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Je raconte my life II - Le retour


Mobius

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On me donne à faire des analyses grammaticales à partir de planches de Garfield, et on m'envoie tard le soir, dans une salle de cours perdue dans un quartier craignos de Paris, pour "pratiquer l'anglais oral" (comme si j'en avais besoin) avec une chargée de TD américaine qui n'a qu'un an de plus que moi et qui préférerait elle-aussi rester chez elle. Qu'avez-vous de mieux ? :icon_up:

Hélas, je n'ai rien de mieux…

Une liste monumentale de livres à lire :

- certains ne sont consultables que sur place dans des bibliothèques à l'autre bout de Paris

- d'autres sont accessibles seulement après des formalités rédhibitoires (demande d'accès à la section recherche à faire signer par le directeur de recherches, à faire cacheter par l'UFR puis un entretien de motivation avec un bibliothécaire pour vérifier si je suis motivée dans mes recherches foouugl.gif)

- certains ne sont même pas connus de mon directeur de recherche lui-même (en bref, c'est à moi de les lire et de voir s'ils sont intéressants)

- d'autres coûtent une fortune (exemple d'un article de cinq pages pris d'une revue italienne qui m'a coûté plus de quinze euros)

Et une pile de comptes rendus à faire et de séminaires à réviser.

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Hélas, je n'ai rien de mieux…

Une liste monumentale de livres à lire :

- certains ne sont consultables que sur place dans des bibliothèques à l'autre bout de Paris

- d'autres sont accessibles seulement après des formalités rédhibitoires (demande d'accès à la section recherche à faire signer par le directeur de recherches, à faire cacheter par l'UFR puis un entretien de motivation avec un bibliothécaire pour vérifier si je suis motivée dans mes recherches foouugl.gif)

- certains ne sont même pas connus de mon directeur de recherche lui-même (en bref, c'est à moi de les lire et de voir s'ils sont intéressants)

- d'autres coûtent une fortune (exemple d'un article de cinq pages pris d'une revue italienne qui m'a coûté plus de quinze euros)

Et une pile de comptes rendus à faire et de séminaires à réviser.

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Hélas, je n'ai rien de mieux…

Une liste monumentale de livres à lire :

- certains ne sont consultables que sur place dans des bibliothèques à l'autre bout de Paris

- d'autres sont accessibles seulement après des formalités rédhibitoires (demande d'accès à la section recherche à faire signer par le directeur de recherches, à faire cacheter par l'UFR puis un entretien de motivation avec un bibliothécaire pour vérifier si je suis motivée dans mes recherches foouugl.gif)

- certains ne sont même pas connus de mon directeur de recherche lui-même (en bref, c'est à moi de les lire et de voir s'ils sont intéressants)

- d'autres coûtent une fortune (exemple d'un article de cinq pages pris d'une revue italienne qui m'a coûté plus de quinze euros)

Et une pile de comptes rendus à faire et de séminaires à réviser.

Sans vouloir être désobligeant, ça consiste en quoi les études de lettres apres la licence ? C'est des analyses de textes super techniques avec plein de mots compliqués ?

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Sans vouloir être désobligeant, ça consiste en quoi les études de lettres apres la licence ? C'est des analyses de textes super techniques avec plein de mots compliqués ?

Il n'y a pas de mal ; il m'arrive aussi de me demander ce que je fais en Master, donc votre question est tout à fait légitime.

Pour résumer le cursus d'une étudiante en M1 de Lettres Modernes à Paris IV :

- une langue vivante qui ne sert strictement à rien (étude de quelques textes ineptes en anglais) soi disant au cas où nous aurions "des colloques en langue anglaise".

- des "cours généraux" qui sont un panorama de la littérature à différentes époques (une heure par époque, donc c'est du survol primesautier de notions déjà connues depuis la première année de Licence, au moins).

- des séances d'"initiation à la recherche" qui ne vous initient à rien du tout parce qu'il s'agit d'un discours inepte sur des thèmes choisis. La méthodologie du mémoire, elle, est simplement inexistante. C'est à l'étudiant de se former lui-même aux différentes méthodes.

- des séminaires au choix qui sont des cours très superficiels avec des intervenants pédants que l'on prend soin de bien applaudir à la fin.

- le mémoire, qui est une synthèse de toute la recherche qui a déjà été faite sur le sujet avec de nouvelles perspectives que l'étudiant doit présenter.

Le hic, c'est que tous les cours et autres séminaires ineptes demandent un travail gigantesque et que l'étudiant n'a plus qu'un temps très restreint à consacrer à l'élaboration de son mémoire. L'élément le plus important et le plus bénéfique du Master, le mémoire, se retrouve relégué en dernière place, sous un amoncellement de discours cuistres et de devoirs itératifs.

Au final, le Master, que l'étudiant attend avec hâte comme le moment où il pourra enfin étudier ce qui lui plaît et exprimer sa sensibilité littéraire n'est qu'un vain mirage qui provoque maintes frustrations.

