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Pourquoi Doit-on Se Conformer Au Droit Légitime ?

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Pourquoi doit-on se conformer au droit légitime, à l'exemple du droit naturel ?

Nous ne respectons pas la justice parce qu'elle est juste, mais parce que cela sert notre propre bien-être. Respecter le juste parce qu'il est juste signifierais que la justice soit la finalité de nos actes, ce qui est faux. La finalité de nos actes se trouve dans l'obtention du plus grand plaisir, ou, s'il n'est en aucun cas possible, de la plus faible douleur.

Par exemple, pourquoi ne suis-je pas amené à tuer un autre être humain ?

  • Par "utilité directe" ; par peur, par exemple, de finir mes jours en taule ou encore parce que je vois dans le respect de la justice ou de la vie humaine une source de plaisir en elle-même - de la même façon que je trouve du plaisir dans l'absorption de chocolat, sans autre explication ;
  • Par ma faculté imaginante comme dirait Pascal, qui me permet de prendre en pitié les autres individus en me mettant intérieurement à leur place ;
  • Par mes sentiments, lesquels sont conditionnés par mon éducation, par mon expérience en général ou (peut-être) par mon matériel génétique.

En outre, si la recherche du juste fondait l'action humaine, cela serait en principe valable pour n'importe quel être humain. Je ne pense pas que les criminels ignorent la justice, je ne pense pas - pour prendre un exemple biblique, en l'occurence très évocateur - que Judas ignorait le juste lorsqu'il prit la décision de livrer son maître.

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Pourquoi doit-on se conformer au droit légitime, à l'exemple du droit naturel ?

Puisque nous avons déjà commencé à en parler en privé, je vais exposer mes quelques arguments. Ce qui motive cette question est la suite du fil Droit et utilité, et de la critique initiale de l'utilitarisme par Benjamin Constant.

Ce que Constant reproche à l'utilitarisme est de ne pas fournir une base incontestable à la liberté, subordonnant cette dernière à la satisfaction d'un facteur exogéne (la maximisation de l'utilité pour le maximum de personnes), et non fondant le respect de la liberté sur la liberté (ou le respect de la justice sur le fait qu'elle soit juste).

Pour parler en termes kantiens, l'utilitarisme transforme la justice (libérale) comme impératif catégorique, en impératif hypothètique (relatif donc au critère de satisfecit de la maximisation des deux fonctions citées ci-dessus).

En clair, il s'agit de savoir ici si la justice vaut en soi, ou relative à une autre fin. En clair, si elle est (et si nous la respectons) en tant qu'elle est la justice, ou si, en réalité, elle n'existe pas, elle n'est qu'un moyen, subordonnée au pouvoir qui peut la moduler à son gré.

Par exemple, pourquoi ne suis-je pas amené à tuer un autre être humain ?
  • Par "utilité directe" ; par peur, par exemple, de finir mes jours en taule ou encore parce que je vois dans le respect de la justice ou de la vie humaine une source de plaisir en elle-même - de la même façon que je trouve du plaisir dans l'absorption de chocolat, sans autre explication ;
  • Par ma faculté imaginante comme dirait Pascal, qui me permet de prendre en pitié les autres individus en me mettant intérieurement à leur place ;
  • Par mes sentiments, lesquels sont conditionnés par mon éducation, par mon expérience en général ou (peut-être) par mon matériel génétique.

Ici, ton propos est problèmatique en ce que tu ne proposes pas tellement de réflechir sur ce qui fonde chez les êtres humains le respect de la justice, mais que tu appliques un modèle exogène et systèmatique, dans le but de fournir une interprétation.

J'aimerai juste poser un exemple (et je pense que c'est une expérience de pensée utile pour tous, puisqu'elle s'écarte aussi du dogme libertarien) limite, pour connaitre la réaction de chacun.

Imaginions que vous aviez à tuer (par ordre, ou de votre propre chef) un tyran abject ayant fait souffrir nombre d'individus, de manière et pour des motifs iniques. Dans ce cas, vous n'avez aucune pitié pour ce dernier, et vous savez que vous ne saurez pas condamné pour le meutre en question. La question est : une fois l'acte accompli, aurez-vous ou non un problème de conscience avec ce meutre perpétré?

