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Aurel

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Everything posted by Aurel

  1. Après, nous aurons deux ans de boulot pour bien préparer les municipales là où nous sommes présents, les européennes et les élections territoriales probables. Cet objectif nous maintiendra sous pression, et assurera un flot de nouveaux djihadistes de la liberté.
  2. C'est dommage, mais Daniel va continuer la lutte pour les idées libérales. Son livre est prévu pour les prochaines semaines. Le PLD n'est pas né pour "avoir du charme", mais pour enfiler les gants de boxe et monter sur le ring. Plusieurs candidats ont obtenu de bonnes performances aux cantonales, nous avons fait tomber une sénatrice UMP à Paris ce qui a déclenché l'ire de l'UMP parisienne. Maintenant, nous appuyons pour faire tomber l'UMP en France et ouvrir le paysage politique. Si Bayrou s'arrête au premier tour, Hollande sera probablement élu (face à Sarko ou à MLP). Le PS et les verts auront tous les pouvoirs, des mairies à l'Europe en passant par l'Elysée. Nous serons bien placés devant l'implosion de la droite, puis en tant qu'acteur de la recomposition du centre et de la droite. Nous aurons d'autant plus de facilité à émerger comme une force neuve qui contribue au renouveau des idées et des générations, que nous aurons réussi l'étape d'ici juin. Si Bayrou gagne, nous verrons ce qu'il advient de nous, de nos candidats et du PLD dans cette coalition incongrue, et de nos chances pour 2014. Si nous devons nous inquiéter de la victoire, il ne faut pas faire de politique.
  3. Les deux profils qui ont des chances élevées de sortir vainqueurs d'un second tour, sauf surprise, c'est Hollande (Hollande-Sarko ou Hollande-MLP) et Bayrou (Hollande-Bayrou, Sarko-Bayrou, MLP-Bayrou). Si Hollande passe, l'UMP implose et la droite connait un chômage de masse. Un centre va se recomposer autour du score de Bayrou qui offrira les meilleures perspectives entre un PS dominant à tous les étages (municipales, conseils généraux et régionaux, européennes, sénat, assemblée nationale et le chateau) et l'UMP en ruine. Nous serons le pilier libéral de ce centre à reconstruire sans la chape de plomb sarkozyste.
  4. D'abord, Bayrou tient un discours intéressant pour le PLD. Il est loin d'être parfait, il propose des hausses d'impôt, un "plan" (l'équivalent de la commission Attali en quelque sorte) et une plus grande progressivité de l'impôt (avec lutte contre les paradis fiscaux), mais il est aussi celui qui tient ce discours-là : - la crise du pays n'est pas la faute des marchés, de l'Europe ou de la mondialisation. La crise plonge ses racines dans les 30 dernières années de politiques menées par le PS et le RPR-UMP, implicitement dans notre modèle économique et social archaïque. Ce n'est pas un hasard s'il cite souvent les Pays Bas, l'Allemagne et le nord de l'Europe. Cette approche ouvre des perspectives uniques pour réformer le pays. - pour retrouver la prospérité, il faut produire. Malgré une petite touche "made in France" que je déplore, l'axe principal qu'il cherche à déployer, c'est la politique de l'offre : flexibilité du marché du travail par exemple. Ca manque encore de consistance, il cherche et nous allons contribuer à sa reflexion. Je vous informe que le 8 février, je me trouverai entre Robert Rochefort, vice-président du Modem et Jean Peyrelevade, banquier et conseiller intime de Bayrou, en plus d'Alain Lambert et Pierre Gattaz pour débattre de ce thème et exposer mes propositions. Nous aurons donc régulièrement la parole pour promouvoir nos idées et notre vision. - il est plutôt sensible aux libertés individuelles que les autres candidats qui, eux, les craignent. Comment travailler avec des partenaires plus grands que nous, plus nombreux, avec beaucoup plus de ressources et des élus que nous n'avons pas ? Certainement pas en brusquant les