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Excellente Note économique De L'institut Economique Molinari Sur Kyoto


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http://institutmolinari.org/pubs/note20066fr.pdf

Sincèrement, je crois que ceux qui gobent encore les inepties sorties par nos écologistes d'opérette feraient mieux de se documenter un peu en lisant les notes de l'Institut Economique Molinari.

Petite introduction:

Communiqué de presse

Le protocole de Kyoto – une solution coûteuse et inefficace selon l’Institut économique Molinari

Paris, 12 septembre 2006 – Selon la dernière note de l’Institut Economique Molinari publiée aujourd’hui, le protocole de Kyoto est une solution risquée compte tenu de ses conséquences économiques désastreuses et de l’insignifiance probable de son impact sur le climat.

Selon l’IEM, « il faut au moins éviter de parer le protocole de Kyoto de toutes les vertus et admettre que le débat sur le réchauffement climatique est loin d’être clos. » Ce débat doit évoluer vers une meilleure prise en considération des différents aspects et incertitudes concernant le réchauffement et les mesures destinées à le limiter.

Les effets négatifs de Kyoto

Afin d’élargir le débat, le document de l’IEM analyse les conséquences économiques de la mise en œuvre du protocole. Alors que le réchauffement ne sera pas ressenti par tous mais qu’il peut même avoir des effets bénéfiques, les mesures fiscales et réglementaires du protocole pénaliseront les activités émettrices de Gaz à Effets de Serre (GES). Or, nous le rappelle l’IEM, ces activités sont omniprésentes dans notre vie quotidienne : chauffage, climatisation, production énergétique, fabrication du plastique, de l’acier etc., conditionnement des produits ou encore fonctionnement de nos appareils électriques (éclairage, ordinateurs, appareils ménagers, etc). La nouvelle réglementation augmentera les prix de tous ces biens, diminuant inévitablement notre pouvoir d’achat et notre qualité de vie.

L’inefficacité de Kyoto

A ce sujet, l’IEM souligne que le premier doute sur l’efficacité de Kyoto résulte de l’incertitude qui pèse sur l’origine du réchauffement climatique et notamment sur le fait qu’une part significative de celui-ci soit due aux émissions humaines de GES. Des scientifiques émettent l’hypothèse qu’il serait au contraire principalement le résultat d’une activité solaire plus importante.

D’autre part, le protocole ne s’applique qu’à un nombre de pays limité. Avec l’augmentation des prix des facteurs de production, de nombreuses firmes délocaliseront leurs activités. Cela ne légitime pas pour autant un protocole élargi qui condamnerait de nombreux pays à rester dans la pauvreté. Comme le rappelle l’IEM « plus les économies se développent, plus leur capital accumulé est important et de bonne qualité. Or, un pays avec du capital de qualité résistera mieux aux effets négatifs éventuels du réchauffement climatique qu’un pays moins développé. »

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  • 3 weeks later...
http://institutmolinari.org/pubs/note20066fr.pdf

Sincèrement, je crois que ceux qui gobent encore les inepties sorties par nos écologistes d'opérette feraient mieux de se documenter un peu en lisant les notes de l'Institut Economique Molinari.

Ceux qui pensent que les écologistes croient à Kyoto devraient se documenter aussi … :icon_up:

Quant au blabla sur "on ne sait pas si ça se réchauffe vraiment" et sur "il en faut pas pénaliser nos industries", c'est aussi creux que ce protocole.

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Le Monde fait état de la position de Claude Allègre et de la protestation indignée de tous les climatologues de France et de Navarre.

Article paru dans l'édition du 04.10.06

Vent debout contre Claude Allègre. Depuis la publication de sa chronique du 21 septembre dans l'hebdomadaire L'Express, le géophysicien suscite la colère des climatologues français. Rompant avec le consensus qui prévaut chez les spécialistes de l'évolution du climat, M. Allègre développait dans son texte l'idée selon laquelle les changements climatiques actuels ne sont pas le signe d'un réchauffement global de la Terre. Et, surtout, que la cause de ces changements demeure inconnue.

