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L'action Humaine, Traité D'economie


Chitah

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C'est incroyable, samedi dernier j'ai eu la chance de tomber, chez mon bouiquinsite préféré, d'un exemplaire de l'Action Humaine de Mises, en version abrgée.

C'est assez intéressant, quoiqu'un peu ardu, dans la mesure où l'auteur a choisi de reprendre des paragraphes entiers de AH, il n'a donc pas fait un résumé, c'est vraiment une version abrégée.

Voilà ce qu'en dit Les Echos!

L'ACTION HUMAINE, TRAITÉ D'ÉCONOMIE

Von Mises, un libéral prophétique

Nombre de concepts économiques qui refont surface aujourd'hui ont été formulés dans un livre publié il y a plus d'un demi-siècle - en 1949 - par Ludwig von Mises, figure centrale de l'école « autrichienne ». Pour rendre accessible cet ouvrage de près de 1.000 pages, Gérard Dréan, très versé dans l'histoire de la pensée économique, a eu l'excellente idée d'en produire un abrégé parfaitement accessible, en réunissant sous huit chapitres des paragraphes de l'oeuvre originale.

Pour von Mises, qui baptise sa démarche « individualisme méthodologique », l'objet d'observation de l'économiste ne peut être que l'individu : non pas le mythique « homo oeconomicus » des classiques ou l'imaginaire « individu statistique », mais chaque personne avec ses particularités, ses préférences, ses variations d'opinion et de comportement. Difficile alors, dira-t-on, d'effectuer des mesures globales : justement, dit von Mises, l'économie ne peut pas être une discipline quantitative, et encore moins mathématique ; il est absurde, en particulier, de prétendre évaluer le « revenu » d'une nation ou son « produit ». On comprend que cette critique de la comptabilité nationale (naissante à cette époque) ait pu sembler longtemps anachronique - mais on la voit aujourd'hui réapparaître avec des économistes comme le prix Nobel Amartya Sen. Von Mises ne récuse d'ailleurs pas ce qu'il appelle le « calcul économique », effectué en termes monétaires. Mais ce dernier n'a de sens à ses yeux que pour guider l'action d'un individu ou d'une entreprise sur le marché.

Attribuant un rôle central à la monnaie, notre auteur fournit aussi une description assez prophétique des cycles, dont il voit l'origine dans les mouvements financiers : l'expansion du crédit, qu'elle soit due à l'action des autorités publiques ou celle des banques, est dangereuse parce qu'elle fausse les calculs des entrepreneurs, faisant apparaître rentables des investissements qui se révèleront perdants quand les conditions monétaires se seront retournées. Récusant la notion de « niveau général des prix », il montre comment le mouvement des prix relatifs crée des bulles spéculatives et des enrichissements ou appauvrissements artificiels.

Cette vision étonnamment moderne converge, bien sûr, vers une apologie du libéralisme : von Mises veut montrer que le marché est la meilleure forme de coopération entre les individus, qu'il est loin de reposer seulement sur des motivations étroitement égoïstes - bref, que le libéralisme est d'abord un humanisme.

GÉRARD MOATTI

Voir ici pour la référence Amazon: http://www.liberaux.org/viewtopic.php?p=126109#126109

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c'est effectivement une sacrée référence. J'avais traduit pour Catallaxia un texte issu de ce bouquin, consacré si mes souvenirs sont exacts à l'origine de la monnaie

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Gérard Dréan, le compilateur, a ôté les chapitres XXV à XXXVI, consacrés à l'économie socialiste et mixte. De même, il a caviardé les références polémiques à d'autres économistes et penseurs. Pour le reste, il a repris les paragraphes qui lui semblaient les plus éclairants.

A noter, en fin d'ouvrage, une courte chronologie de la vie du vieux Ludwig.

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