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Vilfredo Pareto

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Everything posted by Vilfredo Pareto

  1. En cherchant tu trouves des barges qui t'explique que le beau est objectif et peut être démontré (Lucien Scubla, si tu ne connais pas, tu es un homme heureux. Ses travaux sur les fractales vont te procurer de grandes joies). J'en profite pour me corriger sur Kant : je voulais bien sûr parler du libre jeu des facultés et non de l'entendement, sorry. Ils en tirent la conclusion qui s'impose : https://www.wikiberal.org/wiki/Propriétarisme#cite_ref-1
  2. Si tous les historiens de l'art sont des "gardiens autoproclamés du bon goût" effectivement toute réflexion sur l'esthétique n'a aucun sens.
  3. Mouais, ça doit être l'association Venise <=> merde séchée qui me chiffonne. C'est bien ce genre d'arguments qui m'empêche d'être anarcap. Et pas besoin de raser les anciens bâtiments pour en faire de nouveaux. Les propriétaires n'ont qu'à construire les bâtiments qu'ils aiment en dehors du Venise historique. J'ai envie de dire que si tu avais été au pouvoir, pas de place Saint-Marc... Et ça se discute qu'on ait fait beaucoup mieux que les Grecs en statuaire. Dire qu'il y a un progrès vers le plus beau objectivement et chronologiquement, de la merde séchée au Golden Gate Bridge, ça me pa
  4. Donc si les propriétaires décident que la place Saint-Marc est moche comme elle est et qu'il vaudrait mieux construire en béton dessus parce que c'est plus joli comme ça, tu n'as rien à redire ? (je vais passer mes vacances de Pâques à Venise avant que tu prennes le pouvoir en Italie ^^)
  5. Yep et ils ne sont pas les seuls : https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-02-01/maduro-regime-said-to-halt-plan-to-ship-20-tons-of-gold-abroad?fbclid=IwAR3jzumCzRT19gRUDEBoHWtmC-GIhWaTkTC6cPpiYII3dlnyMTtpnyX2CcE
  6. Je ne pense pas que ça vaille la peine d'en faire un thread mais cet article : http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2018/10/12/31007-20181012ARTFIG00361-privatiser-la-francaise-des-jeux-et-aeroports-de-paris-est-inutile-et-dangereux.php?fbclid=IwAR2qd8pkhy7o1GDuOeT6FO9dw7zM5IPkhW7eD8fmI07e2LLF7NmPFLY0e78 Une phrase parmi d'autres : Et comme je ne résiste pas à la tentation : On notera que je ne vois pas la différence entre casser un monopole et le confier au privé, au contraire (ou alors on m'explique comment un monopole privé reste un monopole sans s'adapter au marché comm
  7. Ben si. Mais en même temps, en l'absence d'un tel droit, n'importe qui voit sa propriété mise en danger, puisque le droit ne le protège plus. Obtenue sous la menace ? T'es pas obligé d'habiter Venise non plus... Et j'avoue qu'imaginer des gratte-ciels place Saint-Marc... Là je m'incline Un peu comme le foetus...
  8. Rothbard n'a pas lu Hayek attentivement : le processus d'évolution culturelle ne dit pas que telle règle qui émerge est bonne ou mauvaise. Dans The Fatal Conceit, Hayek explique clairement qu'on n'intègre pas de nouvelles règles parce qu'elles mènent vers l'expansion ou sont plus efficientes, mais parce qu'elles permettent aux groupes qui les mette en œuvre de procréer avec succès et d'intégrer des outsiders (p. 16 de l'édition originale). L'existence de l'institution est justifiée par sa fonction remplie auprès du groupe qui l'adopte (exemples avec l'émergence de la monnaie, expliquée de faço
  9. Un article de Forbes qui défend l'adoption de la caisse d'émission pour relever le Venezuela. L'avantage principal est en effet d'éviter le monopole étatique de la monnaie. Je pose ça là : https://www.forbes.com/sites/stevehanke/2019/01/31/without-a-currency-board-venezuelas-opposition-will-fail/ Fun fact : Bref, article très intéressant.
  10. Dans la perspective du débat Nozick/Locke : postulat de la propriété de soi => possibilité d'étendre cette propriété => question des modalités de l'appropriation (travail ou non, le point de Nozick étant qu'on n'a pas besoin de travailler la terre pour se l'approprier puisque le travail de la terre ne légitime nullement son appropriation d'un point de vue logique). Dans ta perspective : pas de propriété de soi et existence de fait de la propriété => la question qui se pose n'est pas comment on s'approprie mais si telle ou telle appropriation est juste (question que se pose aussi
  11. Je suis allé m'acheter le bouquin de Searle dont parle @Lancelot et j'ai commencé à feuilleter (pas encore eu le temps de lire) : il distingue justification fonctionnelle et causale (p. 187 de l'éd. Gallimard). J'ajoute ça à ma réponse déjà faite, parce que c'est plus clair que juste "non-fonctionnel".
