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Donc si je comprends bien, les réserves sont dynamiques car la connaissance qu'on en a évolue ?

Oui mais il y a egalement, les techno d'extration, de detection, d'utilisations, les substituts et les besoins qui changent.

Du moment qu'on sait que le pétrole n'est pas une énergie renouvelable (en tout cas pas dans l'échelle de temps qui nous interesse), on n'a pas besoin de connaitre les réserves réelles pour savoir qu'elles diminuent.

Sauf qu'on s'en fout des reserves reelles, car personne n'en a connaissance et personne n'a besoin de les connaitre pour les raisons precedemment citees. Qui plus est une chose a comprendre: l'on n'aura la croissance que tu estime (sans en connaitre d'ailleurs quelle pourrait en etre la forme) que si les technologies le permettront. En ce sens croire que dans 50 ans tout le monde aura notre niveau de vie avec les techno actuelles est evidement irrealiste.

Sinon oui ne t'inquiete pas ton ame sera jugee lors du jugement dernier.

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Donc si je comprends bien, les réserves sont dynamiques car la connaissance qu'on en a évolue ?

la question n'est pas savoir si ca se rechauffe ni si on va vers moins de petrole plus cher.

la question est de savoir ce que feront les gouvernements une fois qu'on leur aura mis entre les mains le pouvoir de faire de la 'prevention' a ce sujet.

et si tout le monde ici passe son temps a te contredire, c'est parce que tout le monde ici sait tres bien ce que signifiera l'intervention des puissances en matiere d'ecologie et d'energie; de la meme facon que la Criiiiiise est uniquement due au trop plein de liberte et de laisser-faire, et a ete diminuee voire evitee par endroit grace aux gentilles intervention keynesiennes mises en place depuis un siecle et grace a la tambouille pas du tout obscure du melange etat-finance, l'armageddon ecologique petrolo-rechauffesque sera evite avec brio par la meme tambouille des meme bouilleurs du meme cru, passes a l'ecologie apres leur vibrant succes economique.

on m'excusera de fremir.

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En ce sens croire que dans 50 ans tout le monde aura notre niveau de vie avec les techno actuelles est evidement irrealiste.

Mais est-ce réaliste de penser que la technologie pourra évoluer au point que dans 50 ans tout le monde puisse avoir notre niveau de vie ?

Sans être anti-progressiste on peut se poser la question, d'autant plus qu'être progressiste ce n'est pas s'accrocher à un mode de vie dont on sait qu'il n'est pas durable.

Sinon oui ne t'inquiete pas ton ame sera jugee lors du jugement dernier.

Ouf. :icon_up:

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Mais est-ce réaliste de penser que la technologie pourra évoluer au point que dans 50 ans tout le monde puisse avoir notre niveau de vie ?

Sans être anti-progressiste on peut se poser la question, d'autant plus qu'être progressiste ce n'est pas s'accrocher à un mode de vie dont on sait qu'il n'est pas durable.

Il y a 300 ans, il était insensé de croire qu'un jour, plus de 95 % des nouveaux-nés atteindront l'âge adulte.

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Mais est-ce réaliste de penser que la technologie pourra évoluer au point que dans 50 ans tout le monde puisse avoir notre niveau de vie ?

Personne n'en sait rien! Mais il y a 150 ans personne ne pensait qu'on arriverait a faire voler le plus lourd que l'air. Il y a de bonnes raisons d'esperer.

Sans être anti-progressiste on peut se poser la question, d'autant plus qu'être progressiste ce n'est pas s'accrocher à un mode de vie dont on sait qu'il n'est pas durable.

Ouai bof bof, surtout que je ne pense pas etre progressiste.

Ouf. :icon_up:

tout finit pas s'arranger meme mal. :doigt:

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Sauf qu'on s'en fout des reserves reelles, car personne n'en a connaissance et personne n'a besoin de les connaitre pour les raisons precedemment

Les réserves sont évaluées sur la base des connaiances géologiques et/ou d'exploitation combinées avec l'équation technico-économique qui caractérise ce que l'on sait rentablement récupérer. Or d'après certains observateurs de ce milieu, depuis quelques années les évaluations s'avéreraient en moyenne significativement optimistes au point d'être revues rétrospectivement à la baisse. Si on tient compte de ces correctifs rétrospectifs, on obtient alors non pas des réserves en légère hausse, mais des réserves en légère baisse. Certaines personnes utilisent l'expression de "réserves réelles" pour désigner par anticipation ce correctif rétrospectif.

