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Philiber Té

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Everything posted by Philiber Té

  1. Sans blague, mais c'est loin d'être évident ! Si tu pompes durant l'hiver, tu ignores encore s'il y aura suffisamment de précipitations pour régénérer les nappes ou si la vidange ne commencera pas tôt cette année... alors que si tu pompes en été, ton volume est de toute façon contraint par le niveau de la nappe et la question ne se pose plus. Et comme je l'expliquais, pour se faire une idée des conséquences possibles, il faut regarder les coins où le dispositif n'est pas adapté et les effets négatifs de ces retenues. A partir de là, il est plutôt logique que les gens soient inquiets... d'autant que : Source : le résumé dont je vous parlais plus tôt. Ce qui implique que cette solution ne soit pas adaptée à certaines régions et qu'il faille éventuellement envisager de changer de paradigme agricole dans ces coins s'il n'y a plus assez d'eau...
  2. Ou avec le "grand remplacement" ! Mais même si les gens s'inventent des problèmes, que ceux-ci soient réels ou non, il suffit de défendre des solutions libérales. La dégénérescence de la race humaine ? Faites des gamins entre vous, tentez de convaincre votre voisin d'épouser sa sœur, sinon laissez les autres tranquilles et tant pis pour eux. Le réchauffement climatique ? Diminuez votre empreinte carbone, tentez de convaincre votre voisin d'acheter une tesla, sinon laissez les autres tranquilles et tant pis pour eux. Etc.
  3. Justement, c'est un peu trop simpliste et je pense que c'est pour cette raison que tu ne comprends pas certains arguments des opposants aux bassines. Ça n'a pas grand sens de dire que l'eau qui sert à remplir les bassines provient de l'eau de pluie, car ce sont les précipitations qui régénèrent les nappes phréatiques. A ce compte là, tout n'est qu'eau de pluie (un peu comme la blague sur les molécules d'eau et l'urine des dinosaures) ! Non, les bassines ne sont pas remplies avec l'eau de pluie, contrairement à ce qu'expliquaient également Julien Denormandie ou Barbara Pompili. Il ne s'agit pas de retenues collinaires, qui se trouvent dans une position topographique spécifique et sont alimentées par le ruissellement (cf. l'image ci-dessous et celle dans mon post précédent). Oui, si on considère le cycle de l'eau et la variabilité saisonnière, une partie des précipitations parvient à s'infiltrer (20 à 25%) et à alimenter les aquifères. Mais ce processus peut prendre un certain temps, il faut parfois plusieurs mois pour que les sols soient saturés et que l'infiltration atteigne la nappe. Oui, les aquifères sont affectés par des processus d'écoulement dont la vitesse va de quelques heures à quelques années. Oui, à cause du drainage naturel, les aquifères sont connectés aux eaux de surfaces et la finalité des rivières et des fleuves est de se jeter dans les lacs, les mers et les océans. Non, et c'est l'essentiel de mon message, ce n'est pas la même chose de prélever de l'eau provenant des précipitations, des cours d'eau ou des nappes phréatiques ! Dans ce dernier cas, on va chercher de l'eau qui a déjà passé l'étape d'infiltration (cf. l'image ci-dessous) et qui va contrôler directement le niveau de la nappe durant l'été. Si tu prélèves trop en hiver, même si les précipitations sont abondantes, etc. et que la nappe ne parvient pas à se régénérer, tu te retrouves avec la même situation de pénurie en été. D'autant que, si on regarde la situation de cette année par exemple, je cite le BRGM : "La période de vidange a débuté dès février avec deux à trois mois d’avance. [...] Alors que l’étiage de l’automne 2021 était peu sévère, la situation s’est rapidement dégradée en février et mars 2022." Source : https://www.brgm.fr/fr/actualite/communique-presse/nappes-eau-souterraine-au-1er-avril-2022 (avec la carte synthétique de la situation des nappes au 1er avril 2022) Il y a déjà des exemples de régions où l'installation de retenues n'a clairement pas amélioré la situation estivale, au contraire. Et, pour être parfaitement honnête, d'autres cas où les solutions mises en œuvre ont permis d'atteindre un certain équilibre. Tout est donc une question d'anticipation, d'équilibrage et d'arbitrage des besoins... ce qui est loin d'être simple. Si cela vous intéresse, il y a eu un gros rapport d'expertise scientifique publié en 2017 intitulé "Impact cumulé des retenues d'eau sur le milieu aquatique" : https://professionnels.ofb.fr/fr/doc-comprendre-agir/impact-cumule-retenues-deau-milieu-aquatique-expertise-scientifique-collective Je vais essayer de retrouver le résumé plus digeste qu'avait sorti l'INRA. Et pour la privatisation des aquifères, comme pour les océans, ça m'a l'air totalement utopique aujourd'hui...
