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PhilipMorris

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  1. Aucun rapport synthétisant les analyses des différentes branches de la sécurité sociale. On peut trouver des simples bilans comptables dans les publications institutionnelles, ou des analyses très partielles dans le cadre de commissions parlementaires, on peut trouver effectivement des classement sommaires des régimes de retraites basés sur peu de critères et toujours (trop) orientés. Il n'existe pas de synthèse claire, complète et objective de la situation en France dans ce domaine, et je pense que cela mériterait qu'on s'y penche.
  2. Bonjour, ça fait longtemps que l'idée de faire un dossier complet sur l'état de la Sécurité sociale en France trotte dans ma tête. Un dossier complet, étudiant un maximum l'ensemble de ses branches, avec un comparatif rapide avec le fonctionnement des assurances maladies, vieillesses etc dans les autres pays de l'UE. Le but serait de faire un support sérieux pour les débats à venir, c'est à dire basé sur les chiffres officiels (bilan publics, statistiques de l'Insee etc), des études économétriques claires (pas de bricolage foireux des chiffres dont raffolent certains économistes), afin de permettre une lecture claire et solide de l'état de la sécu. Bien sur il s'agirait de faire quelque chose d'objectif, sans prises d'avis, de conclusions subjectives, de propagande libérale qui puisse décrédibiliser la chose en faisant passer l'étude pour une vilaine manipulation libérale. Si des gens sont vraiment motivés, de préférence avec une formation économique/économétrique, ou ayant l'habitude de la rigueur scientifique dans leurs études, on peut commencer à plancher là dessus, histoire de faire un premier brainstorming, un premier cahier des charges etc. C'est très ambitieux comme projet, mais tout à fait réalisable, donc si des gens ont des suggestions, des idées, ou même des conseils, je prends. Bonne après midi à tous.
  3. J'ai pas lu toutes les réponses sur le topic mais mon explication est simple : Il y a une faille méthodologique énorme de cette étude. On n'évalue pas la possession du patrimoine des individus, mais la valeur potentielle de ce patrimoine sur le marché si tout le monde décidait de vendre simultanément et que les prix étaient fixés. Ce qui en soit est totalement débile. Une villa au Maroc de 500 mètre carré dans une petite ville vaut 400 000 euros. La même en France vaudra 4 millions. Si on part du principe de l'estimation des biens sur un marché théorique, le français possédant une villa identique à celle du marocain est 10 fois plus riche que lui. La comparaison de valeur ainsi faite est donc ridicule. D'ailleurs si tous les français possédant 500 000 euros décidaient de s'installer au Maroc, les prix s'adapteraient par un mécanisme d'offre et demande évident, et finiraient par s'harmoniser. On ne peut comparer les richesses d'individus que dans un marché globalement uniforme (et encore, ça resterait très approximatif. Un type qui possède 75% des actions de sa boite soit 75 000 actions, estimées à 10 euros chacune par exemple. Avec un tel calcul il possède 750 000 euros. Dans la pratique, si il décidait de vendre toutes ses actions d'un coup, la valeur de celles ci chuteraient, et il en tirerait difficilement plus de 250-300 000 euros.) Mais bon, il est plus facile de propager la bonne parole égalitaire que de réfléchir 30 secondes sur un sujet pour les abrutis.
  4. C'est marrant, j'avais posé cette question y a un an, on m'avait répondu quasi mot pour mot pareil. Sinon, payer ma tournée, ça va pas être facile vu mes revenus financiers actuels, a la limite payer un pack serait plus dans mes moyens, mais je doute que ça attire grand monde Envoyer un mp à Freejazz pour lui demander si il peut organiser quelque chose sur Paris serait donc judicieux ?
  5. Et sinon pour rencontrer des liborgiens sur Paris, faut que je demande où ?
  6. On a même pas le droit d'expliquer pourquoi ? C'est dommage, c'est le premier vrai liborgien que j'avais rencontré.
  7. Hum je viens de voir que était banni, je ne suis pas passé très souvent ces 6 derniers mois, quelqu'un pourrait me raconter ce qui s'est passé ?
