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Barbapapa

Yabon Nonosse
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  1. Oups, c'est absolument exact. Méa Culpa. C'est cette manie de climatsceptique.com (entre autres…) de donner des valeurs de forçage en W/m2 sans en donner la période ( est ce des W/m2/siècle ou W/m2/décennie dont il s'agit, mystère…) qui m'a induit en erreur. Merci à Minitax de m'avoir corrigé, qui plus est avec beaucoup de tact et de finesse. Ceci dit, ces précisions de vocabulaires ne changent rien au fond du problème : Pourquoi, alors que depuis au moins le milieu du XIXème siècle, les fluctuations de température terrestre suivait avec une décennie de décalage, l'activité solaire, ceci a brusquement cessé d'être vrai 1970. Quel peut donc être l'élément nouveau ? Un regain d'activité volcanique (les volcans rejettent du CO2) ? Rien de cela nous disent les géologues. Des « cycles océaniques de 40 ans « ? Mais depuis 150 ans, on aurait vu de tels cycles 3 ou 4 fois. Des formations de nuages anormales ? Mais pourquoi avoir attendu 1970 pour se manifester , et le cas échéant, qu'est ce qui a bien pu les déclencher ?
  2. note modération : c'est [quote][/quote] (noter le sens du slash) Avant de discuter les détails, faut-il être d\'accord sur les prémices. La légitimité d\'un personne n\'ayant jamais publié un article de climatologie dans une revue scientifique et qui affirme que tous les autres se trompent est totalement nulle. Si vous pouviez rester courtois, ce serait aimable. Je connaissais pour l\'essentiel les liens fournis qui n\'ont pas grand chose voir rien, de scientifique, (vous allez voir le bien que je pense de climatsceptique) et en dehors de la science le résultat d\'un sondage sur un panel dont on ne connaît rien est d\'une valeur sociologique également totalement nulle. Je suppose vous faisiez allusion à cette question auquel j\'ai répondu par une généralité. Allons y, rentrons dans le détail, et répondons à cette question. La phrase Judith Lean's presentation entitled "Solar Radiative Forcing" "Simulations of the evolution of magnetic flux on the Sun's surface suggest a secular total irradiance increase of order 0.08% during the past three centuries , which is less then the increase of 0.2-0.4% inferred from earlier studies of variations of Sun-like stars and cosmogenic isotopes." - Ce qui a fait dire (de manière inexacte) à climat sceptique « • Le forçage solaire a été révisé à la baisse (divisé par trois) et atteint une valeur presque négligeable (0,1W/m2), alors même que les modèles reconnaissent que l\'on ne peut expliquer sans lui une partie du réchauffement moderne. Cela pose des questions soit sur l\'estimation de ce forçage, soit sur la sensibilité climatique spécifique au soleil. « Pour corriger le vocabulaire imprécis cette figure issue de cette discussion (très intéressante) http://forums.infoclimat.fr/lofiversion/in…php/t17651.html et qui montre des données en accord avec le publis de krikova disponibles ici http://www.mps.mpg.de/homes/natalie/listpub.html Cette figure montre d\'une part le forçage et la température de la terre. -C\'est quoi le forçage ? c\'est le flux solaire reçu au niveau de la terre. -Qu\'est ce qui a été revue à la baisse ? c\'est l\'estimation de la variation du forçage durant les 30 dernières années qui a été revue à la baisse, c\'est à dire la pente de la courbe bleue qui est passé sur les 30 dernières années de la courbe bleue en pointillé (nouvelles mesures ) à la courbe bleue en trais plein (ancienne mesures) -Pourquoi cette erreur. Car on s\'est aperçu que la mesure du forçage dépendait de l\'endroit car de l\'absorption d\'aérosols dont les fluctuations de concentration peuvent être importantes au voisinage de certaines métropoles. Cet effet a maintenant été corrigé. -Mais passer diviser par 3 le forçage c\'est énorme. Non, c\'est la variation du forçage qui a été divisée par 3. -Peu importe, c\'est énorme. Pas vraiment. Le soleil est actuellement dans une période où son illumination varie peu par rapport au variations du dernier siècle, et l\'erreur sur l\'accroissement d\'une grandeur qui varie peut être importante sans que cette estimation soit très