Evidemment, dans un marché où les états pétroliers volent les compagnies ocidentales à grand coup de nationalisations quand cela leur chante, on peut se demander si le marché du pétrole n'est pas en train de se nécroser pour raisons(multi)étatiques.

En tout cas le peak of oil n'est pas à l'origine de la hausse du pétrole des années 2000-2007. Il semblerait que ce soit le stockage (stratégique ) qui en est la cause.

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manpow, en fait techniquement il y aura toujours du pétrole. Si on arrive près de la fin des réserves, l'offre va diminuer et le prix va augmenter. On va pouvoir faire avec jusqu'à un certain point, mais a, aller, soyons fou, 1 millions de dollar le baril, tu connais bcp de gens qui en achèteraient?

Non hein?

Ce qui fait qu'il ne sera pas exploit/consomme. Le marche reparti de manière optimale si on le laisse tranquille. S'il te plait, laisse le tranquille.

Et je parle même pas des conséquence pour les autres énergies: a 300 dollars le barils(exemple), beaucoup d'énergies alternatives deviennent rentable, relâchant la pression sur le pétrole lui même.

C'est beau le marche hein! :icon_up:

PS: Pour le progrès, regarde simplement ou en était en 2000, et ou on en est maintenant. ( ADSl, wifi, hybrid cards, low cost partout, greentech, Iphone, et j'en ignore surement encore plus…) Alors dans 50 ans… :doigt:

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Moins que par le prix de l'essence et du gaz.

Le pollueur c'est toujours l'autre (cf taxe pic-nique)

Alors franchement tant mieux. Mais en fait je ne comprends pas bien le raisonnement : si le RC est décrit comme gravissime, catastrophique et donc extrêmement important, c'est parce que les gens s'en foutent ? Difficile à admettre. Je pense qu'on a plutôt un effet "grande cause, sauvons le monde", modéré par une bonne dose de lassitude et d'égoïsme, saupoudré d'un peu de pragmatisme du type "oui bon quand même c'est bien joli tout ça mais…" pas toujours très fin mais c'est toujours bon à prendre pour garder un peu les pieds sur Terre.

Le temps que la moitié de la population mondiale meure.

Ce qui ne l'empêche pas de se sentir concernée, la plupart des gens sont tout de même capables de penser au moins à leurs enfants. C'est d'ailleurs un argument courant : "nous le devons à nos enfants", ou aux futures générations, à l'Humanité…bref…

Je persiste à penser que si le phénomène a pris un telle importance c'est que la plupart des gens estiment avoir de bonnes raison de penser que c'est effectivement très important. Qu'ils se trompent ou pas n'a presque aucune incidence sur la propagation du message.

Manpow par exemple. Persuadé. Un sauveur du monde. redresseur de torts et garant de la vérité. Tout à fait ce que je décris, en version caricaturale.

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Les réserves sont évaluées sur la base des connaiances géologiques et/ou d'exploitation combinées avec l'équation technico-économique qui caractérise ce que l'on sait rentablement récupérer. Or d'après certains observateurs de ce milieu, depuis quelques années les évaluations s'avéreraient en moyenne significativement optimistes au point d'être revues rétrospectivement à la baisse. Si on tient compte de ces correctifs rétrospectifs, on obtient alors non pas des réserves en légère hausse, mais des réserves en légère baisse. Certaines personnes utilisent l'expression de "réserves réelles" pour désigner par anticipation ce correctif rétrospectif.

Evidemment, dans un marché où les états pétroliers volent les compagnies ocidentales à grand coup de nationalisations quand cela leur chante, on peut se demander si le marché du pétrole n'est pas en train de se nécroser pour raisons(multi)étatiques.

En tout cas le peak of oil n'est pas à l'origine de la hausse du pétrole des années 2000-2007. Il semblerait que ce soit le stockage (stratégique ) qui en est la cause.

Je me souviens qu'A.B. avait deja souleve l'argument. C'est tout a fait possible.

D'ailleurs un cas d'ecole pourrait etre le Venezula. D'enormes reserves en perspective mais qui risquent de rester inexploitees par manque d'investissements et de certitudes quant a la capacite qu'aurait une compagnie d'obtenir un retour sur ses investissements.

