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Feu Sur Le Libéralisme

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POLITIQUE ECONOMIQUE -

Feu sur le libéralisme : le retour aux fondamentaux français [ 24/11/05 ]

L'ANALYSE DE

FRANÇOISE FRESSOZ

Il ne fait pas bon être libéral par les temps qui courent. Prenez le sondage LH2 publié dans « Libération » le 4 novembre dernier : 61 % des Français ont une image négative du capitalisme et 51 % du libéralisme économique (1). Faites un tour en librairie : le capitalisme y est soumis à la question par des acteurs qui lui sont proches. Le banquier Jean Peyrelevade dénonce les dérives du « capitalisme total », l'économiste Patrick Artus et la journaliste Marie-Paule Virard annoncent que « le capitalisme est en train de s'autodétruire ». Les deux thèses se rejoignent : dans les entreprises, tout est conçu dans le seul intérêt des actionnaires, le partage de la valeur ajoutée est déformé, l'avenir est sacrifié, le capitalisme se suicide. Il faut le réguler. Recensez les derniers conflits sociaux : à la SNCM, à la Régie des transports marseillais, à la SNCF, c'est le même mot d'ordre : défense du service public ! Et la même crainte fantasmagorique de la privatisation. Le marché fait peur, comme jamais.

Les Français n'ont, il est vrai, jamais été d'ardents libéraux.

Si l'on prend l'histoire récente, la période 1986-1988, au cours de laquelle le gouvernement Chirac avait, sans complexe, libéré les prix, privatisé et réduit les impôts, fait figure d'étrange parenthèse, pas toujours bien assumée par ses propres auteurs : Jacques Chirac en a beaucoup voulu, après coup, à Edouard Balladur, son tout-puissant ministre de l'Economie, de l'avoir poussé à supprimer l'impôt sur les grandes fortunes : cette suppression a aussitôt rallumé la guerre des classes et favorisé la réélection de François Mitterrand. Depuis cette expérience malheureuse, qui restait pourtant très en deçà de la double révolution reaganienne et thatchérienne, la droite française a préféré avancer masquée, noyant son libéralisme dans une bonne dose de gaullo-bonapartisme. Le dernier exemple en date est la synthèse chiraquo-raffarinienne - un RPR gouverne avec un libéral -, qui a débouché durant la période 2002-2005 sur un certain nombre de réformes savamment dosées comme la décentralisation, la réforme des retraites ou l'assouplissement des 35 heures. Quant à la gauche gouvernementale, elle a pratiqué le libéralisme mais sous la contrainte, sans jamais le reconnaître ouvertement et encore moins le revendiquer. A Matignon, Lionel Jospin aura, en définitive, davantage privatisé qu'Edouard Balladur et Alain Juppé mais… chut, il ne faut surtout pas le lui dire !

La période postréférendaire a ouvert en France une nouvelle étape : on est passé, vis-à-vis du libéralisme, du stade de la méfiance à celui de la défiance. Deux raisons à cela. La première est d'ordre conjoncturel : la campagne sur le Traité constitutionnel européen aurait dû être une campagne politique centrée sur les nouvelles institutions de l'Europe. Elle s'est en réalité cristallisée sur la question sociale - le chômage, les délocalisations - parce que la conjoncture en Europe n'était pas bonne. Cette campagne s'est nourrie à droite des craintes liées à l'élargissement, à gauche du rejet du gouvernement Raffarin et de sa politique sociale (la défense des 35 heures a été au coeur de la manifestation syndicale du 10 mars). Elle a, sous la pression de l'extrême gauche, débouché sur un procès en règle du libéralisme : « Personne n'a osé expliquer que la mondialisation créait de la richesse, qu'elle était un facteur de réduction des inégalités. A droite comme à gauche, l'Europe n'a été vendue que sous la forme d'un large bouclier destiné à contenir toutes nos peurs », déplore le député UMP Hervé Novelli, chef de file des réformateurs à l'Assemblée nationale.

