Jump to content

Recommended Posts

Qui essaye réellement de comprendre ce qui se passe ? Le libéral qui tente de voir les tenants et les aboutissants, ou le collectiviste qui utilise les effets pour ses propres causes ?
Dans cette histoire, le pseudo-libéral ne se pose aucune question : il se comporte simplement comme un conservateur qui ne veut que rien ne change.

-Il a roulé en voiture, il veut continuer de rouler en voiture.

-Il a eu des tomates en plein hiver, il veut encore des tomates en plein hiver.

-Il a coupé du teck pour faire des tables de jardin, il veut quand même pas qu'un emmerdeur vienne lui dire que ça serait aussi bien en chêne.

Si le libéralisme avait une solution au problème de la dégradation de l'environnement, il n'y aurai pas de dégradation de l'environnement.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Le pseudo-penseur débarque et déclame ce qu'il croit savoir sur ceux qui se sont exprimés sur le fil.

Le problème du RC n'est pas qu'il existe ou pas. Il réside exclusivement dans l'attitude de certains à forcer les autres à ne plus rouler en voiture, ne plus consommer de tomates en hiver et ne plus utiliser de teck pour ses meubles, et à utiliser la coercition étatique pour parvenir à cette imposition.

Si le socialisme ou le collectivisme étaient une solution au problème supposé de la dégradation de l'environnement (dont tout montre qu'il existe surtout dans la tête des collectivistes), ces problèmes auraient été résolus depuis belle lurette.

On n'avance pas.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Le problème du RC c'est le caractère potentiellement irreversible des changements climatiques. Ce caractère fait qu'il est sans doute préférable d'agir avant d'être certain, plutôt que d'attendre d'être sûr lorsqu'il sera trop tard.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Ah ben, un petit peu quand même, non ? :doigt:

La phrase est ambigüe.

Si le problème existe, ce dont je doute, c'est un problème de comportements individuels qui doit donc être traité au niveau individuel. Pas de solution collective, donc. Tout ce qu'on me propose, pour le moment, c'est un fatras de trucs dont on sait qu'ils ne marchent en rien, même pas en rêve, et collectifs de surcroît. Berk.

Si le problème n'existe pas, je comprends encore mieux pourquoi une solution collective s'impose (c'est bien le rôle de l'Etat d'apporter une solution à un problème qui n'existe pas, amenant ainsi d'autres problèmes qu'il s'empressera de corriger avec d'autres solutions collectives toujours pires les unes que les autres). :icon_up:

Le problème du RC c'est le caractère potentiellement irreversible des changements climatiques. Ce caractère fait qu'il est sans doute préférable d'agir avant d'être certain, plutôt que d'attendre d'être sûr lorsqu'il sera trop tard.

Potentiellement. En gros, ptêt qu'il existe, ptêt qu'il n'existe pas. Ptêt qu'il est irréversible, ptêt pas. Et ptêt que les solutions proposées vont marcher, ptêt pas.

Mais, sérieusement, c'est quoi ces foutaises ?

Share this post


Link to post
Share on other sites
Si le problème existe, ce dont je doute, c'est un problème de comportements individuels qui doit donc être traité au niveau individuel. Pas de solution collective, donc.

Le problème du RC n'est pas un problème individuel tant qu'il n'a pas d'impact sur les individus.

Mais, sérieusement, c'est quoi ces foutaises ?

Ben, c'est l'incertitude de la science lorsqu'elle s'applique à la vie. Tout ne fonctionne pas en binaire comme un ordinateur, hein ?

Share this post


Link to post
Share on other sites
Ben, c'est l'incertitude de la science lorsqu'elle s'applique à la vie. Tout ne fonctionne pas en binaire comme un ordinateur, hein ?

Et donc, partant de cette incertitude, tu en déduis que, je te cite :

"Ce caractère fait qu'il est sans doute préférable d'agir avant d'être certain, plutôt que d'attendre d'être sûr lorsqu'il sera trop tard."

En gros, dans le doute, agitons-nous ? Et si le remède est pire que le mal, agitons-nous encore plus fort ?

