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xara

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Everything posted by xara

  1. Euh... non Sauf dans des versions teen lib emo où de vagues platitudes tiennent lieu de principes.
  2. Caplan suggère que Rothbard & co ne sont pas au courant de ce que tout étudiant apprend en première année de microéconomie, que les fonctions d'utilité ne sauraient être prises au pied de la lettre, que la théorie standard parle bien d'utilité ordinale et que ce fait est clairement mis en avant lorsqu'on dit que les mêmes préférences peuvent être représentées avec des "transformations homothétiques" d'une même fonction. Ca devrait quand même sembler un peu gros. Tout économiste sait ça. La critique est qu'au fur et à mesure qu'on développe le système, des éléments ne peuvent avoir un sens que si finalement on fait bien comme si l'utilité était cardinale. Que pourrait bien vouloir dire sinon la condition d'optimalité selon laquelle le ratio des utilités marginales est égal au ratio des prix dans la théorie du consommateur? Pour que des divisions avec des utilités aient un sens, il faut que celles-ci soient des grandeurs en principe mesurables.
  3. Laisse moi éclairer ta lanterne: le sens de mon message est qu'avant de pontifier sur l'école autrichienne en général ou sur les "débiles" du Mises Institute, il faudrait savoir de quoi tu parles en t'instruisant avec des textes "longs". Par exemple, si tu avais lu sérieusement le premier article de Mises sur le calcul économique, ça t'aurait évité de passer complètement à côté de l'argument dans ta vidéo sur le sujet.
  4. Ce ne sont pas les mathématiques en tant que telles qui sont rejetées mais le fait de singer la physique (qui doit faire usage des mathématiques). Et on ne change pas d'épistémologie/méthode en fonction de sa popularité auprès de ses pairs, sans quoi on admettrait implicitement qu'on a laissé de côté la question de sa validité et donc qu'on se moque de ce qui est censé nous préoccuper en science, c'est-à-dire la recherche de la vérité. C'est court au contraire, étant donné tout ce qui y est discuté. C'est court pour ce dont il s'agit, un article qui se veut au format universitaire. C'est long, par rapport au format "je dois pouvoir lire ça en 3 minutes" / "ma préférence temporelle est très orientée vers le présent" / "j'ai pas que ça à faire, je suis sur un jeu en réseau en temps réel". Mais on ne peut pas se faire une idée solide dans cet état d'esprit. Il y a eu pas mal d'articles après ce papier de Caplan et d'échanges entre les auteurs. Les liens vers les premiers ici. Depuis il y en a eu d'autres mais je n'ai pas tout suivi.
  5. Pour revenir au thème du fil, extrait du dernier Bonamassa:
  6. Vu certaines de ses interventions, je parie que notre ami est Demandred. Et c'est très bien d'avoir des gens avec des idées "opposées aux nôtres", pour sortir de la chambre d'écho. Le problème est d'avoir affaire à des autistes qui prennent pour acquis ce qu'ils balancent sans considérer sérieusement ce qu'on leur rétorque ("Demandred a déjà expliqué que" quand il a surtout balancé des grandes conclusions et qu'on a pointé du doigt que c'était pas si simple, que ceci et que cela et que donc t'es sourd RedBaron)
  7. Euh à l'université pour se faire virer faut quand même y aller fort normalement. Pendant ce temps à Rennes 2: http://www.lemonde.fr/campus/article/2017/01/23/un-professeur-d-universite-mis-en-examen-pour-le-viol-d-une-etudiante_5067422_4401467.html Cela fait suite à une autre affaire: http://www.bfmtv.com/societe/harcelement-sexuel-a-rennes-2-il-a-essaye-de-m-embrasser-de-force-denonce-une-enseignante-977871.html L'ironie de l'histoire est que Rennes 2 est un fief de toutes les luttes "progressistes", y compris féministes.
  8. Je parie que cette "info" est une interprétation du texte plutôt que de l'info brute.
  9. Je suis déjà arrivé là où je voulais en venir. N'y a t-il que la question de savoir qui est membre ou non membre de votre tribu qui vous intéresse les mecs?
