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NQH

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Posts posted by NQH

  1. Et je ne pense pas qu'épurer l'aspect "technique" au bénéfice de quelque chose de plus user-friendly soit synonyme de démagogie. 

     

    Le but n'est pas de brosser le pékin dans le sens du poil, l'objectif c'est de ne rien changer à notre discours ni à nos valeurs, mais en expliquant 1° de façon moins abstraite ce que ça peut apporter aux gens dans leur vie quotidienne (on est trop théoriques) et 2° que le succès des partis qui cherchent des "intrus dans le système" est erroné en ce sens qu'ils sont eux-mêmes assimilables à ce qui ruine le système. 

  2. Pas plus tard que cette semaine, j'ai tenté de parler d'économie à une jeune sympathisante FN. Réaction : "l'économie ça me saoule" (et, de fait, j'adore l'économie, mais je pense qu'une extrême majorité de gens trouvent ça saoulant).

     

    Que veux-tu utiliser comme argument face à ça ? 

     

    En politique, les gens sont davantage dans le pathos (déguisé ou non) plutôt que dans le logos. Il faut s'adapter.

  3.  Sauf que nous, on les accuse d'en faire trop, alors que les autres les accusent de ne pas en faire assez.

     

     Ce n'est pas pareil.

     

    So what ? tu penses que c'est peine perdue ?

     

    C'est sûr que y'aura un petit effort d'argumentaire à faire, si on veut remettre en cause certains dogmes établis, mais c'est pour ça que je visais les populations défavorisées : on a une expérience de plus de 40 ans d'étatisme intensif, et ce sont les premières à constater au quotidien que ça ne fonctionne pas, et de moins en moins, alors que le stade au dessus de l'étatisme qu'on a aujourd'hui (57% de PIB), c'est le soviétisme (veulent-ils vraiment ça ?).

     

    On a un boulevard pour se faire entendre, pour peu qu'on fasse un effort sur la com (en se résumant à 3 ou 4 arguments simples et synthétiques). 

  4.  Il y a grosses différences entre nous et les étatistes qui se plaignent du "système", c'est que les seconds s'attaquent au système comme ensemble minoritaire traître, alors que pour nous, le système est encouragé par la majorité qui croit sincèrement qu'elle est sur le bon chemin. 

     

    Il faudrait commencer par faire comprendre à la "majorité" en lutte contre la "minorité traître" que nous sommes justement nous aussi en lutte contre cette minorité traître (vrai libéralisme versus crony capitalism) 

  5. Dénominateur commun de (quasi) tous les ados/jeunes : désir de rébellion contre un "système".

     

    C'est sur ce qu'on met derrière ce mot "système" qu'on peut apporter quelque chose, entre Soral ou les vidéos anti-illuminatis, qui font florès pour toujours la même raison. 

     

    Si vous voulez intéresser des jeunes, parlez-leur d'un ennemi à abattre.

     

    Montrez-leur à quel point ils sont enchaînés et surtout, "ce qui ne se voit pas", en l'occurrence que ça fait tellement de temps que c'est devenu une norme, que plus personne ne se rend compte qu'on peut changer ça sur le plan étatique et pas en courbant le dos et en "faisant semblant".

     

    L'Etat est assimilé d'office à un "truc limitatif chiant" par tout le monde comme si ça ne pourrait jamais être autrement.

     

    L'impossibilité de créer une entreprise par exemple : pourquoi est-ce devenu AUSSI compliqué de faire le moindre petit business tranquille dans son quartier ? Parlez aux jeunes dans les banlieues sinistrées qui font du trafic sans rien déclarer parce que déclarer et/ou se plier à des normes hypertrophiées est devenu un sacerdoce. Soufflez-leur l'idée que ça pourrait être autrement.

     

    Uber est un excellent angle d'attaque. 

     

    Quant aux jeunes chômeurs innombrables qui n'ont pas forcément la fibre entrepreneuriale, il suffit de leur faire admettre qu'il n'y a pas d'emploi sans employeur, ni de RSA qui puisse être viable sans actifs en nombre suffisants.