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Il n'y a pas de mal ; il m'arrive aussi de me demander ce que je fais en Master, donc votre question est tout à fait légitime.

Pour résumer le cursus d'une étudiante en M1 de Lettres Modernes à Paris IV :

- une langue vivante qui ne sert strictement à rien (étude de quelques textes ineptes en anglais) soi disant au cas où nous aurions "des colloques en langue anglaise".

- des "cours généraux" qui sont un panorama de la littérature à différentes époques (une heure par époque, donc c'est du survol primesautier de notions déjà connues depuis la première année de Licence, au moins).

- des séances d'"initiation à la recherche" qui ne vous initient à rien du tout parce qu'il s'agit d'un discours inepte sur des thèmes choisis. La méthodologie du mémoire, elle, est simplement inexistante. C'est à l'étudiant de se former lui-même aux différentes méthodes.

- des séminaires au choix qui sont des cours très superficiels avec des intervenants pédants que l'on prend soin de bien applaudir à la fin.

- le mémoire, qui est une synthèse de toute la recherche qui a déjà été faite sur le sujet avec de nouvelles perspectives que l'étudiant doit présenter.

Le hic, c'est que tous les cours et autres séminaires ineptes demandent un travail gigantesque et que l'étudiant n'a plus qu'un temps très restreint à consacrer à l'élaboration de son mémoire. L'élément le plus important et le plus bénéfique du Master, le mémoire, se retrouve relégué en dernière place, sous un amoncellement de discours cuistres et de devoirs itératifs.

Au final, le Master, que l'étudiant attend avec hâte comme le moment où il pourra enfin étudier ce qui lui plaît et exprimer sa sensibilité littéraire n'est qu'un vain mirage qui provoque maintes frustrations.

J'hésite entre "Courage !" et "Comme je vous plains !"

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Il n'y a pas de mal ; il m'arrive aussi de me demander ce que je fais en Master, donc votre question est tout à fait légitime.

Pour résumer le cursus d'une étudiante en M1 de Lettres Modernes à Paris IV :

- une langue vivante qui ne sert strictement à rien (étude de quelques textes ineptes en anglais) soi disant au cas où nous aurions "des colloques en langue anglaise".

- des "cours généraux" qui sont un panorama de la littérature à différentes époques (une heure par époque, donc c'est du survol primesautier de notions déjà connues depuis la première année de Licence, au moins).

- des séances d'"initiation à la recherche" qui ne vous initient à rien du tout parce qu'il s'agit d'un discours inepte sur des thèmes choisis. La méthodologie du mémoire, elle, est simplement inexistante. C'est à l'étudiant de se former lui-même aux différentes méthodes.

- des séminaires au choix qui sont des cours très superficiels avec des intervenants pédants que l'on prend soin de bien applaudir à la fin.

- le mémoire, qui est une synthèse de toute la recherche qui a déjà été faite sur le sujet avec de nouvelles perspectives que l'étudiant doit présenter.

Le hic, c'est que tous les cours et autres séminaires ineptes demandent un travail gigantesque et que l'étudiant n'a plus qu'un temps très restreint à consacrer à l'élaboration de son mémoire. L'élément le plus important et le plus bénéfique du Master, le mémoire, se retrouve relégué en dernière place, sous un amoncellement de discours cuistres et de devoirs itératifs.

Au final, le Master, que l'étudiant attend avec hâte comme le moment où il pourra enfin étudier ce qui lui plaît et exprimer sa sensibilité littéraire n'est qu'un vain mirage qui provoque maintes frustrations.

Bon, et bien grâce a toi, je ne regretterai plus d'avoir conservé la littérature comme passion, et de ne pas en avoir fait mes études.

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Rien ne t'échappe :icon_up: C'est pour cet été, très intime et seulement à la mairie.

\^^/

Tous mes voeux de bonheur conjugal !

***

Je suis en train de fouiner dans les sites présentant des alliances en platine. Ca fait des années que je sais quel modèle je souhaite : un bidule dans ce genre.

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Alliance de mariage en Platine satiné au centre et poli sur les côtés. Une alliance de mariage plutôt masculine (ah ? bon…).

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Je voudrais m'abonner à un journal si possible libéral ou du moins mesuré. Jusqu'à présent je me contentais du Figaro mais sa transformation en pub géante pour sarko par mougeotte et leur endoctrinement proréchaufiste (à part un édito de brezet dans le figmag à peu près lucide) m'ont fait péter les plombs. Avez-vous quelque chose à me conseiller? Je pensais au Temps souvent cité ici…car en France je ne vois rien du tout. Merci

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Mais je parle anglais il n'y a pas de problèmes. Le hic c'est que je cherche un quotidien pas un mag eco.

Bon je vais probablement opter pour le temps mais merci quand même. :icon_up:

Pour ceux que ça intéresse il y a glenn beck sur fox news et ça parle de la Fed et de ron paul.

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