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Cortalus

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  1. Bah on les choisit, déjà. Le concours, ça te garantit juste d'avoir des fonctionnaires à vie dont la principale compétence est de passer des concours. Ceux qui se découvrent d'autres talents finissent par se barrer parce que l'administration est un environnement toxique pour les esprits vifs : ils dépérissent ou ils déguerpissent. Ceux qui restent sont des Intellectual Yet Idiot. Et plus ils sont intelligents plus leur absence de sens commun et d'expérience du monde réel les rend dangereux. Ils voudront étendre toujours plus l'influence de leur administration et provoqueront toujours plus de dégâts. Cf. à ce sujet l'école des choix publics. Il y a des tas de pays qui fonctionnent très bien, et même bien mieux, sans recruter leurs fonctionnaires par concours. On passe une annonce, on reçoit des CV, on organise des entretiens. Même en France, eh oui, il y a des administrations qui recrutent comme ça. Franchement, les agents recrutés en CDD ou CDI sont même souvent les seuls qui bossent dans les établissements où il y a à la fois des oints du statut et des gueux qui n'ont pas passé le concours sacré. Il faut l'avoir vue, la morgue des statutaires qui partent à 15 h 45 en riant sous cape des contractuels qui doivent trimer pour que le boulot soit fait. Les fonctionnaires peuvent même avoir une productivité négative. Je l'ai vécu dans ma direction, où nous avons gagné en productivité totale quand notre dernier statutaire est parti et que nous ne l'avons pas remplacé. Ce n'était pas un saboteur, c'est juste que sa présence (parce que c'est tout ce qu'il apportait) sapait tout simplement l'énergie des autres. Anecdotique ? Si seulement... Et pour les hauts fonctionnaires, choisir, ça peut aussi se faire par élections. Ce n'est pas une garantie de compétence, certes, mais une garantie d'alternance. Et ça, ce serait déjà un extraordinaire progrès dans ce pays.
  2. De mon point de vue, cela ne servirait pas à grand'chose de supprimer les grandes écoles comme l'ENM ou l'ENA sans mettre fin au statut de la fonction publique et au sacro-saint concours. En effet, j'ai l'impression que la culture et l'idéologie des élèves de ces institutions sont déjà bien structurées dans la phase où ils en préparent le concours d'entrée. L'enseignement reçu dans ces écoles ne joue donc à mon avis qu'un rôle mineur de consolidation de leurs croyances. En fait, je pense que l'influence de l'ENM et de l'ENA porte essentiellement sur les aspects para-scolaires ou péri-scolaires : endogamie, esprit de caste, copinage et réseaux... Ce ne sont que mes réflexions personnelles, mais les commentaires de jury de l'ENA sur le conformisme affligeant des candidats tendent à les confirmer.
  3. Je ne connais pas assez Raffarin. Mais a priori, si je rencontre quelqu'un de jeune, en pleine élation alors qu'il a connu par le passé un ou plusieurs épisodes dépressifs, je serais en effet attentif. Je précise "jeune" car la bipolarité émerge en général dans la vingtaine, même si elle est rarement diagnostiquée officiellement avant la trentaine, voire bien plus tard.
  4. Pas sans une observation dans la durée, à mon avis. L'hyperthymie serait plutôt un trait de caractère, relativement permanent, alors que l'hypomanie désigne la phase haute du trouble bipolaire de type 2, autrement dit elle précède en général un épisode dépressif. La bipolarité de type 2 se diagnostique donc généralement pendant la phase dépressive, car l'hypomanie seule est très difficile déceler. Alors qu'une bipolarité de type 1 se diagnostique plutôt dans la phase maniaque, qui alerte l'entourage par ses aspects psychotiques (perte de contact avec la réalité). C'est aussi parce que l'hypomanie est difficile à déceler que beaucoup de bipolaires de type 2 sont d'abord diagnostiqués comme dépressifs, ce qui peut avoir des conséquences catastrophiques (prescription d'anti-dépresseurs mais pas de thymo-régulateur, ce qui augmente le risque suicidaire par désinhibition). A savoir qu'il y a aussi une bipolarité de type 3 qui est plutôt une évolution d'un syndrome dépressif dû à l'action des anti-dépresseurs... Pour un bipolaire, une question qui finit se poser est celle de savoir quel est au fond son "tempérament de base". On lui dit que son humeur est affectée par des déséquilibres chimiques dans le cerveau, et qu'elle ne reflète donc pas sa véritable personnalité. Alors il prend des médicaments qui visent à compenser ces déséquilibres chimiques, mais il sent bien qu'il y a des effets secondaires : un ralentissement, une perte d'énergie, de libido, de créativité, etc. Bref, il se sent diminué. D'où la question : quel serait mon tempérament fondamental si je n'avais pas cette maladie et si je ne prenais pas ce traitement ? Mais au fond, il n'y a pas de frontière bien nette entre ce qui relève du tempérament "sain" et du trouble de l'humeur. Je pense qu'on a plutôt affaire à un spectre de phénomènes dont il convient simplement de traiter avec humanité les plus extrêmes, car ils peuvent sinon se manifester par des actes de violence ou de destruction (que ce soit à l'encontre de soi-même ou des autres).
