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Murray Rothbard : L'homme, l'économie et l'Etat

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L'institut Charles Coquelin publie la traduction française (par Hervé de Quengo) du traité général d'économie de Rothbard.

Les deux premiers tomes (sur 5 prévus) sont disponibles à un prix promotionnel pour les étudiants d'ici la fin novembre.

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Voici la courte présentation de Guido Hülsmann:

Le présent ouvrage est l’un des plus grands traités d’économie. Véritable somme des principes économiques, il examine tous les sujets traditionnels de cette science : choix, échange, monnaie, consommation, production, distribution, cycles, organisation industrielle et politique économique. Il propose une discussion des grandes approches contemporaines et fournit une critique de fond de la modélisation en micro-économie et macro-économie.

L’auteur nous fait comprendre que la science économique n’est pas une simple « boîte à outils » intellectuelle dans laquelle se juxtaposent des modèles et hypothèses souvent sans rapport, voire contradictoires. Elle est la science des lois économiques – des relations invariables entre cause et effet dans les actions individuelles et dans les rapports sociaux. Ces lois admettent une description exacte, cohérente et systématique. L’Homme, l’Économie et l’État en fournit la preuve.

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ouchh.. voilà une nouvelle importante

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L’auteur nous fait comprendre que la science économique n’est pas une simple « boîte à outils » intellectuelle dans laquelle se juxtaposent des modèles et hypothèses souvent sans rapport, voire contradictoires. Elle est la science des lois économiques – des relations invariables entre cause et effet dans les actions individuelles et dans les rapports sociaux. Ces lois admettent une description exacte, cohérente et systématique. L’Homme, l’Économie et l’État en fournit la preuve.[/i]

En fait, les crétins verrons toujours l'économie comme une boite a outils (…) sans rapport et contradictoire. Pour comprendre l'éco, il faut etre intelligent, c'est un préalable absolument indispensable.

:icon_up:

J'ajouterais meme que, comme en philo, il ne faut pas trop se focaliser sur les conclusions que peuvent apporter la science éco, mais plutot y voir la maitrise d'une sorte d'art du débat. Débat qui n'a rien de stérile, a mes yeux. Tout comme la philo, l'économie a pu apporter 1000 choses sans convaincre pour autant la grande masse des crétins de son utilité fondamentale.

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Lors d’une conférence de Philippe Nataf au sujet de ce livre (avec euro 92), un intervenant a interrogé le conférencier sur le "degré de libertarianisme" qui transparaît dans Man Economy and State. Nataf a répondu que évidement, Rothbard souligne l’inefficience et la nocivité de l’intervention étatique. Mais que les positions de l’austro-américain quant au rôle de l’Etat ne sont pas a priori, elles résultent de l’observation des faits et de la supériorité économique (et non morale) du marché. Ces arguments d’essence plutôt utilitariste ne me paraissent pas traduire la vision la vision de l’Etat qu’a Rothbard dans The Ethics of Liberty. J’en déduis que pendant les 20 ans qui séparent la publication de Man Economy and State et de Ethics of Liberty, la pensée de Rothbard a évoluée, passant d’une justification utilitariste du marché à une justification morale… Si des érudits confirment… :icon_up:

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Lors d’une conférence de Philippe Nataf au sujet de ce livre (avec euro 92), un intervenant a interrogé le conférencier sur le "degré de libertarianisme" qui transparaît dans Man Economy and State. Nataf a répondu que évidement, Rothbard souligne l’inefficience et la nocivité de l’intervention étatique. Mais que les positions de l’austro-américain quant au rôle de l’Etat ne sont pas a priori, elles résultent de l’observation des faits et de la supériorité économique (et non morale) du marché. Ces arguments d’essence plutôt utilitariste ne me paraissent pas traduire la vision la vision de l’Etat qu’a Rothbard dans The Ethics of Liberty. J’en déduis que pendant les 20 ans qui séparent la publication de Man Economy and State et de Ethics of Liberty, la pensée de Rothbard a évoluée, passant d’une justification utilitariste du marché à une justification morale… Si des érudits confirment… :icon_up:

Je ne crois pas Rothbard opère une dichotomie entre les sujets économiques et les sujets moraux… il ne s'agit pas de "justifier" quoi que ce soit mais de présenter des idées, c'est tout.