rapports et en cherchant à nous imposer bêtement. C'est un travail dans le temps qui repose sur des échanges, l'acceptation de nos divergences et de nos différences. La confiance se construit, et ne se décrète pas. Aucun cadeau ne nous sera fait, nous le savons. De même que nous devrons accepter des décisions difficiles, jouer des coudes et passer en force parfois. Mais sans un minimum de confiance mutuelle, nous n'irons nulle part. Ce que nous savons, c'est que Bayrou et son équipe peuvent piocher dans nos idées et nos talents pour la campagne si ce lien se resserre et que nous sommes bons, nos candidats pourront bénéficier de leur investiture, et nous piocherons dans leurs ressources (expérience, réseau, etc.) pour la nôtre. Nous ne sommes pas des enfants de coeur ni au PLD, ni au Modem, mais nous sommes conscients des atouts que chacun peut apporter à l'autre. Le PLD a besoin de franchir quelques étapes avant de prétendre peser réellement sur le plan politique. Je crois qu'une victoire de FB à la présidentielle nous ferait franchir d'un coup plusieurs marches, et pas seulement en balayant une droite à bout de souffle après 10 ans de pouvoir qui ont coulé le pays sans rectifier le désastre des 20 années passées. Soyons lucides : les propositions du PLD ne seront pas dominantes en 2012, quoi qu'il advienne. Mais dans ce sénario d'une victoire de Bayrou, le PLD serait assuré de gagner en audience et en crédibilité pour la suite. Notre horizon, ce n'est pas 2012 mais 2015-2017.
  5. Bayrou a manifesté son hostilité à la Hadopi. Il semble hélas favorable à une licence globale. Passons. Le candidat a son programme, le PLD a le sien. Nous défendons sa candidature à la présidentielle, pas l'ensemble de ses mesures. Nous nous gardons le droit d'émettre des critiques sur nos divergences les plus fortes. Sur ce sujet, je pense qu'il pourrait être assez proche de notre position. Il aurait franchement tout intérêt à communiquer sur ce point qui le différencie de l'UMP et du PS. Le PLD va diffuser un communiqué sur cette affaire, c'est dans nos gènes. Mais quand je lis le contenu de la Quadrature du Net, nous ne sommes pas tout à fait sur la même longueur d'onde, ni sur le même projet d'ensemble : ils semblent aussi proches de la licence globale.
  6. Je me rappelle avoir lu qu'elle avait dû démissionner d'une mission d'audit suite à une note un peu salée de déjeuner d'affaires. Introuvable sur le net. Etrange.
  7. L'intox UMP contre Bayrou va être énorme. Comme l'électorat UMP, que je fréquente pas mal dans mes différents réseaux, est de plus en plus attiré par Bayrou, l'UMP cherche à discréditer Bayrou enle montrant vendu à la gauche. L'essentiel de son staff est vraiment centriste, voire de droite (mais très anti Sarko). Il n'y a aucune chance que ce genre de propos sorte de sa bouche… jusqu'au premier tour.
  8. Ca tombe bien, nous ne rejoignons pas le Modem, qui est d'ailleurs voué à disparaître. Cela dit, je suis allé voter à la primaire du PS car je me sentais concerné, et je ne serais pas mécontent de travailler demain avec un Manuel Valls. Certes, on est loin de la mafia socialiste du nord.
  9. Tu n'as pas lu, ou pas compris le mécanisme que j'ai exposé. Le PLD ne rejoint pas un autre parti, il ne change pas de programme. Il continue à défendre ses propositions, et prépare une action électorale lui permettant d'enclencher une dynamique de croissance et d'occupation du terrain. Tu dois dissocier ces deux axes dans le domaine de l'action politique. Si tu refuses ces règles du jeu qui nous sont imposées, agis autrement, ne fais pas de politique.
  10. qui sait ? Espérons qu'elle reviendra pour promouvoir un projet solide.
  11. Nous ne travaillons pas avec des "si" mais en fonction d'un contexte donné, d'une tendance et des perspectives que nous pouvons dégager. Mais je t'accorde que notre monde est bien incertain, qu'y a même pu'd'saison.