La réponse, autrement plus intéressante, à cette soi-disante "démonstration" : "Gavin Spins with Spaghetti Diagrams!"

Ca continue a tortiller du fion sur realclimate.

La reponse de pielke au FAQ sur les modeles de realclimate vaut aussi son pesant d'or:

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Je n'ai pas de difficulté à douter du réchauffement, de l'implication de l'homme, ou des conséquences catastrophiques promises. Néanmoins, je trouve que les sources qui le mettent en doute sont plutôt mal organisées, éclatées… On ne sait pas où donner de la tête dans ce magma d'informations, souvent très techniques.

Ceci admis, il y a quelque chose dont je doute moins, et qui est oublié par tout le monde : les répercussions de la pollution sur la santé humaine. C'est une externalité négative bien tangible. Dommage qu'elle soit occulté par les deux camps… Mais qui se préoccupent des humains dans cette histoire? On ne parle que de planête ou d'économie. (Je sais ça fait un peu mièvre, mais je pense pas être si loin de la réalité)

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Ceci admis, il y a quelque chose dont je doute moins, et qui est oublié par tout le monde : les répercussions de la pollution sur la santé humaine. C'est une externalité négative bien tangible. Dommage qu'elle soit occulté par les deux camps… Mais qui se préoccupent des humains dans cette histoire? On ne parle que de planête ou d'économie. (Je sais ça fait un peu mièvre, mais je pense pas être si loin de la réalité)

Hmh. Avant de poursuivre, je ne peux que vous encourager plus que vivement à vous procurer et lire "L'écolo sceptique" de Lomborg (ou même, en plus simple "C'est trop tard pour la terre" de Cécile Philippe)

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Merci beaucoup pour ses références!

Néanmoins, je doute qu'elles puissent démontrer l'absence de nocivité de la fumée d'un pot d'échappements sur la santé humaine. C'est sur ce point qu'il faudrait se concentrer, faire des études, et communiquer… Combattre la prétendue défense de la planête par la défense de l'humain, du particulier. Cherchons les sujets où la logique peut triompher sans que l'adversaire se crispe, au vu de l'échec monumental de la contestation du RC.

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Merci beaucoup pour ses références!

Néanmoins, je doute qu'elles puissent démontrer l'absence de nocivité de la fumée d'un pot d'échappements sur la santé humaine. C'est sur ce point qu'il faudrait se concentrer, faire des études, et communiquer… Combattre la prétendue défense de la planête par la défense de l'humain, du particulier. Cherchons les sujets où la logique peut triompher sans que l'adversaire se crispe, au vu de l'échec monumental de la contestation du RC.

Comme le fait l'UE en interdisant certains pesticides! :icon_up:

Le problème n'est pas la non nocivité des substances mais de savoir si les gains sont supérieurs aux risques.

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Comme le fait l'UE en interdisant certains pesticides! :icon_up:

Le problème n'est pas la non nocivité des substances mais de savoir si les gains sont supérieurs aux risques.

Je ne parlais pas forcément d'interdiction. Et pour les bénéfices risques, je suis d'accord, mais il faut au moins accepter de réfléchir sereinement et rationnellement à la question! De plus, il est difficile d'accorder un prix à la santé humaine (on peut déterminer un coût des maladies, mais c'est différent, être en bonne santé n'a pas de prix). La santé reste quelque chose de suffisamment important pour que la créativité humaine s'attache à développer des modèles qui la préserve…

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Le problème n'est pas la non nocivité des substances mais de savoir si les gains sont supérieurs aux risques.

Bof, les gains sont souvent supérieurs aux risques, mais c'est à celui qui subit le risque de le décider non ?

Il y a des pollutions difficiles a quantifier en terme de risque, le CO2 est un excellent exemple, mais certaines sont des empoissonnements clairs, quand un empoisonneur commet un meurtre, on ne se demande pas si la société en a globalement bénéficié (ca peut arriver…).

Alors ça fait un peu nanarcap, mais oui, la solution est dans l’application de la responsabilité individuelle du pollueur envers la victime polluée sur sa propriété (ou toute propriété non clairement indiquée comme ‘zone polluée, entrez a vos risques et périls’)

Dans les cas ou ca n’est pas possible (principalement la pollution atmosphérique), il faut peut être chercher une solution collective de marché d’émission, mais il ne faut pas se faire d’illusion, cette solution collective de marché d’émission pue l’utilitarisme le plus pur et si elle est appliquée a des produits toxiques a des doses significatives, est de l’empoisonnement pur et simple.

