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Cortalus

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  1. Il y a quelques pépites. J'ai vraiment aimé le texte sur le catch. Celui sur l'affaire Dominici aussi. Mais plus j'avance, plus le ratio pépite/gauchiasserie diminue, et là j'ai atteint ma limite.
  2. Je suis dans Mythologies de Roland Bartes. Le premier texte sur le catch est très bien. Mais la suite, bof. En gros, c'est un recueil de propos de pilier de bar version gaucho : Roro le bolcho va voir un film : il en déconstruit la mythologie petit bourgeoise Roro le bolcho lit un article de Paris Match dans la salle d'attente de son dentiste : il en déconstruit la mythologie petit bourgeoise Roro le bolcho mange un steak-frite : il en déconstruit la mythologie petit bourgeoise Roro le bolcho voit une pub pour de la lessive : il en déconstruit la mythologie petit bourgeoise etc. Pourquoi ce délire d'interprétation, qui donne surtout envie de déconstruire la mythologie du mythologue, a une telle réputation ? Question rhétorique, bien sûr. Exposer le produit de l'idéologie de classe dans tous les fragments de la vie quotidienne des français, nos intellectuels ont dû adorer. Je vais arrêter de m'infliger ça et plutôt me dénicher un Umberto Eco pour de la bonne sémiologie.
  3. Disons que le gars que tu dois payer pour encadrer les TIG pendant une heure aurait pu faire le même boulot à lui tout seul en une demi-heure.
  4. Ce n'est pas une spécificité du procès Balkany. À partir du moment où l'état s'érige comme un démiurge tout-puissant et où sa composante judiciaire développe par conséquent une conception positiviste du droit, toute infraction doit être punie avant tout parce que son auteur, en osant enfreindre la loi édictée par le souverain, a commis un acte de lèse-majesté (pour ne pas dire un blasphème), et non pas parce qu'il a causé du tort à d'autres individus. L'état se considère lui-même comme la première victime, et les individus réellement lésés ne sont que des tierces parties dans son affrontement judiciaire avec celui qui a osé défié ses édits. Dans nos périodes modernes, le langage se pare volontiers d'un vocabulaire plus démocratique -- le procureur "représente le peuple", le criminel "a causé du tort à la société toute entière", "c'est la communauté et le vivre-ensemble qui sont les premières victimes" -- mais derrière ces mots paravents, l'institution judiciaire, et en premier lieu le parquet, demeure imprégnée de cette vision héritée du droit romain tel qu'il fut altéré puis finalement figé après la dissolution de la république dans l'empire.
  5. Ce qu'il faut comprendre c'est qu'il n'y a pas réellement d'échelles des peines en France. En tout cas aucune qui soit compréhensible par le citoyen normal. La raison en est simple : le dogme de la personnalisation des peines. On ne juge pas des actes, mais des personnages. Je dis bien des personnages et non pas des individus, car le tribunal est un lieu de mise en scène ritualisée. En l'espèce, Balkany est jugé comme un archétype de l'imaginaire gauchiste : le politicien pourri de droite. Il a beaucoup fait pour se conformer à cet archétype, certes. Mais il est jugé pour ce qu'il est, pas pour ce qu'il a fait.
  6. Toutes les saisons de Homeland ne se valent pas, bien évidemment, mais il est rare de voir une série se maintenir pendant sept saisons avec si peu de déchet. J'attends avec impatience la prochaine saison. J'apprécie particulièrement le jeu de Claire Danes. Son interprétation d'un personnage affecté par un trouble bipolaire est très convaincante, et j'imagine qu'elle a dû beaucoup se documenter, et surtout parler avec des bipolaires, pour rentrer dans le rôle. Le fait que le scénario ne tombe pas dans les clichés habituels sur la bipolarité a certainement aussi aidé.
  7. Certains de mes ancêtres ayant vécu au début du XXième siècle auraient coché la majorité des cases. Je me contente de 4 points de capital culturel. On a déchu.
  8. Je me rappelle de la préparation au baptême que j'ai subie (en tant que père de l'enfant à baptiser). Il y avait une demi-douzaine de couples comme nous. En gros, le curé recrutait pour le parti communiste. Je peux vous dire que ma femme m'a balancé de sacrés coups de pied sous la table.
  9. J'ai toujours interprété cette expression comme une malédiction polie qu'on adresse à un ennemi : "puisses tu vivre des temps intéressants". Genre : guerre, famine, génocide, épidémie, catastrophes naturelles, crimes. Tout ça sort de l'ordinaire et suscite en effet l'intérêt. Personnellement, je souhaite vivre les temps les moins intéressants possibles. Je prie pour la banalité de l'existence et la routine quotidienne. Mon côté hobbit traditionnaliste je suppose. Pour en revenir au sujet, la disparition du PLD me pousse moi aussi du côté du parti libertarien. Il y a des trucs biens chez Objectif France, mais ce n'est pas Objectif Liberté.
