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Armageddon économique ?


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il y a 3 minutes, Liber Pater a dit :

Je ne maîtrise pas cet indicateur. Mais de ce que je comprends, on est dans la même situation qu'avant le krach de 2001 ou la crise de 2008. Et les autres indicateurs ne présagent pas une sortie de crise aussi "facile" que les dernières. 

 Les courbes d'intérêts encore ne s'inversent pas, quand ça arriver, la crise est proche (6 - 14 mois en moyenne) en théorie.

 

Le lien pour le graphe: https://fred.stlouisfed.or g/graph/fredgraph.png?g=morW  (il y a un space entre "or" et "g", "org" cas contraire apparaîtrait l'image, il suffit d'ajouter)

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31 minutes ago, Bézoukhov said:

Amha il y a une fébrilité sur les marchés qui augmente la demande sur des taux courts pour se rééquilibrer quand le Brexit trouvera sa forme et que les négociations commerciales sino-americaines s’eclaireront.

Augmentation de la demande des taux courts ça les ferait baisser. C'est l'inverse qui se produit. Le taux a dix ans est passé sous les 3%.

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'tain les analyses vaudoues à base de croisements de courbes, c'est beau, on dirait de la nalyse technique.

A force d'anticiper une récession en 2020 elle va finir par se produire, avec un désinvestissement massif causé par une psychose collective en guise de trigger.

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Le 13/12/2018 à 10:29, Neomatix a dit :

'tain les analyses vaudoues à base de croisements de courbes, c'est beau, on dirait de la nalyse technique.

A force d'anticiper une récession en 2020 elle va finir par se produire, avec un désinvestissement massif causé par une psychose collective en guise de trigger.

 

Tu sais ce qui se passe quand la moyenne 666 jours du Nikkei dépasse le cube de la volatilité intraday du CAC40 ? LA FIN DU MONDE !

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Il faut tout de même avouer que l'état de l'économie suite à 10 ans de QE et de fête du slip de la dette fait un peu peur à voir, et donc il ne paraît pas incohérent que le déclencheur de la crise soit simplement le fait de dire qu'il va y avoir une crise. Même si l'analyse est bidon.

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Non, le propre d'une crise c'est qu'elle prend tout le monde a revers.

 

Le 2Y-10Y a commencé à s'inverser des 2006, donc on a encore le temps de voir avant la prochaine recession et le prochain krach.

C'est plus un indicateur de ou on est dans le cycle économique qu'un prédicateur de crise: un late cycle environment ou on a de l'inflation, un marche obligataire en baisse et un marche actions qui va sideways.

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il y a 25 minutes, Hayek's plosive a dit :

Non, le propre d'une crise c'est qu'elle prend tout le monde a revers.

 

Oui, la crise arrive quand tout le monde est sur qu’il n’y en aura plus jamais et que les robinets de miel ne se tariront plus. 

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il y a 31 minutes, Tramp a dit :

Oui, la crise arrive quand tout le monde est sur qu’il n’y en aura plus jamais et que les robinets de miel ne se tariront plus. 

"Nous sommes entrés dans un nouveau paradigme" est la formule consacrée, je crois. ;)

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Il y a 10 heures, Tramp a dit :

 

Oui, la crise arrive quand tout le monde est sur qu’il n’y en aura plus jamais et que les robinets de miel ne se tariront plus. 

 

En l'occurence c'est parce que les robinets de miel se coupent et que les effets de l'anesthésie générale vont se dissiper que le sujet revient sur la table.

Il y a 9 heures, Rincevent a dit :

"Nous sommes entrés dans un nouveau paradigme" est la formule consacrée, je crois. ;)

 

"uncharted territories".

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  • 2 weeks later...