La seconde raison de cette défiance est plus profonde. De quoi se nourrissent les peurs ? De l'incompréhension. Le capitalisme a muté, il est devenu financier, il ne semble répondre qu'à un seul critère : le rendement sur action, il n'a plus de vision. C'est ce que soulignent les nombreux ouvrages qui fleurissent en librairie. Mais faut-il demander au capitalisme d'avoir une vision ? En réalité, chacun tâtonne pour apprivoiser la « bête » en pleine mutation et comme personne ne trouve la solution miracle, c'est le grand repli sur soi. A gauche, Lionel Jospin continue de se poser en opposant résolu à Tony Blair en excluant toute possibilité de synthèse entre le libéralisme et le socialisme démocratique. Il reconnaît que, sur certaines valeurs (l'attachement aux libertés individuelles notamment), les deux doctrines peuvent se rejoindre (2), mais il estime que depuis « l'effondrement du monde communiste, le courant libéral se transforme en une idéologie dure qui prétend être la seule façon d'aborder et de penser le monde » et il accuse : « En ce sens, c'est une doctrine dangereuse. » Il n'en fallait pas plus pour que, toutes tendances confondues, les socialistes transforment leur Congrès du Mans en un procès contre « l'hypercapitalisme financier ».

A droite, la nomination de Dominique de Villepin à la place de Jean-Pierre Raffarin est un signal fort qui va bien au-delà d'un simple changement d'homme : à Matignon, un néogaulliste a remplacé un libéral. L'Etat reprend ses droits, il défend « les intérêts nationaux ». Sur fond de crise sociale et de crise d'identité, le gouvernement rétablit les emplois aidés et les aides aux associations, ce qui est un hommage à Lionel Jospin et un pied de nez à Jean-Pierre Raffarin. La période est furieusement antilibérale et même un homme comme Nicolas Sarkozy est obligé de s'adapter. Le président de l'UMP continue certes de prôner la « rupture », mais il ajoute : « Il faut que la rupture incarne une sécurité et pas une inquiétude. » Il défend le libéralisme économique mais encense en même temps les valeurs du gaullisme : volontarisme politique et Etat fort. C'est que ses troupes elles-mêmes restent profondément partagées : dans les nouvelles recrues de l'UMP, dans celles qui sont venues pour tenter de porter Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, 36 % s'affichent libéraux, mais 37 % se disent gaullistes. Hervé Novelli a raison : en France, le libéralisme reste un combat.

Et ce n'est pas le moindre des paradoxes que de voir un socialiste s'en inquiéter : « A ceux qui reprochent au Parti socialiste de ne pas être social-libéral, il pourra être répondu que, lorsque Jacques Chirac se positionne à chaque élection présidentielle comme antilibéral depuis sa défaite de 1988, il est difficile pour ce parti de faire le point de ce qu'il doit récuser ou accepter des libéralismes », souligne l'historien socialiste Alain Bergounioux dans le livre qu'il vient d'écrire avec Gérard Grunberg (3). Au royaume du colbertisme, chacun se tient par la barbichette, sans voir qu'hors des frontières, l'antilibéralisme quasi génétique des Français suscite une incompréhension croissante.

FRANÇOISE FRESSOZ est éditorialiste aux « Echos ». ffressoz@lesechos.fr http://blogs.lesechos.fr/fressoz

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C'est la France qui est en train de s'autodétruire, et les soi-disant élites accusent le capitalisme, après avoir accusé la mondialisation ultralibérââââle…

"Ce n'est pas Astérix qui a faibli, ce sont les sangliers qui ont mangé des cochonneries".

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J'ai trouvé ce passage sur le site de l'UDF en relation avec le sondage cité.

« … les Français sont en pleine contradiction : ils sont contre le système mais, lorsqu'on ouvre le capital de GDF ou de EDF, les salariés de ces entreprises se ruent sur les actions» note François Miquet-Marty, directeur de LH2 Opinion. Dans ce même sondage, 67% des salariés du privé souhaiteraient avoir davantage de pouvoir et 57% aimeraient être associés aux bénéfices : en devenant actionnaires de leur entreprise, les Français cherchent sans doute à se réconcilier avec eux-mêmes.