Si la réponse est "oui", c'est que vous respectez la droit (ou l'idée du droit) en tant qu'il est juste. Si la réponse est "non", c'est pour des raisons différentes.

L'autre expérience de pensée est l'anneau de Gygés : tuerez-vous le roi et épouserez-vous la reine si vous pouvez disposer d'un anneau d'invisibilité, qui vous assure l'impunité légale?

En outre, si la recherche du juste fondait l'action humaine, cela serait en principe valable pour n'importe quel être humain. Je ne pense pas que les criminels ignorent la justice, je ne pense pas - pour prendre un exemple biblique, en l'occurence très évocateur - que Judas ignorait le juste lorsqu'il prit la décision de livrer son maître.

Agis-t-on en suivant le mal, tout en sachant que le mal est le mal? Ou en le prenant pour le bien?

Ou bien, agis-t-on étant injuste, tout en sachant que l'injuste est injuste? Ou en le prenant (au moins temporairement) pour le juste?

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Puisque nous avons déjà commencé à en parler en privé, je vais exposer mes quelques arguments. Ce qui motive cette question est la suite du fil Droit et utilité, et de la critique initiale de l'utilitarisme par Benjamin Constant.

Ce que Constant reproche à l'utilitarisme est de ne pas fournir une base incontestable à la liberté, subordonnant cette dernière à la satisfaction d'un facteur exogéne (la maximisation de l'utilité pour le maximum de personnes), et non fondant le respect de la liberté sur la liberté (ou le respect de la justice sur le fait qu'elle soit juste).

Pour parler en termes kantiens, l'utilitarisme transforme la justice (libérale) comme impératif catégorique, en impératif hypothètique (relatif donc au critère de satisfecit de la maximisation des deux fonctions citées ci-dessus).

En clair, il s'agit de savoir ici si la justice vaut en soi, ou relative à une autre fin. En clair, si elle est (et si nous la respectons) en tant qu'elle est la justice, ou si, en réalité, elle n'existe pas, elle n'est qu'un moyen, subordonnée au pouvoir qui peut la moduler à son gré.

Jusque là, tu le sais déjà, je ne trouve rien à redire à ton propos.

Ici, ton propos est problèmatique en ce que tu ne proposes pas tellement de réflechir sur ce qui fonde chez les êtres humains le respect de la justice, mais que tu appliques un modèle exogène et systèmatique, dans le but de fournir une interprétation.

En règle générale, ce qui est considéré comme juste profite à tous - à l'exception de quelques uns, comme toujours. Par exemple, la prohibition du meurtre est un gage de sécurité pour l'ensemble des individus composant la société, lesquels peuvent poursuivre leurs fins sans se préoccuper d'autre chose.

J'aimerai juste poser un exemple (et je pense que c'est une expérience de pensée utile pour tous, puisqu'elle s'écarte aussi du dogme libertarien) limite, pour connaitre la réaction de chacun.

Imaginions que vous aviez à tuer (par ordre, ou de votre propre chef) un tyran abject ayant fait souffrir nombre d'individus, de manière et pour des motifs iniques. Dans ce cas, vous n'avez aucune pitié pour ce dernier, et vous savez que vous ne saurez pas condamné pour le meutre en question. La question est : une fois l'acte accompli, aurez-vous ou non un problème de conscience avec ce meutre perpétré?

Si la réponse est "oui", c'est que vous respectez la droit (ou l'idée du droit) en tant qu'il est juste. Si la réponse est "non", c'est pour des raisons différentes.

Dans l'état actuel de ma pensée, non, une fois l'acte commis, je ne pense pas. Cependant mes opinions évoluent et mon avis sur la question pourrait bien changer.

L'autre expérience de pensée est l'anneau de Gygés : tuerez-vous le roi et épouserez-vous la reine si vous pouvez disposer d'un anneau d'invisibilité, qui vous assure l'impunité légale?