  12. J'ai recopié le passage de Nozick plus haut en anglais et si tu as la traduction française (je suis pas allé comparer terme à terme mais ça m'a pas l'air très bon de toute façon), c'est l'édition Puf, p. 218. Il explique que le travail ne peut te rendre propriétaire de la terre que tu travailles parce que logiquement, il n'y a pas plus de raisons pour que ce qui est à toi (le travail) fasse de ce qui n'est pas à toi (la terre en friche) ta propriété plutôt que ce qui est à toi te soit retiré en se mêlant à ce qui n'est pas à toi (et donc, pas d'acquisition). Le travail ne contient pas en lui q
  13. Parce que précisément tu disais toi-même que la question concernait la propriété de l'enfant. Je ne vois pas pourquoi ce droit de propriété ne pourrait pas tomber à l'accession de l'enfant à la majorité. Pourquoi, si tu es sous la responsabilité légale de tes parents, cette responsabilité tombe-t-elle ? Pour la même raison. Il est vrai que c'est un cas limite. Mais la servitude pour dette aussi (et elle était temporaire aussi). Elles se résolvent entre elles : une propriété (moi) peut-être propriétaire d'autre chose (la terre) précisément parce que cette propriété de soi qui est
  14. Rothbard likes it. Il y a une contradiction ? Ah bah oui forcément, tu nous expliquais qu'un voleur était le possesseur légitime de son butin donc forcément la conversation a dévié. C'est pas grave.
  15. Le seul truc auquel je voulais arriver (et j'aurais aussi bien pu éviter ce détour fâcheux) c'est que le 3e terme de JRR, à savoir "le reste de la société" n'ajoute logiquement rien aux précédents. Il y a juste plus de moi/objet (le facteur augmente). Je te répondrais encore en me fondant sur Nozick, qui explique très bien que la propriété actuelle (le voleur qui se balade avec mon ordinateur) est juste à condition de l’avoir acquis de manière moralement fondée à un moment historique. Oui, au terme de guerres en général. Ce qui est un contexte juridique un peu dif
  16. Does not compute. Autant dire que le voleur est propriétaire de l'ordinateur qu'il vient d'arracher de mon sac.
  17. Le fait que la propriété soit observable et ne soit pas un concept a posteriori ne nous permet pas de nous expliquer son émergence. À moins de considérer qu'elle est éternelle. En cela, je suis d'accord avec @Solomos : en se demandant quels sont les moyens légitimes de devenir propriétaire d'un objet, on ne se demande pas tout à fait comment il est possible de devenir propriétaire d'un objet sans l'être de soi. Donc la notion de propriété de soi a de l'intérêt dans la discussion, à moins de l'évacuer par une argumentation contractualiste ou évolutionniste (l'émergence de la propriété résulte d
  18. Par exemple j'appellerais justification non-fonctionnelle celle qui passe précisément par le postulat de la propriété de soi, comme nécessaire à l'acquisition ultérieure de propriété de biens (et je reviens à mon jus de tomate). Ton explication par le contrat me semble fautive en ceci qu'elle fait de la propriété privée une fiction juridique (créée par deux non-propriétaires lors d'un contrat qui les fait propriétaires ex nihilo comme le roi Arthur adoube un chevalier). La justification nozickienne (appelons-là comme ça, j'aimerais bien aussi lancer "la justification du jus de tomate") n'est p
  19. Pardon, j'aurais dû préciser propriété privée. Qu'il est donc difficile de transférer (sans quoi elle n'est plus privée, lol). Donc je rejoins Solomos et Kassad sur ce point. Parce que JRR définissait la propriété comme un bien si avantages > inconvénients. Donc lorsqu'on rencontre des inconvénients, ils sont vus comme un moindre mal puisqu'au total, on a quand même : avantages > inconvénients. C'est dans ce sens-là que je l'entendais en tout cas. JRR considère la propriété comme une valeur transitive et non absolue. Parce qu'elle ne considère que les effets
  20. Oui sauf que le jour où on risquera de supprimer ou de violer la loi de la gravité, les poules auront des dents Malheureusement, on ne peut pas en dire autant de la propriété, qui n'est pas une loi physique comme la gravité. C'est même pas une loi d'ailleurs. +1
  21. Cela pose tout de même un problème : celui de légitimer la propriété non en tant que telle mais en vue de ses effets probables. Je me souviens du débat que nous avions eu sur les justifications épistémologiques (souvent économiques) opposées aux justifications éthiques et philosophiques du libéralisme. Ici, la justification est purement économique (vous verrez, ça va marcher) mais c'est une justification fonctionnelle : la propriété est légitime parce qu'elle permet le développement de la meilleure société possible. C'est donc une vertu hypothétique (un mal (avantages > inconvénients) en vu
  22. 1) Parce qu'on ne peut pas expliquer sans la propriété de soi la propriété privée, et que la propriété de soi ne peut être niée sans contradiction performative, donc c'est une base beaucoup plus solide il me semble. Je m'excuse parce que je ne pense vraiment pas être le premier à te poser la question et plus encore parce que je préfère moi aussi être un homme de paradoxes plutôt qu'un homme de préjugés mais qu'est-ce qui te plaît dans Rothbard si tu es si peu convaincu de la pertinence de la propriété de soi ? A moins de rayer The Ethics of Liberty de son œuvre (et encore, pas que !)… 2)
  23. Ça ne fait pas l'unanimité on dirait.
  24. Je n'ai pas fait d'études de droit mais je ne vois pas bien en quoi ça répond à notre problème, qui est d'expliquer comment on peut s'approprier quoi que ce soit si l'on est pas dès le départ propriétaire de son corps, propriété initiale par le truchement de laquelle nous pouvons nous rendre propriétaires d'autre chose. Comment expliquer, en l'absence du principe de propriété de soi, l'émergence de la propriété des biens ? Je suis tout à fait disposé à abandonner l'idée de propriété de soi, mais pour l'instant, j'ai rien trouvé de mieux pour répondre à cette question. Mais moins que d'un axiom
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