En réponse, plusieurs climatologues ont adressé, mardi 3 octobre, une courte lettre de protestation à l'Académie des sciences, à l'Institut national des sciences de l'univers (INSU), au ministère de la recherche ainsi qu'à L'Express. Parmi les signataires, Jean Jouzel, directeur de l'Institut Pierre-Simon-Laplace (IPSL), Michel Fily, directeur du Laboratoire de glaciologie et de géophysique de l'environnement (LGGE) ou encore Thomas Stocker, directeur du laboratoire de physique du climat et de l'environnement de Berne (Suisse).

Que dit donc l'ancien ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie (1997-2000), scientifique reconnu ? Sous le titre "Neiges du Kilimandjaro", il écrit : "Dans la même quinzaine, on a vu les photos spectaculaires de Yann Arthus-Bertrand montrant le Kilimandjaro déplumé, sans ses neiges, et l'on a immédiatement entendu le refrain sur le réchauffement de la planète et lu dans la revue Science un important article d'une série d'éminents glaciologues qui montrent que, en trente ans, le volume des glaces antarctiques n'a pas varié. Tous les spécialistes sont d'accord : si un réchauffement général du globe a lieu, il sera beaucoup plus important près des pôles qu'à l'équateur. Or ces auteurs expliquent qu'en certains endroits du continent antarctique il y a une destruction massive de la banquise, mais qu'ailleurs il y a épaississement de la glace."

"Alors, y a-t-il ou non réchauffement climatique ?, interroge l'ancien ministre. L'argument du Kilimandjaro paraît imparable. (…) Mais les choses ne sont pas si simples. La disparition progressive des neiges du Kilimandjaro est souvent attribuée à des phénomènes locaux, et au premier chef à la désertification de l'Afrique de l'Est." Puis Claude Allègre convoque une publication sur la "remontée" géologique du continent africain qui expliquerait cette désertification. La conclusion du texte est claire : le dossier du réchauffement climatique de la planète reste ouvert. "La cause de cette modification climatique est inconnue, affirme-t-il. Est-ce l'homme ? Est-ce la nature ?" Il invite à la "prudence". Et fustige les tenants d'une "écologie de l'impuissance protestataire devenue un business très lucratif pour quelques-uns".

Dès sa publication, la chronique de M. Allègre provoque un déluge de courriels indignés entre laboratoires. Tout ce que la France a de climatologues et de glaciologues serre les dents. De nombreux chercheurs protestent, le font savoir en privé, mais l'émoi demeure confiné aux centres de recherche.

Certes, Claude Allègre n'est pas climatologue, certes il exprime un point de vue ultraminoritaire, certes il fait une interprétation erronée des travaux qu'il cite... Mais il est, au moment de la publication, ministrable en cas de retour de Lionel Jospin à l'Elysée. Prudence, donc. Jusqu'à l'annonce du retrait de l'ancien premier ministre de la course à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007.

La décision de Lionel Jospin, annoncée officiellement le 29 septembre, semble délier les langues et susciter les initiatives. Le 1er octobre, plus d'une semaine après la publication de la chronique décriée, le LGGE met en ligne sur son site Internet un texte assassin de Sylvestre Huet, journaliste scientifique à Libération, qui démonte implacablement et en termes peu amènes les arguments de M. Allègre.

Les chercheurs signataires du courrier de protestation ne font pas autre chose. Dans un style plus urbain, ils font valoir que "les modèles climatiques ne prévoient pas une diminution du volume des glaces de la calotte antarctique en raison de chutes de neige plus importantes et d'une fusion encore très marginale dans cette région polaire, où les températures sont globalement très inférieures à 0 o C".

En clair, les travaux mentionnés par M. Allègre dans son texte ne contredisent pas les prévisions des climatologues et ne remettent nullement en cause le consensus actuel sur le réchauffement.