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C'est l'éternel serpent de mer du capitalisme populaire.

Est-ce bien sain que des salariés soient actionnaires de leur entreprise ? Cela s'appelle mettre tous ses oeufs dans le même panier, si je ne m'abuse.

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"Le capitalisme se financiarise", déclare l'entrepreneur-fonctionnaire Peyrelevade. Comme il a passé 35 ans à travailler pour l'état français, on est fondé à se demander d'où vient sa prétendue connaissance du capitalisme international. Prend-il Wall Street pour les Etats-Unis tout entiers? Se venge-t-il de l'affaire Executive Life, qui l'a éclaboussé? Il ressemble tout de même un peu à une pucelle sortie du couvent qui décrirait l'intérieur d'un bordel.

Comme je dis toujours, lorsqu'on parle de quelque chose que l'on ne connaît pas, on se décrit souvent soi-même. Ce grand méchant loup toujours plus affamé d'argent, qui ne survit que grâce à l'exploitation de millions de travailleurs, qui provoque délocalisations, guerres et famines, qui montre une nette tendance à étendre sa domination totalitaire et qui dissimule ses forfaits dans une gangue toujours plus épaisse de mensonge et de propagande, je me demande si ce n'est pas plutôt dans les lambris des ministères et dans les couloirs ténébreux de la fonction publique qu'on le trouve.

"Quand les autruches relèveront la tête" (titre d'un bouquin de Madelin, si je ne m'abuse), elles verront que c'est leurs grosses pattes qui ont causé tous les dégâts dont elles se gargarisent.

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A droite, la nomination de Dominique de Villepin à la place de Jean-Pierre Raffarin est un signal fort qui va bien au-delà d'un simple changement d'homme : à Matignon, un néogaulliste a remplacé un libéral.

Raffarin libéral ?Bof on fait mieux…

Sinon je comprends qu'on nous regarde bizzarement: comment le pays qui a crée la DDHC peut t-il être aussi anti-libéral ?

Je crois que fatalement, la France est condamnée à rester socialiste, que ses habitants auront toujours peur de leur liberté.. Ce genre de texte me file un coup de mou au moral :/

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C'est l'éternel serpent de mer du capitalisme populaire.

Est-ce bien sain que des salariés soient actionnaires de leur entreprise ? Cela s'appelle mettre tous ses oeufs dans le même panier, si je ne m'abuse.

Exactement. C'est la thèse que défend Salin lorsqu'il s'oppose à la participation obligatoire. Il s'agit bien de "mettre tous ses oeufs dans le même panier" et donc d'un comportement anti-économique.

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Exactement. C'est la thèse que défend Salin lorsqu'il s'oppose à la participation obligatoire. Il s'agit bien de "mettre tous ses oeufs dans le même panier" et donc d'un comportement anti-économique.

En effet, on voit les effets désastreux que cela peut donner aux US quand une boite se casse la gueule comme Enron ou bientôt General Motors. Je me demande pourquoi, certains gugus qui n'ont pas leur pareil pour critiquer les US, s'acharnent à copier et imposer systématiquement ce qui ne fonctionne pas.

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Guest dorsai83

pus de 50% contre le libéralisme ??

étonnant , surtout avec l'image qu'en véhicules nos polotiques ( de droite parait il!!) on pourrait s'attendre à 75 - 80%..

allons tout espoir n'est peut être pas perdu!

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Les Echos, dont est tiré cet article, c'est vraiment un journal de la balle qui tue tout, pour quelqu'un qui veut être renseigné sur les choses de ce monde de manière relativement intéressante.

Je recommande chaudement la lecture de ce quotidien,que je lis depuis plus de 7 ou 8 ans quotidiennement.

