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RedGhost

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  1. Le problème récurrent de la fusion, c'est que même si on finit par démontrer qu'on peut tenir un plasma suffisamment longtemps pour avoir assez de réactions produisant assez d'énergie pour que ce soit rentable (sans même parler économiquement), on est encore *très* loin de la centrale commerciale.
  2. C'est une idée presque aussi vieille que le nucléaire lui-même. Mais une réalisation technique et économiquement viable reste à établir — je trouve l'approche de TAP convaincante.
  3. OK pour les taxes (qui restent un distortion du marché), mais le marché du pétrole est complètement détraqué par l'OPEP qui en contrôle plus ou moins son prix; plus les ricains qui sont aventureux dans le domaine militaire pour ces raisons (tout en favorisant des sociétés US pour l'exploitation ensuite). Ce n'est pas stricto-sensu une subvention, mais ca revient au même. Sinon, comme on reproche souvent au nucléaire les possibles plafonds d'assurances et le fait qu'en cas d'accident les personnes lésées ne seront pas justement indemnisées; le même reproche peut être fait aux combustibles fossiles qui polluent en permanence (AGW ou pas... quand j'étais petit on parlait encore de pollution et non de cette obsession pour le CO2, comme si le reste n'existait pas !).
  4. Je lirai la chose en détail, mais il y a déjà deux trois trucs qui me choquent: -- Étude américano-centrée (un peu peu pour faire des conclusions sur le nucléaire en tant que technologie ?) -- C'est l'UCS (anti-nucléaire, anti-OGM, réchauffistes... et pour les renouvelables (qui comme tout le monde le sait, n'ont pas besoin de subventions... oh, wait) -- Je défie quiconque de me trouver un secteur de l'énergie qui n'est pas subventionné d'une manière ou d'une autre aux US (et dans le monde)...
  5. Rien de bien intéressant, naturellement. Quelqu'un connaît cette "Sandye Gloria-Palermo" ? http://www.letemps.ch/Page/Uuid/74112c4c-89ad-11e2-b91a-9ce1227e0734/L%C3%A9cole_autrichienne_un_courant_moins_unifi%C3%A9_quil_ny_para%C3%AEt#.UTzwo9Fab8c Edit : Oups, la balise code ne rend pas très bien. Les gens qui veulent voir l'article peuvent créer un compte; mais ça ne fonctionnera que quelques jours. Edit2 : Badurl ne marche plus ?
  6. Ça me fera toujours énormément penser à ça : http://www.youtube.com/watch?v=ZqzZjVRqgGA (Il n'y avait pas une balise youtube, un temps ?) Évidemment, les acteurs ne sont pas exactement les mêmes, mais la ressemblance est troublante. Un peu comme Clancy qui fantasmait sur une invasion de la Géorgie par la Russie en 2008...
  7. Je ne sais pas comment il fait son calcul pour l'uranium; mais il semble que ce soit en fissionnant tout l'uranium d'une masse donnée; ce qui n'est techniquement pas faisable. Un calcul plus raisonnable avec la technologie actuelle donne 5 184 000 MJ/kg avec un taux de combustion à la décharge raisonnable de 60 MWd/kg-U (60*24*3600 = 5 184 000 MJ/kg). Mais bon, on est toujours bien au dessus du reste !
  8. Le fait est que le trio germanique Allemagne-Autriche-Suisse souffre du même mal anti-nucléaire et qu'une bonne partie de celui-ci ne repose pas sur des faits mais sur des émotions : les gens sont incapables de sortir autre chose que des choses qu'on leur a vomis dans le cerveau; c'est comme débattre avec des communistes de la liberté d'entreprendre... Je doute donc de la portée de cette (bonne ? je ne sais pas) nouvelle... Je discutais de ça avec le président de l'European Nuclear Society, qui disait très justement qu'« il n'y a pas de lobby nucléaire » (sauf peut-être en France du fait du monopole d'EDF), parce que les producteurs d'électricités se fichent bien au final que le courant qu'ils vendent viennent de centrales nucléaires, de centrales fossiles, ou de renouvelables (moyennant subventions vu le prix de ceux-ci), et que justement il n'existait pas de producteur d'électricité qui soit spécifiquement nucléaire et donc pro-nucléaire. Concernant la technologie, ça me chagrine qu'on ait passé tant d'années à se toucher la nouille plutôt que de développer des technologies qui seraient au départ accident-proof. Ce qui fait que ce qu'on dit aux japonais, « les nouveaux réacteurs seront différents de ceux construits il y a quarante ans », est à mi-chemin du mensonge.