Une fois le reste de l'argumentaire déconstruit, les auteurs du courrier concluent : "On pourrait s'attendre qu'un chercheur éminent'', ancien ministre de la recherche et académicien, donne une information d'expert scientifique responsable et non une information tronquée, presque partisane et fausse, surtout lorsque cela concerne un sujet sociétal." Les climatologues reprochent à M. Allègre de nier l'évidence du réchauffement et de sa cause principale - l'homme. Et, de ce fait, de contribuer à instiller le doute sur les travaux du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) - travaux qui légitiment le Protocole de Kyoto et les maigres efforts de la communauté internationale pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

"Venant de la part d'une personnalité comme Claude Allègre, on ne pouvait pas laisser passer cela, relève Dominique Raynaud, ancien directeur du LGGE. Cela équivaut à jeter le discrédit sur tous les personnels de la recherche qui travaillent, en France, sur ces thèmes." Outre sa qualité d'ancien ministre, M. Allègre est aussi l'un des scientifiques français les plus titrés. Il est lauréat du Prix Crafoord et de la médaille Wollaston, médaille d'or du CNRS. Certains climatologues, comme Michel Fily, n'hésitent pas à lier les prises de position de Claude Allègre à la faible mobilisation du Parti socialiste sur les questions de changement climatique.

"Ce genre de propos arrive alors qu'on voit s'ouvrir sur Internet de plus en plus de sites et de listes de diffusion dont l'objectif est de nier la réalité du réchauffement et de ses causes ou de colporter des informations rassurantes mais scientifiquement infondées sur le phénomène, dit Valérie Masson-Delmotte, chercheuse au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE). Ces idées commencent à transparaître dans certains enseignements universitaires dispensés dans le domaine des sciences de la Terre."

Quasi absentes de la communauté des climatologues, les thèses de M. Allègre sont partagées, en France, par des géophysiciens de l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP). Les communications de Vincent Courtillot, directeur de l'IPGP et proche de M. Allègre, ont d'ailleurs, récemment, déjà suscité quelques remous à l'Académie des sciences.

Celle-ci doit organiser, fin janvier 2007, un débat autour des thèses de M. Courtillot, selon lesquelles l'augmentation de la concentration atmosphérique en CO2 pourrait ne pas être la cause principale du réchauffement. Ce dernier pourrait être attribué à des phénomènes indépendants des activités humaines (cycles solaires, géomagnétisme).

"Il y a encore quelques personnes qui posent des questions sur la méthodologie du GIEC, sur les mesures de la température moyenne du globe, etc., explique Edouard Brézin, président de l'Académie des sciences. Nous allons donc avoir un débat entre les gens qui travaillent dans le domaine, qui n'ont pas la moindre hésitation et qui sont suivis par 98 % des académiciens, et quelques personnes qui, n'ayant jamais travaillé spécifiquement sur ces sujets, continuent à douter…"

Un climatologue, qui a requis l'anonymat, s'amuse de cette bataille. "On a parfois du mal à suivre Claude Allègre : pour qui le connaît, il est difficile de faire la part entre ses convictions scientifiques réelles et ce qui relève dans son discours de la pure provocation ou de la politique, explique-t-il. A la fin des années 1980, pour faire pièce aux antinucléaires, il n'hésitait pas à tirer la sonnette d'alarme sur le réchauffement climatique en mettant en garde contre l'accumulation de CO2 dans l'atmosphère."

Et de citer un livre d'entretiens (12 Clés pour la géologie, éd. Belin/France Culture), dans lequel Claude Allègre expliquait, en 1987 : "En brûlant des combustibles fossiles, l'homme a augmenté le taux de gaz carbonique dans l'atmosphère, ce qui fait, par exemple, que depuis un siècle la température moyenne du globe a augmenté d'un demi-degré."

Stéphane Foucart

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Ceux qui pensent que les écologistes croient à Kyoto devraient se documenter aussi … :icon_up:

Je n'ai pas besoin de tes sermonts, merci.

Je suis moi-même écologiste mais libéral pas socialiste.

Selon les libéraux, la défense de l'environnment passe par un plus grand respect de la propriété et non par une planification internationale sauvage.

Quant au blabla sur "on ne sait pas si ça se réchauffe vraiment" et sur "il en faut pas pénaliser nos industries", c'est aussi creux que ce protocole.

Ta puissance argumentative est sidérante.

Merci pour ta contribution.

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Je n'ai pas besoin de tes sermonts, merci.

Je suis moi-même écologiste mais libéral pas socialiste.