     

    Je pense que là où le libéralisme peut le plus (et devrait, logiquement !) s'imposer chez les jeunes, c'est dans les quartiers défavorisés, car in fine ce sont les premiers à pâtir de ce "système" qui protège quelques privilèges au mépris du droit et des libertés des autres et c'est pas pour rien que c'est là où le FN réussit le mieux (sauf qu'eux, c'est pour instaurer d'autres genres de privilèges, "ce qu'on ne voit pas", et c'est ce qu'il faudrait mettre en lumière). Ceux qui sont peu ou pas diplômés sont ceux qui sont les plus exclus du système corporatif.

     

    Sur le plan monétaire, présenter la monnaie actuelle comme "fausse" pourrait attirer ceux qui sont en quête de complot (bien que ça n'en soit pas un à proprement parler) et ensuite leur expliquer l'impact sur des points qu'ils ne soupçonnent sûrement pas avec les petits schémas à flèches qui vont bien.

     

    Sur le plan des moeurs, le libéralisme, ce n'est jamais qu'un anarchisme amélioré (responsabilité individuelle, droit naturel, etc). Ca ne devrait pas être trop difficile d'attaquer sous cet angle aussi, face à des gens qui ont l'esprit de contestation. 

     

    Après, c'est comme partout, c'est la tchatche qui fait la différence. Vous pouvez prendre un mec tout seul devant un mur blanc qui parle sur youtube, peu importe ce qu'il raconte, tant qu'il le fait avec suffisamment de mimiques et d'emphase sans mettre trop les pieds dans le plat dès le départ, il peut crever l'écran (avec un bon montage, des blagues àlakon, toussa). Le discours "technique", ça peut marcher auprès d'un certain public, mais pas la plupart, je pense (ça se saurait, sinon). Youtube c'est je pense le meilleur média pour exprimer des idées (ça touche même ceux qui n'aiment pas forcément lire).

     

    Conclusion : piochez des ENFP dans les libéraux, et donnez-leur des caméras.

  6. Je passe en coup de vent mais j'ai vu ça tout à l'heure, c'est une conférence de Nicolas Bouzou, un libéral qui essaye d'être un minimum pédagogue (il parle de Keynes, Laffer, etc) et ça serait peut-être cool de le médiatiser un peu auprès des non libéraux, bien que son discours reste encore assez technique (et qu'il n'apprendra pas grand'chose aux gens de ce forum), c'est toujours bon à faire connaître :

     

     

    Sinon, dans la même série, y'a ça d'Etienne Klein sur les "origines" de l'Univers, pour ceux qui ne connaissent pas, il a un grand talent pour vulgariser des concepts plutôt avancés : 

     

  7. Pour quelles raisons vouloir vivre en Flandre si tu causes pas leur langue ?

    J'comprends parfaitement moi que les vloums en aient ras la casquette des francophones de la périphérie qui font aucun effort pour causer flamand.

    Imagine en France la guerre que ça declancherais.

    Après, je veux pas te faire la morale ou quoi, mais moi je parle super mal flamands, ben j'y habite pas, comme je prevois pas de le faire, je compte pas y aller, surtout si c est juste a la frontière et que donc c est pas pour bosser a Gand ou Anvers.

    Pour gratter 2% d'impôts locaux mais se taper la NVA a la mairie, fuck no

     

    Je suis dans une conjoncture particulière : j'habite actuellement en France à égale distance de l'un ou de l'autre (Flandre/Wallonie), ce qui me laisse le choix, mais en sachant que je ne peux pas trop m'éloigner de la France pour le moment (travail), ce qui fait un choix plutôt limité, au final (sinon j'irais à Bxl, qui reste ma ville préférée en Belgique... peut-être dans un avenir à moyen terme). 

     

    D'un côté, voilà ce que je vois dans la commune flamande la plus proche : le cadre de vie : les trottoirs archi propres, les maisons de qualité, une sensation de respect de la vie privée, des prix plutôt pas mal pour ce que j'envisage... + la fiscalité intéressante par rapport à la france.

