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Il y a 2 heures, Kassad a dit :

 

  Dans la maternelle de ma fille (3 ans) j'ai déjà eu droit cette année à un exercice de confinement anti-terroriste (elle n'était pas là ce jour là)... C'est dans l'air du temps de faire peur. C'est une technique de base dans 1984 mais le voir pratiqué au jour le jour m'étonne toujours autant.

Fuir une menace serait digne de 1984 ! 

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Il y a 3 heures, Mégille a dit :

Quelles sont les erreurs que [tu] aperçois ?

 

Si j’en avais le loisir, je ferais une critique de ce texte, incluse dans un billet général sur le rapport libéralisme / féminisme.

 

L’auteur soutient que le féminisme est « intrinsèquement d’essence libérale », ce qui est ridicule, il y a des courants féministes socialistes ou autres, comme l’auteur le dit lui-même, mais sans s’apercevoir de la contradiction.

 

Il nous dit aussi que le libéralisme est « une philosophie profondément féministe », ce qui est moins faux, mais me semble évacuer rapidement le fait qu’avant le milieu du 19ème siècle au moins, tous les penseurs libéraux n’admettaient pas une égalité juridique et politique entre hommes et femmes. Là encore, l’auteur se contredit en notant que Locke n’apparaît pas « fondamentalement féministe car ne remettant pas en cause le patriarcat »  Plutôt que de convoquer des essences, il serait plus intéressant de se demander la raison du fait et pourquoi les attitudes ont évolué historiquement.

 

Il évoque rapidement le féminisme de Wollstonecraft, mais ne nous offre pas de raisons de penser qu’elle était libérale. Puis le féminisme de la socialiste Flora Tristan, démontant lui-même sa thèse selon laquelle le féminisme est « intrinsèquement libérale par essence ».

 

Ensuite un gros morceau sur J.S. Mill, présenté comme libéral alors que selon moi il est au contraire le père de la social-démocratie dans le monde anglo-saxon (liberal donc). L’auteur rappelle lui-même la proximité de Mill avec le socialisme utopique et son influence sur Rawls. Mises considérait Mill comme le plus grand théoricien socialiste, plus créatif que Marx. Et on trouve dans la social-démocratie allemande (marxisante) de la fin du 19ème siècle une appropriation de Mill qui confirme mon opinion :

 

«

Il ne peut se trouver de terrain plus propice qu'une association communiste au développement de cette idée que l'intérêt public est aussi l'intérêt particulier. Toute l'émulation, toute l'activité physique et intellectuelle, qui s'épuisent aujourd'hui à la poursuite d'intérêts personnels et égoïstes, chercheront un autre champ d'action et le trouveront dans leurs efforts en vue du bien-être général de la collectivité. » -John Stuart Mill, Économie politique, cité par August Bebel, in La femme et le socialisme, 1891.

 

(J’en profite pour signaler qu’à la différence de la génération libérale anti-esclavagiste des Smith et des Bentham, Mill avait des tendances racistes et s’est rallié au colonialisme britannique en Inde et ailleurs. Et comme dirait l’autre, le colonialisme, au 19ème siècle, c’est un truc de progressiste).

 

Donc convoquer Mill pour parler du libéralisme est hors sujet.

 

Grosse déformation de la position de Kollontaï, présentée comme « libertaire », alors qu’elle était membre du Parti bolchevik et commissaire du peuple… il y a certes une tendance anarchisante et plus précisément conseilliste chez Kollontaï, qui la mène à rejoindre le groupe « Opposition ouvrière » et a dénoncer, au nom de Marx, la bureaucratisation de l’URSS, mais il fallait y penser avant de détruire la démocratie « bourgeoise »…  et Kollontaï a ensuite passé le reste de sa vie a profité des privilèges de la nouvelle classe dominante bureaucratique, pendant les vrais anarchistes étaient en exil ou morts. Faut pas tout mélanger, c'était une bolchevik "critique", pas une opposante acharnée. Rosa Luxembourg est déjà plus convaincante dans ce rôle. Et le féminisme de Kollontaï ne devrait pas nous pousser à la trouver "sympa", elle est complice de l'établissement du premier régime totalitaire du XXème siècle.

