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J'ai enfin terminé l'Action humaine.

 

Je suis content de l'avoir lu, mais je suis aussi content de pouvoir démarrer autre chose !  Le plus dur a été de résister à la tentation de faire une pause. Cela se serait terminé en infidélité avec un des nombreux ouvrages qui sont venus s'ajouter à ma pile de livres en attente depuis que j'ai commencé ce marathon. L'action humaine est un monument qui mérite demande qu'on s'y consacre.

 

Personnellement, j'ai tiré plus particulièrement des enseignements de sa critique de l'équilibre général néo-classique. Et j'ai découvert que Mises n'est pas du tout jusnaturaliste ! Je supposais bêtement que Rothbard avait suivi en cela son maître.

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Le 28/11/2017 à 19:44, frigo a dit :

Pulp, de Charles Bukowski.

Il a du style Charles, là il s'essaie au roman de gare, au polar, il y a une grande maîtrise des codes du genre et une liberté qui les transcendent.

Je suis en train de le lire mais je ne résiste pas à un petit extrait :<< Ce n'était pas mon jour. Ni ma semaine. Et encore moins mon mois. Pas davantage mon année. Ni ma vie.>>

 

J'ai essayé de lire Pulp, ça m'est tombé des mains à une vitesse...

Tu lis quoi en ce moment? J'ai des suggestions sous le coude. 

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Il y a 6 heures, NoName a dit :

 

J'ai essayé de lire Pulp, ça m'est tombé des mains à une vitesse...

Tu lis quoi en ce moment? J'ai des suggestions sous le coude. 

J'ai un Bordage en attente, Abzalon, et un Nietzsche,  la généalogie de la morale. 

Suggère,  je t'en prie.

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il y a 48 minutes, frigo a dit :

J'ai un Bordage en attente, Abzalon, et un Nietzsche,  la généalogie de la morale. 

Suggère,  je t'en prie.

Les Ritals de Cavanna.

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Il y a 9 heures, Cortalus a dit :

Et j'ai découvert que Mises n'est pas du tout jusnaturaliste !

 

Il se dit utilitariste mais c'est trompeur car ça n'a qu'un rapport limitée avec la doctrine de Bentham et a fortiori les variantes de Mills et des utilitaristes ultérieurs.

 

Il dit aussi défendre la liberté non en vertu d'un droit naturel, mais parce qu'elle maximise le bien-être des individus. Fort bien, mais pourquoi cela a-t-il la moindre importance ? Quel est le fondement moral de cette finalité ? C'est justement ce qu'on ne peut pas expliquer depuis sa position.

 

"[Austrian economists] attempt -von Mises particularly- to substitute economics for philosophy. That cannot be done."

-Ayn Rand, Answers, New American Library, 2005, 241 pages, p.43.

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Il y a 2 heures, NoName a dit :

Les Ritals de Cavanna.

Houla j'ai lu ça long long time ago.

Les ritals c'est la branche de son père si mes souvenirs sont bons, et les polacs le côté maternel, pourquoi pas les relire .

 

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il y a 35 minutes, frigo a dit :

Houla j'ai lu ça long long time ago.

Les ritals c'est la branche de son père si mes souvenirs sont bons, et les polacs le côté maternel, pourquoi pas les relire .

 

Hihi super, alors si t'as pas lu essaie Frédéric Brown, c'est extraordinaire. 

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Dis m'en un peu plus sur ce Brown, vite fait que je me fasse une idée,  genre, époque. ..

Si je trouve Junger ( pas sur de l'orthographe ) , orage d'acier je crois, j'essaierai bien , je pressens un côté aristocrate décadent qui peut changer .

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Pas décadent (spece de démocrate).

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il y a 25 minutes, frigo a dit :

Dis m'en un peu plus sur ce Brown, vite fait que je me fasse une idée,  genre, époque. ..

Si je trouve Junger ( pas sur de l'orthographe ) , orage d'acier je crois, j'essaierai bien , je pressens un côté aristocrate décadent qui peut changer .

 

What ?

scaledown

 

Tente Sur les falaises de marbre sinon. :)

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Apparemment je me fais une fausse idée du personnage.

Sur les falaise c'est les batailles en Italie je crois, Carrare peut être, c'est pas très naturel pour moi de lire des récits guerriers.  Il m'a accroché avec son acrate, je me le figure un peu comme Charles d'Orléans,  un personnage qui en trop bavé et qui prend ses distances dans un " nonchaloir" désabusé.  Bon j'en saurais plus et mieux après lecture.

