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La cohérence est une condition nécessaire de la vérité. Si tu as besoin d'une certaine dose de mensonge pour être heureux, libre à toi ; j'accepte de compatir, mais il ne faut pas non plus prétendre faire passer une vertu pour un vice et un vice pour une vertu.

Une des bases de la vie en société, j'entends par là une vie civilisée, harmonieuse, c'est le compromis. Si tu ne l'as pas encore saisi, j'accepte volontiers de compatir. L'histoire humaine a amplement montré que lorsque l'on est persuadé de détenir la vérité, le cortège des massacres ne tarde pas. Ca me suffit pour accepter de me contenter des principes qui régissent le monde réel.

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Si je ne m’abuse, une copropriété imposant la tempérance totale a ses membres ne serait pas libéralo-incompatible pour toi, non :icon_up: ?

Oui mais il n'y aurait rien d'imposé car les membres sont consentants.

Si les exemples choisis sont le cas de la femme enceinte et les mineurs,

Cela ne se limite malheureusement pas à ces exemples!

Pour la femme enceinte ça se discute mais on retomberait sur l'avortement. Pour les mineurs ce n'est pas à un Etat de leur dire quoi faire. Dans ce genre d'exemples il faut toujours revenir à la base: c'est le propriétaire qui décide.

Pour ma part, non, je ne considère pas qu’interdire l’usage généralisé des drogues a des adultes responsables soit cohérent avec les valeurs de liberté et de responsabilité, mais depuis quand désapprouver fortement un acte est il un appel a l’interdiction par la force ?

Les conservateurs ne se contentent pas de désapprouver…

Une des bases de la vie en société, j'entends par là une vie civilisée, harmonieuse, c'est le compromis.

Entièrement d'accord. Mais un compromis est effectué quand les différentes parties se mettent d'accord, pas quand une partie impose ses règles à l'autre!

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Une des bases de la vie en société, j'entends par là une vie civilisée, harmonieuse, c'est le compromis. Si tu ne l'as pas encore saisi, j'accepte volontiers de compatir. L'histoire humaine a amplement montré que lorsque l'on est persuadé de détenir la vérité, le cortège des massacres ne tarde pas. Ca me suffit pour accepter de me contenter des principes qui régissent le monde réel.

On peut être absolu sur les principes abstraits et reconnaître le besoin de compromis du a la complexité irréductible de l’être humain, l’intégrisme idéologique n’est mortifère que mis en pratique pour juger des hommes, pas pour juger des idées.

Autrement dit, le combat sans merci pour la vérité n’implique pas le combat sans pitié contre les adversaires idéologiques, les débordements viennent de ceux qui ne font pas la séparation nette entre le monde des idées ou l’on peut chercher la vérité et le monde des hommes ou on ne peut que tenter d’éviter de nuire.

Il n’y a pas (nécessairement) d’opposition entre pragmatisme et cohérence dans le libertarianisme, l’opposition n’existe que dans une vision révolutionnaire, mais avoir une position idéologique forte n’implique pas nécessairement être partisan de la méthode brutale.

Le vice majeur des révolutionnaires n’est pas leur rigidité doctrinale, c’est la notion que des individus peuvent être sacrifiés pour un but, quel qu’il soit, doctrinalement rigide ou pas (après tout, la rigidité doctrinale des nazis, on a fait plus cohérent, pour prendre un exemple traditionnel).

Les conservateurs ne se contentent pas de désapprouver…

C’est bien large "conservateurs", tu es sur de ne pas faire de procès d’intention ? (en dehors du désaccord évident sur la supériorité du droit du propriétaire sur la vie des invités, ou je tiens à signaler tout de même qu’il n’y a pas que des conservateurs qui ne partagent pas ton point de vue, enfin je crois…)

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Entièrement d'accord. Mais un compromis est effectué quand les différentes parties se mettent d'accord, pas quand une partie impose ses règles à l'autre!

En ce qui concerne les lois, il semble pourtant que bien souvent une génération impose les siennes à celles qui suivent. De même que dans une entreprise, souvent, les "anciens" imposent leur manière de faire même s'il en existe une meilleure.

