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Katanga

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About Katanga

  • Birthday 06/22/1989

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  1. La plupart des libéraux, sur ce forum ou ailleurs, ont une très bonne connaissance de l'économie. Mais combien connaissent la théorie de l'évolution de Darwin ? Ou la psychologie évolutionnaire ? Vu le rôle crucial de l'action humaine dans la réussite du libre marché (cf. Von Mises), il me semble profitable de connaître et de comprendre un minimum ce qui est susceptible de déterminer cette action. Or, l'évolution a donné forme à de nombreux instincts et tendances innées, chez les humains comme chez les autres animaux. Sans parler de nos capacités cognitives. Un article de Psychology Today établit un lien entre sélection naturelle et sélection économique par la concurrence. Je ne résisterai pas au plaisir d'en faire un copier-coller ici.
  2. Pour ceux que ça intéresse, j'ai scanné un article de Robert Nadeau paru en 1998 dans la revue Philosophiques (vol. XXV, n°2). A télécharger ici : http://makyura.free.fr/down/Evolutionnisme_economique_de_Hayek.rar Enjoy.
  3. Il y a une autre citation que j'ai lu quelque part (peut-être sur Contrepoints), et qui dit à peu près, en parlant du marxisme : "c'est à l'individu en gros que l'on vend le génocide au détail". Si ça dit quelque chose à quelqu'un… Tiens, un connaisseur.
  4. En effet, ma mémoire semble m'avoir joué un léger tour puisque j'ai fusionné sans le vouloir les deux citations. Merci pour ces renseignements.
  5. Salut à tous, il y a une citation dont je me souviens à peu près, mais sur laquelle je ne parviens pas à mettre précisément la main. Elle dit, en gros : Je crois que c'est de Benjamin Constant ou de Condorcet. Ou peut-être d'un de leurs contemporains, puisque je n'en trouve aucune trace sur le Net. Si quelqu'un voit de quoi il est question…
  6. Ceci ne contredit en rien ce que j'ai dit. D'une part, la question de l'écart type est abordée en détail dans The Bell Curve (entre autres), d'autre part l'écart type est clairement déductible de l'importance des percentiles. Dans tous les cas, la hauteur et la forme de la courbe semblent être la même, ce qui induit une prévalence croissante des hauts QI lorsque la moyenne totale de la courbe (le sommet de la cloche) est haut. Cf. ce schéma : http://s3.noelshack….evalencehqi.jpg Je te trouve bien méprisant à l'égard des QI peu élevés. Parler de "débile" induit un jugement de valeur et donc un biais si cette "débilité" n'est pas définie selon des critères stricts. Au sujet de l'effet Flynn, il n'y a pas de raison pour que seuls les bas QI soient à l'origine de toutes les évolutions. Pas plus qu'une augmentation n'est nécessairement "régulière" et "uniforme" ; tu opposes les deux termes comme s'ils étaient les seuls possibles, or ce n'est absolument pas le cas. Là-dessus, voir Flynn et Clark : - http://declinisme.bl…es-sont-de.html - http://declinisme.bl…dysgenisme.html (voir la partie sur Clark et l'Angleterre). Ou pas. Tu dis ça pour sortir un bon mot et faire rire la galerie, ou alors tu n'as vraiment rien compris ? (Ou : tu as compris, mais le fait de sortir un bon mot est plus important que la pertinence du discours ?) Puisqu'on parle de moyennes depuis le début, tu peux très bien être blanc et idiot, les races ne sont pas des blocs homogènes. Cela fait plusieurs pages que je le dis, mais bon, on ne peut pas t'en vouloir : il est beaucoup plus confortable de penser 2 secondes et d'en passer 10 à persifler, que l'inverse. Surtout quand on a la doxa en vogue de son côté.