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Les Echos, dont est tiré cet article, c'est vraiment un journal de la balle qui tue tout, pour quelqu'un qui veut être renseigné sur les choses de ce monde de manière relativement intéressante.

Je recommande chaudement la lecture de ce quotidien,que je lis depuis plus de 7 ou 8 ans quotidiennement.

Par exemple, la très bonne chronique de Paul Fabra de ce matin :

Le modèle social n'est pas le problème [ 25/11/05 ]

PAUL FABRA

Le modèle social n'est pas le problème. Modèle laisse entendre quelque chose qui a été construit conformément à un schéma préétabli et correspondant au système qu'on veut voir fonctionner dans la réalité. A cette définition répondait assez bien notre Sécurité sociale dans sa version d'origine (1946). Ce système avait été conçu selon une logique d'assurance. Il est peu, voire pas du tout, « redistributif ». Pendant toute la période de plein-emploi et de forte augmentation du pouvoir d'achat des salariés (1948-1973), l'économie s'en était accommodée haut la main et pour cause (cela n'empêchait pas déjà le patronat de se plaindre des « charges »). Ce que de vrais libéraux pointilleux auraient été, et sont toujours, en droit de reprocher au dispositif mis en place depuis la Libération, est… sa gestion paritaire. Les gestionnaires pleinement légitimes sont les représentants des salariés ! La contribution dite patronale est une fiction. Elle fait partie du salaire complet (le « coût du travail »), au même titre que la contribution salariale.

En revanche, aucune des innovations introduites depuis lors n'aura été motivée par une vision d'ensemble de la société, et encore moins imposée par la volonté générale. L'introduction en 1990 de la CSG équivaut de facto à une étatisation partielle, à l'anglaise, de la Sécurité sociale. Le système mixte est un facteur de distorsion permanente. A quoi correspond aujourd'hui et le coût du travail pour l'entreprise et le prélèvement fiscal sur l'économie ? Questions trop compliquées pour qu'on s'en soucie. En réalité, la CSG fut, sous couvert de réforme, le produit de l'incapacité à boucler les comptes de la Sécurité sociale dans un pays qui compte 10 % de chômeurs. Evidemment, l'objectif n'est toujours pas atteint.

Des fruits amers de l'échec, les divers relais d'assistance au régime public d'assurance le sont infiniment plus encore. Ce point est illustré par l'histoire du RMI. Il a d'autant plus progressé que l'exigence d'insertion a été ignorée. Le débat en cours à l'Assemblée nationale essaie d'instaurer un certain contrôle sans s'attaquer, et pour cause, au fonds du problème. Il en sera ainsi aussi longtemps que le dispositif pourra être utilisé par certains (pas forcément les plus malheureux) comme leur conférant une sorte d'option entre le travail et le non-travail.

Resterait, pour justifier ou condamner selon la tournure d'esprit de chacun notre modèle social, l'argument en effet crucial de la sécurité. Sur ce sujet, Ségolène Royal a certainement marqué un point à l'occasion d'un débat organisé cette semaine par « The Economist » sur le thème : « Le modèle social européen doit-il radicalement changer ? » Elle y a déclaré : « C'est la motivation individuelle au travail qui fait la croissance. » Or la précarité est un facteur de découragement. S'appuyant sur cette idée qu'on ne peut qu'applaudir (en se demandant si les mesures qu'elle pourrait éventuellement promouvoir iraient dans le même sens), la présidente de la région Poitou-Charente a montré sans mal le désir universel et légitime de sécurité. Les citoyens en ont besoin pour jouir d'une « vie bonne ». Futur slogan électoral ?