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Je pars du principe que si une petite partie de la population prend de l'héroïne à des fins récréatives et maitrise sa consommation, ça n'est absolument pas le cas de la majeure partie des usagers, qui tôt ou tard, développe une très puissante addiction au produit.

L'engrenage qui suit est connu de tous, même des nos liibertaires hédonistes qui parlent de se faire un fixe comme de déguster un havane: dépendance, désocialisation engendrant la perte de l'emploi et donc du revenu, et notre bon drogué libertaire devient peu à peu un véritable parasite qui a toutes les chances d'aller emmerder le monde pour se procurer l'argent qui lui paiera sa (ses?) dose(s) quotidienne(s), après quoi il tombera malade et se fera soigner aux frais de la collectivité pour finir en cure de désintoxication au frais du travailleur.

En quoi les conséquences de l'héroïne changent elles que cela soient légales ou pas ? Je veux dire, c'est pas compliqué d'en trouver, quand on en consomme. Et je ne crois pas qu'il existe d'héroïnomane en puissance qu'il le devient si et seulement si l'héroïne est légale.

Si le fait d'en plus être accro a une telle chose n'est pas drôle, d'y ajouter des fonctionnaires intelectuels au cul n'arrange en rien le problème.

Après, que l'héroïne soit légale ou pas, on soignera tout autant … ou pas, ça dépend des lois socialistes. :icon_up:

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On peut être absolu sur les principes abstraits et reconnaître le besoin de compromis du a la complexité irréductible de l’être humain, l’intégrisme idéologique n’est mortifère que mis en pratique pour juger des hommes, pas pour juger des idées.

Le politique n'est pas le domaine de l'abstrait, bien au contraire. Dès lors il est inutile de rechercher la cohérence si on n'entend pas la retranscrire dans la pratique. Maintenant si cela amuse certains de ratiociner, je les laisse volontiers à leurs spéculations pour me contenter de ceux qui considèrent le réel. En l'occurrence, le réel c'est ne pas croire (ou feindre de croire) que tous les hommes sont libres, égaux, raisonnables et sociaux, et que d'eux-mêmes, ils découvrent le droit naturel que leur raison leur montre comme convenant à leur état social. Cela consiste également à ne pas croire que les relations entre humiliores et potentiores (au sens large) peuvent être menées sur le plan de l'égalité.

Si le fait d'en plus être accro a une telle chose n'est pas drôle, d'y ajouter des fonctionnaires intelectuels au cul n'arrange en rien le problème.

Si, un peu quand même. Le fonctionnaire intellectuel va réfléchir avant de cogner et, le miracle arrive parfois, peut s'abstenir de recourir à cette extrêmité. :icon_up:(tant qu'à faire dans le poncif…)

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En quoi les conséquences de l'héroïne changent elles que cela soient légales ou pas ? Je veux dire, c'est pas compliqué d'en trouver, quand on en consomme. Et je ne crois pas qu'il existe d'héroïnomane en puissance qu'il le devient si et seulement si l'héroïne est légale.

Si le fait d'en plus être accro a une telle chose n'est pas drôle, d'y ajouter des fonctionnaires intelectuels au cul n'arrange en rien le problème.

Après, que l'héroïne soit légale ou pas, on soignera tout autant … ou pas, ça dépend des lois socialistes. :icon_up:

En effet je partais du principe qu'avec une visibilité accrue du produit, le nombre de consommateurs augmenterait en conséquence.

Mais je l'admets, ça reste à prouver.

Je reste cependant convaincu sur le principe qu'une telle interdiction ne serait en rien incompatible avec une pensée libérale si les nuisances sont supérieures au principe de liberté de se shooter de quelques uns.

En ce qui concerne les lois, il semble pourtant que bien souvent une génération impose les siennes à celles qui suivent. De même que dans une entreprise, souvent, les "anciens" imposent leur manière de faire même s'il en existe une meilleure.

Certes, mais celles là (les entreprises) seront amenées à se réformer ou disparaitre pour laisser la place à un concurrent aux méthodes plus adaptées au marché.

