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Bastiat

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C'était une époque différente où les femmes étaient considérées comme des bouts de viande. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, à moins d'être d'accord avec les féministes.

J'ai pas l'impression que les mormones soient particulièrement maltraitées.

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Tu parles de quoi? La polygamie successive (changer régulièrement de conjoint), ou celle de tromper son conjoint? Pas sur que ce soit aussi développé que tu ne l'imagines. 

Entre autres choses.  :icon_wink:

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C'est con mais la lutte contre la polygamie ainsi que celle en faveur de l'indissolubilité du mariage ont été faite pour améliorer la situation des femmes. 

des femmes mariés peut-être, mais pas de toutes les femmes.

C'est comme le CDI. Si t'es dedans,c 'est tout bénéf. Si t'es dehors, il n'y a plus rien pour toi.

 

Et ne parlons pas de la situation juridique des enfants "bâtards"...

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Mais que les femmes puissent être polygame aussi.

Tu veux dire polyandre, sûrement.

Sauf si tu parles d'un ménage polygame lesbien.  :icon_razz:

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Toutes affaires cessantes, "Messieurs Les Ronds de Cuir" de Courteline.

 

C'est gratos en epub, c'est délicieux, c'est le Hashtable de son temps, une langue et un style de haute volée. Et ce n'est guère épais (comme disait notre légendaire recordman de posts). 

 

Ne mourez pas sans avoir lu ça. 

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Tu veux dire polyandre, sûrement.

Sauf si tu parles d'un ménage polygame lesbien. :icon_razz:

Polygame, plusieurs unions, ça peut coller pour les femmes aussi.

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Bon, je viens de finir de lire la Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie, de Keynes.

 

Mais pour le bien que ça m’a fait, j’aurai aussi pu lire un traité de musicologie en chinois. Je n’ai (pratiquement) RIEN compris. Je pense que ça tient en partie au vocabulaire de Keynes, qui de son propre aveu a parfois un sens différent de celui d’autres économistes. Et puis comme je suis une bille en mathématique, dès qu’il utilise des fractions ou autres, mon cerveau se déconnecte automatiquement.

 

J’ai tout de même compris (me semble-t-il) qu’il avait un problème avec l’épargne, dans lequel il voit une cause du chômage. Du moins c’est l’impression que j’ai à la lecture du passage suivant :

 

« Aux États-Unis, par exemple, vers 1929 l'expansion rapide du capital au cours des cinq années antérieures avait conduit progressivement à constituer, en regard d'un outillage qui n'avait aucun besoin de renouvellement, des amortissements et des provisions pour dépréciation d'une importance si considérable qu'un volume énorme d'investissement entièrement nouveau était nécessaire uniquement pour absorber ces provisions financières ; et on perdit presque tout espoir de trouver des investissements nouveaux assez nombreux pour suffire au volume d'épargne nouvelle qu'une communauté prospère en état de plein emploi eût été disposée à mettre de côté. Ce facteur à lui seul aurait sans doute suffi à déterminer une crise. En outre, les grandes sociétés ayant continué pendant la dépression à faire preuve dans la mesure de leurs moyens de la même « prudence financière », celle-ci constitua un sérieux obstacle à une reprise rapide. »

 

Et aussi de celui-ci : « Plus nos revenus sont élevés et plus, malheureusement, il y a d'écart entre ces revenus et notre consommation. A défaut d'une formule nouvelle le problème, on le verra plus tard, ne comporte pas de solution, excepté celle qui consiste en un chômage et par suite en un appauvrissement suffisant pour que l'excès du revenu sur la consommation soit limité à une quantité équivalente à la provision physique qu'il est avantageux de constituer aujourd'hui. »

 

Et enfin, ce passage est franchement épique :
« Des dépenses sur fonds d'emprunt peuvent, même lorsqu'elles sont inutiles, enrichir en définitive la communauté. La construction de pyramides, les tremblements de terre et jusqu'à la guerre peuvent contribuer à accroître la richesse. »
-John Maynard Keynes, Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie, 1936.