fausse pour autant. Par exemple, pour prendre une analogie économique, supposons que je soit capable de prévoir la croissance avec une précision de 0.2pte. Si je prédis 0.3pts et que celle ci est de 0.1pts, je fais une erreur en apparence énorme. Mais pour une projection économique, l\'importance n\'est pas la même que si je prévois 6pts de croissance et qu\'elle n\'est en fait que de 2pts. Par contre si je prévois 6pts alors que celle ci est de 5.8pts, ma prévision est excellente. -Comment fait-on pour connaître le forçage au 19ème ? Quand le rayonnement solaire varie, le champ magnétique solaire également qui a pour effet de dévier des particules cosmiques, qui induisent elles même des réactions nucléaires affectant les composition isotopiques de certains éléments. En mesurant dans les variations de ces isotopes on reconstitue le forçage solaire. -C\'est tordu comme méthode. Il est possible de mesurer par cette méthode les fluctuations de l\'irradiance solaire qui se produisent tous les 11 ans et qui correspondent très précisément aux observations astronomiques disponibles. -Pourquoi se focaliser sur le forçage solaire Parce que la température de la terre varie avec les fluctuations de l\'irradiance solaire. -Bah alors, où est le problème, les glaciers reculent et avancent et le Groenland s\'appelait jadis le pays vert ? Le problème vient du fait que la température terrestre suivait l\'irradiance solaire avec un retard d\'une dizaine d\'années du à l\'inertie thermique de la terre, c\'est à dire les variations des courbes orange et bleues se suivaient, mais que depuis le début des années 70 ces variations ne sont plus corrélées. C\'est assez détaillé comme réponse ?
  3. Oui. Simplement accepter l'idée que des scientifiques puissent travailler honnêtement même si les conclusions sont désagréables, et ne pas oublier qu'il y a des standards en terme de publications et d'institutions qui permettent de juger si un travail est scientifique ou pas. Je préfère des scientifiques qui expliquent que leurs mesures/modèles sont entachés d'erreurs, plutôt que de les passer sous silence. C'est, je pense, infiniment plus honnête…..
  4. Merci. Je n'étais pas au courant de la coutume, et vais réparer cet oubli sous peu. "Transgresser les frontières : vers une herméneutique transformative de la gravitation quantique" a été publié au milieu de 1996 dans le numéro "Sciences Wars" de Social Text Social Text étant une revue se (s'auto-)décrivant dans ces termes : "Social Text covers a broad spectrum of social and cultural phenomena, applying the latest interpretive methods to the world at large."
  5. La preuve est décidément un concept bien élastique. Et qui également recycle efficacement moultes sciences (Cf Sokal et Bricmont). Oups, les sites ne manquent pas. Un exemple Mais peut-on réfuter scientifiquement ce qui prétend ne pas l'être tout en en utilisant les méthodes ?
  6. Faux. Lomborg a enseigné les statistiques, mais a suivi des études de sociologies dans des universités de sociologie et publié dans des revues de sociologie. Pour ses titres universitaires, difficile de dire tant son site officiel entretien le mystère….. Alors que prendre un pantin et le transformer en martyr est assurément un gage de progressisme….
  7. Mouarf…. Lomborg n'est pas un scientifique, c'est un prof de socio-politique qui a fait un bon coup de pub en publiant son bouquin. L'essentiel de sa défense auprès du ministère a consisté a dire que son bouquin n'était pas un ouvrage scientifique et ne pouvait être critiqué comme tel. Ce personnage n'est qu'une icône, fabriqué par BusinessWeek et autre pour se donner un petit verni scientifique. Il n'a pas plus de légitimité scientifique qu'un margoulin comme José Bové, autre exemple d'icône fabriqué pour servir une cause bien précise. Le personnage sent si fortement le soufre ("…the water surrounding Lomborg even muddier" dixit "Nature") que même les créateurs de ce jouet médiatique l'ont laissé tombé à la manière d'une Mme de Fontenay se détachant d'une Miss France se montrant par trop dévêtu dans PlayBoy. Il y a des scientifiques valables aux discours nuancés face au catastrophisme climatique ambiant pour ne pas soutenir ce tocard.