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C'est vrai qu'il a été un des premier à prendre (volontairement) du LSD. Cela dit ses livres sur la drogue ne sont pas les meilleurs je trouve.

Mon préféré de lui est clairement (pas tout lu bien sur, notamment les livres politiques des 20s-30s) "Chasses subtiles" (et je n'aime pas les insectes).

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@ Bonjour, Pas de réactions? Bon, alors je vais offrir mon opinion. Je pense que le livre de Steiner et Vatin vaut la peine. Souvent les auteurs résument la théorie économique concernant leur sujet. Ensuite ils présentent des études sociologiques, qui illustrent le chaos de la réalité (cependant sans réfuter la théorie). Par exemple, P.-P. Zalio discute la sociologie économique des entrepreneurs. Il explique les idées de Schumpeter, Mises, Knight et Kirzner concernant le type de l'entrepreneur. Ensuite il les compare avec le concept sociologique du reseau. L'activité entrepreneuriale est toujours encastrée et institutionalisée. Etcetera.

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Il y a 16 heures, Cortalus a dit :

 

The calculus of consent de Buchanan et Tullock est quand même la base. Mais il faut lire en anglais et connaître les fondamentaux de l'économie néo-classique. Le marché politique de Tullock a été traduit en français. C'est un livre d'introduction qui expose les grands concepts de la théorie des choix publics sans trop rentrer dans les démonstrations formelles et les questions épistémologiques sous-jacentes.

 

J'aimerais bien traduire un jour The calculcus of consent. C'est ma réponse à la question : que feriez-vous si vous gagniez au loto ? 

Conditionnel: Si je gagnais au loto, je traduirais The calculus of consent.

 

La public choice théorie est liée à la social choice théorie. Donc tu pourrais étudier tous les deux.

  • Confused 1

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Il y a 5 heures, frigo a dit :

Dis m'en un peu plus sur ce Brown, vite fait que je me fasse une idée,  genre, époque. ..

Il a écrit Martians Go Home qui est une de mes découvertes de l'année. Un soupçon de SF dans une histoire plus large sur la société humaine. C'est décalé, c'est bien écrit, c'est intelligent. 

 

Il y a 5 heures, frigo a dit :

Un peu dans les vaps , les drogues, enfin je verrais bien.

T'es sur quel produit ? 

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il y a 32 minutes, NoName a dit :

Il a écrit Martians Go Home qui est une de mes découvertes de l'année. Un soupçon de SF dans une histoire plus large sur la société humaine. C'est décalé, c'est bien écrit, c'est intelligent. 

 

T'es sur quel produit ? 

Ah ok, autrement là je suis sur de la poitrine de veau qui bullotte gentiment dans ses navets au coin du poêle depuis 5 heures.

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Le 19-11-2017 à 14:55, ttoinou a dit :

Et en français !

Pour les alsaciens je peux recommander Neue Institutionen-ökonomik. Un exemplaire d'occasion est disponible sur Amazon pour environ 12.40 euro.

https://shop.schaeffer-poeschel.de/prod/neue-institutionenoekonomik

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Les asymétries de statut entre les hommes et les femmes semblent se maintenir même dans les sociétés les plus égalitaires, ce qui suggère à certains auteurs qu’une prédisposition à fondement sociobiologique pourrait amener les hommes à être plus attirés par le pouvoir et la dominance intergroupes (hypothèse d’invariance, Sidanius et Pratto, 1999). Une étude conduite dans quatre pays (France, Belgique, Suisse et Tunisie ; N = 711) montre que les hommes obtiennent des scores d’orientation vers la dominance sociale (sdo) plus importants que les femmes. Toutefois, infirmant l’idée qu’une telle invariance est ancrée dans la biologie, les résultats montrent que l’identité de genre, un construit social et multi-contextualisé, médiatise l’effet du sexe biologique sur les scores de sdo dans les quatre pays.



https://www.cairn.info/revue-les-cahiers-internationaux-de-psychologie-sociale-2005-3-page-113.htm

 

 

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il y a 6 minutes, Lancelot a dit :

J'aurais mis ça dans les salades de mots perso.

 

Moi je trouve ça lisible. Je sens comme un non-dit derrière ta remarque, qu'est-ce que tu reproches à cette étude ?