 

Je suis bien convaincu qu’il y a, comme le dit l’auteur, « similitude idéologique entre libéralisme et socialisme » (en cela que ce sont deux doctrines politiques modernes, des frères ennemis issus des Lumières), mais ce n’est certainement pas le féminisme qui fait la jonction. On peut tout simplement être libéral ou socialiste sans être féministe (l’auteur le reconnaît d’ailleurs en évoquant Proudhon).

 

C’est donc un billet fondamentalement confus.

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Il y a 11 heures, Kassad a dit :

C'est dans l'air du temps de faire peur.

 Ca fait maintenant 2 ans qu'on nous a collé une affiche liée aux attentats du 13Novembre sur la porte d'entrée de la crèche, en plus des exercices confinement.

Je l'ai enlevé l'an dernier, ils en ont collé une plus grosse.

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Le 21/10/2017 à 19:05, Johnathan R. Razorback a dit :

Article peu convainquant et même factuellement faux par endroits: https://www.contrepoints.org/2017/10/21/301416-lhistoire-liberale-feminisme

 

Quand tu lis ça : "l’Histoire démontre au contraire que le féminisme, >quel que soit le courant dans lequel il s’inscrit<, est intrinsèquement d’essence libérale et, à l’inverse, que <le libéralisme est une philosophie profondément féministe < ."

 

Ca donne pas envie de continuer. La tentative de réhabilitation du féminisme j'veux bien, mais faudrait pas pousser

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il y a 10 minutes, Marlenus a dit :

Son nom, c'est un pseudo?

Je crains bien que non.

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Il porte bien son nom ceci dit.

 

Pour le reste, je trouve l'article médiocre et semi-habile. Il existe bien une ou deux micro-chapelles féministes et libérales, mais considérer que les mouvances féministes mainstream actuelles sont libérales et une théorie qui serait plus à sa place sur CNN

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Citation

 

 

Gné ? Wat ?

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Que c'est con : " Preuve ultime que ce mouvement n'est pas une secte de marginales loufoques : une des écrivaines les plus lues et respectées de notre époque, Virginie Despentes, l'incarne. "

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Ze phuque  ? 

 

 

"des hommes (compris comme une classe de sexe) "

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Ça veut dire que l'homme n'est pas compris comme un genre.

Grosso modo tu peux être sexiste sur des bases physiques quand ça concerne les hommes. Mais sinon, tu as le genre que tu veux.

 

Chaque phrase de cet article est épique. L'article devrait être renommé "Comment faire sa crise d'ado à 30 ans sans écouter de rock alternatif ?"

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J'avais l'impression qu'il y avait une fibre libérale au coeur du féminisme, qui est d'abord une revendication de liberté individuelle contre un pouvoir coercitif, même majoritaire... mais maintenant que j'y pense, c'est quelque chose d'assez courant à gauche. Une bonne intention libérale, suivit d'une très mauvaise analyse de la situation actuelle en terme de liberté, puis des revendications qui ajoutent de la méchanceté à l'idiotie.

Il me semble tout de même que le féminisme dit "de première vague" était plutôt libéral non ? On y retrouve des socialistes (Fourier) et des libéraux opportunistes (Mill), mais le fer de lance étaient une revendication tout à fait légitime d'une égalité de droit.

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Tout ce qui s'apparente à du libéralisme à gauche est en fait libertaire. Les libertaires sont grosso modo des libéraux qui ne comprennent pas l'économie.

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J'avais entendu parlé du "lesbianisme politique", mais je croyais que ce courant avait été avorté... surpris que ça existe encore. Et elles ont des arguments de poids (no pun intended) :

Citation

Virginie Despentes explique elle que "devenir lesbienne, c’est perdre 40 kilos d’un coup".

C'est fini pour nous, on va devoir investir dans les robots sexuels japonais !