Du reste, même si ce que vous dites est vrai dans nombre d'entreprises françaises, ce n'est pas une fatalité. J'ai pu tester la PME française aux méthodes à tonton, et le groupe pharmaceutique US (avec un management bien français et des employés tout aussi gaulois), la différence est flagrante. Enfin c'est un peu hors sujet.

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Il est vrai que l'Occident a une facheuse tendance à transformer spontanément toute chose intéressante en hobbie sans autre tenant et aboutissant au plaisir.<br>Mais il n'existe pas que ça dans le monde très cher.

Le "consommateur de base", "a priori junkie"…. tu es dans la police ?

Tu m'as l'air d'un intellectuel. Tu serais surpris ou tu ignores consciemment que de consommer une drogue est un acte quotidien d'à peu près toute la planète ?

Tu m'as l'air bien sûr de toi. Harald est policier, autrement dit des junkies il a déjà du en ramasser, toi c'est moins certain.

Ensuite toute la planète qui consomme, à moins d'inclure le café et le chocolat, c'est très certainement faux. Mais si pour toi s'abrutir avec les drogues parce qu'on a rien à bouffer c'est normal, il y a de quoi être surpris en effet. Et oui, en dehors des pays riches c'est comme cela qu'on s'en sert (et avec du bol on en vend aussi).

Au final si la légalisation des drogues est probablement préférable à long terme, il faut bien noter que :

- Ce n'est pas forcément un choix très judicieux dans l'état actuel des choses (ce qui note Harald). Ca mérite bien débat, ce qui de toute évidence s'avère déjà un crime à la liberté au libéralisme aux yeux de certains.

- Le relativisme de certains qui tient à comparer la consommation d'alcool a celle d'un fix, une cigarette à un joint, un ecxtasy à un aspirine, outre d'être très idiot, amène à valoriser un vice, qui concerne des vies humaines. C'est là qu'on voit que le progressisme se marie très bien avec le libéralisme.

- Enfin même dans la légalisation, il y a des limites et des cas où cela doit être interdit. Mais là hormis quelques esthètes nanarcaps, personne ne conteste ce simple bon sens.

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Que voilà un argument étayé et éclairant.

Tout comme Zek qui voyait des défenseurs de la censure et des lâches "dhimmis" en ceux que n'emballaient pas les caricatures de Mahomet, tu sous-entends que sont des laquais de l'étatisme ceux qui prennent au sérieux le caractère dangereux de la consommation de drogues.

PS: et je me passe de compliments venant de quelqu'un qui est suffisamment malhonnête pour prétendre que lui furent opposés les arguments "Les junkies sont débiles" et "Si l'état dit que c'est dangereux alors ça doit être vrai".

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Tu m'as l'air bien sûr de toi. Harald est policier, autrement dit des junkies il a déjà du en ramasser, toi c'est moins certain.

Ensuite toute la planète qui consomme, à moins d'inclure le café et le chocolat, c'est très certainement faux. Mais si pour toi s'abrutir avec les drogues parce qu'on a rien à bouffer c'est normal, il y a de quoi être surpris en effet. Et oui, en dehors des pays riches c'est comme cela qu'on s'en sert (et avec du bol on en vend aussi).

Au final si la légalisation des drogues est probablement préférable à long terme, il faut bien noter que :

- Ce n'est pas forcément un choix très judicieux dans l'état actuel des choses (ce qui note Harald). Ca mérite bien débat, ce qui de toute évidence s'avère déjà un crime à la liberté au libéralisme aux yeux de certains.

- Le relativisme de certains qui tient à comparer la consommation d'alcool a celle d'un fix, une cigarette à un joint, un ecxtasy à un aspirine, outre d'être très idiot, amène à valoriser un vice, qui concerne des vies humaines. C'est là qu'on voit que le progressisme se marie très bien avec le libéralisme.

- Enfin même dans la légalisation, il y a des limites et des cas où cela doit être interdit. Mais là hormis quelques esthètes nanarcaps, personne ne conteste ce simple bon sens.

Et des policiers junkies, j'en ai trouvé aussi.