J'ai enfin tout compris à la crise financière grâce à au texte ci dessous ;  et d'ailleurs, je me demande si ça ne pourrait pas faire l'objet d'un petit article tout sympa pour CP (faudrait peut-être que son auteur soit ok...) @Séverine B @Hobbart

 

"Explication de la crise financière !
Marcel est propriétaire d'un bistrot.
> Il réalise soudain que tous ses clients sont des alcoolos qui n'ont pas de boulot et ne peuvent donc plus fréquenter son comptoir, car ils ont vite dilapidé leur RSA.
> Il imagine alors un plan marketing génial : "Picole aujourd'hui, paie plus tard".
> Il tient rigoureusement à jour son ardoise de crédits, ce qui équivaut donc à consentir un prêt à ses clients.
> Chiffre d'affaires et bénéfices explosent et son bistrot devient vite, sur le papier, le plus rentable de la capitale.
> Les brasseurs et grossistes se frottent les mains, et allongent bien volontiers les délais de paiement.
> Les clients de Marcel s'endettant chaque jour davantage acceptent sans rechigner des augmentations régulières du prix du godet, gonflant ainsi (toujours sur papier) les marges du bistrot.
> Le jeune et dynamique représentant de la banque de Marcel, se rendant compte que ce tas de créances constitue en fait des contrats à terme (Futures) et donc un actif, propose des crédits à Marcel avec les créances-clients en garantie.
> Sa trouvaille géniale vaut au banquier visionnaire un plantureux bonus.
> Au siège de la banque, un trader imagine alors un moyen pour se faire de belles commissions: il convertit les dettes en PICOLOBLIGATIONS. Les Picolobligations sont alors "titrisées" (converties en paquets de titres négociables) afin d'être vendues sur le marché à terme.
> Confiants à l'égard de leur banquier et avides de hauts rendements, les clients ne captent pas que ces titres qui leur sont fourgués comme "obligations AAA", ne sont en fait que les créances bidons d'alcoolos feignasses.
> Les Picolobligations deviennent la star des marchés, on se les arrache et leur valeur crève tous les plafonds.
> Un beau matin, un "risk manager" oublié dans les caves de la banque se réveille et signale qu'il est temps de demander à Marcel que ses clients règlent leur ardoise.
> Marcel essaie, mais ses clients ne bossant pas, .. bernique !
> La banque exige alors le remboursement du crédit et le bistrot fait logiquement faillite, vire ses employés entrainant la faillite de ses fournisseurs en bibine qui, à leur tour, virent également leurs employés.
> Le cours des Picolobligations chute brutalement de 90%.
> La dépréciation de cet actif vaporise les actifs et donc les liquidités de la banque. Problemos : sa banqueroute ruinerait trop d'électeurs ("too big to fail" qu'on dit)
> La banque est donc renflouée par l’État.
> Ce renflouement est financé par de nouvelles taxes prélevées chez des employés, les classes moyennes et un tas de gens qui bossent, ne picolent pas, qui n'ont jamais mis les pieds dans le bistrot du Marcel...
> C’est pourtant pas difficile à comprendre, non ?"

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il y a 24 minutes, Bisounours a dit :

J'ai enfin tout compris à la crise financière grâce à au texte ci dessous ;  et d'ailleurs, je me demande si ça ne pourrait pas faire l'objet d'un petit article tout sympa pour CP (faudrait peut-être que son auteur soit ok...) @Séverine B @Hobbart

 

"Explication de la crise financière !
Marcel est propriétaire d'un bistrot.
> Il réalise soudain que tous ses clients sont des alcoolos qui n'ont pas de boulot et ne peuvent donc plus fréquenter son comptoir, car ils ont vite dilapidé leur RSA.
> Il imagine alors un plan marketing génial : "Picole aujourd'hui, paie plus tard".
> Il tient rigoureusement à jour son ardoise de crédits, ce qui équivaut donc à consentir un prêt à ses clients.
> Chiffre d'affaires et bénéfices explosent et son bistrot devient vite, sur le papier, le plus rentable de la capitale.
> Les brasseurs et grossistes se frottent les mains, et allongent bien volontiers les délais de paiement.
> Les clients de Marcel s'endettant chaque jour davantage acceptent sans rechigner des augmentations régulières du prix du godet, gonflant ainsi (toujours sur papier) les marges du bistrot.
> Le jeune et dynamique représentant de la banque de Marcel, se rendant compte que ce tas de créances constitue en fait des contrats à terme (Futures) et donc un actif, propose des crédits à Marcel avec les créances-clients en garantie.
> Sa trouvaille géniale vaut au banquier visionnaire un plantureux bonus.
> Au siège de la banque, un trader imagine alors un moyen pour se faire de belles commissions: il convertit les dettes en PICOLOBLIGATIONS. Les Picolobligations sont alors "titrisées" (converties en paquets de titres négociables) afin d'être vendues sur le marché à terme.
> Confiants à l'égard de leur banquier et avides de hauts rendements, les clients ne captent pas que ces titres qui leur sont fourgués comme "obligations AAA", ne sont en fait que les créances bidons d'alcoolos feignasses.
> Les Picolobligations deviennent la star des marchés, on se les arrache et leur valeur crève tous les plafonds.
> Un beau matin, un "risk manager" oublié dans les caves de la banque se réveille et signale qu'il est temps de demander à Marcel que ses clients règlent leur ardoise.
> Marcel essaie, mais ses clients ne bossant pas, .. bernique !
> La banque exige alors le remboursement du crédit et le bistrot fait logiquement faillite, vire ses employés entrainant la faillite de ses fournisseurs en bibine qui, à leur tour, virent également leurs employés.
> Le cours des Picolobligations chute brutalement de 90%.
> La dépréciation de cet actif vaporise les actifs et donc les liquidités de la banque. Problemos : sa banqueroute ruinerait trop d'électeurs ("too big to fail" qu'on dit)
> La banque est donc renflouée par l’État.
> Ce renflouement est financé par de nouvelles taxes prélevées chez des employés, les classes moyennes et un tas de gens qui bossent, ne picolent pas, qui n'ont jamais mis les pieds dans le bistrot du Marcel...
> C’est pourtant pas difficile à comprendre, non ?"