 

Je me demande si ces drôles d'idées vont aboutir à une lutte idéologique entre le mouvement gay (attaché au caractère innée de l'orientation sexuelle) et le mouvement féministe... Il est temps que quelqu'un s'aperçoive de la contradiction entre le genre acquis et l'orientation innée.

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1 minute ago, Mégille said:

J'avais l'impression qu'il y avait une fibre libérale au coeur du féminisme, qui est d'abord une revendication de liberté individuelle contre un pouvoir coercitif, même majoritaire... mais maintenant que j'y pense, c'est quelque chose d'assez courant à gauche. Une bonne intention libérale, suivit d'une très mauvaise analyse de la situation actuelle en terme de liberté, puis des revendications qui ajoutent de la méchanceté à l'idiotie.

Il me semble tout de même que le féminisme dit "de première vague" était plutôt libéral non ? On y retrouve des socialistes (Fourier) et des libéraux opportunistes (Mill), mais le fer de lance étaient une revendication tout à fait légitime d'une égalité de droit.

 

Wiki fait du féminisme libérale l'un des courant du féminisme.

 

Le problème est, comme souvent, que comme ce n'est pas le plus extrêmiste dans ses revendication, il pèse moins médiatiquement.

 

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il y a 14 minutes, Mathieu_D a dit :

Ze phuque  ? 

 

 

"des hommes (compris comme une classe de sexe) "

 

il y a 10 minutes, Bézoukhov a dit :

Ça veut dire que l'homme n'est pas compris comme un genre.

Grosso modo tu peux être sexiste sur des bases physiques quand ça concerne les hommes. Mais sinon, tu as le genre que tu veux.

 

C'est étrange, j'ai une amie en étude de genre qui tient des propos similaires, -elle estime qu'il faut abolir "les hommes" compris comme une "classe"- mais justement parce qu'elle considère que le fait d'être un "homme" est acquis. L'usage du mot "sexe" ici est sans doute une méprise.

Par contre attention, d'après les théoricien.ne.s.lol du genre, tu n'as pas tout à fait "le genre de tu veux", c'est une construction sociale, mais elle t'es imposée. Marx, Bourdieu, toussa...

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1 minute ago, Mégille said:

elle estime qu'il faut abolir "les hommes" compris comme une "classe"

Ze phuque en bois  ? 

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Je suis content d'appartenir à la même classe que le Roi d'Arabie Saoudite, Bill Gates, Jeff Bezos et Barack Obama. 

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il y a 6 minutes, Mégille a dit :

C'est étrange, j'ai une amie en étude de genre qui tient des propos similaires, -elle estime qu'il faut abolir "les hommes" compris comme une "classe"

Faut abolir les études de genre.

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il y a 2 minutes, Flashy a dit :

Je suis content d'appartenir à la même classe que le Roi d'Arabie Saoudite, Bill Gates, Jeff Bezos et Barack Obama. 

 

C'est la classe des gens avec un petit zizi ?

 

il y a 1 minute, Neomatix a dit :

Faut abolir les études de genre.

 

Il faut bien des gens pour faire RH ensuite.

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Rue 89 est quand même devenue en quelques années le Biba du gauchisme. Je me souviens encore de l'époque où ça avait la prétention de faire du journalisme. J'ai un petit plaisir malsain à lire ce qu'ils peuvent nous pondre au quotidien.

 

Quant aux «lesbiennes politiques», je leur souhaite bien du courage si elles pensent vraiment que les relations conflictuelles et les jeux de pouvoir dans un couple sont l'apanage de l'hétérosexualité.

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à l’instant, Bézoukhov a dit :

C'est la classe des gens avec un petit zizi ?

 

 

Il faut bien des gens pour faire RH ensuite.

 

Plutôt crever que d'admettre des énergumènes de ce genre en RH.

 

il y a 4 minutes, Neomatix a dit :

Faut abolir les études de genre.

 

C'est scientifique, tu peux pas abolir la science. Je l'ai lu dans l'immonde.