     

    De l'autre, côté wallon : culture socialiste et des prix que je trouve chers pour ce que c'est, en conséquence du cadre de vie moins plaisant à mes yeux (je parle pas que des impôts mais aussi des logements sur le marché dans la gamme visée)

     

    On doit pouvoir trouver des coins très bien en Wallonie (de fait, j'en ai visité qui me plaisaient pas loin de Bxl) mais si je passe la frontière, je ne peux pas aller assez loin pour ceux qui me plaisent. 

     

    Du fait que je n'y travaille pas et que je m'y considère comme simple résident discret, j'aurais des interactions limitées voire quasi inexistantes avec le voisinage. Et si je ne parle pas (encore) leur langue, je n'ai pas dit que je ne souhaitais pas apprendre (et faire des efforts), mais ça ne se fait pas en 3 jours.

     

    Mauvaise idée, donc ? 

  8. Cadeau : la Maison Saint-Cyr

     

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    Je la connaissais déjà mais j'adore aussi :)

     

    Sinon, depuis tout pitit, j'ai toujours aimé cette maison Art déco dans mon quartier : la Withuis.

     

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    Celle là je pense qu'elle gagnerait à arborer d'autres couleurs ... ce rouge et ce vert ensemble, sur fond gris, ça fait vraiment terne 

     

     

    Je l ai visitée quand elle était a vendre l an dernier, j habite juste a coté.

    L'intérieur, c'est un musée. Incroyable !

    Le prix est a la hauteur... :(

    1/ par curiosité : combien ? 

    2/ par curiosité toujours : tu as pu prendre des photos ? 

  9. Est-ce qu'habiter en Flandre (sans y travailler) pour le cadre de vie, tout en restant à 5-10km de la frontière wallonne et française, est envisageable, sans parler le néerlandais ? (je veux dire : à part quelques rudiments pour traduire des documents, une fois de temps en temps, est-ce que la population voit mal le fait que quelqu'un vive chez eux sans être parfaitement néerlandophone ?)

     

    Le bonne blague c'est que mes ancêtres jusqu'à plus de 10 générations en arrière étaient néerlandais mais que, étant né en France (ma famille ayant fui la belgique durant la guerre), je ne comprends moi-même pas un mot de cette langue (allez, une dizaine, à la louche).

     

    Est-ce que parler anglais sauve les meubles en attendant de prendre le pli ou bien faut-il déjà absolument être dans le moule avant de venir ? 

     

    J'ai étudié leur cadre économique, c'est quand même vachement plus intéressant que celui des wallons (et je ne parle pas de la France) sur certains points et dans la région où je suis, ça se ressent beaucoup sur le style de vie des communes.

     

    Autre chose : la séparation de la Belgique, j'en entends parler depuis des lustres mais je remarque que ça n'évolue jamais vraiment. Evidemment, vu de l'extérieur, je n'ai pas accès aux nuances.

     

    Question : est-ce qu'une telle hypothèse est vraiment sérieuse ? Si oui, que deviendrait la Flandre et les non-flamands qui y vivent ? Du fait du droit européen, ils ne peuvent actuellement pas prendre de mesures discriminatoires mais, qui sait, un jour...? J'essaye d'envisager tous les angles de la question.

     

    Quelle est la tendance politique globale, en ce moment, au delà des noms de partis ? Ca évolue dans le bon sens, d'après vous ? 

     

    J'ai cru comprendre qu'il y avait des belges ou des expat en belgique, dans le coin.

     

     

  10. Oui, j'ai vu ça tout à l'heure pour le RSA, je venais justement pour en parler. Ca commence à bouger, peu à peu.

     

    Je pense que les événements se feront sans césure mais qu'il va quand même y avoir un point de non retour où, après celui-ci, les choses s'accélèreront de plus en plus fort. La généralisation de ce genre de mesure (RSA) à toute la France, par exemple, ou bien une vraie première baisse du salaire des fonctionnaires qui sont vraiment le fond de commerce du PS (les profs, par exemple), et pas juste des histoires d'heures supplémentaires. Et à l'heure actuelle, difficile de dire si ça peut arriver dans 5 ans, dans 10 ans ou dans 15 ans.