Ca ne me choquerai pas du tout d’imposer une politique zéro-émission atmosphérique détectable sur tout polluant ayant prouvé sa nocivité a des doses réalistes en fait, et pourtant je suis plutôt du coté des anti-écolos tabularasistes pro-satellites qui dérèglent le climat.

Ca a en plus le mérite de respecter totalement la propriété, a partir du moment ou on ne cherche a détecter que dans des lieux ‘publics’ ou sur des propriétés privées sans accord de ‘pollution-trading’ avec le pollueur.

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Merci beaucoup pour ses références!

Néanmoins, je doute qu'elles puissent démontrer l'absence de nocivité de la fumée d'un pot d'échappements sur la santé humaine. C'est sur ce point qu'il faudrait se concentrer, faire des études, et communiquer… Combattre la prétendue défense de la planête par la défense de l'humain, du particulier. Cherchons les sujets où la logique peut triompher sans que l'adversaire se crispe, au vu de l'échec monumental de la contestation du RC.

Pandi ! Ton argumentation est théoriquement vraie, mais il se trouve qu'elle est totalement déconnectée de la réalité. La pollution issue de la combustion propulsant les véhicules est étudiée de très près tant au plan de l'incidence atmosphérique que de ses potentielles conséquences épidémiologique.

Tout d'abord signalons que le CO2 n'est pas un poluant mais un nutriment pour la végétation. Ce qui polue à la sortie des pots d'échapement ce sont les grosses particules, le CO, et certains résidus non hydrocarbures (plomb, etc.). L'ozone aussi est susceptible de poser quelques problèmes mais son équation est plus complexe car issue en partie importante d'incidence entre certaines molécules oxygénés et la lumière du soleil.

En pratique, au milieu des années 2000, la TIPP taxait les carburant aux environs du double du coût de la voirie et d'une évaluation du coût de la polution (ravalement des façades, coûts estimées sur la santé, nuisance sonore)… Or la polution des véhicules est en forte réduction.

Les coûts liés à la circulation font l'objet de nombreuses études.

Les caractéristiques des moteurs neufs sont connues de façon très détaillées. On a tout un tas d'études menées sur les moteurs usagers issus du parc automobile réel.

Des agences telles que Airparif à Paris ont couté fort cher aux contribuables pour produire des statistiques dont la présentation a été durant de longues années abusivement alarmiste (les stations se multipliaient et les annonces médiatiques d'Airparif portaient non sur une moyenne pondérée représentative des conditions d'expositions types, mais … sur les expositions maximales parmi les capteurs, certains d'entre eux nouvellement situés à proximité immédiate de la voirie dans des zones très fréquentées donnant alors l'illusion d'une dégradation de la situation ; il suffisait qu'un camion positionne son pot d'échappement sous l'un d'entre eux pour faire exploser les stats). Bref, aussi bien dans le domaine de l'étude atmosphérique que dans les décisions politiques de taux "maximums" admissibles, on est plus dans l'hystérie hyper-préventive que dans le dosage raisonable.

On sait aussi évaluer le coût de marché des nuisances sonores en étudiant les comportement économiques (décisions d'acheter un appartement à un endroit calme ou bruyant etc.).

Par contre se contenter de chiffrages micros sur la simple base de l'approche macro économique ne permettrait pas forcément de bien prendre en compte le coût humain non économique des personnes qui, peu conscientes du risque, subissent des pathologies peut-être liées aux polutions.

Surtout il y a une chose qui fait l'objet de très peu d'études. C'est l'immense gain apporté par la liberté de circuler efficacement avec un véhicule motorisé individuel. Ce gain est tellement énorme, non seulement au plan économique mais aussi en vies humaines sauvées (cas urgents, moindre efforts physiques, protection des épidémies qui sévissent dans les transports en commun, etc.), qu'on en vient à ne même plus le chiffrer. Pourtant, face à la déferlante écolo-n'importe-quoi-pourvu-que-ce-soit-morbide-maso-et-permettant-une-tonitruante-vindicte-publique-dans-la-bouche-des-tartuffes-de-la-fausse-vertue-publique, ce chiffrage serait salutaire au discours public.