  12. Le PLD travaille à la fois à sa ligne (projet, programme, propositions concrètes) et son ancrage sur l'échiquier politique. La première partie est la plus essentielle, mais aussi la plus facile d'un certain point de vue. Il suffit que quelques têtes bien faites aient un clavier, du temps et ils obtiennent une satisfaction facile avec nos médias naissants (blogs, contrepoints) et, maintenant, quelques médias qui nous ouvrent leur espace). La seconde exige des ressources, et du levier. C'est un travail simultané de cadres partout en France sur le terrain qui demande du temps, de l'argent, de la pugnacité. Ce travail est usant, il lasse s'il ne paye pas en termes de visibilité, de résultats. C'est celui qui est le plus efficace, pourtant. C'est celui qui permet de créer une dynamique ou non, de grossir ou non, de se hisser en position de force ou non. Le levier peut fonctionner à merveille si nos cadres sont bons et inscrivent leur action dans une démarche structurée. La stratégie, c'est la façon de se servir de la seconde partie pour servir la première. Un auteur ne pèse rien, il suffit de voir les fruits des nombreux ouvrages de Jacques Marseille, de Nicolas Baverez, et d'autres auteurs grand public. Des candidats, eux, sont craints en fonction de leur score. Ils ne sont écoutés que parce qu'ils mettent en danger une parcelle du pouvoir. En général, les cadres sont davantage conscients de la nécessité d'une bonne stratégie que les membres moins impliqués qui regardent d'abord le programme et espèrent sa préservation des autres, tous adversaires. Si je balance une idée publiquement en tant qu'Aurel, je reste au mieux un pote avec qui on peut débattre, au pire un inconnu intéressant(enfin, je l'espère). Si je balance la même idée en tant que responsable politique, je serai d'autant mieux entendu que ma responsabilité sera élevée (même si c'est une blague au final) et menaçante. C'est absurde, mais c'est la règle du jeu. Rester en retrait de la présidentielle et du scrutin qui suit et appeler à l'abstention, c'est envoyer un message similaire à nos candidats les plus sérieux. Si nos cadres se lassent et se retirent parce que le rapport gains estimés localement/efforts à fournir est trop mauvais (processus que je commence à bien connaître), la dynamique promet de retomber, limitant la croissance du PLD et sa capacité d'établir des rapports de force. Le message, aussi bon soit-il, ne gagnera pas en audience, ni en crédibilité. C'est ce que j'appelle une mauvaise stratégie politique.
  13. Il n'est pas question ici que le PLD s'allie au Modem, mais qu'il garde sa ligne et son indépendance. L'enjeu est de soutenir ou non Bayrou à la présidentielle dans une perspective politique pour faire grandir le PLD en notoriété et en pouvoir de faire basculer une élection. D'abord pour lutter contre le monopole UMPS qu'il est vraiment en situation de faire sauter, ce qui ouvrirait considérablement le champ d'action des libéraux. Ensuite pour participer à la campagne et glisser des idées, et en tout cas défendre les nôtres sans relâche en notre nom. Enfin pour faire investir par Bayrou nos candidats afin qu'ils bénéficient d'une partie de son score. Ce score sera l'étalon des négociations de 2014 à tous les scrutins de liste qui auront lieu. Notre ambition est d'avoir des élus ce jour-là. Notre génération intéresse l'équipe de Bayrou, parmi laquelle il y a quelques libéraux d'ailleurs (ils savent que Bayrou ne les écoute pas toujours, mais il savent aussi qu'il reste ouvert, et qu'il sent qu'il y a des réponses intéressantes à la crise dans le discours libéral, ne rêvons pas : pas encore dans la ligne pure autrichienne), nos idées également, même s'il préfèrera sans doute nous laisser jouer les éclaireurs en notre nom. Et le PLD est un sacré atout pour drainer un public libéral à droite qui se sentait plutôt UMP jusqu'ici. Arnaud Dassier et moi-même comptons nous impliquer avec d'autres pour être présents dans les médias, dans le programme. Et le