension de leur fonctionnement a accompli de grands progrès depuis quelques années. Le livre vulgarise tout cela en présentant quatre grands systèmes : Le système de récompense, situé dans les ganglions de la base (le coeur primitif du cerveau). A partir d’indices extérieurs (odeurs, visions, habitudes) et intérieurs (notamment la densité calorique perçue par le système digestif), il permet d’apprendre/renforcer des comportements jugés avantageux via la dopamine. C’est là que les pulsions vont naître. C’est ce qui fait que la simple odeur des frites nous fait saliver. Le système de calcul économique, situé dans le cortex orbito et pré-frontal. C’est la couche récente dans l’évolution, énorme chez l’homme. A partir de tout plein d’autres zones du cerveau, de processus conscients et inconscients qui lui envoient leurs inputs, elle calcule les rapports coûts/bénéfices de divers comportements. Malheureusement pour nous, il y a une forte pondération en faveur des calories et de la facilité d’obtention (ce qui était clairement un avantage évolutif à l’origine). C’est ce qui fait qu’on sacrifie volontiers ces 3€ qu’on aurait pu épargner contre une délicieuse pâtisserie. Bien sûr, les humains ont la capacité de préférer le long terme au court terme, il faut juste savoir qu’on est de base bien biaisés vers le court terme (sur les questions de bouffe en tous cas). Le “Lipostat” aka “Régulateur d’adiposité”. Situé dans l’hypothalamus, à la base du cerveau, c’est un mécanisme de rétroaction négative des tissus adipeux. Ceux-ci sécrètent de la leptine qui, une fois réceptionnée, va réguler l’appétit à la baisse tout en modifiant le métabolisme. C’est une partie fascinante du bouquin et la narration des différentes découvertes des chercheurs au fil du temps est excellemment racontée. Donc, si on mange beaucoup de calories et qu’on grossit, les tissus adipeux envoient plus de leptine, ce qui décroit l’appétit et augmente le métabolisme, et entraîne une perte de poids. Et vice-versa. Le problème est que le mécanisme tendant à faire regagner du poids quand on en a perdu est beaucoup plus efficace et tenace que l’autre (ça se comprend encore une fois du point de vue évolutif). C’est ce qui cause les plateaux de perte de poids lors des régimes, et aussi le fait que lorsque les gens arrêtent et reprennent leur alimentation habituelle, il regagne souvent plus de poids qu’ils n’en avaient perdu. C’est vraiment un point clef. Le corps défend un certain niveau de gras, et celui-ci est beaucoup plus facilement perturbé vers le haut que vers le bas. Et notre environnement moderne crée beaucoup de perturbations. Le système de satiété, situé dans le tronc cérébral (la tige sous le cerveau). A partir d’indices du système digestif (en particulier le volume ingéré, la quantité de fibres et de protéines), c’est lui qui va nous indiquer qu’on n’a plus faim à un repas donné. Mais il est aussi activé ou inhibé par les systèmes précédents. Par exemple, les nourritures très récompensées par le système 1 (comme les “bombes” nutritionnelles inimaginables dans un environnement ancestral qui combinent plein de calories avec plein de sucre et de gras - je vous laisse deviner ce que ça peut-être) inhibent ce système. De même, le lipostat (système 3) peut l’inhiber ou le renforcer selon les scénarios. C’est par exemple le court-circuit de ce système par le système n°1 qui fait qu’alors qu’on avait plus faim du tout, on va finalement se laisser tenter par un dessert lorsque la carte arrive. A ces éléments, il faut ajouter l’importance du stress (qui, par exemple, via le cortisol, va diminuer la sensibilité de l’hypothalamus à la leptine). Le manque de sommeil, lui, va renforcer la sensibilité des circuits de récompense aux nourritures très caloriques, et diminuer la résistance aux pulsions courts-termistes du système n°2 (calcul économique). C’est ce qu’on appelle le biais d’optimisme. Note pour moi-même : je me demande si c’est la même chose que provoque l’alcool et qui fait qu’on se fout davantage des conséquences de nos actes. Ce livre et les lectures des articles scientifiques correspondants m’ont convaincu que je savais beaucoup moins de choses sur le sujet que ce que je croyais. Mais il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain : le low-carb fonctionne très bien, mais pas pour les raisons souvent avancées, pas forcément pour tout le monde et il existe d’autres voies : Les preuves expérimentales sont là : il est possible d’autant maigrir avec un régime LFHC, à calories égales. L’insuline, chez une personne en bonne santé, n’a pas du tout les effets négatifs prédits par le CIM. Il y a des données sur des peuples qui ont très bien vécu avec beaucoup de glucides “ancestralement corrects” comme les patates douces et autres tubercules. Mais il faut souligner quand même que Guyenet confirme (sans apporter d’explication) que les données anthropologiques montrent une préférence pour les produits animaux partout où cela est possible. Le niveau d’activité physique est très important. Ce n’est pas qu’une question de calories in/out, mais aussi d’activation dans le bon sens de certains processus biologiques “à double tranchant”, importants pour un bon vieillissement (par exemple utiliser m-Tor pour créer du muscle plutôt que pour faire proliférer un cancer). Une grande partie des réussites du LCHF peuvent sans doute s’expliquer (dans cette perspective) par une augmentation de la quantité relative de protéines et/ou de fibres ingérées (effet de satiété décuplé) ainsi qu’une diminution de la force des récompenses “dopaminées” par l’arrêt de la consommation des bombes nutritionnelles modernes. Certaines personnes réussiront aussi bien ou mieux avec un régime LFHC de qualité (pas de bouffe raffinée, en gros). Oui il n’y a aucun glucide essentiel, contrairement aux acides gras, mais la quantité nécessaire n’est pas si grande que je croyais. Il est par exemple probable qu’il existe des différences génétiques importantes dans la capacité de néoglucogenèse du foie. Guyenet a fourni, sur son site, une liste incroyable de références correspondant à son débat avec Taubes. Je suis loin d’avoir tout lu.
  49. 1 point
    "Le plus drôle dans tout ça, c’est que la seule exception prévue aujourd’hui au secret médical qui permet au médecin un signalement sans l’accord du patient est le cas où le patient est mineur. En effet, on considère dans ce cas que le patient n’est pas en mesure de faire un choix libre et éclairé, étant donné le rapport de dépendance absolue par rapport à l’adulte. Même dans ce cas les effets pervers sont important – on trouve beaucoup de cas ou les parents frappeurs n’amènent pas leur enfant chez le médecin de peur de provoquer un signalement, au risque de laisser sans traitement des pathologies graves – mais le législateur estime que les avantages dépassent largement les inconvénients. Ce que Beloubet – et les féministes de genre qu’elle essaye de contenter – ne voient pas, c’est que l’extension de l’exception au secret médical aux femmes battues revient à considérer que celles-ci sont des mineurs, incapables de faire un choix libre et éclairé, et qui doivent donc être protégées conte elles-mêmes. La « théorie de l’emprise » qui sert à justifier cette aberration n’est en fait que la vieille idéologie victorienne remise au goût du jour : la femme est un petit être fragile et écervelé qui a besoin d’être protégée y compris d’elle-même." http://descartes-blog.fr/2019/11/17/laissez-les-victimes-venir-a-moi/
  50. 1 point
    https://www.contrepoints.org/2019/05/04/343336-municipales-le-miracle-local-de-plan-de-cuques
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