  7. On voit qu'on est en France : même les libéraux ne peuvent se défaire de certains traits socialistes-dirigistes dans leur tour d'esprit ! Pour que le socialisme "gagne" la bataille des idées, il n'y a pas besoin de "faire avaler" cette idéologie à la population. Il suffit simplement d'avoir certaines causes sociologiques, un inconscient collectif dont les idées vont dans un certain sens, qui donne les bons et les mauvais points à tel ou tel, etc. En France, on a eu une Révolution qui a créé du mythe fondateur à la pelle (les "droits de l'homme" par exemple), une République qui a alphabétisé les gens et détruit les patois locaux, une forte mentalité étatiste, une image favorable des ouvriers-prolétaires à la Germinal par opposition aux vilains exploiteurs, etc. De là une idée sans doute plus partagée qu'ailleurs, que l'Etat peut in fine décider de tout. Quand Ségolène Royal promettait d'augmenter le SMIC de plusieurs centaines d'euros, ou la LCR de l'augmenter de 300 euros tout de suite, cela s'appuie sur l'idée que je viens de dire, à savoir qu'il faut un plan et/ou un dirigisme précis pour arriver à ce résultat. Pas besoin de dirigisme pour qu'une idéologie devienne dominante. Comme disait Marchenoir, "en France, même l'extrême-droite est de gauche". Faux. Cf. ceci : http://intelligence.wikeo.be/ze.html Coréens adoptés par des belges: 106 de Q.I moyen. Africains adoptés par des européens: 85. La corrélation entre vrais jumeaux élevés dans des milieux différents est de 0,83 à l’âge adulte. -La corrélation intellectuelle entre deux individus de parents biologiques différents élevés dans le même milieu atteint 0 à l'âge adulte. Egalement faux, cf. lien déjà donné. En même temps, les faits empiriques confirment cela ; on a beau forcer les gens à se mettre au même niveau (encore un truc républicain ça, l'idée du moule unique, de l'homme unique !), mêmes dans les écoles pas trop sinistrées, beaucoup de fouteurs de bordel ou autres sont… guess what ? Je ne dis rien, demandez plutôt aux profs pas trop bridés d'esprit par le socialo-antiracisme, ils vous répondront mieux que moi. Plus on continue à prétendre tout expliquer par les acquis (ou du moins l'essentiel des paramètres par les acquis), plus on se voit contredit par les faits et plus on est obligé de les distordre. Pourquoi la discrimination "positive", les aides en tous genre, les taxes et allocations pro-allogènes (tiens, c'est pas très libéral non plus, ça), ne donnent que très peu de résultats ? Et pourquoi y a-t-il beaucoup plus d'asiatiques de l'est (chinois, japonais…) qui réussissent, sans aucune aide de l'Etat, sans être forcément arrivés en France dans de bonnes conditions et avec une bonne connaissance du français (bien au contraire !) ? Comme les évolutions génétiques. Que toute l'humanité provienne d'un ancêtre commun, probablement apparu en Afrique, ne signifie pas que nous soyions tous restés les mêmes génétiquement parlant. Prétendre cela revient à nier tout le darwinisme ou à prétendre qu'il ne s'applique pas à l'homme. Ce reportage est un excellent exemple de l'échec de l'égalitarisme. A l'image du géocentrisme face à l'héliocentrisme, l'égalitarisme est obligé de construire des hypothèses ad hoc complètement invraisemblables (du style : Confucius a créé tout seul le génie chinois, il est né là comme ça par hasard, c'est magique t'as vu) ou de tronquer, de stigmatiser, etc. comme n'importe quelle idéologie perdant pied. Faute d'argument probant contre les vilains racialistes, le reportage a recours aux mêmes techniques que les gauchistes contre les libéraux ou les communistes contre les capitalistes : mettre en avant quelques idées ou faits qui nous arrangent, sans les mettre dans une perspective globale (ce que les anglo-saxons appellent whole picture) ; face à cela, présenter de manière aussi négative que possible le "camp des méchants", etc. Pour ceux qui connaissent le MBTI, il y a des corrélations importantes entre types de personnalité et QI : http://politicsandpr…-and-happiness/ Un énième élément en faveur de ces statistiques et de ces corrélations. Celles-ci peuvent être sûrement affinées, les tests refaits ailleurs pour comparaison, etc. mais tout refuser en bloc relève du dogmatisme idéologique