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Je comprends pas trop l'acharnement actuel à se référer à Keynes pour ce genre de raison, surtout que lui même avait avoué à Hayek qu'il avait complètement changé d'avis et qu'il n'y croyait pas vraiment à ce qui figurait dans ce livre.

 

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Dommage qu'on ait que la version d'Hayek et qu'il n'ait rien dit publiquement.

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Sur les conseils de Lancelot : A billion wicked thoughts.

Très intéressant pour comprendre les ressorts derrière le pron et les puksions sexuelles. Même (surtout) d'un point de vue introspectif. Le big data au service du développement personnel :)

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Ca fait un an que je l'ai commandé chez Mamazon, ils n'ont toujours pas réussi à me le livrer (il est toujours marqué en transit, et me relacent tous les trois mois pour me demander si je veux toujours le recevoir ou si préfère l'échanger contre un avoir équivalent). J'imagine qu'il doit être disponible en numérique, mais bon, c'est pas pareil...

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On parlait de Feynman sur un autre fil, et cela m'a rappelé cette BD qui lui est consacrée :
 

 
Je l'ai lue il y a un moment, mais pour autant que je m'en souvienne, c'était très agréable et très accessible (cela traite davantage de sa vie que de physique).
 
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Quand on a écrit un livre, peut-on le mettre dans "mes lectures du moment" ?

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C'est de la SF ? Un 4° de couv, un petit résumé et la possibilité de lire qq pages serait un plus, cher monsieur  Kolb.

  • Yea 1

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C'est plutôt un cyber-polar dont l'action se situe quelque part dans la deuxième moitié du 21ème siècle. Après l'instauration d'une société sécuritaire et la mise en place d'un algorithme de santé les accidents et le crime ont été réduits à presque zéro. Pourtant des disparitions mystérieuses vont déclencher une enquête mondiale. Finalement les exilés du système, établis dans un état indépendant de Kayapos, les réfugiés d'un Hong Kong indépendant et les hackers vont trouver la réponse.

 

http://www.amazon.fr/AnonymX-Alain-Kolb-ebook/dp/B013WP9D66/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1439752741&sr=8-1&keywords=anonymx

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il y a un message libéral dans le livre ?

(je demande innocemment)

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Lu La formation de la pensée juridique moderne. C'est fabuleux.

Ouvrage très accessible, y compris pour les gens n'ayant jamais fait de droit (c'est mon cas).

 

J'ai eu droit aux 2 questions suivantes lorsque j'ai résumé la thèse du livre à quelqu'un :

1.Dans le cadre du Droit Naturel Classique, comment peut-on s'assurer que les juristes, chargés de découvrir le Droit dans la nature des sociétés, n'en profitent pas pour s'octroyer des pouvoirs via des décisions contraires à cette nature ? (hypothèse: les juristes sont en concurrence donc seuls les meilleurs émergent)

2. Puisque le DNC ne s'entend que dans le cadre de la Cité, comment l'adapter aujourd'hui ? 

 

J'avoue avoir eu quelques difficultés à être convaincant sur ces 2 points.

 

Prochaine étape pour creuser le DNC :

 

 

  • Yea 2

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A la première question je te répondrai que c'est comme dans un marché libre, la concurrence entre les juristes et leurs différentes réponses aux questions qui se posent feront le reste. Aujourd'hui tu as ce que l'on appelle la Doctrine en Droit, c'st à dire les opinions des juristes à propos des questions de droits. Souvent la Doctrine arrive à un consensus mais il reste toujours des opinons différentes.

 

La deuxième question est la plus passionnante et il n'y a pas encore de réponses certaines. Personnellement je n'y vois pas de difficultés. C'est une des choses que j'ai retenu de l'ouvrage de Leo Stauss, le fait qu'il y ai différentes conception du droits et des solutions différentes dans la plus part des peules ne signifie pas que le DN n'existe pas, mais confirme que tout le monde confit l'idée de Justice et qu'il y a des comportements justes et d'autres non. Le DN est d'abord une méthode et Villey militait pour revenir à cette méthode de droit.

