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Il y a 10 heures, ttoinou a dit :

Il me semblait que la mesure adéquate c'était Watts par steradians, non ?

Si la surface d'intégration entoure l'émetteur oui ; si la surface d'intégration est autour du récepteur (et que les rayons peuvent être considérés parallèles), c'est plus pratique de compter en watts par mètre carré.

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Le 12/11/2022 à 12:25, Calembredaine a dit :

 

Une chose est sûre, ces spécialistes, une "majorité" selon toi, sont extrêmement discrets. 

Si tu pouvais m'aiguiller vers quelques déclarations de ces scientifiques, je t'en serais vraiment reconnaissant.

 

J'ai tout d'abord voulu donner un ton sarcastique à mon message mais j'ai changé d'avis: je suis vraiment à la recherche d'avis divergents au "consensus" médiatique sur le sujet.

En fait, c'est seulement Nordhaus que j'avais en tête. Je ne pense pas qu'il fasse figure d'excentrique isolé, j'ai plutôt l'impression qu'il est au milieu du consensus, mais c'est peut-être une erreur de ma part.

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il y a 16 minutes, Mégille a dit :

En fait, c'est seulement Nordhaus que j'avais en tête. Je ne pense pas qu'il fasse figure d'excentrique isolé, j'ai plutôt l'impression qu'il est au milieu du consensus, mais c'est peut-être une erreur de ma part.

 

J'ai vu passer la promotion de ce livre, sur twitter:

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Pas encore lu mais si j'en crois les nombreux extraits, il m'a l'air très intéressant car il pointe du doigt les (grosses) approximations et les erreurs des modèles présentés au public.

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Il y a 21 heures, Rincevent a dit :

Je confirme, j'ai encore un souvenir amusé de tout mon groupe de TD (40-50 places) suant à grosses gouttes pour tenter contre tout espoir de retrouver la loi de SB en intégrant la loi de Planck, sous le regard mi-goguenard mi-méprisant du prof de thermodynamique (le genre de prof pour qui PV=nRT est une conséquence amusante d'un cas particulier, mais qui préférait nous faire travailler sur des systèmes avec des différentielles multi-merdoyantes du genre dU = T.dS + S.dE + X.dY). Ah ce qu'on aura morflé. :lol:

 

Malheureusement, il y a des cursus qui n'ont pas (ou quasiment pas) de cours de thermodynamique ou de physique... et les étudiants finissent par penser que les formules et les équations sont magiques ! M'enfin toutes les démonstrations ne sont pas plaisantes pour autant.

 

Il y a 20 heures, Daumantas a dit :

Je me permets de préciser qu'en Terminale j'ai bien soupé du Stefan-Boltzmann, notre professeur nous avait dit littéralement "On ne peut pas vivre sans cela", bon c'était très chiant mais on en a bien fait avant le supérieur.

 

Ah, je suis surpris ! En physique ? En lien avec le climat ?

 

Il y a 16 heures, ttoinou a dit :

Mais c'est un gradient, non ? Qqch de continu et non discret "pouf tu es dans l'atmosphère" donc il faudrait faire du continu sur toute la hauteur entre sol et espace.

 

 

Il me semblait que la mesure adéquate c'était Watts par steradians, non ? Après la surface dépends de la forme de la surface dans ce stéradian et l'absoprtion / reflection (Descartes) dépends oar exemple de l'angle d'incidence des rayons

 

Pour le stéradian, Rincevent t'a répondu et, si je ne dis pas de bêtises, je crois me souvenir que même ces histoires d'irradiance et de luminance sont bien souvent exprimées en W/m2/sr.

 

Concernant la limite de l'atmosphère, oui, c'est assez subtile d'autant qu'elle varie au cours du temps, etc... mais prenons ton hypothèse : considérons X compartiments depuis le sol jusqu'à X km d'altitude vers l'espace. Tu peux établir un bilan énergétique pour chaque interface entre ces compartiments, en observant par exemple ce qui arrive et ce qui part dans le compartiment supérieur. A un moment donné, tu te retrouveras avec un unique flux entrant, provenant de l'espace et qui correspondra au rayonnement solaire incident. A cette altitude, il n'y aura pas suffisamment de molécules présentes pour que ce flux soit modifié par un quelconque processus (réfléchi, absorbé, etc.). Tu pourras donc raisonnablement fixer la limite de ton système climatique terrestre à cette altitude. En théorie, tu pourrais fixer ta limite 10 km plus loin dans l'espace et tu devrais constater que ton rayonnement solaire est inchangé (venez pas chipoter, j'ai dit en théorie).

 

Sur l'angle d'incidence et la répartition du flux solaire à la surface du globe, oui, c'est ce qui explique le déséquilibre énergétique des hautes latitudes.

 

Révélation

bilan-energie-fig02.jpgrepartition-energie-fig04.gif

 

 

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il y a 14 minutes, Philiber Té a dit :

Malheureusement, il y a des cursus qui n'ont pas (ou quasiment pas) de cours de thermodynamique ou de physique... et les étudiants finissent par penser que les formules et les équations sont magiques !

Ce qui n'empêchera pas ces mêmes cursus de "bénéficier" de cours de simulation numérique. C'est quand même ballot de ne pas leur donner les bases théoriques de leurs bidouillages. (See a pattern, here ?)

 

il y a 16 minutes, Philiber Té a dit :

Concernant la limite de l'atmosphère, oui, c'est assez subtile d'autant qu'elle varie au cours du temps, etc... mais prenons ton hypothèse : considérons X compartiments depuis le sol jusqu'à X km d'altitude vers l'espace. Tu peux établir un bilan énergétique pour chaque interface entre ces compartiments, en observant par exemple ce qui arrive et ce qui part dans le compartiment supérieur.