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Quote

Toutefois, infirmant l’idée qu’une telle invariance est ancrée dans la biologie, les résultats montrent que l’identité de genre, un construit social et multi-contextualisé, médiatise l’effet du sexe biologique sur les scores de sdo dans les quatre pays.

word-salad.jpg

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C'est marrant d'ailleurs parce que tant qu'on est au début et où ça parle de trucs qu'on sait vrai ça reste lisible puis pouf ! Salade de mots 

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En ce qui me concerne, la partie de l'étude que je trouve douteuse est le moment où les propriétés "masculines" sont définies.

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@Gio is back:

 



Soit dit en passant, l’une des conséquences inéluctable est le « thin libertarianism » ou « brutalisme », les libertariens qui proclament par exemple la légitimité du racisme ou de l’homophobie dans le cadre du principe de non-agression. Étant donné sa conception de départ, le libertarianisme inclura toujours en son sein des discours de haine et autres aberrations intellectuelles dont il peut servir de refuge. En lui-même, il ne contient aucune objection contre le racisme ou contre le surnaturel. Comme il déconnecte la politique du reste de la philosophie, il considère que ce n’est pas son sujet.

 

Or, d’un point de vue Objectiviste, la politique n’est pas et ne peut pas être un sujet isolé. Les idées politiques ne sont pas des abstractions flottantes qui sortent de nulle part, mais reposent nécessairement sur certaines philosophies, découlent de certaines réponses à des questions telles que : Qu’est-ce que la réalité ? Comment je le sais ? Qu’est-ce qui bien, qu’est-ce qui est mal ?

https://objectivismefr.wordpress.com/2017/11/25/objectivisme-et-libertarianisme/

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J'étudiais un texte d'historien en rapport avec l'arpentage Romain (notamment au Ier siècle, suite aux troubles consécutifs au règne de Néron et à la volonté de ses successeurs de rétablir un cadastre fiable en vue d'une fiscalité "rationalisée" - je simplifie drastiquement) quand je suis tombé sur ce passage qui pourrait intéresser ici, et qui m'a rappelé une de mes questions passées : " comment pensais les hommes de l'Antiquité par rapport à nous ? " (même si on parlait plutôt de philosophie, d'Aristote et de Strauss à ce moment là).

Voilà l'extrait en question :

 

L’espace antique est un espace multipolaire, fondé sur une vision analogique du monde et produit par les réalités du communautarisme. Dans l’Antiquité, la diversité, l’inégalité et même l’irréductibilité des êtres sont conçues comme la base de l’ontologie et ces qualités ne posent pas de problème en elles-mêmes. Pour un homme de l’Antiquité, la question immédiate sera de savoir par quels liens il peut relier les existants les plus divers en un enchaînement qui, de proche en proche, rétablisse la continuité. D’où l’obsession des correspondances entre les êtres, et notamment de l’homme et du cosmos.