Share this post


Link to post
Share on other sites
Avant de réver d'un monde plus libéral, moins socialiste, il serait peut-être temps de voir les

divers ratés du libéralisme au présent plutôt que jamais.

Nous vivons dans un monde socialiste mais les ratés actuels sont dus au libéralisme! :icon_up:

Sarkosy par exemple, maintenant

que vous l'avez bien libéré et décomplexé de sa petite taille avec votre vocabulaire libéral,

comment allez vous faire maintenant pour lui mettre des chaînes ou un mord à la bouche ?

Sarkozy est un socialiste pur et dur.

Dans cette histoire, le pseudo-libéral ne se pose aucune question : il se comporte simplement comme un conservateur qui ne veut que rien ne change.

Le conservateur c'est l'écolo qui veut interdire des innovations humaines par peur et ignorance.

Si le libéralisme avait une solution au problème de la dégradation de l'environnement, il n'y aurai pas de dégradation de l'environnement.

Nous vivons dans un monde socialiste. La solution libérale, que Vincent a rappelé plus haut, n'est pas appliquée. S'il y a dégradation de l'environnement, c'est bien de la faute du socialisme.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Dans cette histoire, le pseudo-libéral ne se pose aucune question : il se comporte simplement comme un conservateur qui ne veut que rien ne change.

-Il a roulé en voiture, il veut continuer de rouler en voiture.

-Il a eu des tomates en plein hiver, il veut encore des tomates en plein hiver.

-Il a coupé du teck pour faire des tables de jardin, il veut quand même pas qu'un emmerdeur vienne lui dire que ça serait aussi bien en chêne.

Si le libéralisme avait une solution au problème de la dégradation de l'environnement, il n'y aurai pas de dégradation de l'environnement.

L'argumentation à 2 balles.

A moi :

Si un collectiviste se souciait vraiment de l'environnement, il commencerait par faire un effort lui même au lieu de forcer le changement chez les autres.

Si il y a bien un système qui doit être responsable pour les problèmes de pollution sur terre, c'est bien le collectivisme et tout son égoïsme et son arrogance répugnante qui tourne autour. Le 20ème siècle est le rejet pur et simple du libéralisme. Alors facile de rejeter la faute sur un système qui n’a pas encore pu faire ses preuves.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Si il y a bien un système qui doit être responsable pour les problèmes de pollution sur terre, c'est bien le collectivisme et tout son égoïsme et son arrogance répugnante qui tourne autour. Le 20ème siècle est le rejet pur et simple du libéralisme. Alors facile de rejeter la faute sur un système qui n’a pas encore pu faire ses preuves.

:icon_up: Le libéralisme a fait ses preuves à de nombreuses reprises. L'anarcapie, je dis pas, mais le libéralisme, oui. La France du début du siècle dernier était infiniment plus libérale que celle d'aujourd'hui. Je ne mentionnerai même pas l'Angleterre ou les Etats-Unis. Même le Chili de Pinochet a montré ce que le libéralisme était capable de faire, malheureusement restraint à la sphère économique.

Share this post


Link to post
Share on other sites
:icon_up: Le libéralisme a fait ses preuves à de nombreuses reprises. L'anarcapie, je dis pas, mais le libéralisme, oui. La France du début du siècle dernier était infiniment plus libérale que celle d'aujourd'hui. Je ne mentionnerai même pas l'Angleterre ou les Etats-Unis. Même le Chili de Pinochet a montré ce que le libéralisme était capable de faire, malheureusement restraint à la sphère économique.

Financière et "monétaire", pas économique.

aloy.gif

Share this post


Link to post
Share on other sites
En gros, dans le doute, agitons-nous ? Et si le remède est pire que le mal, agitons-nous encore plus fort ?
Personnellement je ne vois pas en quoi ne pas prendre sa voiture et aller à pied peux etre pire que voir l'Antarctique disparaître.

A la limite ça ne peut servir à rien, mais faire pire ???

Share this post


Link to post
Share on other sites
Personnellement je ne vois pas en quoi ne pas prendre sa voiture et aller à pied peux etre pire que voir l'Antarctique disparaître.

A la limite ça ne peut servir à rien, mais faire pire ???