Hmmm, l'atmosphère étant fluide, tu ne pourras pas séparer bilan énergétique et bilan de matière (merveilles de l'advection...).

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il y a 8 minutes, Rincevent a dit :

Ce qui n'empêchera pas ces mêmes cursus de "bénéficier" de cours de simulation numérique. C'est quand même ballot de ne pas leur donner les bases théoriques de leurs bidouillages. (See a pattern, here ?)

 

En géologie, j'ai pour l'instant jamais vu de cas où on balançait un modèle numérique à des étudiants sans le justifier, le démontrer ou le critiquer. C'est peut-être le cas en L1 (il y a des trucs de sismologie ou de rhéologie par exemple, où il faut un peu de bouteille avant de comprendre le rôle de chaque engrenage). Par contre, en biologie, la chimie a vite tendance à prendre le pas sur le reste et je déplore un peu le manque de physique. Mais je maîtrise moins le contenu des cours de mes collègues.

 

il y a 8 minutes, Rincevent a dit :

Hmmm, l'atmosphère étant fluide, tu ne pourras pas séparer bilan énergétique et bilan de matière (merveilles de l'advection...).

 

Oui, c'est pour ça que j'ai terminé mon message par le déséquilibre énergétique, il y avait comme un sous entendu sur le rôle des circulations atmosphériques / océaniques. De la même manière, le bilan radiatif que j’ai présenté plus tôt prend une valeur moyenne pour le rayonnement solaire incident, alors que la latitude, les saisons, etc.

Mais la question de base était : pourquoi des W/m2 ? et pourquoi s'intéresser au sommet de l'atmosphère ? Après, venez pas me poser des questions sur l'échappement atmosphérique de la Terre, j'y connais rien.

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Il y a 1 heure, Philiber Té a dit :

Ah, je suis surpris ! En physique ? En lien avec le climat ?

 

Oui en spécialité physique-chimie après c'était une démonstration très parcellaire et une formule plus ou moins à apprendre par coeur, c'était dans la continuité du chapitre de thermodynamique et c'était je crois pour montrer qu'on ne pouvait pas négliger l'atmosphère pour calculer la température moyenne à la surface de la Terre.

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Le 14/11/2022 à 00:05, Bézoukhov a dit :

 

 

C'est intéressant parce que je fais globalement confiance à ce genre de séries, même si analytiquement ça a ses limites je suppose...

La baisse de la variabilité de la floraison des cerisiers au Japon depuis un siècle m'étonne au moins autant que son décalage dans l'année. 

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2 hours ago, Nick de Cusa said:

1850 - maintenant, pas cherry picking. Echelle pertinente pour le climat d'une planete, cherry picking 

Le mec a pris les données d'une carotte. Qui contredisent d'autres données. Poubelle. Vivement que Twitter fasse faillite en fait.

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4 minutes ago, cedric.org said:

Le mec a pris les données d'une carotte. Qui contredisent d'autres données. Poubelle. Vivement que Twitter fasse faillite en fait.

Je n'ai pas vu ta critique de la crosse de hockey sur ce point, peux-tu nous la remettre ? Merci, c'est fort apprécié 

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Autant pour moi, il ne s'agit pas d'un compte parodique, le gus raconte juste n'importe quoi.
 

Révélation


 

"You are here"... en 1855 ! C'est pourtant marqué sur le graphique : 95 Before Present (1950).

 

 

La chaîne vaut le coup d'oeil ! Surtout quand on se plaint du catastrophisme climatique...

 

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5 hours ago, Antoninov said:

 

- le coût de cette adaptation sera-t-il acceptable? et payable par ceux qui en ont besoin? (vu que certaines populations / régions seront plus touchées que d'autres).

etc

Perso c'est ça la question qui m'intéresse et pour moi la principale.

 

Car ce qui me parait le plus préoccupant, ce n'est pas l'augmentation de morts par inondations, mais l'augmentation des conflits (armés, sociaux, etc.) que cela va entrainer.

 

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il y a 4 minutes, Marlenus a dit :

Car ce qui me parait le plus préoccupant, ce n'est pas l'augmentation de morts par inondations, mais l'augmentation des conflits (armés, sociaux, etc.) que cela va entrainer.

Les périodes chaudes sont-elles plus propices aux conflits ? Jusqu'ici les périodes chaudes ont plutôt été des périodes de prospérité, mais c'est difficilement extrapolable à notre période où l'agriculture est moins centrale dans les activités humaines. 

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3 minutes ago, Rincevent said:

Les périodes chaudes sont-elles plus propices aux conflits ? Jusqu'ici les périodes chaudes ont plutôt été des périodes de prospérité, mais c'est difficilement extrapolable à notre période où l'agriculture est moins centrale dans les activités humaines. 

C'est encore bien central dans pas mal de pays et chaud c'est une chose, canicule puis déluge, ce n'est généralement pas bon pour l'agriculture.

Nous verrons bien, mais pour l'instant, ce que j'en vois (mais je n'ai pas d'étude) ne me fait pas penser que le changement actuel est bénéfique pour l'agriculture, mais je serais le premier à être heureux de me tromper.

Ou alors, il faudra que l'agriculture s'adapte et on en revient aux coûts d'adaptation.

 

Si on prend un pays peu agricole comme la France, le coût social commence à arriver pour s'adapter (voir les conflits sur les bassines), et je n'ai pas d'idée du coût financier (mais il n'est pas nul).

De plus je n'ai pas l'impression que cela ira en s'arrangeant.

 

 

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Si vous êtes préoccupés par la capacité d'adaptation, la meilleure manière de rendre les sociétés adaptables c'est de les rendre prospères et développées. Donc le contraire de la décroissance.

 

En d'autres termes laissez aux pauvres l'opportunité de devenir riches bande de néo-coloniaux.

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