L’usage des polarités, y compris croisées, qui suscitent un monde à multiples termes, n’effraie donc pas. C’est entre elles qu’il faut définir les liaisons, sans pouvoir définir un mode unique (comme l’est par exemple notre « universelle » et structurante distinction entre nature et culture), puisque les diverses polarités dessinent autant de cartographies qui interfèrent. Ces polarités qui s’entrecroisent autour de l’espace antique, ce sont les statuts, les types de sols, les catégories gromatiques (note de Boz : comprendre relatives à l'arpentage, l'instrument traditionnel était la groma https://fr.wikipedia.org/wiki/Groma_(instrument_de_mesure)), fiscales, fondiaires. Aucun de ces classements ne peut être subordonné à un autre dans un strict rapport d’autosimilarité, comme ce serait le cas ou au moins la tendance dans le naturalisme méthodologique.
L’arpentage fait donc partie de ces ensembles de règles et de pratiques qui ont pour but de créer du sens entre des choses éparses, d’ordonner des existants, sans aucun doute pour le plus grand profit des buts politiques poursuivis, mais pas uniquement, car l’explication cosmologique est aussi importante.
La fonction de clôture apparaît essentielle. Elle a pour but de faire tenir ensemble des éléments singuliers et inconstants. Quand les arpenteurs décrivent le sol qu’ils sont chargés de maîtriser d’un point de vue technique, ils se posent moins la question du centre – préoccupation naturaliste qui vise à mieux exclure les marges – que celle de la clôture. Comment rassembler des singularités et non pas comment diffuser depuis un pôle unique et central des principes uniformes ? Dans un monde où tout est particulier, mais aussi où tout fait sens – la ligne, la borne, l’arbre, le monument, la bande, la surface, la figure gravée, la façon d’édifier le mur ou de tailler la haie, etc. –, on est bien en présence d’un universalisme, mais différent du nôtre.
Dans l’espace agraire ainsi défini, il faut se déplacer en voyant tout, en déchiffrant chaque chose par son être et son rapport avec d’autres êtres, et non par son essence ou par ce à quoi elle se rapporterait de plus important et de plus signifiant, comme aujourd’hui. C’est la qualité des relations entre les existants qui donne la stabilité, et pas seulement la coercition intellectuelle issue de l’application d’un principe. Pour nous, naturalistes, la limite « de propriété » est une idée, et qu’on mette une borne en forme de X ou une autre en forme de Y a moins d’intérêt, puisque c’est la notion que nous voyons et le principe que nous respectons. Pour un esprit analogique, il en va autrement : les choses matérielles ont du corps, de l’épaisseur, si modestes soient-elles, et si elles sont là, ce n’est pas en représentation d’une idée, mais en tant que signe dans une herméneutique et résultat d’un rituel. D’où ces listes de bornes, de signes, de chiffres, de lettres, de figures, etc., qui nous ennuient un peu par leur aspect idiographique, car nous pensons qu’une fois que nous avons compris l’idée, le détail est fastidieux.
L’espace antique n’est donc ni unique ni unificateur. Il n’agit pas, comme c’est le cas dans la vision moderne, comme élément de cohérence ou élément qui finit par rendre cohérent. Les régions et les lieux antiques sont disjoints, parce que différents, et c’est une rationalité particulière qui les réunit, dont il appartient aux professionnels d’exprimer les termes. La géométrie, par exemple, distingue et met en rapport. Ainsi, on comprend mieux qu’il soit très rationnel de réaliser des imbrications de trames quadrillées, ce qui nous paraît invraisemblable (note de Boz : des arpentages quadrillés (approche typiquement romaine) se superposaient parfois, notamment à leurs périphéries respectives, d'où certains imbroglio géométriques mais aussi judiciaires). Quand il y a deux vagues d’assignation au même endroit, on crée une centuriation pour chacune et on les unit par un rapport géométrique, en faisant de la ligne de l’une la diagonale d’un ensemble de centuries de l’autre. Pour chaque acte institutionnel de même type, on crée une archive spécifique qui ne reprend pas l’archive précédente. Cette pratique dit l’analogisme antique qui articule et ne fusionne pas, alors que notre universel plan parcellaire issu de la mappe sarde ou du cadastre napoléonien pose un principe opposé, celui de la fusion de la diversité dans un unique dessin de référence.
Voilà pourquoi il n’apparaît pas inconcevable d’assigner des terres à des colons « d’Orange » sur le territoire d’autres communautés civiques, et même de la colonie d’Arles.
 
Le lien vers l'article complet pour les éventuels curieux motivés : https://www.cairn.info/revue-annales-2008-4-page-847.htm#re44no44
 
 
Je sais que je ne comprends pas tout dans ce texte, car je pense qu'il faut très bien connaître le droit romain pour l'interpréter correctement et rendre rationnel à nos yeux ce qui paraît étrange (assigner plusieurs fois la même terre à des gens différents ?). J'ai néanmoins une question d'une autre nature. Naïvement, ce qui est expliqué me paraît contradictoire avec disons la vision du monde de Platon. Ce dernier, me semble-t-il, cherche justement l'universel au delà des apparences singulières (la caverne toussa toussa).
Alors je vois plusieurs possibilités :
1) je n'ai rien compris à Platon (très très probable).
2) j'ai à peu près correctement compris que Platon (et d'autres) ne pensait pas comme ça, et la vision du monde décrite dans cet article est celle de 99% des hommes de l'Antiquité, et Platon n'est représentatif que d'une certaine élite intellectuelle qui cherchait déjà de l'universel d'une façon qui nous est familière à nous, les Modernes.
3) L'auteur parle en fait, sous le terme d'homme de l'Antiquité, d'administrateurs, de juristes et de techniciens romains (donc ni des philosophes, ni des grecs), et c'est de là que la divergence (apparente) proviendrait.
 
