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Armageddon économique ?


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il y a 38 minutes, ttoinou a dit :

Ok mais perso si le "système" (ok c'est flou mais vous voyez ce que je veux dire) était partit en couille dès le premier confinement j'aurais été le premier à dire comme un con "hey jvous l'avais bien dit !"


Et puis ce qu'il s'est passé dans l'économie paraît pas non plus déconnecté de la réalité, je fais juste remarquer que y'a eu plein d'étincelles mais aucun feu

 

La crise n'est pas du tout terminée, on est dans l'oeil du cyclone (les aides tiennent artificiellement le bouzin).

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il y a 4 minutes, Wayto a dit :

@Hayek's plosive toi qui connaît relativement bien le cas du Japon (il me semble) tu n'aurais pas des parallèles à faire ?

 

La Bank of Japan est un précurseur en la matière. Après il y a des ajustements avec la MMT qui se donne plus de libertés que la BoJ n'en a prise dans les 90s et 00s.

 

Pour info, le taux a 2 ans de la dette souveraine grecque est négatif.

 

Le risque n'est même plus systémique, il est social. Il y a ceux qui s'endettent et ceux qui se font avoir.

  • Yea 1
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5 minutes ago, ttoinou said:

Ok mais perso si le "système" (ok c'est flou mais vous voyez ce que je veux dire) était partit en couille dès le premier confinement j'aurais été le premier à dire comme un con "hey jvous l'avais bien dit !"


Et puis ce qu'il s'est passé dans l'économie paraît pas non plus déconnecté de la réalité, je fais juste remarquer que y'a eu plein d'étincelles mais aucun feu

 

Par système, je parle du tandem banques/gouvernement

Logiquement, le confinement devrait entrainer une baisse de revenus du secteur privé et moins de rentrées fiscales pour les Etats, les banques devraient quand même s'inquiéter à cause de la quantité d'OAT qu'elle detiennent.

 

Mais non, tout le monde est zen. Circulez, il ya rien à voir. Bah oui les taux sont à 0% donc c'est pas grave. Dormez tranquille ma bonne dame.

La deconnexion elle est chez les Etats surendettés qui mettent l'économie au ralenti en pensant qu'ils peuvent se le permettre parce que les taux à 0% leur donnent tous les pouvoirs

  • Yea 2
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Le 17/11/2020 à 12:00, Solomos a dit :

La deconnexion elle est chez les Etats surendettés qui mettent l'économie au ralenti en pensant qu'ils peuvent se le permettre parce que les taux à 0% leur donnent tous les pouvoirs

ama, la raison pour laquelles ils mettent l'éco au ralenti, c'est primordialement pour gagner ainsi du pouvoir sur les gens.

C'est comme aux échecs. Au moins ton adversaire a de latitude, au plus tu t'amuses a le balader de coup forcé en coup forcé.

Des individus qui ont de la marge, tu ne peux pas les tenir dans ta pogne. Il faut donc avant tout les serrer à chaque occasion.

C'est exactement ce qui se passe.

La destruction de l'économie n'a pas d'importance pour la classe dirigeante, du moment qu'il reste assez pour que elle-même ait assez.

Si ça crève aux étages inférieurs, ça n'a pas d'importance.

Le prez algérien a fait construire 1000 mosquées, mais très peu d'hôpitaux viables ... il s'en fout, quand il est malade il va à l'étranger.

 

Ceux qui pensent que les dirigeants ont un quelconque souci de l'économie réelle jouent une partie imaginaire.

L'enjeu, c'est le pouvoir. Jusque dans les chambres à coucher.

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Une question me tourne dans la tête: lors de la crise des subprimes, on a pu constater à quel point le système Bâle II pouvait rendre systémique le risque, notamment en rendant la prise de risque dépendante du système des agences de notation. 

Quelqu'un a une idée de ce qui se passe au sein de ces agences ? Est-ce qu'elles ont le même impact légal qu'à l'époque, et qu'est-ce qui se passe actuellement ? Elles ont suspendu leurs notations pour ne pas provoquer de panique ?

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On est noyés de liquidités. On a des bilans superbes pour les agences de notation. C'est devenu du n'importe quoi.

 

Après, n'oubliez pas que les moteurs macroéconomiques d'une bonne partie des économies d'Europe occidentale, c'est la "consommation", autrement dit le cramage de pognon. Les industries sont parties, et on a fait continuer le BTP pendant les confinements. On a juste trouvé un autre moyen de cramer le pognon.

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On 11/21/2020 at 5:26 PM, ph11 said:

Une question me tourne dans la tête: lors de la crise des subprimes, on a pu constater à quel point le système Bâle II pouvait rendre systémique le risque, notamment en rendant la prise de risque dépendante du système des agences de notation. 

Quelqu'un a une idée de ce qui se passe au sein de ces agences ? Est-ce qu'elles ont le même impact légal qu'à l'époque, et qu'est-ce qui se passe actuellement ? Elles ont suspendu leurs notations pour ne pas provoquer de panique ?

 

Je ne sais pas te répondre. Mais auparavant il était entendu - en théorie - que la faillite était une possibilité. Aujourd'hui les banques centrales sont applaudies des deux mains et de manière officielle pour leur violation répétée des traités et de leurs propres règles, les chiffres de l'inflation sont grossièrement sous-estimés et quand bien même, on nous prépare à l'idée que l'inflation c'est moins grave que les faillites. Donc une agence de notation n'aurait pas tout à fait tort de considérer que le risque diminue pour les institutions évaluées à mesure que le pouvoir des BC grandit. Mais si quelqu'un a étudié la question ce serait intéressant. 

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Les investisseurs ont été aussi un peu échaudés. Les gens ont quand même appris des choses de 2008. 

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Les critères de notation ont été fixés il y a longtemps, et je ne crois pas qu'ils changent souvent (?).

Donc les agences continuent largement de les appliquer, comme si elles ne voyaient pas les astuces mises en place. Après tout, ce n'est pas leur oignons.

Caveat emptor, c'est aux utilisateurs de juger si un AA- de 2020 équivaut à un AA- d'aujourd'hui.

Et s'il pense que non, c'est aussi à lui de faire la conversion.

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8 minutes ago, Rübezahl said:

Les critères de notation ont été fixés il y a longtemps, et je ne crois pas qu'ils changent souvent (?).

Donc les agences continuent largement de les appliquer, comme si elles ne voyaient pas les astuces mises en place. Après tout, ce n'est pas leur oignons.

Caveat emptor, c'est aux utilisateurs de juger si un AA- de 2020 équivaut à un AA- d'aujourd'hui.

Et s'il pense que non, c'est aussi à lui de faire la conversion.

 

La notation est discrétionnaire, et ne se fonde pas sur l'application brutale de KPIs

 

Il y toujours des critères financiers, et il ets toujours difficile de noter des émissions très seniors (types première tranche de CDO) ou des souverains (le risque étant politique autant que financier). Les agences de notation sont certes perfectibles, mais ce n'est pas non plus une brochette de guignols

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De toute façon les grandes banques ont leurs services internes de notation, et ces derniers ont une certaine marge de manœuvre (i.e. tant que leurs notations ont l'air vaguement crédibles, et ne pètent pas à la tête de la banque en question).

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