  10. D'accord mais so what? Il faut mentionner tous les noms des gars ayant ce profil pour évoquer celui de Koenig ou quoi?
  11. Possible de gagner quelque chose sur ce terrain? Mais je n'étais pas en train de faire des recommendations de communication! Il y a plein d'autres raisons de s'intéresser au constat que je fais, telle que la question de savoir si on perd son temps à ouvrir son bouquin lorsqu'on est à la recherche d'un truc sérieux.
  12. Je sais que c'est dur à capter quand on vit dans une chambre d'écho, mais figurez vous qu'en dehors, la question n'est pas seulement de savoir s'il est libéral ou pas. Entre un non libéral intelligent et honnête et un libéral qui dit n'importe quoi, je sais qui va m'intéresser. Le problème dont je parle là est qu'il sort des sophismes énormes, que tout philosophe se doit de détecter et d'éviter. Indépendamment de son positionnement politique donc, c'est le côté "philosophe" qu'il se donne et qu'on lui reconnait qui est pour le moins discutable.
  13. C'est sur ce genre de passage qu'on voit que sa posture de philosophe est une farce. Il n'y a aucun lien logique entre la liberté négative et le reste. Soit il le sait et il s'agit d'une manoeuvre stratégique malhonnête, soit il ne le sait pas et il est gland.
  14. Sur le plan de l'anecdote, on peut aussi noter que la thèse du "caractère extrêmement intolérant" de Mises est basée sur deux anecdotes et que Friedman ne nous dit jamais à quoi Mises réagissait précisément. A la place il nous dit qu'on peut difficilement appeler Robbins, lui même et d'autres membres de la Mont Pèlerin des socialistes. Mais dans n'importe quelle conversation comme celles qu'on peut avoir ici, on pourra avoir des gens qui généralement défendent des positions libérales et qui défendront une proposition sur la base de prémisses étrangères. Là on aura quelqu'un qui, dans le contexte, a d'excellentes raisons de pointer du doigt la chose. Mais Friedman ne nous fournit pas le contexte et on pourra, si on fait comme lui, évacuer l'objection par une pirouette. Par ailleurs, Friedman nous laisse dans le vague sur ce qu'il entend exactement par "intolérance" mais je note que contrairement à Mises qui n'avait pas pour habitude de parler des personnalités des uns et des autres, Friedman a répété à l'envi cette histoire dans plein de conférences. Et en terme d'attitude, quand on l'écoute et en particulier quand on voit comment il s'adresse à des interlocuteurs, il ne donne pas l'impression de "ne pas savoir" et d'avoir quelque chose à apprendre d'eux (ça c'est pour "l'humilité").
  15. Deux choses ici, sur l'humilité (je sais que je ne sais pas) qui fonderait le libéralisme et la position épistémologique de Mises qui mènerait à une certaine "intolérance". Sur l'humilité et le libéralisme: Déjà, si on ne doit pas interférer dans les choix de quelqu'un parce qu'on n'est pas sûr qu'il a tort, pourquoi ça ne s'appliquerait pas aussi au choix de la violence? Ensuite, et ce n'est pas Friedman qui dira le contraire, il y a quantités de choix dans le marché libre chéri de Friedman qui sont basés justement sur l'idée qu'on croit savoir que quelqu'un d'autre sait mieux que moi (je consulte un spécialiste de X ou Y, des labels émergent fournissant des informations aux ignorants en mettant leur réputation en jeu, etc.) donc cette question semble pour le moins orthogonale à ce qui le préoccupe ici et ça la fout mal lorsque le fonctionnement normal de ce que tu défends est basé sur une prémisse dont la négation est censée être décisive pour ta défense. Par ailleurs, tout au plus, son critère ne servirait à objecter contre la coercition que lorsque celle-ci est basée sur la croyance de l'agresseur qu'il sait mieux que sa victime. Mais ce n'est pas un prérequis à l'existence de l'agression. Sans cette croyance, reste toujours le problème central: les ressources sont rares et tout le monde n'a pas forcément envie d'en faire la même chose. Et même en présence de cette croyance -qui peut bien être correcte- depuis quand l'agresseur est censé avoir quelque chose à foutre de ce qui est bon pour sa victime? Ce n'est pas forcément son problème. Sur la praxéologie de Mises et l'idée que le "rejet de l'expérience et des faits" conduit à un dogmatisme intolérant