Et qui est l'auteur ? Clouteau ?

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il y a 1 minute, Séverine B a dit :

Et qui est l'auteur ? Clouteau ?

Je l'ai chopé sur un FB et en remontant les partages (via P.Y Novalet) il semble que son auteur soit un certain Bernard Leys. Tu connais ?

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il y a 54 minutes, Bisounours a dit :

> Ce renflouement est financé par de nouvelles taxes prélevées chez des employés, les classes moyennes et un tas de gens qui bossent, ne picolent pas, qui n'ont jamais mis les pieds dans le bistrot du Marcel...

Pas vraiment. Le renflouement a été financé par de la dette et n'a pas coûté un rond au contribuable (dans le sens où intérêts + nominal remboursé > montant prêté initialement, malgré certains défauts).

 

Il manque des bouts à l'histoire aussi : taux maintenus anormalement bas par la Fed pour relancer l'économie après l'éclatement de la bulle internet, politiques de Carter et Clinton en faveur de l'accès à la propriété des foyers pauvres via Freddie Mac et Fannie Mae...

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"You cannot establish sound security on borrowed money" - Rev. William John Henry Boetcker  (Et non pas Abraham Lincoln comme on l'entend si souvent)

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il y a une heure, Nick de Cusa a dit :

même si ça peut se retourner

Oui, c'est plus facile de partir de plus bas. Mais ça fait plaisir de voir enfin l'Inde croître plus vite que la Chine.

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Tiens je viens de voir que le "nouveau" budget italien (apparemment en accord avec les volontés de la commission européenne) a été adopté par les députés aujourd'hui.

 

Ça la fout mal pour ceux qui, comme Delamarche, pensaient que les discussions sur ce budget allaient servir de prétexte pour sortir de l'UE.

 

L'idée était, pour faire simple, de suivre la trajectoire qui suit :

 

1) j'essaye de faire passer un budget en accord avec mon programme (qui s'assoit sur un déficit de 3% max)

2) les commissaires me répondent que c'est inadmissible

3) je ne baisse pas mon froc et demande l'avis de mon peuple au travers d'un référendum (on les écoute ou je vous écoute?)

4) j'amorce une sortie de l'UE

 

Sur le papier c'était séduisant.

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Il y a 1 heure, Rincevent a dit :

Oui, c'est plus facile de partir de plus bas. Mais ça fait plaisir de voir enfin l'Inde croître plus vite que la Chine.

Pourquoi ? L’Inde c’est mieux ?

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  • 1 month later...
il y a 50 minutes, Hugh a dit :

"Central banks bought more gold in 2018 than any year since 1967"

Oui, mais pas n'importe quelles banques centrales non plus...

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il y a 15 minutes, Rincevent a dit :

Oui, mais pas n'importe quelles banques centrales non plus...

Bien, mais si le FED commencer à acheter l'or provoquerait panique, donc, maintenant, est limité.

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  • 2 weeks later...

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