  4. Si je pose ces questions, c'est justement parce que les réponses apportées font débat. Les nappes phréatiques sont rechargées par 20 à 25% des précipitations annuelles. Dans des zones où la ressource hydrique est déjà sous tension, pomper directement dans les nappes en hiver, lorsqu'elles se rechargent, ne garantit pas qu'elles se trouveront à un niveau normal pour l'été... ni que cela n'aura pas également un impact sur les cours d'eau, les milieux humides, etc. Je passe sur les concepts de pluie efficace, de vitesse d'écoulement, etc. mais le fonctionnement hydrologique de ces systèmes est loin d'être aussi simple qu'une baignoire avec une entrée et une sortie.
  5. Les agriculteurs doivent respecter des mesures de restriction d'usage de l'eau en période de sécheresse ou lorsque le niveau des nappes est bas. Pour palier à ce problème, les agriculteurs envisagent de construire des bassines qu'ils rempliront lorsque le niveau des nappes est suffisamment haut, que la ressource hydrique est suffisamment abondante pour qu'il n'y ait pas d'arbitrage entre les différents usagers / consommateurs. La question que je soulève est la suivante : est-ce que ces prélèvements vont affecter la recharge des nappes phréatiques ? Si c'est pour se retrouver avec la même situation de pénurie en été mais avec seulement une partie des consommateurs qui pâtissent des restrictions et d'autres qui sont épargnés car ils ont réalisés des prélèvements précoces... je n'ai pas l'impression qu'on se dirige véritablement vers une résolution du problème d'approvisionnement dans ces régions. Mais je repose la question à @Calembredaine : si ces bassins ne sont pas remplis par pompage, comment le sont-ils ? Et question subsidiaire, qui arbitre le volume des prélèvements ?
  6. On en avait déjà discuté dans le topic sur l'écologie : Et non, ces bassins sont bien remplis en pompant dans les nappes. Ce n'est pas un mensonge, ni un incroyable coup de com des opposants, c'est même écrit dans les projets de construction ! AMHA, la question centrale reste : quel(s) impact(s) sur le renouvellement des nappes phréatiques ? Aujourd'hui le débat s'étend également aux bassins créés en montagne pour la fabrication de neige artificielle.
  7. Ces facteurs sont justement pris en compte dans l'Indice Forêt Météo dont je parlais plus tôt : C'est d'ailleurs l'un des indices qui est communiqué aux Services Départementaux d'Incendie et de Secours pour orienter les moyens de surveillance et de prévention des feux de forêts. Les DREAL mettent parfois en ligne des synthèses (ou juste les tableaux) de ces données, comme par exemple pour le Centre-Val de Loire : Ou encore pour la région Auvergne Rhône Alpes : https://www.orcae-auvergne-rhone-alpes.fr/fileadmin/user_upload/mediatheque/ORCAE/Documents/Publications/ORCAE_Fiche_Indicateur_Risque_Incendie.pdf On trouve également des données sur les sécheresses, etc. Mais encore une fois, il y a un gros facteur anthropique à prendre en compte concernant la régime des feux et, de fait, il est difficile de lire directement les potentiels effets du réchauffement climatique dans ces tendances.