Parmi les chiffres qu'on peut mentionner dans cette catégorie, il y a la valeur des gains de temps: d'après certaines évaluations économiques macro, une heure de transport économisée est chiffrée à 2/3 d'heure de salaire net et les sondages micros ou analyse des ventilations macros laissent à penser que cette proportion est pratiquée par toutes les catégories sociales quelque soit leur revenu.

Quelques sources:

Science et décision propose un dossier élaboré par des chercheurs du CNRS sur les transports urbains, avec des chiffrages sur tous les aspects (temps, fréquentation, débits par véhicule et par voie, coûts de construction, coûts de maintenance, polution…).

Rémy PRUD'HOMME, Pierre KOPP, Juan PABLO ont mené une étude universitaire sur l'Evaluation économique de la politique parisienne

des transports portant sur l'évolution des transports à Paris notamemnt en relation avec l'introduction des tramways. Cette étude inclut par exemple des projections macros sur la base du croisement de volumes macros et de prix micros dont le chiffrage est lui-même issu d'analyses macro économiques.

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D'accord avec ton analyse, mais un asthamatique s'en fout que sa ventoline soit payée par les taxes sur le pétrole… Ce qu'il veut, c'est ne pas être malade, et ça n'a pas de prix… D'où mon propos de réfléchir sérieusement à une transition plus respectueuse de la santé. Merde, on en est capable!

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manpow, en fait techniquement il y aura toujours du pétrole. Si on arrive près de la fin des réserves, l'offre va diminuer et le prix va augmenter. On va pouvoir faire avec jusqu'à un certain point, mais a, aller, soyons fou, 1 millions de dollar le baril, tu connais bcp de gens qui en achèteraient?

Je suis entièrement d'accord avec toi.

Il est évident qu'on ne va pas se réveiller un matin en se disant "oh putain merde on a brulé la dernière goutte de pétrole hier, comment je vais faire pour aller au boulot ce matin ?".

Mais on peut se demander de quelle manière le marché va anticiper la fin des réserves et à haut quoi ressemblera la hausse du prix : progressive ? brutale ?

Quand on voit comme le prix du baril est capable de yoyo on peut se permettre de douter…

Et quelles sont les conséquences d'une hausse du prix brutale ?

Et sans tomber dans le besancenotisme, quelles sont-elles particulièrement pour celui qui gagne le SMIC, tout en habitant à 30 kilomètres de son travail car les investissements publics et privés n'ont pas su anticiper cette hausse et ont conduit à l'étalement urbain ? Sans compter qu'il a installé une chaudière fuel au moment ou le baril était à 30 dollars sans penser que 2 ans après il pouvait être à 200 ?

Et je parle même pas des conséquence pour les autres énergies: a 300 dollars le barils(exemple), beaucoup d'énergies alternatives deviennent rentable, relâchant la pression sur le pétrole lui même.

Le problème des énergies c'est que ce n'est pas qu'une question de rentabilité, c'est une question de potentiel physique.

Et ce n'est pas demain la veille que les énergies renouvelables remplaceront quantitativement le pétrole.

En l'occurence quand le pétrole grimpe ce qui devient rentable c'est le charbon.

C'est quand même dingue qu'on soit tous là comme des gosses à taper des pieds par terre devant un paquet de bonbons vides parce qu'on en veut quand même.

PS: Pour le progrès, regarde simplement ou en était en 2000, et ou on en est maintenant. ( ADSl, wifi, hybrid cards, low cost partout, greentech, Iphone, et j'en ignore surement encore plus…) Alors dans 50 ans… :icon_up:

Et laquelle de ces inventions a permis de faire baisser la consommation d'énergie ?

C'est simple : aucune innovation n'a jamais permis de faire réduire la consommation globale d'énergie.

C'est bien beau de dire "oui mais avant on penserait jamais qu'on pourrait faire ça,etc,etc.."

En 1950 certains pensaient qu'en l'an 2000 on ne mangerait que des petites pillules, on voyagerait tous dans l'espace, on pourrait passer des vacances sur la lune, on aurait des voitures volantes plein les rues,…

Et souvenez-vous la mode en l'an 2000 c'était ça :

post-3249-1229695148_thumb.jpg

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Et laquelle de ces inventions a permis de faire baisser la consommation d'énergie ?

C'est simple : aucune innovation n'a jamais permis de faire réduire la consommation globale d'énergie.