Moi, je ne vois pas en quoi se forcer à aller au travail tous les matins à cloche-pied peut être pire que de voir la Voie Lactée disparaître.

A la limite ça ne peut ne servir à rien, mais faire pire ???

Share this post


Link to post
Share on other sites
Personnellement je ne vois pas en quoi ne pas prendre sa voiture et aller à pied peux etre pire que voir l'Antarctique disparaître.

A la limite ça ne peut servir à rien, mais faire pire ???

Voyons voyons : si je n'utilise pas ma voiture … mh, mieux, si tous les européens n'utilisent pas leur voiture pendant 1 semaine, combien gagne-t-on sur le réchauffement ? Pendant ce temps, la Chine et son milliard et demi d'habitants va mettre en route au moins 1 nouvelle centrale thermique, ce qui ruinera l'effort produit.

En revanche, je vois trèèèèès bien les dégâts que la mesure va causer en Europe.

Pour sauver un pingouin, combien d'humains doivent périr ?

Share this post


Link to post
Share on other sites

Je suis désolée d'interrompre vos débats tel un cheveu au milieu de la soupe, je passe juste entre deux posts pour publier un éditorial de John Silveira traitant du réchauffement climatique (numéro de novembre/décembre 2007 de Backwoods Home Magazine).

http://www.backwoodshome.com/articles2/silveira108.html

Questions about global warming

By John Silveira

Global warming is in the news, infesting campaign rhetoric and the plot lines of many movies and TV programs. Our kids are being indoctrinated with its certainty in the schools.

You question "the certainty" of global warming at great risk of being marginalized or vilified. Discover Magazine recently carried an article about the Danish scientist, Henrik Svensmark, who has proposed a theory that global warming and cooling, both of which have been on the scene since long before man arrived, may be the result of the amount of cloud formation caused by cosmic rays. His theory states that cosmic rays striking the upper atmosphere ionize more water molecules and promote more cloud formation. With more clouds, more sun is reflected back into space. Fewer cosmic rays, fewer clouds, and more sun reaches the ground to heat the earth. And right now the sun is particularly active and suppressing the cosmic rays reaching the earth. So there is less cloud cover.

Svensmark has even shown this possibility in lab experiments. Do you think he got a pat on the back for investigative work to help identify the culprit if we are experiencing global warming? No, he's become the target of ad hominem attacks and even the chairman of the United Nations Intergovernmental Panel called his theory "extremely naive and irresponsible."

Yet there are three important questions regarding global warming that need to be answered:

Is it real? Maybe. In the past, the earth has been warmer, and also cooler. This warming and cooling cycle has been going on for hundreds of millions of years and will continue for hundreds of million of years. Barring future technology, there's nothing we can do about it. For the last billion years, the earth has almost always been warmer than it is now. Why is it cooler now? Because we're still in an ice age that has been going on for at least 2½ million years. For the last 10,000 years we've been in what's called an interglacial period, a time in which the earth warms. Unless we're fortunate enough to be at the very end of this current prolonged ice age, we're due soon to plunge back into it…next year, another hundred or thousand years? Geologists and climatologists aren't sure. If we do, Al Gore is going to be begging for global warming.

Is it man-made? Probably not. There is a lot of evidence that the world is going to get warmer, or cooler, regardless of what we do. But it's significant that during the first few hundred years of the Industrial Age, while CO2 was rapidly building in the atmosphere, there was little global warming. In fact, as I said, there were fears of global cooling.

Instead of hard evidence, global warming proponents have resorted to two things. The first is science by consensus. Global warming and man's hand in it exists because a lot of politicians and bureaucrats and some scientists say so. (And I would imagine some of those scientists are sincere.) But it has been pointed out, time and again, science does not advance by consensus or a show of hands. It advances by employing the scientific method. But, as in the case of Svensmark, who tried to apply the scientific method, including performing experiments showing his theory might be true, his critics, instead of using science to refute him have resorted to insult and ad hominem attacks. The implication? Do not get in the way of the political juggernaut that is looking to control the world's economy.

The second tactic the alarmists have used is repetition. If you say something often enough and loud enough, eventually people will begin to believe it's true.