  8. Avec l'image qui va bien : En France, il y a eu beaucoup d'efforts déployés pour lutter contre les feux de forêts : les graphiques de Largo le montrent bien, alors même que les départs de feu (différent du nombre d'incendies qui impliquent un seuil de surface brûlée) sont toujours très élevés dans certaines régions. Meilleurs aménagements forestiers, meilleurs dispositifs locaux, meilleure réactivité, etc. Quelques chiffres pour la zone méditerranéenne : En zone méditerranéenne, les surfaces incendiées diminuent grâce aux mesures de prévention Les questions qui se posent concernant les effets du réchauffement climatique sur les feux de forêts en France, c'est plutôt : - est-ce que l'année 2003 risque de se reproduire régulièrement ? La sévérité des incendies étant plus importante lors des épisodes de sécheresse / canicule, ce sont ces histoires de mégafeux qui mobilisent énormément de moyens et qui fragilisent le réseau de surveillance ailleurs. - est-ce que le territoire concerné par le risque incendie va s’agrandir ? - est-ce que la durée de la saison des feux va augmenter ? Dans le même registre, est-ce que les incendies seront plus précoces ? Pour ces dernières questions, il faut notamment regarder ce qui se dit du côté de l'Indice Forêt Météo. D'après Météo France : A priori, il suffit d'adapter les moyens déjà mis en oeuvre et de les étendre aux nouvelles régions concernées. Par contre, je paris que ça ira forcément de pair avec un nouvel arsenal réglementaire pour les propriétaires, comme par exemple avec l'obligation légale de débroussaillage... Maintenant, si on parle des effets à l'échelle mondiale, ça devient vite compliqué ! Les forêts ne sont pas toutes les mêmes et les régimes des feux non plus. Si ça vous intéresse, il y a une synthèse parue en 2020 (Climate Change Increases the Risk of Wildfires) et une autre en 2022 (Spreading like Wildfire: The Rising Threat of Extraordinary Landscape Fires). Ce sont toujours les mêmes questions donc je balance juste des cartes ci-dessous :
  9. Le bon vieux conflit d'usage pris de cours par le feu... TIL que les propriétaires et les usagers s'écharpent sur un texte du XVe siècle !
  10. En même temps, l'article parle d'une "new school" alors que l'archéologie du genre doit avoir au moins une trentaine d'années. Certes, c'est un sujet pile dans l'actualité mais les archéothanatologues se posent la question du sexe et du genre depuis un petit moment déjà...
  11. Ah oui, je suis d'accord avec ta conclusion : il faut se méfier des photographies symboliques et toujours se pencher sur le contexte et la réalité scientifique qui se cache derrière. Mais c'était juste dommage d'illustrer ça avec un exemple de "fake" qui n'en est pas un et qui au contraire illustre un phénomène bien réel.
  12. Je ne sais pas où tu as lu ça mais la première photo semble bien avoir été prise en été, comme pour la seconde. Concernant le recul du glacier : Glacier margin fluctuations of Blomstrandbreen. Positions of the former ice-front are from a combination of evidence from Liestøl (1988), Landsat imagery, and aerial photographs. Dashed delineations are from Liestøl (1988). The solid lines represent margins with a higher degree of certainty. The retreat of Blomstrandbreen from its LIA maximum is separated into three retreat phases punctuated by three surges. Tj is Tjukkholmen. Source : Marginal Fluctuations of a Svalbard Surge-Type Tidewater Glacier, Blomstrandbreen, Since the Little Ice Age: A Record of Three Surges
  13. Tué par Hideo Kojima ! Et le pire, c'est que celui-ci est un vrai tweet.
  14. Cf. donc le premier chapitre du bouquin : "Jeanne d’Arc (1412-1432) n’est pas une guerrière transgenre comme le proclamait l’activiste Leslie Feinberg, pas plus qu’elle n’est sainte au Moyen Âge (elle le sera en 1920). Condamnée pour hérésie à la suite d’un procès hautement politique, elle n’a jamais essayé de passer pour un homme. Bien que revêtant l’habit masculin sur le champ de bataille et en dehors, ce qui peut faire penser à une pratique transgenre, elle ne cesse de s’appeler Jeannette et se définit comme « pucelle », soit le statut médiéval pour désigner les jeunes filles nubiles. De queer, il n’y a que sa réappropriation contemporaine, ce qui prête à sourire quand on sait que Jeanne d’Arc est l’égérie depuis les années 1980 de l’extrême droite radicale française, première défenseuse de la binarité des genres et de l’hétéronormativité (chap. 1)."
  15. Tu retrouves la même chose aujourd'hui dans les micro-trottoir de Guillaume Meurice...
  16. Compte-rendu du bouquin : https://journals.openedition.org/assr/65074
  17. Vraiment ? Entre les participes passés, le verbe être, etc. et l'incapacité à aligner logiquement des idées, il va se planter systématiquement dans toutes les matières ! S'il arrive à avoir son bac et qu'il ne fait pas partie des portés disparus dès le premier semestre, le prof qui ne lui fait pas comprendre qu'il faut vraiment changer d'orientation est un incompétent.
