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poincaré

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À propos de poincaré

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    Bête politique du XXIème siècle
  • Date de naissance 08/09/1996

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  1. poincaré

    Je raconte ma life 8, petits suisses & lapidations

    Si jamais tu décides de venir, préviens nous par MP ! Il faudra prévoir un code vestimentaire pour se repérer (j'ai un chapeau noir et des plumes bleues chez moi sinon...)
  2. poincaré

    Je raconte ma life 8, petits suisses & lapidations

    @Mégille @Lancelot (enfin surtout toi Lancelot, il n'y a que les hipsters comme toi pour ne pas avoir facebook ) : séminaire sur l'athéisme cette fois-ci ! https://m.facebook.com/events/440649143397640 J'espère que vous êtes dispo ! Liborgiens, vous êtes les bienvenus !
  3. Ah non, je ne crois pas. Ce n'est pas compliqué de se suicider en soi. Si ce n'est pas avec une arme, c'est avec une corde. Mais il est vrai qu'une arme à feu réduit considérablement les chances de tentatives avortées (encore faut-il savoir viser correctement )
  4. C'est tout bonnement impossible à quantifier... Ceci étant, je ne sais pas si tu es allé voir le rapport du sénat que j'ai posté plus haut: on évoque des problèmes récurrents avec la hiérarchie. Ça doit jouer beaucoup. Surtout quand ton taf bouffe ta vie familiale. Enfin bref. On peut finalement parvenir à la même conclusion que d'autres secteurs: les choix politiques des gouvernements successifs et le corporatisme n'aident pas la profession.
  5. Sauf que le travail est bien souvent la cause centrale de la rupture avec le conjoint/ la famille, et tout ce qui s'en suit chez les flics suicidés.
  6. Ça dépend si on parle de la gendarmerie ou de la police nationale. Lorsqu'on compare les chiffres des différentes années au sein même de la profession, c'est à peu près stable. Lorsqu'on les compare à la population générale, on constate un taux de suicide 36% supérieur. https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&url=https://www.senat.fr/fileadmin/Fichiers/Images/redaction_multimedia/2018/2018-Documents_pdf/20180703_Note_de_synthese_4_pages_CE_FSI.pdf&ved=2ahUKEwj507Dd6_zfAhUS6aQKHfzZA5EQFjAIegQIChAB&usg=AOvVaw0NRpqtoqUHx4X1YRqEsr2f Sauf qu'on remarque souvent une similitude dans la situation personnelle des suicidés, et que le travail n'est jamais totalement étranger : https://www.google.com/amp/s/amp.lefigaro.fr/actualite-france/2019/01/17/01016-20190117ARTFIG00210-neuf-policiers-se-sont-donnes-la-mort-depuis-le-debut-de-l-annee.php
  7. On peut parler de vague de suicide à partir du moment où le taux est nettement supérieur à celui des autres professions. Le comparer à celui de la population générale est tout simplement hors sujet. Suffit de lire les lettres de suicide pour l'imputer de près ou de loin au métier de flic. Ok, soit. Quoi qu'il en soit, une entreprise qui fonctionne correctement ne laisse pas ses salariés travailler parmi les rats avec 3/4 des voitures de service en panne. Ça prouve bien qu'il y a clairement une disparité entre les commissariats alors que tous exercent le même travail pour le même employeur.
  8. Il faudrait donc les minimiser ? Seuls les éléments conjoncturels importent. Ce n'est pas ça qui va rattraper les heures supplémentaires impayées depuis des années. Un mythe en effet : https://www.google.com/amp/s/www.ouest-france.fr/societe/police/rats-salete-et-vetuste-des-policiers-denoncent-leurs-conditions-de-travail-5248331/amp Je veux bien entendre les arguments sur le corporatisme etc. Mais depuis quand les syndicats defendent-ils l'intérêt des travailleurs qu'ils sont censés représenter ?
  9. Sauf qu'à la différence d'une entreprise privée, aucun plan d'urgence n'a été adopté par l'employeur qui préfère noyer le poisson dans l'eau. Et ne viens pas me parler de syndicalisme quand la première décision politique à prendre serait la révision de l'allocation des dépenses de l'État : aucun syndicat policier n'y rechignerait. Donc ce n'est rien de plus qu'un choix du gouvernement, et c'est bien connu que la justice ne représente pas un intérêt électoraliste conséquent et n'est donc pas rentable politiquement. Et oui, c'est bien plus simple de mettre des amendes à la pelle plutôt qu'arrêter une agression si tu veux recevoir une prime de 100€ pour finir le mois.
  10. Toujours à charge décidément. Et sinon, la vague de suicide actuelle chez les policiers, on en parle ? L'inaction totale du gouvernement sur l'intégralité de ces problématiques, que ce soit les dysfonctionnements internes ou les dérives individuelles, on en parle aussi ? Au dela de la question de l'épuisement -et ça se voit sur les visages quand tu te pointes aux manifs et que les mecs sont appelés à 21h parce que 10 GJ bloquent la route et foutent le feu à une poubelle place des terreaux- le gros problème de la police concerne principalement leurs conditions de travail, la politique du chiffre et ses fameuses "primes au resultat" + le traitement privilégié de la hiérarchie au détriment des plus méritants (mieux vaut être plus proche du politique que du terrain). C'est bien la preuve d'un pouvoir exécutif qui refuse de prendre ses responsabilités sur ses fonctions les plus élémentaires (mais on me susurre à l'oreille que c'est symptomatique de l'État providence).
  11. Hm, non Je pense qu'on peut remercier le délégué de l'Unsa pour son raisonnement de haute qualité. À propos de ce fameux "recyclage" non nécessaire, on pourrait s'attendre à ce qu'il soit capable de faire la différence entre utiliser une arme régulièrement et utiliser une arme correctement. Bien sûr que la maîtrise vient avec la pratique, mais encore faudrait-il avoir une formation a priori.
  12. "Le problème ce n'est pas la TNT, c'est l'usage qu'on en fait". Désolée mais je trouve ça profondément cynique. On parle tout de même d'un composé chimique qui est fait pour détruire ou tuer. Pas se défendre face à des gens potentiellement violents. Donc difficile de parler de proportionnalité. Quant au flashball, c'est exactement ce que je me disais au départ. Et de ce que j'en vois tous les samedi, il y a bien un problème lié au respect de la réglementation. Je suis bien d'accord.
  13. Le caractère létal, en particulier lorsque l'obligation de ne pas viser la tête n'est pas respectée par certains CRS. Illustration (attention ce n'est pas beau à voir) : https://desarmons.net/index.php/2019/01/04/recensement-provisoire-des-blesses-graves-des-manifestations-du-mois-de-decembre-2018/
  14. Une requête qui tombe sous le sens : https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/01/17/il-est-grand-temps-d-interdire-les-flash-ball-et-les-grenades-de-desencerclement_5410215_3232.html "Le choix de la force et de l’affrontement est toujours la tentation d’un pouvoir affaibli, ébranlé par une exigence démocratique et sociale qui vient des profondeurs du pays et qui le conteste. L’escalade répressive et l’utilisation intensive des moyens de police finissent d’ailleurs par mettre en danger les gendarmes et les policiers eux-mêmes." Je rappelle que la France est le seul pays d'Europe à utiliser la grenade GLI-F4 contre les manifestants. Pour ceux qui n'ont pas eu la joie de goûter à cette arme à la "létalité potentielle" pendant les manifestations des GJ, petite illustration (préparez-vous à voir une main arrachée à 0:18) : https://www.youtube.com/watch?v=SA6G9z4rtaI
  15. poincaré