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il y a 5 minutes, Bézoukhov a dit :

Il faut bien des gens pour faire RH ensuite.

Y'a déjà tous les hères étudiants en droit social pour ça.

il y a 3 minutes, Flashy a dit :

C'est scientifique, tu peux pas abolir la science. Je l'ai lu dans l'immonde.

Faut abolir l'immonde, aussi.

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il y a 1 minute, Neomatix a dit :

Y'a déjà tous les hères étudiants en droit social pour ça.

 

Mieux vaut un étudiant en droit social qu'un doctorant en genre. @fryer partage mon avis.

 

Petite parenthèse : j'ai noté que les RH ayant fait un cursus RH (ou école de commerce-RH) étaient plutôt des boulets. Pourquoi?

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C'est un vase clos qui cherche à justifier son existence.

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il y a 1 minute, Tramp a dit :

C'est un vase clos qui cherche à justifier son existence.

 

Tu parles de quoi, exactement?

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il y a 4 minutes, Flashy a dit :

 

Tu parles de quoi, exactement?

 

J'ai passé 4 ans en école de commerce, je ne connais personne qui y a fait son cursus en RH. 95% de meufs (terreau fertile pour ce qui suit), mélange de truc newage et d'amour pour les procédures et la paperasse. Des profs qui viennent du même milieu. Les effets de mode doivent encore y etre plus pervasifs que dans le marketing.

Centre de coût totalement déconnecté des fonctions de profit.

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il y a 15 minutes, Flashy a dit :

Petite parenthèse : j'ai noté que les RH ayant fait un cursus RH (ou école de commerce-RH) étaient plutôt des boulets. Pourquoi?

Tu crois que l'orientation en RH était un choix de leur part ?

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à l’instant, Tramp a dit :

 

J'ai passé 4 ans en école de commerce, je ne connais personne qui y a fait son cursus en RH. 95% de meufs (terreau fertile pour ce qui suit), mélange de truc newage et d'amour pour les procédures et la paperasse. Des profs qui viennent du même milieu.

Centre de coût totalement déconnecté des fonctions de profit.


Les RH sont utiles.
Quand la GRH est assurée par des personnes n'ayant pas une formation RH.

 

Par exemple, des juristes qui permettent d'évaluer le risque, de provisionner et de faire des procédures limitant le possible risque contentieux. Là, je pige l'utilité. Et je n'ai pas l'impression de devoir justifier mon existence (c'est ma branche) : tant que des gens feront de la merde, je serai là pour les dégager.


Pareil pour les relations sociales : éviter les grèves, graisser les rouages syndicaux, respecter les (nombreuses) obligations légales d'information, consultation, nianiania. L'idée, c'est que la boîte tourne sans perdre de temps excessif avec tel syndicat ayant ses vapeurs. Là, je vois l'utilité. Tant qu'il y aura des pètes-couilles, ils seront utiles.

 

Par contre, il y a un ou deux domaines en RH qui me paraissent profondément maléfiques : la diversité et la formation.


La formation, c'est un machin qui pourrait être incroyablement utile, permettant de développer les compétences des collaborateurs, de les accompagner s'ils veulent ajouter une corde à leur arc, voire de les aider à une éventuelle reconversion (pourquoi pas?). En pratique, j'ai l'impression, de ce que j'ai pu voir, que c'est pénible, avec des formations non sollicitées/désirées par les collaborateurs qui va coûter des sous sans rien apporter à personne. Triste.

 

Quant à la diversité, là, clairement, ton commentaire est vrai à 100%. Ainsi, j'ai observé la Directrice du Pôle Diversité d'un grand groupe, qui allait de réunion en réunion. Les réunions? Une réunion au ministère des femmes avec les autres "acteurs" de la diversitude, une réunion avec des spécialistes de la diversité, une réunion pour expliquer que tel gadget de l'accord égalité H/F (qui est une obligation légale...) est utile et nianianiania. Mon impression diffuse, c'est que tout ce beau monde s'entrejustifiait leurs jobs. 

 

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