  8. C'est le cas de toute science. Dans le cadre de la Physique classique on a une multitude de présupposés qui ne peuvent par principe être démontrés. On les a juste choisis de manière à ce que toutes les déductions et les analyse qui en découlent puissent nous permettre d'analyser, anticiper et produire dans le monde qui nous entoure. Et cela a permis d'aboutir, la mécanique newtonnienne, l'electromagnetisme ou la thermodynamique nous ont permis de créer énormément, et de pouvoir anticiper les conséquences de nos actions dans le monde qui nous entoure. Cela n'empêche pas que les présupposés de la physique classique ne sont pas réels, et n'ont pas une valeur de vérité universelle. Ils étaient un outil pour créer tout le cadre analytique du monde qui nous entoure. De même en économie on cherche des points de départ pour modéliser le monde qui nous entoure, afin d'essayer de trouver une concordance avec la réalité des interprétations qu'on en fera aussi précise que ceux qu'on a en physique newtonienne. Sauf que le nombre de variables entrant en jeu est infiniment plus grand. Mais par exemple si on prend le modèle microéconomique classique, cela donne bien une idée de ce travail. On a une première approche de modélisation des interactions entre les individus et les associations d'individus, qui nous a permis une première analyse du réel. (Et il n'y a qu'a voir le nombre d'outils analytiques découlant de ce modèle utilisés dans le cadre de la gestion de firmes pour voir que ce modèle n'est pas à des années lumières du reel et fournit déjà des outils concrets). Sauf que présupposer une rationnalité savagienne du consommateur, une convexité de ses préférences (et donc une transitivité de celles ci), un marché unique avec des prix uniformes etc c'est présupposer beaucoup de choses loin de la réalité. Et c'est ainsi que d'autres modèles sont apparus. Le modèle de Lancaster ou on ne compare plus des biens, mais les caractéristiques présents dans ces biens, cela permet de compléter. Le modèle microéconomique d'Allais qui est juste génialissime, permet d'introduire une multitude des prix au lieu d'un prix unique du à des positionnements géographiques et à une information incomplète, d'introduire le temps de manière bien plus complète, et en supprimant la convexité des préférences en prime, il aboutit à un modèle bien plus riche et proche de la réalité que le modèle microeconomique classique. Mais tout ceci n'est pas abouti, et peu à peu on peut espérer que peu à peu de nouveaux modèles plus proches de la réalité prendront le relais. C'est comme ça qu'avance la science.
  9. Dieu merci ce n'est pas du tout le cas. Ton obscurantisme est digne de celui des créationnistes qui refusent de s'intéresser à tout ce qui n'est pas fait par des gens adhérant à leurs idées. Et l'obscurantisme mène toujours à l'ignorance et à des comportements sous optimaux. Non tous les libéraux, ni même tous les libertariens ne rejettent pas tout ce qui n'est pas autrichien. D'ailleurs il suffit de voir la place accordée à Friedman ou à Buchanan par un grand nombre d'entre eux pour voir que ce n'est pas du tout le cas. Non, tu n'es pas le centre du monde, et non tous les libéraux n'ont pas un opinion aussi ridicule. C'est marrant parce que je passe mon temps à expliquer autour de moi ce qu'est libéralisme, à défendre l'idée que non le libéralisme ne se résume pas à Hayek, et s'appuie sur une multitude de philosophes politiques et d'économistes, et après je découvre des gens comme toi qui correspondent à l'image d'obscurantistes ignorants qu'ont les gens des libéraux. Au final tu es à ranger dans la même case que les communistes pour qui la messe a été dite par Marx et qui refusent de lire tous les autres économistes sous prétexte que ce qui n'est pas marxiste, c'est le mal, c'est forcément caca. Sauf qu'au final, toi ton obscurantisme ne menace pas mes libertés fondamentales. Mais au niveau du cheminement personnel ca revient au même. Bien sur que si. L'économie non marchande ce n'est jamais que l'analyse de la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services, juste dans le cadre d'échanges non marchands. Quand à la théorie des choix publics, là encore ça colle parfaitement à la définition. L'analyse de la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services peut se faire en considérant des associations d'individus, comme les firmes, les associations non lucratives etc. L'état en est juste une particulière, et la