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Superbe conversation entre Bob Caro et Kurt Vonnegut. On peut notamment y lire cette très bonne description du pouvoir et son effet sur les hommes : 
 

Citation

CARO
Power is a very unusual weapon. It’s like a sword whose hilt, as well as the blade, is razor sharp so that when you grasp it, it’s not only cutting the people you’re using it on, it’s cutting into you by changing you.


http://www.robertcaro.com/interview-with-kurt-vonnegut/

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Il y a 6 heures, Johnnieboy a dit :

Quel est le meilleur livre que vous ayez lu sur la guerre du Vietnam ? Je voudrais un livre aussi exhaustif que possible, de la genèse de cette guerre à sa conclusion. Ca peut être en français comme en anglais.

 

Pas un livre mais le documentaire de Netflix est très très complet (la version française diffusée sur Arte est tronquée).

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il y a 6 minutes, Moustachu a dit :

 

Pas un livre mais le documentaire de Netflix est très très complet (la version française diffusée sur Arte est tronquée).


Ah, cool, merci ! On y voit ce qu'il se passe politiquement aux Etats-Unis, aussi ? 

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Le 08/11/2019 à 16:34, Johnnieboy a dit :


Ah, cool, merci ! On y voit ce qu'il se passe politiquement aux Etats-Unis, aussi ? 

 

Oui (de mémoire).

Je confirme qu'il était assez intéressant.

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Le 08/11/2019 à 16:34, Johnnieboy a dit :


Ah, cool, merci ! On y voit ce qu'il se passe politiquement aux Etats-Unis, aussi ? 

 

On y voit presque tout. 10 épisodes de 1h chacun il me semble. 

 

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Il y a 5 heures, Vilfredo Pareto a dit :

Quelqu'un a lu The Insect Societies de E.O. Wilson ? C'est ancien mais est-ce que c'est toujours bon à lire ?

https://www.amazon.fr/Insect-Societies-Edward-Wilson/dp/0674454952/ref=tmm_pap_swatch_0?_encoding=UTF8&qid=&sr=

 

Pas lu. Mais fait le pour nous, qu'on sache s'il y a d'autres cool en sociobiologie que Le Principe de Lucifer.

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il y a 7 minutes, Johnathan R. Razorback a dit :

 

Pas lu. Mais fait le pour nous, qu'on sache s'il y a d'autres cool en sociobiologie que Le Principe de Lucifer.

Je l'ai commandé :)Je vous dirai ça quand j'aurai du temps pour me plonger dedans.

 

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Plus j'avance dans mes lectures de Kant et plus je me rends compte à quel point les critiques formulées ("pas de main", "d'application impossible") sont hors de propos si on lit jusqu'au bout et attentivement. Dans la Fondation de la métaphysique, il ne cesse de revenir à la nécessité de l'application pratique de la morale. Le passage sur le mensonge est subtil, mais il n'agit en aucun cas d'une opposition rigoriste à ce dernier (ie: indépendamment des circonstances). Ou alors on passe complètement à côté de cet énorme projet pour la liberté humaine.

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#poincaré énorme projet pour la liberté humaine tu peux développer un peu ?

 

Sinon, sur BFM entendu Philippe Delmas parlait de son dernier ouvrage, un pouvoir implacable et doux, ou il semble évoquer une forme de totalitarisme doux et moderne lié aux nouvelles technologies, et Pierre Yves Gomez, l'esprit malin du capitalisme.

Est ce que quelqun les a lus ? Une critique ? 

Référence à J Rifkins, que je n'ai toujours pas lu, ça vaut la peine ? 

On se rend compte que les pessimistes sont légion, que ce soit pour critiquer le capitalisme, la société moderne, la technologie...

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Il y a 6 heures, POE a dit :

On se rend compte que les pessimistes sont légion, que ce soit pour critiquer le capitalisme, la société moderne, la technologie...

Il me semble que ça a toujours été le cas, et dans des époques bien plus rudes qu'aujourd'hui.

... et les optimistes ont tiré tout le monde vers où nous sommes aujourd'hui.

Que les pisses-vinaigre continuent à pisser du vinaigre, la caravane passe.