Cette aspiration était loin d'être étrangère à la pratique traditionnelle du capitalisme libéral. Beaucoup d'économistes sont tentés de voir dans le quart de siècle qui a précédé l'année 1914 fatidique comme une préfiguration de la mondialisation. Stefan Zweig (quel meilleur témoignage que celui d'un grand écrivain ?) (1) écrivait :

« Si je cherche une formule commode qui résume l'époque antérieure à la Première Guerre mondiale, dans laquelle j'ai été élevé, j'espère avoir trouvé la plus expressive en disant : «C'était l'âge de la sécurité.» Tout, dans notre monarchie autrichienne semblait fondé sur la durée, et l'Etat lui-même paraissait le suprême garant de cette pérennité. Les droits qu'il octroyait à ses citoyens étaient scellés par acte du Parlement, cette représentation librement élue du peuple… Ce sentiment de sécurité était le trésor de millions d'êtres, leur idéal de vie commun, le plus digne d'efforts… peu à peu les grandes masses parvinrent à y accéder. Le siècle de la sécurité devint l'âge d'or des assurances… les domestiques prirent sur leurs économies une assurance-vieillesse et payèrent d'avance à la caisse mortuaire leur propre enterrement. » Publicité entendue ce matin (23 novembre 2005) sur France Info pour appeler à la même prévoyance !

Qui examine en quoi consiste notre modèle social est saisi de vertige par la contemplation des lacunes d'un système économique rendant la vie si dure, notamment aux plus jeunes. Clairement, le problème est de le réaménager pour qu'il cesse de marcher sur la tête. Nulle part, l'absurdité, et le scandale, ne sont plus frappants que dans le monde rural. Même la population active au travail y est assistée en totalité. 90 % de ses revenus courants proviennent de subventions émanant pour l'essentiel de la communauté européenne. L'ancienne PAC consistait dans le système le plus productiviste de la planète ; la nouvelle consacre une dévalorisation radicale du travail.

Un petit opuscule, publié par l'Institut Montaigne (créé par Claude Bébéar) et disponible sur Internet, souligne les incroyables inégalités, en France pour commencer, nées de ce système. On y lit : « Il ne peut être passé sous silence qu'en Europe 15.000 agriculteurs reçoivent des contribuables des aides de plus de 100.000 euros par an » (comparées à une moyenne en France de 11.600 euros). Pour présenter un modèle agricole « moderne, économiquement viable », Philippe Manière, directeur général de ce centre d'investigation, invoque pour principal objectif : rendre « leur fierté aux agriculteurs ».

Du point de vue de l'intérêt économique général, le système bancaire et le marché financier marchent sur la tête. Ils évaluent selon le seul critère (qu'aucune logique économique ne justifie) du rendement maximal par action les risques courus par l'entreprise. Il serait urgent de faire examiner dans un esprit libéral par un groupe d'études indépendant - pas présidé par un banquier, comme ce fut le cas pour la farce de la « gouvernance d'entreprise » ! - les moyens pour les amener à prendre en considération les risques assumés par l'entreprise en tant qu'instrument de production. L'endettement systématique des entreprises est à la base de l'économie de sous-emploi. Quand les politiques, y compris à gauche, bravant les puissants lobbies, auront-ils le courage d'ouvrir les yeux ? Un modèle économique remis sur ses pieds ramènerait le modèle social hypertrophié et étouffant à ses justes mesures.

(1) « Le Monde d'hier. Souvenirsd'un Européen », Belfond.

Rien d'extraordinnaire dans l'absolu, mais on vois rarement cela dans les quotidiens.

Les Echos, dont est tiré cet article,

[HS] Je me posait justement la question, dit on "Les Echos sont" ou "Les Echos est" ?[/HS]

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[HS] Je me posait justement la question, dit on "Les Echos sont" ou "Les Echos est" ?[/HS]

La question est posée aussi pour les États-Unis.

Avant Lincoln, on disait, les États-Unis sont…

Avec lui (le champion de l'unité contre les sécesionnistes), on a commencé à dire, les États-Unis est…

Donc, un Jacobin dira : les Échos est…

Un Girondin : les Échos sont…

Un Calédonien : les Échos c'est…

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Ce ne sont pas plutôt les Anglais qui disent celà :icon_up: ?

Il eût été plus harmonieux d'écrire :

un Londonien

Cela eût pu rimer à quelque chose…

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