Selon les libéraux, la défense de l'environnment passe par un plus grand respect de la propriété et non par une planification internationale sauvage.

Tu n'as pas l'impression de répondre totalement à côté de la plaque? Le type précise que les écologistes croient à Kyot sont à côté de la plauqe, et il se trouve que pour une bonne part d'entres eux, il a raison. C'est le citoyen lambda et les médias qui ne jurent que par Kyoto.

Quant à ton smiley d'au revoir, tu pourrais franchement t'abstenir.

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Tu n'as pas l'impression de répondre totalement à côté de la plaque? Le type précise que les écologistes croient à Kyot sont à côté de la plauqe, et il se trouve que pour une bonne part d'entres eux, il a raison. C'est le citoyen lambda et les médias qui ne jurent que par Kyoto.

C'est faux, de nombreux scientifiques et climatologues croient aux vertus de ce Protocole ou, du moins, pensent qu'il améliorera la situation actuelle.

Evidemment, les citoyens "lambda" sont mal documentés par les médias qui leur font croire qu'il existe un consensus sur ce sujet, ce qui est faux, comme nous le savons.

Quant à ton smiley d'au revoir, tu pourrais franchement t'abstenir.

C'est vrai que ce smiley était de mauvais goût.

D'ailleurs, j'efface.

Curieux en tout cas de te voir scandalisé par mon smiley mais pas par les propos de Jess concernant les écrits de l'Institut Molinari à ce sujet.

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C'est faux, de nombreux scientifiques et climatologues croient aux vertus de ce Protocole ou, du moins, pensent qu'il améliorera la situation actuelle.

Evidemment, les citoyens "lambda" sont mal documentés par les médias qui leur font croire qu'il existe un consensus sur ce sujet, ce qui est faux, comme nous le savons.

Le point sur lequel Taisei attirait ton attention était que Jess signalait que les écolos ne croyaient pas dans Kyoto.

Curieux en tout cas de te voir scandalisé par mon smiley mais pas par les propos de Jess concernant les écrits de l'Institut Molinari à ce sujet.

Pourquoi ? Ce type n'a pas le droit d'exprimer son désaccord ? J'aime beaucoup le travail de l'IEM, mais ce n'est pas lui rendre service que de considérer ses publications comme incritiquables par principe.

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C'est faux, de nombreux scientifiques et climatologues croient aux vertus de ce Protocole ou, du moins, pensent qu'il améliorera la situation actuelle.

Une fois de plus, Jess parle des écologistes, et je pense qu'il à même en tête autre chose que les partis politique verts. En cela, ce qu'il dit est tout à fait juste. Ensuite, la plupart des scinetifiques semblent croire aux vertus pédagogiques de Kyoto (prise de conscience), pas aux effets du traité lui-même.

Curieux en tout cas de te voir scandalisé par mon smiley mais pas par les propos de Jess concernant les écrits de l'Institut Molinari à ce sujet.

En quoi devrais-je être scandalisé par les propos de Jess? Je ne vois pas. L'IEM peut être critiqué, et Jess n'est pas du tout insultant.

Par ailleurs, je pense que sa réaction vient de ta réponse initiale, plus que du texte de l'IEM en lui-même.

PS: damned! doublé par RH!

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Le point sur lequel Taisei attirait ton attention était que Jess signalait que les écolos ne croyaient pas dans Kyoto.

Pas tous, effectivement mais beaucoup d'entre eux y croient.

Pourquoi ? Ce type n'a pas le droit d'exprimer son désaccord ? J'aime beaucoup le travail de l'IEM, mais ce n'est pas lui rendre service que de considérer ses publications comme incritiquables par principe.

Ila le droit d'exprimer son désaccord, le problème est qu'il fait une lecture un peu rapide à mon sens des textes de l'IEM qui sont extrêmement bien documentés (bon, OK, je ne suis pas très objectif en disant cela, c'est mon think tank préféré :icon_up: ).

Et je trouve qu'il y a un monde entre critiquer les textes de l'IEM et dire qu'ils sont creux.

Mais j'étais de mauvaise humeur hier soir et je présente mes excuses à l'intéressé…

Ensuite, la plupart des scinetifiques semblent croire aux vertus pédagogiques de Kyoto (prise de conscience), pas aux effets du traité lui-même.