Mais pour quoi faire ?

Renouvelable, on s'en tape : le thorium est pas renouvelable, mais la fusion, même si elle prend longtemps, sera quand même opérationnelle avant qu’on ai épuisé les réserves, sans parler de l’exploitation des ressources extraterrestres, même sans évolution technique révolutionnaire, avec des technologies actuelles et un peu d’accumulation de capital dans les ‘bons’ secteurs.

Ceux qui veulent réduire la consommation d’énergie négligent en général de donner des raisons valables de le faire, comme si la réduction de la consommation était un but en soi, et je pense que pour la plupart d’entre eux, c’en est un.

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Surtout il y a une chose qui fait l'objet de très peu d'études. C'est l'immense gain apporté par la liberté de circuler efficacement avec un véhicule motorisé individuel. Ce gain est tellement énorme, non seulement au plan économique mais aussi en vies humaines sauvées (cas urgents, moindre efforts physiques, protection des épidémies qui sévissent dans les transports en commun, etc.), qu'on en vient à ne même plus le chiffrer. Pourtant, face à la déferlante écolo-n'importe-quoi-pourvu-que-ce-soit-morbide-maso-et-permettant-une-tonitruante-vindicte-publique-dans-la-bouche-des-tartuffes-de-la-fausse-vertue-publique, ce chiffrage serait salutaire au discours public.

Parmi les chiffres qu'on peut mentionner dans cette catégorie, il y a la valeur des gains de temps: d'après certaines évaluations économiques macro, une heure de transport économisée est chiffrée à 2/3 d'heure de salaire net et les sondages micros ou analyse des ventilations macros laissent à penser que cette proportion est pratiquée par toutes les catégories sociales quelque soit leur revenu.

Il me semble que beaucoup de vos arguments sont discutables.

- Vies humaines sauvées ? Et la mortalité liés aux accidents de la circulation ?

- cas urgents: OK, mais les ambulances/pompiers/police circuleraient beaucoup mieux si les routes étaient moins encombrées

- moindre efforts physique: là c'est très très discutable, l'effort physique étant un facteur protecteur pour tout sorte de maladie. C'est au contraire un très mauvais point pour la voiture.

- épidémies: avez vous des chiffres ? Quel incidence par rapport à la promiscuité sur le lieu de travail ou durant les loisirs ?

Quand au gain de temps, c'est totalement subjectif. Et je ne vois pas comment vous faites votre évaluation économique: quand on ne consomme pas quelque chose, c'est clair que l'on fait des économies. De plus, pour certain il est plus rentable de faire 1h de train et de pouvoir travailler pendant ce temps (passer des coûts de fil, lire des rapports, etc..) que de faire 45min de voiture sans pouvoir rien faire.

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Ce qui ne l'empêche pas de se sentir concernée, la plupart des gens sont tout de même capables de penser au moins à leurs enfants. C'est d'ailleurs un argument courant : "nous le devons à nos enfants", ou aux futures générations, à l'Humanité…bref…

Je persiste à penser que si le phénomène a pris un telle importance c'est que la plupart des gens estiment avoir de bonnes raison de penser que c'est effectivement très important. Qu'ils se trompent ou pas n'a presque aucune incidence sur la propagation du message.

Manpow par exemple. Persuadé. Un sauveur du monde. redresseur de torts et garant de la vérité. Tout à fait ce que je décris, en version caricaturale.

Donc on ne peut pas se poser des questions ou remettre en cause la durabilité du sytême économique actuel sans passer pour un dictateur en puissance ou un messie frustré ? :icon_up:

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Donc on ne peut pas se poser des questions ou remettre en cause la durabilité du sytême économique actuel sans passer pour un dictateur en puissance ou un messie frustré ? :icon_up:

Poser les questions tu peux. Apporter des réponses, tu dois. Et ne pas obliger les autres à les suivre, c'est indispensable.

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En pratique, au milieu des années 2000, la TIPP taxait les carburant aux environs du double du coût de la voirie et d'une évaluation du coût de la polution (ravalement des façades, coûts estimées sur la santé, nuisance sonore)…

Tu aurais des chiffres, stp ?

PS : Ne voir dans cette question que de la simple curiosité

PS : Je préfère préciser, parce qu'ici tout ce que je dis est retenu contre moi :icon_up:

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Mais pour quoi faire ?