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Lors d’une conférence de Philippe Nataf au sujet de ce livre (avec euro 92), un intervenant a interrogé le conférencier sur le "degré de libertarianisme" qui transparaît dans Man Economy and State. Nataf a répondu que évidement, Rothbard souligne l’inefficience et la nocivité de l’intervention étatique. Mais que les positions de l’austro-américain quant au rôle de l’Etat ne sont pas a priori, elles résultent de l’observation des faits et de la supériorité économique (et non morale) du marché. Ces arguments d’essence plutôt utilitariste ne me paraissent pas traduire la vision la vision de l’Etat qu’a Rothbard dans The Ethics of Liberty. J’en déduis que pendant les 20 ans qui séparent la publication de Man Economy and State et de Ethics of Liberty, la pensée de Rothbard a évoluée, passant d’une justification utilitariste du marché à une justification morale… Si des érudits confirment… :icon_up:

J'ai la version du Mises Institute de M, E & S ; j'avoue d'emblée ne pas l'avoir finie, mais je n'ai strictement lu aucun argument moral dans ce bouquin, si ma mémoire ne me fait pas défaut. Alors que d'emblée, la première partie de EoL est consacrée aux aspects sinon moraux, du moins philosophiques. Je ne sais pas si ça provient des 20 ans de décalage entre les deux écrits, ou tout simplement du fait que les deux bouquins se situent sur un registre bien différent, un peu comme, disons, Price & production d'un part, et Road to Serfdom d'autre part, pour le cas de Hayek.

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Lors d’une conférence de Philippe Nataf au sujet de ce livre (avec euro 92), un intervenant a interrogé le conférencier sur le "degré de libertarianisme" qui transparaît dans Man Economy and State. Nataf a répondu que évidement, Rothbard souligne l’inefficience et la nocivité de l’intervention étatique. Mais que les positions de l’austro-américain quant au rôle de l’Etat ne sont pas a priori, elles résultent de l’observation des faits et de la supériorité économique (et non morale) du marché. Ces arguments d’essence plutôt utilitariste ne me paraissent pas traduire la vision la vision de l’Etat qu’a Rothbard dans The Ethics of Liberty. J’en déduis que pendant les 20 ans qui séparent la publication de Man Economy and State et de Ethics of Liberty, la pensée de Rothbard a évoluée, passant d’une justification utilitariste du marché à une justification morale… Si des érudits confirment… :icon_up:

Il devrait être clair que cette déduction est inexacte. Le premier paragraphe de l'intro de L'Ehique de la liberté devrait déjà être éclairant à cet égard.

ALL OF MY WORK has revolved around the central question of human liberty. For it has been my conviction that, while each discipline has its own autonomy and integrity, in the final analysis all sciences and disciplines of human action are interrelated, and can be integrated into a "science" or discipline of individual liberty. In particular, my Man, Economy, and State (2 vols., 1962) set forth a comprehensive analysis of the free-market economy; while the analysis was praxeologic and value-free, and no political conclusions were directly upheld, the great virtues of the free market and the evils of coercive intervention into that market were evident to the discerning reader. The sequel to that work, Power and Market (1970), carried the analysis of Man, Economy, and State further in several ways: (1) a systematic analysis of the types of government intervention in the economy clearly shows the myriad of unfortunate consequences of such intervention; (2) for the first time in modern political economic literature, a model was outlined of the way in which a totally stateless and therefore purely free (or anarchistic) market economy could function successfully; and (3) a praxeological and therefore still value-free critique was conducted of the lack of meaningfulness and consistency of various types of ethical attacks on the free market. The latter section moved from pure economics to ethical criticism, but it remained within the bounds of value-freedom, and thus did not attempt a positive ethical theory of individual liberty. Yet, I was conscious that the latter task needed almost desperately to be done, for, as will be seen further in this work, I at no time believed that value-free analysis or economics or utilitarianism (the standard social philosophy of economists) can ever suffice to establish the case for liberty. Economics can help supply much of the data for a libertarian position, but it cannot establish that political philosophy itself. Political judgments are necessarily value judgments, political philosophy is therefore necessarily ethical, and hence a positive ethical system must be set forth to establish the case for individual liberty.

