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Michel Onfray, chou-fleur & sparassis crépu


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Il y a 17 heures, Johnathan R. Razorback a dit :

 

 

Mais sa philosophie personnelle est un délire mystique et vitaliste, sans concepts sérieux ni argumentation. Il explique aussi que l'Europe est en décadence depuis le 13ème siècle

 

 

 

On dirait un peu du Alexandre Douguine...

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  • 3 weeks later...

Hop, je pose ça là. 

Je sais que vous ne lui portez pas un grand amour, mais je pense qu'il envisage (du moins, il récupère des thèses) l'idée d'esthétisme d'une manière assez intéressante. 

 

Il n'admet pas une hiérarchie entre les sens (La Critique de la faculté de juger de Kant qui serait injustement portée sur les sens "nobles", pour lui, l'olfaction devrait être à hauteur de la vue ou de l'ouïe). Et chaque création artistique/artisanale procède d'un rapprochement de la réalité historique et culturelle qui la sous-tend. Ainsi, les plats typiques du moyen-âge sont évidemment à rapprocher de l'époque dans laquelle ils sont issus.

 

Qu'est ce qu'a à dire notre nourriture sur notre époque ? Tout était bon pour apporter sa thèse passéiste. Donc, la nourriture, comme l'art moderne de manière générale est soumis au Zeitgeist (l'esprit du temps) et que notre bouffe est synonyme de raréfaction, notre culture procède par raréfaction = du vide, en gros. L'artiste est celui qui capte le Zeitgeist. (Je cite "Aujourd'hui, la cuisine ne nécessite pas de muscle, de la puissance, la texture c'est du mou. Notre époque a une texture de mou"). 

Belle critique de Freud et de l'esthétique du marxisme à 13'20 assez drôle.  

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il y a une heure, Cristaline a dit :

Il n'admet pas une hiérarchie entre les sens (La Critique de la faculté de juger de Kant qui serait injustement portée sur les sens "nobles", pour lui, l'olfaction devrait être à hauteur de la vue ou de l'ouïe).

 

Mieux vaut sortir la bêtise que la garder pour soi.

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il y a une heure, Cristaline a dit :

Il n'admet pas une hiérarchie entre les sens (La Critique de la faculté de juger de Kant qui serait injustement portée sur les sens "nobles", pour lui, l'olfaction devrait être à hauteur de la vue ou de l'ouïe).

 

Quel manque de bon sens !

 

L'idée de perdre l'ouïe, ou pire, la vue, me terrifie. Mais (bien que j'ai cru comprendre que ça impacte l'humeur), perdre l'olfaction est manifestement moins dramatique.

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3 minutes ago, Johnathan R. Razorback said:

Quel manque de bon sens !

Joli ! 

Apprécier le bon vin pour lui à autant de sens que d'apprécier une toile ou une oeuvre musicale (du moins dans la hiérarchie de l'esthétique)... Qui l'eut crû qu'Onfray avait un goût prononcé pour l'alcool ? 

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il y a 8 minutes, Johnathan R. Razorback a dit :

Mais (bien que j'ai cru comprendre que ça impacte l'humeur), perdre l'olfaction est manifestement moins dramatique. 

Ça semble moins dramatique parce que la banne passante est très inférieure, mais l'olfaction a ceci de particulier qu'elle est "branchée" à plus bas niveau que les autres sens, ce qui explique qu'on fasse respirer des sels pour ranimer quelqu'un qui s'est évanoui, alors que son ouïe est à peu près désactivée du fait même qu'il soit inconscient. Du coup, je ne serais pas étonné que ça impacte lourdement l'humeur.

 

Note aussi que la perte de l'odorat affecte par ailleurs énormément le sens du goût.

  • Yea 1
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il y a 9 minutes, Cristaline a dit :

Apprécier le bon vin pour lui à autant de sens que d'apprécier une toile ou une œuvre musicale

 

C'est ce qu'on appelle une opinion. Et c'est bien tout ce qu'on trouve en lisant Onfray. Une doxa libertaire néo-proudhonienne, écologiste, avec des morceaux de décadentisme de droite.

 

Un vrai philosophe il te prend le texte de Platon ou Kant, il trouve le passage qui parle d'une hiérarchie des sens, il trouve l'argument qui soutient le raisonnement (lorsqu'il y a un argument à trouver) il y réfléchit, et s'il n'est pas convaincu il revient en disant: "X a soutenu Y en disant Z, mais en fait Z était faux en raison de ceci et de cela...".

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3 minutes ago, Johnathan R. Razorback said:

tout ce qu'on trouve en lisant Onfray

Le Crépuscule d'une idole me semblait, de loin (donc à confirmer), qu'un vrai travail d'analyse avait été fait sur Freud. La critique paraissait construite et fondée (quelqu'un l'ayant lu pourra attester). 

Je pense qu'il sait travailler, qu'il sait faire une analyse sur le fond de l'oeuvre (il parle souvent de la méthodologie qu'il emploie - connaître l'entièreté de l'oeuvre, de l'auteur) mais qu'il est souvent tenté par la facilité malheureusement, donc ça se solde souvent par de la masturbation intellectuelle et des poncifs à la Lenoir. 

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Il a su le faire, en tout cas. Mais critiquer Freud n'est pas bien difficile, le sentier est déjà bien balisé, et que je sache, il n'ajoute pas grand chose aux critiques déjà formulées avant lui. Idem pour la religion.

  • Yea 2
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  • 1 year later...

MO pousse son nouveau projet de média (une revue), et compte faire l'union nationale autour du souverainisme, en dépassant les clivages extrême-droite et extrême-gauche. De Philippe de Villiers à Didier Raoult en passant par Jacline Mourault, ça promet des soirées popcorn assez fun.

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