Agis-t-on en suivant le mal, tout en sachant que le mal est le mal? Ou en le prenant pour le bien?

Ou bien, agis-t-on étant injuste, tout en sachant que l'injuste est injuste? Ou en le prenant (au moins temporairement) pour le juste?

Nous pouvons imaginer une multitude de situations différentes, toutes peuvent être vraies. Nous agissons en ce qui peut potentiellement augmenter notre bien-être personnel, indépendament du fait que l'acte commis soit juste ou non.

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A mon avis, il y a un malentendu à l'origine de ce fil. Personne ici n'a affirmé que la recherche du juste était la source de l'action humaine. Sinon, le Droit n'existerait pas.

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A mon avis, il y a un malentendu à l'origine de ce fil. Personne ici n'a affirmé que la recherche du juste était la source de l'action humaine. Sinon, le Droit n'existerait pas.

:icon_up: Tu peux m'expliquer le rapport ? Je penserais à priori le contraire. L'homme à la recherche du juste va se consacrer pleinement au droit pour être sûr de guider sa conduite comme il le doit…. Un peu comme la recherche de Dieu conduit à la production théologique.

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A mon avis, il y a un malentendu à l'origine de ce fil. Personne ici n'a affirmé que la recherche du juste était la source de l'action humaine. Sinon, le Droit n'existerait pas.

Et je crois que ta remarque n'est pas tout à fait appropriée. :icon_up:

La question de mon point de vue n'est pas tant : "pourquoi le droit doit être respecté (au sens du couple : respect-pur/procédure d'indemnisation-réparation) par l'ensemble des hommes?" que "pourquoi moi, Eti-N ou DocMacToast ou Ronnie Hayek, en tant qu'individu, dois-je respecter le droit?".

Ce qui revient à des remarques du type : "la représentation et la valeur subjective (individuelle) du droit est-elle uniquement identique à la représentation et la valeur objective du droit naturel (i.e. conséquentialisme), ou bien a-t-elle une valeur personnelle de surcroit pour moi?".

Sachant qu'en réalité, j'ai bien l'impression (et c'est la critique de Constant) réduire la justice et le droit à un moyen, et non les considérer comme fins (ou impératifs catégoriques), revient de mon point de vue à affaiblir sensiblement la force de l'idée de justice, et surtout celle de toute théorie déontologique (puisque dans ce cas, le droit n'est pas défini comme maximisation du bien).

En fait, je pose la question d'un point de vue individuel, et subjectif, mais il me parait avéré que cela a des conséquences notables sur la force de l'argumentation et de justification de la théorie politique, qui s'y rattache.

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Et je crois que ta remarque n'est pas tout à fait appropriée. :icon_up:

Elle répond pourtant à DMT, non ?

En outre, si la recherche du juste fondait l'action humaine, cela serait en principe valable pour n'importe quel être humain.

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:icon_up: Tu peux m'expliquer le rapport ? Je penserais à priori le contraire. L'homme à la recherche du juste va se consacrer pleinement au droit pour être sûr de guider sa conduite comme il le doit…. Un peu comme la recherche de Dieu conduit à la production théologique.

J'ai simplement voulu exprimer l'idée que, d'abord, le but principal de chaque homme n'est pas la justice. Ce n'est pas le moteur de ses actions. Ensuite, si chaque homme se conduisait conformément à des principes justes, il n'y aurait nul besoin de droit et personne n'y aurait pensé - par définition. Je pense que le Droit naturel se découvre à la lumière des actions iniques des hommes.

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Et, à la question "pourquoi faut-il obéir au Droit légitime ?", la réponse est tout simplement parce qu'il est légitime. :icon_up:

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J'ai simplement voulu exprimer l'idée que, d'abord, le but principal de chaque homme n'est pas la justice. Ce n'est pas le moteur de ses actions. Ensuite, si chaque homme se conduisait conformément à des principes justes, il n'y aurait nul besoin de droit et personne n'y aurait pensé - par définition. Je pense que le Droit naturel se découvre à la lumière des actions iniques des hommes.