Toute la planète consomme de la drogue. En France, si je veux toucher du public, vaut mieux tapper dans la CSP "alcoolique", n'est-ce pas ?

Tu rajoutes ceux qui se droguent aux sédatifs / sommnifères. Et le café est une drogue, tiens, ma copine qui est une junkie aussi (d'après vous, elle a consommé un jour de la drogue :icon_up: ), elle buvait tellement de thé qu'elle en a perdu des cheuveux. C'est pas un signe de dépendance grave ?

Je t'invite à regarder la longue liste sur wiki des cancers que donnent le tabac et l'alcool. Je t'invite après à regarder la liste des dégats de l'extasy ou du cannabis, ou voir même du LSD ou il y en a AUCUN.

Il n'y a pas de bonne ou de moins bonne drogue, ce sont toutes des saloperies. Mais pour certains se tapper une bouteille de vin par jour, c'est normal, c'est le terroir, ça fait franchouillard, c'est mignon. Par contre un joint, ça fait arabe. Appellez la police.

Tout ça, c'est du pipo. Allez, de toute façon, c'est pas votre prétendu bon sens qui empechera qui que se soit de se shooté, par contre, d'avoir un bon prix et d'une bonne qualité, ça vous pouvez l'emmerder indirectement par ces lois. BIen joué !!!

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Au final si la légalisation des drogues est probablement préférable à long terme, il faut bien noter que :

- Ce n'est pas forcément un choix très judicieux dans l'état actuel des choses (ce qui note Harald). Ca mérite bien débat, ce qui de toute évidence s'avère déjà un crime à la liberté au libéralisme aux yeux de certains.

- Le relativisme de certains qui tient à comparer la consommation d'alcool a celle d'un fix, une cigarette à un joint, un ecxtasy à un aspirine, outre d'être très idiot, amène à valoriser un vice, qui concerne des vies humaines. C'est là qu'on voit que le progressisme se marie très bien avec le libéralisme.

- Enfin même dans la légalisation, il y a des limites et des cas où cela doit être interdit. Mais là hormis quelques esthètes nanarcaps, personne ne conteste ce simple bon sens.

Que signifie "ce n'est pas judicieux dans l'état actuel des choses?" ou "ce n'est pas une priorité" ?

C'est un argument que j'ai du mal à comprendre. Il faut attendre quoi? Que les gens soient éclairés? Que chacun ait lu Nietzsche et Montaigne? Que le PS ait disparu?

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Tout ça, c'est du pipo. Allez, de toute façon, c'est pas votre prétendu bon sens qui empechera qui que se soit de se shooté, par contre, d'avoir un bon prix et d'une bonne qualité, ça vous pouvez l'emmerder indirectement par ces lois. BIen joué !!!

Au lieu d'égrener des poncifs comme d'autres des perles vous devriez lire le fil en son intégralité. Vous pourriez voir que personne n'a répondu à certaines de mes objections sur la qualité des drogues qui comme par miracle, aidées bien entendu par les vertus du marché et la main invisible du libéralisme dans la gueule des vilains narcotrafiquants, seraient d'une qualité irréprochable. La cupidité humaine étant ce qu'elle est et l'humanité généralement loin d'être vertueuse, la question qui me préoccupe est de savoir comment les partisans de la légalisation des drogues entendent protéger les individus en situation de faiblesse. Si bien sûr c'est un sujet qui interpelle leur conscience quelque part (comme disent leurs cousins idéologiques).

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Au lieu d'égrener des poncifs comme d'autres des perles vous devriez lire le fil en son intégralité. Vous pourriez voir que personne n'a répondu à certaines de mes objections sur la qualité des drogues qui comme par miracle, aidées bien entendu par les vertus du marché et la main invisible du libéralisme dans la gueule des vilains narcotrafiquants, seraient d'une qualité irréprochable. La cupidité humaine étant ce qu'elle est et l'humanité généralement loin d'être vertueuse, la question qui me préoccupe est de savoir comment les partisans de la légalisation des drogues entendent protéger les individus en situation de faiblesse. Si bien sûr c'est un sujet qui interpelle leur conscience quelque part (comme disent leurs cousins idéologiques).