Is global warming bad? All the doomsayers are predicting rising sea levels, bad weather, flooding, the spread of disease, etc. But what they fail to mention is that there are quite possibly upsides to a warmer planet. Global warming may be a boon to humanity.


  • If we actually have as much effect on the weather as Al Gore thinks, global warming may moderate or prevent the next ice age. If you think global warming is bad, consider the effects of global cooling: mile-thick ice covering Canada and the upper midwestern United States—that's what the last ice age did—worldwide famine, billions of people dying, and wars for what's left of the world's resources.
  • With global warming, agricultural production will increase in more northern latitudes. Think of a warmer Canada, Russia, etc. We're talking bumper crops. And, as sunlight, water, and carbon dioxide are the primary ingredients plants require for growth, more CO2 will drive production even higher.
  • Warming will reduce energy consumption in northern climates. Ask someone in Maine or Minnesota what their heating bills are.
  • And, if global warming is the result of industrialization, so is the growth of the world's wealth. Ask yourself this: Would the populations of India, Africa, and China be willing to live in a world of worse weather (if it actually does get worse) and higher sea levels if it means they get to live as rich as we Americans and Europeans do? You already know the answer to that.

So, why aren't the upsides to global warming ever mentioned? Because the fearmongers who are painting this dark picture don't want you to think there may be good in it. Is this because they're trying to save the penguins and polar bears (who weathered the last warming cycles)? No, it's to save socialism. With the fall of the Soviet Bloc and the discrediting of socialist economies, the people who once led the charge to control the world's economy through socialism have found a new horse to ride. It's a socialist horse painted green, and right now they're running a winning race.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Voyons voyons : si je n'utilise pas ma voiture … mh, mieux, si tous les européens n'utilisent pas leur voiture pendant 1 semaine, combien gagne-t-on sur le réchauffement ?

Sans compter qu'il va falloir produire un stock impressionnant de baskets, marché qui reviendra certainement aux chinois : délocalisations, travail des enfants, etc.

A priori, 1 paire de basket par personne pour 5 mois (usage assidu), nombre d'européens : 492,3 millions, donc à l'année, environ 1 milliards de paire de pompes à produire. Comment va t'on recycler les semelles en cahoutchouc, issues des produits pétroliers ? :icon_up:

Share this post


Link to post
Share on other sites
:icon_up:
Ouf, il y en a un qui a réagit :doigt:
Voyons voyons : si je n'utilise pas ma voiture … mh, mieux, si tous les européens n'utilisent pas leur voiture pendant 1 semaine, combien gagne-t-on sur le réchauffement ? Pendant ce temps, la Chine et son milliard et demi d'habitants va mettre en route au moins 1 nouvelle centrale thermique, ce qui ruinera l'effort produit.

En revanche, je vois trèèèèès bien les dégâts que la mesure va causer en Europe.

Pour sauver un pingouin, combien d'humains doivent périr ?

Tiens, la guerre économique est un péril mortel ?
Tiens… Voilà que junkscience offre un prix de $150 000 à celui qui parviendra à prouver qu'il y a un réchauffement climatique d'origine humaine sensible.

http://ultimateglobalwarmingchallenge.com/

Franck, c'est ta chance de mettre du beurre bio dans tes épinards…

"JunkScience.com, in its sole discretion, will determine the winner, if any, from UGWC entries. All determinations made by JunkScience.com are final."……
Le conservateur c'est l'écolo qui veut interdire des innovations humaines par peur et ignorance.
L'ignorance n'est tout de même pas totale.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Tiens, la guerre économique est un péril mortel ?

Oui. Toute action est couteuse. Tout service également. Quand on dépense dans un domaine, on ne dépense pas -ou moins- dans un autre.

Si on détruit 1% de PIB à des idioties environnementales inutiles, c'est 1% de PIB en moins pour la croissance. Cumulé sur des années, ça fait très vite 50% de richesses en plus ou en moins.

Et la richesse, c'est aussi la vie. Pas persuadé ?

Ca coûte combien de soigner un cancer ?

Combien a-t-on dépensé pour le SIDA ?

Un fauteuil roulant, c'est gratuit ?