  9. Rincevent a partiellement raison : dans un réacteur nucléaire critique (je prends des gants parce qu'avec les systèmes pilotés par accélérateur par exemple on est sous-critique, mais c'est un cas spécial…), on a bien une masse critique, maintenue critique (par opposition à sous-critique) par la présence d'un modérateur (je laisse les réacteurs rapides de côté) et critique (par opposition à sur-critique) par les captures neutroniques dans les éléments de contrôle (acide borique dans l'eau dans un REP par ex., ou les barres de contrôles dans d'autres cas) ainsi que les feedback de réactivité (température du combustible, température & densité du modérateur, etc.). La technologie d'une arme nucléaire est très différente et nécessite avec une grande précision la combinaison d'un explosion conventionnelle comprimant un matériau fissile sous-critique en conditions normales avec le temps de l'explosion. De fait, comme toujours en physique, la matière veut toujours retourner dans un état moins "excité". Dans le cas d'une réaction en chaîne de fission, on aura simplement expulsion de combustible fondu un peu partout si la masse est suffisamment critique (si elle l'est très peu il ne se passera rien). La difficulté de faire une arme nucléaire réside donc simplement dans la libération d'une quantité énorme d'énergie avant que la réaction ait dispersé le combustible. C'est bien plus compliqué qu'il n'y parait…
  10. Avec les piles de plutonium et d'uranium appauvri on pourra tenir plus de 50 ans. La question est plutôt : à quel prix ? Attention quand on cite des chiffres comme ça, ça dépend de tellement de paramètre différents qu'on ne peut pas être scientifiquement sérieux sans donner au moins les hypothèses que l'on fait dans le calcul. Sinon le Thorium permet surtout de produire moins (volume) de déchet. La possibilité de réduire la "durée de vie" et de brûler "les déchets" (une partie de ceux-ci) existent déjà et ne dépendent pas du Thorium. Pour le risque d'emballement, c'est une affirmation assez péremptoire. Tant qu'un réacteur est dépendant de la réaction en chaine, il y a risque d'emballement. Le risque d'accident de criticité en opération normale est néanmoins ridiculement faible et encore plus avec une conception de réacteur décente. Ou encore le procédé DUPIC qui vise à servir du combustible de réacteurs LWR (eau légère) dans les CANDU (vu qu'ils fonctionnent à l'uranium naturel, et que le combustible usagé ce n'est que de l'uranium naturel + plutonium + saloperies). De l'avis de beaucoup de gens dans le domaine (et du mien), les CANDU sont peut-être la meilleure fillière de réacteurs existante… Qu'est-ce que tu appelles « échouer totalement » ? Il y a tout de même eu une explosion d'hydrogène, qui déjà n'aurait pas du s'échapper du confinement « primaire » et qui a soufflé le confinement « secondaire » (à Fukushima c'est plutôt des boîtes en carton, mais bon)… À part un accident avec explosion monumentale au sein du coeur façon Tchernobyl qui éventrerait le confinement (dur dur) et répandrait un peu partout des produits de fission qui normalement ne sortent pas du confinement, je vois pas trop…
  11. Attention : Il n'y a pas 'un' nucléaire expérimental…
  12. Concernant le Thorium : - l'Uranium est très peu cher, déjà très bien développé sur tout le cycle du combustible (de la mine au traitement des déchets, en passant par la fabrication du combustible) - Pour ce qui est du côté "mine", le Thorium a la facheuse tendance à "pousser" un peu partout par rapport à l'U qui pousse pas mal dans des "unconformity deposits" (roches qui ont des grosses concentration d'U (du very high grade monte jusqu'à 200'000 ppm)), jusqu'au qui peuvent être près de la surface, ce qui rend bonnard d'aller le chercher. Si un jour l'U atteint des prix astronomiques on pourra même aller le pêcher dans l'eau de mer. - Le Thorium "seul" n'est pas un combustible nucléaire, puisqu'il faut un matériau fissile. Ca nécessite soit d'avoir un réacteur neuf avec un startup inventory venant d'un autre réacteur (grosso modo inexistant pour l'U233), ou de le faire tourner auparavant avec autre