car il empêcherait de trancher un désaccord entre deux personnes, même entre deux praxéologistes: C'est extrêmement faible. Il n'y a bien sûr jamais de garantie que deux personnes tombent d'accord. Et alors que des praxéologistes peuvent se pointer du doigt une erreur de déduction par exemple, ce sont les adeptes du positivisme friedmanien qui ont toujours une excuse à disposition pour ne pas être convaincu par d'autres positivistes, étant donné qu'une proposition scientifique demeure à jamais hypothétique pour eux (ce qui invite au passage à renouveler à l'infini les expériences en tout genre, y compris d'ingénierie sociale, au mépris de la "tolérance" libérale). Il n'y a pas plus de raison pour un praxéologiste que pour un autre de se mettre sur la gueule. Je passe sur l'idée que la position de Mises impliquerait une sorte de croyance en une infaillibilité du praxéologiste, qui est un non sequitur flagrant. Plus important, cette façon de présenter les choses préjuge justement de la réponse à la question de savoir comment on établit que telle ou telle proposition est vraie, comment on établit un "fait", ce qu'une "expérience" nous apprend ou non. Dès lors qu'on retire les procédés rhétoriques douteux, il reste ceci: des gens sont en désaccord en épistémologie, et certains d'entre eux éludent la question grâce à un raisonnement circulaire et une attitude parfaitement dogmatique illustrée par la récente controverse lancée par Cahuc et Zylberberg. Car le constat empirique flagrant, si on veut se prêter à l'exercice de Friedman consistant à corréler une thèse épistémologique et une attitude, est que les C&Z, reflétant l'attitude qui prévaut aujourd'hui en économie, tiennent pour acquis leur thèse sur ce qu'est une approche scientifique sans daigner réfuter les autres approches. Toute leur thèse consiste à dire: des mecs n'adoptent pas le positivisme, ce dogme que nous n'avons pas besoin de défendre tant il est évident en soi, donc ils ont tort (et donc il faut se débarrasser des 10 mecs qui ont réussi à avoir un poste universitaire malgré ça).
  16. En plus court et informé par des considérations "austro-libertariennes": https://mises.org/library/short-history-man-progress-and-decline La discussion qui a particulièrement retenue mon attention est celle sur l'invention de la famille.
  17. Après une brève recherche, j'ai l'impression que ça se fait en Chine, et pas forcément dans l'idée de corrompre les profs (offrir des cadeaux, pas sucer des b...) Je ne sais pas s'il y a une politique prévue à ce sujet dans nos universités françaises (au sujet des cadeaux, pas des fella.....)
  18. Dernier cours du semestre avec ma chinoise: elle m'offre un cadeau!!!
  19. Le monopole de la force, cela veut dire que tous les participants ne sont pas engagés dans une relation contractuelle, et donc qu'ils n'adhérent pas tous en ce sens là (ils "adhèrent" dans le sens où, comme aujourd'hui, ils se soumettent face à la menace de l'usage de la force). S'ils adhérent vraiment tous, c'est qu'il n'y a pas monopole de la force, c'est "l'anarchie" (il ne faut pas confondre la situation où il y a un seul fournisseur d'un service de protection soutenu par des clients volontaires dans une région avec un monopole de l'usage de la force, interdisant toute concurrence dans ce domaine sur le territoire revendiqué). On est en pleine équivoque. Que tu te réfères à l'absence de monopole de l'usage de la force ou à autre chose, il est difficile de voir ce que la "minarchie" vient faire là-dedans. Dans le premier cas, c'est ce qu'on appelle normalement "anarchie" et dans le second, puisque tu dis toi-même que la minarchie peut se décliner en divers arrangements institutionnels, pourquoi évoquer le tout sous un terme -minarchie- qui s'appliquerait à un des arrangements possibles à l'intérieur? C'est comme si tu disais que dans l'espèce "chien", il y a des bulldogs, des caniches, des bergers allemands et des chiens. C'est confus. Ce n'est pas une pique gratuite. Cela illustre mon propos ci-dessus. On se gargarise de labels qui tiennent des choses pour acquises -leurs significations- qui manifestement ne le sont pas après des années d'échanges sur le sujet. L'objet du fil a été largement détourné par ma faute. Donc bienvenue Romy.