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J'ai eu droit aux 2 questions suivantes lorsque j'ai résumé la thèse du livre à quelqu'un :

1.Dans le cadre du Droit Naturel Classique, comment peut-on s'assurer que les juristes, chargés de découvrir le Droit dans la nature des sociétés, n'en profitent pas pour s'octroyer des pouvoirs via des décisions contraires à cette nature ?

Ils peuvent essayer mais il n'y a pas de monopole de la force qui applique ces décisions aveuglément.

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il y a un message libéral dans le livre ?

(je demande innocemment)

 

Un personnage a même dû annoncer l'implosion de la Chine communiste ;))

- Les temps s'annonçaient mouvementés. C'était l'année du Tigre. Dans la mythologie chinoise, il représente la force, l'impétuosité. Mais le tigre sait se placer toujours du côté du bien. Aussi de grands changements peuvent se produire une fois cette force mise en marche. Tiananmen Deux commença dans des conditions de crise économique graves. La Chine avait été engagé depuis dix ans dans un conflit ruineux à la frontière nord du fleuve Amour avec la Russie. En parallèle, une quasi-guerre civile avec le frère taïwanais détériorait la confiance de l'intérieur. Malgré des avancées stratégiques du gouvernement central, ses méthodes brutales effrayaient tout le monde. Il absorbait de plus en plus de ressources, provoquant par la corruption des pénuries et des famines. Dans ces conditions, Tiananmen 2 commença comme revendication démocratique et fut étouffé directement par l'armée. La brutalité fut telle que cela provoqua la dislocation du pays. Les provinces en ébullition du Tibet, Hong Kong et Macao demandèrent leur indépendance, pacifiquement, par référendum organisé par les hacktivistes comme nous.

Il prit une pause comme pour savourer ce bon souvenir, avant de continuer.

C'est à ce moment que j'ai connu Boris, « l'homme aux mille visages » comme on le nommait. Il était

 

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Lu La formation de la pensée juridique moderne. C'est fabuleux.

Ouvrage très accessible, y compris pour les gens n'ayant jamais fait de droit (c'est mon cas).

 

J'ai eu droit aux 2 questions suivantes lorsque j'ai résumé la thèse du livre à quelqu'un :

1.Dans le cadre du Droit Naturel Classique, comment peut-on s'assurer que les juristes, chargés de découvrir le Droit dans la nature des sociétés, n'en profitent pas pour s'octroyer des pouvoirs via des décisions contraires à cette nature ? (hypothèse: les juristes sont en concurrence donc seuls les meilleurs émergent)

2. Puisque le DNC ne s'entend que dans le cadre de la Cité, comment l'adapter aujourd'hui ? 

 

J'avoue avoir eu quelques difficultés à être convaincant sur ces 2 points.

 

Prochaine étape pour creuser le DNC :

 

 

 

Tu as d'excellentes lectures et tu te poses de très bonnes questions. Le premier problème constitue (ou du moins traverse) toute l'histoire de la jurisprudence de la cour Suprême des États-Unis. Le second est traité différemment selon les auteurs. PAB donne une bonne indication quand il dit que Villey cherche avant tout à ressusciter un raisonnement juridique. Le livre de R. Barnett The Structure of Liberty, un livre de théorie libérale du droit qui tente une synthèse intelligente du (et des) droit naturel applicable aujourd'hui pourrait t'éclairer.

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Merci pour vos éclaircissements, je vais méditer sur tout ça.  :)

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(hypothèse: les juristes sont en concurrence donc seuls les meilleurs émergent)

 

Je dirais qu'il est possible qu'en concurrence, des idées juridiques hors du cadre du droit naturel émergent. Du moins je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas le cas.