     

    Les socialistes appliquent déjà une grande partie du programme du FN (ou plutôt : le FN est socialiste) mais il y a quelque chose qu'ils n'oseront jamais faire, c'est sortir de l'euro.

     

    Et si les classes populaires sont sous le coup d'affects déchaînés comme après des émeutes ou je ne sais quoi qui pourrait pointer le bout de son nez (on ne peut pas dire que l'esprit des gens soit très tranquille depuis quelques années), le FN aura beau être un chiffon rouge, il pourrait arriver au pouvoir. On parle quand même d'un parti qui a raflé récemment davantage d'élections qu'il n'en a raflé durant toute son histoire. Pourquoi ça ne continuerait pas sur cette lancée, avec la droite autant que la gauche en déconfiture et des centristes subexistants ?

     

    Et alors là, le retour au franc ne sera plus qu'une simple inquiétude.

     

    D'ailleurs, en parlant de sortie de l'Eurozone, une question me venait en tête, tout à l'heure : est-ce que les emprunts (contractés en euros avant cette sortie) seront convertis et remboursables en franc dévalué (donc plutôt intéressant pour ceux qui ont ces emprunts : effet "monnaie de singe") ou bien resteront remboursables en euros (donc ruine pour ceux qui ont ces emprunts : il faudra davantage de francs pour rembourser un euro). C'est une question qui ne me semble pas sortir dans les débats autour de ce sujet et qui me semble pourtant essentielle pour ceux qui veulent absolument changer de monnaie. 

     

    A moins que, sans le FN, l'Euro lui-même soit dévalué, officiellement ou officieusement, par je ne sais quelles manoeuvres, pour alléger les dettes. Une telle chose serait-elle possible ? (et en gardant les allemands dans la zone ?)

     

     

     

  11. Je vois qu'on partage les mêmes inquiétudes. 

     

    La question qui se pose c'est : quand est-ce que les "festivités" vont commencer vraiment ? J'avoue que là j'y vois encore très flou. 

     

    Quand est-ce que les fonctionnaires vont vraiment ne plus toucher leur salaire, ou le RSA pour les autres... bref, les revenus qui dépendent directement de l'Etat, dans les groupes les plus nombreux de la population ? 

    Dans 10 ans ? Dans 20 ans ? Dans 40 ans ? 

     

    En effet, le jour où les banlieues seront à court de liquidités, je n'imagine pas qu'ils restent les bras croisés à attendre. Donc 1° émeutes/paralysie probable et 2° d'une manière ou d'une autre, "faire payer les riches" en premier, d'une manière ou d'une autre, pour calmer la révolte symboliquement...

     

    Ou... la grande dévaluation.

     

    Dans nos scénarios, il faut tenir compte du critère électoral : si les classes moyennes ou les pauvres se retrouvent vraiment acculés, ils voteront FN. 

     

    Or, que propose le FN ? Sortie de l'Euro et planche à billets. Le remake de 1958, qu'ils disent. 

  12. Quand tu es locataire il te reste une bonne partie de ton revenu, suffisamment pour te constituer une retraite en tout cas.

    Ensuite ce n'est pas parce que les gens ont joué à la cigale toute leur vie que ça ouvre droit à des péréquations.

     

    Moi, je suis d'accord.

     

    Mais le plus grand nombre de gens (qui du fait de l'habitude de ce système, n'ont pas tellement une mentalité de fourmi, ou alors ça se saurait) sont ceux qui ont le pouvoir, lors des élections, dans un régime où la constitution ne pose aucune limite au nawak. Et je ne suis pas certain qu'ils soient d'accord avec nous. Pour eux, c'est toujours "les riches" les responsables de tout, donc à eux de payer pour tous les autres.

     

    Il n'y a qu'à prendre la température dans les commentaires des articles sur internet, on atteint des sommets. Ca couve quelque chose que je trouve inquiétant. 