Prenons un exemple, ou deux. Vancouver et Amsterdam. Dans les deux pays, la production industrielle est illégale (4 pieds par personne max). La vente est légale. Rien que ça, la vente, et point la production. A ton avis, mon chichon est meilleur en France (verre pilé [mortel], henné [sinusite], huile de vidange [mal de tête]) ou à Amsterdam ?

Tu gagnes le droit de revenir la semaine prochaine si tu trouves la bonne réponse.

Pourquoi ?

Simple, tu achètes un produit illégal. Si le produit te rend malade, tu peux aller voir la police monopolisée ?

Si le produit est légal par contre… arbitrage, avocats, juges, etc… :icon_up: (a moins qu'il soit marqué "a vos risques et périls" sur le pochon)

J'avais pas répondu à la question de protéger les faibles : I am an heartless libertarien, I don't care.

Je laisserai Darwin répondre à la question. Impôts sur la connerie. Responsabilité. appelle ça comme tu veux :doigt:

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Que signifie "ce n'est pas judicieux dans l'état actuel des choses?" ou "ce n'est pas une priorité" ?

C'est un argument que j'ai du mal à comprendre. Il faut attendre quoi? Que les gens soient éclairés? Que chacun ait lu Nietzsche et Montaigne? Que le PS ait disparu?

Déjà, ils peuvent faire l'économie de lire le syphilitique de Röcken, cela ne pourra que les aider. On peut constater quotidiennement ici les dégâts qu'une telle lecture peut occasionner.

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et notre bon drogué libertaire devient peu à peu un véritable parasite qui a toutes les chances d'aller emmerder le monde pour se procurer l'argent qui lui paiera sa (ses?) dose(s) quotidienne(s), après quoi il tombera malade et se fera soigner aux frais de la collectivité pour finir en cure de désintoxication au frais du travailleur.

Ce dernier paragraphe, un gros cliché? Assurément pas. Il faut connaitre les usagers de drogues dures pour pouvoir en parler. (…)

Alors en effet, si la prise de substances telles que l'héroine ne nuit pas immédiatement aux libertés des autres, les conséquences des addictions qui ne tarderont pas à se déclarer seront une nuisance que tout Etat, fut-il libéral, se doit de contenir.

il suffit donc d'interdire les consequences et,parce que la prevention est la meilleure amie de la repression,d'informer.

pas besoin d'interdir ou,en tous cas,ton propos ne constitue pas un argument legitimant l'interdiction.

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Prenons un exemple, ou deux. Vancouver et Amsterdam. Dans les deux pays, la production industrielle est illégale (4 pieds par personne max). La vente est légale. Rien que ça, la vente, et point la production. A ton avis, mon chichon est meilleur en France (verre pilé [mortel], henné [sinusite], huile de vidange [mal de tête]) ou à Amsterdam ?

Tu gagnes le droit de revenir la semaine prochaine si tu trouves la bonne réponse.

Pourquoi ?

Simple, tu achètes un produit illégal. Si le produit te rend malade, tu peux aller voir la police monopolisée ?

Si le produit est légal par contre… arbitrage, avocats, juges, etc… :doigt:

Et n'importe quel quidam va aller voir son avocat :icon_up:

Au fait rassure moi : Les Pays-bas, c'est bien un état ?

(a moins qu'il soit marqué "a vos risques et périls" sur le pochon)

Bienvenu au club nanarcap.

Que signifie "ce n'est pas judicieux dans l'état actuel des choses?" ou "ce n'est pas une priorité" ?

C'est un argument que j'ai du mal à comprendre. Il faut attendre quoi? Que les gens soient éclairés? Que chacun ait lu Nietzsche et Montaigne? Que le PS ait disparu?

Relire Harald.

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On en a rien à secouer des aspects positifs ou négatifs de tel ou tel produit. Chacun est libre de faire ce qu'il veut de sa vie, point barre. Ce qui n'empêche pas de venir en aide (si ils le souhaitent) aux autres bien entendu.

C'est si compliqué que ca franchement? :icon_up:

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Et n'importe quel quidam va aller voir son avocat :icon_up:

Bienvenu au club nanarcap.