 

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Je viens de finir cette semaine plusieurs livres, dont Destin Français de Zemmour. Que l'on aime ou non le personnage, ce livre montre, confirme toute la culture histoire de Zemmour, qui n'est pas uniquement un réac "c'était mieux avant parce que c'est comme ça". Par ailleurs, Destin Français est plus fin, subtile que Suicide Français. N'étant pas conservateur (ni progressiste), encore moins réactionnaire, je fus assez étonné d'avoir une certaine empathie pour les idées de l'auteur, aussi liberticides et souvent maladroites sont-elles. Cela étant dit, on retrouve le même Zemmour, toujours dans l'enchère d'interprétations et d'analogies avec nos jours, ce qui fait peut-être de lui un excellent commentateur de l'histoire, mais piètre en politique.

 

Ensuite, il y a La Présomption fatale d'Hayek, sans doute la dernière ou l'une de ses dernières œuvres que je n'ai pas encore lu. Toujours pas d'originalité, on a un Hayek fidèle à lui-même, toujours présent pour cogner du socialisme, pas de repos pour le brave guerrier dont le livre fut publié quatre ans avant son décès. J'ai eu du plaisir à lire le chapitre prophétique de l'empoisonnement de notre langage par le socialisme. Et aussi le sous chapitre : Le capitalisme a donné vie au prolétariat ; si seulement Marx était vivant pour le lire !

 

Autrement, je ne vais pas tarder à finir Debunking Economics, ou L'Imposture économique de Steve Keen. Bien que l'auteur soit post-keynésien, et qu'il s'attaque assez maladroitement à l'école autrichienne ; malheureusement ses attaques sur les théories néoclassiques sont justes, et je regrette que beaucoup de libéraux reprennent certaines de ces erreurs d'analyse. Je ne reproche rien au libéralisme sur le plan moral, mais sur le plan de l'analyse économique c'est autre chose.

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il y a 2 minutes, Flandre a dit :

un excellent commentateur de l'histoire

:icon_surpris: Surtout les mêmes anecdotes qu'il répète non-stop sur un ton de directeur de conscience, non?

Il faudrait vérifier mais j'avais l'impression en feuilletant Mélancolie française que c'était truffé de clichés à la "les barbares ont causé la chute de Rome qui allait grave bien sans ça", les barbares étant subtilement rapprochés des migrants. Pas sûr qu'on puisse distinguer ses causeries d'instituteur d'histoire et ses diatribes politiques de plus en plus wtf.

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il y a 14 minutes, Vilfredo Pareto a dit :

Surtout les mêmes anecdotes qu'il répète non-stop sur un ton de directeur de conscience, non?

 

Je ne nie pas le fait qu'il puisse être désagréable par moment ; ceux qui commentent en usant excessivement d'anecdotes ont peut-être souvent des arguments de pacotilles, mais ils satisfont très bien les petites curiosités.

 

Autrement, je ne me suis intéressé à Zemmour qu'après Suicide Français, je ne saurais rien dire sur ses écrits antérieurs.

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Il y a 16 heures, Flandre a dit :

 Je ne reproche rien au libéralisme sur le plan moral, mais sur le plan de l'analyse économique c'est autre chose.

 

Le deuxième plan n'est pas le libéralisme. Le libéralisme n'est pas une école de théorie économique (le fait que les libéraux aient tendance à être attirés par certaines et que certaines aient tendance à voir émerger des gens qui sont libéraux en politique n'est qu'une corrélation, pas un trait essentiel à la définition du libéralisme. On peut être libéral sans avoir de culture économique même minimale, même si c'est factuellement rare).

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@F. mas avait raison, ce bouquin est bien.

 

Et donc, l'illusion propriétariste a émergé au sein de la boutique anglaise afin d'entourlouper la bourgeoisie et lui arracher des droits politiques, rien de moins:

 