    Mes lectures du moment

    J'ai fini La domination masculine de Bourdieu Bon, j'ai trouvé que le propos manquait de nuance, que l'auteur avait tendance à tomber dans l'approche descriptive, dans la logorrhée, et dans l'appréciation purement subjective. Bourdieu se concentre sur la société Kabyle et dresse un schéma global sur ce qu'est associé à la féminité et à l'idée un peu idiote de virilité. En gros, la société entière serait fondée sur la domination masculine, et les différences sociales entre les hommes et les femmes seraient principalement construites. Une telle domination se perpétue notamment via la violence symbolique : mécanisme par lequel les dominés intègrent la vision des dominants, la perçoivent comme légitime et ne la remettent plus en cause. L'Eglise, l'Ecole et l'Etat seraient les principales institutions responsables. La famille également. Sauf que... l'auteur survole clairement cette question. Concernant la famille, il ne se fonde que sur des présupposés : "C'est sans doute à la famille que revient le rôle principal dans la reproduction de la domination et de la vision masculines". Super, ça nous avance. Les développements sur l'Eglise et l'Etat font à peine quelques pages. Alors que ça me paraissait vraiment essentiel pour justifier son propos, et qu'il y avait énormément de choses à dire d'un point de vue historique, en France. C'était pourtant bien l'Eglise qui, jusqu'à une certaine époque, contribuait le plus à maintenir les différences sociales entre les sexes. Parce qu'il valait mieux venir d'un certain milieu et être un garçon si l'on souhaitait avoir une instruction complète ; celle des filles étant essentiellement (exclusivement ?) cléricale et ne prédestinait à rien d'autre qu'au foyer ou au couvent. Sans parler des écrits de certains moralistes et théologiens, comme ce bon vieux Thomas d'Aquin qui justifiait la subordination des femmes aux hommes par leur prétendue irrationalité.
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