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Mégille

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  1. Elle est très bien cette jeune fille. Elle est vraiment socialiste ? C'est qu'elle n'a pas encore bien examiné la chose. Vite, donnez lui du Hayek. On a de la graine de Tatcher, là. (et ❤️ pour la seconde et demi de "warrior of the world" de Manowar en fin de vidéo)
  2. Oui, c'est plus fun quand le philosophe vient spéculer sur ce qui va se passer, mais à partir de ce moment, il cesse de strictement analyser des concepts, et il se met à jouer les devins. Peut-être qu'il devinera juste, et peut-être qu'il suggérera quelque chose auquel personne d'autre n'aurait pensée. Mais si il prétend avoir déduit a priori le résultat d'une expérience, c'est sans doute une entourloupe. Vis-à-vis des sciences, la philo bosse surtout au niveau de la framework, en amont de l'expérience. Un peu comme les maths. Bien que déduit/construit de façon a priori, une preuve mathématique n'est jamais un dogme arbitraire, elle est toujours vulnérable à la critique d'autres mathématiciens (mais qui ne pourront utiliser contre elle que d'autres arguments a priori). Idem pour la philo. Ca peut sembler moins rigoureux, mais aucune science n'est capable de s'exprimer seulement en langage formelle (contrairement aux espoirs des néopositivistes), il faut donc, tant bien que mal, aussi travailler à la racine les concepts que l'on signifie par le langage naturel. Ce n'est pas falsifiable au sens popperien (les maths non plus), mais ce n'est jamais une affaire de doctrines à avaler sans poser de question. Ou alors, ce n'est plus de la philo.
  3. Oui, par contre, un philosophe déviant peut par accident (en sortant de son domaine) se mettre à faire des prédictions vérifiables... comme Descartes j'imagine (une ablation de la glande pinéal aurait du zombifier quelqu'un, ce n'est visiblement pas le cas), ou comme Bergson. A ce moment, c'est votre boulot de les dézinguer ! Grave. C'est de la bonne.
  4. Je n'ai pas encore tout regardé, mais dans la plupart des cas, il s'agit bien soit d'homme qui s'habillent comme des femmes, soit de femme qui s'habillent comme des hommes. Ca ressemble quand même pas mal à ce qu'on appelle transexualité/trans-genre. Les jugements de valeur à leur sujet ne sont pas ceux auxquels on est habitué, et il s'agit moins d'individus libérés des normes que occupant une catégorie traditionnelle. Mais s'agit-il vraiment d'un autre phénomène ? Que les tradis trans soient souvent perçus, dans leur société, comme "ni tout a fait homme, ni tout à fait femme", ou encore les deux à la fois, peut tout simplement signifier qu'ils sont bien reconnu comme homme/femme, bien que personne ne soit dupe, et que tout le monde sache qu'ils sont biologiquement mâle/femelle (et agisse différemment en conséquence). En tout cas, il me semble assez abusif d'affirmer Même si le nombre de combinaisons genre/sexe/orientation (plus deux ou trois autres critères, peut-être) est supérieur à deux, il n'est sûrement pas illimité. Et il faut reconnaître qu'à travers toutes les cultures, certaines combinaisons (deux, en particulier...) sont beaucoup plus fréquentes que d'autres.
  5. Cette solution au problème est celle qui a été adopté par les premiers disciples de Descartes, les occasionnalistes. Elle a une certaine logique : la pensée et l'étendue (la matière) étant deux genres d'être totalement hétérogènes, ils ne peuvent agir l'un sur l'autre, par conséquent, les affects et les mouvements du corps n'ont lieu qu'à "l'occasion" des sensations et de la volonté de l'âme, sans jamais qu'il n'y ait de lien de causalité entre les deux. Ensuite, Spinoza et Leibniz ont tenté de proposer des solutions moins magiques, chacun à sa façon, en faisant de l'âme et du corps deux facettes d'une même réalité. "On peut toujours s'amuser", dans la mesure où ce genre de question n'est pas empirique, et ne peut pas attendre une solution du coté de l'expérience (que ce soit les découpages de glande pinéal par Descartes ou l'état de l'art actuel qu'invoque Damasio). Mais ce n'est pas parce que ce n'est pas un problème empirique que ce n'est pas un problème, ni que ça échappe à la raison (on peut affirmer ça, mais c'est une nouvelle thèse, tout aussi osée, en théorie de la connaissance, et probablement pas plus empirique elle-même).