théorie des choix publics montre justement le risque d'accaparation de biens et de services par l'institution étatique, qui vit pour subsister et se développer (Le léviathan) et non pas pour "le bien public". Ca étudie les interactions de l'état avec les firmes et les individus, et les modifications des mécanismes de production et d'échange en fonction des interventions de l'état. En soit, tu ne me présentes que des choses qui collent parfaitement à la définition Quand à la deuxième partie, évidemment qu’énormément d'économistes peuvent être libéraux, dont pas mal d'autrichiens et de néoclassiques. Et on peut rajouter que l'opinion des économistes est peu importante comme je l'ai dit avant. C'est du à une mauvaise interprétation du role de l'économiste, due au fait que des économistes quittent leur sphère d'action pour proner telle ou telle politique. « L'économiste ne substitue pas son propre jugement à celui de ses concitoyens au sujet du caractère désirable des fins ultimes. Il se demande simplement si les fins recherchées par les nations, les gouvernements, les partis politiques et l'action des groupes peuvent en fait être atteintes par les méthodes effectivement choisies pour les réaliser. » Par exemple Tirole a décrit en détail avec Lafont les mécanismes d'incitation pour l'Etat d'interagir avec les monopoles lorsque il y a assymétrie d'information (les entreprises en situation de monopoles connaissent leur fonctionnement interne ce qui ne peut être le cas de l'état), afin d'influer sur eux pour rendre optimal leur fonctionnement. On s'en contrefiche de la valeur morale que tu accordes à cela. Bien sur que dans une société libérale il n'y aurait pas lieu pour l'état d'interagir avec les entreprises, même en situation de monopole. Mais Tirole et Lafont ne disent pas dans leur recherche "il faut faire ceci ou il faut faire cela". Il font une analyse et une description des mécanismes d'incitation qui existent, point. Et c'est le rôle de la science. Décrire et analyser les mécanismes. Les jugements de valeur, ça c'est le domaine de la philosophie politique qui utilise les outils fournis par les économistes.
  10. Wikipédia dit l'analyse "de la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services" Et sans réfléchir ça me semble pas mal.
  11. "Dans le courant autrichien". Pourquoi se limiter au courant autrichien ? On s'en contrefout de l'école de pensée d'un auteur. Si un néo-keynesien-franc maçon-illuminati établi que la terre tourne autour du soleil et non l'inverse, tu ne l'écouterais pas ? Des fois ici, j'ai l'impression que les liborgiens vivent repliés du monde à rejeter tout ce qui ne vient pas d'un libéral. On s'en fiche si un matheux est juif ou musulman, pourquoi on se préoccuperait des opinions personnelles d'un économiste. Tu regardes ses théories et ses analyses, soit elles sont vraies, soit elles sont fausses. Bien sur, son opinion personnelle a probablement biaisé son raisonnement et influe donc sur sa manière d'aborder la réalité, mais au final, quand tu lis les théories, elles restent soit fausses, soit vraies. On a fait beaucoup en économie depuis Mises, et si tu te limites à l'école autrichienne, c'est sur que tu ne risques pas d'avoir une vision d'ensemble de l'économie.
  12. Il n'y a qu'a voir le nombre d'avancées dans la compréhension économique qui ont été faits après Mises pour comprendre que ce n'est pas du tout le cas. Le fait qu'on passe par une période où la science économique est sous le creux des projecteurs, et où les charlatans sont aussi écoutés que ceux qui font avancer concrètement ne veut pas dire que la science ne progresse pas. Vouloir se moquer c'est bien, mais il vaut mieux connaitre le sujet pour ne pas passer pour un idiot La Théorie générale de Keynes ne comporte pas un pouce de mathématiques. Quand à Walras et Fisher, ils introduisirent tout juste les mathématiques dans l'économie, et furent d'ailleurs très critiqués parmi leurs pairs. Le combat pour l'utilisation des mathématiques en économie débuta au début du 20 ème siècle et est loin de s'être imposé tout seul. C'est pour cela que Frisch, Menger, Fisher et compagnie reprirent le projet qui avait été abandonné par Schumpeter de créer l'Econometric Society, ayant pour but de défendre l'économie mathématisée (Mélangez pas avec l'économétrie actuelle, c'est deux sens distincts), ce qui fut fait en 1930. Jusqu'a la fin de la seconde guerre mondiale, les mathématiques sont restées peu communes