Je ne sais pas ce que va en penser Mélodius, mais je trouve que tu as une vision un peu trop simple du droit. Une fois sorti des évidences du genre tuer/voler, il y a une grande difficulté à savoir où est la limite par exemple, entre un politique commerciale innovante et une publicité mensongère. En plus, une grande partie du droit, c'est le calcul des indemnités pour les ruptures de contrat qui sont tjs possibles même quand les gens sont de bonnes volonté. non ?

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Et, à la question "pourquoi faut-il obéir au Droit légitime ?", la réponse est tout simplement parce qu'il est légitime.  :icon_up:

Continuons la raisonnement. Pourquoi le droit est-il légitime? Parce ce qu'il est conforme au droit naturel. Et pourquoi devrions-nous respecter le droit naturel? Car il est valable selon des principes conséquentialistes. Bref, le droit ne vaut pas en soi, mais relativement à une autre fin.

Donc, ceci tombe également sous la critique de Constant. Et ça ne répond pas non plus à la question "quelle est la valeur du droit, pour moi, en tant qu'individu subjectif?". On tourne un peu autour du pot là.

PS : Et puis la question est aussi de savoir si les gens font le calcul ou sont conscients immédiatement que le droit existe pour "sauvegarder la société", ou s'ils agissent - au moins en partie - de manière naturellement juste?!

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Je ne sais pas ce que va en penser Mélodius, mais je trouve que tu as une vision un peu trop simple du droit. Une fois sorti des évidences du genre tuer/voler, il y a une grande difficulté à savoir où est la limite par exemple, entre un politique commerciale innovante et une publicité mensongère. En plus, une grande partie du droit, c'est le calcul des indemnités pour les ruptures de contrat qui sont tjs possibles même quand les gens sont de bonnes volonté. non ?

Je ne prétends pas le contraire. C'est pourquoi il y aura toujours, nécessairement, des juristes et des "emperruqués" comme dirait l'autre.

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Continuons la raisonnement. Pourquoi le droit est-il légitime? Parce ce qu'il est conforme au droit naturel. Et pourquoi devrions-nous respecter le droit naturel? Car il est valable selon des principes conséquentialistes. Bref, le droit ne vaut pas en soi, mais relativement à une autre fin.

Donc, ceci tombe également sous la critique de Constant. Et ça ne répond pas non plus à la question "quelle est la valeur du droit, pour moi, en tant qu'individu subjectif?". On tourne un peu autour du pot là.

D'abord, je pense que beaucoup de gens confondent "utilitarisme" et "conséquentialisme" (comme le fait Salin, par exemple). Ensuite, le Droit naturel est valable parce qu'il délimite le licite de l'illicite de façon objective et universelle, en conformité avec le caractère unique de chaque homme: respect de la vie, du droit de propriété, etc.

PS : Et puis la question est aussi de savoir si les gens font le calcul ou sont conscients immédiatement que le droit existe pour "sauvegarder la société", ou s'ils agissent - au moins en partie - de manière naturellement juste?!

Certaines personnes ont un sens plus aigu que d'autres de la justice et de l'injustice. Mais je ne vois pas ce que ce genre de question apporte au débat.

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Continuons la raisonnement. Pourquoi le droit est-il légitime? Parce ce qu'il est conforme au droit naturel. Et pourquoi devrions-nous respecter le droit naturel? Car il est valable selon des principes conséquentialistes. Bref, le droit ne vaut pas en soi, mais relativement à une autre fin.

Donc, ceci tombe également sous la critique de Constant. Et ça ne répond pas non plus à la question "quelle est la valeur du droit, pour moi, en tant qu'individu subjectif?". On tourne un peu autour du pot là.

PS : Et puis la question est aussi de savoir si les gens font le calcul ou sont conscients immédiatement que le droit existe pour "sauvegarder la société", ou s'ils agissent - au moins en partie - de manière naturellement juste?!

D'abord, je pense que la plupart des gens sont "de bonne volonté" et prompt à respecter n'importe quelle organisation juridique, du moment qu'elle n'entre pas trop en conflit avec leurs intérêts immédiats. La plupart des gens respecteraient le droit naturel comme ils respectent les conventions sociales, la politesse et l'autorité de leurs parents. Je ne crains pas leur égoisme hédoniste et nihiliste, parce que la plupart des gens en manque.