Certains oui d'autres non.

Et, encore une fois, beaucoup d'écologistes rejettent les "bonnes choses" de Kyoto (comme le principe séduisant des droits à polluer).

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Pas tous, effectivement mais beaucoup d'entre eux y croient.

Tu les as rencontrés ?

Et, encore une fois, beaucoup d'écologistes rejettent les "bonnes choses" de Kyoto (comme le principe séduisant des droits à polluer).

Si polluer est une nuisance, je ne vois pas pourquoi un droit à polluer serait une bonne chose.

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Si polluer est une nuisance, je ne vois pas pourquoi un droit à polluer serait une bonne chose.

Je pense qu'il se réfère au marché des émissions de carbone, pas à un "droit de pouvoir polluer".

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Tu les as rencontrés ?

J'en ai rencontrés certains, oui.

Evidemment, personne ne croit que Kyoto est la panacée mais beaucoup pensent que ça va dans le bon sens.

Après, il y en a d'autres qui sont contre mais pour des mauvaises raisons.

Je pense qu'il se réfère au marché des émissions de carbone, pas à un "droit de pouvoir polluer".

Le juriste que je suis n'a effectivement aucune excuse pour cette faute que j'ai faite.

Oui, effectivement, je me référais au marché des émissions de carbone, à condition bien sûr qu'il ne soit pas organisé par les Etats, comme c'est le cas en ce moment…

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J'avais bien compris, mais cela ne change pas grand chose.

Si polluer est une nuisance, la mise en place d'un marché des "droits à polluer" permet d'assouplir les régulations. Mais au départ, le procédé reste quand même une … usine à gaz.

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Si polluer est une nuisance, la mise en place d'un marché des "droits à polluer" permet d'assouplir les régulations. Mais au départ, le procédé reste quand même une … usine à gaz.

Pour me faire mieux comprendre, cette idée de marché des droits d'émissions me semble typiquement une fausse bonne idée "libérale" : marchéiste, utilitariste, mais sans fondement juridique. Pourquoi ne pas simplement revenir à une application stricte du droit de la responsabilité ?

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Pour me faire mieux comprendre, cette idée de marché des droits d'émissions me semble typiquement une fausse bonne idée "libérale" : marchéiste, utilitariste, mais sans fondement juridique. Pourquoi ne pas simplement revenir à une application stricte du droit de la responsabilité ?

Je suis tout à fait d'accord (j'étais parti sur ce thème dans mon début de réponse avant de tronquer après "usine à gaz"). La loi, la responsabilité actuelle permet de trancher ; en outre, le marché impose (via la prise de conscience que "Polluer C'est Maâl" des consommateurs) de plus en plus des industries "propres". La pollution massive diminue de fait.

Mais dans ce monde tel qu'il est, toute petite latitude est bonne à prendre ; entre l'interdiction pure & dure d'émettre des m3 de CO2 et la possibilité d'acheter des marges d'émission auprès de confrères plus propres, la seconde reste - à mon sens - plus souhaitable que la première.

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Mais dans ce monde tel qu'il est, toute petite latitude est bonne à prendre ; entre l'interdiction pure & dure d'émettre des m3 de CO2 et la possibilité d'acheter des marges d'émission auprès de confrères plus propres, la seconde reste - à mon sens - plus souhaitable que la première.

Tout à fait, par contre, je déplore le fait que de nombreux libéraux se soient prononcés pour le Protocole de Kyoto uniquement parce que ce dernier reconnaissait le principe des "permis négociables".

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Guest jabial
Pour me faire mieux comprendre, cette idée de marché des droits d'émissions me semble typiquement une fausse bonne idée "libérale" : marchéiste, utilitariste, mais sans fondement juridique. Pourquoi ne pas simplement revenir à une application stricte du droit de la responsabilité ?