  8. Non, non : le rayon de la planète terre comme sa surface sont infinis, la population humaine n'a aucune limite physique et les ressources géologiques et minières sont telles la corne d'abondance. Ouf je vais passer incognito.
  9. Bien sur, l'histoire de la révolution Galiléenne est complexe, et comme on ne peut réduire la révolution française à la prise de la Bastille, on ne peut réduire cette révolution scientifique à quelques anecdotes. Mais l'argument des preuves insuffisantes a quand même été avancé : "Il (cardinal Bellarmin) écrit une lettre à Foscarini où il condamne sans équivoque la thèse héliocentrique en l'absence de réfutation concluante du système géocentrique. " source Wikipédia.
  10. Oui, mais pas n'importe quel poulet. Les sites cités par gadrel (à l'exception du 4eme qui demande reflexion) sont à la rigueur scientifique ce que le poulet de batterie aux hormones et gavé de farine de poisson est au poulet de ferme élevé au grain : à la limite, baignant dans la créme ou dans le gras cela peut passer, mais quand on enlève ces artifices, il ne reste plus qu'une bouillie sans consistance. Plus sérieusement, ces sites n'ont aucune rigueur scientifique et les conclusions sont orientés. Par exemple - Les travaux de de Svenmark sont sur-interprété, l'auteur lui même ayant affirmé "qu'il ne prétend pas avoir mis en évidence un processus permettant de relier de manière directe les variations climatiques du siècle écoulé aux variations de l'activité solaire" (Reply to comments on "variation on cosmic ray flux and global cloud coverage - a missing link in solar-climate relationships", Svensmark & Friis-Christensen, Journal of Atmospheric and solar-terrestrial physics, 62 (2000), 79-80) - Lomborg a été reconnu par le Danish Committee on Scientific Dishonesty comme "malhonnête" dans la présentation de ses résultats scientifiques - Le résumé de l'article de Science (sur le site de l'éditeur) parle de chute de neige là où l'Express nous parle de volume de glace.. Pas de trace du Kilimandjaro dans la revue Nature… … Pas très appétissant le poulet
  11. Pour autant qu'un raisonnement inductif puisse servir de preuve, cette causalité est démontrée. Évidemment, le concept de preuve est capricieux et d'un maniement délicat, et on ne peut montrer un fait physique qu'avec un caractère probabiliste. Mais quand le GIEC tient pour une "quasi-certitude" un fait probabiliste, il est difficile de dire plus sans mentir. Certes, il est toujours possible d'opposer l'absence de démonstration à un ensemble cohérent d'observations concordantes. Le clergé a, par exemple, dans une poussée de fièvre idéologique, objecté à Galilé une "insuffisance de preuves" : à vous de juger.
  12. Pour être plus précis "le réchauffement climatique d'origine humaine ne peut être démontré avec la rigueur d'un mathématicien (c.a.d. par inférence déductive)" mais, pour un être rationnel "l'ensemble des observations passées et actuelles permet par inférence inductive de conclure que le réchauffement climatique est d'origine humaine"
  13. La physique est, malgré la représentation que certains en ont, une science expérimentale. Les démonstrations "formules à l'appui" sont bien entendu l'idéal. Hélas, certains phénomènes sont plus difficiles à appréhender que d'autre. C'est peut-être injuste, mais la mécanique céleste tiens en une "formule", mais la météorologie non. On peut le déplorer, mais c'est ainsi. - Des preuves historique/préhistorique de réchauffement de même amplitude sur des durées comparables : lesquelles ? - Groenland = pays vert : l'islandis n'a jamais ne recouvrait pas entièrement le Groenland au X ème siècle, c'est parfaitement connu. et alors ? - Des coquillages sur les montagnes : c'est certain que si l'on confond l'échelle des temps géologiques avec celle de l'ère industrielle on peut dire tout et son contraire. Mais ce n'est pas très scientifique….
  14. Certes, mais peut-on même prouver cette causalité si elle existe ? Si je voulais "prouver" que les activités humaines sont la cause du réchauffement actuel, il me faudrait 2 planètes terre, une avec des hommes, l'autre sans, et mesurer la différence. En l'absence d'une telle possibilité, les scientifiques ne peuvent qu'induire cette causalité. Et une induction est forcément réfutable…..
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