Sinon, pour comprendre jusqu'où mène une logique économique débile, il suffit de jeter un regard sur l'URSS et ses millions de morts, y compris de faim.

"JunkScience.com, in its sole discretion, will determine the winner, if any, from UGWC entries. All determinations made by JunkScience.com are final."……

Evidemment. Vous connaissez beaucoup d'organisateurs de concours évolués (qui ne se résument pas à des réponses QCM) qui délèguent à d'autres le pouvoir de choisir les gagnants ?

L'ignorance n'est tout de même pas totale.

Ah ?

Totale, peut-être pas. Mais pour certains, on se demande si le total n'est pas dépassé.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Nous vivons dans un monde socialiste. La solution libérale, que Vincent a rappelé plus haut, n'est pas appliquée. S'il y a dégradation de l'environnement, c'est bien de la faute du socialisme.

L'argument de Vincent (qui est celui de Salin, et probablement d'autres) est qu'une gestion privée résoudrait les problèmes. Cette solution repose sur le fait que la valeur d'une chose est mieux appréciée par une entité privée que par une collectivité. Après tout, on gère et on entretient un bien matériel que l'on possède et que l'on a payé, et il est effectivement tentant d'extrapoler ceci aux biens naturels.

Si tout se passe correctement, rien à redire. Mais en cas de défaillance du propriétaire ? Après tout une entreprise familliale de robinets peut bien péricliter car un fils ou une fille inapte a reçu en héritage l'entreprise, ou un automobiliste peu soigneux peu détériorer sa jolie voiture sportive payée une forturne en voulant jouer le pilote de course. Pas très grave, après tout ce sont leurs sous, leurs patrimoines, et ils sont bien libres de faire ce qu'ils veulent avec.

Mais est ce la même chose avec avec les biens naturels ? Une entreprise familiale ou mutinationale est propriétaire des thons rouges. Elle gère maladroitement son affaire, surexploite, et finit par supprimer l'espèce. Tant pis pour elle et ses actionnaires, l'entreprise ne vaut plus rien.

Oui, mais il n'y a plus de thons, et à la différence d'une entreprise de robinets ou d'une voiture, c'est irreversible.

Share this post


Link to post
Share on other sites

C'est vrai, le privé ne fait pas toujours bien les choses. Mais on est certain que l'Etat, lui, les fera mal. Et puis ça m'étonnerait qu'une seule entreprise puisse se payer un droit d'exploiter l'ensemble du territoire des thons rouges. :icon_up:

Share this post


Link to post
Share on other sites
L'argument de Vincent (qui est celui de Salin, et probablement d'autres) est qu'une gestion privée résoudrait les problèmes. Cette solution repose sur le fait que la valeur d'une chose est mieux appréciée par une entité privée que par une collectivité. Après tout, on gère et on entretient un bien matériel que l'on possède et que l'on a payé, et il est effectivement tentant d'extrapoler ceci aux biens naturels.

Si tout se passe correctement, rien à redire. Mais en cas de défaillance du propriétaire ? Après tout une entreprise familliale de robinets peut bien péricliter car un fils ou une fille inapte a reçu en héritage l'entreprise, ou un automobiliste peu soigneux peu détériorer sa jolie voiture sportive payée une forturne en voulant jouer le pilote de course. Pas très grave, après tout ce sont leurs sous, leurs patrimoines, et ils sont bien libres de faire ce qu'ils veulent avec.

Mais est ce la même chose avec avec les biens naturels ? Une entreprise familiale ou mutinationale est propriétaire des thons rouges. Elle gère maladroitement son affaire, surexploite, et finit par supprimer l'espèce. Tant pis pour elle et ses actionnaires, l'entreprise ne vaut plus rien.

Oui, mais il n'y a plus de thons, et à la différence d'une entreprise de robinets ou d'une voiture, c'est irreversible.

C'est vrai, c'est irreversible. C'est pour ça que la gestion privée est indispensable pour limiter les risques. Car vous l'avez dit : En cas de mauvaise gestion, l'entreprise (et plus probablement des entreprises se surveillant les unes les autres) finit par disparaître en même temps que sa matière première. Il y a donc une importante motivation pour bien gérer, sur le long terme.