pur et simple. "Moi, je ne comprends pas comment on peut être libéral aujourd'hui, tout le monde sait que les libéraux et les capitalistes pillent la planète et font bosser des enfants en Chine." Toi qui parles de statistique, sais-tu ce qu'est une moyenne ? Le modèle gaussien repose sur des moyennes et des prévalences. Tu fais comme si "vazy moi l'arabe tu dis chuis moins zintelligent qu'les blancs, enculé !", alors que ce n'est absolument pas le cas. On peut trouver toutes sortes de cas d'"arabes" (je mets le terme entre guillemets, vu qu'entre par exemple un Marocain à moitié berbère et un type du Golfe, il peut y avoir pas mal de différences) ayant un QI plus élevé que la moyenne blanche, pareil pour des Noirs ou des Asiatiques. Ce que l'on remarque, c'est simplement que la prévalence de hauts QI est plus importante chez les Asiatiques (de l'est) que chez les Blancs, chez les Blancs que chez les subsaharahiens… avec de légères variations selon les populations précises étudiées. Cf. le graphique ci-dessous : Il n'y a rien qui s'oppose au fait que tu aies un QI relativement haut. Statistiquement, tu avais simplement moins de chance d'en avoir un. Par conséquent, si tu en as un en dépit de cette moindre prévalence, tu devrais plutôt te sentir reconnu qu'insulté. Evidemment, il faudrait déjà que tu passes un test, parce que sans mesure on ne peut pas évaluer grand-chose avec beaucoup de précision. Oui et non. Ce qui est raciste, c'est de dire qu'il existe des races en soi supérieures à d'autres. Or, l'intelligence cognitive n'est qu'une faculté parmi d'autres. Elle n'est pas synonyme de supériorité morale ou je ne sais quoi. Ce sont les amalgames entre mesure d'une faculté et mesure d'un truc vaguement moral qui créent des interprétations complètement à côté de la plaque. Comme disait un psychologue, le QI n'est pas une mesure de la dignité humaine. Mesurer une faculté ne préjuge en rien de convictions moral-réalistes (cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Réalisme_moral). Personne ne nie que l'acquis joue également un rôle. Ce dont il est question, c'est de déterminer le rôle de l'acquis. Je dirais que l'acquis tend surtout à développer ce qui est déjà présent, en puissance, chez l'individu. D'après les études citées, ce "en puissance" tiendrait largement à la génétique. Voir ceci : http://intelligence.wikeo.be/ze.html - chercher "en laisse" et "régression vers la moyenne". En effet. Dans une société, voire dans une civilisation entière où aujourd'hui l'opinion admise est égalitariste (et de gauche), il est extraordinaire, au sens premier du terme, d'oser penser différemment. Comme il est extraordinaire de s'assumer publiquement comme libéral. Les deux ont un point commun : le marché réussit grâce à la concurrence et aux intérêts qui meuvent chacun, donc le marché sélectionne, trie sans cesse, conduit à des améliorations ; l'évolution ou la sélection naturelle, pareil, mais beaucoup plus lentement. Quand on est libéral on admet forcément un certain darwinisme social (ou alors on admet qu'il faille tout laisser faire, mais quand on voit ce que ça donne…), qu'on n'admet pas quand on est égalitariste. Un libéralisme cohérent ou conséquent se doit d'être darwinien, à mon avis. Comme les immigrés ou les adoptés par rapport à ceux restés au pays et élevés chez eux. Allez voir le lien que j'ai donné (le site intelligence.wikio.be), il résume pas mal d'études sur le sujet. Ce n'est pas parce qu'il y a des corrélations entre certains phénomènes que tous les phénomènes liés au corps humain sont corrélatifs. C'est à cause de ce genre de choses que l'intelligence est un sujet sensible : il faut toujours que certains prennent personnellement et sur le mode affectif ce qui relève de la science. L'homme est un phénomène comme un autre, scientifiquement/causalement/ontologiquement parlant. Décréter qu'il a une essence fixe et qu'il doit être comme cela ne sert à rien si cela ne correspond pas à la réalité des phénomènes. Enfin bon, j'aime bien les insultes, ça me rappelle la fois où je suis allé voir sur un forum prétendument "antifasciste", les habitués avaient le même genre de discours par rapport aux vilains libérauxfascistesexploiteurssarkozisteslepénistesenculés.