 "Sans fonds de roulement, pas d'indépendance, pas de liberté. Les Niveleurs le savent fort bien, puisqu'ils en font l'expérience quotidienne. Pourtant, ils ne le disent jamais explicitement. Pourquoi ? Parce qu'ils ont beaucoup plus à cœur de proclamer les droits de l'homme que le droit de propriété, plus précisément encore, parce qu'ils s'efforcent de fonder les droits de l'homme moins sur le droit que les hommes peuvent avoir sur les choses, que sur celui qu'ils possèdent sur eux-mêmes. Tout à la tâche de revendiquer la plénitude des droits pour tous ceux qui n'ont pas aliéné leur force de travail, comment pourraient-ils admettre publiquement, sans donner des armes à leurs adversaires, que la propriété exclusive de leur force de travail n'assure l'indépendance qu'à ceux qui possèdent, en outre, des biens matériels ? Rares sont les textes où les Niveleurs admettent clairement que propriété du travail et propriété des choses sont liées dans leur esprit. […] Mais qu'ils le reconnaissent explicitement ou pas, le fait demeure: le critère de liberté que les Niveleurs utilisent impliquent nécessairement que l'homme libre est celui qui, outre sa force de travail, possède quelques biens matériels. […]
Leur idée de la liberté est le produit de la généralisation qu'ils opèrent à partir des données de leur propre expérience, c'est-à-dire à partir du phénomène complexe qu'est la liberté telle qu'ils la connaissent, celle du petit producteur indépendant qui ne l'est que dans la mesure où il dispose librement de ses facultés personnelles et d'un fonds de roulement. Qu'ils aient mis l'accent sur le premier de ces deux termes n'a rien de surprenant. Qu'ils aient appelé "propriété" cette liberté de disposer de ses propres facultés n'est pas un hasard.
"
-Crawford B. Macpherson, La théorie politique de l'individualisme possessif, Gallimard, coll. Folio essais, 2004 (1962 pour la première édition anglaise), 606 pages, pp.250-252.

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Mises, ce libéral pragmatique :D

 

It was not the only time Mises would justify and implement emergency monetary policies that are difficult to reconcile with classical-liberal principles. In accord with F.A. Hayek, one could call such positions desperado policy: it is “essentially the policy of the desperado who has nothing to lose and everything to gain from a short breathing space.” But keep in mind that Mises approached policy matters from a utilitarian point of view. Strictly speaking, there is no such thing as scientific “classical liberal principle” from his perspective. There are only effective and inenfective policies. Using the monetary printing press in the winter of 1918–1919 was the only suitable way to keep the government going, he thought. »

-Jörg Guido Hülsmann, Mises. The Last Knight of Liberalism, Auburn (Alabam), 2007, 1143 pages, p.345.

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Il y a 4 heures, Johnathan R. Razorback a dit :

 

Pas encore lu. Comment goûtes-tu l'anticapitalisme de Péguy ?

Je l'attaque ce soir.

Son anticapitalisme ne me dérange pas. Il paraît qu'il se rapproche du libéralisme sur certains points dans ce livre.

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Holy shit, préparez vous au shitstorm. 

 

Sortie de "Human Diversity: the Biology of Gender, Race and Class" par Charles Murray 

 

@F. mas tu l'as commandé ? 

 

 

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Je vais commander ça. Ca va sans doute un peu piquer.

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Il y a 2 heures, F. mas a dit :

Je vais commander ça. Ca va sans doute un peu piquer.

L'euphémisme du mois. :lol: 

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il y a une heure, Filibert a dit :

Tyler Cowen en a fait un résumé (je ne vous garantie pas que ce résumé est objectif) :

https://marginalrevolution.com/marginalrevolution/2019/12/charles-murrays-human-diversity.html

Tiens, il y a Steve Sailer dans les commentaires.

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Il apparaît que la fameuse distinction entre les crimes (punissables par la puissance publique) et les vices (non punissables) soit déjà dans Holbach ; je me demande dans quelle mesure la maîtrise de cette distinction morale n'est pas un prérequis pour être libéral :

 

"L'on doit appeler crimes, forfaits, attentats, péchés graves tous les actes qui causent un grand désordre dans la société, ou qui annoncent dans celui qui les commet des dispositions très fatales pour ses associés. On appellera vices toutes les dispositions soit naturelles soit acquises dont il résulte du mal, ou dont il ne résulte aucun bien. On appellera défauts, imperfections, faiblesse la privation des qualités nécessaires pour nous concilier la tendresse et l'estime des êtres avec qui nous vivons. Nos défauts sont des dispositions qui nous rendent incommodes, ridicules, méprisables dans le commerce de la vie. Les crimes méritent la haine et les punitions des hommes. Les vices méritent leurs mépris." (p.73)
-Paul-Henri Thiry d’Holbach, Système social ou Principes naturels de la Morale & de la Politique avec un Examen de l’Influence du Gouvernement sur les Mœurs, 1773 in Œuvres philosophiques (1773-1790), Éditions coda, 2004, 842 pages, pp.5-314.

 

 

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