et mal perçues en économie. Si tu lis les économistes du début 20 ème siècle, tu verras que tous ceux qui font usage des mathématiques font des pavés immense d'introduction pour justifier l'usage des mathématiques, et faire face aux critiques. Et tous ceux qui ont vécu assez pour revenir sur leurs débuts, tous ont écrits que le combat pour faire passer l'usage des maths dans l'économie fut loin d'être facile. Et ceux encore en 43 quand Allais sortit sa théorie de l'économie pure. Donc oui, cela fait seulement 70 ans qu'on a cessé d'avoir une flopée de protestations chaque fois qu'un économiste utilise les maths, et que leur usage s'est généralisé. Apprécier Mises c'est une chose, sortir ce genre de bêtise en est une autre. Non Mises n'a pas tout décrit et tout analysé, loin de là. Il n'existe pas de science expérimentale, mais uniquement des méthodes expérimentales (de démonstration) applicables pour établir la valeur de véracité de certaines hypothèses. Et effectivement dans le cadre de la science économique, la méthode expérimentale pour tester une hypothèse n'est quasiment jamais utilisable car dans la plupart des champs de domaine de l'économie, il est impossible de mettre en parallèle deux ensembles identiques pour faire varier un seul facteur. Après, cela n'est pas forcément limitant. En mécanique classique par exemple, on a pu établir énormément de choses bien avant d'avoir les outils pour mettre en place des expériences expérimentales (l'attraction dont je parlais au dessus par exemple).
  13. Plus j'étudie l'économie de manière poussée, plus je me rends compte à quelle point cette discipline en est à peine à ses débuts. Les principes généraux sont rares et peu développées, la multitude de tentative de modélisation (que ce soit dans une approche microéconomique ou macroéconomique) des différents aspects de l'économie sont encore floues, peu cohérents, ou nécessitants une telle multitude de présupposés sans corrélation avec la réalité qu'ils sont peu utiles pour observer la réalité. Loin de moi l'idée d'affirmer comme certains idiots que cela vient du fait que l'économie ne peut être une science et qu'on ne peut tirer aucun principe général en économie, mais j'interprète juste cela comme le fait que c'est une science encore très peu développée. On pourrait comparer l'état de l'économie à celui de la Physique au 17ème siècle, on commence enfin à comprendre certains mécanismes généraux, on commence à percevoir certaines causalités, et l'usage des outils mathématiques pour décrire et analyser la réalité n'est enfin plus perçue comme absurde (comme c'était encore le cas il y a 70 ans). Malheureusement, au 17ème siècle, un politique qui aurait cru l'homme de sciences qui lui affirmerait que l'attraction n'existe qu'entre la terre et les autres objets, et qu'elle n'existe pas entre les différents objets n'aurait guère eu une grande incidence en agissant en fonction de cela, alors qu'un politique qui croit lorsqu'on lui affirme que la monnaie est neutre, ou qu'un augmentation des dépenses de l'état financées par l'état induit nécessairement une augmentation de la production plus importante par un effet multiplicateur magique (merci l'utilisation aberrante de la modélisation mathématique de l'oeuvre de Keynes) ça peut faire des millions de chômeurs, créer des guerres ou justifier des décisions qui violent nos droits fondamentaux. Qu'en pensez vous ?
  14. PhilipMorris

    Qui a dit ?

    C'est une idée communément admise malheureusement totalement infondée. Dans son premier ouvrage, il critique non pas l'existence de la propriété privée, mais la répartition qui en est faite, et le droit positif à son égard. C'est d'ailleurs pour cela qu'il revient dessus dans Confessions d'un révolutionnaire, où il explique que la propriété privée est le seul pouvoir qui peut contrebalancer le pouvoir de l'état.. D'où le "La propriété c'est la liberté" et "l'anti propriété c'est le viol". "La proriété c'est le vol" c'est l'un des plus bels exemples de détournement de citation (faite par nos copains marxistes, Marx voyant dans le premier ouvrage de Proudhon la légitimisation de l'abolition de la propriété privée), allant à l'opposé des idées de son auteur. Je reviens sur Proudhon dans un article que je vais bientot balancer à Contrepoints d'ailleurs.
  15. PhilipMorris

    Qui a dit ?

    Ouai, enfin Proudhon était un défenseur de la propriété privée....
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