     

    Et pour l'inflation, la déflation, du coup, vous en pensez quoi ? A quoi ça pourrait ressembler d'ici 10, 20, 30 ans ? 

  13. De deux choses l'une : soit ils ont des enfants, qui peuvent s'occuper d'eux. Soit ils n'en ont pas et ont eu l'occasion d'amasser un capital suffisant pour subvenir à leurs besoins sans retraite par répartition.

     

    Tu surestimes la vertu de prévoyance dans une société nourrie au socialisme depuis des décennies et qui a passé la majeure partie de son temps à vivre sans se préoccuper d'épargner ou à voter les taxes et impôts l'empêchant de pouvoir épargner (combien de gens ne sont pas propriétaires, arrivés à la retraite, après avoir passé leur vie sans trop s'inquiéter de rester locataires, ayant préféré flamber ou s'acheter des biens non durables ? )

  14. Les émeutes de vieux j'y crois moyen.

    La dette au bilan n'est pas un gros problème à gérer financièrement. L'Etat a suffisamment d'actifs cédables pour en alléger significativement le poids. Le problème c'est le hors bilan : engagement retraites et frais médicaux.

     

    Ne plus financer par l'Etat les frais des vieux qui se sont comportés comme des cigales toute leur vie et qui ignorent même la signification du mot "capitalisation", cela revient à reporter cette charge sur leurs enfants, qui sont déjà surtaxés au maximum (dont une grande partie qui sont au chômage).

     

    A moins que ceux-ci acceptent de passer une vie entière à travailler pour quasi gratuit, je ne vois pas trop comment ça peut être accepté socialement sans que l'ensemble ne se cherche un bouc-émissaire pour payer à leur place (les riches, les banques, les étrangers, ou je ne sais quoi d'autre à la mode à ce moment là).

  15. Défaut massif sur les retraites.

     

    Et les vieux qui n'ont pas d'investissement ni de patrimoine suffisant pour donner le change (soit la majeure partie, il me semble), tu ne crois pas qu'ils puissent faire pression pour que l'on rackette les plus jeunes ou alors les vieux avec du patrimoine important (super-taxe sur les successions, qui serait très démagogique par les temps qui courent) ?

     

    Il va encore s'en passer, du temps, avant que la génération des baby-boomers ne soit plus de ce monde (+ nombreux frais médicaux à la clef avant ça)

  16. Oui, j'ai peut-être manqué de précision. Je vois bien des solutions qui me sembleraient meilleures que tout ce que j'ai écrit dans le premier post (dont rendre inconstitutionnels les deficits publics + ré-axer la monnaie sur l'or, etc ) mais la question que je veux poser dans ce thread (en tenant compte du fait que nous ne soyons pas gouvernés par des libéraux), c'est : quelle solution est la plus probable, qu'est-ce qui risque le plus vraisemblablement de se passer ? 

  17. Hello. 

     

    Pour des raisons d'ordre privé, je me pose certaines questions en ce moment au sujet de l'avenir de l'économie française (et européenne en général) dans 10, 20 et 30 ans, et je viens consulter vos lumières, sur ce qui vous semble le plus PROBABLE (en tenant compte du fait que les libéraux ne sont pas au pouvoir).

     

    3 points, principalement, qui me semblent liés entre eux : 

     

    1/ quelle solution apporter à la crise de la dette française ? 

    j'y vois comme possibilités : 

    a ) par une dévaluation directe de la monnaie (quand ? comment ? les personnes ayant des emprunts sont avantagées )

    b ) par un bail-out sur les patrimoines (quand ? comment ? une taxe extraordinaire sur les successions ? les héritiers sont floués )

    c ) par un bail-in (quand ? comment ? on sait que le FMI a entériné cette mesure en cas de faillite bancaire. L'Etat pourrait être tenté de faire défaut pour mettre volontairement les banques en faillite et rejeter sur celles-ci la faute de ponctionner les épargnants, pour que ça soit plus socialement acceptable ("c'est la banque, c'est pas nous"), mais toujours pas autant qu'une bonne vieille dévaluation à l'ancienne)

    d ) quelle autre solution à part "remettre à plus tard indéfiniment" ? 