  5. L'hypomanie seule est rarement le symptôme qui permet de diagnostiquer un trouble de l'humeur. C'est surtout l'arrivée d'une phase dépressive après l'hypomanie qui permet de suspecter un éventuel trouble bipolaire...
  6. De mon temps, c'était soit la voie royale du concours (après le bac ou à bac+1 après une année de prépa par exemple) ou en post licence, sur dossier. Il y avait aussi moyen d'entrer direct sur dossier pour les bac mention très bien (c'était rare et en pratique cela ne valait pas le coup de faire la demande s'il n'y avait pas les félicitations du jury). La grande majorité des élèves passaient le concours. Selon mes observations, l'endoctrinement socialo-communiste des élèves aux profils de leader venait essentiellement de leur milieu familial (enfants de profs, de hauts fonctionnaires, de politiciens...), de leur engagement politique ou associatif datant du lycée (syndicalisme étudiant, jeunesses du PC, LGBT, etc.) ou d'un romantisme révolutionnaire adolescent. Il y avait quand même un fort clivage entre les gauchistes champagnes-caviars parisiens et les gauchistes bonnet péruviens de province.
  7. Pour y être passé, je peux dire que bien plus que les profs, ce sont les élèves de sciences-po qui sont endoctrinés. Ils arrivent déjà formatés en première année et je me rappelle des efforts vains de certains maîtres de conférence pour les sortir de leur intégrisme. Après, on est bien d'accord que les intervenants à scpo sont majoritairement des soc-dem néo-keynésien. Mais leurs élèves sont des anarcho-syndicalistes ou des léninistes canal historique. En 2002, si les élèves de scpo avaient voté à la présidentielle, c'était Besancenot qui était élu au premier tour avec un score de république bananière. Donc si on doit remonter la généalogie du mal, ce dernier est déjà fait au moment de la sélection des entrants à scpo.
  8. Les polémiques sur l'ostentation des cathédrales sont en effet une résurgence des querelles des images. Au-delà de ses aspects théologiques, la voie prise par la culture catholique dans le débat sur la représentation matérielle est une des racines de toute l'histoire de l'art occidental. On peut ignorer tout sentiment religieux et être ému par Bach, Raphaël ou une voûte gothique.
  9. Oui, White Jazz peut déconcerter. C'est le seul Ellroy que je n'ai lu qu'une fois. Il est revenu à son style habituel avec American Tabloid, donc ce bouquin reste un peu à part.
  10. Je rajouterai quand même un 5. 5. Célibat recommandé. C'est la problématique que Taleb appelle "la peau des autres dans votre jeu".
  11. Pas si paradoxal que ça... J'ai l'impression que beaucoup arrivent au libéralisme après s'être débarrassé de leurs idoles. Et Nietzsche est d'une grande aide en la matière ! Alors bien sûr il est anti-libéral, mais c'est par réflexe aristocratique, parce qu'il voit dans la culture démocratique un nivellement délétère. Et il n'a pas spécialement tort quand il pointe l'envie et le ressentiment comme les grandes plaies des sociétés modernes. Mais pour en revenir au capitalisme, il y a à mon avis dans la figure de l'entrepreneur une manifestation de la volonté de puissance qui en fait une forme tout à fait acceptable du surhomme. Je ne sais pas si Ayn Rand s'est exprimée sur le sujet, mais j'ai l'impression qu'elle est passée par Nietzsche elle aussi.
  12. Je suis plutôt du même avis. Ma réponse spontanée à la question du sondage serait : le nihilisme, au sens de Nietzsche. C'est-à-dire la négation du réel en gros, et la focalisation sur un "autre monde", que cela soit le paradis des cathos ou les lendemains qui chantent des marxistes. Parmi les options proposées, j'ai choisi l'envie, car cela me semble le pendant psychologique du nihilisme, dans lequel la confrontation entre ma vie et celle fantasmée des autres se substitue à celle entre le monde tel qu'il est et l'autre monde idéalisé. Cela peut sembler curieux, mais c'est pour cela que j'ai toujours pensé qu'il y avait des passerelles insoupçonné entre le libéralisme et la sagesse du type amor fati.
  13. On peut être cis mâle blanc et quand même gagner des points au jeu de l'intersectionnalité : gay, bi, handicapé, neuro-différent, en surpoids... Bref, ce topic n'est pas encore assez exclusif.
  14. Les débats de classification peuvent parfois être intéressants entre spécialistes sur liborg (et encore), mais quand il s'agit de produire une image et un slogan, bref de faire de l'action politique, c'est totalement à côté de la plaque. Je rappelle qu'on vit dans un environnement médiatique où tout ce qui est à droit de Hamon est considéré comme ultra-libéral. Alors critiquer le mème de Nigel parce que le positionnement de Thatcher entre conservatisme et libéral-conservatisme est sujet à polémique, ça me fait penser à une disputatio au sujet du sexe des anges à Constantinople en 1453. C'est une image destinée à circuler sur les réseaux sociaux, pas un article peer-reviewed !
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