Si quelqu'un peut m'éclairer (partiellement ou totalement), j'en serais bien aise :dentier:

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Attend, je crois que t'es trompé de topic

 

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il y a une heure, Boz a dit :

2) j'ai à peu près correctement compris que Platon (et d'autres) ne pensait pas comme ça, et la vision du monde décrite dans cet article est celle de 99% des hommes de l'Antiquité, et Platon n'est représentatif que d'une certaine élite intellectuelle qui cherchait déjà de l'universel d'une façon qui nous est familière à nous, les Modernes.

 

3) L'auteur parle en fait, sous le terme d'homme de l'Antiquité, d'administrateurs, de juristes et de techniciens romains (donc ni des philosophes, ni des grecs), et c'est de là que la divergence (apparente) proviendrait.

 

Je vote pour 2 et 3. De toute façon, on ne peut rien dire de très intéressant sur un sujet aussi général que "les hommes de l'Antiquité pensaient que" (à part des platitudes).

 

On ne peut pas exclure que l'auteur raconte tout simplement n'importe quoi, ne serait-ce que parce que la pensée médiévale était elle réellement analogique (cf L'automne du Moyen-âge), de par la religiosité omniprésente (tout renvoie directement ou indirectement à Dieu). Chose qu'on ne peut pas dire des sociétés gréco-romaines, païennes et beaucoup plus pluralistes (intégration des religions étrangères à Rome, écoles philosophiques, etc.).

 

L'idée que Rome n'aurait pas développé un universalisme intégrateur est fausse: "l’époque recherche des catégories générales susceptibles de quadriller le réel, de penser et de contrôler la diversité, de subsumer les particularismes. C’est dans cette création de formes, dans la construction de ce nouvel ordre logique recouvrant sans les détruire les singularités historiques que s’imposera l’universalité de Rome." cf:  http://oratio-obscura.blogspot.fr/2017/04/la-raison-de-rome-naissance-de-lesprit.html

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1 hour ago, Johnathan R. Razorback said:

 

Je vote pour 2 et 3. De toute façon, on ne peut rien dire de très intéressant sur un sujet aussi général que "les hommes de l'Antiquité pensaient que" (à part des platitudes).

 

On ne peut pas exclure que l'auteur raconte tout simplement n'importe quoi, ne serait-ce que parce que la pensée médiévale était elle réellement analogique (cf L'automne du Moyen-âge), de par la religiosité omniprésente (tout renvoie directement ou indirectement à Dieu). Chose qu'on ne peut pas dire des sociétés gréco-romaines, païennes et beaucoup plus pluralistes (intégration des religions étrangères à Rome, écoles philosophiques, etc.).

 

L'idée que Rome n'aurait pas développé un universalisme intégrateur est fausse: "l’époque recherche des catégories générales susceptibles de quadriller le réel, de penser et de contrôler la diversité, de subsumer les particularismes. C’est dans cette création de formes, dans la construction de ce nouvel ordre logique recouvrant sans les détruire les singularités historiques que s’imposera l’universalité de Rome." cf:  http://oratio-obscura.blogspot.fr/2017/04/la-raison-de-rome-naissance-de-lesprit.html

Merci pour ta réponse.

Disons que dans le contexte de l'article, il s'agit quand même assez clairement d'esprits éclairés selon les canons de l'époque : les agrimensors (experts géomètres et juridiques tout à la fois). Un peu comme si aujourd'hui on parlait de hauts fonctionnaires qui auraient une double casquette d'ingénieur (genre mines et ponts ou dans le même registre) et de juriste spécialisé dans le cadastre et la propriété foncière.

Donc pas des philosophes, certes, mais des gens possédant une culture et une formation intellectuelle solides. Très bien considérés socialement.

Et puis l'auteur précise bien qu'un universalisme romain existe, il dit juste que ce n'est pas le même que le nôtre (ce qui semble raisonnable).

Bonne remarque pour le moyen-âge.

Je vais lire ton lien et continuer à méditer.

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Qui a lu Suréquipée, de Grégoire Courtois?

Je l'ai lu il y a quelques temps, j'ai bien apprécié (ma critique ici), c'est surprenant, rafraîchissant, quoiqu'un peu court.
Je suis d'ailleurs en quête de SF française récente. Des pistes? 

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