  20. Le monopole de l'usage de la force implique au moins ("minarchie") qu'il s'arroge le droit d'être l'arbitre ultime en matière de conflits sur le territoire revendiqué et que ses sujets paient des impôts (paient pour ses "services" de tribunaux/police sous la menace). Le "droit de sécession" veut donc dire que la menace n'est plus exercée, que ce soit pour financer les activités de l'ex-monopole ou lorsque quelqu'un s'adresserait à un arbitre non assermenté par l'ex-monopole pour trancher un conflit. Est-ce que ce n'est pas considéré comme le B.A.BA en un lieu où l'on parle d'anarchisme vs minarchisme comme si il allait de soi qu'on savait de quoi on parle?
  21. Ca veut dire quoi "appliquer l'anarchie"? C'est un modèle d'organisation "l'anarchie"? J'appelle "anarchie" de manière absolument pas originale l'absence d'Etat. J'appelle "Etat" de manière absolument pas originale un monopole de l'usage de la force sur un territoire donné. Partant, s'il y a droit de sécession illimité, il n'y a plus d'Etat. Le monopole est dissout. La seule façon de "ne pas appliquer l'anarchie" étant donné les définitions habituelles, c'est de refuser le droit de sécession au moins à certains.
  22. Si dans ta minarchie, il y a de la minarchie mais pas que, c'est qu'il doit y avoir un truc pas net sur la définition du terme. Le fait est que pour qu'il y ait un Etat selon la définition habituelle, fût-il une minarchie, il ne peut pas y avoir de droit de sécession illimité. Droit de sécession illimité, c'est la dissolution de l'Etat, c'est l'anarchie. Et que des contrats de copropriété à l'intérieur aient une forme ou une autre n'y change rien.
  23. C'est trop près! Je crois surtout que lorsqu'on y réfléchit, on réalise que cette question sur la sensibilité politique est la dernière roue du carrosse. Que la réponse devrait être la conséquence d'une réflexion en long, en large et en travers. Et donc qu'on était con d'être obsédé comme on le voit si souvent ici par cette question d'étiquette comme premier marqueur de ce qu'on est (étiquette du coup adoptée au feeling avant d'avoir fait le boulot qui permettrait de juger en connaissance de cause). En parlant de soupçons d'ailleurs, je soupçonne que cette obsession est surtout le reflet d'un certain narcissisme "hé les gens, JE suis ceci, JE suis cela", comme l'ado qui montre ostensiblement ses gouts avec mon t-shirt Metallica/Whatever, jusqu'au jour où, s'il grandit, il se rend compte que tout le monde s'en branle, sauf contexte très particulier, et que ça n'impressionne que les autres ados narcissiques. Cette obsession explique, je pense, les "vérités" inventées dans les discussions sur ces étiquettes. J'entends par là qu'en dehors d'un microcosme d'obsédés, on aura bien du mal à trouver des distinctions entre "libéralisme classique" et "minarchisme" par exemple dans la littérature sérieuse. Ca ne prend que dans le cadre de ces discussions où on ressent le besoin de se démarquer, comme l'ado ci-dessus ou le militant LGBTQWXYZ qui se gargarise de son "identité", au point d'inventer des distinctions qu'on ne définit même pas. Le seul truc de base à bien capter pour éviter des malentendus est que "libertarian" est bien le terme anglais pour "libéral". Le reste est très largement superflu et ne cesse éventuellement de l'être que dans le cadre d'une discussion entre des gens qui ont fait leurs devoir à la maison avant de causer des problèmes spécifiques auxquels des distinctions plus fines peuvent se rapporter. Finalement, le truc à capter est que cette histoire d'étiquettes est largement une distraction qui invite à en rester au niveau le plus superficiel et constitue donc un obstacle à une réflexion sérieuse.
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