Quant aux déviants de nature, ceux qui refuse absolument les règles, de toute manière et dans tous les systèmes, la seule façon de leur faire respecter le droit, c'est de leur taper sur la gueule.

Et pour toi et moi, je vais te confier un secret. La recherche du vrai, le respect du juste et la pratique du bien est la voie la plus sûre vers le bonheur et la sagesse. Si ca ne te suffit pas, je ne sais pas ce qu'il te faut. :icon_up:

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D'abord, je pense que beaucoup de gens confondent "utilitarisme" et "conséquentialisme" (comme le fait Salin, par exemple). 

Je ne confonds pas.

Ensuite, le Droit naturel est valable parce qu'il délimite le licite de l'illicite de façon objective et universelle, en conformité avec le caractère unique de chaque homme: respect de la vie, du droit de propriété, etc.

Bref, il faut respecter le droit parce qu'il est juste, ou parce qu'il est droit. C'était si dur de le dire? :icon_up:

Certaines personnes ont un sens plus aigu que d'autres de la justice et de l'injustice. Mais je ne vois pas ce que ce genre de question apporte au débat.

Que c'est le débat, puisqu'on ne se place pas d'un point de vue objectif mais d'un point de vue subjectif (individuel) - c'est d'ailleurs le propos de DMT, avec ces 3 points.

PS : Il ne s'agit pas tant de philosophie politique, que de philosophie morale, ici, me semble-t-il.

Et pour toi et moi, je vais te confier un secret. La recherche du vrai, le respect du juste et la pratique du bien est la voie la plus sûre vers le bonheur et la sagesse. Si ca ne te suffit pas, je ne sais pas ce qu'il te faut.

Je sais pas pourquoi, mais j'aime bien les réponses du petit crocodile. :doigt:

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Que c'est le débat, puisqu'on ne se place pas d'un point de vue objectif mais d'un point de vue subjectif (individuel) - c'est d'ailleurs le propos de DMT, avec ces 3 points.

Si ce sont seulement des questions subjectives, je ne vois pas trop l'intérêt d'un tel débat, pour être franc.

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Si ce sont seulement des questions subjectives, je ne vois pas trop l'intérêt d'un tel débat, pour être franc.

Subjectives, c'est entendu dans le sens "individuel", et non en tant que théorie globale (c'est dans le même sens que "droit subjectif" et "droit objectif"). Et tu as oublié le post-scriptum qu'il y a juste en dessous de la phrase citée.

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Moi je cale sur les présupposés "jouisseurs" de DMT. Impossible de fonder un débat sérieux sur des bases aussi branlantes.

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Moi je cale sur les présupposés "jouisseurs" de DMT. Impossible de fonder un débat sérieux sur des bases aussi branlantes.

àmha, le problème vient d'ici :

Ici, ton propos est problèmatique en ce que tu ne proposes pas tellement de réflechir sur ce qui fonde chez les êtres humains le respect de la justice, mais que tu appliques un modèle exogène et systèmatique, dans le but de fournir une interprétation.

PS : C'est quoi ce mauvais jeu de mots entre "jouisseurs" et "branlantes". :icon_up:

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Subjectives, c'est entendu dans le sens "individuel", et non en tant que théorie globale (c'est dans le même sens que "droit subjectif" et "droit objectif"). Et tu as oublié le post-scriptum qu'il y a juste en dessous de la phrase citée.

Non, précisément, je l'avais bien lu. Pour être plus clair: nous discutons sur liberaux.org de philosophie politique plutôt que de philosophie morale. :icon_up:

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Pour être plus clair: nous discutons sur liberaux.org de philosophie politique plutôt que de philosophie morale. :icon_up:

Oui, mais non. :doigt: Je crois me souvenir que tu fais partie de ceux qui défendent le libéralisme, également comme philosophie morale, me semble-t-il. (Il ne s'agit d'ailleurs pas de convaincre sur ce plan là, mais plutôt d'en discuter)

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Oui, mais non. :icon_up: Je crois me souvenir que tu fais partie de ceux qui défendent le libéralisme, également comme philosophie morale, me semble-t-il.