  8. Les afro-américains ont en moyenne un QI de 85, contre 100 pour la moyenne blanche. (Précisons bien qu'il s'agit de moyennes et non de "blocs" ; la plupart des gens bondissent quand ils entendent parler de ces différences, parce qu'ils croient à tort que les catégories de gens sont des espèces de blocs homogènes, alors que ce n'est évidemment pas le cas.) Mais les afro-américains ont bénéficié d'un mélange racial assez considérable. Des individus issus d'ethnies qui se reproduisaient entre elles depuis des millénaires (on peut localiser des origines ethniques précises chez les Africains grâce à des gènes récessifs, voir par exemple le site africanheritage.com) se sont retrouvés aux USA, où ils se sont reproduits avec des gens d'autres ethnies (donc avec beaucoup moins de consanguinité) et parfois avec des Blancs… S'il y a des gènes favorables à l'intelligence, on peut en déduire que ce mélange génétique a produit des individus ayant un QI plus élevé que les Africains restés sur leur continent. Plusieurs études montrent d'ailleurs que les métis ont en général un QI situé entre les moyennes des groupes ethniques des parents. Un résultat parmi beaucoup d'autres qui prouve une corrélation entre génétique et intelligence. (Voir ici : http://intelligence.wikeo.be/ze.html#étudessurlesmétis) Alors pourquoi la "civilisation" (je reprends ton terme) a émergé en Egypte, en Chine, en Europe, dans les empires précolombiens… et pas au sud du Sahara ? Les blancs sont coupables pour ce qui se produisait avant la colonisation aussi ? Autrement dit : c'est parce qu'il y a des ressources naturelles en Afrique que l'Afrique est pauvre. La richesse tue la richesse alors que la pauvreté créée de la richesse ? On dirait un truc vaguement marxiste. Identifier d'emblée les ressources naturelles comme un paramètre à conséquences négatives (en plus, on prend un paramètre au hasard et on le nomme responsable de tout, c'est super) et la pauvreté comme créant la richesse, tip top. Les pays pétroliers sont riches grâce à leur pétrole, la Russie a su tirer parti de ses ressources en dépit du communisme, les USA aussi. Ce paramètre est présent dans certains cas de pauvreté et pas dans d'autres, il n'y a aucune corrélation. C'est intéressant que tu parles du Japon cela dit. En effet, le Japon a su reprendre à son profit les accomplissements techniques et culturels des Occidentaux, il a importé des ingénieurs et des médecins hollandais, formé son armée à la prussienne, etc. au lieu de se faire coloniser. Pendant ce temps, l'Afrique suivait la "formation" des colons, malgré une population beaucoup plus importante qu'au Japon et une superficie bien supérieure. Ensuite, le Japon s'est fait à moitié raser pendant la Seconde Guerre, occupation américaine, dettes de guerre, etc. L'Afrique, tout le contraire : des dizaines de milliards de dollars/euros/livres d'aides déversées sur le continent (continent qui n'avait connu qu'un préjudice négligeable pendant la Seconde Guerre, malgré la propagande actuelle des films du type "Indigènes" qui font dans le révisionnisme historique en prétendant que c'est le Maghreb qui a libéré la France), des distributions de nourriture/construction de biens/etc. monumentales. Le résultat ? Toujours le même. Cette aide payée avec l'argent du contribuable (cela devrait choquer les libéraux !), sans son consentement, est non seulement illégitime puisqu'issue d'un véritable vol légal mais surtout totalement inutile. Comme par hasard, le Japon a un QI moyen de 105, l'Afrique subsaharahienne un QI moyen de 70. Et il y a de nombreuses corrélations, à tous les niveaux (voir par exemple ici et là), aussi bien physique que culturel. Mais tout cela n'est que fantasme et racisme, ah ben oui, évidemment. Mieux vaut choisir au hasard n'importe quelle cause déresponsabilisante et jeter son dévolu dessus, c'est bien plus confortable. C'est exactement l'inverse. D'accord avec toi sur la notion de fait sociologique. Cependant, je crois