Renouvelable, on s'en tape : le thorium est pas renouvelable, mais la fusion, même si elle prend longtemps, sera quand même opérationnelle avant qu’on ai épuisé les réserves, sans parler de l’exploitation des ressources extraterrestres, même sans évolution technique révolutionnaire, avec des technologies actuelles et un peu d’accumulation de capital dans les ‘bons’ secteurs.

Ceux qui veulent réduire la consommation d’énergie négligent en général de donner des raisons valables de le faire, comme si la réduction de la consommation était un but en soi, et je pense que pour la plupart d’entre eux, c’en est un.

Peut-être parce que le potentiel d'énergie que nous avons à notre disposition est limité, tout simplement ?

Ou peut-être parce qu'un bonne partie des pollutions vient de la consommation d'énergie ?

Ou peut-être du coup parce que si on veut une énergie moins polluantes, en des ER, on est très loin de pouvoir en avoir autant qu'avec les énergies fossiles ?

Quant aux ressources extra-terrestres….

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Peut-être parce que le potentiel d'énergie que nous avons à notre disposition est limité, tout simplement ?

Je ne comprends pas ce que tu veux dire par la, la quantité d’énergie dans l’univers est finie, soit, mais bon, on en est loin quand même hein.

Ou peut-être parce qu'un bonne partie des pollutions vient de la consommation d'énergie ?

Ou pas, la majeure partie des pollutions viens de l’agriculture de l’industrie de production chimique et des moteurs a combustion internes, pas de la ‘consommation d’énergie’ de façon générale.

Ou peut-être du coup parce que si on veut une énergie moins polluantes, en des ER, on est très loin de pouvoir en avoir autant qu'avec les énergies fossiles ?
Quant aux ressources extra-terrestres….

Tu réalise que quand je parle de consommer le thorium disponible dans la croute terrestre exploitable, on se met pas une deadline a 50 ans hein… le peak thorium il est loin, très loin, et la pollution des énergies fossiles c’est de la foutaise, c’est vrai pour les hydrocarbures, avec les procédés de combustion simples (en gros, les moteurs), ca l’est nettement moins pour les hydrocarbures brulés dans des centrales modernes avec des bons filtres, et ca l’est encore nettement moins si on parle de thorium (oui c’est de l’énergie fossile aussi techniquement) ou la pour le coup, il n’y a pas d’émissions atmosphériques du tout mais uniquement des déchets solides et denses qui par conséquent ne polluent pas (ce que je conserve sur mon propre terrain volontairement n’est pas de la pollution mais du stockage de déchets, ca n’a aucun rapport avec les émissions qui elles touchent tout le monde)

Donc les ressources extra-terrestres, je laisse ca a ceux qui auront des milliers d’année d’accumulation de savoir faire et de capital, et qui a mon avis iront les chercher bien avant qu’on ai des problèmes de thorium, ou plus probablement d’hydrogène…

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Poser les questions tu peux. Apporter des réponses, tu dois. Et ne pas obliger les autres à les suivre, c'est indispensable.

Si un groupe de personnes vivent ensemble sous un même toit, et qu'une d'entre elles bouffe tout ce qu'il y a dans le frigo en prétendant que de toute façon il se remplira bien tout seul ou que des extra-terrestres viendront le faire, tout en laissant trainer ses déchets et en déranger les autres avec la fumée de ses cigarettes, il faut bien se réunir pour définir des régles.

Bon d'accord :icon_up: …………….

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      L'Australie fait face à une énorme vague de chaleur.
      La demande en électricité explose, notamment pour faire tourner les climatiseurs.
      Problème, la production ne suit pas et des coupures tournantes sont en place et ont déjà touché 90 000 habitants*.
       
      *1 http://www.adelaidenow.com.au/news/south-australia/sa-power-crisis-will-there-be-more-blackouts/news-story/82f848efbc42455b9d7c4e1487b04fa5?nk=ea7883841d0b2ba93781d572d98b9fae-1486676862
      *2  http://www.9news.com.au/national/2017/02/08/20/12/blackout-leaves-at-least-40000-people-without-power-in-south-australia
       
      A l'origine de tout ça, la dépendance à l'énergie éolienne que s'est infligée le sud de l’Australie. Avec une production réelle égale à 7% de la production nominale, ce "trou" dans la production est, je cite, "au cœur du problème".
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