  10. En tant qu'employeur, on déclenche régulièrement des contrôles des arrêts dans mon entreprise. C'est pas bien méchant. En pratique, le pire qui puisse arriver au salarié est qu'on lui dise "on vous attend demain à 8 h". C'est sûr que pour certains, c'est un choc. Mais concrètement il est impossible de démontrer qu'un arrêt était abusif à la base. C'est extrêmement frustrant.
  11. Bah même réponse que celle que j'ai faite à Antoninov.
  12. Chez moi, le sondage ne s'affiche pas avec la vidéo intégrée. Il m'a fallu aller sur la page facebook pour répondre.
  13. J'ai lu ce matin qu'elle demandait un quota de 50 % "dans tous les domaines". Si elle s'est rendue compte de sa boulette et qu'elle a précisé par la suite qu'elle ne parlait que des "domaines de pouvoir", tant mieux. Enfin, non, c'est de la merde quand même, mais à moins grande échelle. Quand à mon raisonnement démographique, cela change simplement son échelle. Augmentation massive du chômage des cadres hommes et postes non pourvus de cadres. Sachant que les cotisations des cadres sont indispensables à l'équilibre du système social (gros contributeur alors qu'ils présentent des risques plus faibles), cela aura un impact sur les taux de cotisations ou le niveau des allocations.
  14. Dans tous les cas de figure c'est une catastrophe. La population active occupée en France en 2018 est de 27,1 millions de personnes, dont : - hommes : 14 millions ; - femmes : 13,1 millions. Parallèlement, la population active au chômage en France en 2018 est de 2,7 millions de personnes, dont : - hommes : 1,4 millions ; - femmes : 1,3 millions. Ce qui nous fait une population active totale (occupée ou non) de 29,8 millions de personnes. On constate que le nombre d'hommes qui travaillent est supérieur d'un million au nombre de femmes qui travaillent. Établir un quota obligatoire de 50 % de femmes dans tous les emplois revient par conséquent au minimum à mettre au chômage instantanément un million de travailleurs au seul motif qu'ils ne sont pas du bon sexe. En théorie, cela devrait faire sortir parallèlement un million de femmes du chômage. Cela supposerait cependant que parmi les 1,3 million de chômeuses, 77 % seraient prêtes à reprendre un emploi précédemment exercé par un homme dans un domaine qui ne respectait par le quota minimum de femmes. Le taux de chômage des femmes dans ces conditions descendrait à 2 % (difficile d'imaginer le réduire davantage à cause du chômage frictionnel). Je m'abstiendrai d'évaluer le réalisme de cette hypothèse. Admettons la simplement pour la suite de la démonstration. Sans rentrer dans le détail des emplois occupés, voici les déséquilibres les plus importants par secteur d'activité : - agriculture/sylviculture : 0,3 million d'hommes de plus que de femmes ; - industrie : 1,5 million d'hommes de plus que de femmes ; - construction : 1,4 million d'hommes de plus que de femmes ; - distribution, logistique et restauration : 1 million d'hommes de plus de femmes ; - fonction publique et enseignement : 0,9 million de femmes de plus que d'hommes ; - sanitaire et social : 2,3 millions de femmes de plus que d'hommes. En fait, on a donc 0,3 + 1,5 + 1,4 + 1 = 4,2 millions d'hommes en trop dans les secteurs de l'agriculture/sylviculture, de l'industrie, de la construction, de la distribution, de la logistique et de la restauration (appelons les secteurs à tendance masculine). Si on admet qu'un million de chômeuses prend des emplois dans ces secteurs, alors sur les 4,2 millions d'hommes en trop, un million peut garder son emploi dans le respect de la parité. Il reste donc 3,2 millions d'hommes qui doivent dégager. À ce stade du raisonnement, le nombre d'emplois qui restent non pourvus dans les secteurs à tendance masculine est de 2,2 millions, c'est-à-dire la différence entre les 3,2 millions d'hommes écartés et le million de femmes embauchées. En parallèle, on a 3,2 millions de femmes de plus que d'hommes dans la fonction publique et le sanitaire et social. On peut donc imaginer que 2,2 millions de ces femmes soient transférées pour occuper les emplois vacants dans les secteurs à tendance masculine. Sur les 3,2 millions d'hommes écartés de ces secteurs, 2,2 millions pourraient prendre les places laissées vacantes dans la fonction publique et le sanitaire et social. On retrouve ainsi l'estimation minimale d'un impact d'un million d'hommes mis au chômage et d'un million de femmes sorties du chômage. Mais pour aboutir à ce résultat, plus de cinq millions de personnes doivent être obligées de changer de secteur d'activité (2,2 millions d'hommes et 2,2 millions de femmes qui échangent leurs postes et, à la louche, une grosse part du million de chômeuses qui retrouvent du travail dans des secteurs à tendance masculine). Vu la population active de 29,8 millions, cela veut dire qu'en gros un actif sur six est obligé de se reconvertir. Pour aboutir à ce résultat, une