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Ronnie Hayek

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Posts posted by Ronnie Hayek

  1. Merci ! J'aurais mis : "La plupart EST persuadée que le bonheur est dans la richesse"

    Mais j'ai à nouveau un doute : est-ce que cette règle est généralisable aux formulations équivalentes ?

    J'aurais tendance à écrire : "La majorité des gens ne FONT réflexion sur rien"

    Et, en revanche : "La majorité EST persuadée que le bonheur est dans la richesse"

    :icon_up:

    ça m'agasse d'autant plus cette histoire que ce sont des tournures que je dois fréquemment utiliser pour commenter des résultats d'enquêtes. J'aimerais bien, un jour, être au clair…

    PS : Un "plumitif" a toujours besoin d'un "érudit"… :doigt:

    Cela t'agace, veux-tu dire !

    En réalité, tout dépend de la nuance de sens que tu veux apporter. Voir tes exemples.

  2. Merci (on peut constater qu'un "écrivaillon" a toujours besoin d'un "plumitif" :icon_up: ).

    J'imagine (et j'espère) que cette règle est valable pour toutes les tournures du même acabit ("la moitié des personnes…", "la majorité des personnes…", etc.)

    A noter: "Plus d'un" est suivi du singulier; mais "moins de deux" l'est par le pluriel.

  3. Hé bien, je partage avec toi l'intérêt pour les essais susnommés de Gombrich, Philippe Muray (dont j'avais aussi apprécié Désaccord parfait, Tel-Gallimard, 2000) et le Vargas Llosa.

    Il y a plusieurs années, j'avais été marqué par les Pensées de Pascal, mais aussi par les essais littéraires de Julien Gracq: Préférences, Lettrines I et II et En lisant, en écrivant.

    Plus récemment, Esthétique de la langue française par Rémy de Gourmont.

    Parmi les auteurs contemporains, j'avais été impressionné par les Petits Traités de Pascal Quignard.

    Dans un autre registre, le Dictionnaire du Rock est à recommander - pour les amateurs, of course !

    • Yea 1
  4. Mouais, la langue française est une langue réputée difficile d'accès en grande partie à cause de la rigidité de l'Académie Française (on m'aurait coupé une main si je n'avais pas mis de majuscules!!!).

    Dans l'expression "Académie française", seule "Académie" prend la majuscule. Au contraire de "Comédie-Française", où les deux termes reliés par un trait d'union la prennent chacun. :icon_up:

  5. Tiens, au fait, il y a un problème de conjugaison qui me torture. Peut-être pourriez-vous m'aider.

    Dois-je dire : "la plupart des gens pensent que…" ou "la plupart des gens pense que…". Autrement dit, quel est le sujet du verbe : "gens" ou "la plupart" ?

    Je conseillerais d'utiliser le verbe au pluriel.

  6. Je crois que vous ne m'avez pas lu, j'ai dis que la vie de mes contemporains m'importait plus que le portefeuille d'un jeanfoutre qui pose sa bagnole en plein milieu d'un trottoir en interdisant donc l'usage. Il y a quand même une différence certaine, non?

    Je ne punis pas les comportements qui me déplaisent moralement mais je fais la différence entre un individu qui certes se gare mal mais prend la précaution de laisser une part suffisante pour permettre aux piétons de circuler sur le trottoir et ceux qui mettent les 4 roues de leur véhicule sur ce dit trottoir et qui en empêchent l'usage. Que cela ne vous soit pas clair me confonds.

    J'ai mal lu votre précédent post. Désolé.

    Reste que vous insistiez lourdement sur les "comportements egoïstes" (cela revêt bien un sens moral, non ?) que vous aimez punir.

  7. Vous m'excuserez mais j'officie depuis 4 ans dans une commune de banlieue où les trottoirs en centre-ville sont étroits aussi dès qu'un gros c.. gare sa chiotte dessus il ne reste plus que la chaussée carrossable pour circuler. Si mettre sa vie à la merci du premier poivrot venu, du premier allumé de l'accélarateur qui passe ce n'est pas se mettre en danger, je ne peux rien pour vous. La seule différence entre vous et moi c'est que l'ensachage de victimes sur la voie publique, le secours aux blessés victimes d'inconscients motorisés ça fait partie de mon quotidien. La vie de mes semblables m'importe plus que le portefeuille d'un jeanfoutre qui n'a pas un poil de civisme et de respect pour autrui.

    Si la vie d'un type qui se gare mal vous importe peu, je suis en droit de m'inquiéter…

    Dès lors que les trottoirs sont suffisament larges pour laisser le passage aux piétons, je passe mon chemin, je ne suis pas un acharné du carnet par contre les comportements égoïstes comme ceux que je dénonce ici je n'ai pas d'états d'âme à les sanctionner.

    Vous voyez, on y revient: vous confondez droit et morale. Vous punissez préférentiellement des comportements qui vous déplaisent moralement.

  8. Il ne s'agit pas là d'un manque de courtoisie que je verbalise mais un comportement qui met en danger la vie d'autrui en l'occurence les mères avec leurs enfants, les handicapés qui ne peuvent utiliser le trottoir pour circuler.