que le cas de la réacosphère est un peu différent de celui de liborg. La réacosphère n'est pas un courant de pensée structuré. Elle est plutôt une agrégation d'individus dont les sensibilités et les idées politiques sont parfois très différentes. Certes, la plupart partagent un avis relativement proche sur les questions d'immigration, mais cela n'en fait pas quelque chose d'assez rigide pour constituer un groupe social exclusif. Il y a des passages, des frontières souples, il y en a même plus à mon avis que partout ailleurs. Sur les blogs "réacs" j'ai pu constater une diversité d'idées et d'opinions beaucoup plus importante que dans tout le spectre UMPS. Il me semble que les "réacs" partagent une prise de conscience commune sur le fait qu'il y ait une civilisation occidentale, et que celle-ci soit en grave danger à cause d'un remplacement démographique que tout indique, en dépit de la propagande antiraciste. Sociologiquement, on pourrait peut-être parler de croyance structurante, et de croyance partagée, mais pas de dogme. Beaucoup de "réacs" ont eu droit au parcours classique en France, parents appartenant à la génération 68, socialisme/antiracisme à l'école et dans les médias, etc. Et maintenant ils rejettent tout cela. Pour beaucoup, Ç'a été un processus progressif qui a mené à une même prise de conscience, sans que le phénomène se fasse par les mêmes idées. Ethno-différentialiste. Je dis Ça parce que le terme "raciste" est devenu tellement connoté en terme d'émotions que son usage tend à torpiller le moindre débat. L'usage d'un terme moins chargé en émotion permet de penser avec plus de recul. L'antiracisme est le même de l'Humanité au Figaro. C'est the dogme et the tabou dans l'Occident du début du XXIème siècle. Qu'on soit libéral ou communiste, le défendre, c'est défendre l'axiome fondamental du politiquement correct. A mon avis, être à la fois libéral et antiraciste tend vers l'antinomie, c'est comme être darwinien et créationniste en même temps. p'tain, je sens que je commence bien sur ce forum
  9. Ce qui me semble le plus appréciable dans le libéralisme, c'est que contrairement au socialisme, il peut constituer un point de vue critique. Critique dans le sens où il donne des armes pour décortiquer, comprendre, reconstruire les faits et les idées. Les examiner pour porter sur eux un jugement. Donc les critiquer. On pourrait dire que le socialisme ou le keynésianisme donnent eux aussi des armes pour critiquer d'autres points de vue que le leur. C'est vrai dans une certaine mesure, mais pas dans une aussi grande mesure que pour le libéralisme (enfin, pour autant que l'on puisse dire "LE" libéralisme, comme s'il n'y en avait qu'un, même si ce n'est pas le cas). Et pour cause : ces deux visions de la politique et de l'économie ont clairement montré leurs défauts et leurs limites. Les socialistes et les keynésiens en sont réduits à distordre de plus en plus les faits au fur et à mesure que le temps passe. Il me semble que le socialisme connaît une véritable érosion en Occident depuis quelques temps : des gens qui, il y a quelques années encore, croyaient en tous les poncifs du politiquement correct et de ce qu'on pourrait appeler une vision du monde socialiste ou socialisante (du type "il faut plus d'Etat pour remédier aux problèmes sociaux", "les pauvres sont des victimes, les minorités sont des victimes", etc.) n'y croient plus guère. Je m'en rends bien compte en discutant avec ceux que je rencontre au hasard des circonstances. La gauche française est en train de crever. Les médias mainstream ont beau se montrer complaisants avec leurs idées, les répandre comme si elles relevaient de l'évidence, le processus est en marche. La gauche a perdu son magistère et c'est tant mieux. On respire un air plus frais. Cela dit, j'ai l'impression, en lisant certains messages sur ce topic, que tout libéralisme n'est pas forcément critique. Sans doute l'attitude critique est-elle plus répandue chez les libéraux que chez