:icon_up:

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Pour me faire mieux comprendre, cette idée de marché des droits d'émissions me semble typiquement une fausse bonne idée "libérale" : marchéiste, utilitariste, mais sans fondement juridique. Pourquoi ne pas simplement revenir à une application stricte du droit de la responsabilité ?

je ne suis pas scientifique peut être vais je dire des bêtises. Mais l'objectif n'est pas d'éliminer la production de co2 ou d'azote (ou que sais je) mais de la réduire à un niveau qui est jugé ne pas être dangereux pour l'environnement. Le principe de responsabilité ce serait quoi? ça n'est pas l'émission individuelle qui dégrade l'environnement mais le cumul. Entre l'interdiction totale et la permissivité il y a les droits à polluer. Après le fait qu'ils puissent s'échanger, ça semble juste du bon sens.

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Guest jabial
je ne suis pas scientifique peut être vais je dire des bêtises. Mais l'objectif n'est pas d'éliminer la production de co2 ou d'azote (ou que sais je) mais de la réduire à un niveau qui est jugé ne pas être dangereux pour l'environnement. Le principe de responsabilité ce serait quoi? ça n'est pas l'émission individuelle qui dégrade l'environnement mais le cumul. Entre l'interdiction totale et la permissivité il y a les droits à polluer. Après le fait qu'ils puissent s'échanger, ça semble juste du bon sens.

RH ne dit en aucun cas qu'il faut éliminer la production des polluants (surtout naturels). Il y a tout un tas de principes qui s'appliquent, en particulier l'antériorité et le fait qu'on prenne en compte les effets réels pour déterminer un dommage plutôt que d'accepter des dommages imaginaires (ses ondes radio traversent ma tête, au viol!).

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RH ne dit en aucun cas qu'il faut éliminer la production des polluants (surtout naturels). Il y a tout un tas de principes qui s'appliquent, en particulier l'antériorité et le fait qu'on prenne en compte les effets réels pour déterminer un dommage plutôt que d'accepter des dommages imaginaires (ses ondes radio traversent ma tête, au viol!).

oui mais justement, une entreprise émet du co2. On juge quoi? l'effet de cette production marginale sur ma santé? elle est nulle. Par contre si l'effet cumulé existe et produit un dommage, et qu'il n'y a pas de responsables, que fait on?

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je ne suis pas scientifique peut être vais je dire des bêtises. Mais l'objectif n'est pas d'éliminer la production de co2 ou d'azote (ou que sais je) mais de la réduire à un niveau qui est jugé ne pas être dangereux pour l'environnement. Le principe de responsabilité ce serait quoi? ça n'est pas l'émission individuelle qui dégrade l'environnement mais le cumul. Entre l'interdiction totale et la permissivité il y a les droits à polluer. Après le fait qu'ils puissent s'échanger, ça semble juste du bon sens.

Je comprends ce que tu veux dire mais je crois que tu oublies deux points fondamentaux dans ton raisonnement:

-le respect du droit de propriété.

Aujourd'hui, l'eau et l'air ne font l'objet d'aucune appropriation. J'avoue que, pour l'air, je ne sais pas comment techniquement, cela serait possible mais, pour l'eau, c'est tout à fait envisageable.

Comme par coïncidence, l'eau et l'air sont extrêmement pollués.

-les innovations technologiques

Les scientifiques ont la facheuse tendance de ne raisonner qu'à l'instant "t" en n'imaginant pas que l'homme puisse, à l'avenir, trouver de nouvelles sources d'énergie beaucoup moins polluantes.

L'exemple le plus frappant est, bien évidemment, celui du Club de Rome qui croyait qu'on ne disposerait plus que de 25 ans de pétrole, ce qui s'est avéré être faux.

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Je comprends ce que tu veux dire mais je crois que tu oublies deux points fondamentaux dans ton raisonnement:

-le respect du droit de propriété.

Aujourd'hui, l'eau et l'air ne font l'objet d'aucune appropriation. J'avoue que, pour l'air, je ne sais pas comment techniquement, cela serait possible mais, pour l'eau, c'est tout à fait envisageable.

Comme par coïncidence, l'eau et l'air sont extrêmement pollués.

je suis tout à fait d'accord mais tu expliques justement très bien pourquoi le raisonnement libéral classique utilisé pour nier le problème des externalités ne fonctionne pas dans le cas de la pollution de l'air.

Et même pour l'eau, je ne vois pas comment la propriété serait possible.

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