chose (U235, Pu239 voire même combustible à base de transuraniens ("déchets") pour un réacteur à spectre rapide), avec tout ce que ca implique comme complications. - Il faut aussi penser à le faire vérifier par les autorités de sûreté nucléaire, ce qui est toujours une chose difficile pour tout ce qui est novateur vu qu'il n'existera pas de spécialistes "indépendants" en nombre suffisant pour faire valider le concept par l'autorité en temps raisonnable, ce qui complique encore les choses - le Thorium a des désavantages au niveau du traitement du combustible usé, à cause de la réaction (n,p) qui fait de l'U232 qui est un salle émetteur gamma un peu méchant (surmontable technologiquement mais encore une affaire de coûts) etc. Maintenant, ça reste une alternative particulièrement intéressante et en cas de coup dur on pourrait adapter une partie des centrales existantes pour tourner au Thorium (au prix d'un rendement peut être un peu mauvais). Pour ceux que ca intéresse, l'hypothèse thorium est très intéressante avec les MSR (Molten Salt Reactor), pour la partie développement privée, voir FLiBe Energy :
  13. Les japonais ne sont pas « moins pire que les autres ». Les meilleurs et plus prudents en termes de sûreté nucléaire sont les suisses et les allemands, qui suivent le state-of-the-art en termes de "backfitting measures", qui ont permis de sensiblement réduire les risques face à plusieurs type d'accidents postulés. La simple présence de systèmes certes modernes (par rapport à la date de conception/construction des tranches nucléaires de Fukushima), mais standard depuis bien des années dans les pays précités, auraient certainement pu réduire les conséquences de l'accident, sans même parler d'une digue dimensionnée correctement. Les deux mesures principales qui manquaient à Fukushima sont : — Des générateurs de secours/pompes de secours en nombre suffisant (2 à Fukushima, cela ne peut pas être validé par le "single failure criterion", sans oublier la séparation physique des systèmes de secours (ils étaient au même endroit, c'est-à-dire le sous-sol du hall des turbines, ce qui est parfaitement crétin puisque ça rend le risque de common cause / common mode failure très élevé) et la bunkerisation des systèmes de secours (comme il est logique de faire, a fortiori avec un risque de tsunami) — Un système de ventilation filtrée, qui aurait pu éviter les explosions d'hydrogène. Il faut savoir que la ventilation du confinement a été retardée pour permettre l'évacuation de la population, mais a donc été trop tardive.
  14. C'est surtout le résultat d'une culture de la sécurité défaillante (qui contraste fortement avec l'image des japonais précis et méticuleux qu'on a à l'étranger)…
  15. Je viens de vivre encore une expérience qui me rappelle pourquoi je déteste ce pays. Asthmatique, j'ai fait une crise après un peu de ménage. Je croyais avoir un inhalateur de Ventolin(e) sous la main, mais celui-ci était vide. Et je n'ai plus d'ordonnance valable depuis celle faite par mon pédiatre à l'époque (!), du fait que je vais rarement chez le médecin et que je fais rarement des crises. Je file à la pharmacie du coin, tout essouflé, avec mon inhalateur vide et en expliquant, le souffle court et produisant ce sifflement/miaulement caractéristique, que je n'ai pas d'ordonnance mais que j'ai réellement besoin du produit en question et que je sais m'en servir correctement. La pharmacienne me répond que n'ayant pas non plus d'historique d'achat chez eux, "on ne peut pas prendre le risque", sachant qu'il peut effectivement servir de produit dopant, et qu'on risque une overdose si on s'en sert mal. J'ai alors beau lui expliquer que je connais parfaitement l'action et les risques du produit, elle ne veut rien entendre. Elle me dit d'aller aux urgences (pour prendre un shot d'inhalateur, quand même) et de me faire faire une ordonnance là-bas. Solution : Passer la frontière (suisse) tout proche, aller dans la pharmacie la plus proche, demander le produit, signer une décharge, et enfin pouvoir respirer. C'était pourtant pas si compliqué…
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