les autres (cela me semble flagrant si on compare un des innombrables forums de gauche et ce forum, par exemple), mais on ne peut pas dire qu'elle répande ses fruits partout. On accorde à Marchenoir la qualité de "convertir les gens au libéralisme" en commençant un processus de conversion, processus qui se finit par un "recadrage" chez les gens trop "gauchistes" ou trop "droitistes". Ouap ! Rien que dans cette idée, il y a des sous-entendus plutôt étranges. Quand on parler de "convertir au libéralisme", on utilise le même verbe ("convertir") que pour parler d'une conversion religieuse. Comme si le libéralisme, au lieu d'être un courant de pensée, était une religion. Une religion, c'est-à-dire non plus un courant de pensée mais un système de croyances avec des dogmes intouchables et une part de vénération envers lesdits dogmes. Il me semble que parler d'un courant politique comme s'il était une religion pourrait valoir pour le communisme (qui donne à ses "fidèles" un livre sacré, le Capital, des prophètes, Marx, Lénine, Trotsky…, et une mission de conversion/conquête des "infidèles"), mais faire de même pour le libéralisme revient, à mon humble avis, à gâter l'essence même du libéralisme. D'autant que d'autres sous-entendus sont à l'avenant. Parler de "recadrer" les "nouveaux" libéraux qui ne seraient pas assez libéraux, revient à les faire entrer dans un lit de Procuste. Je croyais que les libéraux (en tout cas la grande majorité d'entre eux) acceptaient la pluralité des conceptions du bien (et donc des conceptions du monde tout court, puisque celles-ci préexistent aux conceptions du bien) comme faisant partie des droits individuels ? On aurait le droit d'avoir de l'argent, mais pas d'avoir ses propres idées ? Encore que, si les idées en question s'opposaient clairement aux principes fondateurs du libéralisme, par exemple en relevant du socialisme ou du keynésianisme, why not. Mais si ces idées sont simplement rejetées par la doxa en vigueur en France - c'est-à-dire par un politiquement correct qui, ne l'oublions pas, est avant tout socialiste -, les rejeter aussi, "comme ça", revient à se livrer au mieux à un geste idéologique plutôt que critique/réflexif, au pire à un geste pavlovien. Par exemple sur l'immigration. Accuser de racisme quiconque se montre critique vis-à-vis de l'égalitarisme, de l'immigrationnisme sans limite, etc. n'est pas du tout une démarche critique. Ce n'est que de l'idéologie. Or, s'il s'agit seulement de défendre une position ou une autre sans réfléchir, je suis désolé, mais il n'y a guère de différences entre cette vision des choses et celles d'un militant socialiste. Peut-être que le libéralisme a besoin de militants, mais il a aussi (et à mon avis avant tout) besoin de réflexion. Ce n'est pas parce qu'un penseur du XVIIème ou du XVIIIème siècle est un fondateur du libéralisme (ou est considéré comme tel) qu'il a forcément raison sur tout. A l'époque, on ignorait des choses que l'expérience nous apprend aujourd'hui. Autant je suis admiratif devant le génie d'un Condorcet qui semble avoir prévu, avec un siècle et demie d'avance, les méfaits du communisme (il me semble que c'est au chapitre VI de ses Réflexions sur le commerce des blés), autant je ne me sens aucune obligation de gober les dogmes pondus en chambre par tel ou tel théoricien du droit naturel. Le libéralisme n'est pas tombé du ciel, il est le produit d'une civilisation, d'un esprit d'époque, d'un lieu, d'un temps. L'importance même de ses valeurs fondatrices me pousserait plutôt à enquêter dessus, ne serait-ce que pour mieux les défendre, qu'à les révérer comme un créationniste révérerait son Dieu. En ce qui me concerne, je me considère comme libéral pour plusieurs raisons. Difficile de les donner toutes en peu de lignes, d'autant que j'écris ce message en hâte, car disposant de peu de temps libre. Pour faire court, je me contenterais de citer l'attachement aux libertés individuelles et la conscience du fait que le libre