Plus exactement, comme un corps de principes moraux.

(Il ne s'agit d'ailleurs pas de convaincre sur ce plan là, mais plutôt d'en discuter)

Discuter sans essayer de convaincre ?

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La recherche du vrai, le respect du juste et la pratique du bien est la voie la plus sûre vers le bonheur et la sagesse. Si ca ne te suffit pas, je ne sais pas ce qu'il te faut. :icon_up:

C'est en ce sens que la recherche du juste est subordonnée à quelque chose de supérieur, à savoir la recherche du bonheur. Si je poursuis le juste, si je m'y attache, c'est parce que le respect du juste est pour moi source de bien-être.

Je vais prendre un autre exemple pour me faire bien comprendre. Imaginons que je sois un fanatique des jeux vidéos, si bien que chaque soir, dès que j'ai une minute, je m'y colle ; lorsque je travaille, j'y pense, lorsque je dors, j'en rêve. Je ne vis que pour une seule chose, les jeux vidéos. Peut-on dire ici que ce qui motive mon action est exclusivement le jeu ? En réalité, non. Je suis attaché au jeu parce que le jeu est pour moi source de bien-être ; le jeu n'est pas une fin en soi, je joue parce j'aime jouer.

Il peut en aller de même pour la recherche du juste. Je peux apprécier le fait de respecter le droit légitime, je peux trouver dans ce respect une source de plaisir, pour des raisons religieuses ou simplement humanistes. Si je me fiche du juste, si je m'en moque, très clairement, je ne le respecterai pas.

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Nous ne respectons pas la justice parce qu'elle est juste, mais parce que cela sert notre propre bien-être. Respecter le juste parce qu'il est juste signifierais que la justice soit la finalité de nos actes, ce qui est faux. La finalité de nos actes se trouve dans l'obtention du plus grand plaisir, ou, s'il n'est en aucun cas possible, de la plus faible douleur.

Ca tombe bien, il se trouve justement (véridique) que j'ai un gros cocard sur l'oeil gauche parce qu'hier soir, j'ai essayé d'empêcher un type de frapper sa pétasse dans la rue. Alors vas-y, explique-moi combien est grand mon plaisir. Sans rigoler.

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Ca tombe bien, il se trouve justement (véridique) que j'ai un gros cocard sur l'oeil gauche parce qu'hier soir, j'ai essayé d'empêcher un type de frapper sa pétasse dans la rue. Alors vas-y, explique-moi combien est grand mon plaisir. Sans rigoler.

Parce que tu ne pouvais supporter de voir un connard frapper sa pétasse. Entre aider la pétasse ou la voir en train de se faire frapper, tu as préféré la première solution. D'autre part, au moment d'agir, même si tu l'envisageais probablement, tu espérais peut-être que tout se passe sans trop de problèmes. Agir pour son propre plaisir ne signifie pas pour autant agir d'une manière égoïste (je peux trouver du plaisir dans le fait même d'aider quelqu'un).

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Discuter sans essayer de convaincre ?

Je veux dire "sans chercher à avoir absolument raison, et à camper sur ses positions". Pardon de l'imprécision. Plus socratique que sophistique, si tu préfères.

PS : Une remarque pour DMT viendra bientôt.

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Parce que tu ne pouvais supporter de voir un connard frapper sa pétasse. Entre aider la pétasse ou la voir en train de se faire frapper, tu as préféré la première solution. D'autre part, au moment d'agir, même si tu l'envisageais probablement, tu espérais peut-être que tout se passe sans trop de problèmes. Agir pour son propre plaisir ne signifie pas pour autant agir d'une manière égoïste (je peux trouver du plaisir dans le fait même d'aider quelqu'un).

Figure-toi que je savais bien que tu me répondrais des âneries de ce genre.

Mais figure-toi que :

1) Il se trouve justement que du point de vue émotionnel, je n'ai pas éprouvé de pitié pour la nana, qui était bien hystérique.