Quid des politiciens ? Il sont intéressés par les modes et les prochaines élections. Si le thon n'est plus "in" à un moment donné, il disparaît.

Pire, l'homme politique met en place un système favorisant la corruption, donc le contournement des règles, en entretenant une administration pléthorique.

Sans parler, bien sûr, du clientélisme et de la faiblesse de résistance aux lobbies, qui ne sont que corporatisme égocentrique.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Et puis ça m'étonnerait qu'une seule entreprise puisse se payer un droit d'exploiter l'ensemble du territoire des thons rouges. :icon_up:

Effectivement… Barbapapa devrait lire l'article du wiki sur le monopole.

Share this post


Link to post
Share on other sites
L'argument de Vincent (qui est celui de Salin, et probablement d'autres) est qu'une gestion privée résoudrait les problèmes. Cette solution repose sur le fait que la valeur d'une chose est mieux appréciée par une entité privée que par une collectivité. Après tout, on gère et on entretient un bien matériel que l'on possède et que l'on a payé, et il est effectivement tentant d'extrapoler ceci aux biens naturels.

La valeur de la chose n'est certainement pas mieux appréciée. La chose est juste placée sous la responsabilité réelle de quelqu'un. Quelqu'un qui ait un intérêt rationnel à la protéger, à l'exploiter efficiemment.

Regarde ce qu'il se passe avec des lieux publics comme des calanques : ce qui appartient à tout le monde n'appartient à personne, personne ne s'en sent responsable, et donc on pollue avec la conscience tranquille.

Si tout se passe correctement, rien à redire. Mais en cas de défaillance du propriétaire ? Après tout une entreprise familliale de robinets peut bien péricliter car un fils ou une fille inapte a reçu en héritage l'entreprise, ou un automobiliste peu soigneux peu détériorer sa jolie voiture sportive payée une forturne en voulant jouer le pilote de course. Pas très grave, après tout ce sont leurs sous, leurs patrimoines, et ils sont bien libres de faire ce qu'ils veulent avec.

C'est drôle cette manière de vouloir trouver des solutions-miracles partout.

Le libéralisme n'a jamais prétendu amener du jour au lendemain la paix dans le monde, ni délivrer les gens de leurs penchants imbéciles. Il faudrait, pour cela, inventer un homme nouveau. N'applique pas les vices totalitarisants des constructivismes comme le socialisme ou le communisme chez les autres.

Mais est ce la même chose avec avec les biens naturels ? Une entreprise familiale ou mutinationale est propriétaire des thons rouges. Elle gère maladroitement son affaire, surexploite, et finit par supprimer l'espèce. Tant pis pour elle et ses actionnaires, l'entreprise ne vaut plus rien.

Oui, mais il n'y a plus de thons, et à la différence d'une entreprise de robinets ou d'une voiture, c'est irreversible.

Fort bien. L'entreprise a coulé, elle a mal géré son affaire. Mais tu vas quand même, en toute bonne foi, ériger la mauvaise gestion et principe et la bonne en exception. Hein ?

D'autre part, il est peu probable que la survie d'une espèce ne dépende que d'un seul parc naturel privé (edit : grillé par Rincevent et Serge). Il ne sera probablement pas le seul à s'en préoccuper. Aussi, les espèces protégées ne seraient certainement pas conservées ad vitam eternam dans un lieu clos. Ce n'est pas le but. Là où les associations pourraient être utiles, c'est pour qu'on relâche certains spécimens dans la nature afin qu'ils se reproduisent et que l'espèce se perpétue.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Mais est ce la même chose avec avec les biens naturels ? Une entreprise familiale ou mutinationale est propriétaire des thons rouges. Elle gère maladroitement son affaire, surexploite, et finit par supprimer l'espèce. Tant pis pour elle et ses actionnaires, l'entreprise ne vaut plus rien.

Oui, mais il n'y a plus de thons, et à la différence d'une entreprise de robinets ou d'une voiture, c'est irreversible.