marché fonctionne mieux que l'Etat-providence. Mais ceci ne m'empêche pas d'être "hétérodoxe" par rapport au corpus du libéralisme du XVIIIème siècle. Sur les différentes versions du droit naturel (curieux que, pour des droits soi-disant universels, il y ait autant de versions que d'individus) ou sur un certain côté "tout-le-monde-il-est-égal" (égal en quoi d'ailleurs ?) qui affleure déjà chez certains auteurs. Contre le "racisme" dont se rendrait coupable le vilain Marchenoir (appelons la HALDE !), je n'ai vu jusqu'ici aucun argument, seulement les habituelles réactions émotionnelles du style "çay fachiste/sordide/pas bien" que l'on voit déjà sur les forums socialo-marxistes… Aucun discours critique donc. S'il fallait se conformer au politiquement correct pour être un "vrai" ou un "bon" libéral, je serais seulement capitaliste, c'est moins fatiguant. Mais je suis convaincu que le libéralisme offre beaucoup à la critique, pas à la critique destructrice du gauchisme (qui d'ailleurs prouve sans cesse sa caducité) mais à une critique plus neutre, plus pertinente, moins idéologique et plus proche des faits. Ce n'est pas un hasard si, dans la si vilaine "extrême droite", ceux qui se rapprochent du libéralisme ont en général un discours plus argumenté et plus critique que des "sociaux-nationaux" souvent pro-islamistes qui se complaisent dans la victimisation et l'invective accusatoire… J'espère que mon post est clair et ne dépareille pas trop avec ce que l'on voit ici en général : tant qu'à faire, autant débattre sans déranger. ^–^
  10. Article d'un certain Robert Marchenoir, libéral et malpensant, sur la distinction entre deux conflits : celui du libéralisme et de l'antilibéralisme, et celui des classes à qui l'ouverture des frontières profite et celles à qui elle ne profite pas (les deux conflits ne se recoupant pas). Source
  11. Aucun résultat trouvé pour "Chacarron", donc… voici devenue mythique.
  12. Bonjour à tous, Katanga, 22 ans, inscrit en ces lieux depuis un bon bout de temps mais jamais motivé pour poster (souvent, j'ai tout juste le temps de lire quelques articles judicieusement choisis sur Contrepoints)… jusqu'à aujourd'hui. Je prépare actuellement l'agrégation de philosophie, ce qui me laisse assez peu de temps pour faire autre chose que la prépa concours. Quand j'étais petit, j'étais assez ignorant de ce qu'était le libéralisme. Et puis j'ai découvert la philo. Après quoi, de fil en aiguille, j'ai entendu parler du libéralisme classique d'Adam Smith, de Locke, de Grotius…. J'ai découvert un univers de pensée fort intéressant, de par le fait même qu'il soit diversifié, courtois et que les thèses y soient souvent claires sans être simplistes. Si je devais me situer, je dirais que je suis une sorte de libéral hétérodoxe (un monstre hybride !). En effet, les thèses d'ensemble sur le succès du libre-marché, l'importance des libertés individuelles, etc. me paraissent soit prouvées, soit correspondantes à ce que je ressens en général (sinon, je ne serais pas ici). Seulement, je suis extrêmement sceptique à l'égard du pseudo "droit naturel", de sa confusion permanente entre descriptif et normatif et de son universalisme bien vite repris par le marxisme culturel et le politiquement correct… Si l'on étudie l'histoire sans a priori, on s'aperçoit que le seul droit que l'on proprement appeler naturel est le droit des vivants sur les morts. Ce droit-là est tellement universel qu'il vaut pour tous les êtres vivants. Mais je disgresse, il faudrait faire un thread là-dessus et pas en débattre ici. De par la profession que je tente, la plupart des philosophes me sont plus ou moins connus : les plus intéressants à mon sens sont David Hume, Friedrich Hegel, Tocqueville (quoiqu'il ne soit pas tout à fait un philosophe) et Nietzsche, pour ne citer que ceux-là. Ah oui, et je ne suis pas un grand fan du socialisme, ce qui devrait être essentiel sur un forum de libéraux.
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