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Sur La Privatisation Des Chemins De Fer


Moon Man

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Le traffic a beaucoup baissé par rapport à la fin du 19è siècle, il n'y a qu'à voir le nombre de lignes aujourd'hui désaffectées.

En bonne logique libérale, si le train n'est pas viable économiquement, il n' y a qu'à le laisser disparaître.

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Ca je sais pas

j'avais vu que le nombre de passagers avait augmenté, alors sans doute que les trains servent encore à quelque chose.

Sinon, je suis d'accord que si c'est pas rentable, ca sert à rien de les préserver

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Le train serait profitable si la route et la voiture n'étaient aussi outrageusement subsidiés.

:icon_up: Les recettes des taxes sur les voitures et l'essence constituent l'un des principaux revenus de l'état, donc une faible partie est utilisée à l'entretien des routes. Les automobilistes subsidient les trains, les trams, les bus, les piétons, les vélos, etc.

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:icon_up:  Les recettes des taxes sur les voitures et l'essence constituent l'un des principaux revenus de l'état, donc une faible partie est utilisée à l'entretien des routes. Les automobilistes subsidient les trains, les trams, les bus, les piétons, les vélos, etc.

Tu oublies la construction des routes, le coût de la pollution, des accidents, etc. qui est "socialisé", et ainsi de suite.

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Tu oublies la construction des routes, le coût de la pollution, des accidents, etc. qui est "socialisé", et ainsi de suite.

La construction des routes est payée par les diverses taxes, dont la taxe de circulation. La pollution est en effet socialisée, comme l'est celle des éleveurs de vaches ou des industriels lourds. Par contre les accidents ne sont pas socialisés à cause de la voiture, mais du système de santé.

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La construction des routes est payée par les diverses taxes, dont la taxe de circulation. La pollution est en effet socialisée, comme l'est celle des éleveurs de vaches ou des industriels lourds. Par contre les accidents ne sont pas socialisés à cause de la voiture, mais du système de santé.

Cela m'étonnerait que les taxes perçues directement sur les automobilistes permettent à elles seules la construction et l'entretien des routes, mais admettons.

Pour le reste, peu importe dans quelle rubrique de la comptabilité de l'état se trouvent (ou ne se trouvent pas) lesdits coûts, le fait est qu'ils sont liés à l'usage de la voiture et sont socialisés.

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Cela m'étonnerait que les taxes perçues directement sur les automobilistes permettent à elles seules la construction et l'entretien des routes, mais admettons.

Pour le reste, peu importe dans quelle rubrique de la comptabilité de l'état se trouvent (ou ne se trouvent pas) lesdits coûts, le fait est qu'ils sont liés à l'usage de la voiture et sont socialisés.

Mais alors toutes les entreprises sont également socialisées, vu que les accidents du travail sont bien plus importants que les accidents de voiture et qu'ils ressortissent également du système de santé.

Or c'est erroné, car les entreprises (et les indépendants), même si certaines sont en partie subsidiées, sont l'élément indispensable à l'existence de l'état, financièrement parlant. Si elles étaient réellement subsidiées, l'état ne pourrait exister. Donc idem pour les voitures : l'argent rapporté est bien supérieur à l'argent "reçu".

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Nouvelle version :

Quand les défenseurs du service public veulent démontrer les méfaits du libéralisme, ils pointent aussitôt du doigt la privatisation des chemins de fer britanniques, preuve selon eux qu'un libéralisation excessive conduit au désastre. Nous allons voir qu'ils se trompent.

Tout d'abord, il convient de relativiser le portrait catastrophique qu'ils se font du réseau ferroviaire du Royaume-Uni. Les trains anglais sont tout de même classés en 11è position en Europe pour leur sécurité. Ensuite, on a constaté en Angleterre comme dans les autres pays une baisse du nombre d’accidents, même depuis la privatisation. Ces trains ont des problèmes, mais ils en ont toujours eu. En particulier, quand ils appartenaient à l’Etat, ils ont été privés de moyens pendant un bon quart de siècle, et c'est probablement cette mauvaise gestion qui est responsable de leurs mauvais état.

Ensuite, il serait malvenu d'attribuer les défauts bien réels des trains anglais (retards, annulations, mauvais services…) à une authentique déréglementation, car cette déréglementation n'a jamais eu lieu.

Toute l'infrastructure ferroviaire (rails, gares, magasins…) a été remise aux mains d'un seul groupe privé, Railtrack, qui s'est ainsi retrouvé en position de monopole. Ensuite, le pays a été divisé en 25 secteurs, chaque secteur étant pris en charge par un seul opérateur. Contrairement à ce qui était initialement prévu, ces opérateurs ne se retrouvent donc pas en concurrence entre eux. Enfin, ce sont les régulateurs étatiques qui ont gardé le pouvoir.