ton d'Arnaud vous donne déjà un peu la nature de son approche : offensive et assumée. Cela n'interdit nullement à ceux qui ne veulent pas s'impliquer de continuer à exprimer leur propre position de fond, à développer leurs propositions au sein du PLD. Mais comme Contrepoints ou Liberté Chérie, chaque organisation travaille une action spécifique dans un secteur qui a ses règles, ses contraintes et ses verrouillages. L'action politique est lourde, coûteuse et épuisante. Les talents viennent quand ils sentent des perspectives, ils s'en vont quand ils ne voient aucune stratégie. C'est ce qui a coulé AL avec le soutien à bayrou un jour, le retrait le lendemein, sans débat ni vision claire et transparente. Ce n'est pas tant Bayrou que l'absence de stratégie qui a tué le projet, emporté par ses incessantes engueulades qui aveuglent devant les grands choix. Mon expérience des 9 dernières années d'activisme du terrain politique, d'observation de ses acteurs, des ressources nécessaires et des leviers indispensables pour progresser me convainquent qu'il n'y a pas d'alternative. Si vous voulez faire de la politique, et c'est le cas du PLD dés sa fondation, il faut une stratégie qui prenne en compte les règles du jeu taillées sur mesure pour tout verrouiller, et que nous avons une belle occasion de faire sauter. Je ne vois pas autrement l'engagement politique, sinon c'est refaire Liberté Chérie. C'est une prise de risque importante, mais il se trouve que je suis contre le principe de précaution.
  14. Je ne comprends pas cette obstination, chez ceux qui ont le plus grand mépris pour la politique, de vouloir juger l'action d'un parti. Ce sujet ne vous concerne pas. Ou alors vous êtes masochistes. Peut-être ben qu'oui.
  15. Les Tea Party sont apolitiques. Comme LC. Chacun sa mission. Le PLD est un parti destiné à jouer avec les règles du jeu (modes de scrutin, règles de financement …), et à activer les bons leviers pour gagner en capacité d'établir un rapport de force. Il n'a pas vocation à jouer les ermites, seul dans le noir.
  16. Je parlais de LC, Liberté Chérie pour ceux qui ont oublié ce que c'est. Pas du PLD.
  17. Ce quej'en ai retenu, c'est qu'il défend la nouvelle génération : "on paye, on décide".
  18. Je remarque que beaucoup de classes moyennes et moyennes sup. plutôt favorables à nos idées, écoeurées par Sarko mais qui se sentent une obligation citoyenne de voter (eh oui, ça existe) et qui rejettent MLP réflechissent sérieusement à Bayrou. Ce qui explique sa progression, et pourrait déclencher une spirale surprenante. Cela signifie être au coeur de sa campagne et y contribuer activement pour ceux qui le souhaitent (Dassier est un exemple), promouvoir nos positions (et assumer nos divergences avec Bayrou sans se fâcher) et tenter d'en faire reprendre quelques unes par Bayrou. Cela signifie avoir des candidats investis par Bayrou, et préparer les scrutins de liste de 2014 (municipales, territoriales, européennes) pour avoir des élus. Et cela passe par une occupation constante des médias… sur notre ligne. cela signifie reconstruire un grand pôle politique libéral pivot de centre droit.
  19. Je pense que Contrepoints fait un travail essentiel, qui est voué à prendre de l'ampleur. J'aimerais voir LC reprendre des couleurs dans l'activisme ciblé, inspiré des Tea Party en s;adaptant à l'environnement français autour d'un ou deux thèmes phares. Et le PLD suit son chemin dans une autre sphère dans laquelle un bon rapport de force peut vite s'installer si une génération de choc a du culot, de l'audace et une bonne stratégie de levier pour bousculer les éléphants en place.
  20. Bayrou n'est pas libéral, qui a dit ça ? En revanche, il offre les meilleures perspectives au courant politique libéral.
  21. Pour le moment, cela reflète sa position comme la mienne. J'espère que cela reflètera la position du PLD pour faire enfin entendre notre voix, et être en position de force pour la suite.
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