     

    2/ Inflation ou déflation ?

    a ) dans l'hypothèse d'une dévaluation, faut-il s'attendre à une inflation ? selon quelles modalités ? 

    b ) dans l'hypothèse d'un bail-in/bail-out, faut-il envisager une déflation ? (si je ne me trompe pas, l'argent créé "en trop" depuis 40 ans sera sorti du système ? il serait logique des bulles éclatent ? lesquelles ? dans quelle ampleur ? à quel rythme ? )

    c ) quelle autre solution pour préserver les prix tout en se débarrassant de ce qui gangrène l'économie ? 

     

    3/ Quid des pensions de retraites et, plus généralement, de tous les revenus qui dépendent +/- de l'Etat (dont ceux des fonctionnaires en activité) ?

    Je n'ai pas beaucoup de pistes ici. J'essaye d'imaginer directement le pire, pour voir au plus large.

    (rappelez vous que j'envisage un terme de 10, 20, 30 ans)

    Les grecs en faillite ont divisé de moitié, il me semble, la plupart de ces revenus.

    La situation grecque vous semble-t-elle réellement probable en France ? (les grecs ont bénéficié de l'argent des français et des allemands pour se maintenir à flot : si ces pays font faillite, qui donnera de l'argent aux français ? (se reporter au point 1)

    Il n'est techniquement plus possible d'augmenter les cotisations, les travailleurs sont déjà asphyxiés. Le recul de l'âge de la retraite sauve un peu les meubles mais ne change rien au fond du problème (pyramide des âges). Je ne parle pas non plus du chômage.

    Est-ce que l'inflation sera donc le remède pour abreuver les travailleurs d'un pouvoir d'achat factice, pour nourrir par leurs cotisations, ce régime de retraites déficitaire ? (ou financer par l'inflation les retraites directement, ce qui revient au même, mais si on y adjoint une taxe extra-ordinaire sur les successions, on peut penser que l'Etat récupère la mise à l'arrivée)

     

    Pour chaque solution, quel sera selon vous le groupe (épargnants, retraités, salariés, endettés, non endettés, banques...) qui s'en sortira le mieux ou qui sera le plus floué dans 10, 20, 30 ans ?  

     

    La solution libérale serait de faire table rase sur tout ce pouvoir d'achat factice accumulé par une dette démesurée (donc, il me semble, diminuer drastiquement les pensions, les salaires, rembourser la dette, diminuer la masse monétaire, ce qui, il me semble toujours, corrigez-moi si je me trompe, entrainerait une déflation apparente).

     

    Mais est-ce que tout cela sera défendu par les puissants qui ont le pouvoir aujourd'hui ? Quid du nombre de gens avec des emprunts, qui représentent il me semble la plus grande force de vote ? Imposeront-il aux banques de combler par leurs fonds propres, sans ponctionner l'épargne des particuliers ? Le peuvent-elles ?

     

    J'ai bien conscience que personne ne possède de boule de cristal, mais je m'interroge sur la tendance globale que l'on peut imaginer à la vue des éléments dont nous disposons aujourd'hui (et accessoirement de ce qui s'est déjà produit dans l'Histoire (bien que le système actuel combine certaines conjonctions inédites) et de ce qui semble le plus vraisemblable (quitte à envisager plusieurs scénarios possibles)

     

    Il est très difficile pour ne pas dire impossible de trouver des idées un peu hors des sentiers battus dans les médias les plus courants (qui semblent pour la plupart ignorer totalement la plupart des questions qui se posent)

     

    Qu'est-ce qui vous semble le plus probable, eu égard au groupe auquel appartiennent la plupart des votants, de leur raisonnement pas toujours très visionnaire, et du clientélisme politique ? 

     

    Quelle serait LA stratégie originale pour sortir de ce sac de noeuds ? 