coercition massive des entreprises et des individus est nécessaire. L'impact serait désastreux pour la productivité et pour le bien-être de la population. On aboutirait aussi à une situation ou sur les 2,7 millions de personnes en recherche d'emploi, 2,4 millions seraient des hommes, soit environ 89 % d'hommes parmi les chômeurs. Le taux de chômage des hommes serait de 16 %, celui des femmes de 2 %. Imaginons l'impact sur les structures familiales et sociales. C'est tout simplement un cauchemar. Et c'est le scénario le plus favorable. Parce qu'en réalité, il semble douteux que l'intention de la ministre soit d'exclure de la fonction publique et du secteur sanitaire et social 2,2 millions de femmes et de les obliger à se reconvertir dans des secteurs à tendance masculine. J'ai plus l'impression qu'elle parle d'un quota minimum de femmes partout, pas de la parité. Dans ce cas de figure, il n'y a pas échange des emplois entre 2,2 millions d'hommes dans les secteurs à tendance masculine et 2,2 millions de femmes dans la fonction publique et le sanitaire et social. On en reste donc au stade où un million de femmes sortent du chômage pour occuper des emplois dans des secteurs qui étaient en déficit de femmes et 3,2 millions d'hommes restent sur le carreau. On passerait ainsi de 2,7 millions de personnes en recherche d'emploi à 4,9 millions, avec une variation de + 2,2 millions (+ 81 %) dont + 3,2 millions d'hommes et - 1 million de femmes. Le taux de chômage grimperait de 9 à 16 %. Un actif homme sur trois serait au chômage. 94 % des personnes en recherche d'emploi seraient des hommes. C'est un désastre pour l'équilibre des structures familiales et sociales. Il faudrait s'attendre à une hausse de la violence, de la délinquance... Sachant que le ratio PIB/population active occupée est de 87 K€/actif occupé en 2018, on peut estimer très grossièrement qu'avec 2,2 millions de postes qui seraient laissés vacants dans les secteurs à tendance masculine, on perdrait sur le long terme environ 190 milliards d'euros de PIB (8 % du PIB). Probablement beaucoup plus à court et moyen terme compte tenu des coûts induits (reconversion, frais de gestion et de contrôle, etc.). Une telle chute de l'activité aurait des effets désastreux sur toutes les assiettes fiscales et de cotisations sociales, alors que la demande en prestations sociales exploserait. Comme on est en France, les impôts et taxes augmenteraient donc massivement. On a vu ces derniers mois ce que ça peut donner comme résultat dans la rue. Mais cela reste encore un scénario optimiste. Parce que tout le raisonnement précédent repose sur l'hypothèse que les métiers sont interchangeables au sein d'un même secteur d'activité, ce qui n'est bien sûr pas le cas. Prenons l'exemple de mon secteur d'activité, l'immobilier. C'est relativement paritaire au niveau de la branche, avec 47 % d'hommes et 53 % de femmes. Si on appliquait un quota minimum de 50 % de femme au niveau des entreprises, on ne serait pas trop inquiétés. Mais si je regarde par métier, dans mon organisme de logement social par exemple : - 100 % des informaticiens sont des hommes ; - 100 % des ouvriers et artisans du bâtiment sont des hommes ; - 100 % des chargés de contentieux et de recouvrement sont des hommes ; - 92 % des gardiens d'immeubles sont des hommes ; - 85 % des monteurs d'opération (responsables de chantiers en maîtrise d'ouvrage ) sont des hommes ; - 100 % des travailleurs sociaux sont des femmes ; - 100 % des gestionnaires RH sont des femmes ; - 92 % de l'équipe commerciale est composée de femmes ; - 75 % de l'équipe compta/finances est composée de femmes ; - etc. En pratique, si demain on doit avoir un minimum de 50 % de femmes dans chaque métier, on ferme la boutique. C'est aussi simple que ça. Et si c'était un minimum de 50 % d'hommes dans chaque métier, ce serait la même chose. Dans les deux cas cela nous oblige à licencier environ quarante pourcent de l'effectif, avec des fonctions clés qui ne sont plus remplies. Du coup, c'est tout le monde au chômage. On peut faire des observations similaires dans presque tous les secteurs. Les hommes et les femmes ont tendance à choisir des métiers et des environnements de travail différents. Bref, les résultats seraient déjà catastrophiques sur le papier avec l'hypothèse très simplificatrice que les emplois sont interchangeables au sein de chaque secteur. Alors dans la réalité autrement plus complexe, on n'ose imaginer l'ampleur du désastre. Mais bien sûr, pour celui qui veut établir la république des soviets et réinstaurer le passeport ouvrier, le quota de 50 % de femmes est un bon angle d'attaque du système économique. (Source des données : INSEE, enquête emploi publiée le 9 avril 2019 et comptes nationaux 2018)
  15. Hein ? Ça se lit sans effort, c'est de la vulgarisation ! Une lecture très plaisante de mon point de vue.
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