Relire Harald.

J'en ai croisé des avocates au dernier technival, ne t'inquiètes pas. La santé, c'est important. Il y a bien des gens qui sont allés voir leur avocat parce que le voisin fumait sur le balcon d'a côté.

Pour le club nanarcap, j'essayais de faire (apparemment essai raté) de l'humour rothbardien. :blushing:

On en a rien à secouer des aspects positifs ou négatifs de tel ou tel produit. Chacun est libre de faire ce qu'il veut de sa vie, point barre. Ce qui n'empêche pas de venir en aide (si ils le souhaitent) aux autres bien entendu.

C'est si compliqué que ca franchement? :mrgreen:

Non, il faut te CONTROLER. Sinon, ça va pas. gnaaa :doigt::mrgreen::mrgreen:

Si tu croyais venir au monde en homme libre…. ici, c'est la jungle. Pour fumer la mauvaise herbe (weed litéralement), va falloir que tu complotes contre l'ORDRE publique.

Pardon.

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On en a rien à secouer des aspects positifs ou négatifs de tel ou tel produit. Chacun est libre de faire ce qu'il veut de sa vie, point barre. Ce qui n'empêche pas de venir en aide (si ils le souhaitent) aux autres bien entendu.

C'est si compliqué que ca franchement? :icon_up:

C'est ce qui s'appelle avoir le sens aiguisé du débat.

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C'est ce qui s'appelle avoir le sens aiguisé du débat.

Quand on est amené à débattre du fait qu'on ait ou non le droit de vivre en paix, la meilleure réponse est probablement effectivement de refuser d'en discuter - parce que le simple fait de le faire revient à admettre que c'est une question valide. On est tout d'accord sur le fait qu'il est bon et moral d'aider les pauvres, mais personne ici ne débat de la redistribution, alors pourquoi le faire avec la prohibition des drogues récréatives? C'est déjà un aveu d'échec.

C'est un peu comme si vous, conservateurs, acceptiez de débattre du fait que vous ayiez ou non le droit de pratiquer librement votre religion. J'ai déjà participé à ce genre de "débat", et je précise, pour défendre les croyants. Il n'empêche qu'en pratique la seule bonne réponse c'est "allez vous faire foutre et mêlez vous de ce qui vous regarde".

Il n'existe qu'une seule réponse morale quand des innocents sont persécutés, et vous la connaissez tous. Que ces innocents soient coupables de vices, je n'en doute pas une seconde : je suis pêcheur, nous sommes pêcheurs, vous l'êtes. Ca ne justifie pas leur persécution. Quelques soient les justifications morales qu'on colle sur une persécution, ça reste une chose ignoble. Alors quelle est la réponse morale à une persécution? Je n'en dirai pas plus parce que ce serait contraire à la loi.

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la question qui me préoccupe est de savoir comment les partisans de la légalisation des drogues entendent protéger les individus en situation de faiblesse.

Qui sont ces individus en situation de faiblesse? L'exemple évident ce sont les jeunes, qui pour différentes raison, sont les plus exposés. Or si on suit votre argumentaire progressiste en faveur de la prohibition, axé sur un corps social sain, en plus de les exposer à des substances potentiellement empoisonnées, vous voulez créer les conditions pour les inciter à devenir des dealers. Car somme toute, c'est bien une école du crime et du vice dont vous vantez les bénéfices. Avec comme corollaire de cette biopolitique sanitaire, la démission des familles et l'anéantissement de la responsabilité parentale. Ce genre d'approche est certainement utile pour occuper les policiers à d'autres choses qu'à combattre le crime, comme gaspiller l'argent du contribuable, faire du chiffre pour truquer les states en arrêtant des consommateurs plus faciles à appréhender que les criminels dangereux, mais on ne peut pas dire que ce soit une politique pénale responsable et morale.

Quant aux junkies, la encore il y a des situations très différentes, on ne peut guère comparer entre le cadre dynamique ou l'entrepreneur accro à la coke, et le marginal toxico. Comme on ne peut comparer l'alcoolisme mondain avec celui du pauvre type qui commence sa journée au ballon de blanc pour ne pas trembler et la finit en battant sa femme.