Une erreur de ces régulateurs a été d'imposer un système de tarification forfaitaire. Ainsi Railtrack gagne à peu près la même somme, quel que soit le nombre de trains. Il n'est donc pas motivé à développer son réseau.

Comme on le voit, on est encore très loin d'une véritable concurrence entre entreprises privées chère aux libéraux. D'ailleurs, on ne peut pas parler d'une vraie privatisation puisque même les subventions de l'Etat ont largement augmenté depuis. Ainsi, cet exemple si souvent mis en avant par les antilibéraux n’est pas pertinent car il ne correspond en rien au modèle que nous prônons.

Sources :

La vérité sur les chemins de fer britanniques

The reform of UK railways - Privatization and its results

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Voilà qui est intéressant :icon_mrgreen:

Le piteux état des chemins de fer en Angleterre est souvent un exemple mis en avant par les sociaux-démocrates pour justifier l'intervention de l'Etat et souligner les "défaillances" du marché. Dorénavant j'aurai de quoi répondre.

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Voilà qui est intéressant icon_mrgreen.gif

Le piteux état des chemins de fer en Angleterre est souvent un exemple mis en avant par les sociaux-démocrates pour justifier l'intervention de l'Etat et souligner les "défaillances" du marché. Dorénavant j'aurai de quoi répondre.

Merci beaucoup, Dr Mc Toast :icon_up: , et si cette intervention peut t'aider à répondre aux sociaux-démocrates, c'est tant mieux.

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Nouvelle version :

Quand les défenseurs du service public veulent démontrer les méfaits du libéralisme, ils pointent aussitôt du doigt la privatisation des chemins de fer britanniques, preuve selon eux qu'un libéralisation excessive conduit au désastre. Nous allons voir qu'ils se trompent.

Tout d'abord, il convient de relativiser le portrait catastrophique qu'ils se font du réseau ferroviaire du Royaume-Uni. Les trains anglais sont tout de même classés en 11è position en Europe pour leur sécurité. Ensuite, on a constaté en Angleterre comme dans les autres pays une baisse du nombre d’accidents, même depuis la privatisation. Ces trains ont des problèmes, mais ils en ont toujours eu. En particulier, quand ils appartenaient à l’Etat, ils ont été privés de moyens pendant un bon quart de siècle, et c'est probablement cette mauvaise gestion qui est responsable de leurs mauvais état.

Ensuite, il serait malvenu d'attribuer les défauts bien réels des trains anglais (retards, annulations, mauvais services…) à une authentique déréglementation, car cette déréglementation n'a jamais eu lieu.

Toute l'infrastructure ferroviaire (rails, gares, magasins…) a été remise aux mains d'un seul groupe privé, Railtrack, qui s'est ainsi retrouvé en position de monopole. Ensuite, le pays a été divisé en 25 secteurs, chaque secteur étant pris en charge par un seul opérateur. Contrairement à ce qui était initialement prévu, ces opérateurs ne se retrouvent donc pas en concurrence entre eux. Enfin, ce sont les régulateurs étatiques qui ont gardé le pouvoir.

Une erreur de ces régulateurs a été d'imposer un système de tarification forfaitaire. Ainsi Railtrack gagne à peu près la même somme, quel que soit le nombre de trains. Il n'est donc pas motivé à développer son réseau.

Comme on le voit, on est encore très loin d'une véritable concurrence entre entreprises privées chère aux libéraux. D'ailleurs, on ne peut pas parler d'une vraie privatisation puisque même les subventions de l'Etat ont largement augmenté depuis. Ainsi, cet exemple si souvent mis en avant par les antilibéraux n’est pas pertinent car il ne correspond en rien au modèle que nous prônons.

Sources :

La vérité sur les chemins de fer britanniques

The reform of UK railways - Privatization and its results

:icon_up:

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  • 2 weeks later...

Une analyse de la situation des chemins de fers UK m'a beaucoup marqué. Elle est tirée d'un dossier sur les "méfaits de la concurrence" produit par nos grands amis d'Alternatives Economiques (n°227, juillet-aout 2004):

Un petit encart est consacré au sujet du rail britannique et, curieusement, s'intitule "Le rail britannique: un vrai-faux bon exemple".

On peut y lire ceci:

"On peut certes reprocher aux libéraux d'avoir rêvé que la concurrence inciterait des capitalistes à investir suffisamment d'argent pour remettre à niveau les infrastructures. Alors que l'instabilité des règles du jeu, la pression financière au court terme et la durée trop brève des concessions rendaient cela parfaitement illusoire. Toutefois, le délabrement du rail britannique reste d'abord un exemple des dysfonctionnements de l'économie publique: il resulte en effet d'un sous-investissement chronique par les autorités britanniques durant tout l'après-guerre".

Si même les anti-libéraux indécrottables d'Alternatives Economiques le disent…

Maxime Rollin

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