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poincaré

Commissaire du Peuple
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  1. J'ai terminé La peur de la liberté d'Erich Fromm. Certainement l'un des plus pertinents que j'ai pu lire sur la thématique de la religion et de la politique. Très succintement, la thèse de Fromm s'inscrit dans une optique évolutionnaire, et consiste à dire que l'homme moderne a évolué de sorte à s'affranchir progressivement de chaque contrainte extérieure (l'insécurité du milieu naturel, la religion, l'Etat moral, la famille) pour les subsituer à une contrainte interne dont il parvient difficilement à se détacher aujourd'hui (l'irréprécible besoin grégaire d'appartenance communautaire). Ce phénomène aurait été particulièrement accéléré par le développement économique vertigineux ces derniers siècles (et du protestantisme l'accompagnant). Mais l'émergence de nouveaux modes d'organisation sociale a vraisemblablement été trop rapide pour une adaptation symétrique de la psychologique humaine. S'il est parvenu à être autonome, l'homme moderne ne peut s'empêcher de s'enfermer dans de nouveaux cadres rassurants. De prime abord, je dirais qu'il est parvenu à le démontrer plutôt brillamment d'un point de vue historique : idéologies mortifères du XX (communisme, nazisme et autre formes de totalitarisme), et qu'il s'agit d'une thèse éclairante pour tenter d'expliquer les principaux maux dont sont frappées les sociétés occidentales actuelles (idéologie woke, religion du covid). Cela invite nécessairement les amoureux de la liberté à s'interroger sur une stratégie viable, à terme, pour éviter de sombrer dans de nouvelles formes de totalitarisme. Bonus : je pense aussi que c'est un argument convaincant en faveur de la psychologie évolutionnaire - mais les neuneu "pro science" fermés d'esprit ne risquent pas d'être d'accord, c'est certain. Ceci dit, l'erreur de Fromm, me semble-t-il, consiste à croire qu'un "véritable individualisme" est possible (ie: détaché de ces contraintes à la fois externes et internes). On en revient aux racines fondamentalement grégaires de l'être humain.
  2. C'est la France qu'on aime ; très représentatif finalement
  3. C'est bien connu : on peut faire autant de dégâts avec une kalashnikov qu'un sabre, d'ailleurs c'est bien pour ça que les tueries de masse engagent souvent des samouraï. On atteint un niveau de mauvaise foi assez confondant. L'aptitude ne se définit pas, elle se détermine par un faisceau d'indices déjà évoqué plus haut (à commencer déjà par le pays d'origine). Cela incombe donc à chaque Etat/canton/organe local. Sachant qu'il y a toujours une latitude d'appréciation de la part du vendeur, et donc totalement subjective. En Suisse, il se réserve le droit de refuser s'i y a lieu de penser que l'acheteur en fera un usage dangereux "pour lui-même ou pour autrui". Voilà comment ça se passe, en pratique Et oui, le monde n'est pas parfait.
  4. Parce que ton expression de "propagande étatique" est tout sauf amicale, ou de nature à poursuivre un débat apaisé. Si tu ne sais pas opposer des arguments sans être agressif, ni voir où est le problème... Que tout autre objet susceptible d'être qualifié d'arme, au hasard un couteau de cuisine. Oui, effectivement : certains le sont, mais pas la grande majorité des individus - et c'est bien pour ça qu'il faut encadrer, et non prohiber.
  5. Je dirais: parce que l'idée est justement de sanctionner les organismes qui ne respectent pas cette obligation. En tout cas, c'est ainsi que ça se passe en pratique - et j'aime bien l'approche expérimentale pour fonder mes opinions.
  6. Dans la retranscription avec les types de la DGSI ou je ne sais quel organisme, il expliquait que c'était un parcours de combattant (posté plus haut).
  7. Alors, pour commencer tu peux surveiller ton langage : on n'a pas élevé les cochons ensemble. Ensuite, parce qu'elles font par définition plus de dégât. Ce n'est pas très compliqué à comprendre. L'encadrement de la vente d'armes à feu est une position libérale tout à fait défendable, et n'a rien à voir avec une quelconque déresponsabilisation. C'est précisément parce qu'il y a des individus irresponsables qu'il existe des mécanismes de contrôle a priori (vérification du passé judiciaire, des antécédents médicaux et psychologiques, etc.).
  8. Parce que cela permettrait de mettre des bâtons dans les roues à ceux qui s'en serviraient à mauvais escient, à défaut de les en empêcher totalement (l'exemple de Mohamed Merah l'illustre assez bien, même si je suis très loin d'être fan de la législation française). Regarde la carte de la législation des armes par pays : les US sont l'un des seuls pays au monde à n'imposer aucun permis. Partant de ce constat, c'est difficile d'y voir autre chose qu'un phénomène qui s'auto-entretient. On peut parler des autres pays d'Amérique latine ou d'Afrique aux législations plus restrictives, voire carrément prohibitives, mais ce serait omettre les problèmes de pauvreté latente et d'insécurité structurelle. La société américaine a atteint aujourd'hui un tel niveau de violence qu'il est difficile d'y voir une autre solution.
  9. Encore une fois, je dirai que ça dépend des conditions d'accès.
  10. Non et puis, c'est quand même rigolo cette incapacité d'avoir un débat honnête. Personne ne parle d'interdire l'usage d'armes à feu, mais en renforcer les conditions d'accès est une excellente chose - et il serait temps que certains Etats US s'y mettent. À défaut de rendre la législation sur les drogues ou l'alcool un peu plus cohérente...
  11. Ce n'est pas ce qu'il dit. Ce sont deux phénomènes qui s'auto-entretiennent : culture de la violence et passion pour les armes/l'auto-défense. Tu ne peux pas les découpler. Le contre-exemple de la Suisse n'en est pas un : il est en pratique extrêmement difficile de se procurer une arme autrement que pour la chasse, la collection ou le tir sportif. Les conditions d'accès sont donc incroyablement plus restrictives.
  12. Oui, la lex netflix comporte bien un fondement nationaliste : "les plateformes de streaming multinationales doivent proposer au moins 30% de films européens et financer le cinéma suisse à moins de se faire taxer par l'office fédéral de la culture". Le rapprochement avec l'UE est assez inquiétant, et c'est particulièrement notable côté romand. Je dirai qu'il y a une influence française certaine dans certaines villes (Genève, typiquement).
  13. Il ne s'est pas "passé quelque chose". Il y a toujours eu ce côté nationaliste : regarde la composition du conseil national. Le parti majoritaire en Suisse, c'est l'équivalent de l'ED en France. Les suisses sont des gens normaux, avec deux bras, deux jambes. Il ne faut pas avoir une vision naïve de ce pays
  14. Série d'interview sur Hayek : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-dans-la-tete-de-friedrich-hayek
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