    Garer sa bagnole sur le trottoir ne met en danger la vie de personne, ou alors je ne comprends pas (NB: je ne dis pas que j'approuve ce comportement - ahhh, si les trottoirs étaient privatisés… -, je réponds seulement à votre dernier argument). Ensuite, excusez-moi, mais l'argument des handicapés, des femmes et des enfants, je trouve cela un peu larmoyant - typiquement celui qu'emploient les politiciens faisant la pêche aux voix.

  9. A mon niveau je me fais régulièrement mal voir en militant pour la refonte du statut des fonctionnaires mettant fin à la garantie de l'emploi à vie, fixant des objectifs pour chaque fonctionnaire, augmentation individuelle après examen des états de service, possibilité de sortir de la sécu, etc…

    Résultat je me fais traiter d'e….é, de traître, etc… par les cégétistes!

    Ceci dit, j'aimerais qu'un léger distingo soit effectué quant aux fonctionnaires. Il y a les gratte-papier qui ont toujours l'oeil sur la pendule, qui arrivent en retard, partent en avance, etc… et il y a les agents actifs, de terrain comme les pompiers, les flics, les infirmières qui eux font rarement les 35 heures (et s'en foutent d'ailleurs sinon ils seraient dans des bureaux, bien planqués), ne rechignent pas à la tâche et qui en définitive se voient octroyer par décision ministérielle la même augmentation que le planqué de l'état-civil ou des archives locales.

    Il n'y a pas de militaires ou de policiers gratte-papiers ? Dans certains cas, cela vaudrait d'ailleurs mieux !

  10. Un touriste belge arrêté (21/11/2004)

     

    © epa

    Wim a été traité comme un terroriste à New York

    NEW YORK Depuis le 11 septembre, on sait que la psychose des attentats tourne à l'obsession aux USA. Mais où va la démocratie américaine ? De Morgen a révélé l'histoire à dormir debout vécue par Wim Smet, un Belge de 30 ans, qui vient de subir trois jours de prison à New York. Notre compatriote, directeur d'une compagnie théâtrale, était parti avec son amie, aux States, pour un court séjour touristique. Dimanche soir, il croyait prendre son avion pour la Belgique quand la police américaine l'a menotté et embarqué comme un dangereux terroriste. La raison ? «La présence dans mon bagage à main d'un canif. Les canifs de poches ne peuvent se trouver que dans les sacs entreposés dans la soute, a expliqué Wim Smet. Mais c'est la manière dont on m'a traité qui m'a profondément choqué.»

    Wim Smet a passé une première nuit dans une cellule policière : «L'agent qui m'a embarqué était un homme aimable et m'a assuré que le lendemain je serais libre, raconte Wim. Mes lunettes et mes lacets ont été confisqués, selon la procédure standard». Oui, mais voilà, le lendemain, comme il n'y avait pas de juge disponible, Wim a été conduit à la prison. Pour déterminer la caution, le contact avec le juge s'est passé via une caméra et un écran vidéo. Après cela, il devait être en principe libéré.

    C'est alors que le cauchemar prend une tournure kafkaïenne. Wim n'a pas pu payer cette caution avec sa carte de crédit. Il fallait la payer cash. «Or ni le consulat ni mon amie retournée à l'hôtel ne pouvaient m'atteindre par téléphone. Et moi, je ne pouvais téléphoner depuis la prison que par un système de collect calls (appel payé aux frais de l'appelé), ce que mon hôtel n'acceptait apparemment pas.» Résultat des courses, c'est seulement mercredi vers 17 h que Wim a pu quitter sa cellule, le consulat ayant enfin appris qu'il pouvait être libéré sur caution.

    Wim doit encore comparaître lundi devant le juge du chef de détention d'armes prohibées. Certes, la caution légère de 500 dollars est un indice qu'il n'est pas considéré comme un terroriste. Mais Wim reste meurtri : «Ils m'ont interrogé sur le 11 septembre. Ils devraient être capables de faire la part des choses».

    Bush triomphant sur ses chars, se targue d'être le meilleur défenseur de la sécurité américaine. Mais n'est-ce pas au prix de mettre en suspens l'esprit critique, si essentiel à la démocratie qui suppose l'examen accompli et équitable de tous les problèmes ?

    Anne-France Somers

    © La Dernière Heure 2004

    Ce genre de mésaventure n'est pas la première du genre. Par ailleurs, je me souviens d'être tombé sur un article où l'on expliquait combien la portée des nouvelles lois antiterroristes dépassait de loin le domaine de la sécurité nationale. Par exemple, un tenancier d'une boîte de strip tease d'un patelin américain avait été arrêté en vertu de cette législation !

    Et je ne parle même pas du contrôle renforcé des flux financiers, de la lutte contre les "paradis fiscaux", etc. Comme la "guerre contre la drogue", la "guerre contre le terrorisme" n'est qu'un prétexte pour étendre le champ d'arbitraire de l'Etat.

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