Autrement dit, Man, Economy and State, est un traité d'économie (de praxéologie) et non de philosophie politique. Des considérations explicites sur les droits de l'homme à respecter et sur l'Etat en tant que spécialistes de leur violation n'ont donc rien à y faire. Pour rappel, cf. la classification des différentes disciplines par Rothbard en annexe au premier chapitre de MES:

To sum up the relationship and the distinctions between praxeology and each of the other disciplines, we may describe them as follows:

* Why man chooses various ends: psychology.

* What men’s ends should be: philosophy of ethics.

also: philosophy of aesthetics.

* How to use means to arrive at ends: technology.

What man’s ends are and have been, and how man has used means in order to attain them: history.

* The formal implications of the fact that men use means to attain various chosen ends: praxeology.

La philosophie politique serait alors un sous-ensemble de l'éthique. Et il est aussi clair qu'en philosophie politique, la position de Rothbard était déjà -grosso modo- celle qu'il présente dans L'Ethique de la liberté quand il a écrit MES. Dans l'introduction à la dernière édition en anglais par Joseph Stromberg, on trouve une citation d'une lettre de Rothbard au sujet du projet MES très claire à cet égard.

One important source of revision promises to be the philosophical system. For example, in my appendix to the Fundamentals chapter, I deal with the relationship between economics and ethics, and had adopted the standard Max Weber position that there can be no science of ethics, and that value-judgments are purely arbitrary. I have come to believe that there can be a science of rational ethics based on human nature and what is good for human nature. This revision of concepts has already resulted in rewriting this appendix. How far this will result in revision is impossible to state at the present time; certainly the general body of praxeological analysis will remain untouched. I am already contemplating changes in the very first section, however, where the axiom of action is defined, in accordance with this Randian philosophy.[[23]] Also, I believe that the philosophy will compel a change in the analysis of labor, its pleasures and pains—derived from Mises’s analysis of disutility of labor, joy of labor, etc.

Cette lettre date de 1952, au début du projet MES, dix ans avant sa publication et trente ans avant celle de L'Ethique de la liberté. A noter aussi la note de bas de page de Stromberg à propos de l'expression "Randian philosophy" employée par Rothbard:

In the existing carbon copy, the word appears as “Bandian,” presumably a strikeover. Rothbard clearly intended to write “Randian” as shorthand for the notion of “rational-ethical” philosophy. That he was not dependent on the Randian system, as such, in his search for a scientific ethics is shown by his early awareness of Thomistic philosophy as revealed in his letters. Cf. Rothbard to H. Cornuelle, April 23, 1952, Rothbard Papers, which discusses the work of neo-Thomist philosopher Livio C. Stecchini as looking toward “a philosophy of ethics.” There are at least seven letters by Rothbard on such subjects as Aristotelianism, Thomism, and natural rights in the period 1952–57 alone.

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Bref, la raison pour laquelle il n'y a pas beaucoup de traces dans Man, Economy and State de ce qui va être dit dans Ethics of Liberty est que comme dirait Copeau, les deux ouvrages versent dans des registres différents.

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L'Institut Charles Coquelin s'est enfin débrouillé pour avoir ses bouquins sur amazon. Les deux tomes sont donc disponibles via cette voie:

Et l'Institut a enfin un site décent. Ou presque.

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Gros déterrage de topic car j'ai justement acquis cette édition et j'ai une question portant sur le point 2 du chapitre 4.

Page 212 en note de bas de page :

Soit pour tout prix : D la quantité demandée, S la quantité offerte, K la quantité de stock existant et T la demande totale de détention. Il est tjs vrai par définition que :


  • S= K- R

  • T = D+R

Or, au prix d'équilibre, à l'intersection de S et de D, S est évidemment égale à D. Mais si S= D, alors T = K - R+ R, soit T = K

Ma question est : Qu'est-ce que R.

Merci.

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