  18. Historiquement, je pense que cela commence à se faire sentir lorsque le religieux est venu interagir avec le pouvoir politique. Soit que ce dernier voyait dans le premier une menace pour son autorité, qu'il souhaita alors briser, soit qu'il ait voulu s'en servir pour se conforter lui-même. A ce titre, le religieux détourné peut être perçu selon certains angles comme un des premiers constructivismes de l'Histoire.

     

    Les monarques ont pu s'y livrer par crainte sincère pour leur propre sort (excommunication et choses de ce genre, à une époque où la science est inexistante, cela peut être compris, à défaut d'être approuvé), intérêt financier, ou par simple prosélytisme extrémiste de quelque fanatique convaincu de détenir une vérité (les exemples de gens ayant voulu contrôler un peuple pour le simple plaisir de voir se réaliser leurs points de vue personnels, depuis Rome jusqu'à Hitler en passant par Daesh ne sont pas manquant dans l'Histoire). 

     

    Cela n'explique rien au sujet du racisme, du sexisme, etc, mais une fois que l'habitude est prise de dire ce qui est bien ou non à son peuple (soit pour conforter l'autorité du dirigeant, soit par intérêt quelconque), on peut y prendre goût : je n'ai encore jamais vu de dictateur démissionner pour cause de lassitude. Et ainsi, étendre la logique, sans en avoir nécessairement conscience, à chacun des sujets sur lesquels on peut avoir une opinion. 

    D'une manière plus générale, c'est la crainte de la différence, de l'inconnu, de vivre à côté de gens que l'on ne comprend pas, d'une remise en question de l'ordre établi, à toutes époques, qui constitue le socle de base de tout constructivisme. Certains dorment mieux en imaginant que leur voisin mène une vie identique à la leur. Crainte de l'inconnu qui s'applique à l'actuel comme à l'avenir, chose cristallisée aujourd'hui avec la pudeur fourbe du concept délétère de "principe de précaution". 

  19. Je déterre ce sujet car, au hasard de mes pérégrinations virtuelles, je suis tombé sur cette image et je n'ai pas pu m'empêcher de penser à la catallaxie d'Hayek (ce qui m'a fait du même coup repenser à ce thread) :

     

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    La logique de ce "Tout" complexe interconnecté et à l'équilibre naturellement me semble se retrouver aussi dans le panthéisme de Spinoza, deux penseurs qui, — ô surprise, — étaient INTP. 

     

    Je ne dirais pas que le libéralisme est une croyance à mettre au même rang (je n'adhère d'ailleurs pas entièrement à la seconde, ayant une théorie personnelle sur le sujet, mais ne rentrons pas dans les détails, je le cite seulement pour faire le lien entre un mode de cognition semblable) mais ce sont deux exemples intéressants, deux facettes de l'expression d'un même ressenti qui semble être très INTP ou en tout cas très NT : cette sensation qu'il existe un "système" abstrait qui s'équilibre selon ce qui se passe à l'intérieur.

     

    Sans doute que je réfléchis trop (voilà ce qui arrive quand l'insomnie nous force à errer la nuit sur le net :D ) mais je m'étais jadis ici même interrogé sur l'existence ou non d'un mur psychologique à la compréhension du libéralisme par une majorité de gens. Sans avoir besoin du MBTI ou autre, est-ce qu'une telle compréhension n'est pas accessible qu'à une certaine partie, minoritaire, de la population ? En effet, le libéralisme reposant sur un concept très global d'organisation évolutive des choses (qui communique à certains égards avec la théorie du chaos), il faut être en mesure soit de se représenter cet ordre abstrait au moins partiellement, soit de faire preuve d'une extrême humilité, mais pourquoi les gens le feraient s'ils ne comprennent pas en profondeur qu'il existe quelque chose de supérieur à tout ce qu'un seul homme pourrait décider unilatéralement (ie constructivisme) ? Hayek lui-même parlait de difficulté pour la plupart des gens à percevoir l'existence d'un tel système abstrait d'ordre spontané. Mis à la lumière de la psycho, n'est-ce pas une sorte d'expression du fait qu'il existe des N ayant des affinités avec l'abstrait et des S davantage portés sur le quotidien et ce qui les touche directement ?