L'addictologie montre que ce n'est pas le produit qui est déterminant dans le processus de marginalisation, mais le type de rapport qu'entretient l'individu avec et les conséquences sociales de ce rapport. Autrement dit une drogue n'est pas néfaste en soi, mais c'est la désocialisation qu'elle peut entraîner qui l'est, cela dépend de chaque sujet dont la réaction est différente. Cette inégalité crée les conditions d'une sélection sociale naturelle, dont l'avantage est que les uns ne font pas payer aux autres les conséquences de leurs vices. Et d'autre part cette sélection donne du sens à la notion de responsablibilité, permet de valoriser le choix de la vertu plutôt que celui du vice.

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Il n'existe qu'une seule réponse morale quand des innocents sont persécutés, et vous la connaissez tous. Que ces innocents soient coupables de vices, je n'en doute pas une seconde : je suis pêcheur, nous sommes pêcheurs, vous l'êtes. Ca ne justifie pas leur persécution. Quelques soient les justifications morales qu'on colle sur une persécution, ça reste une chose ignoble. Alors quelle est la réponse morale à une persécution? Je n'en dirai pas plus parce que ce serait contraire à la loi.

Tout à fait, mais des innocentes victimes, il y en a des deux cotés de la barrière, c’est ce qui rends la chose plus complexe, comment défendre les innocents irresponsables de certaines drogues sans oppresser des adultes responsables, si je suis d’accord avec toi sur le fait que l’opression des adultes responsables est une agression claire, tous les consommateurs n’en sont pas.

Et je dois avouer que je partage avec Harald des doutes sérieux sur la responsabilité de certains adultes, Sanksion dans ce fil étant un exemple probant, mais la règle d’or m’impose de leur donner le bénéfice du doute autant que possible.

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Tout comme Zek qui voyait des défenseurs de la censure et des lâches "dhimmis" en ceux que n'emballaient pas les caricatures de Mahomet, tu sous-entends que sont des laquais de l'étatisme ceux qui prennent au sérieux le caractère dangereux de la consommation de drogues.

Relis mes interventions dans le fil et sors moi un passage où je dis ça.

Tu seras étonné de voir que je ne parle pas spécifiquement pour la légalisation massive et sans conditions mais que

  1. Je fais remarquer que le débat est légalement biaisé par l'article de loi L630 dont je réclame l'abrogation.
  2. Pour rétablir l'équilibre je mentionne des aspects positifs ce que personne n'avait fait dans ce fil jusque là (pratique d'oublier la défense dans un procès inquisitorial).
  3. Je n'ai jamais nié le caractère parfois dangereux de certaines drogues, je l'ai mis en balance avec d'autres dangers (drogues licites, médicaments).
  4. Je ne parle pas de "la" drogue mais regarde chaque produit isolément en essayant de lister ses plus et ses moins.

Question subsidiaire : comment considérer le cas du Redbull qui par la magie législative du 6 mai 2008 est passé d'interdit à légal en France après plus de 20 ans d'interdiction alors qu'il était consommable partout ailleurs (ou presque) sur terre.

Question 2 : Personne n'a relevé l'exemple croisé des interdictions/permissions de l'acool et du Kat en France et au Yémen (qui montre par l'exemple l'arbitraire à l'oeuvre dans la prohibition des produits).

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Relis mes interventions dans le fil et sors moi un passage où je dis ça.

Tu seras étonné de voir que je ne parle pas spécifiquement pour la légalisation massive et sans conditions mais que

1. Je fais remarquer que le débat est légalement biaisé par l'article de loi L630 dont je réclame l'abrogation.

2. Pour rétablir l'équilibre je mentionne des aspects positifs ce que personne n'avait fait dans ce fil jusque là (pratique d'oublier la défense dans un procès inquisitorial).

3. Je n'ai jamais nié le caractère parfois dangereux de certaines drogues, je l'ai mis en balance avec d'autres dangers (drogues licites, médicaments).