  18. Un coup à vous rappeler les heures les plus sombres...
  19. Non, tu n'es pas obligée de croire ces témoignages, et vu que Léo Grasset conteste ce qui est raconté dans l'article de Médiapart et qu'aucune plainte n'a été déposée pour l'instant (pour viol, harcèlement ou diffamation), on devra certainement se contenter de nos jugements respectifs sur cette affaire...
  20. C'est osé de parler de présomption d'innocence alors qu'il n'y a pas de procédure judiciaire en cours surtout. Mais sinon ça répond à ta question, je ne sais pas ce que tu voulais de plus.
  21. Il y a quand même une femme qui l'accuse de viol et lui qui raconte partout que c'est une folle, une menteuse, etc.
  22. Quand tu constates que toutes les femmes que tu as fréquentées sont "en dépression à cause de [toi]", il faut sérieusement penser à se remettre en question. Mais je pose la question et je ne suis pas entièrement d'accord avec ta réponse. Si, effectivement, ça marche bien avec la police, je n'en ferai pas une vérité générale. L'institution devrait sans nul doute revoir ses méthodes et ses principes, vu le nombre de conneries qu'elle accumule. Et soyons fou, puisque nous sommes sur un forum libéral, on pourrait aussi bien étendre cette logique à d'autres domaines comme la santé, l'éducation nationale, etc. et on s'accorderait sur le fait que l'État est particulièrement mauvais pour faire son auto-critique ! Par contre, je crois moins au "s'il ne t'arrive que des emmerdes, c'est forcément de ta faute"... Heureusement, tous les séducteurs et les coureurs de jupons ne sont pas des violeurs ou des harceleurs.
  23. Encore une fois, je pense qu'il ne faut pas dissocier tous ces éléments mais considérer l'ensemble des témoignages, comme une description cohérente. Si tu reprends le chapitre de l'article ("Des femmes parlent d'une emprise") d'où Adrian a tiré ces quelques phrases, tu comprends que c'est une illustration de la situation d'emprise évoquée tout au long de l'article. Des personnes déçues ou déprimées lorsqu'elles apprennent une infidélité, je conçois que c'est assez classique. Que ça entraine un "état de choc immense", comme le rapporte son ami, c'est à mon avis beaucoup moins courant. Ce témoignage permet également d'introduire le suivant de Manon Bril (qui décrit le même genre de comportements et d'emprise), ainsi que la manière dont Léo Grasset perçoit ses anciennes conquêtes : « toutes les meufs mignonnes ou bonnes même, hop, elles sont niquées de la tête [...] / ou en dépression à cause de moi ». Quand une situation se répète ainsi, tu peux t'interroger sur ce qui conduit aussi souvent à ce résultat, non ? Les journalistes ont nécessairement fait des choix dans ce qui est retranscrit des témoignages des six femmes, il est impossible de les présenter dans leur intégralité. Mais ce serait dommage de rater ce qu'ont en commun tous ces récits en isolant chacune des citations. Et non, pas de continuum entre l'infidèle et le violeur... mais les relations de Léo Grasset se résument quand même difficilement à de simples histoires d'infidélité.
  24. Je doute que cela fonctionne de cette manière mais je ne suis pas un spécialiste. Peut-être que quelqu'un de plus calé en psychologie pourra nous expliquer comment ces experts prétendent œuvrer, ceci dit... Ce n'est pas ma prétention. Mais ce sont pourtant les éléments que recueillent la police pour alimenter le processus judiciaire : se renseigner sur le comportement de l'accusé avec la victime, avec les femmes, avec ses collègues, etc. Il ne faut pas oublier non plus le fait qu'il a tenté de la décrédibiliser, de l'isoler, de nuire à sa carrière, etc. Dire qu'une personne est une menteuse n'est pas illégal, mais ce n'est pas anodin quand il est question d'une affaire de viol. Libre à toi de considérer que tous ces éléments sont parfaitement déconnectés.
  25. Présenter les mécanismes de l'emprise ? Ce que ttoinou ne comprend pas par exemple.
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