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Dans toute théorie évolutionniste il y a toujours deux processus : l'émergence et la sélection. Que des solutions contraires au DN émergent oui évidemment. Qu'elles soient sélectionnées non par hypothèse. Le DN est un attracteur si vous voulez.

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Plutôt que de se concentrer sur ce que serait le droit naturel, on peut se demander ce qu'est la nature juridique de l'État et comment il intervient sur le processus de définition du droit.

 

Historiquement, la spécificité du gouvernement, c'est le privilège. Le roi (et sa horde d'envahisseurs) ne sont pas soumis aux règles traditionnelles de la société qu'ils ont conquis. Ils vivent en dehors du droit coutumier avec leur propre système juridique et sans être soumis à la justice commune. Avec le développement de l'État et son imbrication dans une société de plus en plus complexe, les privilèges se multiplient en faveur d'un nombre infini de sous-catégories sociales. La justice ne s'inscrit plus dans les règles générales mais dans la gestion des millions d'exceptions, de dérogation et statuts sociaux. Revenir au droit naturel, c'est d'abord et avant tout, mettre fin à la logique du privilège.

La question de la stabilité se pose donc de la façon suivante : en absence d'État, risque-t-on de voir réémerger des privilèges ou les règles uniformiseront-elles à travers l'espace social ?

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La question de la stabilité se pose donc de la façon suivante : en absence d'État, risque-t-on de voir réémerger des privilèges ou les règles uniformiseront-elles à travers l'espace social ?

Ta question suppose qu'on ait répondu à une autre question : le droit qui s'applique aux gens suit-il les gens, ou bien est-il attaché à un territoire ? Je pense naturellement au fait que dans l'Antiquité et le premier Moyen-Âge, des gens de peuples différents avaient un droit différent (sauf peut-être ces gens qui ne font rien comme les autres, les Juifs, sur le territoire desquels qui le même droit semblait s'appliquer aux Juifs comme aux non-Juifs, si j'en crois Michael Walzer).

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Plutôt que de se concentrer sur ce que serait le droit naturel, on peut se demander ce qu'est la nature juridique de l'État et comment il intervient sur le processus de définition du droit.

 

Historiquement, la spécificité du gouvernement, c'est le privilège. Le roi (et sa horde d'envahisseurs) ne sont pas soumis aux règles traditionnelles de la société qu'ils ont conquis. Ils vivent en dehors du droit coutumier avec leur propre système juridique et sans être soumis à la justice commune. Avec le développement de l'État et son imbrication dans une société de plus en plus complexe, les privilèges se multiplient en faveur d'un nombre infini de sous-catégories sociales. La justice ne s'inscrit plus dans les règles générales mais dans la gestion des millions d'exceptions, de dérogation et statuts sociaux. Revenir au droit naturel, c'est d'abord et avant tout, mettre fin à la logique du privilège.

La question de la stabilité se pose donc de la façon suivante : en absence d'État, risque-t-on de voir réémerger des privilèges ou les règles uniformiseront-elles à travers l'espace social ?

 

 

Hum pas d'accord les gouvernements sont toujours soumis a des règles, il y a ce qu'il peut faire et ce qu'il ne peut pas faire. De plus dire qu'il n'était pas soumis au droit coutumiers est un non sens, il avait son propre droit coutumier. Ton paragraphe pré suppose qu'il y avait une règle commune à tous, ce qui a très longtemps été faux, il y avait une multitude de droits coutumiers qui différait selon ta province, ta ville, ton corps de métiers ou ta qualité particulière. Le droit des gouvernants n'était qu'un de ces droits spécifiques. Il est amusant de noter que le développement sans frein de l'État est intervenu au moment où il a unifié de force la législation (révolution française). 

 

 

Bon on devrait soit ouvrir un fil soit retourner sur celui du DN.

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Le gouvernement ne s'est pas développé sans frein à partir de la Révolution vu que le gouvernement est toujours soumis à des règles.

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