4. Je ne parle pas de "la" drogue mais regarde chaque produit isolément en essayant de lister ses plus et ses moins.

Question subsidiaire : comment considérer le cas du Redbull qui par la magie législative du 6 mai 2008 est passé d'interdit à légal en France après plus de 20 ans d'interdiction alors qu'il était consommable partout ailleurs (ou presque) sur terre.

Question 2 : Personne n'a relevé l'exemple croisé des interdictions/permissions de l'acool et du Kat en France et au Yémen (qui montre par l'exemple l'arbitraire à l'oeuvre dans la prohibition des produits).

Peut être parce que personne ici n’est un fan du droit positif français, et qu’on peut souhaiter l’existence d’une législation sur certaines substances sans être un fervent défenseur de la loi telle qu’elle est.

Je précise que rien n’interdit d’avoir une interprétation anarcap de l’interdiction de certaines drogues, que ça soit au ‘pénal’, dans le cas de la consommation des mineurs, ou au civil : interdiction, par exemple, de la consommation publique dans une copropriété.

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Question 2 : Personne n'a relevé l'exemple croisé des interdictions/permissions de l'acool et du Kat en France et au Yémen (qui montre par l'exemple l'arbitraire à l'oeuvre dans la prohibition des produits).

Derrière la permission on trouve généralement la protection d'intérêts financiers privés. Je ne serais pas plus étonné que cela de retrouver à un endroit (ou plusieurs) de la chaîne de production/distribution yémenite une ou plusieurs personnes faisant partie de la sphère du pouvoir. Ainsi au Maroc, la production de cannabis était tolérée par la famille royale dans les 5 douars dépendant des Kétama et des Beni Khaled. En 1906, après la conférence d'Algéciras, le royaume est coupé en deux et confié à la tutelle espagnole et française. C'est à ce moment que le maréchal Lyautey crée la Régie des Tabacs et du Kif, multinationale dont les capitaux sont destinés (partiellement) à financer les opérations française dans ce secteur. Comme par magie, les surfaces cultivables sont multipliées sous l'impulson française au grand dam de la famille royale et d'Abdel Krim qui dans les terres sous sont contrôle interdira la culture de cette substance. L'exportation passe alors en peu de temps de 100 tonnes à 500 tonnes. La convention de Genève de 1925 ratifiée par la France interdit la culture du cannabis. Pour autant la France continuera de s'en foutre ouvertement jusqu'en 1932 puis officieusement jusqu'en 1954.

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Relis mes interventions dans le fil et sors moi un passage où je dis ça.

Tu seras étonné de voir que je ne parle pas spécifiquement pour la légalisation massive et sans conditions mais que

  1. Je fais remarquer que le débat est légalement biaisé par l'article de loi L630 dont je réclame l'abrogation.
  2. Pour rétablir l'équilibre je mentionne des aspects positifs ce que personne n'avait fait dans ce fil jusque là (pratique d'oublier la défense dans un procès inquisitorial).
  3. Je n'ai jamais nié le caractère parfois dangereux de certaines drogues, je l'ai mis en balance avec d'autres dangers (drogues licites, médicaments).
  4. Je ne parle pas de "la" drogue mais regarde chaque produit isolément en essayant de lister ses plus et ses moins.

Question subsidiaire : comment considérer le cas du Redbull qui par la magie législative du 6 mai 2008 est passé d'interdit à légal en France après plus de 20 ans d'interdiction alors qu'il était consommable partout ailleurs (ou presque) sur terre.

Question 2 : Personne n'a relevé l'exemple croisé des interdictions/permissions de l'acool et du Kat en France et au Yémen (qui montre par l'exemple l'arbitraire à l'oeuvre dans la prohibition des produits).

Marrant comme tu es sourcilleux quand il s'agit de ta prose, alors que tu déformes allègrement les réponses de tes contradicteurs.

Sinon, je pensais à ce passage-ci :

La rédaction de cet article sur le wiki est exemplaire de ce que la L630 peut produire, comme quoi il n'y a pas que les produits qui ont un effet sur la psychée…

De plus, qui a parlé de "la drogue" ? Cela fait deux fois au moins que tu nous sors cet homme de paille.

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