On retombe sur la fable du voisin qui construit une bombe atomique dans son garage…

Cependant, pas de réponse à mon cas pratique : une semaine sans voiture pour 400 millions de personnes en Europe, quels bénéfices, quels dégâts ? Et surtout : combien d'écolos pour dévisser une ampoule à incandescence et revisser une ampoule fluorescente ?

Share this post


Link to post
Share on other sites
Fort bien. L'entreprise a coulé, elle a mal géré son affaire. Mais tu vas quand même, en toute bonne foi, ériger la mauvaise gestion et principe et la bonne en exception. Hein ?
Une exception ??

Prenez un catalogue Manufrance de 1930, et dites moi combien des marques et des entreprises qui y figurent sont encore présentes aujourd'hui.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Une exception ??

Prenez un catalogue Manufrance de 1930, et dites moi combien des marques et des entreprises qui y figurent sont encore présentes aujourd'hui.

Méthode Hypecritique.

Je remarque avec joie que tu ne réponds ni aux questions d'H16, ni à mes arguments, ni à rien du tout d'ailleurs.

Sans compter que c'est se foutre de la gueule du monde que de dire que tous les animaux d'un parc naturel vont crever si le parc fait faillite, en invoquant le nombre d'entreprises ayant disparu depuis 78 ans.

Share this post


Link to post
Share on other sites
D'autre part, il est peu probable que la survie d'une espèce ne dépende que d'un seul parc naturel privé.
Détrompez vous : il y a un grand nombre d'espèces dont le territoire n'est guère plus grand qu'un département français.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now

  • Similar Content

    • By Vilfredo Pareto
      Je crée un sujet pour arrêter de polluer le fil des images pas fun mais cool. Un excellent article de Shellenberger dans Forbes résume un peu le gouffre entre les faits et l'hystérie médiatique : https://www.forbes.com/sites/michaelshellenberger/2019/08/26/why-everything-they-say-about-the-amazon-including-that-its-the-lungs-of-the-world-is-wrong.
      Ce passage est noteworthy :
      Outre ce qu'on sait déjà (ces feux sont pour l'instant dans la moyenne des 15 dernières années, ne sont pas tous criminels (en fait "people forget that there are legitimate reasons for small farmers to use controlled burns to knock back insects and pests." selon Nepstad, cité par Shellenberger), n'ont pas seulement lieu en Amazonie et ne sont pas nécessairement liés à la déforestation, par ailleurs en net recul depuis le début des années 2000), je propose également que nous discutions sur ce fil des causes plausibles de ces feux (la sous-productivité de l'agriculture brésilienne par exemple*) et de leur lien avec la climate variability de l'Amazonie (v. lien frontiersin.org ci-dessous) @Philiber Té je crois que c'est ce dont tu voulais discuter. C'est l'occasion pour chacun de participer à la collecte d'articles au fur et à mesure que la situation évolue (Bolsonaro a envoyé l'armée) et à ceux qui parmi nous sont le plus au fait des débats scientifiques sur le réchauffement de discuter/partager leurs analyses de cet événement précis.
       
      * food for thought : https://www.icv.org.br/novo-campo-program-2/
      https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/feart.2018.00228/full
      https://globalforestatlas.yale.edu/amazon/land-use/cattle-ranching
      et surtout https://www.mdpi.com/2071-1050/10/4/1301/htm
    • By FabriceM
      L'Australie fait face à une énorme vague de chaleur.
      La demande en électricité explose, notamment pour faire tourner les climatiseurs.
      Problème, la production ne suit pas et des coupures tournantes sont en place et ont déjà touché 90 000 habitants*.
       
      *1 http://www.adelaidenow.com.au/news/south-australia/sa-power-crisis-will-there-be-more-blackouts/news-story/82f848efbc42455b9d7c4e1487b04fa5?nk=ea7883841d0b2ba93781d572d98b9fae-1486676862
      *2  http://www.9news.com.au/national/2017/02/08/20/12/blackout-leaves-at-least-40000-people-without-power-in-south-australia
       
      A l'origine de tout ça, la dépendance à l'énergie éolienne que s'est infligée le sud de l’Australie. Avec une production réelle égale à 7% de la production nominale, ce "trou" dans la production est, je cite, "au cœur du problème".
×
×
  • Create New...