2) Je savais que ça finirait mal avant même d'intervenir, car la plupart du temps, les nanas qui se font cogner prennent la défense de leur mec (mon père est flic et a souvent été confronté à ça, et c'est ce qui s'est passé quand les flics sont intervenus).

Au contraire, tout ça ne m'a inspiré que du dégoût et du mépris.

Mais tu peux bien tordre le sens des mots… Orwell, tout ça…

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C'est en ce sens que la recherche du juste est subordonnée à quelque chose de supérieur, à savoir la recherche du bonheur. Si je poursuis le juste, si je m'y attache, c'est parce que le respect du juste est pour moi source de bien-être.

Je vais prendre un autre exemple pour me faire bien comprendre. Imaginons que je sois un fanatique des jeux vidéos, si bien que chaque soir, dès que j'ai une minute, je m'y colle ; lorsque je travaille, j'y pense, lorsque je dors, j'en rêve. Je ne vis que pour une seule chose, les jeux vidéos. Peut-on dire ici que ce qui motive mon action est exclusivement le jeu ? En réalité, non. Je suis attaché au jeu parce que le jeu est pour moi source de bien-être ; le jeu n'est pas une fin en soi, je joue parce j'aime jouer.

Il peut en aller de même pour la recherche du juste. Je peux apprécier le fait de respecter le droit légitime, je peux trouver dans ce respect une source de plaisir, pour des raisons religieuses ou simplement humanistes. Si je me fiche du juste, si je m'en moque, très clairement, je ne le respecterai pas.

Oui et non. Pcq le bonheur n'est pas un phénomène strictement individuel et subjectif. je crois qu'il a des bases profondes et objectives liées à la nature humaine. Si tu te drogues aux jeux vidéo, tu éprouveras du plaisir pendant un certain temps, mais ce n'est probablement pas le bonheur, sorte d'état stable de sérennité bienveillante. Il faut bien évidemment différencier plaisir et bonheur. Par ailleurs, le respect du droit participe d'un voie vers le bonheur et n'est pas la bonheur en lui-même.

Ceci étant, encore une fois, pour le plus grand nombre, l'instinct grégaire et le conformisme suffisent à les faire respecter le droit.

PS: je trouve quand même que tu encules les moucherons. Parce que si c'est pour dire que tous les comportements humains ont une motivation, merci, c'est clair.

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Parce que tu ne pouvais supporter de voir un connard frapper sa pétasse. Entre aider la pétasse ou la voir en train de se faire frapper, tu as préféré la première solution. D'autre part, au moment d'agir, même si tu l'envisageais probablement, tu espérais peut-être que tout se passe sans trop de problèmes. Agir pour son propre plaisir ne signifie pas pour autant agir d'une manière égoïste (je peux trouver du plaisir dans le fait même d'aider quelqu'un).

Ce n'était pas agir pour son propre plaisir, mais en vue d'aider quelqu'un. S'il ne l'avait pas fait, Kimon se serait probablement senti peu fier de lui. Rien à voir avec le plaisir, en l'occurrence.

Attention donc à ne pas étendre indéfiniment la signification des termes, comme dirait le sage Melodius.

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Figure-toi que je savais bien que tu me répondrais des âneries de ce genre.

Mais figure-toi que :

1) Il se trouve justement que du point de vue émotionnel, je n'ai pas éprouvé de pitié pour la nana, qui était bien hystérique.

2) Je savais que ça finirait mal avant même d'intervenir, car la plupart du temps, les nanas qui se font cogner prennent la défense de leur mec (mon père est flic et a souvent été confronté à ça, et c'est ce qui s'est passé quand les flics sont intervenus).

Au contraire, tout ça ne m'a inspiré que du dégoût et du mépris.

Mais tu peux bien tordre le sens des mots… Orwell, tout ça…

Juste une question : tu l'expliques comment, toi ? Tu as forcément trouvé du plaisir, ou du moins une moindre douleur à agir comme tu l'as fait, sinon ton acte est incompréhensible.

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