  6. Dans une société vraiment libérale, il n'y aurait pas d'optimisation fiscale possible, puisqu'il n'y aurait pas d'impôt
  7. Et bien, il y a plusieurs approches... On te dira que la pure objectivité n'est pas possible, que l'activité du chercheur est toujours située dans un contexte socio-économique donné, etc. J'ai tout de même cette tendance bachelardienne à croire que ça ne devient de la science qu'à partir du moment où il y a une rupture avec tout ça. On s'élève à la scientificité en se coupant de nous même, de notre imagination, de nos passions contingentes, etc. Mais je ne sais pas ce que Bachelard pensait des sciences humaines. La théorie du genre a, je crois, un partie-pris épistémologique issu de la "théorie critique" de Horkeimer. Par opposition aux "théories traditionnelles", qui sont le produit des intérêts d'une classe dominante, une théorie critique est sensée être réflexive, et viser un changement de la société. Bien sûr, tout ça est un produit du marxisme universitaire à l'occidentale (qui se concentre sur le jeune Marx, philosophe plus que économiste). Quand on lit les thèses sur Feuerbach de notre barbu préféré : Pour eux, la pratique vient avant la théorie, et l'objectivité d'une théorie n'est rien d'autre que son effectivité pour changer la société (il y a une forme de proto-pragmatisme déviant là dedans...) Ca ne peut pas aller à l'encontre de leur conception de la science, puisqu'il définisse ainsi la science. Mais je ne suis pas sûr qu'ils soient allés, dans leur lecture, jusqu'au paragraphe d'en dessous : Etant donné qu'ils n'affichent pas de volonté révolutionnaire, mais qu'ils cherchent à agir par réformes, soit ils cachent bien leur jeu, soit ils sont heureux à l'idée de devenir la nouvelle partie supérieure de la société.
  8. Longue vie aux vieux émojis du forum ! Oui, clairement, si on le regarde depuis aujourd'hui. Et pourtant, la question corps-esprit, la question du libre arbitre et du déterminisme, et la question de la réalité du monde extérieur, tout ça ne se posait même pas avant lui. Et aujourd'hui, même sans l'avoir lu, tout le monde retombe sur ces questions de temps à autres. C'est lui qui a déterminé les termes en lesquels on réfléchit. Alors, on peut considérer que c'est n'importe quoi, et qu'il faut s'en débarrasser, mais les restes sont bien accroché, et il faut le connaître pour pouvoir se dissocier de lui. A propos de l'usage des neuro-sciences contre lui. Quoi que l'on trouve, on ne rencontrera jamais qu'un même problème auquel il faisait déjà face de son vivant, car le strict dualisme ne parvient même pas à expliquer que le corps puisse affecter l'âme par ses sensations, et que l'âme puisse animer le corps par sa volonté.
  9. Comme quoi, les critères de sélection des profs ne sont pas forcément très élevé en GB non plus. Ca me trigger, cette histoire de 2 genres ou plus. Même les gender studies ne parlent pas vraiment de plus de 2 genres. Il y a des hétéros, des homos, des bi (comme dans 2, tiens donc) et des asexuels, mais ça, c'est l'orientation, pas le genre. Il y a des d'intersexués, mais ça, c'est le sexe, toujours pas le genre. Il y a des trans et des cis, mais si on définit le genre comme l'auto-identification, alors, l'homme trans est un homme autant que l'homme cis, prétendre le contraire et dire qu'il s'agit d'un genre supplémentaire reviendrait à de la transphobie, d'après leurs critères. Il y a des gender fluid, mais ça veut dire être tantôt l'un, tantôt l'autre. Si être fluid était un troisième genre, alors, les fluids seraient ce troisième genre en permanence au lieu d'être tantôt homme tantôt femme, et ne seraient donc pas fluid. Et puis, viennent les "non-binaires". Mais c'est un terme négatif. Comment une absence de genre serait-elle un genre supplémentaire ? Et est-ce qu'il y a vraiment besoin de rajouter quelque chose à propos des "two spirits" ? Pour leurs défenses, prétendre qu'il n'y a que deux genres "d'après la science" est un peu bête. Tout au plus on peut dire qu'il y a deux types sexuels chez les animaux et la plupart des plantes d'après la biologie. Mais on parle de sexe, pas de "genre". Et puis, "la science" ne dit rien, il y a "des sciences", au sein desquels s'établissent provisoirement des consensus différents, et les gender studies prétendent être une science à coté de la biologie (institutionnellement, c'est le cas...). Mais bon, heureusement, les genderistes sont suffisamment idiots pour avoir "déconstruit" le concept de sexe dont ils ont besoin pour définir, par la négative, leur concept de genre. Et comme montré plus haut, d'après eux même, il n'y en a que deux.
  10. Philosophiquement, c'est mort-né
  11. Mais non, elles sont de toute évidence à l'image de ces objets qui peuvent permettent aux femmes de pisser debout. C'est de l'empowerment !
  12. Et moi qui croyait que les prêtres étaient contre l'usage du préservatif...
  13. Et y a-t-il des débats du type "avaler sans en avoir l'autorisation express, est-ce du vol ?"
  14. Non, de l'utopie, à la limite. En général, le concept d' "idéologie" renvoie plutôt à une justification post hoc des intérêts de la classe dominante, intériorisée par le reste de la société
  15. Il est aussi intéressant de constater que plus l'écart salarial brute est étroit (du fait de la loi ?), plus l'écart salarial au même niveau et à la même fonction d'une même compagnie (et donc, possiblement, la vraie discrimination) est large. J'aimerais bien voir le même graphique pour la Suède...
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