     

    Evidemment, il y a des exceptions, sur liborg ou ailleurs, mais je raisonne à travers ce que l'on constate, en majorité. Le libéralisme peut d'ailleurs également être appréhendé d'un point de vue de S : les mains plus libres pour pouvoir faire davantage de choses concrètes, etc, mais cela se heurtera souvent à la crainte pour la plupart des gens de s'en remettre à quelque chose qu'ils ne conçoivent pas, qu'ils ne peuvent pas "palper", au delà d'eux-mêmes (les gens vont comprendre et même apprécier pour beaucoup le fait de pouvoir s'en remettre à eux-mêmes pour gérer leur vie mais ne vont pas pouvoir "palper" la fondation sur laquelle tout cela repose et ça leur fait peur). 

     

    De facto, dans un monde où les NT sont minoritaires, est-ce que le libéralisme n'est pas une utopie ? 

     

    Benjamin Constant, ayant pressenti que chacun ne pouvait pas concevoir les mêmes choses tout en n'ayant pas l'humilité nécessaire pour le reconnaître, a tenté de mettre en évidence la nécessité de n'attribuer le pouvoir politique qu'à une partie de la population : les propriétaires. Mais, si on peut y trouver une certaine logique, il faut compter sur la nature humaine, et ce que celle-ci nous montre entraîne que le pouvoir politique confié aux propriétaires nous met à l'abri du socialisme mais n'empêchera pas la corruption ou tout ce qui dérive du capitalisme de connivence, si pas dans l'immédiat, au moins dans un avenir plus ou moins déviant du système mis en place, qui deviendra plus ou moins une cooptation, comme cela s'est toujours produit, sans parler d'une éventuelle révolution en provenance des non-propriétaires. Le pouvoir aux propriétaires n'est donc pas une solution. Le pouvoir aux NT alors ? Mais sur quelle base légale ? On voit bien que c'est encore moins réalisable ou justifiable. 

     

    Je sais que je pars loin mais comme c'est souvent le cas, un seul élément me fait faire le lien entre tout le reste. La pensée libérale me paraît logique à tous points de vue, en soi, mais quand je mets en corrélation avec la psychologie humaine, je ne peux m'empêcher de ressentir une sorte de résignation, non pas pour changer d'opinion, mais pour me faire à l'idée que la probabilité qu'une société telle que nous la connaissons aujourd'hui devienne un jour libérale me semble proche d'epsilon, en raison d'une sorte de mur "biologique" entre nous et le reste des humains. J'ose dire "biologique" car j'ai lu des extraits d'une étude très intéressante (dont je serais hélas incapable de retrouver la source) mettant en corrélation les thèses de Jung avec l'analyse de taux de neurotransmetteurs tels que sérotonine, etc (où l'on voit notamment que les individus de type F ont un taux de séro plus faible que les T ; bon, après, l'oeuf ou la poule, je ne sais pas). Je ne porte pas de jugement sur la validité de tout cela, puisque je ne suis pas de ce milieu, mais que ce soit ça ou une autre raison, le fait est qu'il existe un mur, et si on veut que celui-ci tombe, il faudrait comprendre déjà de quoi est-il constitué, non pas pour s'immiscer dans la vie des gens, mais pour leur faire comprendre que nous avons le droit de vivre la nôtre. 

     

    A la relecture, je trouve que ce post est une caricature d'INTP, mais bon, j'assume :D

  20. Oh putain. Jakatali, Parizo, du lourd, ça promet. Si tu veux t'y rendre et nous raconter ...

     

    Je pourrai pas, mais je t'avoue que j'ai tiqué aussi. Je suis vraiment curieux de voir ce que ces gens vont bien pouvoir raconter sur quelque chose qui est pourtant à l'opposé de leur discours habituel... Diabolisation ou appropriation ? Je suivrai avec attention les avis de ceux qui s'y rendent ou extraits vidéos des conférences s'il y en a. D'un autre côté, ça prouve que BTC commence à faire de l'audimat par chez nous. 

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